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Besoin de me confier

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bonheur

le mercredi 12 juin 2019 à 13h42

L'histoire du verre à moitié... on s'en fout. L'essentiel n'est-il pas d'avoir au moins un peu de quoi s'abreuver si la soif vient. Se réjouir de cette réalité de disposer de ce précieux liquide :-D .Se réjouir de ce que la vie nous offre et l'amour est un vrai cadeau, quelque soit les conséquences, quelque soit le partage (+)

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Sophie72

le mardi 18 juin 2019 à 16h08

J'ai supprimé mes derniers messages, vu que je finissais par me répondre à moi-même , ce qui est pathétique. Je me dis que même , je devrais tout enlever mais je ne peux pas . Je pensais que je pourrais échanger mon ressenti ici mais je me sens aussi très en "décalage" aussi ici malheureusement. :( Bonne continuation à tous. Je vous souhaite beaucoup d'amour au cours de votre vie.

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Mark

le mardi 18 juin 2019 à 16h21

@Sophie72

Ce que tu ressens comme un décalage, est bien plus fréquent que tu ne pense. Il suffit de parcourir les témoignages.

Je ne pense pas qu'il soit juste de t'en sentir coupable. Simplement, trouver un moyen de pouvoir le vivre et exprimer librement et sereinement. Les outils et pistes de réflexion existent pour t'épauler dans ce cheminement.

Haut les coeurs! ;-)

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Sophie72

le mardi 18 juin 2019 à 19h28

Justement j'ai lu plusieurs témoignages. Je ne peux pas répondre , ni me projeter car les situations me paraissent très différentes de ce que je connais et de ce que je vis. A part peut-être le doute, le questionnement, mais ça ne m'aide pas vraiment à avancer . Que ce soit juste ou non de me sentir coupable, ça ne change pas le fond. La réalité c'est que je souffre en ce moment malgré ma chance d'avoir un amour qui dure et je fais de la peine à mon mec juste en voulant être honnête. M'accepter comme je suis, je crois que c'est fait depuis longtemps et après ? Ma mère me disait que j'étais une éternelle insatisfaite et que je serais toujours malheureuse. Ca me fait chier mais je finis par croire qu'elle avait raison. Mes rêves sont trop grands, mes aspirations trop élevées probablement et puis la vie beaucoup trop courte.

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Siestacorta

le mardi 18 juin 2019 à 23h35

Tes rêves ne sont pas trop grands, mais tu es dans un cadre très puissant.
Tu parles de manques dans la relation avec ta mère, mais aussi d'une relation de 32 ans, avec quatre enfants et qui a commencé très très tôt dans ta vie amoureuse, te laissant peu d'expérience sur ce que tu es capable de vivre comme relations... Ce que tu appelles une crise de la quarantaine, c'est peut-être aussi une réaction super saine face à une vie relativement exigeante.
J'ai presque l'impression que t'oses pas te plaindre. Mais t'as le droit de peiner et de le dire. T'as pas à te culpabiliser d'avoir des aspirations, surtout quand de fait, tu as fait plein de compromis qui peuvent, aujourd'hui, peser aussi lourd que des concessions trop chères...

Et puis il y a ce passage :

Sophie
Mon mari l'a compris mais il a compris que j'avais fait en sorte que cela ne soit qu'un ami. Il supporte que j'échange avec lui; il a accepté difficilement que je l'invite à la maison mais comme lorsque je l'ai invité il avait une amoureuse, il ne s'y est pas opposé et nous avons passé un joli week-end à 4 , avec en plus nos enfants.

D'un côté, ton mari fait un chemin, et c'est pas négligeable ; mais d'un autre, heu, il "supporte" que tu voies un type qui reste un ami, mais que toi tu accueilles une amoureuse à lui, c'est juste normal ?
Le fait que ça semble pas super équitable, c'est déjà un truc qui m'interroge... Mais passons. Ce qui me semble étrange, c'est que tu te reproches à toi de vouloir trop, alors que visiblement, tu sais aussi faire des tas d'efforts pour que des choses se passent bien. Je sais pas quelles sont les lunettes à travers lesquelles tu vois ta situations, mais elles me semblent un peu déformantes.

Bon courage.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bovary3

le mercredi 19 juin 2019 à 08h20

Bonjour Sophie72
je voudrais te dire comme je suis d'accord avec Siestacorta, qui t''encourage à poursuivre dans ta voie de vérité par rapport à toi-même.
Je voudrais aussi reprendre tes mots :

Ma mère me disait que j'étais une éternelle insatisfaite et que je serais toujours malheureuse. Ça me fait chier mais je finis par croire qu'elle avait raison. Mes rêves sont trop grands, mes aspirations trop élevées probablement et puis la vie beaucoup trop courte.

qui m'interpellent fortement, parce que j'ai passé 30 ans en psychanalyse, donc à fouiller pour retrouver les mots de ma mère, et aussi ses silences, afin de retrouver ma liberté de choix par rapport à ses injonctions mortifères!

D'abord je trouve très grave la façon dont l'insatisfaction est décrite dans ce discours: philosophiquement, ce qu’elle appelle "l'insatisfaction", c'est essentiellement ce qu'on nomme en analyse "le désir", c'est notre spécificité humaine; ce qui nous fait vivre, espérer, avancer...

Dans un autre ordre d'idée, c'est l’insatisfaction par rapport à notre nature biologique d’êtres si vulnérables, de proies pour les grands prédateurs qui ont amené nos ancêtres , entre autres les homo sapiens à créer des instruments, à développer le langage, à maitriser le feu, et qui ont permis à notre espèce de devenir ce est actuellement. Naturellement , il est clair que notre espèce a abusé de cette puissance sur son environnement, mais c'est une autre histoire!

Je ne veux certainement pas faire de psychanalyse sauvage envers toi, mais j'ai l'intuition que cette prophétie de ta mère pèse quelque peu sur toi, en te laissant croire que tu as tort de chercher la satisfaction de tes besoins légitimes, de ton bonheur, sachant de toute façon que cette quête est permanente, et qu'on y arrive jamais de façon durable. Peut-être même que la relation avec tes parents explique que tu te sois sentie souvent éternelle amoureuse insatisfaite, mais c'est à toi d'y réfléchir éventuellement, s'il y a lieu.

Une dernière chose à te dire : c'est que j'apprécie la longueur de l'échange que tu entretiens sur ces pages, alors que je constate , étant nouveau sur ce site, pour mon "insatisfaction", que ceux qui initient une discussion en disparaissent rapidement, alors que j'aurais personnellement aimé savoir ce qu'ils en ont tiré à moyen terme, comment ils ont géré la situation problématique qu'ils ont énoncée, et quelle est son évolution...

D'ailleurs j'appliquerai bientot ceci à la discussion que j'ai commencée il y a une bonne quinzaine, afin d’être cohérent avec ce que je viens de dire.LOL

Très amicalement

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Sophie72

le mercredi 19 juin 2019 à 12h27

Siestacorta
Tes rêves ne sont pas trop grands, mais tu es dans un cadre très puissant.
Tu parles de manques dans la relation avec ta mère, mais aussi d'une relation de 32 ans, avec quatre enfants et qui a commencé très très tôt dans ta vie amoureuse, te laissant peu d'expérience sur ce que tu es capable de vivre comme relations... Ce que tu appelles une crise de la quarantaine, c'est peut-être aussi une réaction super saine face à une vie relativement exigeante.
J'ai presque l'impression que t'oses pas te plaindre. Mais t'as le droit de peiner et de le dire. T'as pas à te culpabiliser d'avoir des aspirations, surtout quand de fait, tu as fait plein de compromis qui peuvent, aujourd'hui, peser aussi lourd que des concessions trop chères...

Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait de grosses concessions car je suis incapable de faire des choses contraires à mes idéaux ou mes besoins psychiques fondamentaux mais il est vrai que la vie que je mène laisse peu de place aux sorties, à "l'improvisation", au "grain de folie" . Petite précision ;) je n'ai pas 4 enfants mais 5 allant de 20 ans à 3 ans. Alors les 2 aînés nous laissent plus de libertés mais les 3 derniers ont encore pas mal besoin de nous. J'ai un travail à temps plein et je donne de mon temps par internet à une asso. Bref, je me sens parfois "spectatrice" de ma vie qui me file entre les doigts. Pour les expériences amoureuses, je n'en ai eu aucune autre relation amoureuse concrète avant mon mec (comme je le disais j'ai été souvent amoureuse mais ce n'était pas réciproque) que j'ai connu à 14 ans et aucune autre depuis que je suis avec lui. Je ne l'ai jamais trompée et je pense que lui non plus. De toute manière je pense être incapable d'avoir des relations sexuelles sans être amoureuse et me sentir aimée. Sur le plan sexuel , je me sens plutôt veinarde en fait. Mon mec est très attentif à mon plaisir et même si nous pouvons avoir parfois des périodes où la libido est un peu "endormie", cela revient toujours et ce n'est jamais ennuyeux. Je ne dis pas que je n'ai jamais désiré un autre homme, notamment l'ami dont je parle mais le fait est que cela s'est arrêté au désir.

Siestacorta
Et puis il y a ce passage :

D'un côté, ton mari fait un chemin, et c'est pas négligeable ; mais d'un autre, heu, il "supporte" que tu voies un type qui reste un ami, mais que toi tu accueilles une amoureuse à lui, c'est juste normal ?
Le fait que ça semble pas super équitable, c'est déjà un truc qui m'interroge... Mais passons. Ce qui me semble étrange, c'est que tu te reproches à toi de vouloir trop, alors que visiblement, tu sais aussi faire des tas d'efforts pour que des choses se passent bien. Je sais pas quelles sont les lunettes à travers lesquelles tu vois ta situations, mais elles me semblent un peu déformantes.

Bon courage.

Tu m'ad fait sourire! Je dois souvent déformer selon mon ressenti. Sinon, c'est vrai que cela a été difficile de voir mon ami avoir des gestes affectueux envers sa copine mais le fait est que non seulement moi je n'ai rien à lui offrir d'autre part, je pense que lui ne me vois pas autrement que comme une bonne copine. Une ou deux fois j'ai surpris un regard qui m'a troublé mais comme je déforme justement souvent, je me suis dit que c'était t moi qui voulais voir quelque chose qui n'existe pas.

bovary3. J'ai fait une psychothérapie d'une grosse année il y a maintenant un peu plus de 20 ans. Je me suis autorisée à avoir de la colère envers ma mère. Ca m'a en quelque sorte libérée d'un poids (d'ailleurs à ce moment-là, j'ai perdu du poids physiquement) mais ça reste compliqué. Il est probable que je reste dans ma tête une "mal aimée". Mon mari voudrait que je fasse une thérapie avec ma mère et moi je ne l'imagine pas une seconde. Je suis convaincue que c'est encore moi qui souffrirais. En tout cas, tu as raison ma mère a eu souvent un comportement délétère pour moi et mon père assez "absent".

Merci à vous d'avoir pris le temps de me répondre.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Siestacorta

le mercredi 19 juin 2019 à 14h15

Sophie
je suis incapable de faire des choses contraires à mes idéaux ou mes besoins psychiques fondamentaux mais il est vrai que la vie que je mène laisse peu de place aux sorties, à "l'improvisation", au "grain de folie" . Petite précision ;) je n'ai pas 4 enfants mais 5 allant de 20 ans à 3 ans. Alors les 2 aînés nous laissent plus de libertés mais les 3 derniers ont encore pas mal besoin de nous. J'ai un travail à temps plein et je donne de mon temps par internet à une asso.

Vraiment, j'insiste : t'as pas à t'en vouloir de désirer des trucs pour toi... Te décrire comme une "éternelle insatisfaite", ce serait vraiment biaisé de ta part.

Sinon, il semble que j'ai fait un contresens sur l'histoire où vous êtes à 4 à la maison... Je croyais que c'était ton mari qui avait une amoureuse, pas ton ami. Désolé.
Du coup, ton mari est juste mono qu'a pas envie de changer, c'est ça ?

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Sophie72

le mercredi 19 juin 2019 à 17h09

Siestacorta

Sinon, il semble que j'ai fait un contresens sur l'histoire où vous êtes à 4 à la maison... Je croyais que c'était ton mari qui avait une amoureuse, pas ton ami. Désolé.
Du coup, ton mari est juste mono qu'a pas envie de changer, c'est ça ?

Oui on peut dire ça. Il ne comprend pas qu'on puisse aimer deux personnes. On a longuement parlé et il me dit que lui ne pense pas pouvoir tomber amoureux d'une autre que moi. Il me dit même des fois que si je venais à mourir avant lui, il pense que rien ne le retiendrait ici bas. :-( Moi non plus je n'imagine pas ma vie sans lui et je serais désespérée de le perdre mais cela ne m'empêche pas d'éprouver des sentiments profonds pour quelqu'un d'autre. Il semble avoir très peur aussi que je puisse désirer quelqu'un d'autre. Quand je lui demande si cela ne lui ai jamais arrivé, il pense que non, en tout cas pas un désir fort et qu'il n'imagine pas avoir des relations sexuelles avec quelqu'un d'autre. Il n'apprécie pas mon ami; il pense que je me fais de fausses idées, que je le connais très mal et il craint que cet ami profite de ma "naïveté". Certes je le connais peu mais je ne le vois pas comme quelqu'un de malsain et je serais vraiment très étonnée de me tromper à ce point.

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cactus

le jeudi 20 juin 2019 à 09h02

Je rebondis parce que l'autre jour, il me semble avoir vu un post où tu demandais des témoignages...

Même si elles ne sont pas identiques, ma situation est assez similaire à la tienne : tranche d'âge - j'ai 45 ans ; historique amoureux - belle relation de plus de 20ans et pas d'autre amoureux avant ; contexte familial - 2 enfants, vie perso et pro bien pleines ; ton vécu sur certains points - "réveil" vers 40 ans, post-maternité, culpabilité,.... et le fait d'éprouver des sentiments très forts pour d'autres personnes que mon conjoint - non avoués dans un cas, avoués mais non réciproques dans l'autre.
Et le lot de souffrances qui va avec.

J'ai retrouvé de la sérénité quand j'ai compris que ce qui me minait, c'était l'attente désespérée qu'il se passe ce que j'espérais. Et que j'ai compris que je ne méritais pas ce que je m'infligeais, que j'ai commencé à me respecter, à arrêter d'attendre, à me rebiffer contre ça, à me prendre en main et à faire le travail sur moi nécessaire pour ne pas subir.

ça peut paraître un peu ésotérique, pas très concret ce que je dis... c'est pas venu comme ça en claquant des doigts, ça a été long, y'a des fois où je replonge - je côtoie régulièrement les 2 et c'est pas facile d'avoir un lien amical serein avec des personnes pour qui on a des sentiments amoureux aussi forts, c'est particulier et les 2 liens sont différents - mais j'y ai gagné de la confiance en moi et de l'amour de moi-même :)

N'hésites pas à me mp si besoin. Toutes les situations sont différentes et y'a pas de recette miracle qu'on puisse transposer, mais les retours d'expérience perso ça m'a toujours aidé à réfléchir...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bovary3

le jeudi 20 juin 2019 à 09h32

Bonjour Sophie,
D'abord j'ai été touché que toi aussi tu aies fait une psychothérapie , tout le monde n'en a pas le courage!
Je ne comprends pas ce que ton mari veut dire par "thérapie avec ta mère", de toute façon ta mère n'en pas exprimé le besoin a priori, ce que tu peux faire éventuellement, c'est approfondir le travail personnel que tu as commencé il y a 20 ans, uniquement si tu en ressens le besoin !
Pour ce que dit cactus, je devine un peu ce qu'elle veut dire, qui n'est pas très explicite, elle sera surement ravie de t'en dire plus personnellement.
Je trouve toujours très positif ce dialogue avec ton mari, qui peut vous permettre à chacun d’être plus vrai face à lui-même, et son conjoint, d'oser s'accepter tel qu'on est, et pas tel que la pression sociale veut qu'on soit, et aussi accepter l'Autre dans sa différence, ce qui est certainement de l'amour désintéressé.
Et puis je veux dire que pour moi, c'est affectivement gratifiant de poursuivre cet échange, merci.

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Sophie72

le jeudi 20 juin 2019 à 12h16

Oui @bovary3, une psychothérapie demande du courage parce que cela remue des choses désagréables. On en sort grandi mais personnellement ce fut très douloureux. J'ai pleuré bon nombre de fois, comme si toutes les larmes retenues pendant mon enfance jaillissaient à ce moment-là. Actuellement je me sens trop "fragile" pour ce genre de thérapie. Mes enfants me demandent beaucoup d'énergie et je me sens tel un "pilier" qui ne doit pas plier. Je cherche donc plutôt des aides thérapeutiques "brèves", plutôt de type cognitives et comportementales.

@cactus, merci de ton témoignage. Je me sens moins seule. :-) Je comprends ce que tu veux dire quand tu dis qu'on ne mérite pas de s'infliger des peines et certainement que souvent je suis tombée amoureuse de personnes qui ne pouvaient m'aimer et que soit c'est une manière de me protéger, soit de me confirmer inconsciemment que je ne suis pas "aimable". Mais en même temps je crois que j'ai besoin aussi de relations affectives non exclusives. L'amour qu'on porte à ses enfants est différent mais c'est de l'amour. Pourquoi ai-je fait tant d'enfants ? Probablement parce je ne me vois pas donner et recevoir de l'amour que d'un seul. Je crois donc au fond que dans mes relations amoureuses, il en est un peu de même. Le souci c'est que je sais que cela est compliqué et qu'il est quasi impossible de ne pas perdre quelque chose dans l’histoire :(

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Sophie72

le samedi 22 juin 2019 à 12h10

Je chemine et me pose de nouvelles questions.
Je me rends compte que j'ai toujours beaucoup besoin de l'amour de mon mari . D'ailleurs lors d'une récente dispute, j'ai eu le sentiment que lui supportait bien plus facilement que moi le silence, la "non relation", alors qu'il pense que je l'aime moins que lui. Mais , il y a un "mais", je souffre que sa manière de m'aimer soit par certains aspects trop "possessive". Ce n'est pas du tout un jaloux maladif et je me suis toujours sentie assez libre; mais ma "liberté" selon son amour , j'en ai déjà franchi les limites en ayant des sentiments pour un autre. Il me dit que je suis libre d'avoir des sentiments mais je sens qu'en fait il n'attend qu'une chose: que je n'en ai plus! Je ne sais pas si je suis claire... Donc comment lui faire comprendre que j'ai besoin de plus, qu'il ne me culpabilise pas ! Ca fait plusieurs jours qu'il insiste sur le fait que je lui ai fait mal . J'entends qu'il souffre mais j'ai l'impression que je n'y suis pour rien en réalité.
Je sens que s'il ne comprends pas cela, je vais lui en vouloir. Pire même si un jour mon ami "'s'éloigne", je risque de ressentir de la colère car à l'heure actuelle, je n'ose pas ni avoir trop de contacts avec mon ami ni trop lui en parler de peur de lui faire mal au cœur mais du coup, c'est moi qui souffre. :(

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bovary3

le dimanche 23 juin 2019 à 07h14

bonjour
je vais énoncer une banalité en affirmant que ton mari manque de sécurité affective, ce qu'il exprime en te disant qu'il t'aime plus que toi tu ne l'aimes. Et j'entends dans ce que tu dis que cette ambiance où tu ne peux parler de tes sentiments pour ton ami , et où lui ne s'autorise pas à parler non plus de son espoir de voir cesser les tiens pour cette tierce personne, ça empoisonne d'une certaine façon votre relation, dis moi si je me trompe.
Il me semble que vous pourriez voir tous les deux un conseiller conjugal, ou un psychologue, afin de rétablir le dialogue avec l'aide de quelqu'un qui est neutre vis à vis de vous deux, qui puisse reformuler les desiderata de chacun de façon que l'autre puisse les entendre sans se sentir agressé. Cela suppose que ton mari accepte d'en parler à un étranger, ce qui va à l'encontre de sa stratégie de silence, c'est loin d’être gagné, mais il me semble qu'il faut sortir de ce douloureux dilemme qui risque d'empirer. ...Peut-être, au pire, que si la situation devient pire entre vous ton mari finira par l'accepter?
En tout cas , c’est ce que je déduis de tes dires, une réflexion intellectuelle à distance, et en même temps je me sens très mal,placé pour te préconiser cette solution, vu que je suis moi-même dans une position un peu similaire, où j'ai un problème dans mon couple, et où mon épouse refuse catégoriquement le dialogue, et encore moins le recours à un conseiller!
Dis en ce que tu en penses, de toute façon, écrire sur son problème aide au moins à le mieux vivre.

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freeMind

le dimanche 23 juin 2019 à 11h46

"Il n'apprécie pas mon ami; il pense que je me fais de fausses idées, que je le connais très mal et il craint que cet ami profite de ma "naïveté"."

C'est un classique j'ai l'impression...

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Mark

le dimanche 23 juin 2019 à 12h20

Il y a toujours des choix. Parfois et plutôt souvent en fait, je pense qu'on ne se sent pas prêt à les assumer pour des raisons toutes aussi variées qu'il y a de couples. Et ces choix, on les minimise parce que sentiments, amour, habitude, peur de l'inconnu. (cocher les cases qui conviennent)

ll y a un cheminement qui se fait parfois inconsciemment. Et puis un jour on se lève et on se dit basta. J'ai besoin/envie de vivre pleinement ce que je ressens être. C'est là qu' arrive souvent l'heure du bilan de son couple vs. son épanouissement personnel.
et recommence -ou continue - une boucle de cheminement et questionnements, surtout s'il y a déjà une tierce personne qui occupe une partie des pensées et des sentiments.

Statistiquement parlant, je me demande si ce n'est pas le plus souvent la femme qui se sent apte à prendre la décision de reprendre sa liberté?

Résumé? Je pense que nous sommes tous amenés à des questionnements, des changements à différentes étapes de la vie de couple. Certain.es osent prendre ce chemin, d'autres pas. Mais ce n'est à mon sens, qu'une question de temps.

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bonheur

le dimanche 23 juin 2019 à 13h09

En adéquation avec Mark (12h20)

Personnellement, je crois qu'il y a un déclencheur. Le mien fut celui de la peur, qui a tombé toutes les barrières pour m'afficher en gros la nature exacte de mon émotion (je conçois l'amour comme un sentiment mais aussi comme des instants émotionnels, donc une forme d'émotion).

J'ai souvent remarqué que la mort, enfin celle de l'autre, que l'on craint plus que tout, fait remonté à la surface brutalement la nature exacte de l'autre et de son impact sur nous.

En fait, cette peur m'a à la fois bouleversée au-delà de l'imaginable puis libérée (ma crainte, ma peur ayant été infondée, heureusement !)

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Sophie72

le lundi 24 juin 2019 à 11h18

@bovary3 Je n'ai pas encore pensé à l'éventualité d'une médiation par un tiers parce que pour le moment j'arrive quand même à aborder le sujet et que même s'il fuit parfois un peu et ne répond pas toujours, il écoute et chemine aussi. J'ai oublié de dire que je ne supporte pas les non-dits , mais vraiment pas du tout. Je ne saurais dire si cela vient de ma personnalité ou de mon enfance (secret de famille qui m'a traumatisée), donc je ne laisse jamais une situation s'enliser dans les non-dits.

Mark
Il y a toujours des choix. Parfois et plutôt souvent en fait, je pense qu'on ne se sent pas prêt à les assumer pour des raisons toutes aussi variées qu'il y a de couples. Et ces choix, on les minimise parce que sentiments, amour, habitude, peur de l'inconnu. (cocher les cases qui conviennent)

ll y a un cheminement qui se fait parfois inconsciemment. Et puis un jour on se lève et on se dit basta. J'ai besoin/envie de vivre pleinement ce que je ressens être. C'est là qu' arrive souvent l'heure du bilan de son couple vs. son épanouissement personnel.
et recommence -ou continue - une boucle de cheminement et questionnements, surtout s'il y a déjà une tierce personne qui occupe une partie des pensées et des sentiments.

Statistiquement parlant, je me demande si ce n'est pas le plus souvent la femme qui se sent apte à prendre la décision de reprendre sa liberté?

Résumé? Je pense que nous sommes tous amenés à des questionnements, des changements à différentes étapes de la vie de couple. Certain.es osent prendre ce chemin, d'autres pas. Mais ce n'est à mon sens, qu'une question de temps.

Je ne suis pas certaine de voir les choses comme toi. Pour moi les choix sont toujours limités. Il y a nos rêves et la réalité et nos choix ne sont que de plus ou moins bons compromis avec ce qui ne dépend pas de nous. Dans mon cas, même si mon mari supportait mieux de me voir éprouver des sentiments pour un autre, même s'il acceptait une relation différente de celle que j'ai avec cet ami, l'ami en question lui n'y serait probablement pas enclin, donc au final moi dans l'histoire, le seul choix que j'ai c'est d'être sincère et c'est tout. J'ai d'ailleurs fait le choix d'être sincère avec mon ami. Soit il prend peur et prendra davantage de distance, soit il "tolère" mes sentiments et je verrai si au fil du temps je me "détache" sentimentalement de lui. A mon avis de toute manière cela finira ainsi. Je lui ai donc écrit en précisant que je n'attendais rien de lui , que je voulais juste être sincère et que s'il voulait prendre ses distances parce que cela le mettait mal à l'aise et bien j'affronterai ma peine. Tôt ou tard, cette peine viendra et je me dis que cela fait plusieurs années que je m'y prépare, alors, il est temps d'affronter. Tu peux appeler ça un choix mais j'ai du mal à dire que c'est un choix, juste une solution pour moins subir, mais pas moins souffrir.

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bovary3

le mercredi 26 juin 2019 à 07h15

Bonjour Sophie
Merci de ton dernier message, qui m'attriste par le sentiment de vide, de manque d'amour que tu y exprimes ; cela me parle, parce que je l'ai ressenti pendant de nombreuses années avec mon épouse, mais pas du tout parce que j'étais dans une situation parallèle à la tienne. J’appellerais cela "un déficit narcissique", cette croyance de ne pas être aimable parce qu'on n'a pas ressenti suffisamment d'amour de sa mère, ou de son père, et qui nous amène à ne pas tenter le risque d'entrer en relation même seulement amicale avec d'autres, et je ne parle pas des râteaux qu'on a pu prendre adolescent quand on est tombé amoureux.

Je comprends aussi que tu trouves que la psychanalyse ne te serve à rien, moi-même j'en ai fait 30 ans, qui m'ont appris à me comprendre, mais ne m'ont pas permis de me détacher de certaines répétitions douloureuses. Je t'ai peut-être dit que personnellement je crois être arrivé à m'en sortir par un petit nombre de séances de kinésiologie, qui fait travailler le corps plus que le langage, avec une thérapeute qui elle s'investissait affectivement, contrairement au psychanalyste qui garde une attitude de glacial miroir! Mais je conçois que cette thérapie ne t’attirerait pas, pour toutes sortes de raisons, qui ne regardent que toi.

Je remarque que ça fait 2 fois que je te conseille des aides extérieures, ce n'est que par empathie!

Je constate effectivement que tu ne vois que le verre « à moitié vide » et pas « à moitié plein », mais cette façon de voir les choses ne se décrète pas, je pense que c’est le reflet de notre fonctionnement personnel profond, même si on peut le changer !

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bovary3

le mercredi 26 juin 2019 à 07h17

PS mais peut-être que la réponse de ton ami te donnera une autre vision de la situation?

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