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Désolant polyamour ?

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bouquetfleuri

le mardi 27 août 2013 à 12h23

Une ancienne désolation surgit dans mon espace (oh, une petite désolation, mais tout de même…) ces derniers temps et je la dois au poly-amour. Je la dois à cette course ou à ce que je vois comme une course vers un état d’apparence.
Quand je lis, mal sans doute et si c’est le cas tant mieux, les contributions multiples et variées, foisonnantes et le plus souvent bien construites sur le site, j’ai la désagréable impression de me laisser dépasser par le concept du poly-amour, sa nature, sa fonction. J’ai l’impression que l’important est d’arriver à se dire poly-amoureux plus que d’être amoureux. Comme une onction, comme une qualité, un label dont on ne ferait que vanter les mérites et qui plus est les mérites comparatifs, un graal que l’on atteint, une illumination.
Pour moi, le poly amour n’est pas un statut, encore moins un statut que l’on compare, n’est pas un cadre dans lequel on rentre, n’est pas un qualificatif pertinent. On devient quelqu’un que l’on nomme poly-amoureux, on ne le décrète pas et le temps et les efforts pour le devenir, parce que justement on ne devient jamais seul poly-amoureux font de cette manière de vivre une manière presque solitaire d’aborder la relation aux autres et de toute façon si différente de toutes les autres parce que construite de mille choix différents et de mille événements étrangers qu’il me semble illusoire d’en rechercher les points communs à d’autres, même parmi ceux que l’on identifie volontiers comme des congénères.
Ce qui m’intéresse avant tout est d’être amoureux, de le savoir, et de prendre conscience que c’est à la fois ce qui me fait vivre et ce qui est le moteur même de ma vie et surtout de ma survie, la force de mon agrégation à l’autre, aux autres. Je n’ai plus envie de répondre à la question de mon choix, je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas de choix.
En d’autres termes, je me fous d’être poly amoureux, je suis d’abord amoureux, plusieurs fois.

Je dis ancienne désolation parce que ce souci me paraît l’illustration d'un vieil affrontement entre le paraître et l’être. Quand je rencontre des personnes qui sont poly-amoureuses, qui se définissent ainsi, je rencontre des êtres qui me disent mille autres choses que ce seul caractère là. Je rencontre des personnes qui cherchent à se connaître, qui cherchent à vivre dans une société meilleure, qui cherchent aussi à saisir leur plaisir de vivre, qui cherchent la réponse éternellement fuyante à la question de leur devenir, de leur individuation, de leur accomplissement, je rencontre des êtres qui sont tous différents, vraiment, ce n’est pas un concept plastique auquel je fais dire n’importe quoi.
Tous ne m’attirent pas de la même façon, certains m’énervent d’ailleurs (enfin, c’est un bien grand mot), d’autres m’attirent fortement, des liens même, spirituels ou charnels peuvent se nouer mais le point commun, le vernis d’apparat et ce qui risque dangereusement (à mon sens) de devenir une norme a tendance à tamiser cette lumière. J’ai toujours détesté le mot poly-amour. Son aspect technique m’insupporte et ce qu’il dégage de convenu me fait rentrer dans ma caverne.
C’est désolant parce que si le mot ou le concept me conduisent à écrire ainsi, la chose elle me semble être tout le contraire et je me sens plus en accord avec une proposition de GreenPixie qui parlait d’ « aimer autrement ». Je me demande s’il faut vraiment parler de plusieurs relations amoureuses plutôt que de sa relation amoureuse dans laquelle figurent déjà en assomptions les caractères distinctifs de nos modes de vie.

La semaine prochaine, un articulet sur la relation amoureuse. Explosif !
HAHAHAHAHAHA

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bodhicitta

le mardi 27 août 2013 à 14h13

Bin dis donc t'es remonté comme une pendule bouquet fleuri... il est vrai que le mot polyamour m’agace un peu... mais c'est un mot... c'est qu'un mot... qui a permis à quelques personnes de pouvoir se définir c'est ce sue l'on met dedans qui importe.

il y a quelques années c'est en tombant sur le livre "les vertus du p... amour" que j'ai pu entendre parler et penser à l'amour. Cette façon de vivre l'amour est la seule en laquelle je crois, donc maintenant je crois en l'amour, y suis ouverte, et j'aime aimer... dans l'équanimité...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Len

le mardi 27 août 2013 à 14h27

Nous en sommes tous là, être amoureux, rechercher à être amoureux vivre cet état de grâce et de la meilleure manière possible.

Le polyamour est une utopie en soi, un idéale que tout le monde pourrait s'aimer sans jalousie,sans le poids des contraintes du passé.

Personnellement je vois la ployaffectivité comme une excellente manière de se libérer d'une part de la domination culturelle & religieuse du passé et d'autre part éviter une dérive vers une liberté totale, sans limites, sans une éthique bien développée.

Je pense que la vie amoureuse classique va grandir et se nourrir de tout cela en lui empruntant des façons de penser, d'être.

Il y'a une brèche qui s'est ouverte et tout le monde peut y puiser une nouvelle façon d'aborder ses relations amoureuses et amicales, sans pour autant devenir un polyamoureux concrètement.

Le plus important dans le fond c'est de vivre cet amour, de l'honorer, l'accueillir en soi avec joie. Je suis entièrement d'accord avec toi bouquetfleuri.

Tout cela me parle beaucoup plus en effet que la définition même du polyamour et l'image que ça renvoie concrètement. C'est la façon d'être qui est à chérir, comme une nouvelle façon d'aimer encore mieux.

Je pense qu'on devrait présenter les choses ainsi. Pas je suis poly, je me sens poly où je ne sas quoi, non j'ai envie d'aimer mieux et je voudrais aimer mieux autour de moi, comment je fais ?

J'espère que ma pensée est suffisamment limpide.

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coquelicot

le mardi 27 août 2013 à 15h22

Limpide, judicieux, et j adhère!
Tout arrive...

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dominik

le mardi 27 août 2013 à 15h29

gardons nous bien effectivement de na pas tendre vers de nouvelles normes .. pensons réfléchissons , agissons par nous même ...
quelque idée nouvelle qu'elle soit , ne doit que servir l'individu , l'aider à s'élever ... à s'autodéterminer ... doit être "à disposition" pour que chacun-e puisse s'approprier ce qui lui conviens , ce dans quoi il se reconnait ...

toutefois , à ces idées "nouvelles" (pour moi) de poly machin chouette ( le mot me conviens moyennement également ) et autres amours plurielles , je reconnais cette qualité de "libération" qui m'aura permis de me sentir moins seul ... qui m'aura éclairé , conforté dans l'idée ( déjà en chemin ) de changer certaines des "choses" de ma vie que je vivais mal , de modifier certains de mes comportements ... mais aussi d'aller à la rencontre de ces "extra terrestres" , parce que ces lectures , plus ou moins bien rédigées , formulées ... agaçantes aussi parfois , chacun-e à ses raisons ... ces lectures m'ont donné l' envie de voir par moi même si ces extra terrestres là avaient des antennes qui ressemblaient aux miennes ...

et c'est déjà beaucoup ...

pas encore désolé donc ...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Anarchamory

le mardi 27 août 2013 à 18h29

Il y a des trucs avec lesquels je suis d'accord, et d'autres pas du tout :

bouquetfleuri
Quand je lis, mal sans doute et si c’est le cas tant mieux, les contributions multiples et variées, foisonnantes et le plus souvent bien construites sur le site, j’ai la désagréable impression de me laisser dépasser par le concept du poly-amour, sa nature, sa fonction. J’ai l’impression que l’important est d’arriver à se dire poly-amoureux plus que d’être amoureux. Comme une onction, comme une qualité, un label dont on ne ferait que vanter les mérites et qui plus est les mérites comparatifs, un graal que l’on atteint, une illumination.
Pour moi, le poly amour n’est pas un statut, encore moins un statut que l’on compare, n’est pas un cadre dans lequel on rentre, n’est pas un qualificatif pertinent. On devient quelqu’un que l’on nomme poly-amoureux, on ne le décrète pas et le temps et les efforts pour le devenir, parce que justement on ne devient jamais seul poly-amoureux font de cette manière de vivre une manière presque solitaire d’aborder la relation aux autres et de toute façon si différente de toutes les autres parce que construite de mille choix différents et de mille événements étrangers qu’il me semble illusoire d’en rechercher les points communs à d’autres, même parmi ceux que l’on identifie volontiers comme des congénères.

En tant que poly célibataire, je m'insurge ! :P Je pense qu'il est tout à fait possible d'être et de devenir poly tout seul dans son coin... (enfin... tout seul amoureusement j'veux dire) par la réflexion sur soi-même, la culture d'un certain nombre de qualités, justement : détachement, ouverture d'esprit, compersion, etc.

bouquetfleuri Ce qui m’intéresse avant tout est d’être amoureux, de le savoir, et de prendre conscience que c’est à la fois ce qui me fait vivre et ce qui est le moteur même de ma vie et surtout de ma survie, la force de mon agrégation à l’autre, aux autres. Je n’ai plus envie de répondre à la question de mon choix, je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas de choix.
En d’autres termes, je me fous d’être poly amoureux, je suis d’abord amoureux, plusieurs fois.

Pour moi, être amoureux (quelque soit le nombre de personnes dont on est amoureux) n'est vraiment pas un but en soi, au contraire. Déjà, ça dépend de ce qu'on appelle être amoureux, mais même une fois éliminées toutes les formes intrinsèquement nocives de l'amour amoureux (dépendance affective, passion, domination, possession, exclusivité, etc.), être amoureux ne présente d'intérêt que si c'est réciproque. Je n'arrive pas à comprendre les gens — je sais qu'il y en a pourtant — qui trouvent de l'intérêt au simple fait d'être amoureux, même sans retour. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Plus je peux rapidement et franchement "désaimer" quelqu'un que j'aime unilatéralement, mieux je me porte. Par contre, avoir la capacité d'être amoureux, et même d'être amoureux de plusieurs personnes à la fois, ça, oui, ça présente de l'intérêt.

bouquetfleuri Je dis ancienne désolation parce que ce souci me paraît l’illustration d'un vieil affrontement entre le paraître et l’être. Quand je rencontre des personnes qui sont poly-amoureuses, qui se définissent ainsi, je rencontre des êtres qui me disent mille autres choses que ce seul caractère là. Je rencontre des personnes qui cherchent à se connaître, qui cherchent à vivre dans une société meilleure, qui cherchent aussi à saisir leur plaisir de vivre, qui cherchent la réponse éternellement fuyante à la question de leur devenir, de leur individuation, de leur accomplissement, je rencontre des êtres qui sont tous différents, vraiment, ce n’est pas un concept plastique auquel je fais dire n’importe quoi.

Certes, mais je ne vois pas en quoi ça a un rapport avec le fait d'être amoureux. Il me semble que ça a plutôt un rapport avec "avoir un certain nombre de qualités", or tu critiquais cette notion un peu plus haut.

bouquetfleuri Tous ne m’attirent pas de la même façon, certains m’énervent d’ailleurs (enfin, c’est un bien grand mot), d’autres m’attirent fortement, des liens même, spirituels ou charnels peuvent se nouer mais le point commun, le vernis d’apparat et ce qui risque dangereusement (à mon sens) de devenir une norme a tendance à tamiser cette lumière. J’ai toujours détesté le mot poly-amour. Son aspect technique m’insupporte et ce qu’il dégage de convenu me fait rentrer dans ma caverne.
C’est désolant parce que si le mot ou le concept me conduisent à écrire ainsi, la chose elle me semble être tout le contraire et je me sens plus en accord avec une proposition de GreenPixie qui parlait d’ «  aimer autrement ». Je me demande s’il faut vraiment parler de plusieurs relations amoureuses plutôt que de sa relation amoureuse dans laquelle figurent déjà en assomptions les caractères distinctifs de nos modes de vie.

Oui, je suis d'accord. Mais "aimer autrement", tel que je l'ai compris, ça n'implique pas nécessairement : au temps t, être amoureux de 1, 2, 3... personnes. C'est la capacité à aimer qui est différente.

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(compte clôturé)

le mardi 27 août 2013 à 18h32

Je disais il y a peu sur un autre fil de discussion qu'il devait y avoir un vocabulaire commun pour se faire comprendre et un vocabulaire unique à chacun et à chaque relation.
Moi je préfère polyaffective à polyamoureux. Je ne veux même plus utiliser le mot amour dont certains détournent le sens. Je préfère parler du bonheur que cela me procure d'entretenir un lien affectif intense.
Je ne veux pas non plus d'une norme en matière de polyamour. A part Len, j'ai rencontré les autres intervenants de cette discussion. Avec Dominik, nous avons même réalisé un petit projet commun, ce n'est pas pour autant que je leur ressemble. Par contre, comme Dominik, je me suis d'abord reconnu, identifié, avant de converger vers mon avenir particulier.
Je suis polyaffective car je ne me voile pas les yeux. De ce fait, j'ai un peu fait un "choix de vie", sauf que celui-ci s'impose à moi comme naturel. Je suis polyaffective par situation, je ne cherche surtout pas à l'être, ni à le rester, j'y suis, à ma façon, c'est tout. Je conçois, qu'une personne qui n'est pas naturellement ainsi (je suis mariée avec l'une d'elle), ne doive pas vouloir le devenir à tout prix. Ce ne doit pas devenir un effet de mode, surtout pas.
Encore une fois, je renvois au mémoire de Poly-Tique dont l'analyse à ce sujet est à mon sens très pertinente.

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(compte clôturé)

le mardi 27 août 2013 à 18h33

MetaZet a posté en mm temps que moi

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(compte clôturé)

le mardi 27 août 2013 à 18h45

MetaZet
...être amoureux ne présente d'intérêt que si c'est réciproque. Je n'arrive pas à comprendre les gens — je sais qu'il y en a pourtant — qui trouvent de l'intérêt au simple fait d'être amoureux, même sans retour. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Plus je peux rapidement et franchement "désaimer" quelqu'un que j'aime unilatéralement, mieux je me porte. Par contre, avoir la capacité d'être amoureux, et même d'être amoureux de plusieurs personnes à la fois, ça, oui, ça présente de l'intérêt.

C'est la preuve que chaque individu est différent. Moi je conçois d'aimer bien que la réciprocité ne soit pas au RDV. Evidemment, c'est difficile de restreindre son ressenti. Je peux aussi continuer à aimer intérieurement une personne avec qui je n'ai plus de contact du tout. Par contre, je suis incapable de désaimer pour quelque raison que ce soit. Je conçois aussi que quelqu'un puisse m'aimer même si je ne le ressens pas nécessairement ainsi. En cas de sentiments non réciproque (ou du moins pas intensément proches), on peut malgré tout entretenir un lien dans le respect de ce chacun accepte de donner et de recevoir. Evidemment, si l'autre ne respecte pas cela, je préfère couper les ponts complètement car nul, pour aucune raison que ce soit, n'a le droit de m'imposer la nature d'un lien dans un sens que je ne désire pas et inversement. Je sais par contre, pour en avoir fait la dure expérience récemment, que ce n'est pas facile pour moi de rejeter quelqu'un qui aurait pu m'apporter de l'affection, de l'attention, etc. Je crois que le rejet de l'autre n'est tout simplement pas naturel pour moi.

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bouquetfleuri

le mardi 27 août 2013 à 19h16

MétaZet, je ne suis pas sûr qu'on soit en désaccord, pas dans ce que tu soulignes en tout cas.
En deux mots, bien sûr que l'on n'est amoureux que s'il y a une réponse amoureuse, sinon c'est de la folie, de l'érotomanie et (je reprends mon exemple improvisé à un café poly) on pourrait tomber amoureux d'une table, or cela n'est pas possible.
Mais si le chemin qui mène aux dispositions nécessaires pour vivre des amours conjuguées est un chemin strictement et nécessairement personnel, à savoir la connaissance de soi et de son projet, on n'expérimente cette avancée et on ne vit de poly-amour qu'en compagnie d'autrui.
J'ai déjà dit ailleurs que ma manière d'aimer m'avait permis de bien vivre ma solitude.
Quant à l'amour, je ne parle que de la puissance vitale, le désir que l'on marie (hihihi) à d'autres désirs, pas de sa traduction sociale ou économique que l'on trouve dans la passion, la possession etc.
En un mot, je me méfie du formalisme que le polyamour injecte dans nos recherches et nos attitudes respectives.

Ainsi schématisés mes mots deviennent des truismes, mais je te fais confiance pour les remettre à la lisière de l'inexplicable

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Anarchamory

le mardi 27 août 2013 à 19h43

gcd68
C'est la preuve que chaque individu est différent. Moi je conçois d'aimer bien que la réciprocité ne soit pas au RDV. Evidemment, c'est difficile de restreindre son ressenti. Je peux aussi continuer à aimer intérieurement une personne avec qui je n'ai plus de contact du tout. Par contre, je suis incapable de désaimer pour quelque raison que ce soit. Je conçois aussi que quelqu'un puisse m'aimer même si je ne le ressens pas nécessairement ainsi.

Oui, je suis d'accord : l'amour n'est pas identique au sentiment de l'amour.

gcd68
En cas de sentiments non réciproque (ou du moins pas intensément proches), on peut malgré tout entretenir un lien dans le respect de ce chacun accepte de donner et de recevoir.

Oui, c'est ce que je voulais dire par "désaimer" mais je reconnais que ça pouvait prêter à confusion. Ce que je veux dire, c'est que de mon point de vue, il est vain, désespérant, destructeur et douloureux, d'être "amoureux" de quelqu'un qui n'est pas "amoureux" de moi. Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas être juste ami avec. Mais par contre, je me demande si une amitié est vraiment possible si les sentiments demeurent. Je pense qu'il faut bien les expurger préalablement, pour que l'amitié puisse vraiment exister. Sinon ça garde un caractère bancal.

gcd68
Evidemment, si l'autre ne respecte pas cela, je préfère couper les ponts complètement car nul, pour aucune raison que ce soit, n'a le droit de m'imposer la nature d'un lien dans un sens que je ne désire pas et inversement.

Oui, d'où la nécessité de réussir à tuer les sentiments pour que la relation soit saine. Car si les sentiments continuent d'exister, mais ne peuvent trouver à s'exprimer, c'est juste pas possible ! :-/

gcd68
Je sais par contre, pour en avoir fait la dure expérience récemment, que ce n'est pas facile pour moi de rejeter quelqu'un qui aurait pu m'apporter de l'affection, de l'attention, etc. Je crois que le rejet de l'autre n'est tout simplement pas naturel pour moi.

Pour moi non plus.

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(compte clôturé)

le mardi 27 août 2013 à 20h38

Je crois que pour arriver à aimer sans que les sentiments soient "réciproques" il faut éliminer la frontière entre amitié et amour, tout simplement (enfin, non, c'est pas simple du tout) et accepter que chacun offre le maximum de ce qu'il conçoit et accepte d'offrir à l'autre ET que chacun reçoive le maximum de ce qu'il conçoit et accepte de recevoir de l'autre. Evidemment, pour ce faire, il faut que chacun sache ce qu'il veut/peut offrir et recevoir. Il m'est arrivé aussi de devoir faire "machine arrière" pour préserver le lien suivant l'évolution de l'autre. Attention, je ne dis pas que ça m'a fait plaisir mais je respecte le choix et la volonté de l'autre, même si c'est pour des raisons que je juge personnellement irrecevable. En aucun cas aimer doit s'apparenter à imposer, à exiger. L'expression de mes sentiments je l'ai restreinte, je l'ai atténuée. Je me suis adaptée à l'évolution de la situation. Cet amour, il vit en moi et je le lui dis, je ne le cache pas, je ne le nie pas. Je dis même que je trouve dommage cette perte, il ne m'en veut pas, il le sait, on fait avec. Un caractère bancal ? Je ne sais pas, peut être. Le fait que ça ai un "caractère" signifie que ça existe, c'est le principal.
Je crois que ce qui serait bancal, ce serait de lui adressé des grands messages d'amour qui permettraient certes de satisfaire mon égo mais qui le mettraient mal à l'aise et qui indiqueraient que je n'ai rien compris et que je ne respecte pas ses souhaits. Je respecte la liberté des autres d'aimer ou non (d'exprimer ou non l'amour), par contre je ne supporterai pas que quiconque m'interdise d'aimer et d'exprimer mon amour, sauf la personne concernée évidemment. Non, personne n'a le droit d'exiger cela de moi.

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bodhicitta

le mardi 27 août 2013 à 21h58

humm hum... mes sentiments <3 sont personnels ils ne dépendent de personne, je peux trés bien aimer une personne qui elle ne m'aime pas de la méme façon (on est tous différents donc on aime à notre façon de toutes façons) et je peux aimer sans amour en retour c'est "mon problème ça" on fait ce qu'on veut de nos sentiments. Je suis libre de chérir qui je veux
Il est évidant que c'est plus agréable quand c'est partagé, mais une fois que c'est dit (au moins 1fois) juste d'avoir des pensées plaines d'amour de bien bienveillances pour quelqu'un c'est le chérir aussi, l'aimer d'aprés moi.
Je peux :-/ comparer cet amour à celui que j'ai pour mes animaux ( :-) ok désirs, sexualité en moins...) il y a un amour certain en retour de la part de mon chien mais par exemple mes cailles, je les aime aussi, j'aime prendre soins d'elles, les caresser, caliner ( :-) on a dit pas de sexe) etc mais elles est ce qu'elles m'aiment? :-/ ça j'en suis pas certaine et j'm'en fiche un peu, je veux juste faire ce que je peux pour qu'elles soient le mieux possible. Là ou c'est comparable c'est que l'amour que je porte à un homme fait que je veux faire mon possible pour qu'il soit bien avec ou sans moi.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Anarchamory

le mardi 27 août 2013 à 22h08

gcd68
Je crois que pour arriver à aimer sans que les sentiments soient "réciproques" il faut éliminer la frontière entre amitié et amour, tout simplement (enfin, non, c'est pas simple du tout) et accepter que chacun offre le maximum de ce qu'il conçoit et accepte d'offrir à l'autre ET que chacun reçoive le maximum de ce qu'il conçoit et accepte de recevoir de l'autre.

Euh, ben je ne vois pas trop ce que ça change : j'ai dit "être amoureux" pour faire simple, mais je conçois aussi le truc comme une question de degrés... Il n'empêche que si l'un est à un degré au-dessus de l'autre, ça créé un déséquilibre à mon sens nocif, et qui ne peut se régler — toujours selon bibi :P —, pour la personne qui est sur le plus haut degré, qu'en ratiboisant, non seulement l'expression de son "amouritié" mais cette "amouritié" elle-même, et le vécu associé, de manière a les ramener au niveau de l'autre. Sans cela, point de salut à mon avis. Car continuer d'avoir un haut degré d'"amouritié" et ne pas pouvoir l'exprimer, c'est comme avoir la chiasse et devoir se retenir (bon, désolé pour la comparaison qui, pour ne pas être du meilleur goût, a le mérite de la clarté :P ). Après, contrairement aux problèmes intestinaux, les problèmes de cœur peuvent parfois se régler par le refoulement. Autrement dit, il est possible qu'à la longue, l'"amouritié" finisse par s'atténuer du simple fait de ne pouvoir s'exprimer selon toute son amplitude. Mais ce que je veux dire, c'est que simplement contenir l'expression d'une "amouritié" qui resterait malgré tout aussi forte, ça me paraîtrait très pénible et aliénant.

gcd68 Evidemment, pour ce faire, il faut que chacun sache ce qu'il veut/peut offrir et recevoir. Il m'est arrivé aussi de devoir faire "machine arrière" pour préserver le lien suivant l'évolution de l'autre. Attention, je ne dis pas que ça m'a fait plaisir mais je respecte le choix et la volonté de l'autre, même si c'est pour des raisons que je juge personnellement irrecevable.

(+)

gcd68
En aucun cas aimer doit s'apparenter à imposer, à exiger. L'expression de mes sentiments je l'ai restreinte, je l'ai atténuée. Je me suis adaptée à l'évolution de la situation. Cet amour, il vit en moi et je le lui dis, je ne le cache pas, je ne le nie pas. Je dis même que je trouve dommage cette perte, il ne m'en veut pas, il le sait, on fait avec. Un caractère bancal ? Je ne sais pas, peut être. Le fait que ça ai un "caractère" signifie que ça existe, c'est le principal.

Tant mieux pour toi si ça marche comme ça (et qu'il l'accepte !).

gcd68
Je crois que ce qui serait bancal, ce serait de lui adressé des grands messages d'amour qui permettraient certes de satisfaire mon égo mais qui le mettraient mal à l'aise et qui indiqueraient que je n'ai rien compris et que je ne respecte pas ses souhaits.

Tu écris : "Cet amour, il vit en moi et je le lui dis". J'imagine que tu ne lui dis pas avec des grands messages d'amour, mais bon, entre un grand message d'amour et un petit, la différence de taille est question d'appréciation personnelle qui peut être fluctuante ; et puis plusieurs petits (surtout rapprochés), n'est-ce pas parfois comme un grand ? De toute façon, petit ou grand, le fond est le même, seule la forme change. N'est-ce pas jouer avec le feu, dès lors ?

gcd68
Je respecte la liberté des autres d'aimer ou non (d'exprimer ou non l'amour), par contre je ne supporterai pas que quiconque m'interdise d'aimer et d'exprimer mon amour, sauf la personne concernée évidemment. Non, personne n'a le droit d'exiger cela de moi.

Je précise que je parlais de mon cas personnel ! J'ai pas dit que tous les z'autres y devaient faire comme moi ! :P

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bodhicitta

le mardi 27 août 2013 à 22h09

bon ok j'vais p t etre loin dans mes comparaisons...

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Anarchamory

le mardi 27 août 2013 à 22h15

bodhicitta8
humm hum... mes sentiments <3 sont personnels ils ne dépendent de personne, je peux trés bien aimer une personne qui elle ne m'aime pas de la méme façon (on est tous différents donc on aime à notre façon de toutes façons) et je peux aimer sans amour en retour c'est "mon problème ça" on fait ce qu'on veut de nos sentiments. Je suis libre de chérir qui je veux
Il est évidant que c'est plus agréable quand c'est partagé, mais une fois que c'est dit (au moins 1fois) juste d'avoir des pensées plaines d'amour de bien bienveillances pour quelqu'un c'est le chérir aussi, l'aimer d'aprés moi.

OK pour la bienveillance (+) Mais l'"amouritié" ça implique davantage que de la bienveillance.

bodhicitta8
Je peux :-/ comparer cet amour à celui que j'ai pour mes animaux ( :-) ok désirs, sexualité en moins...) il y a un amour certain en retour de la part de mon chien mais par exemple mes cailles, je les aime aussi, j'aime prendre soins d'elles, les caresser, caliner ( :-) on a dit pas de sexe) etc mais elles est ce qu'elles m'aiment ? :-/ ça j'en suis pas certaine et j'm'en fiche un peu, je veux juste faire ce que je peux pour qu'elles soient le mieux possible. Là ou c'est comparable c'est que l'amour que je porte à un homme fait que je veux faire mon possible pour qu'il soit bien avec ou sans moi.

Ouaip mais essaye donc de caresser et câliner un homme qui ne t'aime pas, c'est pas sûr qu'il le prenne aussi bien que tes cailles ^^

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bodhicitta

le mardi 27 août 2013 à 22h22

Metazet c'est vrai que tu fais fort coté comparaisons... mais c'est claire...
oui une histoire de degrés aussi mais tu parles d'expression de cet amour, une fois exprimé, si il n'est pas partagé, tu le reprends et de le mettre à la poubelle?
je suis p t etre un peu cérébrale en fait... mais pour moi rien empêche d'y penser et le faire évoluer vers une forme qui nous convienne

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bodhicitta

le mardi 27 août 2013 à 22h29

Metazet "OK pour la bienveillance (+) Mais l'"amouritié" ça implique davantage que de la bienveillance. "
oui encore une histoire de degrés, degrés du rejet et degrés d'amour...
ça peut faire (trop) mal...
:-/ bé maintenant j'vais culpabilisé moi... c'est donc un peu un viol pour ces pauvres petites cailles :-( :-( :-(

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Anarchamory

le mardi 27 août 2013 à 23h50

bodhicitta8
Metazet c'est vrai que tu fais fort coté comparaisons... mais c'est claire...
oui une histoire de degrés aussi mais tu parles d'expression de cet amour, une fois exprimé, si il n'est pas partagé, tu le reprends et de le mettre à la poubelle ?

Non, ce qui est fait est fait, mais tu peux arrêter de l'exprimer, et l'idéal, selon moi, pour arrêter de l'exprimer, c'est qu'il cesse d'exister.

bodhicitta8
je suis p t etre un peu cérébrale en fait... mais pour moi rien empêche d'y penser et le faire évoluer vers une forme qui nous convienne

C'est quoi la différence avec ce que je propose ? Si je ratiboise une "amouritié" trop développée au regard du retour donné, je la fais donc évoluer vers une forme qui nous convienne, non ?

A moins que ton idée ça serait que celui qui a le plus petit degré d'"amouritié" pourrait lui aussi la faire évoluer, mais dans l'autre sens ?

bodhicitta8
Metazet "OK pour la bienveillance (+) Mais l'"amouritié" ça implique davantage que de la bienveillance. "
oui encore une histoire de degrés, degrés du rejet et degrés d'amour...
ça peut faire (trop) mal...

Non, là c'est carrément une différence de nature à mon avis. La bienveillance, tout le monde peut en avoir pour tout le monde à un degré maximal. La bienveillance ne peut pas faire de mal à autrui. Par contre, il est vrai qu'elle peut être inégalement répartie aussi, mais heureusement, la bienveillance n'attend pas de retour, par définition, sinon ce n'est plus de la bienveillance.

bodhicitta8
:-/ bé maintenant j'vais culpabilisé moi... c'est donc un peu un viol pour ces pauvres petites cailles :-( :-( :-(

Peut-être, qui sait ? :-D

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LuLutine

le mardi 27 août 2013 à 23h51

Sur la question de la non-réciprocité et le fait d'être incapable de "désaimer" quelqu'un, je rejoins assez bien gcd68 et bodhicitta.

Et donc je n'ai rien à ajouter à ce qu'elles ont dit pour le moment. :)

Mais on s'est un peu écartés du sujet je crois... ;)

PS : je viens de voir le dernier message de MetaZet et je voulais rajouter que si la bienveillance n'attend pas de retour, l'amour non plus !

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