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Comment aider mon amoureux à accepter le polyamour...?!

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ScottBuckley

le mercredi 25 mars 2015 à 18h39

aviatha
( ... )
Si les clauses sont différentes, dans les deux cas c'est une histoire de contrat, donc si on pouvait sortir de la paranoïa contre les "méchants monos qui veulent marquer le corps de l'autre au fer rouge pour bien montrer que c'est à eux sans se préoccuper de ce que l'autre désire", ça serait reposant, merci...

Oui, en effet, c'est souvent bien + subtil et/ou + compliqué que cela,
et puis il faut aussi savoir rassurer par des actes concrets (pas juste des "paroles") sa/ son/ ses partenaires, parfois au quotidien, et en fonction des personnes oser s'engager dans des actes, des valeurs, des contrats, des projets, des échéances de se revoir...
... et cela, que l'on soit plutôt "mono" ou "poly", s'engager à deux (ou +) sur des engagements inédits & uniques conclus à deux reste quelque chose qui pour moi me parle fort .
Il peut y avoir de la lâcheté dans le monoamour ou dans des relations non-exclusives, aucun-e n'en a le monopole .

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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maximum

le mercredi 25 mars 2015 à 22h19

strega

je te lis à l'instant et je trouve que tu exprimes d'une façon claire certaines choses qui étaient confuses à exprimer pour moi jusqu'alors.
je suis dans la situation d'un "sans doute mono" conjoint d'une partenaire nouvellement poly (30 ans de vie commune).ce que tu dis sur certaines relations qui "surpassent" les autres ainsi que l'idée d'engagement dans une relation (amoureuse, amicale filiale..) tout cela me parle.
je veux penser ma relation "primaire "et ancienne comme un engagement réciproque, comme un"socle" avec du sublime mais aussi (trop souvent) du moins beau comme tu dis (elle me dit que c'est de cet ordre là, et que c'est BIEN là .
Je veux aussi penser sa nouvelle relation comme une source d'équilibre ( épanouissement, croissance) pour elle et bénéfique à "notre" socle comme une composante nouvelle et entière de notre histoire commune: pas seulement (peut-être) l'effet d'un moment mais un autre "engagement" à vivre ensemble.

Tes mots m'ont fait du bien , merci.

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Strega

le jeudi 26 mars 2015 à 09h24

@ maximum

Heureuse de t'avoir fait du bien. :-)

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LuLutine

le vendredi 27 mars 2015 à 02h05

Nurja
Je pense que cette fixette (comme tu dis) est assez répandue dans la société actuellement.

C'est mon observation aussi, même si je ne peux pas en tirer de stats (il faudrait les faire sur toute la population, pas seulement sur les personnes que j'ai pu croiser dans ma vie).
Cela dit aviatha n'a pas de stats non plus (ou bien elle n'a pas donné ses sources), bref chacun(e) a simplement ses observations, qui ne permettent pas de conclure.

aviatha
de la NRE qui dure plusieurs années, et je ne suis pas sûre que ça corresponde à la définition dans ce cas.

La NRE peut durer plusieurs années.
Chez certaines personnes en effet, la NRE "efface" l'envie d'entretenir d'autres relations.
Chez d'autres, non.

Strega
(l'amour étant pour Misrahi la joie que l'on a de savoir que l'autre existe).

Belle définition !
J'ai de l'amour pour beaucoup, beaucoup de personnes ! :)

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Gir (invité)

le jeudi 19 juillet 2018 à 09h49

Désolé mais pour un mono le seul moyen d'accepter la situation poly de son conjoint c'est de régresser dans ses sentiments et pour ce faire avoir aussi des aventures de son côté afin de connaitre d'autres personnes. Car le mono l'est car il se focalise sur son ou sa partenaire comme si il n'y avait que lui/elle... en ayant des liaisons avec d'autres personnes ça permet de découvrir que son conjoint n'est pas unique, et s'attacher à ces autres personnes et moins à son conjoint. Il n'y a pas d'autres solutions... un mono ne vivra jamais bien une relation poly de son conjoint si il entretien son coté mono... et oui désolé pour les poly il y a un prix à payer et faudra aussi accepter que votre mono aille voir ailleurs.

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bidibidibidi

le jeudi 19 juillet 2018 à 10h21

Premièrement, tu n'as pas à être désolé pour nous. Si nos partenaires veulent s'ouvrir à d'autres relations, ça ne nous dérange pas.
Deuxièmement, il existe sur ce forum pas mal de témoignages de couple mono/poly qui durent depuis un certain temps sans que le mono ait eu à changer son comportement.
Le seul point sur lequel je te rejoindrai, c'est que pour qu'une relation mono/poly soit viable, il faut que ce soit la relation primaire dudit poly. Sinon, sur le long terme, le mono va être frustré du manque d'investissement de son partenaire.

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bonheur

le jeudi 19 juillet 2018 à 11h22

Je confirme, ne surtout pas se sentir désolé pour moi, mais alors pas du tout !

Depuis plus de 10 ans maintenant, et avant de connaitre le mot polyamour, mon mari et moi vivons suivant notre volonté : aimer au pluriel pour moi ; aimer au singulier pour lui.

Par contre, s'il m'annonce être amoureux, je saute de joie. L'amour le rend heureux autant qu'il me rend heureuse... l'amour me rendu heureuse autant qu'il le rend heureux... un effet boule de neige que l'on vit très bien. Bon, oui, il y a les peines de coeur et les difficultés, qui font aussi boule de neige. Alors nous sommes toujours là l'un pour l'autre.

Le fait est qu'il ne désire pas donner corps à l'amour, autre que celui de notre couple. Non pas qu'il soit insensible, mais il ne veut pas se compliqué la vie avec d'autres amours. Mais tout à fait, Gir, un jour peut-être et ce serait merveilleux !!!

A la maison, le polyamour est connu de tous. Mes collègues, enfin ceux qui s'intéressent, mes enfants qui le vivent bien (ils ont dans les 20 ans aujourd'hui), mes parents (qui n'approuvent pas), mes amis qui ne peuvent le devenir que s'ils sont ouverts...

Moi ce qui m'inquiète avec les personnes qui veulent rendre la monnaie de sa pièce (problème de couple) c'est de faire subir à une tierce personne (l'élément choisi en dehors du couple) les conséquences d'un amour qui n'en n'est en fait pas un. Se servir d'un être humain et de ses ressentis pour le manipuler à des fins d'une vengeance personnelle. C'est malsain, je trouve.

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antithèse (invité)

le vendredi 20 juillet 2018 à 16h02

Ne pas confondre un.e «  mono » (que ce mot raccourcit vraiment tout, y compris la dimension poétique et complexe de l'être, mais bon!) avec une personne qui ne rêverait que de la famille nucléaire. Il y a des «  monos » célibataires, des «  monos » chez qui sommeille un poly, qui sait, des «  monos » qui ne cherchent pas à se définir eux-mêmes au regard d'une relation, quelle qu'elle soit d'ailleurs...
Il y a donc des «  monos » – et des femmes aussi même que - qui se retrouvent plutôt à leur aise dans ce que le polyamour peut proposer. Je dis bien «  proposer », non pas que tout soit à prendre et encore moins à laisser, mais les variations en terme de composition sont tout de même assez riches pour qui ne se retrouve pas dans la vie de couple sous un «  mono-toit ». Et nous sommes sans doute plus nombreux.ses que certains témoignages ne le laissent présager.
Alléluia ! Justice pour celleux qui se croyaient hors circuit à ne pas vouloir ce que la majorité se donne tant de mal à désirer et à construire. Il y a dans le polyamour une dose record de féminisme au-delà du genre, hein, une forme d'émancipation sociale en général. Cela offre un véritable espace d'appropriation ou de réappropriation de sa vie, de ses projets personnels, professionnels, divers et variés. On pourrait même parler d'un espace de création relationnelle dont le rapport au temps peut s'inventer, et carrément perdurer, sans pour autant s'enliser dans les difficultés du quotidien. Ça peut séduire des «  monos » d'échapper à la routine du couple. Quitte à passer à côté de son lot de bonheurs aussi, à ne jamais minimiser dans un véritable couple, mais c'est le jeu, et certain.e.s s'y font plus que bien.
Je ne ferai aucune apologie naïve du polyamour pour autant. Cela reste des relations avec leur lot de tensions, de crises parfois, d'organisation contraignante souvent... mais évidemment pas plus que dans un couple monogame établi. Cela exige une écoute plus affinée, une attention et un engagement renouvelés là où la vie de couple exclusif pourrait très bien en faire trop fréquemment l'économie avec les années. Relations primaires, principales, secondaires... ce que vous voulez mais «  secondaire » ne veut surtout pas dire annexe.

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