Participation aux discussions
Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
Topper
le mercredi 19 août 2026 à 14h12
Bonjour @Enrique,
Je suis désolé pour ta situation et je comprends ton désarroi. Tu te confrontes à une réalité bien difficile et commune.
Comme le dit ta compagne, lorsque l'on est une femme hétéro, c'est très facile de faire des rencontres. Un profil vide de rencontre avec juste marqué "femme" et ton compteur de likes explose en quelques minutes. C'est d'une absurdité totale mais c'est le marché actuel de la rencontre.
L'envers du décor est qu'il y a une quantité d'hommes qui cherchent désespérément et tentent tout et n'importe quoi. Parmi ceux-ci, des hommes célibataires qui cherchent une relation monogame, d'autres qui enchainent les plans d'un soir, mais aussi une proportion considérable d'hommes en couple, et forcément ça crée un déséquilibre et une saturation du marché.
Pour les femmes, c'est donc incroyablement facile de s'offrir du sexe (de qualité variable) dans l'heure qui suit. Par contre, dès qu'il y a une attente minime, c'est très compliqué de trouver quelqu'un de valable.
En ce qui te concerne, tu es noyé dans la masse. Il est donc à la fois très difficile d'apparaitre, de capter l'attention, et que la personne en face creuse suffisamment pour être séduite par ta personnalité qui peut faire la différence étant donné qu'elle a déjà de nombreuses conversations en cours.
En outre, nous sommes dans une société majoritairement monogame. On a pas de statistiques sur le sujet, mais il suffit de t'imaginer un groupe de gens de ton entourage et déterminer lesquels sont polyamoureux ou non-monogames. Extrapole pour avoir un pourcentage et ça te donne une idée des personnes a priori compatibles sur un service de rencontres.
Ensuite, tu es dans une tranche d'âge qui correspond à une génération qui s'est construite avec pour seul mode relationnel possible, la monogamie. Tu as donc encore moins de chance de trouver des personnes qui s'imaginent dans autre chose comme relation.
Pour avoir connu le passage à la quarantaine en étant polyamoureux et sur les applications de rencontre, j'ai remarqué une chute considérable des contacts à partir de 41 ans. La raison est simple, les utilisateurs mettent des chiffres ronds dans leurs critères de recherche, et donc tu n'es soudainement plus visible pour une quantité de personnes qui mettent 40 comme limite maximale.
Une fois que tu cumules tout ça, tu te rends comptes que la probabilité de rencontrer quelqu'un pour une relation polyamoureuse est extrêmement faible.
Ce n'est cependant pas impossible. Tu peux prendre ta compagne pour exemple. Il y a d'autres femmes comme elles, il faut cependant avoir la chance de tomber dessus, ou plutôt qu'elles tombent sur toi. Je te conseillerais de privilégier les services de rencontre qui proposent de mettre des profils conséquents. Les femmes qui passeront par là pourront déjà en savoir plus sur toi avant même de débuter une discussion. Parle de ta situation, de ta personnalité, de tes envies et éventuellement de quelques intérêts spécifiques si tu en as.
Essaie de faire des rencontres dans des endroits où tu pourrais trouver des personnes compatibles. Par exemple, tu peux aller dans des cafés poly. Tu y rencontreras des personnes polyamoureuses ou qui souhaitent vivre ce mode relationnel. Ce sera notamment l'occasion d'aborder les problématiques que tu rencontres et peut être créer du lien qui t'amènera à développer une relation.
Tu peux également aller en soirée sexpo. C'est quelque chose que tu peux faire avec ta compagne. L'idée est quand même qu'une fois sur place vous ne soyez pas collés ensemble pour vous mêler aux autres. Tu y trouveras une population ouverte et tolérante. Les personnes participantes ne sont pas forcément non-monogames ou souhaitant y faire des rencontres en vue d'avoir une relation, c'est néanmoins un contexte où on est invité à avoir une certaine intimité avec d'autres personnes, ce qui peut éventuellement amener à avoir envie de se revoir même si ce n'est pas le but initial.
Discussion : Découverte non choisie du polyamour de ma femme, besoin de témoignages
Topper
le vendredi 14 août 2026 à 13h34
Tu as tout a fait raison d'affirmer que ce qu'elle vit n'est pas du polyamour. Comme l'a dit @Caellan, il y a une notion centrale dans le polyamour qui est l'éthique relationnelle. Je ne vais pas faire le détail de ce que cela implique, il y a une multitude d'ouvrages sur le sujet et c'est dans les premières lignes de la page Wikipédia sur le sujet.
Te cacher des choses pour te ménager parce que tu passes par une période difficile n'est pas éthiquement correct. Et quand bien même cela pourrait être débattu, elle n'a pas respecté le contrat moral qui vous liait et c'est incontestable.
Elle se sent polyamoureuse ne veut pas dire grand chose pour moi. Je pense qu'elle n'a pas la moindre idée de ce que c'est réellement. Ce n'est pas une attaque personnelle quand je dis ça. Ce ne serait pas la première personne débutante qui pense ça et qui est a des années lumière de comprendre tout ce que cela implique. Et c'est normal, car ce n'est pas ce qu'elle vit.
Cela peut être un mode de vie qui l'attire, une aspiration, mais ça s'arrête à peu près là. Aujourd'hui, elle entretient une relation avec une personne extérieure à son couple historique avec qui elle partage de la sexualité, et elle trouve ça cool. Cela ne fait pas d'elle une personne profondément polyamoureuse pour autant.
Elle n'a absolument rien déconstruit du couple monogame et de tous les mécanismes qui lui sont liés, car elle n'a pas eu besoin de le faire. Elle a la place avantageuse où elle a son couple monogame exclusif qui n'a pas fondamentalement changé, et une relation supplémentaire. C'est très confortable. Elle a la position de la personne qui profite (même si là c'est le bordel parce que ça a été découvert). Ce n'est pas une critique. C'est normal. Il faut juste avoir conscience que la perception est faussée.
Des histoires comme la vôtre, on en voit passer régulièrement. On retrouve très souvent les mêmes étapes.
La personne qui n'est pas à l'initiative de l'ouverture du couple morfle et se retrouve à devoir beaucoup travailler sur ses insécurités, sur sa représentation du couple, sur sa dépendance affective, sur sa jalousie, sur sa possessivité, son rapport à l'amour, son rapport à la sexualité, puis débute une déconstruction monogame. La personne se documente, fait des recherche, réfléchit à tout ça. Fait parfois une thérapie, de l'introspection.
La personne qui profite de l'ouverture du couple ne travaille rien du tout car elle n'est confrontée à rien. Elle n'a pas besoin de travailler quoi que ce soit et remettre en question ses modes de pensée. Elle est dans une phase "je vis ma meilleure vie". Vient un moment, souvent de nombreux mois plus tard, ou l'autre fait de nouvelles rencontres, et explore également le polyamour. Là, c'est comme se prendre le mur de la réalité de plein fouet. Lorsque ça survient, c'est panique à bord et le polyamour c'est finalement plus si bien que ça. Parfois, cela demande à refermer le couple ce qui est très mal vécu par la personne qui ressent un puissant sentiment d'injustice.
Lorsque ta femme aura expérimenté réellement des situations de la vie polyamoureuse, elle comprendra ce que ça implique.
D'ailleurs à ce propos, il est primordial d'aborder le sujet de ta liberté. Que tu en profites dans l'immédiat ou non, cela doit être quelque chose de possible pour toi.
Discussion : Découverte non choisie du polyamour de ma femme, besoin de témoignages
Topper
le vendredi 14 août 2026 à 10h32
Bonjour @GalaxInvader,
Je n'ai pas été dans ta situation mais pour reconstruire la confiance, il faudrait au minimum repartir sur une base saine.
Peu importe ses motivations, que ce soit murement réfléchi ou non, votre situation de couple, sa frustration, étant donné que vous étiez un couple monogame, vous aviez un contrat moral implicite comprenant une exclusivité sexuelle et amoureuse. Or, elle n'a pas respecté ce contrat moral. Comment avoir confiance dans ce cas là ? Ce n'est pas possible. Quelle valeur a sa parole ? Aucune.
Je pense qu'il faudrait qu'elle fasse preuve de remords, qu'elle exprime une culpabilité et qu'elle se rende compte qu'elle a fait une erreur. Egalement, qu'elle cherche à réparer le lien qui s'est considérablement fragilisé par sa faute.
Si elle se cherche des excuses en disant quelque chose comme "j'ai des besoins et c'est comme ça", ce n'est pas le cas.
Avoir des pratiques sexuelles, peu importe lesquelles, n'est pas un besoin. Elle ne va pas mourir si elle ne le fait pas. C'est un fait. Les mots utilisés ont leur importance et c'est à garder en tête. Ce qu'elle a est une envie. Ce qui est complètement différent, car une envie ça se gère.
Se convaincre que c'est un besoin n'en fait pas un besoin pour autant. C'est une contorsion intellectuelle assez commune dans ce genre de situation. C'est juste une façon de justifier la légitimité de ses actes.
Se dire polyamoureuse alors que ce n'est absolument pas le cas (comme l'a très bien relevé @Caellan précédemment), est aussi une manière de se justifier et dire que ce serait dans sa nature alors elle ne peut pas faire autrement, sinon elle ne serait pas vraiment elle-même ou d'autres poncifs du même genre. Beaucoup de personnes se cachent derrière le polyamour pour justifier l'adultère lorsqu'il est découvert, comme si ça rendait la trahison plus acceptable.
Selon-moi, si elle reste dans cette position de légitimité, vous ne pourrez pas reconstruire une relation de confiance car rien ne l'empêcherait dans le futur de faire ce qu'elle souhaite sans te prendre en considération.
Pour bien faire, tout ce qui concerne ses incartades devrait être mis en suspend sur une période que vous pouvez définir. Le but est de créer un contexte d'apaisement dans le couple pour :
- se donner le temps de réfléchir à vous en tant que couple, ce qui vous lie, ce que vous souhaitez pour le futur,
- se donner le temps de réfléchir à vous en tant que personne, vos aspirations, vos frustrations, vos manques,
- communiquer en profondeur sur ses envies, sur les tiennes (à ne pas oublier),
- communiquer sur vos exigences dans le couple (affectifs, sexuels, complicité, etc.),
- instaurer un nouveau contrat moral puisque celui qui était en vigueur n'a plus cours.
Discussion : Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly
Topper
le mercredi 29 juillet 2026 à 13h47
Bonjour @Xaltar,
Tu peux te référer à la page Wikipédia : Des personnes qui ne sont pas polyamoureuses peuvent être engagées dans des relations non exclusives : on parle alors de personnes « polyaccueillantes » ou « polyacceptantes ».
Si on s'en tient à ce que tu décris dans ton message, tu es donc une personne polyacceptante.
Toutefois, même si aujourd'hui tu ne ressens pas l'envie ou le besoin d'avoir d'autres relations, mais que tu adhères totalement au mode relationnel polyamoureux, que hypothétiquement tu es ouvert à cumuler plusieurs relations amoureuses, tu peux te présenter comme une personne polyamoureuse.
L'intérêt de te désigner ainsi est de communiquer aux autres une adhésion à un mode relationnel. A voir si c'est vraiment pertinent pour toi.
Discussion : Premiers pas dans une relation polyamoureuse
Topper
le mercredi 29 juillet 2026 à 11h39
Bonjour @neilyoung, la situation me parait plutôt claire. Tu ne dois pas attendre une grande implication de sa part, du moins à court terme. Elle sort d'une relation dont la rupture a été difficile et si elle t'en a parlé de cette manière, c'est qu'elle se sent encore fragile. Son comportement et sa capacité à lâcher prise est fortement affectée.
En outre, le fait qu'elle précise ne jamais dire "je t'aime" et l'absence de signe d'affection en public, démontre quelqu'un qui est dans le contrôle et la retenue. Il ne faut pas t'attendre à ce que ça change à ce niveau là, surtout dans la période qu'elle traverse actuellement.
Tu dois d'abord déterminer si ses limites te conviennent dans le cas où rien ne change. Tu dois te projeter dans le long terme et ne pas te contenter d'un "ça va, c'est pas facile mais je gère". C'est le début, tu as donc une meilleure capacité d'adaptation. Avec le temps, ce qui te dérange un peu aujourd'hui va prendre de plus en plus de place. Alors si tu sais d'avance que ce genre de dynamique va te poser problème, je te conseillerais d'arrêter cette relation le plus rapidement possible.
C'est bien de lui laisser de l'espace si c'est ce dont elle a besoin. Par contre, ne pense pas à sa place. Laisser de l'espace peut être mal interprété, comme du désintérêt. Demande lui ce qu'elle souhaite comme interactions à distance. Si elle ne sait pas parce qu'elle est perdue, propose plusieurs alternatives. Si elle n'arrive pas à choisir, tentez une certaine manière une semaine, et voyez si ça vous convient à tous les deux.
Elle est non-exclusive. Je te conseille donc d'être prudent sur ta propension à te monogamiser avec elle. Ne mets surtout pas toutes tes billes sur cette femme. Continue de faire d'autres rencontres et explorer d'autres relation pour éviter la dépendance. Cela évitera de faire reposer intégralement sur elle tes besoins relationnel.
Discussion : Gérer le temps entre deux relations, vous faites comment
Topper
le dimanche 26 juillet 2026 à 20h58
Bonjour @emma_35, tu cumules combien de relations en simultanée ? Sinon, tu as quelle charge mentale dans le quotidien ou concernant les tâches ménagères par rapport à ton partenaire de vie ? Des enfants ? Des passions ou autres activités prenantes ?
Discussion : Difficile de gérer la jalousie au début — vous avez des conseils ?
Topper
le vendredi 24 juillet 2026 à 11h25
Bonjour @PaulineM,
Je suis un ancien très possessif et jaloux et je l'étais au moment d'ouvrir le couple. Je comprends très bien ce à quoi tu fais allusion. Je savais où j'allais en faisant ce choix et ce n'était pas une surprise que j'allais morfler.
Cela a effectivement très compliqué à gérer, et c'est peu de le dire. Ce fut vraiment une épreuve, d'autant plus que ma compagne a été particulièrement rapide dès le départ. Elle a notamment fait sauter en moins d'un mois toutes les règles qu'elle avait elle-même tenu à mettre en place pour être sereine à l'ouverture du couple. Autant dire que dans ce contexte, c'était insécurité maximale.
L'inattention en pleine conversation, les sourires devant un message, les rires au téléphone... l'ENR à intensité maximale, et la mâchoire se crispe, le coeur se serre.
C'est simplement une réaction à la perte de l'exclusivité. Etre en accord avec ce nouveau mode relationnel est une bonne chose. C'est déjà quelque chose auquel se raccrocher quand ça pique, pique, pique, un peu quand même.
Il faut cependant du temps pour se confronter aux nombreux changements. Il y a ceux auxquels on se prépare, comme le fait que notre partenaire sera absent et avec une autre personne (cela ne signifie pas que c'est simple pour autant). Et il y a ceux que l'on anticipe pas, comme des changements d'attitude, une relation extérieure qui prend de la place dans le quotidien, qui s'immisce partout. C'est encore plus compliqué.
Comme notre cerveau se sent en danger, il est en alerte maximale et cherche en permanence les petits indices qui devraient te faire fuir la situation. Un mécanisme d'une efficacité redoutable pour te forcer à réagir.
Ce qui m'a permis de passer cette phase turbulente et éprouvante :
- Lâcher prise sur ce dont je n'ai aucun contrôle. Peu importe comment évolue les choses, je ne peux pas agir sur ce que ma partenaire est en train de vivre et ressentir. Si ça fait qu'elle s'éloigne et me quitte, ce n'est pas en étant angoissé ou en paniquant que ça va changer quoi que ce soit.
- Je peux agir sur ce que je suis, sur ce que je peux améliorer chez moi, comme être le meilleur chéri possible, ou le soin apporté à ma relation. Cela améliore notamment l'estime de soi, ce qui a un effet très bénéfique. Cela permet notamment de se sentir en capacité de rebondir si ça foire et réaliser sa propre valeur.
- Je ne veux rien de caché ou tabou. A la base c'est une forme de contrôle sur ce qu'il se passe, mais aussi pour éviter les malaises et les stratégies de dissimulation. Egalement pour favoriser la complicité et les échanges. Me rappeler que c'est ce que je veux, aide à passer ces moments.
- Faire le deuil de la monogamie. Accepter que je n'ai plus le privilège de l'exclusivité sexuelle et amoureuse, que l'autre a ses histoires et je n'en fais pas partie.
- Abandonner l'exclusivité pour se rassurer dans la relation. Se rappeler que la monogamie n'a jamais empêché quelqu'un de quitter un partenaire. Trouver des moyens de réassurance autre. En ce qui me concerne, c'est considérer le foyer comme une cage, fermée dans un mode relationnel monogame, ouverte dans un mode relationnel non-monogame. Si elle est ouverte et que l'oiseau revient, c'est la meilleure preuve de son envie d'être là. Lorsque la cage est fermée, c'est l'assurance de rien du tout.
- Etre patient, laisser le temps faire les choses. A force d'être confronté toujours aux mêmes choses, ça les rend moins impactantes. Cela devient la normalité.
Discussion : Relation monogame avec une polyamoureuse
Topper
le samedi 04 juillet 2026 à 11h23
Kirilov
Le point qui m’inquiète le plus est la compétition/négociation permanente qu’il risque d’y avoir pour l’emploi du temps, avec une asymétrie, dans la mesure où elle est ma partenaire exclusive alors qu’elle-même a un autre partenaire, mais nous verrons cela à l’usage.
De toute évidence, ta femme, même si elle a un besoin de liberté et de s'extraire du couple monogame, elle porte une importance indéniable à votre relation. Si c'est un rythme relativement régulier et habituel, il ne devrait pas y avoir de tension autour de ça. Il vous faudra pour ça être souples, et compréhensifs.
Là où ce sera sans doute compliqué pour toi, c'est de ne pas tourner en rond pendant qu'elle est en compagnie de cet autre homme. Autant que possible, tu dois anticiper ces moments (et tu peux demander à ce que tu sois prévenu assez en avance) pour trouver des occupations.
Selon-moi, dans ta situation, il y a deux choses inquiétantes.
La première est que tu énumères un certain nombre de certitudes qui ont un objectif de sécurisation et qui sont contre-productives. "comblée avec ses deux relations", "ne pense pas en vouloir d'autres", "ne souhaite pas le voir plus qu'une ou deux fois par semaine", "pas de relation sexuelle". Le problème dans ces affirmations est que ça peut autant rester ainsi que changer d'ici deux semaines. Personne ne peut le prévoir, ni elle, ni toi. Elle peut aussi s'en convaincre en étant profondément sincère sur sa position actuelle mais que demain ce sera différent. Elle n'est cependant pas du tout immuable. Il faut prendre en compte également qu'il y a une troisième personne dans l'équation qui a aussi une influence non négligeable dans l'évolution de tout ça.
Il ne faut rien prendre comme argent comptant. Non seulement parce que tout peut évoluer extrêmement vite, mais aussi parce que tout est libre à interprétation. Par exemple, qu'est-ce que c'est une relation sexuelle ? Cela peut être une appréciation très variable d'une personne à l'autre. Pour certaines, ça désigne un coït. Pour d'autres, une fellation ou un cunnilingus, c'est une relation sexuelle. Pour d'autres, des attouchements, c'est déjà une relation sexuelle. Pour d'autres, s'embrasser c'est sexuel. Peu importe la définition réelle. Chacun peut avoir une représentation différente de ce que ça désigne et surtout s'arranger avec la réalité pour garder bonne conscience.
Aussi, se voir une fois par semaine, c'est différent lorsque c'est quelques heures, puis lorsque c'est la nuit incluse, puis toute la matinée qui suit, puis le week-end entier. Cela reste pourtant dans le cadre de "une fois par semaine" mais ça grapille peu à peu au fur-et-à-mesure que la relation évolue.
Tu dois absolument te préparer à ça pour éviter des déceptions successives et de mauvaises interprétations sur les motivations de ta femme. Ce sont des choses qui ont une forte probabilité d'arriver, même avec la meilleure volonté de chacun pour que ça n'arrive pas.
Les certitudes de ta femme sont valables à l'instant où elle les dit aussi honnête et transparente soit-elle. Cela n'a aucune valeur pour le futur.
Ce n'est pas une bonne stratégie de dire ce genre de chose pour elle non plus. En cas de changement (et il y en aura), ce sera d'autant plus difficile de te le communiquer car ce serait revenir sur sa propre parole. Cela pourrait être vécu comme des trahisons et des renoncements. Tu peux la sensibiliser à ça.
La seconde chose inquiétante est que tu acceptes la situation pour ne pas la perdre, mais que tu n'y adhères pas du tout. Et il y a une différence entre y adhérer et le pratiquer. Tu peux tout à fait trouver ça très bien pour les autres et ne pas vouloir plusieurs relations. Il y a des personnes poly-acceptantes qui le vivent très bien. Toutefois, elles le vivent bien parce qu'elles ont fait évoluer leur vision des relations et ne sont plus dans une conception monogame.
Cela ne semble pas être ton cas et je ne connais pas d'exemple de personnes rigoureusement monogames qui acceptent sans souffrance la non-monogamie de leur partenaire. Il y a forcément des fonctionnements qui se confrontent.
Je t'invite donc très sérieusement à prendre ce point de réflexion personnel en considération.
Discussion : Relation monogame avec une polyamoureuse
Topper
le vendredi 26 juin 2026 à 10h11
Bonjour @Kirilov,
Je n'ai pas été dans la situation d'une personne monogame partageant une relation avec une polyamoureuse, mais quand on entre dans la non-monogamie ou le polyamour, on arrive avec toute notre construction monogame.
On peut donc s'estimer polyamoureux parce qu'on adhère à ce mode relationnel, mais avoir tout un fonctionnement monogame qui va rendre les choses difficiles voire impossibles.
Pour bien vivre les relations libres, il n'y a pas d'autre choix que de déconstruire la monogamie, c'est à dire remettre en question tous les modes de pensée et mécanismes qu'on peut avoir et qui sont liés à la monogamie (posséder l'autre, dépendance à l'autre, couple unique, concept de "construction" de la relation, exclusivité sexuelle et amoureuse, escalator relationnel, etc).
Ton anxiété vient de deux choses : une incertitude du futur et une absence de contrôle sur l'autre.
Le couple monogame offre une certaine sécurité grâce à l'exclusivité qui restreint la liberté de l'autre à développer des relations fortes avec d'autres personne. C'est évidemment illusoire mais au-delà de ça, ce sentiment de sécurité est apporté par la prévisibilité dans la relation. C'est notamment le principe de l'escalator relationnel sur lequel toutes les étapes de la vie de couple se succèdent plus ou moins de la même manière. Ces étapes représentent ce que la plupart des gens appellent la construction du couple. Que ce soit quelque chose de connu et attendu est extrêmement sécurisant.
Lorsque l'on quitte la monogamie, ce sentiment de sécurité, même si il est basé sur rien de tangible, disparait complètement. Il n'y a plus de repères sur lesquels s'appuyer. Il n'y a plus l'autre qui nous appartient et qui fait que l'on est pas seul.
Il y a donc une résistance qui s'opère en soi et qui occasionne une souffrance. Cette résistance vient du fait que l'on accepte pas la situation, et on ne fait pas le deuil du couple monogame et la relation telle qu'elle était. Pourtant, elle a déjà changé et ne reviendra pas en arrière.
On peut ne pas accepter ce changement et ne pas être en accord avec cette liberté, mais dans ce cas il y a une incompatibilité et il faut mettre un terme à la relation et le plus tôt est le mieux.
Si vraiment tu veux poursuivre dans cette voie, tu dois déterminer pour quelle raison tu le fais.
Parce que "je l'aime" est selon-moi la plus mauvaise raison ou elle n'est pas suffisante. La plupart du temps, les gens en souffrance qui viennent ici sont dans une situation qu'ils n'acceptent pas parce qu'ils aiment l'autre. Pire, ils n'arrivent pas à s'en extraire parce que à chaque conseil qu'on leur donne ils vont opposer un "oui mais je l'aime".
Aimer la personne, peut être cependant une raison qui pousse à faire évoluer sa propre façon de penser. Cela peut être aussi vouloir son bonheur et ne pas être un obstacle à son épanouissement.
Selon-moi, la raison qui doit te motiver est d'être en accord avec ce que représente le polyamour dans la théorie. Si tu trouves ça bien, que tu l'acceptes et que tu as une envie profonde d'être polyamoureux, alors c'est déjà un premier pas pour voir ta relation autrement.
Il est primordial de voir l'autre comme une personne libre et indépendante qui fait le choix d'être en relation avec toi, et non comme quelqu'un qui est avec toi, parce que vous faites "couple", parce que c'est ce qui est attendu dans la société, parce que vous vous possédez l'un et l'autre et que vous pouvez le contrôler.
Par exemple, le fait d'imposer une exclusivité sexuelle est un contrôle sur ta partenaire qui ne peut pas disposer de son corps comme elle le souhaite. Qu'elle prenne du plaisir sexuel avec quelqu'un d'autre ou non, ça ne change strictement rien pour toi. Ce n'es pas parce qu'elle fait pas de sexe avec un autre homme que vous en ferez plus tous les deux ou que ce sera de meilleure qualité (c'est en réalité plutôt le contraire). Par contre, tu lui retires quelque chose à elle en ayant la propriété exclusive de certaines parties de son corps. Cela ne retirera jamais rien à ses envies, qui faute d'être comblées, peuvent être exacerbées par l'interdit. Cette frustration peut provoquer conflictualité, irascibilité, dépression, comportements déraisonnables et amener à terme à ce qu'elle mette un terme à la situation d'une façon ou d'une autre.
Rien n'empêche de fixer des règles qui sont une bonne façon de créer un cadre qui évolue en fonction de l'évolution de chacun. Cela permet de se faire petit à petit à ce grand changement. Encore faut-il avoir en tête et exprimer le fait que c'est amené à évoluer.
De ton côté, tu dois travailler sur tes peurs. Concernant cette exclusivité sexuelle, tu dois chercher en toi ce que provoque cette perte d'exclusivité et comment te rassurer autrement. Tu peux ensuite faire évoluer ta pensée notamment en ayant un certain lâcher prise. Par exemple, tu peux te dire que le fait de partager du sexe ensemble alors qu'elle peut tout à fait en faire avec d'autres personnes est la meilleure preuve de son désir pour toi.
Cette façon de se rassurer en prenant le contexte de liberté comme la meilleure preuve de l'envie de l'autre d'être à nos côté, sans obligation, sans pression sociale, est applicable à absolument tout.
Discussion : S'autoriser a relationner avec d'autre gens en même temps
Topper
le samedi 20 juin 2026 à 09h52
Bonjour @Soum,
Il est normal et naturel d'angoisser en ayant peur que certaines situations se reproduisent. Ton cerveau est prévu pour ça afin de te protéger. Ta vie n'est pas en jeu alors ce n'est pas un mécanisme très utile, il est néanmoins là et il faut le gérer.
C'est un réflexe cohérent aussi de prendre de la distance. Pas de relations amoureuses, pas de souffrances liées à des relations amoureuses. C'est simple et efficace mais est-ce vraiment ce dont tu as envie ?
Par exemple, lorsqu'une amoureuse actuelle dit certaines phrases ça me stresse parce que dans une relation précédente c'était annonciateur de crises violentes. Ce n'est pas évidemment pour moi de rationnaliser et me dire que ce n'est plus le même contexte. C'est un vrai travail de déshabituer le cerveau à certaines alertes.
Dans ton cas, dans la précédente relation il y a eu une trahison concernant votre contrat moral. Là ce n'est pas le cas et tu anticipes simplement le pire avec rien de concret. Tu prends son envie de voir quelqu'un d'autre comme une preuve qu'elle s'éloigne de toi. Or, c'est juste une preuve qu'elle a envie de rencontrer quelqu'un, ce qui n'a rien à voir avec ses envies qui te concernent.
Mes conseils :
Répète toi que chaque personne/situation est différente et ce qu'il s'est passé avec une relation précédente ne va pas se reproduire à l'identique.
Fais en sorte d'être le meilleur partenaire possible. Si tu as des lacunes, travaille dessus. Si on te fait des reproches ou des remarques négatives, prends en compte pour t'améliorer. C'est bon pour la confiance en toi et tu pourras te dire que tu as fait du mieux que tu pouvais si elle s'éloigne malgré tout.
Si il y a des moments difficiles à gérer, laisse passer du temps de 24 à 48h pour digérer les émotions négatives. Ensuite, il est plus facile d'analyser ce que tu as pu ressentir et d'où ça vient. Tu peux alors décider de si c'est opportun de l'évoquer avec ta partenaire.
Si ça ne va vraiment pas, communique avec ta partenaire. Explique ce par quoi tu passes. Selon la situation, tu peux dire que c'est un problème, impliquant des choses à discuter ou corriger. Tu peux aussi dire que c'est pour la mettre au courant et partager ce que tu ressens mais que ce n'est pas un problème, c'est à toi de gérer ça, et il n'y a rien de particulier à corriger.
Réagir par de la distance, de la froideur, de l'irascibilité, est extrêmement négatif et abime la relation. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. L'autre ne comprend pas ce qu'il se passe et peut interpréter n'importe quoi et prendre de la distance à son tour, ce qui est clairement l'attitude attendue opposée.
Si ça va bien, communique avec ta partenaire. C'est bien de dire quand il y a des difficultés, c'est aussi important de valoriser ce qui fait que vous vous appréciez, attirez, aimez.
Discussion : Je découvre le polyamour et... J'ai peur
Topper
le vendredi 05 juin 2026 à 17h11
Bonjour @aruku4round,
Pour ce qui est de la compréhension de ce que tu ressens, tu as probablement des réflexes de pensée monogame.
Dans la monogamie, lorsque ton/ta partenaire développe une romance ou montre de l'intérêt à une autre personne, cela signifie que la personne va s'éloigner de toi et te remplacer. Il n'est pas concevable de cumuler des relations amoureuses. Il y a donc un moment où un choix s'impose. De fait, cela te met fatalement dans une position d'insécurité.
Ce n'est pourtant pas quelque chose qui s'applique aux relations non-monogames. Une personne ne remplace pas l'autre car il n'y a aucune obligation d'exclusivité. Dans ce contexte, si quelqu'un s'éloigne de toi ou te quitte, c'est que ça vient de votre relation, pas d'une autre relation. A l'inverse, si ton/ta partenaire reste avec toi, c'est sa volonté.
Tu as davantage de certitude sur l'envie profonde de ton/ta partenaire de partager sa vie avec toi dans la non-monogamie plutôt que dans la monogamie où il y a un poids sociétal qui pousse à rester en couple (favorisant l'adultère). Tu peux donc te concentrer sur cet aspect qui permet d'appréhender la multiplicité des partenaires et la liberté de l'autre comme quelque chose de positif.
Il y a des choses à déconstruire. L'habitude et le temps peut aider aussi à se tranquilliser en se rendant compte que malgré des rencontres, votre relation ne change pas.
Toutefois, sache que même pour les polyamoureux aguerris, l'arrivée d'une nouvelle personne est souvent un moment d'inquiétude car l'équilibre qui était atteint jusqu'alors est forcément bouleversé.
Tu fais part de tes inquiétudes, et c'est déjà une bonne chose. Cela permet de communiquer autour de tes angoisses. Ta difficulté à prendre ses tentatives de réassurances comme quelque chose de fiable, est un réflexe de défense.
Au lieu de te dire "je vais pas croire ce qu'on me dit et imaginer en boucle le pire comme je serais préparée", tu peux te dire "quoi que j'imagine, ça ne va pas empêcher le pire d'arriver, alors autant ne pas m'inquiéter pour quelque chose d'hypothétique".
Discussion : Accepter le besoin de l'autre
Topper
le jeudi 21 mai 2026 à 09h27
Bonjour,
Habituellement, dans le contrat moral implicite monogame, lorsqu'on est en couple on ne peut pas embrasser quelqu'un d'autre. Selon ce que tu relates, elle t'a présenté l'évènement comme quelque chose qui ne serait pas consenti. Cela aurait pu en rester là. Pourtant, tu apprends ensuite qu'elle est toujours en contact avec lui, et que leurs échanges sont suffisamment répréhensibles pour qu'elle le cache. On peut donc en conclure que lorsqu'elle a embrassé cet autre homme, elle n'était pas passive et était consentante. Donc, non seulement elle t'a trompé une première fois à ce moment là, mais ensuite une seconde fois en cachant une liaison et une perspective de revoir cet homme pour avoir des rapports sexuels.
Elle a voulu arranger la réalité en faisant du "damage control" préventif, elle a menti, elle a caché des échanges avec cet homme, jusqu'à ce qu'elle soit découverte.
Selon-moi la question n'est pas de comprendre son besoin et comment l'accepter, mais comment reconstruire une confiance brisée alors qu'elle n'a pas respecté votre contrat moral et a délibérément cherché à continuer dans cette voie.
Avant de chercher à ouvrir votre couple ou explorer le polyamour, ce qui implique déjà un gros travail de déconstruction, vous devriez avant toute chose travailler à reconstruire la confiance dans votre couple.
Il faut également qu'elle comprenne que les choix qu'elle a fait sont délétères pour votre couple. Il ne s'agit pas de juste dire "oui, oui, je ferai plus". Il faut bien réaliser à quel point une réalité douloureuse est préférable à un mensonge. Elle sera confronté à de multiples situations où ce sera plus simple de mentir pour éviter des discussions difficiles. Si elle garde cet état d'esprit, vous allez droit dans le mur. Elle doit prendre ses responsabilités même si c'est pas le plus facile.
Et toi, tu ne pourras pas avancer sereinement dans cette voie en ayant toujours un doute que ce qu'elle te montre de la situation est complètement faux.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
Topper
le mercredi 20 mai 2026 à 17h54
Je ne juge pas mais en ce qui me concerne ça me parait tellement compliqué d'en faire abstraction que j'ai du mal à l'imaginer.
Pour moi le positionnement politique est extrêmement important. Si j'apprenais qu'une personne avec qui je relationne a des convictions qui vont en confrontation avec les miennes, mon estime dégringolerait instantanément.
Cela ne m'empêcherait pas de discuter autour d'une bière mais ça n'irait pas plus loin que ça. Je n'aurais aucune envie de donner de mon temps, de mon énergie, de mon affection, ou de mon amour à quelqu'un qui aurait des choix politiques qui me portent préjudice à moi ou mes proches.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
Topper
le lundi 11 mai 2026 à 10h51
Mais... euh... les différences de valeurs morales ne la dérange pas ?
Discussion : NRE et relation qui dure dans le temps // contact physique
Topper
le mercredi 06 mai 2026 à 11h14
Bonjour @Spoo8.6,
Premier conseil par rapport à la saturation des discussion sur votre relation. Il est important de prendre le temps d'en parler, je dirais même primordial, mais attention à le faire correctement, sinon c'est contre-productif.
Ce sont des sujets compliqués, sur lesquels il faut faire le tri entre les envies, ce qui est rationnel, ce qui est raisonnable, ce qui est émotionnel, les insécurités de chacun, décortiquer nos mécanismes. C'est épuisant et demande beaucoup intellectuellement.
Si vous êtes tous deux en pleine forme et que vous êtes capable de passer 3h chaque soir à parler de votre relation, très bien. Mais c'est rarement le cas et pas tenable sur un temps long.
Selon-moi, il est indispensable de se laisser du temps pour digérer les informations, réfléchir à ce qu'à dit l'autre, également réfléchir à ce qu'on ressent et ce que l'on veut ou ne veut pas. Puis revenir ensuite sur le sujet en cours avec de nouvelles réflexions.
Cela est possible si vous alternez des phases d'échanges, des phases de repos, et des phases de réflexion. Cela peut être 1 jour, 1 jour, 1 jour, qui est pour moi un rythme déjà assez intensif.
Vous pouvez également mettre en place un R.A.D.A.R. une fois par semaine à jour fixe, par exemple chaque dimanche après-midi. https://atesamours.fr/media/podcasts/atesamours/ra... Le reste du temps, ça vous laisse le temps de réfléchir à la session passée, ou ce que vous avez envie d'exprimer la prochaine fois (notez-le), et simplement penser à autre chose et reposer votre esprit.
Spoo8.6
J'ai l'impression que A me demande beaucoup d'attentions (messages, réconfort, rassurer, contact physique, appels) et de me sentir un peu débordée par ça. Et en même temps, je relationne aussi avec B, et je sais que c'est difficile pour A de gerer sa jalousie, et ses emtions en ce moment. Donc j'essaye delui accorder le + de moment d'attention possible. Mais parfois j'ai l'impression que ça a pu empiéter sur d'autres choses que j'avais prévu, vis à vis de mon travail, passion ou amis. Est- ce que c'est juste une étape à passer, qui fera qu'après j'aurais + d'espace libre?
Rien de surprenant à ce que A te demande davantage d'attention alors qu'il se sent en insécurité. Dans ce type de contexte, il y a des personnes qui vont prendre de la distance et se refermer sur elles-mêmes, et d'autres qui vont être très demandeuses et étouffantes.
C'est un comportement qui est relatif à la situation et comment la personne se sent. Si ça ne change pas, ça peut durer longtemps. Si il y a un apaisement pour la personne concernée, alors ça revient à la normale.
Dans ta position, il est opportun, de lui apporter cette réassurance dans A a besoin. La difficulté est d'essayer de maintenir un équilibre avec tes besoins et le reste de ta vie. Si tu estimes que ça devient trop extrême, à toi d'expliquer que ça ne te convient pas et pourquoi. Mettez en place un fonctionnement cadré avec des moments où tu pourras être pleinement avec A, et des moments où tu pourras souffler.
Spoo8.6
Et donc je me pose beaucoup de questions :
- Est ce que le fait que j'ai moins envie d'avoir du contact physique avec A qu'avec B en public, fait que je devrais etre dans un "amour platonique" avec A ?
Ou puis-je juste me laisser du temps pendant cette periode pour suivre mes propres envie, avant de mettre une etiquette (comme amour platonique) sur notre relation?
- Est ce que je met A dans une position difficile à cause de mon doute sur mes envies de contact en public ou pas? Si oui, dois je faire un choix vite (soit ralentir le contact avec B quand A est la // soit être + tactile avec A // soit essayer de faire des soirées seulement avec A sans que B soit la // soit encore autre chose ??)
-Est ce juste la NRE (new relationship energy) qui fait que j'ai autant envie d'être tactile avec B, dont en public
Je trouve que tu portes trop d'importance à la comparaison entre les deux relations. Elles sont complètement différentes, les personnes sont différentes, les dynamiques sont différentes, l'historique également.
C'est normal de ne pas avoir strictement les mêmes envies entre deux personnes. Cela dépend des périodes et aussi de ce qu'il se passe dans les relations. L'une est nouvelle et fluide. L'autre est plus ancienne, plus compliquée, et tu ressens de la pression. Rien de surprenant à ce que tu sois moins encline à avoir du contact physique.
Au lieu de te concentrer sur ce que pourrait signifier ton manque de contact de physique avec A, tu devrais plutôt te concentrer sur comment redonner à cette relation une dynamique qui alimente l'envie de contact physique et comment corriger/supprimer de votre relation ce qui annihile cette envie.
Discussion : Envisager la rupture
Topper
le mercredi 08 avril 2026 à 11h30
Tsigane67
Comment pourrais-je déconstruire cette structure monogame certainement apprise par ma génération
Je suis conscient que cela ne se fait pas en un claquement de doigts mais c’est la manière d’y arriver qui me paraît pas évidente aujourd’hui
Des éléments de réponse :
/discussion/-dgG-/Acceptation/#msg-124692
Discussion : Première expérience de jalousie en libertinage
Topper
le mercredi 08 avril 2026 à 11h14
Bonjour @Ancolie,
J'ai envie de réagir au même passage que @crest mais autrement. D'ailleurs sa question est très pertinente.
Pourquoi "le rôle de l’amoureuse stable, celle qui sera toujours là, un pilier confortable" est une position que tu dévalorises ? J'ai ma petite idée là dessus, mais ce serait intéressant que tu te questionnes là dessus et que tu identifies des peurs/inquiétudes par rapports à ce que ça représente pour toi.
Vous n'avez sans doute pas expérimenté cela dans le contexte non-monogame dans lequel vous évoluez. Dans le polyamour, il y a souvent une comparaison naturelle qui se fait entre les partenaires socles, principales ou primaires et les relations extérieures ou secondaires.
Les partenaires qui ont une vie commune et quotidienne, généralement la relation historique, ont le sentiment d'être le truc confortable, qu'on connait bien, qui ne provoque pas cette stimulation de la découverte, qui s'est affadie, avec qui on partage le train-train, avec qui on fait moins d'effort, avec qui on n'a pas à performer.
Cela jalouse donc le statut de la relation extérieure, celle pour qui on fait davantage de sortie, pour qui on se pomponne, on se met en condition, on fait des sorties, on ne passe que des bons moments.
A l'inverse, les relations extérieures apprécient un temps cette dynamique, mais en vienne à jalouser la personne socle, avec qui c'est plus doux, avec qui il n'y a pas besoin d'être toujours au top, avec qui on peut trouver plus de soutien émotionnel, avec qui on n'a moins à jouer un rôle, avec qui on partage autre chose que du sexe, avec qui on a du temps.
Dans chaque position, on peut se concentrer sur les désavantages de celle-ci et penser que l'autre est mieux loti. Mais aucune n'est totalement idéale ou totalement mauvaise. Elles sont différentes et ont chacune leurs particularités.
Il n'est pas possible d'être à la fois dans les deux situations et il est important de l'accepter pour ne pas être dans une comparaison et frustration perpétuelle.
Discussion : Envisager la rupture
Topper
le lundi 06 avril 2026 à 19h31
Bonjour @Tsigane67,
Soit vous prenez le même chemin, soit vous prenez deux chemins différents.
En ce qui vous concerne, c'est la monogamie/non-monogamie qui fait que vous êtes incompatibles. Pour d'autres ce serait l'envie de s'installer dans un autre pays ou une autre région, de changer d'activité professionnelle, d'avoir ou non un enfant, etc.
Lorsqu'il y a une incompatibilité sur un élément majeur de la relation, il n'y a pas d'autre solution que la rupture. Même si c'est douloureux, c'est la meilleure chose à faire pour vous deux et avancer chacun dans la direction qui vous convient le mieux.
L'amour, c'est aussi savoir laisser l'autre partir, être heureuse et s'épanouir sans nous, plutôt que de vouloir égoïstement la garder captive et malheureuse.
Discussion : Poly-mono
Topper
le lundi 30 mars 2026 à 14h17
Ce n'est pas possible de répondre à cette question car chaque personne peut réagir différemment.
Dans ma réponse précédente, je t'ai indiqué les points de vigilance à avoir. A vous de faire vos choix en fonction de ça.
Discussion : Poly-mono
Topper
le dimanche 29 mars 2026 à 20h46
C'est une possibilité, mais...
Il faut obligatoirement que le candaulisme soit une pratique qui t'attire de base et que tu trouves excitante. Ce n'est pas quelque chose qui va magiquement effacer toutes tes craintes. Cela peut même avoir l'effet inverse si tu angoisses de voir ta femme prendre du plaisir avec un autre homme.
Le fait que tu parles de hantise, n'est pas de très bonne augure. D'autant plus qu'il n'est absolument pas impossible que ta femme semble prendre plus de plaisir avec un autre. Cela peut être pour différentes raison, et rien que le contexte excitant peut faire cette effet.
De plus, il y a une différence entre voir ta femme prendre du plaisir avec toi, et la voir avec un point de vue extérieur. Cela ne donne pas du tout la même perception. Il faut être prêt à voir ça.
Le candaulisme peut te permettre de lâcher prise par rapport à l'exclusivité sexuelle. Cela peut être une source intense de complicité entre toi et ta femme. Cela peut aussi agir comme un déclic de voir ta femme s'épanouir et trouver ça si beau que tu ressentes de la compersion.
Si vraiment tu veux tenter ça, je pense qu'il faut absolument essayer avec un one-shot. Cela ne doit pas être avec une personne susceptible d'être une relation suivie. Si tu le vis mal et qu'elle est amenée à le revoir, tu auras toutes les images dans ta tête en 8K Imax Dolby surround.
Tu dois aussi comprendre que les relations qu'elle peut avoir ne sont pas des faire-valoir au service de vos fantasmes. Peut-être que certains seront d'accord pour ça, mais peut-être pas en permanence, et il se peut aussi que ça change avec le temps et que leur sexualité devienne privée. Il faut être capable de l'accepter dès le départ.