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Soissons (France)

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Discussion : Je viens de découvrir que je suis poly mais je ne pense pas que mon mari pourrait comprendre

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Topper

le lundi 07 septembre 2026 à 09h57

Bonjour,

lllEt, à l'inverse, si certains d'entre vous ont réussi à parler ouvertement de leur envie d'explorer le polyamour avec leur partenaire, et que celui-ci a finalement accepté : comment avez-vous abordé la discussion ? Qu'est-ce qui vous a aidés ?

En ce qui me concerne, nous faisions tous deux ce cheminement exactement à la même période chacun de notre côté. Nous souhaitions donner cette liberté à l'autre. Ce n'était même pas pour que nous en profitions nous-même mais pour l'autre. Ma compagne a eu une opportunité relationnelle et c'est là que nous avons mis le sujet sur la table et que nous nous sommes aperçus de nos réflexions respectives. On a beaucoup parlé de ce sujet. Longtemps. Très longtemps. En creusant les motivations de chacun, en se projetant dans cette nouvelle vie, en essayant de déceler les difficultés que nous pourrions rencontrer en fonction de nos insécurités, et en cherchant un fonctionnement qui pourrait nous convenir à tous les deux.

lll
Il a finalement répondu : «  De toute façon, ça ne va pas se faire chez nous. Je ne vois pas pourquoi on parle de ça. »

J'ai donc l'impression qu'il n'est vraiment pas à l'aise avec cette idée.

Est-ce qu'il y a une suite à cette discussion ? Car si cette réponse coupe court à la discussion, au final tu ne sais pas grand chose.

Il aurait été pertinent à ce moment là :
- de creuser cette position : «  Pourquoi tu penses que ça ne va pas se faire chez nous ? Qu'est-ce qui l'empêche ? Est-ce que tu n'aurais pas envie ? Est-ce que c'est quelque chose qui te fait peur ? Cela ne te plairait pas d'avoir cette liberté ? »
- de poser une affirmation opposée : «  Je pense que ça pourrait très bien se faire chez nous. Je ne vois pas ce qui pourrait nous en empêcher si on en a envie. »

lll
Et je me sens très perdue, parce que je ne me vois pas lui dire ouvertement que j'aimerais essayer d'ouvrir notre relation.

Sur Reddit, certaines personnes m'ont dit que je n'avais finalement que deux possibilités : divorcer, ou rester dans une relation monogame.

Cela fait longtemps que je suis sur Reddit et on a 99,99% de monogames, pour la plupart aigris, et qui dans la grande majorité des cas invitent les personnes en difficulté à ce séparer. Les solutions proposées sont radicales et manquent de nuance. Dire que les seules possibilités que tu as sont de divorcer ou rester monogame, c'est nier qu'entre les deux, il y a la possibilité de la discussion et la projection vers un autre modèle relationnel. Et ça sur Reddit, ils n'aiment pas du tout. On remarque bien à coups de downvotes d'hommes fragiles que les femmes libres de relationner avec d'autres personnes n'est pas une solution envisageable. Par contre, rester sagement dans ton couple exclusif, ou te remettre sur le marché de la rencontre au profit des hommes, ça ce sont les choix respectables.

Alors, il est vrai que la séparation permet de supprimer le problème. Lorsque l'on tombe face à une incompatibilité, je pense qu'il faut être capable de reprendre sa liberté plutôt que se résigner à être malheureux-se.

Avant d'en arriver là, il faut déterminer sur cette incompatibilité est indiscutable, ou si il est possible de prendre un nouveau chemin ensemble. Pour cela, il faut passer des heures et des heures de discussion.

lll
Et je me sens très perdue, parce que je ne me vois pas lui dire ouvertement que j'aimerais essayer d'ouvrir notre relation.

Pourtant, c'est ce que tu dois faire.

Etre polyamoureuse, ce n'est pas simplement être capable d'aimer plusieurs personnes. Ce serait assez facile si ça se limitait à ça. Même si tu ressens une aspiration évidente vers ce mode relationnel, tu t'es construite dans une société monogame, ton conjoint aussi, tes éventuels futurs partenaires aussi. Toi et les personnes qui t'entourent ou toutes des modes de pensée monogames et des mécanismes qui en sont issus.

Je te donne un exemple : tu aperçois ton conjoint se baladant en pleine ville avec une femme, et ils se tiennent la main. Cette femme, ce n'est pas toi. Cette vision va te provoquer des émotions négatives instantanément. Car dans un contexte monogame, ce n'est pas quelque chose d'acceptable et tu t'es construite en ayant ce modèle comme référence pour différencier une bonne relation dans laquelle tu peux être sereine, et une mauvaise relation dans laquelle tu es en danger. Si ton cerveau se sent en danger, il cherche à se protéger, alors il se met en alerte et le mode panique est enclenché . Le résultat peut être très variable d'une personne à l'autre mais tu ne peux rien faire contre ça. C'est un processus totalement automatisé.

Même si tu as donné ton accord pour que ton conjoint puisse tenir la main à quelqu'un d'autre, ton consentement n'est pas suffisant. C'est très troublant que ton cerveau continue ce voir cet acte que tu autorises comme un danger. Pour se faire, il faut déconstruire tous tes mécanismes monogames les uns après les autres. C'est très long.

Donc l'apprentissage du polyamour est laborieux et ça peut être très éprouvant pour toutes les personnes concernées. Ce n'est pas pour te décourager mais pour te faire comprendre qu'il ne suffit pas de se dire «  allez hop, on ouvre le couple » et la moitié du chemin est faite.

Cela va demander un travail personnel important, mais aussi une excellente communication. Pas juste bonne, ou satisfaisante, mais excellente. Car ruminer des trucs dans son coin sans les exprimer, intérioriser des frustrations, de la colère, des angoisses, des insécurités, c'est l'échec assuré. Tout finit par sortir et autant que ça se fasse de manière apaisée et ordonnée plutôt que de manière confuse, explosive et chaotique.

Il est primordial d'être capable d'exprimer à l'autre le plus ouvertement, calmement et clairement possible ce qui ne va pas, mais aussi ses besoins et ses envies. Il est tout aussi primordial d'être capable de créer un environnement bienveillant pour accueillir ce que l'autre a à nous exprimer.

Donc commence par là. Exprime clairement ce que tu ressens en ne modérant pas ton propos, ni en prenant des chemins détournés en espérant qu'il va comprendre ce que tu as dans la tête. Il n'est pas dans ta tête et si il doit interpréter des propos vagues il a toutes les chances de se planter.

Même chose le concernant. Tu n'es pas dans sa tête. Tu dois aller au delà de "j'ai l'impression que". Pose des questions au lieu de te fier à tes impressions et interpréter des choses. Si ses réponses ne sont pas satisfaisantes, continue de poser des questions pour creuser et comprendre ce qu'il a dans la tête.

C'est ton premier chantier de future polyamoureuse et ça te servira dans toutes tes relations futures.

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Discussion : NRE contre ERE

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Topper

le jeudi 03 septembre 2026 à 14h24

Bonjour @Ancolie, je pense que c'est normal que le lien se distende un peu avec les relations historiques lors d'une NRE.

Comme tu dis, la nouveauté et l'euphorie ressentie fait que les autres relations peuvent paraître fades. La nouvelle relation stimule énormément le cerveau, ce qui l'épuise. Si bien que lorsque l'on est avec une relation habituelle, nous sommes en déficit d'énergie.

Lorsqu'on sait ça, on peut chercher à compenser en puisant de l'énergie pour être présent et disponible pour les anciennes relations.

La baisse d'attention (qui n'est pas de la baisse d'importance ou d'intérêt), bien que normale, peut être très difficile à vivre pour la personne qui la subit. Je pense que communiquer sur ce qu'il se passe aide l'autre à comprendre les changements de comportement. C'est plus compliqué à appréhender pour les personnes qui n'ont pas expérimenté ce type de situation. Il s'agira alors d'être plus attentif au soin donné à la personne.

Selon-moi, il est important de se soucier de comment l'autre vit les choses et de la réassurer si besoin.

Aussi, organiser des temps privilégiés pendant lesquels la nouvelle relation n'existe pas. Pour éviter qu'une relation vampirise les autres, je pense qu'il faut se libérer la tête en compartimentant les temps dédiés à une relation. Ainsi, tu peux te dire "de telle heure à telle heure, je dédie mon attention uniquement à telle personne". C'est quelque chose de facilement tenable même en NRE car limité dans le temps.

Évidemment, il s'agit pendant ce temps d'avoir un moment de qualité. Faire la vaisselle ensemble ça ne compte pas, sauf si vous êtes tous deux passionnés de vaisselle et que vous aimez débattre de la meilleure façon de laver une casserole.

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Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses

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Topper

le jeudi 03 septembre 2026 à 10h04

Bonjour @Irulan2450,

Irulan2450
Aucun cadre clair n'a été posé pendant 1 an et demi, si ce n'est que je pouvais poser des questions (j'avais ainsi compris que notre dynamique resterait la même et le tps passé ensemble aussi mais ça restait vague).

C'est le premier problème que je vois dans ton histoire. Je ne comprends pas comment vous pouvez vivre un an et demi de relation ouverte sans avoir discuté le contrat moral qui vous unie. Qu'est-ce qui est autorisé ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? Quel fonctionnement adopter dans telle ou telle situation ? Quelles sont nos attentes dans la relation ? Est-ce que nos attentes sont compatibles ? Quelles sont nos attentes dans d'autres relations ? Quel niveau de transparence ? Et comme c'est impossible de prévoir toutes les situations possibles, c'est à rediscuter selon ce à quoi vous êtes confrontés. C'est la base.

En ne définissant aucun cadre précis, on ne sait pas de quelle liberté relationnelle on peut disposer, ni ce que l'autre entend par liberté relationnelle. En restant vague (et ça peut être volontaire), c'est le meilleur moyen pour ne pas prendre en considération les limites de l'autre puisqu'elles n'ont pas été énoncées clairement.

C'est aussi la meilleure façon d'être en insécurité car on ne sait pas clairement à quoi s'attendre et surtout identifier ce qui est attendu de ce qui est inquiétant. On se sensibilise à détecter chaque indice pour définir un cadre interprété, ce qui n'a rien de fiable. Cela pousse également à être dans la suranalyse et exagérer des intentions. Comme on ne sait pas, on imagine le pire.

Irulan2450
notre relation était une des plus longues qu'il ait eue dans ce cadre (les précédentes ayant duré 4 à 6 mois).


C'est pas long et c'est de mauvaise augure.

Irulan2450
j’ai eu peur d’être intrusive en demandant s’il était attiré par elle

Cela n'a rien d'intrusif. Même si dans le cas que tu relates cela a été motivé par une angoisse, c'est une interrogation tout à fait légitime et qui peut être une simple curiosité et intérêt de ce que vit notre partenaire.

Irulan2450
j'ai ouvert une discussion générale sur sa gestion du polyamour: par ex que se passe t’il qd il a nouveau partenaire comment me l’annoncerait t’il. Dans un premier temps Il m’a dit que ça servait à rien de faire des p’a s sur la comète vu que c’était pas arrivé encore et que j’angoissais pour rien.

Tu as bien fait d'ouvrir cette discussion. Ce n'est pas faire des plans sur la comète. On ne discute pas de comment les choses doivent se passer une fois qu'elles sont passées.

Irulan2450
C'est là qu'A. m'avoue qu'un mois plus tôt, il a eu un rendez-vous avec une femme rencontrée sur OkCupid avec qui il échangeait en réalité depuis 4 mois dans mon dos. Il minimise en disant qu'elle ne lui plaisait pas physiquement et que de toute façon «  il n'y a que toi, même sur le plan physique ».

Sa réassurance "il n'y a que toi" est inappropriée pour un polyamoureux car elle n'a rien d'immuable dans ce mode relationnel. Et si elle lui avait plu physiquement, il se serait passé quoi ?

Irulan2450
Il m’a demandé si je pensais qu’il était un polyquetard: j’ai dit que je ne savais pas car je me suis dis que certes
Il n’avait que moi pr l’instant comme
Relation mais je n’appréciais pas sa vision des choses (il m’a dit qu’il était «   attentif à son environnement », et qu’il était en recherche d’une seconde partenaire depuis le début de notre relation j’ai trouvé ça un peu utilitariste). Je voyais de mon côté le poly À comme une façon de ne pas renoncer aux amours qu’on peut vivre si on rencontre d’autres personnes qui nous plaisent mais pour autant je n’étais pas en recherche de qqn en plus pr compléter qq chose.

Chacun peut chercher des choses différentes dans la non-exclusivité. Cela peut être de ne pas se couper d'opportunités, d'autres de s'enrichir d'une variété de personnalités, de vivre des sexualités particulières, d'avoir des activités qu'on aurait pas avec notre partenaire habituel, etc. Il n'y a pas une bonne ou une mauvaise motivation d'être non-monogame. Toutefois, si tu n'es pas en accord avec sa façon de vivre les relations, il est probable que tu ne devrais pas être avec lui car tu es une de ses relations.

Irulan2450
Mon pb c’était que pr moi le rdv ok Cupid avec cette femme c’était de l’ordre du «   sérieux » (il affirme que c’était pas un date , avant il m’avait affirmé que c’était amical car il cherchait aussi des amis sur l’apli, lors de notre rupture il me dira qu’il était attiré par son profil bien que pas amoureux d’elle , bref j’étais perdue)

Personne ne peut prévoir avant une rencontre que celle-ci se limitera à une amitié. C'est d'autant plus valable pour une personne polyamoureuse qui ne compartimente pas aussi précisément les relations amoureuses/sexuelles et les relations amicales, car il n'y a aucune obligation à entrer dans un cadre préétabli.

Irulan2450
Il a reconnu au passage que certaines de ses ex-partenaires ne se sentaient pas rassurées non plus avec lui.

Voilà qui est très révélateur. Le point commun de toutes ses histoires passées, c'est lui. On peut donc en déduire que le problème vient de lui.

Irulan2450
J'ai essayé de poser une limite (être prévenue après 1 mois d'échanges avec intention amoureuse). Il m'a dit que c'était intrusif, que ça l'empêchait d'avoir une vie privée et des secrets.

Cela n'a rien d'intrusif. Même sans avoir lu plusieurs bouquins sur le polyamour, ce mode relationnel prône la transparence et le consentement éclairé. Si il n'y a pas de transparence, le consentement à la relation ne peut pas être éclairé. La transparence ne sous-entend pas tout savoir des autres relations (le niveau de détail est à adapter selon les personnes). Cela implique de connaitre au minimum l'existence des relations et leurs implications.

Irulan2450Est-ce éthique de prétendre pratiquer le polyamour sans jamais lire la moindre ressource théorique et en se moquant des recherches de sa partenaire ?

Se moquer des recherches de sa partenaire est inapproprié et toxique. L'ignorance de l'autre, c'est le pouvoir. C'est d'autant plus incompréhensible alors que le temps et l'énergie consacrée à se documenter vise à améliorer la relation et que ça le concerne. Cela devrait être considéré comme un signe d'intérêt extrêmement fort.

On peut être éthique dans sa pratique du polyamour sans se documenter mais ça signifie que de base la personne a une certaine maturité émotionnelle et expérience relationnelle. Ne pas se documenter c'est potentiellement faire beaucoup d'erreurs qui peuvent être traumatiques. Ce n'est donc pas à prendre à la légère. Trop souvent, certaines personnes piochent quelques concepts polyamoureux (en gros ce qui conforte leurs intérêts) et balaient ce qui ne les intéresse pas (généralement ce qui demande des efforts intellectuels, de la remise en question, du soin des relations, déconstruction de la monogamie, etc.). Autant dire qu'on ne ressort jamais indemne des relations avec ces personnes là.

Irulan2450Que pensez-vous du fait d'accuser une partenaire de "déshumaniser" un tiers pour la forcer à un moment pas opportun à écouter des détails sur un date dissimulé pendant 4 mois ?

Imposer des détails non sollicités n'est pas éthique.

Irulan2450Est-ce courant en polyamour de revendiquer un droit aux secrets de ce type (je comprends qu’on veuille pas partager le moindre fantasme ou la moindre attirance mais là je trouve que c’est pas sécurisant du tt pour 4 mois avec date ) tout en qualifiant d'intrusive la demande d'être prévenue après 1 mois d'échanges ?

Il n'y a pas de droit au secret. Cela ne va pas de soi. C'est quelque chose qui est à discuter précisément et qui est constitutif du cadre de la relation.

Etre prévenu après un mois d'échange n'a rien d'intrusif ou exagéré. Toutefois, donner une limite temporelle n'a pas beaucoup de sens. Tu peux discuter six mois avec une personne et que ça devienne juste une amitié. Tu peux discuter avec une personne, la rencontrer, créer une connexion instantanée, partager du sexe, et tout ça en moins d'une semaine.

Il ne peut pas contrôler comment l'autre va vivre la rencontre et les sentiments qui vont naitre. Par contre, lui sait ce qu'il ressent et ce qu'il projette dans cette histoire. Il convient donc de prévenir d'une potentialité lorsqu'il commence à avoir un intérêt assez fort pour une personne et qu'il envisage de la rencontrer. Cela ne signifie pas qu'il va se passer quelque chose. C'est simplement pour que tu sois au courant (car ça risque de te susciter des angoisses), et donc lorsqu'il ne t'informe de rien c'est qu'il ne se passe rien qui est susceptible de t'angoisser. Tu peux ainsi être sereine le reste du temps et ne pas être à l'affut du moindre indice qui pourrait corroborer tes angoisses.

Irulan2450Au vu de ce schéma (qu'il a admis avoir eu avec ses ex), s'agit-il d'une simple incompatibilité ou d'une postureévitante et d'un manque total de soin ?

Sa façon de fonctionner alimente des insécurités qu'il ne veut pas gérer. Il n'est pas compétent pour des relations polyamoureuses et le fait qu'il ne garde pas ses relations plus de quelques mois en est la preuve.

Irulan2450 Est-ce que l’indépendance qu’on peut avoir en poly À justifie cela ? (Je lui laissais vraiment bcp d’espace on se voyais à peine une à deux fois par semaine )

Non. Il manque d'empathie. Il veut les avantages d'une relation sans avoir à en prendre soin. Sous couvert de polyamour, il exerce une indépendance qui implique que tu gères toute seule tes émotions négatives.

Irulan2450
Dois je écouter ma Psy et fuir?

Je ne sais pas comment ta psy a justifié ça, mais oui. Cela ne signifie pas que le polyamour n'est pas pour toi, mais que cette personne n'est pas bonne pour toi.

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Discussion : Quand 2 personnes tendent l'une vers l'autre ..

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Topper

le jeudi 03 septembre 2026 à 08h00

Rachel83B
Me concernant, je vis en couple depuis 10 ans avec mes 2 enfants d'une précédente union.
J'envisage de mettre un terme à ma relation.
Le fait de m'être autorisée à tromper mon conjoint ne va pas du tout avec mes valeurs donc je ne peux pas poursuivre ainsi pour lui et pour moi.

Etant donné que tu te projettes dans une relation avec un homme polyamoureux, pourquoi mettre une terme à ta relation actuelle ?

Si tu n'as plus envie qu'il soit dans ta vie la question ne se pose pas. Si ce n'est pas aussi clair que ça, tu peux tout à fait envisager de conserver les deux relations. Je dis ça car dans ton récit, tu sembles prendre la décision de la séparation à la place de ton conjoint. En outre, la possibilité de cumuler plusieurs relations n'est pas une option qui vient spontanément en tête lorsqu'on a toujours été monogame.

Ce qui peut être inquiétant, en tous cas je serais très inquiet de ça à la place de ton autre partenaire, c'est que tu sembles vouloir te "monogamiser" avec lui. Tu acceptes qu'il ait d'autres relations et qu'il garde cette liberté, mais tu veux tout le reste du package monogame, ce qui passe par un partage du lieu de vie.

Si s'installer ensemble n'entre pas en contradiction avec le polyamour, le fait que tu mettes toutes tes billes sur lui, alors que lui non, crée une dépendance et un déséquilibre qui peut devenir difficile à vivre sur le long terme.

Je t'invite à bien réfléchir à ce que serait une vie quotidienne avec un polyamoureux qui passe du temps à entretenir ses relations à distance, qu'il soit absent plusieurs heures ou jours avec l'une d'elles alors que tu restes seule à l'attendre, voire faire des nouvelles rencontres, ou qu'il amène ses partenaires chez vous car ce sera aussi chez lui. Sois prudente en ne faisant pas des choix hâtifs et radicaux, car tu n'as aucune expérience en vie non-monogame.

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Discussion : Quand 2 personnes tendent l'une vers l'autre ..

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Topper

le mercredi 02 septembre 2026 à 12h51

Bonjour @Rachel83B,

Rachel83B
Est ce que vous croyez qu il est donc possible qu un polyamoureux puisse lorsqu il aime son amoureuse, se rapprocher au maximum des désirs de son amoureuse sans qu il ait la sensation qu elle puisse prendre le dessus sur ses autres relarions ?

C'est possible. Tu lui indiques un cadre qui te convient. Il t'indique un cadre qui lui convient. A vous de voir si vos envies peuvent être compatibles. Réfléchissez à comment cela peut se mettre en place concrètement.

De ce que je comprends, tu veux un lieu de vie dédié à votre relation. C'est tout à fait envisageable pour une personne polyamoureuse. A lui de voir si c'est une projection qui lui plait et à lui de faire son choix et gérer correctement les implications auprès de ses autres partenaires.

Rachel83B
Il a 31ans, moi 43. Il est polyamoureux, moi en couple depuis 10 ans.

Tu dis être en couple depuis 10 ans. Cela signifie que tu vis déjà avec quelqu'un au quotidien ? Comment tu comptes organiser ta vie par rapport à ces deux relations et deux lieux de vie ?

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Discussion : Poly acceptant - est-ce que je rencontre le métamour de ma partenaire ?

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Topper

le vendredi 21 août 2026 à 14h11

Bonjour @Paramour,

Kitchen table polyamory implique un peu plus qu'entretenir une relation amicale. Cela s'apparente plus à une dynamique familiale. Ainsi tes métamours sont un peu chez eux chez toi, et inversement. Donc un contexte comme celui-ci, il est tout à fait possible de passer du temps ensemble, faire des activités, même sans la personne pivot, et que chacun dorme sous le même toit.

Garden Party Polyamory est une autre notion qui a fait son apparition et qui est née d'un besoin de définir un fonctionnement entre le kitchen table et parallèle. C'est un fonctionnement où les métamours peuvent se côtoyer ponctuellement à certaines occasions ou peuvent converser ensemble en cas de besoin. Pour autant, il n'y a pas de volonté à entretenir une relation particulière ou être amis. Il n'y a pas de volonté de se voir, ni de refus. Les rapports se contentent d'être cordiaux.

En ce qui me concerne, selon les cas, je suis plutôt dans un fonctionnement parallèle ou Garden Party qui me conviennent tous deux très bien.

D'expérience, le Kitchen table est un terreau à drama alors je suis plutôt réticent à ce fonctionnement.

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Discussion : Suis-je en train de devenir "polyacceptante" ? J'ai peur

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Topper

le vendredi 21 août 2026 à 11h03

Bonjour @Tortue,

Je pense comme toi pour le "je veux". Je considère que c'est une exigence indiscutable qui ne laisse que deux possibilités, accepter ou refuser. Et comme le refus peut amener à la fin de relation, l'acceptation est faussée.

A l'inverse, le "je voudrais" est pour moi une information, dans l'idéal. L'autre peut faire ainsi selon cette information qui lui est utile pour prendre une décision. Cela permet aussi d'ouvrir la discussion pour déterminer si il y a une alternative possible ou une façon d'atténuer certaines craintes.

Pour revenir à ton histoire...

Je ne trouve pas que B a mal fait les choses. Disons qu'il y a tellement d'histoires où c'est bien pire que ça, que ça fait relativiser. Cela aurait pu être mieux en anticipant son envie de créer de nouvelles relations, mais parfois ce n'est pas complètement conscient et ce n'est pas forcément des questions que l'on se pose. Puis il suffit d'une rencontre pour que des envies de rapprochement surviennent. Avec un passé polyamoureux et l'absence de contrainte dans la multiplication des relations, il peut être plus facile de se laisser aller à une certaine liberté en la matière car si on a opéré une déconstruction, on ne voit plus les relations de la même manière.

Malgré ton "je préférerais ne rien savoir" que tu considères obsolète, si le cadre n'a pas été discuté depuis il reste inchangé. Cela peut expliquer le contexte délicat dans lequel s'est trouvé B. Possiblement en raison de son passé polyamoureux et son besoin que tout soit clair, transparent et consenti, il est venu te parler de ce rapprochement. Il est clairement venu te prévenir qu'il pourrait explorer une nouvelle relation, mais qu'il ne veut pas vivre cela comme un adultère.

Je ne dis pas ça pour te dire que tu as surréagi mais qu'il a fait du mieux qu'il a pu dans cette circonstance. C'est pas parfait mais même si il avait opéré autrement, je doute que ça aurait changé grand chose sur ton ressenti. Essaie donc de ne pas alimenter de la rancoeur sur cette gestion de l'annonce qui ne va pas t'aider à avancer.

Comme ce que tu présupposes, si tu veux prendre le chemin de la polyacceptante, il faut te confronter à la situation. Toutes les théories du monde ne te rendront pas prête à ça par magie. Il y a des choses qui se vivent et se travaillent en situation.

Tu devras passer par un lâcher-prise et une absence de contrôle sur la relation. B ne t'appartient pas. Il est avec toi, parce qu'il a envie d'être avec toi. Pas parce que tu le possèdes. Il peut très bien partir. Quand il veut. Et que vous soyez monogame ou non, ça ne change rien. C'est quelque chose que tu dois accepter et ça peut passer par une phase de deuil de la représentation que l'on avait de la relation.

Ce qui me parait positif dans cette situation, de ce que je comprends, c'est que cette autre histoire est à distance de votre quotidien à tous les deux. Donc, si c'est géré correctement, qu'il se passe quelque chose ou non avec cette autre femme, l'impact sur le temps que vous passez ensemble devrait être minime.

La principale difficulté que je vois dans ton histoire, c'est l'image négative que tu as de toi-même. Tu n'es pas bien dans ton corps, les changements hormonaux te provoquent plein de désordres, tu n'as plus envie de sexe. Cela te met dans une position de dévaluation très insécurisante. Il ne faudrait pas que tu te replis sur toi parce que tu ne te sens plus assez bien pour B. Il faut que tu sois attentive à la manière dont tu réagis et ce que tu peux renvoyer à B pour pouvoir lutter contre des réflexes de protection qui pourraient être mal interprétés. Etre polyacceptante, ce n'est pas se mettre en retrait.

Fais plutôt en sorte d'être la meilleure chérie du monde pour B, ce qui a un effet auto-valorisant.

Communiquez, beaucoup, surtout sur votre relation, sur tes insécurités et comment te rassurer. De ton côté, continue de te nourrir de témoignages, articles, podcasts. C'est une bonne initiative que tu as eu et que tu dois continuer pour t'aider dans tes réflexions.

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Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

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Topper

le mercredi 19 août 2026 à 14h12

Bonjour @Enrique,

Je suis désolé pour ta situation et je comprends ton désarroi. Tu te confrontes à une réalité bien difficile et commune.

Comme le dit ta compagne, lorsque l'on est une femme hétéro, c'est très facile de faire des rencontres. Un profil vide de rencontre avec juste marqué "femme" et ton compteur de likes explose en quelques minutes. C'est d'une absurdité totale mais c'est le marché actuel de la rencontre.

L'envers du décor est qu'il y a une quantité d'hommes qui cherchent désespérément et tentent tout et n'importe quoi. Parmi ceux-ci, des hommes célibataires qui cherchent une relation monogame, d'autres qui enchainent les plans d'un soir, mais aussi une proportion considérable d'hommes en couple, et forcément ça crée un déséquilibre et une saturation du marché.

Pour les femmes, c'est donc incroyablement facile de s'offrir du sexe (de qualité variable) dans l'heure qui suit. Par contre, dès qu'il y a une attente minime, c'est très compliqué de trouver quelqu'un de valable.

En ce qui te concerne, tu es noyé dans la masse. Il est donc à la fois très difficile d'apparaitre, de capter l'attention, et que la personne en face creuse suffisamment pour être séduite par ta personnalité qui peut faire la différence étant donné qu'elle a déjà de nombreuses conversations en cours.

En outre, nous sommes dans une société majoritairement monogame. On a pas de statistiques sur le sujet, mais il suffit de t'imaginer un groupe de gens de ton entourage et déterminer lesquels sont polyamoureux ou non-monogames. Extrapole pour avoir un pourcentage et ça te donne une idée des personnes a priori compatibles sur un service de rencontres.

Ensuite, tu es dans une tranche d'âge qui correspond à une génération qui s'est construite avec pour seul mode relationnel possible, la monogamie. Tu as donc encore moins de chance de trouver des personnes qui s'imaginent dans autre chose comme relation.

Pour avoir connu le passage à la quarantaine en étant polyamoureux et sur les applications de rencontre, j'ai remarqué une chute considérable des contacts à partir de 41 ans. La raison est simple, les utilisateurs mettent des chiffres ronds dans leurs critères de recherche, et donc tu n'es soudainement plus visible pour une quantité de personnes qui mettent 40 comme limite maximale.

Une fois que tu cumules tout ça, tu te rends comptes que la probabilité de rencontrer quelqu'un pour une relation polyamoureuse est extrêmement faible.

Ce n'est cependant pas impossible. Tu peux prendre ta compagne pour exemple. Il y a d'autres femmes comme elles, il faut cependant avoir la chance de tomber dessus, ou plutôt qu'elles tombent sur toi. Je te conseillerais de privilégier les services de rencontre qui proposent de mettre des profils conséquents. Les femmes qui passeront par là pourront déjà en savoir plus sur toi avant même de débuter une discussion. Parle de ta situation, de ta personnalité, de tes envies et éventuellement de quelques intérêts spécifiques si tu en as.

Essaie de faire des rencontres dans des endroits où tu pourrais trouver des personnes compatibles. Par exemple, tu peux aller dans des cafés poly. Tu y rencontreras des personnes polyamoureuses ou qui souhaitent vivre ce mode relationnel. Ce sera notamment l'occasion d'aborder les problématiques que tu rencontres et peut être créer du lien qui t'amènera à développer une relation.

Tu peux également aller en soirée sexpo. C'est quelque chose que tu peux faire avec ta compagne. L'idée est quand même qu'une fois sur place vous ne soyez pas collés ensemble pour vous mêler aux autres. Tu y trouveras une population ouverte et tolérante. Les personnes participantes ne sont pas forcément non-monogames ou souhaitant y faire des rencontres en vue d'avoir une relation, c'est néanmoins un contexte où on est invité à avoir une certaine intimité avec d'autres personnes, ce qui peut éventuellement amener à avoir envie de se revoir même si ce n'est pas le but initial.

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Discussion : Découverte non choisie du polyamour de ma femme, besoin de témoignages

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Topper

le vendredi 14 août 2026 à 13h34

Tu as tout a fait raison d'affirmer que ce qu'elle vit n'est pas du polyamour. Comme l'a dit @Caellan, il y a une notion centrale dans le polyamour qui est l'éthique relationnelle. Je ne vais pas faire le détail de ce que cela implique, il y a une multitude d'ouvrages sur le sujet et c'est dans les premières lignes de la page Wikipédia sur le sujet.

Te cacher des choses pour te ménager parce que tu passes par une période difficile n'est pas éthiquement correct. Et quand bien même cela pourrait être débattu, elle n'a pas respecté le contrat moral qui vous liait et c'est incontestable.

Elle se sent polyamoureuse ne veut pas dire grand chose pour moi. Je pense qu'elle n'a pas la moindre idée de ce que c'est réellement. Ce n'est pas une attaque personnelle quand je dis ça. Ce ne serait pas la première personne débutante qui pense ça et qui est a des années lumière de comprendre tout ce que cela implique. Et c'est normal, car ce n'est pas ce qu'elle vit.

Cela peut être un mode de vie qui l'attire, une aspiration, mais ça s'arrête à peu près là. Aujourd'hui, elle entretient une relation avec une personne extérieure à son couple historique avec qui elle partage de la sexualité, et elle trouve ça cool. Cela ne fait pas d'elle une personne profondément polyamoureuse pour autant.

Elle n'a absolument rien déconstruit du couple monogame et de tous les mécanismes qui lui sont liés, car elle n'a pas eu besoin de le faire. Elle a la place avantageuse où elle a son couple monogame exclusif qui n'a pas fondamentalement changé, et une relation supplémentaire. C'est très confortable. Elle a la position de la personne qui profite (même si là c'est le bordel parce que ça a été découvert). Ce n'est pas une critique. C'est normal. Il faut juste avoir conscience que la perception est faussée.

Des histoires comme la vôtre, on en voit passer régulièrement. On retrouve très souvent les mêmes étapes.

La personne qui n'est pas à l'initiative de l'ouverture du couple morfle et se retrouve à devoir beaucoup travailler sur ses insécurités, sur sa représentation du couple, sur sa dépendance affective, sur sa jalousie, sur sa possessivité, son rapport à l'amour, son rapport à la sexualité, puis débute une déconstruction monogame. La personne se documente, fait des recherche, réfléchit à tout ça. Fait parfois une thérapie, de l'introspection.

La personne qui profite de l'ouverture du couple ne travaille rien du tout car elle n'est confrontée à rien. Elle n'a pas besoin de travailler quoi que ce soit et remettre en question ses modes de pensée. Elle est dans une phase "je vis ma meilleure vie". Vient un moment, souvent de nombreux mois plus tard, ou l'autre fait de nouvelles rencontres, et explore également le polyamour. Là, c'est comme se prendre le mur de la réalité de plein fouet. Lorsque ça survient, c'est panique à bord et le polyamour c'est finalement plus si bien que ça. Parfois, cela demande à refermer le couple ce qui est très mal vécu par la personne qui ressent un puissant sentiment d'injustice.

Lorsque ta femme aura expérimenté réellement des situations de la vie polyamoureuse, elle comprendra ce que ça implique.

D'ailleurs à ce propos, il est primordial d'aborder le sujet de ta liberté. Que tu en profites dans l'immédiat ou non, cela doit être quelque chose de possible pour toi.

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Discussion : Découverte non choisie du polyamour de ma femme, besoin de témoignages

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Topper

le vendredi 14 août 2026 à 10h32

Bonjour @GalaxInvader,

Je n'ai pas été dans ta situation mais pour reconstruire la confiance, il faudrait au minimum repartir sur une base saine.

Peu importe ses motivations, que ce soit murement réfléchi ou non, votre situation de couple, sa frustration, étant donné que vous étiez un couple monogame, vous aviez un contrat moral implicite comprenant une exclusivité sexuelle et amoureuse. Or, elle n'a pas respecté ce contrat moral. Comment avoir confiance dans ce cas là ? Ce n'est pas possible. Quelle valeur a sa parole ? Aucune.

Je pense qu'il faudrait qu'elle fasse preuve de remords, qu'elle exprime une culpabilité et qu'elle se rende compte qu'elle a fait une erreur. Egalement, qu'elle cherche à réparer le lien qui s'est considérablement fragilisé par sa faute.

Si elle se cherche des excuses en disant quelque chose comme "j'ai des besoins et c'est comme ça", ce n'est pas le cas.

Avoir des pratiques sexuelles, peu importe lesquelles, n'est pas un besoin. Elle ne va pas mourir si elle ne le fait pas. C'est un fait. Les mots utilisés ont leur importance et c'est à garder en tête. Ce qu'elle a est une envie. Ce qui est complètement différent, car une envie ça se gère.

Se convaincre que c'est un besoin n'en fait pas un besoin pour autant. C'est une contorsion intellectuelle assez commune dans ce genre de situation. C'est juste une façon de justifier la légitimité de ses actes.

Se dire polyamoureuse alors que ce n'est absolument pas le cas (comme l'a très bien relevé @Caellan précédemment), est aussi une manière de se justifier et dire que ce serait dans sa nature alors elle ne peut pas faire autrement, sinon elle ne serait pas vraiment elle-même ou d'autres poncifs du même genre. Beaucoup de personnes se cachent derrière le polyamour pour justifier l'adultère lorsqu'il est découvert, comme si ça rendait la trahison plus acceptable.

Selon-moi, si elle reste dans cette position de légitimité, vous ne pourrez pas reconstruire une relation de confiance car rien ne l'empêcherait dans le futur de faire ce qu'elle souhaite sans te prendre en considération.

Pour bien faire, tout ce qui concerne ses incartades devrait être mis en suspend sur une période que vous pouvez définir. Le but est de créer un contexte d'apaisement dans le couple pour :
- se donner le temps de réfléchir à vous en tant que couple, ce qui vous lie, ce que vous souhaitez pour le futur,
- se donner le temps de réfléchir à vous en tant que personne, vos aspirations, vos frustrations, vos manques,
- communiquer en profondeur sur ses envies, sur les tiennes (à ne pas oublier),
- communiquer sur vos exigences dans le couple (affectifs, sexuels, complicité, etc.),
- instaurer un nouveau contrat moral puisque celui qui était en vigueur n'a plus cours.

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Discussion : Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly

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Topper

le mercredi 29 juillet 2026 à 13h47

Bonjour @Xaltar,

Tu peux te référer à la page Wikipédia : Des personnes qui ne sont pas polyamoureuses peuvent être engagées dans des relations non exclusives : on parle alors de personnes « polyaccueillantes » ou « polyacceptantes ».

Si on s'en tient à ce que tu décris dans ton message, tu es donc une personne polyacceptante.

Toutefois, même si aujourd'hui tu ne ressens pas l'envie ou le besoin d'avoir d'autres relations, mais que tu adhères totalement au mode relationnel polyamoureux, que hypothétiquement tu es ouvert à cumuler plusieurs relations amoureuses, tu peux te présenter comme une personne polyamoureuse.

L'intérêt de te désigner ainsi est de communiquer aux autres une adhésion à un mode relationnel. A voir si c'est vraiment pertinent pour toi.

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Discussion : Premiers pas dans une relation polyamoureuse

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Topper

le mercredi 29 juillet 2026 à 11h39

Bonjour @neilyoung, la situation me parait plutôt claire. Tu ne dois pas attendre une grande implication de sa part, du moins à court terme. Elle sort d'une relation dont la rupture a été difficile et si elle t'en a parlé de cette manière, c'est qu'elle se sent encore fragile. Son comportement et sa capacité à lâcher prise est fortement affectée.

En outre, le fait qu'elle précise ne jamais dire "je t'aime" et l'absence de signe d'affection en public, démontre quelqu'un qui est dans le contrôle et la retenue. Il ne faut pas t'attendre à ce que ça change à ce niveau là, surtout dans la période qu'elle traverse actuellement.

Tu dois d'abord déterminer si ses limites te conviennent dans le cas où rien ne change. Tu dois te projeter dans le long terme et ne pas te contenter d'un "ça va, c'est pas facile mais je gère". C'est le début, tu as donc une meilleure capacité d'adaptation. Avec le temps, ce qui te dérange un peu aujourd'hui va prendre de plus en plus de place. Alors si tu sais d'avance que ce genre de dynamique va te poser problème, je te conseillerais d'arrêter cette relation le plus rapidement possible.

C'est bien de lui laisser de l'espace si c'est ce dont elle a besoin. Par contre, ne pense pas à sa place. Laisser de l'espace peut être mal interprété, comme du désintérêt. Demande lui ce qu'elle souhaite comme interactions à distance. Si elle ne sait pas parce qu'elle est perdue, propose plusieurs alternatives. Si elle n'arrive pas à choisir, tentez une certaine manière une semaine, et voyez si ça vous convient à tous les deux.

Elle est non-exclusive. Je te conseille donc d'être prudent sur ta propension à te monogamiser avec elle. Ne mets surtout pas toutes tes billes sur cette femme. Continue de faire d'autres rencontres et explorer d'autres relation pour éviter la dépendance. Cela évitera de faire reposer intégralement sur elle tes besoins relationnel.

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Discussion : Gérer le temps entre deux relations, vous faites comment

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Topper

le dimanche 26 juillet 2026 à 20h58

Bonjour @emma_35, tu cumules combien de relations en simultanée ? Sinon, tu as quelle charge mentale dans le quotidien ou concernant les tâches ménagères par rapport à ton partenaire de vie ? Des enfants ? Des passions ou autres activités prenantes ?

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Discussion : Difficile de gérer la jalousie au début — vous avez des conseils ?

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Topper

le vendredi 24 juillet 2026 à 11h25

Bonjour @PaulineM,

Je suis un ancien très possessif et jaloux et je l'étais au moment d'ouvrir le couple. Je comprends très bien ce à quoi tu fais allusion. Je savais où j'allais en faisant ce choix et ce n'était pas une surprise que j'allais morfler.

Cela a effectivement très compliqué à gérer, et c'est peu de le dire. Ce fut vraiment une épreuve, d'autant plus que ma compagne a été particulièrement rapide dès le départ. Elle a notamment fait sauter en moins d'un mois toutes les règles qu'elle avait elle-même tenu à mettre en place pour être sereine à l'ouverture du couple. Autant dire que dans ce contexte, c'était insécurité maximale.

L'inattention en pleine conversation, les sourires devant un message, les rires au téléphone... l'ENR à intensité maximale, et la mâchoire se crispe, le coeur se serre.

C'est simplement une réaction à la perte de l'exclusivité. Etre en accord avec ce nouveau mode relationnel est une bonne chose. C'est déjà quelque chose auquel se raccrocher quand ça pique, pique, pique, un peu quand même.

Il faut cependant du temps pour se confronter aux nombreux changements. Il y a ceux auxquels on se prépare, comme le fait que notre partenaire sera absent et avec une autre personne (cela ne signifie pas que c'est simple pour autant). Et il y a ceux que l'on anticipe pas, comme des changements d'attitude, une relation extérieure qui prend de la place dans le quotidien, qui s'immisce partout. C'est encore plus compliqué.

Comme notre cerveau se sent en danger, il est en alerte maximale et cherche en permanence les petits indices qui devraient te faire fuir la situation. Un mécanisme d'une efficacité redoutable pour te forcer à réagir.

Ce qui m'a permis de passer cette phase turbulente et éprouvante :

- Lâcher prise sur ce dont je n'ai aucun contrôle. Peu importe comment évolue les choses, je ne peux pas agir sur ce que ma partenaire est en train de vivre et ressentir. Si ça fait qu'elle s'éloigne et me quitte, ce n'est pas en étant angoissé ou en paniquant que ça va changer quoi que ce soit.

- Je peux agir sur ce que je suis, sur ce que je peux améliorer chez moi, comme être le meilleur chéri possible, ou le soin apporté à ma relation. Cela améliore notamment l'estime de soi, ce qui a un effet très bénéfique. Cela permet notamment de se sentir en capacité de rebondir si ça foire et réaliser sa propre valeur.

- Je ne veux rien de caché ou tabou. A la base c'est une forme de contrôle sur ce qu'il se passe, mais aussi pour éviter les malaises et les stratégies de dissimulation. Egalement pour favoriser la complicité et les échanges. Me rappeler que c'est ce que je veux, aide à passer ces moments.

- Faire le deuil de la monogamie. Accepter que je n'ai plus le privilège de l'exclusivité sexuelle et amoureuse, que l'autre a ses histoires et je n'en fais pas partie.

- Abandonner l'exclusivité pour se rassurer dans la relation. Se rappeler que la monogamie n'a jamais empêché quelqu'un de quitter un partenaire. Trouver des moyens de réassurance autre. En ce qui me concerne, c'est considérer le foyer comme une cage, fermée dans un mode relationnel monogame, ouverte dans un mode relationnel non-monogame. Si elle est ouverte et que l'oiseau revient, c'est la meilleure preuve de son envie d'être là. Lorsque la cage est fermée, c'est l'assurance de rien du tout.

- Etre patient, laisser le temps faire les choses. A force d'être confronté toujours aux mêmes choses, ça les rend moins impactantes. Cela devient la normalité.

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Discussion : Relation monogame avec une polyamoureuse

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Topper

le samedi 04 juillet 2026 à 11h23

Kirilov
Le point qui m’inquiète le plus est la compétition/négociation permanente qu’il risque d’y avoir pour l’emploi du temps, avec une asymétrie, dans la mesure où elle est ma partenaire exclusive alors qu’elle-même a un autre partenaire, mais nous verrons cela à l’usage.

De toute évidence, ta femme, même si elle a un besoin de liberté et de s'extraire du couple monogame, elle porte une importance indéniable à votre relation. Si c'est un rythme relativement régulier et habituel, il ne devrait pas y avoir de tension autour de ça. Il vous faudra pour ça être souples, et compréhensifs.

Là où ce sera sans doute compliqué pour toi, c'est de ne pas tourner en rond pendant qu'elle est en compagnie de cet autre homme. Autant que possible, tu dois anticiper ces moments (et tu peux demander à ce que tu sois prévenu assez en avance) pour trouver des occupations.

Selon-moi, dans ta situation, il y a deux choses inquiétantes.

La première est que tu énumères un certain nombre de certitudes qui ont un objectif de sécurisation et qui sont contre-productives. "comblée avec ses deux relations", "ne pense pas en vouloir d'autres", "ne souhaite pas le voir plus qu'une ou deux fois par semaine", "pas de relation sexuelle". Le problème dans ces affirmations est que ça peut autant rester ainsi que changer d'ici deux semaines. Personne ne peut le prévoir, ni elle, ni toi. Elle peut aussi s'en convaincre en étant profondément sincère sur sa position actuelle mais que demain ce sera différent. Elle n'est cependant pas du tout immuable. Il faut prendre en compte également qu'il y a une troisième personne dans l'équation qui a aussi une influence non négligeable dans l'évolution de tout ça.

Il ne faut rien prendre comme argent comptant. Non seulement parce que tout peut évoluer extrêmement vite, mais aussi parce que tout est libre à interprétation. Par exemple, qu'est-ce que c'est une relation sexuelle ? Cela peut être une appréciation très variable d'une personne à l'autre. Pour certaines, ça désigne un coït. Pour d'autres, une fellation ou un cunnilingus, c'est une relation sexuelle. Pour d'autres, des attouchements, c'est déjà une relation sexuelle. Pour d'autres, s'embrasser c'est sexuel. Peu importe la définition réelle. Chacun peut avoir une représentation différente de ce que ça désigne et surtout s'arranger avec la réalité pour garder bonne conscience.

Aussi, se voir une fois par semaine, c'est différent lorsque c'est quelques heures, puis lorsque c'est la nuit incluse, puis toute la matinée qui suit, puis le week-end entier. Cela reste pourtant dans le cadre de "une fois par semaine" mais ça grapille peu à peu au fur-et-à-mesure que la relation évolue.

Tu dois absolument te préparer à ça pour éviter des déceptions successives et de mauvaises interprétations sur les motivations de ta femme. Ce sont des choses qui ont une forte probabilité d'arriver, même avec la meilleure volonté de chacun pour que ça n'arrive pas.

Les certitudes de ta femme sont valables à l'instant où elle les dit aussi honnête et transparente soit-elle. Cela n'a aucune valeur pour le futur.

Ce n'est pas une bonne stratégie de dire ce genre de chose pour elle non plus. En cas de changement (et il y en aura), ce sera d'autant plus difficile de te le communiquer car ce serait revenir sur sa propre parole. Cela pourrait être vécu comme des trahisons et des renoncements. Tu peux la sensibiliser à ça.

La seconde chose inquiétante est que tu acceptes la situation pour ne pas la perdre, mais que tu n'y adhères pas du tout. Et il y a une différence entre y adhérer et le pratiquer. Tu peux tout à fait trouver ça très bien pour les autres et ne pas vouloir plusieurs relations. Il y a des personnes poly-acceptantes qui le vivent très bien. Toutefois, elles le vivent bien parce qu'elles ont fait évoluer leur vision des relations et ne sont plus dans une conception monogame.

Cela ne semble pas être ton cas et je ne connais pas d'exemple de personnes rigoureusement monogames qui acceptent sans souffrance la non-monogamie de leur partenaire. Il y a forcément des fonctionnements qui se confrontent.

Je t'invite donc très sérieusement à prendre ce point de réflexion personnel en considération.

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Discussion : Relation monogame avec une polyamoureuse

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Topper

le vendredi 26 juin 2026 à 10h11

Bonjour @Kirilov,

Je n'ai pas été dans la situation d'une personne monogame partageant une relation avec une polyamoureuse, mais quand on entre dans la non-monogamie ou le polyamour, on arrive avec toute notre construction monogame.

On peut donc s'estimer polyamoureux parce qu'on adhère à ce mode relationnel, mais avoir tout un fonctionnement monogame qui va rendre les choses difficiles voire impossibles.

Pour bien vivre les relations libres, il n'y a pas d'autre choix que de déconstruire la monogamie, c'est à dire remettre en question tous les modes de pensée et mécanismes qu'on peut avoir et qui sont liés à la monogamie (posséder l'autre, dépendance à l'autre, couple unique, concept de "construction" de la relation, exclusivité sexuelle et amoureuse, escalator relationnel, etc).

Ton anxiété vient de deux choses : une incertitude du futur et une absence de contrôle sur l'autre.

Le couple monogame offre une certaine sécurité grâce à l'exclusivité qui restreint la liberté de l'autre à développer des relations fortes avec d'autres personne. C'est évidemment illusoire mais au-delà de ça, ce sentiment de sécurité est apporté par la prévisibilité dans la relation. C'est notamment le principe de l'escalator relationnel sur lequel toutes les étapes de la vie de couple se succèdent plus ou moins de la même manière. Ces étapes représentent ce que la plupart des gens appellent la construction du couple. Que ce soit quelque chose de connu et attendu est extrêmement sécurisant.

Lorsque l'on quitte la monogamie, ce sentiment de sécurité, même si il est basé sur rien de tangible, disparait complètement. Il n'y a plus de repères sur lesquels s'appuyer. Il n'y a plus l'autre qui nous appartient et qui fait que l'on est pas seul.

Il y a donc une résistance qui s'opère en soi et qui occasionne une souffrance. Cette résistance vient du fait que l'on accepte pas la situation, et on ne fait pas le deuil du couple monogame et la relation telle qu'elle était. Pourtant, elle a déjà changé et ne reviendra pas en arrière.

On peut ne pas accepter ce changement et ne pas être en accord avec cette liberté, mais dans ce cas il y a une incompatibilité et il faut mettre un terme à la relation et le plus tôt est le mieux.

Si vraiment tu veux poursuivre dans cette voie, tu dois déterminer pour quelle raison tu le fais.

Parce que "je l'aime" est selon-moi la plus mauvaise raison ou elle n'est pas suffisante. La plupart du temps, les gens en souffrance qui viennent ici sont dans une situation qu'ils n'acceptent pas parce qu'ils aiment l'autre. Pire, ils n'arrivent pas à s'en extraire parce que à chaque conseil qu'on leur donne ils vont opposer un "oui mais je l'aime".

Aimer la personne, peut être cependant une raison qui pousse à faire évoluer sa propre façon de penser. Cela peut être aussi vouloir son bonheur et ne pas être un obstacle à son épanouissement.

Selon-moi, la raison qui doit te motiver est d'être en accord avec ce que représente le polyamour dans la théorie. Si tu trouves ça bien, que tu l'acceptes et que tu as une envie profonde d'être polyamoureux, alors c'est déjà un premier pas pour voir ta relation autrement.

Il est primordial de voir l'autre comme une personne libre et indépendante qui fait le choix d'être en relation avec toi, et non comme quelqu'un qui est avec toi, parce que vous faites "couple", parce que c'est ce qui est attendu dans la société, parce que vous vous possédez l'un et l'autre et que vous pouvez le contrôler.

Par exemple, le fait d'imposer une exclusivité sexuelle est un contrôle sur ta partenaire qui ne peut pas disposer de son corps comme elle le souhaite. Qu'elle prenne du plaisir sexuel avec quelqu'un d'autre ou non, ça ne change strictement rien pour toi. Ce n'es pas parce qu'elle fait pas de sexe avec un autre homme que vous en ferez plus tous les deux ou que ce sera de meilleure qualité (c'est en réalité plutôt le contraire). Par contre, tu lui retires quelque chose à elle en ayant la propriété exclusive de certaines parties de son corps. Cela ne retirera jamais rien à ses envies, qui faute d'être comblées, peuvent être exacerbées par l'interdit. Cette frustration peut provoquer conflictualité, irascibilité, dépression, comportements déraisonnables et amener à terme à ce qu'elle mette un terme à la situation d'une façon ou d'une autre.

Rien n'empêche de fixer des règles qui sont une bonne façon de créer un cadre qui évolue en fonction de l'évolution de chacun. Cela permet de se faire petit à petit à ce grand changement. Encore faut-il avoir en tête et exprimer le fait que c'est amené à évoluer.

De ton côté, tu dois travailler sur tes peurs. Concernant cette exclusivité sexuelle, tu dois chercher en toi ce que provoque cette perte d'exclusivité et comment te rassurer autrement. Tu peux ensuite faire évoluer ta pensée notamment en ayant un certain lâcher prise. Par exemple, tu peux te dire que le fait de partager du sexe ensemble alors qu'elle peut tout à fait en faire avec d'autres personnes est la meilleure preuve de son désir pour toi.

Cette façon de se rassurer en prenant le contexte de liberté comme la meilleure preuve de l'envie de l'autre d'être à nos côté, sans obligation, sans pression sociale, est applicable à absolument tout.

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Discussion : S'autoriser a relationner avec d'autre gens en même temps

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Topper

le samedi 20 juin 2026 à 09h52

Bonjour @Soum,

Il est normal et naturel d'angoisser en ayant peur que certaines situations se reproduisent. Ton cerveau est prévu pour ça afin de te protéger. Ta vie n'est pas en jeu alors ce n'est pas un mécanisme très utile, il est néanmoins là et il faut le gérer.

C'est un réflexe cohérent aussi de prendre de la distance. Pas de relations amoureuses, pas de souffrances liées à des relations amoureuses. C'est simple et efficace mais est-ce vraiment ce dont tu as envie ?

Par exemple, lorsqu'une amoureuse actuelle dit certaines phrases ça me stresse parce que dans une relation précédente c'était annonciateur de crises violentes. Ce n'est pas évidemment pour moi de rationnaliser et me dire que ce n'est plus le même contexte. C'est un vrai travail de déshabituer le cerveau à certaines alertes.

Dans ton cas, dans la précédente relation il y a eu une trahison concernant votre contrat moral. Là ce n'est pas le cas et tu anticipes simplement le pire avec rien de concret. Tu prends son envie de voir quelqu'un d'autre comme une preuve qu'elle s'éloigne de toi. Or, c'est juste une preuve qu'elle a envie de rencontrer quelqu'un, ce qui n'a rien à voir avec ses envies qui te concernent.

Mes conseils :

Répète toi que chaque personne/situation est différente et ce qu'il s'est passé avec une relation précédente ne va pas se reproduire à l'identique.

Fais en sorte d'être le meilleur partenaire possible. Si tu as des lacunes, travaille dessus. Si on te fait des reproches ou des remarques négatives, prends en compte pour t'améliorer. C'est bon pour la confiance en toi et tu pourras te dire que tu as fait du mieux que tu pouvais si elle s'éloigne malgré tout.

Si il y a des moments difficiles à gérer, laisse passer du temps de 24 à 48h pour digérer les émotions négatives. Ensuite, il est plus facile d'analyser ce que tu as pu ressentir et d'où ça vient. Tu peux alors décider de si c'est opportun de l'évoquer avec ta partenaire.

Si ça ne va vraiment pas, communique avec ta partenaire. Explique ce par quoi tu passes. Selon la situation, tu peux dire que c'est un problème, impliquant des choses à discuter ou corriger. Tu peux aussi dire que c'est pour la mettre au courant et partager ce que tu ressens mais que ce n'est pas un problème, c'est à toi de gérer ça, et il n'y a rien de particulier à corriger.

Réagir par de la distance, de la froideur, de l'irascibilité, est extrêmement négatif et abime la relation. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. L'autre ne comprend pas ce qu'il se passe et peut interpréter n'importe quoi et prendre de la distance à son tour, ce qui est clairement l'attitude attendue opposée.

Si ça va bien, communique avec ta partenaire. C'est bien de dire quand il y a des difficultés, c'est aussi important de valoriser ce qui fait que vous vous appréciez, attirez, aimez.

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Discussion : Je découvre le polyamour et... J'ai peur

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Topper

le vendredi 05 juin 2026 à 17h11

Bonjour @aruku4round,

Pour ce qui est de la compréhension de ce que tu ressens, tu as probablement des réflexes de pensée monogame.

Dans la monogamie, lorsque ton/ta partenaire développe une romance ou montre de l'intérêt à une autre personne, cela signifie que la personne va s'éloigner de toi et te remplacer. Il n'est pas concevable de cumuler des relations amoureuses. Il y a donc un moment où un choix s'impose. De fait, cela te met fatalement dans une position d'insécurité.

Ce n'est pourtant pas quelque chose qui s'applique aux relations non-monogames. Une personne ne remplace pas l'autre car il n'y a aucune obligation d'exclusivité. Dans ce contexte, si quelqu'un s'éloigne de toi ou te quitte, c'est que ça vient de votre relation, pas d'une autre relation. A l'inverse, si ton/ta partenaire reste avec toi, c'est sa volonté.

Tu as davantage de certitude sur l'envie profonde de ton/ta partenaire de partager sa vie avec toi dans la non-monogamie plutôt que dans la monogamie où il y a un poids sociétal qui pousse à rester en couple (favorisant l'adultère). Tu peux donc te concentrer sur cet aspect qui permet d'appréhender la multiplicité des partenaires et la liberté de l'autre comme quelque chose de positif.

Il y a des choses à déconstruire. L'habitude et le temps peut aider aussi à se tranquilliser en se rendant compte que malgré des rencontres, votre relation ne change pas.

Toutefois, sache que même pour les polyamoureux aguerris, l'arrivée d'une nouvelle personne est souvent un moment d'inquiétude car l'équilibre qui était atteint jusqu'alors est forcément bouleversé.

Tu fais part de tes inquiétudes, et c'est déjà une bonne chose. Cela permet de communiquer autour de tes angoisses. Ta difficulté à prendre ses tentatives de réassurances comme quelque chose de fiable, est un réflexe de défense.

Au lieu de te dire "je vais pas croire ce qu'on me dit et imaginer en boucle le pire comme je serais préparée", tu peux te dire "quoi que j'imagine, ça ne va pas empêcher le pire d'arriver, alors autant ne pas m'inquiéter pour quelque chose d'hypothétique".

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Discussion : Accepter le besoin de l'autre

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Topper

le jeudi 21 mai 2026 à 09h27

Bonjour,

Habituellement, dans le contrat moral implicite monogame, lorsqu'on est en couple on ne peut pas embrasser quelqu'un d'autre. Selon ce que tu relates, elle t'a présenté l'évènement comme quelque chose qui ne serait pas consenti. Cela aurait pu en rester là. Pourtant, tu apprends ensuite qu'elle est toujours en contact avec lui, et que leurs échanges sont suffisamment répréhensibles pour qu'elle le cache. On peut donc en conclure que lorsqu'elle a embrassé cet autre homme, elle n'était pas passive et était consentante. Donc, non seulement elle t'a trompé une première fois à ce moment là, mais ensuite une seconde fois en cachant une liaison et une perspective de revoir cet homme pour avoir des rapports sexuels.

Elle a voulu arranger la réalité en faisant du "damage control" préventif, elle a menti, elle a caché des échanges avec cet homme, jusqu'à ce qu'elle soit découverte.

Selon-moi la question n'est pas de comprendre son besoin et comment l'accepter, mais comment reconstruire une confiance brisée alors qu'elle n'a pas respecté votre contrat moral et a délibérément cherché à continuer dans cette voie.

Avant de chercher à ouvrir votre couple ou explorer le polyamour, ce qui implique déjà un gros travail de déconstruction, vous devriez avant toute chose travailler à reconstruire la confiance dans votre couple.

Il faut également qu'elle comprenne que les choix qu'elle a fait sont délétères pour votre couple. Il ne s'agit pas de juste dire "oui, oui, je ferai plus". Il faut bien réaliser à quel point une réalité douloureuse est préférable à un mensonge. Elle sera confronté à de multiples situations où ce sera plus simple de mentir pour éviter des discussions difficiles. Si elle garde cet état d'esprit, vous allez droit dans le mur. Elle doit prendre ses responsabilités même si c'est pas le plus facile.

Et toi, tu ne pourras pas avancer sereinement dans cette voie en ayant toujours un doute que ce qu'elle te montre de la situation est complètement faux.

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Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?

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Topper

le mercredi 20 mai 2026 à 17h54

Je ne juge pas mais en ce qui me concerne ça me parait tellement compliqué d'en faire abstraction que j'ai du mal à l'imaginer.

Pour moi le positionnement politique est extrêmement important. Si j'apprenais qu'une personne avec qui je relationne a des convictions qui vont en confrontation avec les miennes, mon estime dégringolerait instantanément.

Cela ne m'empêcherait pas de discuter autour d'une bière mais ça n'irait pas plus loin que ça. Je n'aurais aucune envie de donner de mon temps, de mon énergie, de mon affection, ou de mon amour à quelqu'un qui aurait des choix politiques qui me portent préjudice à moi ou mes proches.

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