Difficile de gérer la jalousie au début — vous avez des conseils ?
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PaulineM
le jeudi 23 juillet 2026 à 23h59
Bonjour à toutes et tous,
Je suis assez nouvelle ici et dans le polyamour en général. Ça fait quelques mois que je vis une relation non-exclusive avec mon partenaire principal, et même si intellectuellement j'adhère complètement à cette façon de vivre, émotionnellement c'est parfois une autre histoire.
La jalousie surgit souvent là où je ne l'attends pas — pas forcément quand il voit l'autre personne, mais plutôt dans des petits détails, une phrase anodine, une photo... Je me retrouve à me comparer sans arrêt alors que je sais que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
Est-ce que vous avez traversé ça au début ? Comment vous avez réussi à travailler sur ça ? Est-ce que c'est quelque chose qui s'apaise avec le temps ou est-ce qu'il faut vraiment mettre en place des pratiques spécifiques ?
Merci d'avance pour vos retours, c'est vraiment précieux d'avoir un espace pour en parler.
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Topper
le vendredi 24 juillet 2026 à 11h25
Bonjour @PaulineM,
Je suis un ancien très possessif et jaloux et je l'étais au moment d'ouvrir le couple. Je comprends très bien ce à quoi tu fais allusion. Je savais où j'allais en faisant ce choix et ce n'était pas une surprise que j'allais morfler.
Cela a effectivement très compliqué à gérer, et c'est peu de le dire. Ce fut vraiment une épreuve, d'autant plus que ma compagne a été particulièrement rapide dès le départ. Elle a notamment fait sauter en moins d'un mois toutes les règles qu'elle avait elle-même tenu à mettre en place pour être sereine à l'ouverture du couple. Autant dire que dans ce contexte, c'était insécurité maximale.
L'inattention en pleine conversation, les sourires devant un message, les rires au téléphone... l'ENR à intensité maximale, et la mâchoire se crispe, le coeur se serre.
C'est simplement une réaction à la perte de l'exclusivité. Etre en accord avec ce nouveau mode relationnel est une bonne chose. C'est déjà quelque chose auquel se raccrocher quand ça pique, pique, pique, un peu quand même.
Il faut cependant du temps pour se confronter aux nombreux changements. Il y a ceux auxquels on se prépare, comme le fait que notre partenaire sera absent et avec une autre personne (cela ne signifie pas que c'est simple pour autant). Et il y a ceux que l'on anticipe pas, comme des changements d'attitude, une relation extérieure qui prend de la place dans le quotidien, qui s'immisce partout. C'est encore plus compliqué.
Comme notre cerveau se sent en danger, il est en alerte maximale et cherche en permanence les petits indices qui devraient te faire fuir la situation. Un mécanisme d'une efficacité redoutable pour te forcer à réagir.
Ce qui m'a permis de passer cette phase turbulente et éprouvante :
- Lâcher prise sur ce dont je n'ai aucun contrôle. Peu importe comment évolue les choses, je ne peux pas agir sur ce que ma partenaire est en train de vivre et ressentir. Si ça fait qu'elle s'éloigne et me quitte, ce n'est pas en étant angoissé ou en paniquant que ça va changer quoi que ce soit.
- Je peux agir sur ce que je suis, sur ce que je peux améliorer chez moi, comme être le meilleur chéri possible, ou le soin apporté à ma relation. Cela améliore notamment l'estime de soi, ce qui a un effet très bénéfique. Cela permet notamment de se sentir en capacité de rebondir si ça foire et réaliser sa propre valeur.
- Je ne veux rien de caché ou tabou. A la base c'est une forme de contrôle sur ce qu'il se passe, mais aussi pour éviter les malaises et les stratégies de dissimulation. Egalement pour favoriser la complicité et les échanges. Me rappeler que c'est ce que je veux, aide à passer ces moments.
- Faire le deuil de la monogamie. Accepter que je n'ai plus le privilège de l'exclusivité sexuelle et amoureuse, que l'autre a ses histoires et je n'en fais pas partie.
- Abandonner l'exclusivité pour se rassurer dans la relation. Se rappeler que la monogamie n'a jamais empêché quelqu'un de quitter un partenaire. Trouver des moyens de réassurance autre. En ce qui me concerne, c'est considérer le foyer comme une cage, fermée dans un mode relationnel monogame, ouverte dans un mode relationnel non-monogame. Si elle est ouverte et que l'oiseau revient, c'est la meilleure preuve de son envie d'être là. Lorsque la cage est fermée, c'est l'assurance de rien du tout.
- Etre patient, laisser le temps faire les choses. A force d'être confronté toujours aux mêmes choses, ça les rend moins impactantes. Cela devient la normalité.
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Polyamour.info
le vendredi 24 juillet 2026 à 20h55
"PaulineM" est à l'origine de tentatives de piratage de ce site.
Si cette personne n'a pas de mauvaises intentions, qu'elle revienne donc s'exprimer ici avec un vrai compte et une vraie adresse IP sur ses intentions.