Participation aux discussions
Discussion : [Outil] Traduction de La Carte des sortes de non-monogamies
artichaut
le dimanche 18 décembre 2022 à 11h00
On viens de me faire découvrir cette carte : « A Map of the Lands of Human Sexuality »
Si quelqu'un·e veut la traduire… ?
Discussion : [Questembert] Papotes amimoureuses #03 — 9 décembre 2022
artichaut
le dimanche 18 décembre 2022 à 09h00
Petit Bilan de ces Papotes #3
Nous étions 10.
Dont 6 personnes qui venaient pour la 1ère fois (et parmi elles, 3 que je n'avais jamais rencontré).
Nous avons entamé par d’inévitables questions sur le polyamour et pourquoi cet événement ne se revendique pas polyamoureux (j’espère un jour ne plus avoir besoin d’en passer par là). Puis, nous avons poursuivi de manière plus informelle, tout en grignotant les victuailles apportées.
Ensuite, nous avons joué au jeu « Discultons » (en inventant des règles à dix, puisque le jeu est prévu pour être joué à deux), ce qui nous a permis de partager sur nos intimités respectives.
À un moment donné une idée à émergée : …et si les Papotes amimoureuses se déclinaient aussi sous une forme invitant à l’échange tactile ? Cela pourrait s’appeler « les Papouilles amimoureuses » !
Après quelques départs, l’envie sans doute d’explorer l’idée a amené une dimension inattendue à ces Papotes : pratiquer un massage à plusieurs mains.
La possibilité de dormir sur place a permis de prolonger la Papote et le massage, au-delà de l’horaire habituel. La soirée s’est terminée vers 4 h du matin.
Je ne sais pas ce que seront les prochaines Papotes, mais cette session #3 a soulevé plusieurs réflexions :
- Il semblerait que la forme (moins cadrée et +informelle que d’autres types d’événements) attire beaucoup plus les hommes cis que les autres (c’est quelque chose que je constate empiriquement, et qui ne m’étonne absolument pas) ; ça ne me dérange pas en soi, et même ça m’amuse un peu de voir du coup des hommes —qui peut-être étaient en partie venues en espérant rencontrer des femmes— se retrouver de facto à relationner avec d’autres d’hommes.
- Pour l’instant je cadre très très peu les rencontres (laissant advenir ce qui vient), car j’ai envie d’inciter les autres à être force de propositions et voir ce qu’il peut en sortir. Chaque Papote est donc très différente d’une fois sur l’autre.
- L’idée des « Papouilles amimoureuses » me plaît, et j’ai laissé advenir la proposition de massage qui s’est ensuivi. Mais partager du tactile entre personnes ne se connaissant pour la plupart pas, avec très peu voir pas du tout de cadre posé, sans culture commune du consentement, et de surcroît dans un événement comportant de la consommation d’alcool, me questionne beaucoup. Je ne sais pas encore quelles conclusions je vais en tirer, mais il ne me semble pas du tout possible de recommencer à l’identique.
Bref c’était des Papotes à la fois tranquilles et pleines d’expérimentations.
Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?
artichaut
le samedi 17 décembre 2022 à 20h12
Discussion : Dormir ensemble ou pas (Décortiquons la Monogamie)
artichaut
le samedi 17 décembre 2022 à 13h11
Un truc que j'adore aussi et que je n'ai pas encore cité ici, c'est changer de lit en cours de nuit.
Perso je n'aime pas trop ça, moi changer de lit. Mais j'aime vraiment beaucoup qu'une de mes partenaires passe une partie de la nuit (par ex, juste le moment du coucher, ou alors juste le petit matin) avec moi et une autre partie (idéalement incluant la +longue partie de la nuit : le sommeil profond) avec un·e autre.
Je kiffe ça pour moi même, je kiffe ça pour mes partenaires qui kiffent ça, je kiffe pour pour ma/mon metamour.
Et je trouve même que ça crée une complicité toute particulière avec mes metamours.
En vrai ça ne m'est arrivé que très peu de fois, mais vraiment j'ai adoré, et ça me manque que ça ne m'arrive pas +souvent.
Discussion : Dormir ensemble ou pas (Décortiquons la Monogamie)
artichaut
le samedi 17 décembre 2022 à 13h05
artichaut
ceci pour garantir la possibilité —car vécue en acte et pas juste en paroles— qu'effectivement ne pas dormir ensemble soit une vraie possibilité.
Je me rends compte aussi que pratiquer ça ne pas dormir ensemble, alors qu'on dort dans la même maison, prépare le terrain au fait, un jour de dormir seul·e alors que son/sa partenaire habituel·le dort dans la même maison avec un·e autre de ses relations (et qui est quand même une sacrée expérience du point de vue de la jalousie, de la frustration, et du sentiment d'abandon !).
Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?
artichaut
le samedi 17 décembre 2022 à 12h47
bonheur
Perso, je crois que désormais les amoureux, je les quitterai aussitôt qu'ils m'annoncent avoir quelqu'un d'autre.
On peut gloser sur ce qu'est le polyamour (juste avoir plusieurs relations, ou être heureux/heureuse que l'autre en ai plusieurs), en revanche interdire à l'autre d'avoir d'autres relations (ou le quitter, le cas échéant, ce qui revient quand même un peu au même), ça c'est clairement l'épicentre de la monogamie.
Discussion : Le polyamour est-il objectivement viable ?
artichaut
le vendredi 16 décembre 2022 à 15h31
bidibidibidi
si j'en crois la pensée dominante, le polyamour n'est dans tous les cas pas viable.
La question était « Le polyamour est-il objectivement viable ? ».
Je ne vois pas depuis qu'elle "objectivité" il pourrait être viable. Si viabilité il y a, ce n'est pas là qu'elle se situe. Et même s'il était objectivement viable, on ne serait pas +avancé.
Par ailleurs on sait déjà que le polyamour ne fonctionne pas et encore moins immédiatement.
Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?
artichaut
le vendredi 16 décembre 2022 à 10h21
Alabama
je parlais, en-dehors de tout "pb" ou jalousie
Pour moi ça n'existe pas une relation sans "pb" ou jalousie. Donc je préfère anticiper ce qui de toute façon arrivera.
Alabama
Ah c'est intéressant ça, car tu vois, je me faisais la réflexion que quand les métamours meufs se rencontrent, c'est encore elles qui font le taf relationnel et ça me faisait ronchonner intérieurement.
Tu peux le voir comme ça, certes. Mais rien ne t'empêche d'avoir cette vigilance là.
Dans mon expérience (de ce que je vois et ce qu'on m'en raconte) ça me semble beaucoup plus un endroit de plaisir et de solidarité féministe, qu'un endroit fastidieux de taf relationnel.
Il y a une partie du taf que le pivot ne peut pas faire, même avec les meilleurs intentions du monde. Et demander directement les infos aux personnes concernées me semble toujours une bonne idée.
Hawkeye
Il n'y a pas que les hommes pivots qui sont capables de merder.
Personne n'a dit le contraire. Là n'est pas la question (en tout cas pas celle que j'ai soulevée).
Hawkeye
voir en l'autre l'homme et pas l'adversaire.
Oui.
Et perso je dirais même que rencontrer mes metamours hommes est une manière de socialiser avec des hommes, qui a participé à bouger plein plein de choses dans mon rapport à la masculinité.
Discussion : Le polyamour est-il objectivement viable ?
artichaut
le vendredi 16 décembre 2022 à 09h41
Le problème que tu pose n'est pas un problème polyamoureux mais celui des sollicitations masculines. Les hommes cis hétéro, dans ce monde sur-sollicitent (et pas que sur les sites de rencontre) les femmes cis (essentiellement celles dans les normes actuelles de "beauté").
Si on suit ton raisonnement il y a +d'hommes hétéro que de femmes hétéro sur terre, puisque sur un site de rencontre une femme reçoit beaucoup plus de sollicitations.
Avant_gout
Le polyamour est-il objectivement viable ?
Non.
Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?
artichaut
le jeudi 15 décembre 2022 à 16h01
Alabama
- en en entendant parler je me dis que je pourrais bien m'entendre avec
- l'amoureux.se du milieu pense qu'on pourrait bien s'entendre
- ça se trouve comme ça parce qu'on est invité.e.s au même événement de groupe
- la personne passe par là pour rendre un truc par exemple
etc...
- et en cas de problème, pour essayer d'arranger la situation...
T'as déjà trouvé des débuts de réponses !
Alabama
Mon souhait est de transformer mes relations amoureuses pour qu'elles ressemblent plus à mes amitiés, et transformer mes amitiés pour qu'elles ressemblent plus à mes amours, et donc pour moi c'est faire une spécificité là où j'aimerais enlever de la spécificité.
Moi j'aime rencontrer les ami·e·s de mes ami·e·s, ou plutôt les relations importantes de mes relations importantes, et ce au moins une fois. Surtout si la personne avec qui je suis en relation en parle souvent. Tant que je n'ai pas rencontré une personne en vrai je n'arrive pas à coller une image et donc à "créer la fiche personnage" dans ma tête (mémoriser des infos parcellaires et en faire un tout) ce qui n'aide pas dans les échanges ("mais enfin, je t'ai parlé 20 fois d'un·e·tel·le") : j'ai tendance à confondre toutes les personnes que je n'ai pas encore rencontré.
Ensuite rencontrer en vrai permet d'enrayer les projections, les fantasmes, les idées reçues et donc la jalousie (je ne t'apprend pas qu'il y a de la jalousie, aussi entre ami·e·s) et inversement, pour moi, d'augmenter la compersion.
Et perso j'aime beaucoup partager ce lien si particulier, ce point commun précieux, d'aimer une même personne.
Et en cas de coup dur de la vie concernant la personne aimée, il me semble important de pouvoir s'informer, de pouvoir s'entraider, etc.
Être en relation importante (amour, amitié, peu importe) c'est un peu comme un projet de vie, ou un long voyage. J'ai envie de rencontrer au moins une fois, toutes les personnes qui sont sur le même bateau. Ça n'est pas une exigence, mais une demande, ou a minima un désir fort et très clairement exprimé.
Quant ça n'est pas possible, je fais avec. Mais j'en suis toujours un peu triste.
.
Quant tu es une femme en relation hétéro-poly il me semble encore +primordial de rencontrer tes metamours femmes. Car les mecs pivots hétéros, sont réputés pour faire de la merde à répétition. Et être pivot c'est avoir du pouvoir. C'est donc une manière de partager ce pouvoir.
Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?
artichaut
le jeudi 15 décembre 2022 à 15h50
Alabama
P.S : je comprends rien aux thèmes proposés, je n'arrive pas vraiment à trouver dans quel thème s'inscrit le sujet que je veux lancer... j'ai mis dans romantisme faute de mieux.
Tu peux proposer des choses ici.
Discussion : [Lexique] Définition(s) du polyamour
artichaut
le jeudi 15 décembre 2022 à 14h37
Comme je le dis ici, pour moi aujourd'hui le polyamour c'est juste et uniquement avoir soi plusieurs relations (et que les autres soient a peu près d'accord).
Comme le dit Le Robert, puisque le mot est entré dans le dictionnaire (en 2021) :
Le Robert
polyamour
nom masculin
didactique Fait d'avoir plusieurs relations amoureuses en parallèle, avec le consentement de chaque partenaire.
Source : (1)
Et c'est tout.
Le reste c'est ce que nous on voudrais y mettre. Mais on voit bien qu'on ne peut lutter (contre la machine monogamie-patriacart-capitalisme qui se réapproprie tout et fait du polyamour une simple extension de la monogamie : de la monogamie avec un soupçon de liberté —ou de libéralisme— en+).
Tout au plus, voudrait-on un polyamour éthique, comme d'autres parlent de séduction éthique. Mais même ça, ça me semble un mirage. Ça me semble très mal penser les choses (=penser les choses prioritairement du point de vue du nombre de relations).
Discussion : Comment savoir si notre metamour est vraiment poly ?
artichaut
le jeudi 15 décembre 2022 à 14h29
Caoline
Comment savoir si notre metamour est vraiment poly ?
Pour moi la seule manière de répondre est de rencontrer, au moins une fois, tes metamours en direct. Ou a minima par visio ou téléphone, mais surtout surtout pas via un·e intermédiaire (on sait bien qu'on ne peut pas faire confiance aux pivots).
Un·e meta qui ne voudrait avoir aucun contact direct avec toi, pas même une fois, pour poser le cadre, désamorcer les fantasmes et projections, et si possible définir un canal possible de communication en cas de necessité, hum… peut-on vraiment parler de "polyamour". Oui au sens où le polyamour est pratiqué et au sens du dictionnaire ; non, me semble t-il au sens où toi tu l'entends.
Et c'est là me semble t-il où le concept de compersion fait toute la différence.
Le polyamour aujourd'hui c'est juste et uniquement avoir soi plusieurs relations (et que les autres soient a peu près d'accord). Il nous faut bien l'admettre. On peut théoriser, vouloir inventer, on ne change pas la réalité vécue.
C'est à dire qu'aujoud'hui on peut être poly et être non-compersif, vouloir tout cloisonner, se satisfaire d'un peu de mensonge ou de l'acceptation forcée de l'autre, enfermer l'intime dans une case privée et protégée, ne pas faire du consentement une priorité, etc, etc. C'est à dire en quelque sorte pour moi on peut être poly et monogame, ou du moins on peut être poly et s'incrire totalement dans la norme de la monogamie en tant que système (de même qu'on peut être mono et compersif, mono et pas hétéro, c'est à dire pour moi, déconstruire la norme, bien+ que ne le font certains poly).
J'ai tendance à penser (mais peut-être que j'extrapole, ou vais un chouïa trop loin) que tu ne veux plus de relation qu'avec des personnes compersives qui ne relationnent qu'avec des personnes compersives.
Sinon, comme dit @bidibidibidi, il faut commencer par définir le polyamour avec toutes les personnes concernées.
Discussion : Dépasser le sentiment de trahison
artichaut
le lundi 12 décembre 2022 à 00h14
Merci pour le récit (qui je pense peut servir à d'autres).
J'aime bien quand les fils de discussions ont des sujets clairs et que après être venu demander de l'aide, les personnes font l'effort de venir raconter la résolution ou l'évolution (qu'elle soit chouette ou pas chouette).
Certain·e·s utilisent ce forum comme un flux. Moi j'aime la dimension d'archive et de ressources sur les relations affectives.
Discussion : Dépasser le sentiment de trahison
artichaut
le dimanche 11 décembre 2022 à 20h52
Alabama
J’ai ma petite idée des raisons pour lesquelles cette erreur a pu arriver. Et elle a à voir à mon sens avec le fait de prendre soin de soi : quand on ne prend pas soin de soi c’est difficile de prendre soin des autres.
…voir il peut y avoir un petit côté maso à provoquer inconsciemment ce qui va faire que l'autre va "prendre soin de nous" (comprendre : nous engueler, nous recadrer, etc). On a les shémas affectifs qui sont les nôtres…
Discussion : Dépasser le sentiment de trahison
artichaut
le dimanche 11 décembre 2022 à 20h37
J'ai bien conscience que ça n'est pas ta demande @Alabama, mais j'ai envie d'ajouter quelque chose.
Je suis une personne très contrôlante et je me suis souvent acoquiné (comprendre mis en relation) avec des personnes elles-même très contrôlantes (j'ai besoin de répondant dans la relation).
Selon certains écrits la blessure de trahison est l'apanage des personnes contrôlantes (ou le contraire). De fait, j'ai été beaucoup confronté (conscienmment ou non) au sentiment de trahison et je me suis longtemps crû moi-même meilleur (dans le sens de ne pas trahir l'autre) sur ce terrain-là que celles et ceux que je fréquentais. Je ne saurais dire ce qu'il en est réellement. Je suis fiable et faillible à la fois.
Que je sois celui qui trahi (quand j'accepte de l'admettre) ou celui qui est trahi (quand je l'accepte également), à chaque fois j'ai eu des choses à apprendre sur moi (certaines que je n'ai pas fini d'apprendre, concernant les grandes trahison).
Et je vois du coup du lien avec la jalousie. (J'adore le sentiment de jalousie car il m'apprend plein de choses sur moi).
Et plus ça va, plus je m'intéresse (ou j'essaie de m'intéresser) à ce que les émotions ont à m'apprendre, plutôt qu'aux actes en eux-même (les miens ou ceux des autres) qui ont provoqué cette émotion.
Discussion : Dépasser le sentiment de trahison
artichaut
le dimanche 11 décembre 2022 à 20h26
Alabama
Qu’avez vous fait en tant que « personne fautive » ?
Selon les cas :
J'ai nié. J'ai fui. Je me suis justifié. J'ai envoyé chier l'autre.
J'ai écouté. J'ai été empathique. J'ai essayé d'entendre la souffrance de l'autre sans culpabiliser moi. J'ai demandé si je pouvais réparer.
Je n'ai rien promis.
J'ai essayé de comprendre ce qui m'a fait faire ça.
J'ai essayé de me demander à moi-même (pas toujours avec lucidité) si je risquais de recommencer. S'il s'avérait que je pensais que oui (que je risquais de recommencer) je l'ai dit (pas tjs avec tact).
Je me suis demandé si la relation était, à mon sens, viable et j'ai essayé d'en tirer des conclusions ("qui s'impose").
J'ai assumé.
Alabama
Qu’avez-vous fait en tant que « personne trahie » ?
Selon les cas :
J'ai été en colère. Je me suis barré.
Je n'ai pas identifié ça comme de la trahison. J'ai été déstabilisé. Je n'ai sû que faire, et ça m'a miné longtemps.
J'ai rongé mon frein. J'ai attendu que ça passe. J'ai été discuter avec l'autre (sans forcément utiliser le mot "trahison" qui est un mot très fort, ou pas d'entrée de jeu, ou avec des précautions)
Je me suis questionné sur moi-même. Pourquoi ai-je ce sentiment ou cette émotion d'être trahi ? Qu'est-ce que ça m'apprend sur moi ? Suis-je moi même une personne qui trahi (j'ai longtemps cru que non) ? Suis-je capable de me pardonner, quand c'est moi qui trahi l'autre ?
Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?
artichaut
le dimanche 11 décembre 2022 à 18h31
Merci @Ayna pour ton message.
Ayna
regarder qui est l’autre en moi
Tu peux développer ? Je ne suis pas sûr de comprendre (même factuellement) ce que ça veut dire.
Discussion : Comment ne pas blesser des amants?
artichaut
le vendredi 09 décembre 2022 à 13h30
…et tu as plusieurs façon de mettre le hola
- mettre le hola aux protagonistes extérieurs si en effet, tel est ton souhait intime
et
- mettre le hola à ton chéri, qui tout de même, semble exercer de la pression sur toi pour que tu fasses ce que lui décide
Ta difficulté, ton indécision peut aussi venir de ça : tu es prise entre 2 feux qui cherchent à te diriger vers des endroits contradictoires.
La question c'est donc : quel est toi, ton vrai désir intime ?
.
Identifier et assumer son désir, ne veut pas dire qu'on est obligé de le réaliser ensuite. Mais ça permet de savoir ce qui vient de toi et ce qui vient des autres. Et donc de visibiliser les efforts que peut-être toi tu fait pour satisfaire les désirs des autres.
C'est pas pareil de faire ce que te demande ton chéri (de dire clairement aux autres qu'il n'y a aucun amour, que ce n'est que de l'amitié) ou de dire à ton chéri « En fait il y a de l'amour avec untel, mais je ne vais pas le faire exister, car c'est difficile pour toi ». Je ne dis pas qu'il faut faire ça. Tout dépend ce que tu ressent. Mais si jamais c'est ce que tu ressent, alors oui, ça me semble judicieux.
Bref essayer d'aller au +juste de tes sentiments et les partager en toute franchise avec les différents protagonistes. Ensuite, une fois que chacun·e à fait ça, vous avez les bases pour discuter et décider ce que concrétement vous allez faire.
Discussion : [Texte] La jalousie vue comme une pieuvre à 8 pattes - Hypatia from space - déc. 2015, janv. 2016
artichaut
le vendredi 09 décembre 2022 à 12h29
La jalousie vue comme une pieuvre à 8 pattes - Hypatia from space
- 2ème partie, janv. 2016
(copie ici pour archive)
Partie 2 : Désamorcez vos triggers et ceux de votre partenaire
Maintenant que vous avez identifié avec précision les pattes-de-pieuvres de la jalousie qui vous affectent, et celles qui affectent votre partenaire, et que vous avez pris le temps d’en discuter afin de mieux vous connaître l’un l’autre, nous allons aborder quelques pistes de solutions. Certaines vous rejoindront parfaitement, alors que d’autres ne vous conviendront pas du tout. Pour les solutions, comme pour les triggers, c’est du cas par cas, puisque chaque personne est unique. Une solution qui fonctionne pour moi peut ne pas fonctionner pour vous, et inversement. D’ailleurs, vous allez probablement trouver des idées qui vous aident à surmonter un état de jalousie, et qui ne sont pas dans cette liste : partagez-les autour de vous, dans votre communauté polyamoureuse, et écrivez-les moi !!! Plus il y aura d’outils différents de gestion de la jalousie qui seront en circulation, plus il y aura de chances que chacun trouve ce qui lui convient personnellement !
Une histoire qu’on se raconte
Selon les experts, la jalousie vient avec un « épisode » tout entier, avec un « scénario dans notre tête », dont un aspect fondamental est la signification que nous donnons à cet épisode. Les éléments qui composent un épisode de jalousie sont les suivants :
- Les circonstances qui ont conduit à la jalousie
- La jalousie elle-même en tant que sentiment
- Les tentatives de s’auto-gérer
- Les actions et événements subséquents
- La résolution de l’épisode
Le scénario peut trouver son origine dans des actions, des faits, des paroles, des perceptions, mais également dans l’imagination, des assomptions et des déductions. Ces assomptions et déductions ont de fortes chances de n’avoir aucun fondement dans la réalité, surtout si elles portent sur ce que vous pensez que votre partenaire pense. N’essayez pas de jouer les médiums et de lire les pensées de l’autre : posez des questions afin de vérifier si ce que vous imaginez est vraiment ce que votre partenaire pense. Il est plus que probables que vous ayez mésinterprété les actions ou paroles de l’autre.
Les experts ne s’entendent pas sur le rôle joué par la culture et l’univers social dans l’élaboration d’un épisode de jalousie, certains affirmant que la culture d’une personne a un impact important sur l’émergence d’un sentiment de jalousie, alors que d’autres affirment que la jalousie serait au contraire un état cognitif impénétrable, ne pouvant être affecté par des éléments de conditionnement social.
Cognitif vs. Comportemental
En gros, au moment d’un épisode de jalousie, il est possible d’agir sur deux fronts :
- Cognitif : Ce que vous pensez
- Comportemental : Ce que vous faites (actions)
Le plus efficace, l’option que préconise Reid Mihalko, l’auteur de cette métaphore de la pieuvre-à-8-pattes, est d’agir sur les deux à la fois :
- Stratégie cognitive : »quand mon partenaire dit ou fait _______________ je me dis _______________. »
Ici, il s’agit de modifier ce qu’on se dit à soi-même, de changer son dialogue intérieur. Tout le monde a du bla-bla dans sa tête, par lequel nous augmentons notre propre sentiment de jalousie comme une spirale en nous disant des choses qui dépeignent la situation négativement ou qui prêtent de mauvaises (et fausses) intentions à notre partenaire ou à son partenaire. Il faut choisir de mettre fin à tout ce verbiage mental, et le remplacer par un dialogue intérieur plus positif et empowering.
Ex : Au lieu de se dire « s’il arrive en retard, ça veut dire qu’il ne m’aime pas », on se dira plutôt : « s’il arrive en retard, j’ai plus de temps pour faire autre chose en attendant », ou « s’il arrive en retard, ça veut dire qu’il/elle a une mauvaise gestion du temps, mais ça ne signifie rien à propos de ses sentiments envers moi ».
Ex2 : Au lieu de se dire « Quand elle rit les blagues de ce gars, ça veut dire qu’elle le trouve plus intéressant », on se dira « ce gars est intéressant, et moi aussi d’ailleurs, on a chacun nos qualités et nos caractéristiques, je sais que ma partenaire s’intéresse à moi même si elle est momentanément accaparée par une autre personne ».
Note : il est parfois difficile d’arrêter les pensées négatives qui tournent dans notre tête comme un hamster qui court sans fin dans sa roue. Si vous avez besoin de vous outiller à cet effet, vous aurez peut-être envie de découvrir la Programmation Neurolinguistique (PNL) grace à l’incontournable ouvrage Pouvoir Illimité, d’Anthony Robbins.
- Stratégie comportementale :
« Quand mon partenaire dit ou fait ……………….., je fais ……………………………. »
Ici, il s’agit de trouver une expérience positive à vivre pour soi-même. Au lieu de rester dans l’inaction, de rester à ressasser sa misère intérieure, on pose des actions concrètes en vue de son propre bien-être : Quand mon copain va voir son autre amoureux, je vais prendre un verre avec des amis ; Quand mon chum va voir son autre copine, je vais à une séance de yoga avec une amie. On peut également planifier le prochain moment qu’on passera avec notre partenaire et anticiper positivement cette prochaine rencontre.
Exercice : Faites une liste de 10-15 éléments cognitifs et 5-10 éléments comportementaux que vous pouvez mettre en pratique en cas d’épisode de jalousie.
Si vous êtes en train de lire ce document, il y a des chances que ce soit parce que vous êtes en situation aiguë de jalousie et que vous êtes en recherche active de solutions immédiates, en plein cœur du problème. Mais si vous êtes un peu prudent, vous êtes peut-être en train de lire mon article en prévention de la prochaine fois que ça vous arrivera. Pas que vous vous souhaitiez être jaloux(se), mais avec un peu de réalisme, on sait bien que la jalousie nous atteint tous occasionnellement. Il est préférable de s’etre préparé à l’avance, et de pouvoir se dire « je suis jaloux/jalouse présentement, tout est normal, je sais comment gérer cette situation difficile ».
Ça ne veut pas dire qu’un épisode de jalousie deviendra amusant comme une journée à la plage ; ça veut dire que peut-être qu’on arrivera à le gérer sans noyer tout le monde avec nous, sans blesser inutilement des gens, et/ou sans briser une relation à laquelle on tient. Ou bien peut-être qu’on pourra, une fois la tempête passée, se féliciter d’avoir fait des progrès, même minimes. La gestion de la jalousie se vit beaucoup dans la prévention. Malheureusement, nous avons souvent le mauvais réflexe, une fois qu’on vient de traverser un gros épisode difficile de jalousie, de vouloir tourner la page et oublier tout ça, en essayant de se faire croire naïvement que c’était la dernière fois… La manière plus efficace d’aborder la situation serait tout de même de travailler sur votre jalousie AVANT la prochaine attaque de la pieuvre-à-8-pattes !
Familiariser notre partenaire à nos triggers et nos stratégies de gestion de la jalousie
L’une des façons d’agir préventivement en matière de jalousie est d’avoir une discussion avec votre partenaire, afin d’échanger sur vos triggers et vos stratégies de gestion, à un moment ou vous êtes tous les deux calmes et réceptifs. Choisissez ensemble un moment que vous réserverez exprès pour discuter de ces questions afin de vous mettre d’accord sur les pensées et comportements que vous souhaitez adopter chacun pour soi, et aussi l’un envers l’autre lors de votre prochaine situation de jalousie.
Le but de la discussion est d’approfondir votre connaissance et compréhension mutuelle, et de déterminer comment vous pouvez vous soutenir l’un l’autre avant et pendant une attaque de pieuvre-à-8-pattes. Partagez avec l’autre quelles sont vos triggers personnels. N’oubliez pas, comme nous l’avons vu dans la partie 1 de cet article, chaque individu est unique, et votre partenaire n’a probablement pas les mêmes triggers que vous ! Ne paniquez pas si votre partenaire ne comprend pas vos triggers ; les siens sont différents. Et ne jugez pas les triggers de l’autre ! Aucun trigger n’est « meilleur » ou « moins bon ». Nos vulnérabilités sont ce qu’elles sont. On ne les choisit pas ; on peut seulement les accepter et travailler dessus. Vous pouvez notamment procéder par écrit comme suit :
« chèr(e)………..,
1. voici quels sont mes triggers de jalousie :
2. je crois que les besoins derrière ces triggers sont : (ex : estime de soi, sécurité, équité, etc.)
3. avant un épisode de jalousie, voici ce que je crois que nous pouvons faire pour l’éviter :
• faites une liste de plusieurs moyens par lesquels VOUS pouvez répondre à ces besoins par vous-mêmes.
• Et une liste de plusieurs moyens par lesquels votre partenaire peut vous aider à répondre à ce besoin.
• Diversifiez les solutions : si vous avez un seul moyen de répondre à votre propre besoin, vous avez moins de chances de parvenir à y répondre que si vous avec dix moyens différents.
• Soyez avant tout le principal responsable de vos propres besoins. Un partenaire aimant voudra sans doute collaborer à répondre à vos besoins dans la mesure de ses capacités, mais évitez de mettre sur les épaules de l’autre la responsabilité de vous combler. Votre bonheur, c’est votre responsabilité !
4. Pendant un épisode de jalousie, voici ce que j’aimerais que nous fassions :
• Exprimez la liste des moyens cognitifs et comportementaux par lesquels vous comptez réagir à une attaque de la pieuvre-à-8-pattes.
• Exprimez à votre partenaire plusieurs moyens par lesquels il peut vous soutenir et vous rassurer pour chacun des triggers potentiels.
Cet échange entre votre partenaire et vous rendra possible une meilleure compréhension de l’autre et l’élaboration de nouvelles stratégies, de nouveaux accords et d’une nouvelle complicité qui n’auraient jamais pu être possible auparavant. Vos premières tentatives de gestion de la jalousie ne seront peut-être pas aussi parfaites dans la réalité qu’elles le sont sur papier. Ne vous découragez pas ! Comme dit le proverbe : « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ». Chaque nouvelle expérience de jalousie, bien qu’en apparence dévastatrice, vous amènera à une meilleure compréhension de vous-même et de l’autre.
Par ailleurs, votre liste n’a pas à demeurer statique : vous pouvez la réviser en fonction de ce qui a bien fonctionné et de ce qui n’a pas fonctionné du tout. Enlevez ce qui n’a pas marché, félicitez-vous pour ce que vous avez fait de bien (vous n’avez sûrement pas TOUT raté, n’est-ce pas ?), et ajoutez à votre liste de nouveaux moyens que vous aurez découvert entre temps ! On ne peut jamais avoir trop de moyens de répondre à nos propres besoins, jamais trop d’outils de connaissance de soi, ni trop d’initiatives pour créer notre propre bonheur !
Dealer avec la jalousie de son partenaire
Lorsqu’on est peu affligé soi-même par la jalousie, on peut avoir tendance à éviter le sujet ou considérer que c’est le problème de l’autre, qu’il doit s’en occuper de son coté. Mais la réalité, c’est que si votre partenaire vit de la jalousie, vous et vos autres partenaires en serez inévitablement éclaboussés. Par conséquent, rien ne vous empêche de prendre les devants et d’amorcer la discussion. Vous montrerez ainsi à votre partenaire que vous vous préoccupez de son bien-être et que vous désirez jouer en équipe plutôt que chacun pour soi !
Il est possible d’apprendre à connaître les triggers de son partenaire afin d’éviter de « peser sur les mauvais boutons ». On peut s’entendre pour agir de manière à ne pas créer les situations inconfortables qui activent ses pattes-de-pieuvres, et connaître ses propres stratégies d’auto-gestion afin de le/la soutenir dans ses tentatives de modifier ses pensées, son dialogue intérieur (stratégies cognitives) et ses actions (stratégies comportementales) lorsqu’il/elle vit des moments de jalousie. Vous ne serez pas immédiatement expert à éviter les triggers de l’autre : faire des erreurs est ok, tant qu’on est prêt à aider à recoller les pots cassés.
Persévérance !
Gérer sa jalousie est un apprentissage comme apprendre à lire, à faire du vélo ou attacher ses lacets de chaussures ; vous deviendrez meilleur au fil du temps. Lorsque vous faites des choix judicieux et posez des actions pour gérer votre jalousie, vous déprogrammez vos triggers, qui perdent alors peu à peu de leur emprise sur vous. En offrant à votre cerveau de nouvelles expériences cognitives et comportementales, vous participez à vous reprogrammer !
Affectueusement,
Hypatia