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Discussion : Temoignage d'un poly acceptant
artichaut
le mercredi 03 juin 2026 à 14h19
accepter et comprendre l'autre, donc (dans sa liberté, ses choix, son autonomie, son corps)…
je me demande si accepter l'autre, n'est pas la base de toute relation. de même que chercher à comprendre l'autre.
et ce n'est peut-être pas tant "le poly" (ou inversement "le mono") qu'il y a à accepter, mais juste accepter l'autre —en tant que personne— avec ou sans les cases par lesquels il/elle se définit, dans lesquelles il/elle se reconnaît.
et du coup, accepter (la liberté d')une personne, n'est pas nécessairement accepter, ou valider, ou cautionner… "le poly" (ou inversement "le mono") en tant que système
Discussion : Temoignage d'un poly acceptant
artichaut
le mercredi 03 juin 2026 à 10h08
je serais curieux de savoir, selon toi, qu'est-ce que tu acceptes, quand tu te dis "poly acceptant" ?
(perso je n'aime pas ce terme, que je soupçonne d'avoir été inventé par des non-concerné·es, et c'est la 1ère fois, il me semble, que je le vois utilisé positivement, par une personne concernée, donc ça m'intéresse)
Discussion : Temoignage d'un poly acceptant
artichaut
le mercredi 03 juin 2026 à 09h57
merci @Xaltar pour ce témoignage.
j'aime bien cette métaphore des oiseaux. drôles d'oiseaux que ces polys en ce monde. (à condition que ces oiseaux soient vraiment épris de liberté au sens large, et que ce ne soit pas juste un égoïsme de+ pour leur pomme)
et oui le poly peut nous aider à accepter l'impermanence des relations. ou du moins —tel que tu en parle— sa perpétuelle re-confirmation, le fait de ne rien graver dans le marbre, et qu'il peut y avoir quelque chose de joyeux, et même de rassurant à ça.
Discussion : Accepter le besoin de l'autre
artichaut
le samedi 30 mai 2026 à 09h33
unhommeperdu
je suis prêt à accepter (enfin en cours d'acceptation) mais je pense que cela va être compliqué d'un point de vue émotionnel.
tu es prêt à accepter quelque chose qui va être compliqué d'un point de vue émotionnel, dis-tu.
hum, ça ne me semble pas une très bonne manière d'aborder le sujet. en tout cas une manière très casse-gueule, très risquée et limite sacrificielle.
pardon, mais le besoin de l'autre, c'est le besoin de l'autre. il n'y a rien à accepter, et il ne te concerne pas. et c'est peut-être ça qui est dur à "accepter" : ce besoin ne te concerne pas, ne dépend pas de toi.
ce n'est pas "son besoin" qu'il s'agit d'accepter (de valider), mais à la limite l'accepter elle, elle dans tout ce qu'elle est (ou n'est pas), elle en tant que personne. et même là encore accepter ne me semble pas le bon terme. comme si ton avis venait valider quelque chose (dire 'ok").
aussi dur que ça puisse être à entendre, que tu soit "ok" ou non, n'a pas d'importance en soi.
ou alors uniquement de toi à toi, mais dans ce cas il n'y a pas de travail à faire pour devenir ok. quand tu es OK, généralement c'est plutôt limpide.
là ton ok (ton accepter), il ressemble soit à une validation de l'autre (une domination : j'ai mon mot à dire sur ta vie), soit à une soumission (te forcer, te résigner). dans les deux cas, ça me semble très pourri, vaseux, foireux. [je ne parle pas ici de jeu bdsm, mais de domination/soumission déshumanisante, dépersonnalisante].
par contre ce qui compte, c'est ce que tu vis d'un point de vue émotionnel. ça, ça compte. et à la limite c'est la seule chose qui compte. c'est ou ce devrait être, à mon sens, ton guide. non pas pour lui dire à elle ce qu'elle doit faire ou ne pas faire. mais pour savoir quels sont toi, tes besoins (indépendamment d'elle).
et sur tes besoins, il ne s'agira toujours pas de les accepter (ou non), mais de chercher comment les nourrir. éventuellement avec elle, mais possiblement aussi beaucoup sans elle.
— et je précise, un besoin c'est pas j'ai besoin que tu… (fasse ci, fasse ça), mais j'ai besoin que je… —
si tu as un travail à faire, ce n'est pas te résigner à accepter les besoins de l'autre, mais conscientiser les tiens, te reconnecter à toi en tant que personne (et pas en tant que membre d'un duo)
et si tu t'es comme dissous dans la relation à l'autre, dépersonnalisé, ça peut être difficile, ça peut prendre du temps. et c'est là où ton émotionnel peut t'aider, te guider : il te connecte à ta personne en profondeur.
parfois même on n'a aucune conscience de nos besoins, car l'autre les nourissait sans même qu'on s'en rende compte. alors quand soudainement il y a une menace que l'autre ne les nourrisse plu, ou moins — sans même savoir ce que ça nourissait vraiment — ça fait peur et l'on peut se sentir totalement perdu, d'autant +perdu qu'il n'y a pas de conscience de ce qui se joue, sur quoi ça opère, et comment ça bouge
Discussion : Co-parents / polyA
artichaut
le vendredi 29 mai 2026 à 15h14
Mel180
Ces WE sont surtout la découverte que qqch de chouette en famille peut arriver 😅. Ce qui n'était pas vraiment le cas dans mon enfance ou dans ma vie de couple précédente... Ça rend les choses d'autant plus incroyables je crois.
…alors peut-être que ces we te font te rendre compte —en creux— à quel point tu as manqué de ça dans ta vie passée ?
et génère ce sentiment de solitude… p-être même +passé que présent ?
alors oui, regarder ce qui est incroyable aujourd'hui, plutôt que ce qui était défaillant au passé…
et ce que permet le polyA pour toi, car sans doute tu n'aurais pas pu vivre ça —en tout cas pas avec cet homme— dans le strict respect de la monogamie…
le polyA parfois ouvre d'autres possibles.
et si on n'essaie pas de recoller immédiatement —comme par réflexe— à un script mono, on peut vivre d'incroyables moments de bonheur, aussi petits soient-ils
choisir de regarder ce qu'il y a, plutôt que ce qu'il n'y a pas
Discussion : Co-parents / polyA
artichaut
le vendredi 29 mai 2026 à 13h01
Mel180
Je m'interroge également pour mes enfants. Quel message leur envoyons nous avec cette disponibilité de co-parent en pointillés très larges que nous leur proposons ? Peut on se dire que c'est mieux que rien ?
Plutôt que mieux que rien, perso, j'ai tendance à trouver ça mieux que tout.
Certes si on compare à la monogamie, ça ressemble un peu trop au cliché du père défaillant et jamais là (avec toutes les bonnes excuses du monde) dans un couple hétéro.
Mais si on regarde la chose du point de vue de la co-parentalité, voire de la multiparentalité, de la déparentalisation, de l'autonomisation des personnes jeunes, etc.
Et encore+ avec des ados.
Alors c'est (ré)inventer un monde réellement non exclusif. certes avec des figures de parentalités, voire des figures d'autorités, en tout cas des figures "adultes" de référence.
C'est préparer ces "ados" à ce monde dans lequel il ou elle vont vivre : la flexibilité et la non-permanence des relations. le fait de devoir se construire un réseau affectif pluriel et mouvant. le fait de pouvoir choisir ses référents et ses pairs, et que ce ne soit pas imposé par la famille ou quelque institution que ce soit. etc.
Bref perso, je trouve ça hyper enthousiasmant, et il y a beaucoup à prendre du côté d'autres cultures, +avancées que nous sur ces questions-là (y compris des cultures, bien sûr, considérées par nous occidentaux comme "arriérées").
Après j'entends aussi que c'est difficile pour toi, que tu te retrouve dans une grande solitude. On ne détruit pas la monogamie en un jour.
Mais voilà, j'ai envie de te proposer un angle de vue. Et p-être te rassurer concernant tes enfants (…qui n'en sont plu tout à fait des enfants).
Ouvrir son couple est une chose. Ouvrir sa parentalité en est une autre. Et le piège pour moi est de demander à un "co-parent" de prendre la place (symbolique, ou matérielle) d'un parent, de devenir parent, alors que cette place de personne de référence, ou juste personne ressource de mon paysage, me semble tellement +pertinente …et à démultiplier.
Mel180
Nous prévoyons des we et vacances ensemble en plus de quelques we seulement tous les deux.
Peut-être aussi que ces we 'en famille', tout aussi réjouissants soit-ils te reconnecte à un passé nostalgique et révolu (de ta propre enfance, ou de ta vie conjugale passée, si tu en as eu une)… et donc viennent activer ce sentiment de solitude…
Discussion : Suis je poly amoureux ?
artichaut
le mercredi 27 mai 2026 à 16h25
Bienvenue Captain Harlow
Captain Harlow
Suis je poly amoureux...
Tout dépend ce que ça veut dire pour toi.
Si poly amoureux signifie pour toi aimer plusieurs personnes, ou aimer amoureusement plusieurs personnes, alors toi seul à la réponse, et personne ne peut répondre à ta place. Et personne n'a le droit de te dire ce que tu dois penser ou ressentir.
Si poly amoureux signifie pour toi avoir une relation avec plusieurs personnes, alors c'est totalement autre chose, ça implique énormément de remise en question de ta part, beaucoup de soin envers toutes les personnes concernées., beaucoup de travail (relationnel, émotionnel, psychologique, etc).
Ajouter une personne à un système déjà existant, c'est à peu près 10 fois + de travail de de créer une relation mono. À toi de voir si tu es prêt à ça, et si les personnes concernées sont également prêtes à ça.
C'est un peu comme avoir un 2ème métier dans ta vie (pas à mi-temps, hein, mais 2x35h/semaine). Pour toi, mais pour elles aussi.
Si une seule des personnes (toi ou une autre) n'est pas prête à ça, il ne faut pas y aller.
Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?
artichaut
le jeudi 14 mai 2026 à 01h48
Alabama
Je ne sais pas ce qui m'agace le plus. Que tu mansplaines ou que tu aies raison ?
(…)
La comparaison avec le syndrome de stockholm me semble assez condescendante dans ton message.
Ok. Désolé pour le mansplain et la condescendance.
J'avoue 1/4d'h après l'avoir écrit, j'ai hésité à venir le supprimer. Et je ne l'ai pas fait…
C'était déplacé. Surtout sur ce fil.
Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?
artichaut
le mercredi 13 mai 2026 à 11h22
Alabama
Un homme est un oppresseur jusqu'à preuve du contraire.
Une femme est une alliée jusqu'à preuve du contraire.
euh, non…
Un homme (cis) est un oppresseur (en tant qu'homme, dans ce monde). Point. Il ne saurait y avoir de preuve du contraire.
…je me demande parfois, si l'objet de ce fil n'est pas un genre de "syndrome de Stockolm" ou la recherche d'un #NotAllMen, pour se rendre compte à chaque fois au bout du compte que si #AllMen.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 13h15
Alabama
Je reviens sur ce fil longtemps après, j'avais loupé la suite de la discussion je pense !
J'aime bien moi cette revisite de l'acronyme. Ça me parle bien ! J'ai une personne de mon entourage qui doit probablement être en pleine NRE en ce moment, et, pfff, j'ai un peu envie de lever les yeux au ciel rien qu'à l'imaginer parler de sa relation amoureuse... tellement ça me paraît vain. Et en tous cas, je ne la vois plus...
Je ne sais pas si c'est de l'égoïsme, car je considère que les gens font bien ce qu'iels veulent, mais je dirais que c'est de l'auto-sabotage
l'Égarement de la Nouvelle Relation !!
(blague)
(quoique)
Alabama
Donc les personnes atteintes de NRE pourraient tout à fait chercher des manières de canaliser les effets de cette drogue, par exemple en décidant consciemment de limiter les moments avec la personne avec qui on vit cette NRE, en continuant de voir les autres personnes de l'entourage, autant, si ce n'est plus qu'avant, etc... ça pourrait aussi être, comme pour la jalousie, de se poser et décortiquer un peu ce qui se passe, quel besoin non rempli la NRE vient-elle combler ? Car pour s'emballer autant, c'est bien qu'il y avait un manque. On a pas de raison de tomber amoureux·se aussi intensément si ce n'est qu'il manquait de l'intensité dans nos vies. Si on comprend un peu ce qu'il y a derrière ça, on peut trouver d'autres manières de nourrir l'intensité, qui ne repose pas que sur l'idéalisation de l'autre.
graaave !!
voilà résumé, des choses que j'essayais d'exprimer dans plusieurs posts.
merci.
et je connais des personnes (très enclines à la NRE) qui font ça, et s'en portent beaucoup mieux depuis
Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 04h30
je signale ces textes que j'ai trouvé sur le net :
- Étudier l’amitié aux XVIe et XVIIe siècles, présentation de la Thèse éponyme d'Aurélie Prevost
- L’amitié ostentatoire, xvie-xviiie siècle, par Maurice Daumas (L'amitié-passion : une affaire d'hommes, L’amitié agressive des baroques, L’âge d’or de l’amitié)
Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 04h23
Alabama
C'est étonnant de voir que dans les définitions classiques il y a peu de notion d'intimité.
pas du tout, même… ! (d'intimité)
l'amitié au sens moderne est un truc vraiment bizarre quand on y pense
et sans doute forgé oui, définitionnellement, par le patriarcat, et en opposition avec l'amour-amoureux
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 04h14
Pour affiner un peu la notion d'effet miroir, je propose ici deux nouveaux concepts : l'amour mythologique et l'amour idéalisant.
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 04h11
Je propose ici deux nouveaux concepts à propos de l'amour (amoureux principalement) : amour mythologique et amour idéalisant.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 04h04
Je propose ici deux nouveaux concepts que l'on peut retrouver sous forme de dynamiques dans la NRE : amour mythologique et amour idéalisant.
Discussion : [Lexique] Amour mythologique et Amour idéalisant
artichaut
le samedi 18 avril 2026 à 03h49
J'ai envie de parler de 2 sortes d'amours (le +souvent dans des dynamiques amoureuses) que je me suis nommé. Et avec lesquelles j'ai longtemps galéré, notamment car je les confondais.
Amour mythologique
Je nomme amour mythologique le fait non pas de s'inspirer de modèle tirés des mythologies existantes, mais le fait se se créer, s'inventer notre propre mythologie relationnelle à deux (voire à + que deux, mais généralement à deux, bien qu'on puisse étendre le concept même à des dynamiques collectives).
Celà se fait le +souvent en début de relation et rend notre relation unique et inoubliable à nos yeux. Ça peut être beaucoup de choses : le moment précis de la rencontre, un moment spécial vécu, des vacances ensemble, etc. Quelque chose d'extra-ordinnaire qui élève la relation au rang de mythe. Qui même pourrait-on dire fabrique relation.
Ce quelque chose ou ces quelque choses on pourra y revenir, s'y ressourcer —tel un mythe— +tard quand la passion ce sera estompée ou quand des conflits apparaîtrons. Ça peut nous aider à tenir bon, à ne pas lâcher au premiers tangages, à se reconnecter à notre empathie, etc.
Il peut certes y avoir une part de leurre, une tendance à vivre la relation au passé, non pas pour ce qui se vit, mais pour ce qui s'est vécu, voir ce qui s'est promis.
Mais il peut aussi y avoir une part de beautée, de beautée choisie par soi, et personne d'autres (enfin si on exclut les mythes un peu trop cinématographiquement convenus : coup de foudre, mariage, voyage de noce…).
C'est aussi une manière de se rappeler pourquoi on aime cette personne, et en quoi ce qu'on a vécu est extra-ordinnaire et à changé notre vie.
Amour idéalisant
Je nomme amour idéalisant le fait d'idéaliser l'autre et/ou la relation, et finalement de ne pas vraiment aimer l'autre pour ce qu'elle/il est, mais pour une image que l'on se fait de l'autre ou de la relation.
Parfois on aime en l'autre ce que l'on aimerait être, ce que l'on ne peut pas être, ce que l'on voudrait devenir, comme une extension de nous-même. Ou pour ce qu'on voudrait avoir.
C'est quasi inévitable en début de relation, et notamment en NRE, puisque de fait on ne connaît pas encore l'autre.
L'amour idéalisant, s'il peut être agréable, voire procurer un élan de vie qu'on pensait avoir perdu (notamment par effet miroir) ne résiste généralement pas au principe de réalité.
Lorsque le quotidien s'installe le prince ou la princesse charmant·e disparaissent pour laisser la place à nos humanités, complexes, différentes et pleine de défauts.
Et la chute, la désillusion, peut être très très rude.
Cet amour idéalisant procure à certain·es un tel boost de confiance en soi et de vitalité que d'aucun·e cherche à la retrouver, soit avec la même personne, mais +généralement avec une autre personne. Et on tombe dans les histoires sérielles.
Amour mythologique et Amour idéalisant se combinent parfois, ou inversement s'opposent. L'intérêt je trouve de ces concepts est de comprendre ce que l'on vit, ce qui nous traverse, et sur quoi on se base. Comment aussi nos sentiments et nos émotions se tissent, se fabriquent, évoluent, et souvent meurent ensuite ou disparaissent à petit feu.
Séparer ces deux notions m'aurait aidé jadis je pense, et m'aurait permis de moins de perdre.
On peut bien sûr les retrouver dans d'autres types de relations affectives, comme en amitié. Les regarder sous l'angle amoureux permet de créer un effet loupe, je trouve, et donc de mieux les repérer, pour ensuite pouvoir —avec de la nuance— les retrouver dans tous les types de relations.
Apprendre à les repérer me semble pouvoir aider à mieux vivre et à moins se planter.
Une différence peut-être entre amour mythologique et amour idéalisant, c'est que le mythe est généralement commun, là où l'idéalisation me semble +individuelle : Je projette des choses sur l'autre et le +souvent je me plante. Là où le mythe est le souvenir d'un vécu commun. Pas forcément parfaitement vécu émotionnellement à l'identique (ce serait impossible), mais avec toute de même une expérience commune et un récit similaire.
______________
Voir aussi :
- la page [Lexique] Amour(s)
Discussion : Interaction VS Relation
artichaut
le vendredi 17 avril 2026 à 23h50
Alabama
Je poursuis en vous partageant un atelier improvisé qu'on fait avec une copine.
Merci pour le partage, ça donne envie d'essayer cette variante de la constellation affective !
Discussion : [Outil] Carte de la constellation affective (polycule, metamours, etc)
artichaut
le vendredi 17 avril 2026 à 23h47
Je signale ce post d'@Alabama, sur un autre fil, qui propose un genre de déclinaison de l'outil constellation en lien avec les besoins/envies (dans le sens d'une "activité qui a du sens pour soi et que l'on ne veux/peux pas faire seul·e").
Et je la cite :
Alabama
ça m'a permis de voir que je n'avais peut-être pas assez de personnes avec qui combler certains besoins, et donc ça me donne des pistes sur quel type d'interactions je pourrais rechercher dans un avenir proche
Discussion : Interaction VS Relation
artichaut
le vendredi 17 avril 2026 à 15h00
Alabama
Je ne vois pas bien en quoi c’est incompatible avec une relation.
Pour moi c’est la base de respecter les besoins de solitude, de coupure etc.
Une de mes relations les plus profondes et les plus engagées est avec une personne qui a de grandes difficultés psy. Les plans tombent souvent à l’eau. On se voit peu. Cette personne peut ne pas répondre pendant des semaines à mes messages. Pour autant c’est bien une relation
beaucoup de temps a passé, et je n'ai pas relu tout ce fil de discussion, mais je me souviens d'une chose que j'avais réussi à comprendre/conscientisé et qui m'avait gêné (et que je n'avais pas pris la peine de venir formuler ici, car pris dans une prépa de voyage d'une part, et avec le sentiment de ne pas avoir la dispo pour bien analyser/décanter/dire) et que je vais essayer aujourd'hui de synthétiser.
régulièrement @Alabama (j'aimerais retrouver les fils et les mettre en lien, mais là tt de suite je n'y arrive pas) tu dis préférer utiliser le sens "commun" des mots, celui que tout le monde connaît +ou-, etc. Ce qui est ni bien ni mal en soi, c'est un choix comme un autre. ça a ses avantages et ses inconvénients.
et là que j'essaie de conceptualiser quelque chose et d'isoler 2 concepts interaction et relation, donc avec forcément un peu d'approximation ou de généralisation, tu me semble remettre en cause tout le raisonnement, toute la tentative de construction, en donnant un contre-exemple de ta vie (qui à la limite pourrait avoir pour moi ici valeur "d'exception qui confirme la règle") et qui pour le coup sort complétement du sens commun des mots
déso, mais se voir peu, les plans qui tombent à l’eau, ou l'autre qui ne répond pas pendant des semaines à nos messages, c'est un peu tout le contraire de ce qui est habituellement attendu dans une relation, et le contraire aussi de ce que tu nous dis, à longueur de messages, attendre de tes relations —en tout cas amoureuses— habituellement… et donc non, c’est pas la base de respecter les besoins de solitude, de coupure, de l'autre
du coup ça m'a fait buguer, ou bien j'ai ressenti une sorte de mauvaise foi caractérisée (ou a minima de biais de confirmation).
en soi bien sûr que je suis d'accord que le cas que tu décrit peut-être vécu et ressenti comme une relation. mais si toutes les relations étaient ainsi, et si le sens commun reconnaissait cette possibilité aux relations, alors je n'aurais pas besoin de m'atteler à isoler ces 2 concepts d'interaction et de relation.
déso si je ne prend pas le soin de mieux expliquer, de n'avoir pas tout relu, pour vérifier, etc.
mais j'avais envie d'au moins poser ça là.
et pardon pour le terme 'mauvaise foi', ce n'est pas une accusation, c'est juste la description de comment j'ai ressenti les choses. et qui m'a fait buguer et est venir nourrir le sentiment de découragement que j'ai nommé ensuite dans le fil.
Discussion : Revalorisons l'amitié, les amitiés, le lien dit amical.
artichaut
le vendredi 17 avril 2026 à 14h08
Alabama
Me concernant : une sorte de douceur intérieure qui m'envahit face à l'autre, l'envie de le/la serrer dans mes bras, d'intimité physique (avoir mon nez dans le cou de la personne, être collée contre le corps de l'autre, etc...), l'envie/l'élan de faire des choses pour lui témoigner mon amour qui est plus fort qu'avec mes amies : par des attentions, des cadeaux, cuisiner.
Mais.
Je me demande quelle est la part de conditionnement social là-dedans.
Est-ce que je ne m'interdis pas simplement de ressentir cela avec des amies qui ont une vision plus binaire que moi de ce qu'est l'amour/l'amitié ? Car j'ai besoin d'une forme de réciprocité dans ces élans pour pouvoir les vivre pleinement. Dans l'idée, je ne suis pas contre vivre cela avec des amies.
Oui, pour moi ce que tu décris c'est de l'amour (donc pas réservé —autre que socialement— au contexte amoureux)
Alabama
En ce sens, je commence à avoir envie de faire un peu comme toi @artichaut, et ne parler que d'amitiés. Parce que c'est devenu trop compliqué pour moi. Actuellement, avec mon (ex ?)-amoureux on va vers une "amitié". Mais quelle amitié ? Il y a ami·e et ami·e, toutes les relations amicales ne sont pas identiques, je dirais même qu'il y a plus de différences entre deux type d'amitié différentes qu'entre la relation dite amoureuse et la relation dite amicale génériques...
franchement, depuis que je vis ça intérieurement (pas juste que je le nomme : me le nomme, et ose le nommer aux autres) ça m'apaise beaucoup, et ça simplifie beaucoup de choses.
mais ça m'a pris du temps de le ressentir profondément dans mon corps, et pas juste en théorie dans ma tête ou dans les mots.
et "bien sûr" (malheureusement, mais sans surprise) je n'arrive que peu à configurer ça concrétement avec grand'monde. entre les barrières sociales, ma timidité/pudeur acquise de longue date, mes peurs liées au consentement, le mépris sociétal sur le concept d'amitié, etc le chemin est semé de beaucoup d'embûches.
mais je me sens comme libéré d'un g-i-g-a-n-t-e-s-q-u-e poids.