Participation aux discussions
Discussion : Suis-je en train de devenir "polyacceptante" ? J'ai peur
artichaut
le lundi 14 septembre 2026 à 11h40
Ad59
redevenir toi seule, et non le 1+1=1 que vous êtes devenus. Autrement dit, de se "séparer un peu en restant ensemble"
j'aime bien cette formule : "se séparer un peu en restant ensemble" …ou "se séparer en restant un peu ensemble", ça marche aussi.
dé-fusionner ne fait jamais de mal, et c'est aussi se retrouver soi, qui a pu se perdre dans le couple, ou… au nom du couple.
Discussion : Rupture et transitions dans les relations PolyA/ anarel
artichaut
le lundi 07 septembre 2026 à 19h01
je signale ces deux fils :
- Vos plus belles ruptures, séparations, etc.
- Transformation relationnelle : passer d'une relation amoureuse à une relation d'amitié
perso, oui, je vois un intérêt à parler de rupture avant que ça ait lieu et j'ai proposé le concept de micro-rupture. un peu comme avec la mort : n'attendons pas le grand soir pour l'apprivoiser.
pour moi, aujourd'hui, il y a de relations que mouvantes, et donc la transformation deviens un peu la base du truc. moins on se fige dans des shémas normés ou rigides, moins on se crée d'attentes (vouées à être déçues).
…et je dirais même que je vois un intérêt à transformer d'office toute relation "amoureuse" en relation d'amitié. mais c'est peut-être un autre sujet.
Discussion : [Site] Fluide, site de rencontres "autour d’une nouvelle écologie relationnelle"
artichaut
le lundi 07 septembre 2026 à 15h33
à en croire la photo sur la page d'accueil, c'est un site avec 90% de femmes jeune blanches et sexy, et très peu d'hommes
et donc si je suis un mec, comme au centre de la photo, je viens d'enfin trouver LE site qu'il me faut, pour pécho à tour de bras, c'est bien ça ?
Discussion : Suis-je en train de devenir "polyacceptante" ? J'ai peur
artichaut
le lundi 07 septembre 2026 à 15h28
Tortue
Merci à toi Groggylov, ce mot "polyaccueillante" me plaît beaucoup.
je trouve aussi ce terme déjà +sympa que "poly-acceptant"…
et plutôt que d'être "poly-truc" (ce qui peut revenir à capitaliser sur le nombre de relations), tu peux aussi juste te voir comme aimante et accueillante… (et que l'autre le soit aussi)
Discussion : Être amoureuse face à un monde nouveau...?
artichaut
le lundi 07 septembre 2026 à 15h22
Viddy
mettre au point un chouette outil fait maison pour essayer de poser un "cadre"
si c'est possible, ça m'intéresse que tu nous le partage. j'adore les outils !
Discussion : [ia] poliamour.com
artichaut
le vendredi 04 septembre 2026 à 13h09
Mel180
j'admets être bluffée. Je ne vois pas d'autres mots.
oui, c'est bien ça l'ia, c'est bluffant, mais c'est du bluff, mais c'est bluffant, mais c'est du bluff…
Discussion : [Bingo] Les 10 questions à ne pas poser à un.e poly
artichaut
le vendredi 04 septembre 2026 à 12h40
Je signale ces deux fil :
- Ah non mais pour moi c'est pas possible !, juillet 2014
- Moi je pourrais pas !, sept 2026
Discussion : [Bingo] Ah non mais pour moi c'est pas possible !
artichaut
le vendredi 04 septembre 2026 à 12h38
Après avoir hésité à poster ici, j'ai finalement créé ce fil : Moi je ne pourrai pas !, dans la série Bingo, des phrases, toutes-faites que l'on reçoit en tant que poly.
Discussion : [Bingo] Moi je pourrais pas !
artichaut
le vendredi 04 septembre 2026 à 12h34
— J'ai hésité à poster ici, mais après réflexion je décide de créer un nouveau post (et j'irais mettre un lien là-bas) —
Avez-vous déjà entendu cette phrase :
« Moi je pourrais pas ! »
…lorsque vous avez révélé que vous étiez poly, ou non-exclusif, ou etc.
Et je me demande ce que signifie cette phrase, et ce que vous en pensez ?
Je dirais aussi ce que j'en pense, mais je sens que ma réflexion est encore en cours, alors vos avis m'intéressent.
J'ai juste l'impression que cette phrase ne sort pas souvent pour d'autres sujets. Et ça me fait penser donc que dès qu'on fait une telle révélation, les gens se comparent immédiatement. Alors que dans plein d'autres sujets de la vie, ça ne produit pas systématiquement ça, me semble-t-il.
Discussion : Revalorisons l'amitié, les amitiés, le lien dit amical.
artichaut
le jeudi 27 août 2026 à 23h16
Clémence Guetté vient en effet de sortir un livre (Pour une politique de l’amitié, La Découverte, 2026), dans lequel elle plaide pour étendre certains droits familiaux aux ami·es.
https://www.editionsladecouverte.fr/pour_une_polit...
Pitch
Avec nos ami.es, nous nous entraidons, prenons soin les un.es des autres, cheminons souvent côte à côte durant des décennies. Mais nos amitiés sont privées de droits. Dans ce premier essai tranchant, Clémence Guetté pose les bases d'une tout autre manière de penser la société en reconnaissant le rôle des ami.es dans nos vies.
Elle dessine les contours d'une politique de l'amitié et ouvre un nouvel horizon d'émancipation, où celle-ci permettrait de l'emporter contre le capitalisme et l'extrême droite.
Sommaire
Introduction. Politiser l'amitié
Cartographier l'amitié
L'humanisme global, contre la solitude
Liberté, égalité, fraternité... amitié
Révolution féministe et sororité
L'amitié entre les peuples
Bifurquer oui, mais à plusieurs
Les ami.es : des révolutionnaires en puissance
Contre le marché
Comme refuge et ferment antifasciste
Pour faire peuple
Des droits nouveaux pour les ami.es
Une proposition de loi pour l'amitié
Faire place aux familles choisies
S'accompagner dans des moments de grande vulnérabilité
Habiter entre amie.s
Conclusion. Pousser des murs étroits
Pour se plonger dans des histoires d'amitié Le questionnaire
Remerciements.
Discussion : [ia] poliamour.com
artichaut
le vendredi 21 août 2026 à 01h09
Polia, une IA conçue pour parler de polyamour…
Site créé par 'Ben', une polyamoureuse de 57 ans
Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
artichaut
le jeudi 20 août 2026 à 11h22
et j'ai envie de répondre à la question…
Enrique
Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
déjà te demander en profondeur "c'est quoi être épanoui ?" pour toi
et derrière chaque début de réponse, creuser un peu +loin, et encore un peu +loin, pour connecter à tes vrais besoins fondamentaux
arrêter d'appeler "rencontre" uniquement les relations amoureuses et/ou sexuelles
arrêter de focaliser sur un but à atteindre
arrêter d'idéaliser les rencontres, et d'exiger un/des pré-requis pour qu'il y ai "rencontre"
te recentrer sur réelement ce qui fait rencontre, à savoir ce qui n'est pas confortable, ce qui n'est pas attendu, ce qui gratte, ce que l'on ne connaît pas …et qui nous arrive tous les jours dans la vie, pour peu qu'on croise des humain·es
te rencentrer sur ce qui déjà t'épanouis dans la vie
te rendre compte de toutes les personnes que tu as déjà rencontrées, et qui sont encore dans ta vie
arrêter de te comparer (a fortiori à des personnes qui n'ont pas le même vécu social que toi)
chérir la liberté des autres, et te connecter à la tienne, qu'il est encore temps de déployer
donner de l'amour autour de toi, sans rien attendre en retour
arrêter de mettre la pression (à toi même et aux autres)
travailler ton empathie (envers les autres et envers toi-même)
etc
Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
artichaut
le jeudi 20 août 2026 à 10h59
Enrique
Après avoir recu beaucoup de retour à ce sujet ici et sur le Reddit polyamory je me rends compte que le problème que je rencontre est plutôt le fait que je viens de réaliser à quel point il est compliqué de rencontrer a la quarantaine.
La dernière fois que j'ai été dans le dating game j'avais 26 ans 😱 et j'ai appliqué la même stratégie qu'à l'époque et forcément on peut pas connecter de la même manière, par les mêmes moyens.
Ce qui marchait à l'époque ne marche plus maintenant.
Et en plus je rajoute la "contrainte" polyamoureuse qui ne correspond pas à beaucoup.
Et pour le fait d'égaliser, je n'ai jamais cherché à comparer et je m'en fiche si ma compagne à cent dates et que moi j'en ai un.
C'est juste que la jusqu'à présent c'est échec total mais ça vient principalement de ma stratégie pour rencontrer des gens qui n'est pas bonne.
Je me suis rendu compte que je me mets trop la pression sur le résultat.
Ça m'a juste mis un gros coup à mon égo en effet de voir à quel point mon profil n'a pas "plu"
oui, voilà.
une petite "crise de la quarantaine" ?
en tant qu'homme (a fortiori si on ajoute des catégories privilégiées : blanc, valide, etc) ce n'est pas facile de découvrir le début de la perte de nos privilèges (a fortiori si on ne les voyait pas comme des privilèges jusque-là)
ça met un gros coup à l'ego, et ça demande beaucoup d'humilité
en réalité, tu découvres juste la banale réalité de tant de personnes en ce monde : "rencontrer" c'est diffiçile et ça ne tombe pas tout cru dans le bec
et encore, toi tu as eu la chance (le privilège) d'avoir la vie que tu as eu jusque-là et d'être encore "en relation" aujourd'hui
tu regarde le verre vide au lieu de regarder le verre plein
et spoiler : ta situation ne fera qu'empirer avec l'âge
rencontrer des personnes de ton âge, de ta génération, me semble une bonne idée (même si malheureusement, tu risque de constater que ce n'est pas facile non plu —c'est mon vécu en tout cas— pas forcément pour les même raisons)
en réalité il y a possiblement (ou il y aura bientôt possiblement) un gros reset à faire sur beaucoup de choses
- sur la manière dont tu te vois
- ce qui te semble "normal" de recevoir et de donner
- sur ce qu'est une "relation"
- sur la place des injonctions en ce monde
- sur ta place de privilégié en ce monde (malgré les "petits" désagréments que tu nous partage ici), et le fait que tu va continuer de la perdre toujours un peu+
- sur tes besoins réels, tes failles, tes manques affectifs et comment ils se manifestent
- sur ce qui compte vraiment pour toi, et les moyens que tu te donne pour vivre ce qui compte vraiment pour toi
- etc etc
bon courage !
le taf ne fait que commencer
j'aurais presque envie de dire : bienvenu dans le vrai monde normal
Discussion : Je suis un peu perdu, et j'avais besoin de le poser quelque part
artichaut
le mardi 11 août 2026 à 13h25
Bonjour Cassian, il me semble que tu réponds à ta propre question :
Pourquoi postes-tu ici ? car tu avais besoin de le poser quelque part.
Tu as besoin de parler de ce que tu traverses, de ce qui te tracasse.
À une psy, mais peut-être pas que.
Nos "coeurs" (nos potentiels d'amours) se réduisent à force de ne pas les solliciter, de les cantonner à du connu et du bien rangé.
Ce que tu éprouve, comme tu le dit, c'est une mise en mouvement (dans ta tête, ton corps, tes émotions).
Depuis cette mise en mouvement, beaucoup de choses sont possibles, des merveilleuses, comme des totalement foireuses.
C'est normal que ça fasse un peu peur et que tu te sentes un peu perdu, comme dans un tourbillon.
*
Pour moi, les "les papillons dans le ventre" c'est un amour réeel (de toi, de la vie, des autres, du mouvement, de la créativité) qui prend une forme scriptée d'amour-amoureux.
Et qui signifie avant toute chose « Eh oh Cassian réveille toi ! Tu as passé bien trop d'années à ne pas prendre soin de toi, de tes proches, de l'amour en ce monde ! »
Discussion : Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly
artichaut
le mercredi 29 juillet 2026 à 14h29
Xaltar
Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly
si l'on parle d'acceptation…
pour moi le "poly" —ou ce que devrait être idéalement le poly, indépendamment de ce qu'il est dans le dictionnaire— est le fait d'accepter la liberté de l'autre
donc, dans mon acceptation, tu es poly de façon certaine
et ta chérie seulement peut-être (par exemple, si elle n'a que des partenaires "monogames", ou si elle n'accepte pas la liberté d'un·e de ses partenaires, alors pour moi elle n'est pas poly)
•
après dans d'autres acceptations le poly consiste à additionner un certain type de relations…
l'usage des mots est multiple, à toi d'en faire ce que tu veux…
•
et du coup, dans ce contexte, "poly-acceptant" pour moi est un pléonasme
tu es poly, point.
et celles/ceux qui ne sont pas "acceptant" ne sont pas poly.
mais encore une fois, ça c'est ma vision des choses.
Discussion : [Outil] Mini-guide de survie pour les relations plurielles au Elsewhere (ou autres festivals / évents sexpo)
artichaut
le lundi 13 juillet 2026 à 00h04
Mini-guide de survie pour les relations plurielles au Elsewhere (ou autres festivals / évents sexpo)
-> https://docs.google.com/document/u/0/d/1FpcGpwgfZe...
Plan
1. Intro
...Qui suis-je ?
...A qui s’adresse ce mini-guide ?
...Ce que ce guide n’est pas :
...Les 2 petits conseils qu’on ne répètera jamais assez avant de commencer :
...Le consentement libre et éclairé est au coeur de toutes vos discussions
...Aller à la vitesse du plus lent, de la plus lente2. De préférence à l’inscription ou le plus en amont possible du burn
3. Dans le mois avant le burn
3.1 Vos intentions, désirs et peurs
3.2 Vos ententes relationnelles
...Nature des interactions sensuelo-sexuelles avec des tierces personnes
...Les pratiques et l’énergie
...Le contexte des interactions : la présence de l’autre et les espaces
...Prendre soin autour des interactions
...Les signaux et gestes non verbaux
...Les personnes
...La répétition des interactions et les relations nouées
...Dodo
...La notion du timing
...La révision des ententes relationnelles
...L’intégration des personnes tierces
3.3 Et maintenant, que faire avec toute cette matière ?
...Ecrivez vos ententes.
...Parler du droit à l’erreur.
...Votre mode d’emploi du craquage émotionnelWork in progress :
...les ententes particulières en cas de polycule
...ce qu’on peut faire pendant l’evenement et après
Extrait :
IntroLe Elsewhere, autrefois le Nowhere, est un environnement où tout peut être vécu de manière beaucoup plus intense que dans la vie lambda ou d’autres évènements. La chaleur, la sécheresse, l’intensité sociale, le manque de sommeil, les substances, la FOMO, le contexte sexpo et toutes ses tentations dionysiaques ne sont que quelques éléments d’une liste non exhaustive qui mettront les organismes, les systèmes nerveux et les relations à rude épreuve !
Venir au Elsewhere en relation est une sacrée aventure. Cela peut être une véritable épreuve, mais aussi un grand moment de célébrations.
Qui suis-je ?
Ce guide ne vient pas d’une IA, il part de ma propre expérience de polyamoureux ayant participé en relations duales ou en polycule à plusieurs évènements, retraites sexpo et burns comme le Nowhere. Je dois beaucoup à mon polycule. Qu'iels en soient chaleureusement remercié.e.s 🫶🏻. Il provient aussi en partie de mes lectures et de ma clinique (je suis thérapeute de couple spécialisé dans l’accompagnement aux relations non exclusives). Il ne prétend pas du tout être exhaustif. Tu peux l’imprimer, le transmettre, c’est fait pour. Pas de plagiat pour faire des trucs payants please. Pour des remarques, des améliorations, des critiques, tu peux m’écrire avec joie à : [e-mail, cliquer pour voir l'adresse] ou sur insta : unpas.de.cote.
A qui s’adresse ce mini-guide ?
Il s’adresse aux personnes venant en relations plurielles au Elsewhere (et ça marche bien sûr pour tout autre évènement ou festival sexpo). Il ne traite pas de relations amicales, mais de relations dans le champ sexo-affectif peu importe votre intitulé : couple, partenaires, relations, duo, amant.e.s, etc.
Il va surtout s’attacher à déminer les questions liées à la jalousie et la compersion dans des contextes d’interactions possibles avec des personnes tierces, en tentant de faire de votre partenaire un.e allié.e précieuse dans cette aventure.Si vous êtes né.e en Compersion - grand bien vous fasse ! - et vous n'aurez peut-être pas besoin de toutes ces précautions :)
Sinon, ce guide s’attachera à pointer les questions et réflexions que vous pouvez avoir en amont du burn. L’intention est de mettre de la conscience sur un maximum d’éléments qui peuvent jouer sur votre sentiment de jalousie et de compersion. Elle est aussi d’arriver un peu plus outillé.e et apaisé.e au burn sur les questions relationnelles. Sentir pour des personnes en relation qu’elles arrivent avec une entente relationnelle en place peut déjà aider à se sentir sécurisé.e.
Le but des ententes relationnelles est de trouver les moyens les plus efficaces et les moins contraignants de répondre aux besoins de chacun.e.
Ce que ce guide n’est pas :
• une injonction à l’ouverture (tous les modèles relationnels se valent et l’important est de choisir le votre et de pouvoir vous sentir en sécurité et en joie. Choisir de venir au burn en cadre fermé est une option très valable).
• une injonction à la compersion (qui est malheureusement trop fréquente dans la communauté polya/sexpo et qui est la cause de beaucoup de sentiments de culpabilité ou de honte). On est chacun.e en chemin sur notre idéal relationnel et parfois nous devons conjuguer avec la jalousie, parfois elle nous dépasse, et c’est complètement OK.
• une injonction à instaurer des cadres relationnels (si cela ne vous parle pas ou que c’est plus simple pour vous de ne pas passer par ces questions pour mettre en place un cadre, libre à vous !)
• un guide sur comment communiquer entre vous (il s’attache plutôt au fond qu’à la forme de vos discussions)Les 2 petits conseils qu’on ne répètera jamais assez avant de commencer :
Le consentement libre et éclairé est au coeur de toutes vos discussions
Aller à la vitesse du plus lent, de la plus lente
Discussion : Ma sexualité bouge dans le polyamour
artichaut
le mercredi 01 juillet 2026 à 13h04
Mascarine
il y a maintenant 4 mois , grand chamboulement pour moi
tu vis la NRE-poly, ça chamboule beaucoup beaucoup.
et au début ça peu notamment chambouler, oui, dans une NRE-sexualité.
on attache bien souvent trop d'importance à ce qui se passe dans la sexualité. avec les hormones, la fusion des corps, les injonctions sociétales, ce que ça fait à l'ego, etc il n'est pas toujours facile de garder "la tête froide".
le problème n'est pas tant la sexualité en soi, mais la place qu'elle peut prendre et ce que ça te fait changer par ailleurs (la place qu'elle enlève ailleurs, si tu préfère)
on dit qu'aimer une nouvelle personne, ne diminue pas l'amour pour les autres (voire l'augmente). c'est vrai, sauf en monogamie, sauf en NRE, et sauf quand la fusion (sexuelle, émotionnelle…) nous connecte à nos réflexes monogames impérieux, qui fait que même en dynamique poly une relation prend soudain toute la place (ou presque)
être poly fait beaucoup fantasmer, mais être poly vraiment, même avec "seulement" 2 relations, c'est multiplier par 10 (et non par 2) la charge mentale et relationnelle.
ne pas tomber dans le travers de la NRE qui abîme tout sur son passage, ça demande du tact, du temps, de la lenteur, de l'introspection, de la défocalisation, de l'ancrage, du soin à l'autre, de l'hônneteté et de la transparence, etc.
le vivre avec une camarade du temps passé, est un challenge supplémentaire, en matière de charge symbolique (notamment monogame). et K va forcément se sentir remplacée. et de fait, elle l'est déjà un peu…
la sexualité en mode NRE avec réflexes monogames, c'est comme un ballon de baudruche que l'on gonfle (et qui gonfle notre ego), ça prend toute la place.
pas étonnant que tu n'ai plus de désir sexuel pour K.
sans dégonfler régulièrement le ballon (ralentir, défocaliser émotionnelement, refocaliser sur toutes les formes de liens et pas seulement sexuelo-amoureux, redescendre sur terre, etc), ça risque de grincer très fort ou d'exploser.
Mascarine
depuis quelques semaines, cette relation avec C altère ma relation avec K
toute nouvelle relation modifie les autres relations (a fortiori pour des relations de cette nature)… même si on aimerait souvent le contraire…
la question serait donc : comment faire —non pas pour que ça ne les modifie pas— mais pour que ça les modifie dans un sens bonifiant.
ce qui implique de ne surtout pas les mettre de côtés (les laisser se faire écraser par le ballon), mais au contraire de leur donner +d'attention qu'à l'habitude. d'autant +d'attention que le ballon NRE se gonfle.
dans un espace trop petit à plusieurs ballons, malheureusement il faut donner du souffle, beaucoup de souffle, à l'autre ballon, ou aux autres ballons, dans la pièce.
du souffle c'est plein de choses : du temps, de la considération, de la transparence, de l'amour
et tout ça sans se forcer et dans la pleine authenticité (sinon c'est encore pire !)
la condition sine qua non, étant d'en avoir envie
sincérement, radicalement, émotionnellement envie
l'envie n'étant pas qu'une question d'hormones, de désir, de sexe, d'ego, de fantasmes
mais peut aussi être quelquechose de serein et d'ancré
l'un n'empêche pas l'autre
et à mon sens, une relation "saine" à besoin d'un peu de tout ça
d'aucun·e tente de séparer tout ça : l'ancré dans une relation, la folie dans une autre ou plusieurs autres.
ça me semble perso une mauvaise idée, mais à chacun·e ses expériences.
et dans tous les cas, l'important c'es que l'envie soit là. sincérement là.
le poly-conseil que je pourrais donner, c'est celui-ci :
recentre-toi sur tes envies, et pas seulement sur ton désir du moment, fut-il intense actuellement
Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
artichaut
le jeudi 18 juin 2026 à 14h52
Nouna
les hommes rencontrent autant de femmes, que les femmes rencontrent d'hommes.
(c'est quand même bien toujours de préciser qu'on parle de relations strictement hétérosexuelles)
Nouna
C'est mathématiques. C'est exactement symétrique. IL N'Y A PAS D'ASYMETRIE.
(…)
Néanmoins, les femmes sont plus sollicitées que les hommes sur les sites de rencontres.
C'est donc qu'il y a bien UNE ASYMETRIE entre les deux.
oui.
l'asymétrie est dans la langue pendue.
l'un des deux genres se croit +légitime à… (recevoir, quémander, solliciter, importuner, réclamer… la liste est longue)
Nouna
La question n'est donc pas l'asymétrie entre les hommes et les femmes, car vraiment elle n'existe pas, mais entre toi et ta femme.
c'est a peu près ce que j'ai essayé de dire.
.
et j'ai envie de dire qu'on a trop souvent tendance à penser comme normal, le fait de vivre de belles relations et de vivre du bon sexe. et que les choses devraient être "symétriques" (égalitaires).
c'est ce regard que je critique. là où au contraire je dirais que c'est extrêmement rare (pour tous les genres, et sauf pour quelques rares privilégié·es).
et si l'on part de cette rareté, bien réelle, peut-être qu'on arrête de se plaindre de se voir délaissé et qu'on commence à regarder les choses pour ce qu'elles sont.
de belles relations et du bon sexe ça demande beaucoup
d'introspection, de travail sur soi, de respect de l'autre, de compréhension des enjeux (individuels, interindividuels, sociétaux, genrés, meta, etc), de prise en compte des émotions, des traumas, des privilèges, etc
c'est tout sauf quelque chose qui nous tombe tout cru dans le bec, ou juste parce qu'on a rempli une fiche sur un site de rencontre
Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
artichaut
le dimanche 07 juin 2026 à 15h08
narsil
Je me surprends à remettre beaucoup de choses en question : ce que je dis, la manière dont je me présente, ce que je dégage. Certains jours, je vais même jusqu'à me demander, avec humour mais pas seulement, si je ne ressemble pas à un ragondin pour recevoir aussi peu de réponses.
moi très honnêtement, j'aurais tendance à dire, et à penser… que tu es un ragondin.
pardon je ne te connais pas, mais je pense que si l'on regardait nos désirs, à l'aune de qui on est vraiment, du taf que l'on fait vraiment —ou pas— sur nous même (et que l'on a fait —ou pas— au fil des ans), de la désirabilité réelle que l'on est suceptible de dégager, ça défocaliserait certains de nos désirs et certaines de nos prétentions
tu parle d'asymétrie en te comparant à une personne que tu qualifie de "une femme extraordinaire"
du coup re-pardon, mais ça me semble assez logique qu'il y ait une asymétrie entre un ragondin et une femme extraordinaire
[sincément, si tu était une femme bi, tu préférerais relationner avec elle ou avec toi ?]
et de même qu'on a tendance à bien peu se remettre en question, je trouve qu'on a souvent tendance à mésestimer ce qu'on à déjà, et vouloir toujours+, toujours+, toujours+… sous prétexte que d'autres ont "+", fussent nos proches
je trouve qu'en tant que mec, on a trop souvent tendance à penser que tout nous est dû, et surtout à ne quasi jamais se remettre en question, ni prendre en compte les années passées à peut-être se laisser un peu aller ou se reposer sur ses lauriers
et tous genres confondus, en vieillissant, je trouve que l'on a beaucoup de mal à accepter d'avoir moins de privilèges que par le passé. sans voir justement que ces privilèges étaient… des priviligès, et non… la "normalité"
et qu'à la limite on pourrait juste "se réjouir" (égoïstement) d'avoir pu vivre une telle "aisance" par le passé
car la "normalité c'est de galérer à trouver des (chouettes si possible) relations/interactions, c'est le lot de tout le monde, et pire encore pour les personnes moins… privilégiées
et soit dit en passant c'est de lot de toutes mes copines, sans exception : elles galèrent
narsil
Je crois que ce qui me manque le plus aujourd'hui, c'est de pouvoir parler de tout cela avec des personnes qui le vivent réellement.
du coup je pense que tu peux en parler avec à peu près tout monde, vu que —sauf quelques rares privilégié·e·s— tout le monde galère
et si tu ne parle que de la spécificité de l'asymétrie je dirais qu'il n'y a d'asymétrie que pour les personnes
- qui ont la chance d'être en relation avec une personne extra-ordinnaire (et se plaignent au lieu de savourer leur chance)
et/ou
- qui… se comparent
narsil
Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
p-être qu'il y a interoger cette confiance en soi…
- où vas-t-on la chercher ?
- comment se fabrique t-elle ?
- pourquoi se compare t-on toujours ?
- quid de l'ego dans tout ça ?
- faudrait-il paradoxalement s'accepter tel·le que l'on est — même si c'est peu désirable — pour gagner en "confiance" en soi ?
- la confiance en soi, dépend t-elle de l'autre ?
etc.
Discussion : Témoignage d'un poly acceptant
artichaut
le mercredi 03 juin 2026 à 14h19
accepter et comprendre l'autre, donc (dans sa liberté, ses choix, son autonomie, son corps)…
je me demande si accepter l'autre, n'est pas la base de toute relation. de même que chercher à comprendre l'autre.
et ce n'est peut-être pas tant "le poly" (ou inversement "le mono") qu'il y a à accepter, mais juste accepter l'autre —en tant que personne— avec ou sans les cases par lesquels il/elle se définit, dans lesquelles il/elle se reconnaît.
et du coup, accepter (la liberté d')une personne, n'est pas nécessairement accepter, ou valider, ou cautionner… "le poly" (ou inversement "le mono") en tant que système