Polyamour.info

Goldmund

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Mogneneins (Ain) (France)

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Discussion : Poly un jour, poly toujours ?

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Goldmund

le jeudi 16 octobre 2014 à 21h53

Qu’importe qu’ils soient poly ou mono ce qui me semble essentiel est ce que les partenaires choisissent ensemble de vivre par Amour. Tout le reste n’a pour moi aucun sens.

Le mot toujours est peut être un rêve ou un idéal dont nous avons besoin pour nous rassurer mais il est tout aussi illusoire pour moi que ce rêve de permanence et d’éternité.

Nous sommes mouvements et je crois qu’il est juste de suivre notre mouvement et celui de nos partenaires. Ils peuvent être concordant un jour et discordant un autre. Ainsi va la vie, cela n’a rien de dramatique même si cela peut être douloureux à vivre.

Penser qu’un état d’être est plus juste et plus vrai qu’un autre c’est risquer de devenir sectaire et profondément injuste. Ce qui est juste c’est notre tentative bien ardu de reconnaitre en nous notre essentiel et de s’y conformer. En sachant que cet essentiel est mouvant selon les expériences vécues et la compréhension que nous en avons.

Aimer est sans doute ce qu’il y a de plus beau au monde et de plus difficile. On peut aimer profondément un être sans le désirer physiquement. A l’inverse on peut le désirer éperdument sans l’aimer. Il y a souvent un instant ou les deux existent de façon puissante mais il est rare qu’il perdure. Tout peut passer et s’émousser avec le temps, le besoin d’autres horizons semble inéluctable voire nécessaire pour raviver la flamme ou faire naître une nouvelle histoire amoureuse.

Je crois que pour vivre plusieurs histoires d’amour simultanément, il faut déjà en solidifier une. Sinon le risque est grand de n’avoir finalement que des partenaires sexuels multiples sous couvert d’amour qui n’assouvissent que notre désir et notre soif de reconnaissance.

Il m’arrive de penser que, peut être, ce que l’on nomme polyamour « n’est » que la reconnaissance de ce que l’Homme est dans son essence : polysexuel .

l'essentiel n'est pas d'adhérer à un mouvement mais de se reconnaître et d'accepter ETRE mouvement.

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Discussion : JE PENSE TROP … C’est la faute au polyamour ? ☺

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Goldmund

le mardi 21 janvier 2014 à 23h00

Que de choses dans ton témoignage !

La première chose que j’ai envie de te dire c’est : écoute ton corps, prends soin de lui ! s’il te dit stop, ce qui, tel que je le comprends semble être le cas, alors c’est qu’il est temps de faire une pause. Respecte -le, il est précieux.

La seconde chose c’est que la pensée, comme les pulsions sont à la fois indispensables et à double tranchant. il nous faut apprendre à les « dompter » et les équilibrer. Trop de pensée tue souvent l’émotion, la spontanéité, les élans de toutes sorte. Trop d’émotion et d’ affecte empêchent le recul et nous font nous perdre dans un puits sans fin de désirs toujours inassouvis. Elles sont aussi , pensée et pulsion, gourmande d’énergie , d’où la nécessité de ne pas les laisser nous pomper sans réagir.
S’il est « assez facile » de faire des pauses sexuelles et pulsionnelles ( je parle pour moi) . Il est plus difficile à mon sens de faire des pauses de pensée. Plus difficile mais pas impossible. Si on a une âme d’artiste ou des passions manuels, c’est un bon moyen pour mettre en demeure un instant le mental et le flot de pensées parasites, en ce centrant sur le son, les vibrations, la matière, le mouvement. La contemplation d’un paysage ou la méditation sont d’autres moyens possibles. A chacun de trouver et d’inventer la méthode qui lui convient.
Ce qui est certain c’est que notre corps/esprit a besoin de se reposer et qu’il est essentiel pour notre santé de lui offrir de pouvoir le faire. Les temps de sommeil la nuit, ne suffisent pas toujours.

La troisième chose est une lapalissade. La multiplication de relations augmentent la dépense d’énergie. Energie dans les déplacements, énergie dans le sexe, énergie dans la communication…Une énergie dont paradoxalement nous avons le sentiment qu’elle augmente avec la multiplication et l’excitation que procurent de nouvelles relations. Or je crois que c’est un leurre, comme une drogue qui nous donne l’illusion d’une énergie démultiplier mais qui retombe après effet et laisse notre corps en surchauffe meurtri ou abîmé . Notre corps à ses limites. Elles ne sont pas les même pour chacun d’entre nous. Ils me semble sain de les re-connaître pour les respecter.
Il faut donc, là aussi apprendre à les gérer. Apprendre à les gérer c’est déjà partir de soi et des capacités physique et émotionnelle que l’on connaît de soi. Combien de relations suis-je en capacité de faire vivre sans me mettre en danger ? Quel rythme puis-je supporter ? quels signes m’indique que j’ai dépasser mes capacités ? Qu’elle relation suis-je en capacité de différer sans culpabiliser? quel liberté je me donne pour cela ? ….
De la connaissance de soi dépendra en partie la qualité de la relation. Si je me rends chez un amoureux c’est que je me sens en état de vivre cet instant avec lui. Si j’y vais seulement pour contenter l’autre et rejoindre son désir au détriment de ma propre envie cela n’a pour moi aucun sens.
La difficulté ici viens de la frustration qui pourra naitre chez le partenaire mis entre parenthèse où du sentiment de négligence que pourrait générer en lui notre choix, voire du sentiment que nous lui préférons un autre et donc qu’ il comptes peut-être moins à nos yeux et dans notre cœur. De notre côté cette crainte pourrait engendrer de la culpabilité et la peur de perdre par notre comportement, une relation à laquelle nous tenons.
Pour éviter ou amoindrir ces « risques » ou « déviances » relationnels, le dialogue et l’affirmation claire des désirs et de ce qui nous est essentiel à chacun est indispensable. Une relation ne peut démarrer pour moi sans que des bases claires et partagées aient pu être exposées. Sans cela c’est effectivement la porte ouverte à toutes les incompréhensions, les mauvaises interprétation, les projections en tout genre…etc. ( ceci dit la parole peut être trompeuse et l’ interprétation voire les manipulation malheureusement toujours possible !)
Ne pas être l‘unique amour implique d’autant plus que l’on soit en capacité de partager et de différer. Cela implique aussi de ne pas être en attente de l’autre, mais de le recevoir ou d’être reçu quand cela est possible pour chacun. Apprendre à ne pas vivre l’autre comme un besoin, donc comme un manque quand il n’est pas là.
Enfin d’être capable, pour se recentrer et se ressourcer, de toujours garder du temps et des lieux pour soi.

il faut aussi s’interroger sur notre désir de multiplication, qu’est-ce qui me pousse à être toujours en mouvement et en quête ? En quête de quoi exactement ? …Insatisfaction, comblement d’un manque, peur de me retrouver face à moi-même, fuite, recherche d’un idéal ?…

la quatrième chose c’est justement la difficulté que nous rencontrons à la compréhension de l’autre. Nous voyons bien que se connaître et s’accepter soi même est une tâche déjà difficile. Alors l’altérité …
Parler de soi est parfois compliqué d’autant plus au commencement d’une relation où la confiance est encore fragile, la pudeur et la protection une nécessité pour ne pas se sentir trop vite mis à nu. Le dévoilement prend du temps. Il ne passe d’ailleurs pas que par la parole. Nous voulons souvent aller trop vite, brûler les étapes et c’est cette précipitation qui est énergivore et case gueule.
Dans le polyamour, une difficulté supplémentaire dans la connaissance de l’autre peu s’ajouter, c’est le fractionnement de la relation et l’absence d’immersion prolongée dans son quotidien . Nous n’avons ainsi que des facettes de l’autre, celles qu’il veut bien nous montrer à un instant T et en général c’est le bon côté. Car comment désirer ne pas offrir le meilleur de soi quand nous nous voyons qu’occasionnellement ? Nous fonctionnons donc souvent sur des visions doublement biaisée de nous même et de l’autre. Visions que le temps, la confiance et le désir sincèrement partagé de découvrir l’autre dans ce qu’il est, élargira. L’autre et soi-même ne seront plus seulement ce qui apparaît ou laisse paraître, mais ce qu’ils sont dans leurs forces et leurs faiblesses, leurs grandeurs et leurs limites.
Si la relation tien dans cette reconnaissance mutuelle c’est qu’elle est viable et que l’amour existe.

Pour terminer je dirai que si la fatigue peut faire baisser la libido et nous clouer au lit, elle n’a, à ma connaissance, jamais terrassé l’Amour. Par contre elle vient nous dire arrête toi un instant ose ne rien faire que te reposer . Après tu pourras prendre le temps de réfléchir à ce que tu vis et pourquoi tu le vis et rectifier ce qui demande à l’être. Oui notre corps /esprit est notre allier. A nous de ne pas le maltraité en tenant compte de ce qu’il nous dit. Le corps a ses raisons que la raison peut connaître...parfois.

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Discussion : Amour et partage (2e édition) Fêtons Noël (région Lyonnaise)

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Goldmund

le lundi 23 décembre 2013 à 19h39

On attend trop souvent de l’autre qu’il soit ou qu’il devienne ce qu’on aimerait qu’il soit. Un être qui nous ressemble, qui nous comprenne, qui nous corresponde en tout points ou en tout cas le plus possible. En amour cette tendance est encore plus vive et exacerbée.

Pourquoi comparer l’amour que l’on reçois à celui que l’on donne ? pourquoi en souffrir s’il est ou si on le perçoit comme déséquilibré ? Si je suis plus généreux que l’autre en quoi est-ce une difficulté ? l’amour n’est-il pas désintéressé et don ? N’est-ce pas quand existe l’intérêt qu’il est perverti et amoindri ?

Mérite-t-on mieux que ce que l’on accepte ?

L’Amour pour moi n’a pas pour fonction de guérir, de sauver, de transformer l’autre. L’amour n’a d’ailleurs, pour moi, aucune fonction. Il est. Que celui-ci, et non celui qui le donne, puisse finalement libérer , guérir, transformer les êtres qui le reçoivent ,oui je crois cela possible. Car l’Amour est une énergie de vie puissante et bonne. C’est pour cette raison d’ailleurs que l’Amour ne se mérite pas et qu’aucune condition ne précède son avènement.
Notre ego nous fait trop souvent nous identifier au pouvoir de l’Amour. Mais l’Amour existe sans nous, nous n’en sommes que les vecteurs. Et parce que nous n’en sommes que des vecteurs il présente des visages et des réalités différentes. Il devient ce que nous en faisons. Il passe par nos qualités et nos imperfections.
L’Amour accueille nos faiblesses et nos manques pourquoi est-ce si difficile de les reconnaître et de les aimer en nous et dans les autres ? L’Amour ne trie pas, il prend tout.

Serons-nous jamais l’égal de l’autre ? Et de quel autre ? pourquoi d’ailleurs désirons nous si ardemment cela ? L’inégalité est-elle injuste en elle même ou est-ce notre regard sur l’autre souvent rêvé et idéalisé qui la rend comme telle ? La justesse des rapports humain ne réside pas dans l’égalité entre les êtres mais dans la reconnaissance et l’acceptation de leurs différences. Oui il y a des êtres petits, d’autres grands, des êtres intelligents et d’autres limités, des être forts et d’autres fragiles, des êtres pauvres et d’autres riches, des leaders et des suiveurs, des êtres hommes et d’autres femmes…et toutes les déclinaisons intermédiaires. Mais ces différences, manifestent pour moi, ne doivent pas se comparer et encore moins se lire en échelle de valeur, en plus et en moins, en bon et mauvais…Chaque être dans sa condition ,sa nature et sa différence est aimable et riche de ce qu’il est.

C’est parce que nous voulons trop souvent être ce que nous ne sommes pas et ne seront d’ailleurs le plus souvent jamais que nous souffrons et que nous ne sommes jamais satisfait de nous même et de notre vie. Il ne s’agit pas ici de résignation mais de reconnaissance de nos capacités tant physique, que sociale et intellectuelle. Des capacités qui peuvent évoluer en certains points mais pas en tout point. Prendre conscience de nos limites est pour moi la meilleures façon de vivre heureux. La question essentielle que nous devons nous poser n’est pas à quel modèle je veux ressembler, mais qu’est-ce que je peux faire avec la conscience de ce que la nature m’a donné et la conscience de ce que j’ai intégré de la culture. Au regard de cela qu’est-ce que je peux vouloir, qu’est-ce qui est bien pour moi non pas dans la projection idéale mais l’acceptation de la réalité de ce que je suis.

Oui Géraldine, les êtres peuvent être violents, méchants, vils. Nous ne pouvons pas toujours les éviter, mais nous pouvons nous en protéger par la conscience que nous avons du mot Amour et la façon dont nous le laissons agir par nous. Aimer c’est être humble. Tu n’as pas pour vocation de guérir les autres ou de les sauver seulement de les aimer sans jugement. C’est avant tout de ta vie dont tu dois t’occuper. C’est de toi dont tu dois prendre soin. Ce n’est pas de l’égoïsme c’est la condition pour pouvoir aimer et se réaliser. Ecoute-toi plus, fais-toi confiance, ose être, sans peur du regard des autres et de leurs jugement. Accepte tes limites, fais de cela une force. Mets en lumière tes qualités enfouies, et fais vivre celles que tu connais. Fais confiance à ton intuition. Ne cherche pas à coller à un idéal ou un modèle, mais à ta propre aspiration. Sois l’auteur de ta vie, son créateur. Nous sommes seul au monde n’ai pas peur de cela. Nous seul pouvons être nous même. Les autres n’existent pas pour êtres nos béquilles ,combler nos manques ou être nos faire valoir, même si nous nous en servons parfois ainsi. Ils existent pour eux même et s’ils sont aimant c’est à dire généreux et bienveillant ils peuvent mettre en lumière une part de ce que nous sommes.

Merci de nous avoir accueilli et de cette belle soirée, merci de ce que tu es. Je t’aime.

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Discussion : Éloge de l'adultère

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Goldmund

le dimanche 08 septembre 2013 à 00h38

L’adultère : mot inventé pour désigner l’infidélité conjugale et culpabiliser ceux qui la pratique.
Or qui, aujourd’hui ne la pratique pas ? Ce mot n’a, à mon sens, plus aucun poids ni d’ impact tant la réalité de ce qu’il dénonce est chose commune et admise par la société qui l’a mis en place.

Le mot est vide selon moi. On peut en faire l’éloge comme en dénoncer l’hypocrisie sociale et morale cela me semble vain.
Ce que ce mot inepte met en évidence c’est que l’amour se joue des mots et des interdits, des codes et des carcans où de tout temps on voudrait l’enfermer.
Reste que ces mots et ces carcans blessent où stigmatisent les Hommes qui ne les respectent pas.

Ce sont les lois des hommes interdisant ou réduisant l’expression de l’Amour qu’il faut donc dénoncer et pointer du doigt comme étant méprisables. Car ce sont ces lois, censées « protéger » l’Amour, qui poussent au mensonge, à la dissimulation, et finalement à la perversion de l’Amour. Ce sont ces lois qui font souffrir les hommes et les poussent à nier ce qu’ils sont.

C’est pour cela que c’est de l’Amour dont il me semble important et urgent de faire l’Eloge aujourd’hui.
C’est l’Amour qu’il faut réhabilité dans ce monde de mensonge et de faux-semblant, de morale culpabilisante et castratrice. Un Amour sans définition réductrice et définitive.
Faire l’Eloge de l’Amour c’est faire l’Eloge du respect de l’autre, du non jugement, de la confiance et de la sincérité.
Oui pour moi, L’Amour ne peut être sans cela mais il est bien plus que cela.

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Discussion : La, mes, ma relation amoureuse

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Goldmund

le vendredi 30 août 2013 à 00h30

J’ai le sentiment que je peux aimer les autres parce que je me sens entier.
Pour moi, J’existe sans les autres mais je n’ai conscience d’être JE que face à eux. Dans ce sens parler de l’autre amoureux(se) comme d’une moitié où comme celui ou celle qui viendrait combler un manque ne me paraît pas acceptable sans amoindrir ce que je suis et ce qu’il ou elle est. Je vis l’autre comme un plus à ma réalité, comme une richesse supplémentaire qui me nourrit et me fait grandir dans mon humanité. Je vis l’autre comme celui qui vient me révéler, m’ouvrir à la conscience de ce que je suis comme j’espère lui permettre la réciproque. Nous nous apportons la richesse de ce que nous sommes que l’acte d’amour vient réunir, mais pas confondre, dans une magnifique harmonie. Dans ce sens, la relation amoureuse, pour moi, ne peut être fusion, ou confusion sans risquer que les êtres unis se perdent en l’autre et donc nient leur identité propre. La relation amoureuse me fait prendre conscience de l’être unique et plein que je suis et que mon partenaire est. La relation amoureuse permet cela parce que le regard amoureux est un regard bienveillant, positif, magnifiant. La relation amoureuse me dynamise, elle suscite le désir d’offrir le meilleur de moi. Elle valorise et engendre la confiance en moi nécessaire à l’acceptation de ce que je suis dans mes forces et mes fragilités.
La relation amoureuse ne me rend pas aveugle, elle ouvre mes sens, éveille mon esprit et ma conscience d’être au monde pour aimer. Et cette amour par lequel je reconnaît que je suis et pour lequel je vis , c’est avec bonheur que je le partage avec celle et ceux qui m’aiment aujourd’hui.

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Discussion : Polyamoureuse pas assumée

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Goldmund

le samedi 24 août 2013 à 23h17

Bonsoir Homme parti
Cela fait un moment que je ne suis pas venu sur le forum. Je suis tombé par hasard sur ton témoignage qui m'a beaucoup touché.
Pour moi le polyamour ne peut se vivre sereinement et pleinement que si tous les partenaires qui composent les relations ont librement et consciemment choisis ce mode de vie, sans quoi la souffrance devient immanquablement le quotidien. Et qui veut vivre dans la souffrance ?
Vivre plusieurs amours implique une vision spécifique de l'amour que tous ne partagent pas. Vouloir "l'imposer" à son partenaire en jouant sur le lien affectif, ou en le mettant face à une réalité de fait, n'est pas pour moi un signe d'amour.
Si pour toi il ne peut y avoir d'amour véritable que dans un lien unique, si l'amour véritable est pour toi nécessairement ancré dans la durée et le projet alors tu as eu raison de quitter ton épouse malgré la douleur légitime que ce choix courageux a occasionné. Ta conviction intime est ce que tu dois suivre avant toute chose. Si cette conviction évolue, elle ne peut être forcée ou contrainte elle ne peut venir que de toi. Un discours, une parole ne touchent et ne convainquent que lorsque ceux-ci rejoignent une vérité profonde inscrite en nous. Sinon nous y restons sourd et fermé.
Je te souhaite de trouver et de vivre l'amour qui te correspond.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Questions en réaction au post: "Il y a des amours heureux"

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Goldmund

le jeudi 06 juin 2013 à 17h05

Suite à la parution de mon témoignage: " il y a des amours heureux" un couple de proche monogame m'a envoyé un certain nombre de questions auxquelles je me suis efforcé de répondre. Il me paraît intéressant de les publier ici.

Il reste toujours un partenaire « primaire » avec une place privilégiée (mariage et enfants) et qui s’inscrit dans la durée. Donc tous les autres « amours » n’ont pas cette place ?

Il es difficile de répondre à cette question sans risquer de hiérarchiser les amours, et d'y introduire l'idée de valeur. Ce que je ne veux surtout pas faire. Le mot privilégié me gêne, je préfère celui de central. Car pour moi chaque amour compte et à cette valeur unique d'Etre, et ceci indépendamment de sa durée d'existence et de contrat. Centrale non dans son essence mais dans le mode de fonctionnement. Contrairement aux autres amours nous partageons un quotidien et nous avons la charge d'élever trois enfants. Alors oui dans ce sens nous ne vivons pas chaque amour sous le même mode. Mais pour moi chaque amour est à la même place, il n'y en a pas un plus important ou essentiel que l'autre.

« Les amours plurielles » semblent bien idéaux et romantiques, mais n’est-ce pas éviter de faire un choix, éviter la rupture et l’abandon ?

Pour moi c'est un choix que d'aimer plusieurs personnes. C'est un acte lucide et conscient, pesé et réfléchit. Je n'y vois pour ma part ni romantisme ni idéal seulement la prise en compte et la réponse à une évidence d' Amour . En aimant plusieurs personnes je prends au contraire plus de risque en matière de rupture et d'abandon. Toute histoire d'amour portent en elle cette éventualité. Avoir plusieurs histoires multiplie donc ce risque. Ce serait donc illusoire de penser que les amours plurielles éviteraient cela. Perdre un amour reste douloureux même si d'autres se vivent à côté. C'est comme perdre un enfant, ce n'est pas parce que deux autres existent que cette perte est moins douloureuse et dramatique car chaque enfant et l'amour qu'on lui porte est unique.

Ceci étant dit ne pas choisir ( même si ce n'est pas mon cas )n' est-il pas aussi un choix?

N’y a-t-il pas un amalgame entre amour et désir ?

Je pense que l'amalgame est souvent fait!
Une des raisons en ait que ces termes, dans le rapport amoureux( je ne parle pas ici de l'amour amitié, de l'amour parental/fraternel ou de l'amour spirituel), sont souvent liés. Pour moi aujourd'hui, il ne peut pas y avoir amour( comme rapport amoureux) sans désir. Mais L'amour porte plus loin le désir. Le désir est immédiat, l'amour peut prendre le temps de s'installer et d'acquérir de la profondeur de la hauteur de la largeur et même perdurer au delà du désir. car l'amour est une force plus puissante et pleine que le désir. Mais si, aujourd'hui je ne peut imaginer aimer sans désirer je sais, par contre, que l'on peut désirer sans aimer.

L’idée d’aimer plusieurs personnes à la fois n’est ce pas un fantasme ? Ne se pose-t-il pas alors un problème d’identité et de repères ? En fait, qui suis-je?

Pour la question du fantasme je ne sais pas! je ne crois pas que s'en soit un. Est-ce le votre?
Pour la question de l'identité et des repères:
Vous posez-vous la même questions pour vos ami(e)s?
Vous sentez-vous différent selon l'ami(e) avec lequel vous êtes? sans doute pas, car votre identité ne dépend pas de l'autre. Vous êtes vous( enfin je l'espère), où et avec qui que vous soyez. Chaque relation que vous construisez à son architecture propre, sa réalité, ses repères. Quand je suis avec l'un je ne suis pas avec l'autre et je me sens entièrement moi. Je pense savoir qui je suis( à peu près) et c'est sans doute pour cela que je n'ai pas l'impression de me perdre dans l'autre ni de vouloir échapper à la réalité, mais au contraire de choisir de la vivre pleinement.

Faut-il pour cela avoir une estime de soi et une confiance en soi très solide, ou au contraire, avoir besoin de plusieurs amours souligne-t-il un manque de maturité affective et de confiance en soi comme l’adolescent incapable de vivre une frustration ?

Je crois que l'adolescent explore et qu'il à besoin d'éprouver les choses pour affirmer qui il est, le découvrir aussi. Cela lui permettra ensuite de faire ses choix d'homme en conscience.
Je n'ai pas vécu ce passage et sans doute ce que je vis aujourd'hui peut sembler rejoindre ce moment initiatique. Mais en fait pas totalement. La différence c'est que je suis capable de vivre la frustration( et elle est multipliée avec mes nombreux amours) et je pense avoir acquis une certaine maturité. C'est justement cette maturité qui m'a conduit à choisir de vivre ce que je vis. Je ne vis pas dans la pulsion, je ne laisse pas mon corps me guider . J' ai agi en conscience et après mûre réflexion personnelle et en couple. Je ne "saute "pas sur tout ce qui bouge, j'ai choisi et je suis choisi par les personnes avec lesquelles je vis l'Amour. Car c'est bien l'Amour qui me guide, pas le sexe même si cette réalité là m'est aujourd'hui essentielle. Et si j'explore encore c'est avec le recul d'un homme adulte conscient des pièges affectifs et de dépendances que les relations peuvent engager.

Etre libre, c’est avoir la capacité de faire un choix pour construire un projet. Refuser de choisir entre plusieurs amours, n’est-ce pas refuser de se responsabiliser et nier l’imperfection de la nature humaine ?

Voilà un curieux singulier! La liberté se réduirait-elle qu'a un seul choix et qu'un seul projet?
Non, je ne crois pas, la liberté c'est avoir la capacité de faire des choix et de construire des projets!
Mes amours je les ai choisis! et j'ai choisi de les vivre tous! ma responsabilité est d'autant plus grande!
D'avoir deux enfants vous a-t-il déresponsabilisé? non! chaque nouvel amour implique les mêmes droits et les mêmes devoirs et un même désir de le nourrir et de le faire grandir!

Je ne comprends pas le lien que vous faites entre choix et imperfection humaine? pouvez-vous préciser votre pensée?

L’amour demande un investissement de temps considérable, comment font les « poly »?

Pour moi l'amour demande un investissement d'Etre. Ce n'est pas la quantité de temps passé avec un amour qui en définit sa densité et sa grandeur. Mais effectivement j'aimerai parfois être plus longtemps en présence d'un ou de mon amoureuse. Mais le lien se vit aussi dans l'échange écrit, téléphonique... La frustration est le lot quotidien mais elle nourrit le désir, et éprouve la solidité du lien pour chaque amour. L'amour poly demande indéniablement de l'organisation et un partage du temps. Mais cela n'est pas très éloigné des personnes qui ont de nombreuses activités extérieures! la difficulté c'est de pouvoir s'ancrer dans le présent et ETRE AVEC l'autre au moment où l'on est avec lui. Cela n'est pas toujours facile et demande un grand centrage.

Chacun peut trouver au sein d’un couple « mono » son autonomie et « ouvrir » son couple en pratiquant une activité sportive en s’investissant dans une association caritative, en partageant avec des amis,.... sources de joie et de bonheurs, d’amour reçu et partagé, activités aussi épanouissantes et signe d’ ouverture aux autres que les « amours plurielles ». ( ?)

J'espère bien! et je n'ai jamais voulu opposer une "pratique" à l'autre! Heureusement qu'on peut être heureux et épanoui à deux! Ce qui importe c'est l'Amour et l'exercice de notre liberté d'Homme!

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : De l'engagement

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Goldmund

le mercredi 05 juin 2013 à 21h51

Aviatha

Je ne polémiquerais pas sur « l’engagement petit bourgeois » jugement que je trouve assez facile presque … méprisant.
Je préfère en venir au fond qui me paraît plus intéressant.

J’avoue que je ne comprends pas ton post. Comme visiblement tu n’as pas compris le mien !

Où as-tu vu que mon texte faisait l’éloge de la facilité, de l’irresponsabilité, de la fuite et de la lâcheté ? ce que je propose me semble tout au contraire demander à chacun du courage, celle de prendre en compte ce qu’il est au fond de lui et de vivre en accord avec cela. Cela demande de faire des choix, parfois douloureux. Choisir n’est jamais facile d’autant que les choix n’engagent rarement que nous-même !

Connais-tu beaucoup de parents séparés ou divorcés qui choisissent de laisser leurs enfants à l’assistance publique ? La fin de leur amour, n’implique heureusement pas la fin de l’amour qu’ils portent à leurs enfants et leur désir de les accompagner dans leur quotidien !

« On n’abandonne pas les gens comme ça » écris-tu. J’espère bien !
Il s’agit seulement d’être au clair sur ce qui nous est possible de supporter ou de vivre et d’en tirer les conséquences pour soi et pour l’autre. Tout le monde n’est pas un héros et capable d’abnégation et de sacrifice ! reconnaître ses failles et ses impossibilités me paraît courageux et juste.
Je connais une personne d’un certain âge qui, comme toi, devait s’occuper de son mari malade. Cela lui était pénible de devoir laver, changer, s’occuper jour et nuit de l’homme qu’elle aimait. La fatigue physique et psychologique était telle qu’elle en devenait maltraitante verbalement. Elle ne vivait plus et s’abîmait à la tâche. Nous lui avons donc conseillé de chercher un lieu où son mari pourrait être pris en charge, pour elle comme pour lui. Ce qui ne l’empêcherait pas de venir le visiter chaque jour et d’être présent à lui . C’est ce qu’elle a fait non sans culpabiliser dans les premiers temps. En le confiant à d’autres, elle ne l’a pas abandonné pour autant. Elle a seulement pris en considération ce qu’elle était et ce qu’elle pouvait endurer. Cette personne a dû faire un choix difficile et courageux. Son choix, à mes yeux, n’est pas moins beau que le tien ! leur lien aujourd’hui est plus serein et cet homme est heureux dans cet établissement où il est humainement pris en charge !

D’ailleurs il est intéressant de noter que les exemples que tu prends relèvent à mon sens plus du dévouement que de l’engagement. Cela se rapproche plus de l’héroïsme¨, du sacrifice de soi pour un être ou une cause. L’être ici, passe au second plan derrière la cause ou l’autre.
En temps de guerre je peux l’entendre. Celle-ci nous fait faire parfois des choix insoupçonnés et réaliser des actes qu’en temps de paix nous n’aurions sans doute jamais posés ! les enjeux sont particuliers et dépassent de loin nos propres vies.
Mais en temps de paix, s’oublier, n’est pas possible pour moi !

Pour moi c’est ce que je suis qui détermine mes choix. Car mon être existe avant mes choix ! De ce fait mes choix révèlent un peu qui je suis.

Ceci étant dit ce qu’a fait ton grand père, la famille de ton grand père maternel ou toi te paraît-il si éloigné de ce que je décris de l’engagement : « demeurer en profond accord avec nos êtres intérieurs ? ». Il me semble que vous avez été en accord avec ce qui vous paraissait intérieurement juste et évident pour vous. Mon texte ne dit rien d’autre.

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Discussion : De l'engagement

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Goldmund

le lundi 03 juin 2013 à 20h41

Pour beaucoup de personnes l’engagement est le signe évident de la réalité d’un lien, de sa sincérité, de sa valeur et le gage de sa permanence.
S’engager dans cette acceptation serait nécessairement « pour toujours », « à jamais » … « pour la vie ! »
Ainsi s’engage-t-on dans l’Armée, dans les Ordres, dans le mariage, dans un secteur d’activité… comme par vocation. « je suis fait pour ce métier » « on s’est trouvé », « c’est l’amour de ma vie ». On reconnaît ainsi qu’un lieu ou qu’une personne nous correspond presque idéalement et l’on présuppose que rien ni personne ne pourra nous faire dévier de notre voie et de notre lien unique.
Cet engagement part aussi du principe que l’on ne peut s’engager que dans une activité, si l’on prétend vouloir l’investir véritablement et auprès d’une seule personne pour la même raison.
la société valorise cette attitude et l’érige en valeur culturelle.

Revenir sur un tel engagement, le plus souvent contractualisé, revient alors à vivre un acte perçu et vécu comme négatif : une trahison, un divorce, une défection, une désertion, une démission, la démonstration de l’inconsistance de l’être, d’une faiblesse, d’une lâcheté, d’une immaturité…d’une déviance.

S’engager c’est donc prendre une décision lourde de conséquence pour soi, car elle implique que le choix que je pose aujourd’hui est indéfectible.
S’engager dans ce sens peut faire peur, car il implique la permanence de ses convictions présentes, de sa foi, de ses croyances, de son amour…
En changer marque au yeux du plus grand nombre et de la société une incohérence, une instabilité professionnelle, affective, spirituelle ou/et psychologique.

Mais en même temps l’engagement peut rassurer car il permet à ceux qui le posent de se projeter dans un avenir, d’imaginer une carrière, une vie de couple et familiale…de planifier leur vie. Un lieu et un lien stable, protecteur et confortable. L’engagement, tel que décrit, est une voie dont on peut presque à l’avance prévoir ou anticiper les étapes. Elle donne vie à un sens, un cadre, une destinée. Je construis mon avenir. Je sais où je vais. Ouf !

Et c’est bien là ce qui m’interroge. S’engager, dans cette acceptation, reviendrait à ne pas bouger en dehors d’un cadre établi. A s’inscrire dans un choix qui ne tient compte ni de la possible évolution de notre pensée, des changements affectifs, des rencontres, de l’inattendu, de l’imprévu et du temps. Comme si tout était figé dans le choix d’un instant T et que nulle évolution n’était possible, envisageable ou souhaitable : « tu as choisi cette voie tu t’y tiens », « ton avenir est tout tracé », « pour le meilleur et pour le pire » …

Est-ce sage, raisonnable et souhaitable ?

Car, quelle place à l’évolution de l’être dans ce schéma ?
Notre pensée est-elle sans consistance si elle vient à bouger ?
Notre cœur est-il nécessairement volage, et notre amour immature s’il vient à battre pour un ou des autres ?
Suis-je ce que je suis ou suis-je ce que je deviens ?
Vivre est-ce être stable ? ou est-on stable par peur de vivre ?

L’engagement, comme le signe d’un investissement de mon être envers des emplois, des causes ou des personnes me semble pourtant noble et juste.

Ce qui me semble plus discutable c’est de penser que cet investissement ne peut être vrai et sincère que s’il l’est à vie, contractualisé et que pour un seul travail, une seule cause et une seule personne.
L’engagement ne doit-il pas prendre en compte le mouvement de tout être et accepter qu’il puisse ne pas perdurer sans que cela soit perçu comme négatif ? Car qu’est-ce qui importe dans l’engagement, est-ce sa durée, que le contrat vient scellé, ou la sincérité et l’honnêteté avec lesquelles nous le vivons au présent ?
L’engagement doit-il exister pour nous rassurer ou pour reconnaître la force présente d’un lien, sans gage d’avenir ?
La valeur de l’engagement, à mon sens, n’a rien à voir avec le temps, cela a à voir avec l’Etre, sa vie intérieure et son désir. La fin d’un engagement c’est la fin d’un désir, d’un amour mais pas la fin du désir ou la fin de l’amour.

Prendre en compte cette fin me paraît sain ; la considérer comme possible et positive aussi. Quel sens a-t-on de faire perdurer les choix et les liens qui ne se vivent plus dans l’envie, le désir ou l’amour ? Si ce n’est la peur de l’inconnu, de l’instabilité, de la solitude et de la remise en question de l’Etre que cela implique ?

Je ne crois pas la vie stable, le désirer me semble illusoire. Pour moi la vie c’est un fil sur lequel nous marchons en cherchant notre équilibre intérieur. Un équilibre précaire, insécurisant mais qui nous invite à avancer, confiant, vers un avenir à inventer. C’est un risque permanent . Mais choisir de ne pas le prendre c’est, pour moi, choisir de ne pas s’engager à vivre.

Le plus bel engagement que nous pouvons prendre n’est-il pas finalement celui de choisir de Vivre et d’Aimer les êtres avec lesquels nous choisirons de parcourir un bout de chemin, sans promesse de durer et sans autre contrat que de s’engager les uns et les autres à demeurer en profond accord avec nos êtres intérieurs ?

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Discussion : Quelle image dessinez-vous de votre polyamour ?

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Goldmund

le mercredi 01 mai 2013 à 14h13

L'image qui me vient est celle de particules d'oxygène, distinctes et uniques mais participant toutes à ma respiration donc à ma vie. Elles sont toutes essentielles quelque soit leur mode de réalité existentielle et elles participent à faire vivre l'harmonie du Tout en moi que je nomme Amour.
Elles sont à la fois en moi et hors de moi, elles existent sans moi mais elles m'offrent de me traverser pour participer à ma vie et à mon désir d'Etre Amour. Elles sont libres et indépendantes comme j'espère l'être, légère comme je veux l'être et vivifiante comme j'aspire à l'être toujours davantage.

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Discussion : Tantrisme et polyamour

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Goldmund

le mercredi 01 mai 2013 à 11h37

Merci BobMoloch pour cette présentation du tantra « occidental » que je ne connaissais pas bien. Je trouve ta présentation effectivement claire et attirante sur bien des aspects. Cette vision rejoint un certain nombre de ressentis personnels mais aussi quelques différences que je voudrais te partager ici.

J’aime et je partage cette vision de l’homme unifié, sacré et en harmonie avec l’univers. Mais pour moi rien n’est « caché ». Tout est là existant devant nos yeux. Il suffit de changer notre regard pour le voir et d’accéder à cette conscience du tout.
Comment parvenir à cette conscience ? le tantra propose des outils…pourquoi pas… mais je pense que cette prise de conscience arrive comme arrive l’amour ou la vie de façon impromptue, inattendue seulement parce que notre corps-esprit est prêt à le recevoir. C'est assez mystérieux!

Pour moi accéder à cette conscience demande une ouverture de notre corps-esprit, une façon d’être à soi et au monde. C’est cette capacité d’accéder à cette réalité qui selon moi nous libère des masques de notre égo ( mais qui de la poule ou de l’œuf…).
Pour moi l’âme n’attend pas d’avoir de la place pour être en nous, elle est là comme le « divin », totalement et pas partiellement. Parce que pour moi, même si notre corps ne l'éprouve pas et n’en a pas conscience, il est déjà ce temple sacré. Il est déjà en harmonie avec l’univers.

Je crois effectivement que nous nous coupons de beaucoup de réalité de conscience en séparant l’intellectuel de l’émotion, le corps de l’esprit, et en bloquant en nous l’énergie vitale par peur des débordements et de la non-maîtrise de soi. Alors que l’on peut très bien laisser cette énergie circuler sans pour autant faire n’importe quoi .

Je préfère parler de libération plutôt que de nettoyage, terme négatif pas si éloigner de l’idée du péché, de salissure. Cette libération des énergies vitales demande un lâcher prise sur beaucoup d’idée reçues, de croyances et de pensées philosophiques qui nous ont construit ou plutôt déconstruit.
Elle demande aussi d’affronter notre peur d’être libre et d'assumer nos choix.

C’est bien en soi-même que l’on trouve les réponses dans le sens ou nul autre que nous pouvons ouvrir nos yeux et savoir ce qui est bien pour nous, mais je crois que les autres et leurs énergies peuvent participer à l’avènement de cette ouverture. Pour moi, l’extérieur et l’intérieur ne sont pas plus à opposer et à dissocier que le jour et la nuit, le bien et le mal, le corps et l’esprit…
Sans avoir lu quelque chose sur le tantra ou entendu d’autre en parler ou l’évoquer comme ici, comment y aurais-je accédé ?
L’extérieur m’a aidé à me réaliser tel que je suis aujourd’hui. Comment peut-il en être autrement à moins d’être seul au monde ? Nous sommes nécessairement nourris d’influences extérieures et toutes ne sont heureusement pas négatives. Il nous appartient de choisir, tout ou en partie, celles dont on ressent qu’elle peuvent participer à mettre en lumière notre « vérité sacrée ». Mais je suis entièrement d’accord que l’extérieur ne doit pas être un frein à sa réalisation. Et que la seule chose à laquelle nous devons nous conformer c’est ce que nous ressentons en nous comme juste et vital pour nous même.

Je partage totalement qu’il soit « néfaste de réprimer ou de nier la sexualité dès lors qu’étant la pulsion de vie par excellence, se couper de sa sexualité équivaut à se couper de la vie »

« ..la vie n’offre aucune garantie, aucune certitude, et que c’est aussi là que réside sa beauté. En se délivrant de son attachement au « connu », l’homme se libère de ses peurs. L’acceptation est finalement un acte de confiance et d’amour en la vie, permettant que le moteur de nos actions ne soit plus la peur mais bien l’amour. »

Je signe:-) :-) :-)
Merci

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Se réapproprier sa vie, son corps, ses désirs, sa libido...

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Goldmund

le vendredi 19 avril 2013 à 19h13

Assumer ce que je suis et ce que je vis me rend libre et fort.
J'ai le sentiment que rien de négatif ne peu m'atteindre.
Que le regard des autres restent à leur place d'autres, extérieur à moi.
les divergences de nos pensées et de nos actes ne sont plus un frein à ma vie. Je suis même heureux de pouvoir débattre de mes choix de vie avec évidence et simplicité.
C'est fou comme cela fait du bien!
Je me demande comment j'ai pu VIVRE un jour autrement!
Oui aujourd'hui je sens mon corps, mon esprit, mes désirs, ma libido exploser comme un volcan trop longtemps resté éteint. Je me sens brûlant comme la lave et léger comme l'air que je respire avec force de Vie et d'Amour.
Décidément Lililutine ce que nous vivons est proche!

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Discussion : Un parcours

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Goldmund

le vendredi 19 avril 2013 à 15h38

Pour d'autres raisons que les tiennes je me suis un long temps enfermé dans mes peurs. Je me suis interdit d'être moi. Reclus volontaire et solitaire. Mouton noir et non aimable. Puis l'amour a surgit et m'a emporter avec lui sur la voie de ma renaissance et de ma libération. Merci pour ce témoignage qui me met les larmes aux yeux, mais ce sont des larmes de joie.
Qu'il est doux d'être soi et de pouvoir le vivre au grand jour!
l'Amour rend fort!

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Discussion : Il y a des amours heureux !

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Goldmund

le jeudi 18 avril 2013 à 18h59

Wacko.
Le poète n'a pas toujours raison en effet! même si Aragon demeure un grand poète que j'aime lire et relire.

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Discussion : Il y a des amours heureux !

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Goldmund

le jeudi 18 avril 2013 à 18h46

Lutinette,

Entre la première attirance et la concrétisation de nos amours il s'est passé environ une année.

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Discussion : Il y a des amours heureux !

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Goldmund

le mercredi 17 avril 2013 à 21h20

Tout a commencé par une attirance. Un autre homme dans le paysage amoureux de ma femme. Que faire ? Comment aborder cette réalité nouvelle dans notre couple monogame et heureux ? faire semblant de ne rien voir ? laisser faire ? interdire ? laisser arriver la jalousie ? Se laisser gagner par les peurs : celles de l’abandon, de la fin d’un amour, de n’être plus désirable et suffisant ? se séparer ?

Nous avons choisi de faire face à cette réalité ensemble.

Ce qui a permis cela c’est que ma femme ne m’a rien caché. Elle a su me parler de cette attirance avec confiance, simplicité et amour. Comme un événement naturel, évident dans la vie de toute personne adulte. Un événement qui aurait pu aussi bien être le mien.
Ce qui a permis cela c’est aussi que notre couple a toujours été dans le dialogue et la concertation. Nous n’avons jamais eu peur de dire à l’autre nos appréhensions, nos faiblesses, nos questionnements, nos émotions.

Nous avons alors cherché comment répondre à cette attirance.
La balayer comme un mal qui risquait de gangrainer notre amour ? la laisser vivre au stade de fantasme ? ou la laisser s’exprimer et se vivre librement ?

La culpabilité de ma femme était grande. Son caractère de feu, plein et entier lui faisait peur, car être de nouveau amoureuse risquait, malgré elle, de l’emmener loin de moi. Elle ne voulait pas me faire souffrir. Elle ne voulait pas me perdre et briser la paix et l’harmonie de notre petite famille.

Moi, j’étais curieusement plus serein. Nulle jalousie ne m’habitait. Ma femme ne m’appartenait pas, son corps, son esprit était le sien. De quel droit la retenir dans son élan ? de quel droit l’empêcher d’être amoureuse ? Est-ce aimer que d’interdire l’amour ? est-ce aimer que de penser que son corps et son esprit ne peut être que lié à moi seul parce qu’un jour nous avons décidé par amour de vivre ensemble et d’avoir des enfants ?

Oui, le risque existait de la voir s’éloigner mais la retenir était-il plus juste ? Si un amour ne résiste pas à un autre amour n’est-ce pas que cet amour n’a plus lieu d’être ? Pourquoi l’amour doit-il en chasser nécessairement un autre ? Et si l’ amour pouvait être pluriel ?

Nous avons alors cherché ensemble si d’autres que nous vivaient de pareils questionnement. Nous avons alors découvert ce site, puis les cafés poly…puis des ouvrages de référence et notre cheminement a commencé ou plutôt s’est poursuivi.

J’ai encouragé ma femme à aller au bout de son attirance. Elle est partie un week-end pour rejoindre cet homme qui l’attirait, illuminait son visage de mille feux lorsqu’elle l’évoquait. C’était beau. Je n’ai senti aucun pincement lorsqu’elle est partie. J’étais confiant et amoureux. A son retour elle m’a alors confié qu’elle n’avait pas pu lui dire son attirance. J’ai senti alors sa grande frustration de n’avoir pas été au bout de sa démarche. Je lui ai alors proposé qu’elle puisse le lui écrire. Ce qu’elle a fait. Nous avons tout deux attendu sa réponse avec fébrilité. Car elle pouvait changer notre réalité. Celle-ci fut malheureusement négative. Je me suis surpris à la consoler comme on console une amie déçue. Ce fut un autre beau moment. Cet épisode, loin de nous avoir séparés, nous rapprochait et nous ouvrait à une autre dimension possible de l’amour.

Quelques temps plus tard, ma femme s’est inscrite sur un site de rencontres par jeu plus que par conviction de rencontrer ici quelqu’un qui lui corresponde. Elle m’encouragea à faire de même, mais à ce moment là je n’en ai pas éprouvé le désir ni l’envie . Elle entama une discussion avec un homme, elle me partageait ses impressions, ses questionnements, ses doutes. Malgré son désir de rencontrer cet homme, il ne l’a pas suivi dans ce souhait et ce fut une nouvelle déception pour elle.

Elle se détacha alors de cette quête en se disant que si l’amour devait surgir il se ferait dans la « réalité ».

C’est alors moi qui décida de m’inscrire pour tenter des rencontres ! Ce revirement fut motivé par ma vie sociale peu développée et mon envie grandissante d’échanges et de partage.

Je rencontrai assez vite une femme avec laquelle j’entamais une relation par mail suivie. Une correspondance intime et riche, puissante et spirituelle. Un amour platonique mais dense.

Dans le même temps je m’inscrivis sur des sites de rencontres pour hommes. Depuis longtemps j’avais envie d’explorer une autre part de ma sexualité sans avoir jamais osé passer à l’acte. Ma femme connaissant ces attirances trouva cela tout naturel .
Je fus dans un premier temps un peu surpris et déstabilisé par la façon très lapidaire et pauvre des échanges, le côté uniquement sexuel des tchats. Je décidais de rester moi et de développer un peu plus, ce qui me valut du coup d’attirer des personnes ayant envie de partager plus que le sexe … ce qui me convenait tout à fait. Je rencontrai ainsi plusieurs hommes avec lesquels petit à petit des liens se sont créés … une relation suivie s’est mis en place avec trois d’entre eux.

C’est à ce même moment que ma femme rencontra un autre homme et que naquit une histoire d’amour.

Nos premiers rendez-vous d’amour en dehors de notre couple eurent lieu quasiment en même temps, simultanément ! Nous étions tous les deux heureux et fébriles. Nous n’en revenions pas que notre amour puisse aller jusqu'à nous réjouir du rendez-vous de l’autre.

Ces ainsi que nos histoires entrèrent dans notre quotidien sans heurt ni problème compliqué d’agenda. Simplement, comme une évidence.
Ce qui est beau, c’est que ces histoires, loin de nous séparer et d’amoindrir notre Amour, l’a au contraire renforcé et ouvert comme jamais.
Cela est sans doute très paradoxal mais c’est notre réalité.
Nos amours se nourrissent les uns les autres. Ils sont forts et uniques. Notre fidélité est intacte et propre à chaque personne que nous aimons.

La différence entre ces nouveaux amours et celui que nous vivons en couple depuis dix ans est que ces amours ne seront sans doute pas vécus dans le quotidien. Ils resteront comme des bulles d’oxygène « périphériques » qui nous nourrissent et insufflent la Vie et l’Amour dans le temps de notre histoire. S’ils sont périphériques, ils ne sont pas annexes. Ils sont pleins et entiers tout comme l’est le notre.

Aucun de ces amours n’est adultère. C’est en toute transparence, loin du mensonge et de la tromperie que nous avons choisi, ma femme et moi, de nous autoriser à les vivre. Notre confiance en l’autre et en notre Amour est sans aucun doute la force qui nous a poussés à oser franchir ce pas.
Ce pas était risqué, plein d’inconnu, comme un plongeon dans le vide.
Rencontrer un autre, vivre un amour naissant donc excitant et passionnel, ne provoquerait-il pas l’abandon progressif ou brutal de notre propre Amour ?

Il n’en a rien été jusqu'à présent, sans doute parce que notre vision de l’Amour n’a jamais été exclusive ni possessive. Nous n’avons jamais pensé que nous nous appartenions corps et âmes. Nous n’avons jamais considéré l’autre comme notre propriété.
Si notre Amour n’avait pas survécu à ce choix c’est qu’il ne devait pas y survivre. On ne s’accroche pas à un amour qui n’a plus de raison d’être !
Pour moi, l’Amour ne peut être tiède : il est ou n’est pas. Il n’y a pas d’entre deux.

Pour moi l’Amour doit permettre à l’autre de s’épanouir, d’être ce qu’il est, vivre sa personnalité, ses passions, ses attirances… Il ne peut être un frein à la vie et à la création. Aimer, pour moi, ce n’est pas renoncer. Le sacrifice ancré dans la pensée judéo-chrétienne n’est pas mon vocabulaire.
Aimer, pour moi, se conjugue avec liberté, ouverture de soi et ouverture vers les autres. Il est don et générosité. Il accompagne et révèle l’autre dans sa réalité et c’est dans cette réalité que le deux a un sens. Aimer c’est se sentir pouvoir exister sans l’autre. C’est vivre ce lien unique dans un amoureux détachement !

Nous n’avons jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui et notre vie amoureuse aussi épanouie et puissante.

Pour nous, notre Amour est juste et beau, le partager l’est tout autant. Nous avons conscience de briser des tabous et de devoir affronter une pensée dominante qui est toute autre .... Nous assumons notre choix.

Notre désir de sincérité nous pousse aujourd’hui à révéler petit à petit à nos proches et à nos enfants ce que nous vivons … même si nos enfants sont encore petits ils sont en capacité de comprendre et de sentir ce qui se passe chez nous. Pour nous il n’est pas question d’éluder et encore moins de leur mentir… Ils n’ont, pour l’instant, manifesté rien de négatif. La simplicité avec laquelle nous leur en avons parlé et la réalité de notre amour les a visiblement rassurés. Nous restons cependant vigilants et attentifs aux signes qu’ils nous laissent.

Pour l’instant nos amis ont plutôt réagi avec respect et bienveillance. Ils ont compris qu’il ne s’agit pas pour nous de dire que ce que nous vivons doit devenir la norme ni que l’amour juste et vrai ne peut être que celui-ci. Nous n’avons aucune vérité à livrer. Notre témoignage n’est que l’expression de ce que nous sommes et de nos propres choix. A chacun de trouver la voie qui lui correspond et qui l’épanouit …Il n’y a pas qu’un chemin, qu’une vérité, qu’une vie.

Ce n’est pas parce que notre Amour était mort que nous sommes nés à d’autres Amours, c’est parce qu’il était vivant qu’il nous a ouvert à une autre dimension de sa réalité.

Aujourd’hui, la séparation entre le corps et l’esprit, prônée par beaucoup de philosophies et de religions, n’existe plus pour moi. Le corps n’est pas plus vil que l’esprit n’est sublime. Ils ne sont qu’Un dans une magnifique harmonie d’Amour. La chair n’est pas faible et méprisable, elle est ce qui nous incarne et nous ouvre à l’Amour dans une force créatrice et féconde.

Notre bonheur est grand.
Notre Amour débordant.

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Discussion : Possible futur nouveau qui cogite encore avant de se lancer

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Goldmund

le mardi 22 janvier 2013 à 17h27

Bonjour papagab,

La peur, quelle étrange émotion qui s’insinue en nous, malgré nous et nous empêche de faire, de dire, d’avancer, d’être soi . Un mal qui nous ronge, nous fait faire des cauchemars, nous pousse à l’immobilisme, au renoncement parfois. Un mal qui nous donne à voir la réalité sous un angle biaisé et bien souvent tronquée.
Cette peur, nous l’avons tous rencontrée un jour sur notre route, sous divers visages, dans diverses circonstances. Nous l’avons tous affronté, ou eu envie de le faire avec pour seule arme celle de notre volonté. Une force elle aussi mystérieuse qui peut être fluctuante parce qu’elle puise son énergie dans ce qu’on nomme la confiance. Confiance en soi d’abord et avant tout, confiance en l’autre nécessairement. C’est par ces seuls outils, à mon sens, que nous pouvons nous libérer de nos peurs.

J’ai vécu dans la peur pendant plus de vingt ans. Vingt ans de souffrance et de cauchemars. Vingt ans de repli, de solitude et de déni de moi. Vingt ans à avoir peur de l’autre et à ne pas m’aimer. Cette peur n’était pas que mirage, elles était nourri par des faits concrets trop intimes pour être révélés ici ainsi que des éléments inconscients qui désiraient refaire surface. Aujourd’hui cette peur a disparu, je l’ai vaincu parce qu’un jour, j’ai pu la nommer, la mettre devant moi comme un objet d’analyse et la vider de toute sa substance néfaste. J’ai pu la vaincre parce qu’un jour j’ai accepter ce que j’étais et ce que j’avais subi en le nommant clairement aux oreilles et aux yeux de tous. Cela ne fut pas facile, il m’a fallu du courage et la certitude intérieure que ce que je faisais était juste. Cet acte m’a libéré. Il m’a permis de retrouver de l’estime et de la confiance en moi. Il m’a permis enfin de mesurer combien cette peur était finalement ridicule et stérile.

Aujourd’hui je suis heureux, apaisé et j’ai assez de confiance en moi pour ne pas laisser le regard des autres déterminer ou être un freins à mes choix de vie.
Mais est-ce bien les autres qui nous empêche d’être ce que nous voulons être ? n’est-ce pas plutôt notre manque de confiance en nous, en nos choix et dans notre difficulté à les assumer pleinement ?

Une relation n’est jamais invisible, elle se voit ou se sent. Tu n’empêcheras personne et encore moins toi-même d'en être témoin. En voulant la cacher tu ne feras que faire naître les rumeurs, les interprétations les plus folles sur la réalité de votre amour. Tu passeras pour un cocu , ta femme pour une «  salope » et ton ami pour un « salaud », tes enfants seront atteints( pardonne-moi d'être aussi cru) ; Ce que tu pensais être un bien et une protection ( le silence et la dissimulation) deviendra un mal et un vrai cauchemar.
En révélant votre choix de vie à vos ami(e)s proches, à vos enfants, vous n’éviterez pas la surprise, l’incompréhension, le jugement, mais votre vie sera plus simple parce que visible mais surtout assumées. Car c’est bien là que se trouve peut-être ta difficulté qui génère ta peur : assumes- tu , assumez-vous pleinement le choix que vous avez fait ?

Ma certitude d’aujourd’hui, après tout ce que j’ai traversé, c’est qu’il n’y a de paix et de bonheur possible que dans l’acceptation de ce que l’on est, dans l’affirmation de ses choix aux yeux de tous et dans la sincérité de nos démarches. Ca m’a pris du temps, ma demandé beaucoup de courage mais je ne peux que me réjouir aujourd’hui d’avoir eu cette force là.
Ce que j’ai accompli n’a rien d’exceptionnel ni d’héroïque, je ne suis qu’un homme qui a décidé un jour d’être libre et qui s’en est donné les moyens. Ce que j’ai fait, tu peux l’accomplir à ton tour.

J’aimerai pouvoir t’offrir plus que des mots. Parfois ils peuvent beaucoup, parfois ils ne peuvent rien . Mais pour moi ils valent toujours mieux que le silence et l’indifférence. J’espère qu’ils t’aideront à avancer et à réfléchir sur ce que tu veux vraiment. Il est sage de n’accomplir que ce dont on se sent capable mais parfois on est plus fort que ce que l’on pense. Fais-toi confiance !

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Perte, peur de la perte, fatalisme et cyclothymie (TIMMMYYYY!!!)

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Goldmund

le mercredi 16 janvier 2013 à 20h03

C'est une vraie question .
Pour moi Oui, l'Homme est fait pour quelque chose, il n'existe pas pour rien.
Mais qu'elle est cette chose me diras-tu? pour moi c'est à chacun de le découvrir, de l'inventer de le créer s'il en a le désir, ou s'il en sent la nécessité. Elle est propre à chacun, elle leur appartient, c'est un véritable choix. Ce quelque chose donne un sens à sa vie On peux donc choisir de n'en avoir pas. Personnellement je ne peux vivre sans penser que ma vie n'a aucun sens, j'ai besoin de m'en créer un pour avancer et m'épanouir.
Tu as raison l'Homme est fondamentalement seul, parce qu'aucun Homme n'est semblable à un autre et ne se reconnaît totalement en l'autre. Mais son aspiration profonde, dans ce que je crois, reste la rencontre de l'autre pour mieux comprendre qui il est , pourquoi il est et pour ne pas s'enfermer dans cette solitude qui lui pèse. Mais l'homme peut aussi bien choisir de ne pas comprendre qui il est ni de vouloir répondre à la question du pourquoi. Il peut même penser que cette question est vaine et ne mène à rien. Il peut encore choisir de ne pas penser. C'est là sa liberté et elle est précieuse. L'essentiel, pour moi, dans cette vie que nous n'avons pas décidé de vivre est que nous ayons cette chance et cette liberté de pouvoir la choisir ou non et lui donner un sens ou non.

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Discussion : Perte, peur de la perte, fatalisme et cyclothymie (TIMMMYYYY!!!)

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Goldmund

le mercredi 16 janvier 2013 à 14h40

En lisant ton article, que je trouve fort intéressant, m’est venu à l’esprit une autre dimension qui me semble venir compléter ton analyse. Oui, la peur existe face à l’inconnu, face à l’incertitude elle existe aussi me semble-t-il plus fondamentalement face à la solitude.
Pourtant la solitude peut-être belle, pleine et féconde quand elle est choisie. En général elle l’est pour un temps car l’Homme, je crois, n’est pas fait pour vivre seul. Il porte en lui ce désir de l’Autre, ce désir d’être reconnu par l’Autre, ce désir d’être Aimer. Il ne vit que dans cette attente là, il n’existe que dans cette reconnaissance là. C’est l’Autre qui me révèle et qui me fait exister. L’Autre devient alors essentiel à mon accomplissement. Sans lui je ne suis pas sans pourtant n’être rien. Perdre son regard c’est perdre ma raison d’être. Perdre son amour c’est presque me perdre moi. Alors ma peur est grande de me retrouver seul, sans amour, sans reconnaissance, sans pouvoir offrir à l’autre de lui dire ce qu’il est, sans lui permettre de me dire qui je suis . Choisir de quitter quelqu’un, quand il n’y en a pas d’autres, n’est jamais simple, toujours douloureux parce que le risque de se retrouver seul est alors vécue comme une perte d’être. En cela, je pense que les personne qui vivent les relations exclusives, les relations fusionnelles sont plus exposées à cette peur de perdre , parce que tout leur amour est concentré sur l’un. Par contre la souffrance que génère la fin d'une relation est une réalité que tout être vivant partage quelque soit ses choix mono ou poly et elle doit être vécue, elle n'est pas négative.

Ce qui peut guérir l’Homme de cette peur de perdre c’est qu’il parvienne à penser que l’un n’est jamais tout et ne dois jamais l’être. Perdre l’un n’est pas tout perdre. Perdre l’un c’est se donner la chance de gagner tous ces autres qui n’attendent que ça.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : La question du bonheur.

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Goldmund

le mardi 15 janvier 2013 à 16h13

Oui, même si c'est dur soit patiente. Des choses bougent c'est plutôt positif. Si elle fait des efforts, même si c'est sous pression, accueillent-les et encouragent-les par ton attitude. On a parfois besoin d'être un peu bousculé pour avancer. tant que cela reste de l'incitation et pas de l'abus de pouvoir cela ne me semble pas négatif. Elle a sans doute besoin de comprendre ce qui lui arrive. Etre hors norme n'est pas toujours facile à accepter, ça peut-être déstabilisant même parfois flippant. Elle a besoin d'être rassurer et assurer que votre fonctionnement est juste et sain avant peut-être de le reconnaître. Sa tension viens peut-être plus de là que d'une réelle incompatibilité affective avec toi.
ce qu'elle veut (une relation normale)n'existe pas et n'a jamais existé et ne pourra pas l'être car ton mari semble être un poly convaincu. Le savait-elle lorsqu'il se sont rencontré? où l'a-t-il affirmé qu'après, une fois la relation installée? laissez-lui le temps de s'en rendre compte et d'en faire le deuil.

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