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La question du bonheur.

Témoignage
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Katouchka

le samedi 12 janvier 2013 à 19h02

Depuis un an, la "mono" que je suis est passée par bien des étapes, j'ai surmonté beaucoup de choses. J'ai accepté que mon "grand amour" aime une autre que moi, qu'il passe du temps avec elle et qu'ils construisent une histoire qui leur appartient. J'ai accepté que tout ne passe pas forcément comme je pensais que ça pouvait se passer. J'ai appris des choses sur moi-même et j'ai rencontré des gens incroyables notamment grâce à ce site.
Mais j'ai de nouveau une montagne devant moi et je n'arrive pas à la franchir.
La question du bonheur.
Dans ma vie passée de "mono", j'avais un sentiment d'épanouissement. J'ai perdu ce sentiment et évidemment je voudrais le retrouver.
Le fait d'être l'unique objet de l'amour de l'être aimé me donnait un sentiment de puissance et de bonheur si intense et j'ai peur de ne plus jamais ressentir cela.
Je sais que ce sentiment était guidé par une illusion mais surtout par ce fameux "prince charmant" que la société dans laquelle je vis a bien voulu incruster dans mon cerveau depuis ma naissance mais n'empêche que ce que je ressentais était très intense.
Là j'ai du coup l'impression d'être une droguée en cure de désintox.
Je sais que pour mon amoureux ce n'est pas pareil vu que lui ce sentiment c'est surtout maintenant qu'il le ressent, je voudrais pouvoir moi aussi trouver le bonheur dans le polyamour mais... zut, je suis mono! Et je n'ai pas l'impression que j'ai vraiment envie d'avoir un autre que lui, et quand bien même j'en aurais un, ressentirais-je alors un sentiment aussi fort?
Bon, certains connaissent un peu mon histoire, donc je me répète un peu: je pense que j'aurais ressenti un sentiment analogue si j'avais eu une relation amicale exceptionnelle avec son autre amoureuse. Mais cela ne va pas être le cas...
Alors voilà, à quoi bon avoir raisonné, grandi, parcouru tout ce chemin si c'est pour qu'au bout je n'atteigne pas le "graal"? C'est comme si j'étais sortie de la matrice, que j'avais pris la petite pilule rouge et que je me retrouve dans le monde réel.
Enfin, en même temps que j'expose mon problème, je me dis vraiment quelle petite fille gâtée que je suis, je devrais surement être heureuse. l'homme que j'aime et qui m'aime est merveilleux (malgré quelques défauts ;)) Et surement cela devrait suffire, et il y a tellement de choses bien pires mais voilà ce qui se passe quand on est vraiment mal habituée...
Au passage, comme je ne l'avais pas fait, je souhaite une bonne année à tous.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le samedi 12 janvier 2013 à 19h32

Bon, j'ai pas beaucoup approfondi le sujet, mais tu pourrais peut-être trouver matière à réflexion là-dedans...

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tentacara

le samedi 12 janvier 2013 à 19h34

Je comprends totalement ta question puisque j'ai vécu la même chose à l'inverse : il fut un temps où j'ai aimé un homme, exclusif et qui m'aimait, qu'aurais-je pu demander de plus ? Et pourtant je n'étais pas heureuse. Je ne me sentais pas à ma place. J'avais l'impression d'avoir sacrifié une partie de moi-même à cet amour et cette partie me manquait beaucoup. Je n'ai découvert ce sentiment d'épanouissement total, de bonheur quasi extatique le jour, non pas où j'ai eu deux amoureux, mais où j'ai compris qu'enfin j'avais trouvé quelqu'un qui partageait la même vision de la vie que moi, aspirait à la même liberté de se lier comme il l'entendait avec qui bon lui semblait. Et depuis, tout ce que nous avons construit repose sur ces principes que nous partageons à deux d'abord, puis à trois.
Je crois qu'il est là ton problème, Katouchka, tu vis dans un schéma que tu n'as pas choisi, qui ne correspond pas à tes choix de vie.
J'ai vogué de relations en relations, parfois très intenses, avec des hommes que j'ai beaucoup aimés, mais qui ne partageaient pas ma vision de la vie et du couple.
J'ai choisi de faire coller ma vie à mes principes, de trouver quelqu'un qui les partagent.
Tu as choisi un homme que tu aimes, bien que vos visions de la vie et de l'amour divergent. C'est donc dans cet amour, quelle que soit la forme que prend votre relation que tu espères trouver le bonheur.
Si tu creuses tes sentiments "d'avant", tu étais heureuse parce que vous vous aimiez ? Parce que tu étais la seule?
Je sais que je ne t'apporte pas vraiment de réponse.
En ce qui me concerne, c'est le sentiment que ma vie m'appartient, que je suis entourée de gens que j'aime et qui m'aiment et que les idées sur lesquelles nous avons fondé notre famille nous sont un socle très solide, un ciment, qui me rend aussi heureuse, plus en fait que je ne pensais qu'il fût possible de l'être.
Je sais aussi que cet état de béatitude n'est pas durable, c'est ce qui fait son prix : de le connaître aujourd'hui me donnera, je l'espère, la force de chercher à le retrouver quand je ne le sentirai plus.

Un conseil ? Fouille-toi. Cherche en toi-même ce que TU peux faire pour ton bonheur. Quelle Katouchka tu veux être. Et travaille de toutes tes forces pour le devenir.
Bisous

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Katouchka

le dimanche 13 janvier 2013 à 17h27

Merci Siestacorta, j'ai lu l'article, c'est intéressant même si j'ai l'impression de reprendre une pilule rouge en le lisant. Je vais essayer de la digérer.

Tentacara, j'ai réfléchi depuis cette nuit à ta réponse. Je fouille en moi!
Oui tu as raison, je suis en train de vivre un schéma que je ne veux pas vivre, qui ne me plait pas, qui ne me correspond pas.
Mais je sais qu'il partage la même vision que moi, dans sa tête il pense comme moi, il ne m'a pas trahie, il ne s'est pas trahi.
MAIS ELLE ne partage pas la même vision que nous.
De fait, nous vivons donc une situation qui n'a rien à voir avec ce à quoi nous aspirons.
Il est en train en gros de la "contraindre" à adopter une attitude qui ferait que cela pourrait y ressembler. Je crois qu'il se trompe en faisant ça.
Par ailleurs, de te lire: "Si tu creuses tes sentiments "d'avant", tu étais heureuse parce que vous vous aimiez ? Parce que tu étais la seule ? " Cela sonne si ridicule en fait! Quand je le dis non mais quand je le lis oui. Evidemment que non je n'étais pas heureuse parce que j'étais la seule, j'étais heureuse parce que jusqu'à maintenant j'étais en parfaite harmonie avec lui et que ce n'est pas le cas en ce moment.
Que puis-je faire pour mon bonheur? Je ne sais pas trop en fait. J'ai l'impression d'être dans une impasse. Je vais réfléchir...
Merci tentacara

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bouquetfleuri

le lundi 14 janvier 2013 à 09h15

Bonne année à toi Katouchka,
que te souhaiter d'autres que de continuer à avancer vers une réalité de bonheur parfois bien éloignée du fantasme de bonheur ? J'adore utiliser, le plus souvent possible, ce mot de bonheur dont on ne peut jamais dire ce que c'est. Parfois, quand je veux être plus sérieux, j'emploie l'expression d'idée de bonheur, et si je veux être très sérieux je parle de cheminement. Mais c'est quand je te lis que j'ai l'image la plus exacte de ce que je veux dire quand je parle de bonheur : une lucidité aiguisée qui appréhende à la fois tout ce dont elle dispose et la souffrance qui perce quand des rêves improbables se défont enfin, permettant enfin à l'amour de se reposer sur un socle solide, loin des paillettes oniriques, un socle où s'imbrique deux histoires, maintenant trois...
La souffrance s'exprime souvent parce que d'un seul coup on a un peu l'impression d'être seul et de subir seul ce qui se passe pendant que l'autre continue d'être dans l'action, d'engranger les bienfaits des relations amoureuses qu'il arrive à construire. Mais c'est parce qu'on se rend enfin compte qu'on est toujours seul, toujours des individus qui grandissent seuls, même si pour peaufiner les sujets que nous sommes nous trouvons agréable de le faire à deux, en commun.
Tu nous donnes une belle idée de ce que peut être le bonheur : cheminer vers du bien-être en compagnie de quelqu'un d'autre, mais loin des rêves et des fantasmes, développer un sentiment amoureux qui dira qui tu es réellement et qui tu accueilles réellement dans ta vie et comment ce sentiment est l'expression parfaite de vos existences.
J'adore utiliser, le plus souvent possible, ce mot d'amour dont on ne peut jamais dire ce que c'est...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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wolfram

le lundi 14 janvier 2013 à 10h36

Bonjour,
Le soucis avec ce que je lis, c'est que tu sembles vivre sous contrainte, une double-contrainte même !
Tu le quittes car son mode de vie ne correspond pas à tes aspirations : tu es malheureuse.
Tu restes mais doit renoncer à tes aspirations : tu es malheureuse.

Ton problème de bonheur ne serait-il pas lié au fait que tes moments sans lui ne sont pas compensés par des moments avec d'autres ou par un besoin de solitude que tu pourrais éprouver ?
Si tu n'es pas heureuse de vivre ces instants sans lui parce qu'il donne de la tendresse ailleurs tandis que tu en manques, alors, tu n'as pas la possibilité d'atteindre la plénitude.

Il ne s'agit pas de l'expression d'une jalousie mais bien de la souffrance liée au manque. Tu ne lui reproche pas d'aimer une autre, tu souffre de son absence !

toute les femmes ne sont pas forcément faîtes pour être des femmes de marin... est-ce que ton problème ne serait pas là ?

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PolyEric

le lundi 14 janvier 2013 à 14h54

Personnellement, je ne crois pas au "polyamour séparé. En d'autres termes, ta situation est sans surprise pour moi, car en dehors de la vie de groupe (ce qui signifierait dans ton cas "présence d'une relation exceptionnelle avec son autre amoureuse"), il n'y pas de bonheur possible, à cause des micro-séparations d'une part, et du mur du rejet d'autre part, ces deux phénomènes bloquant le bonheur, la joie d'exister....

Je pense que ça n'a rien à voir avec la soit-disant petite fille gâtée, Elle n'est d'ailleurs pas assez gâtée, à mon avis, la petite fille, car elle cherche à se contenter d'un truc bof alors que son éducation lui a appris à qu'il y avait mieux.

D'après moi, c'est plutôt en rapport avec la petite fille "sainte ni-touche" qu'il y a un problème. Trouver un autre amoureux ne résoudra pas ce problème. Par contre, résoudre ce problème, permettra de s'ouvrir à d'autres amoureux, et de faire son propre groupe.

Renoncer à des solutions qui auraient pu être géniales, pour accéder à des solutions que l'on peut rendre géniales, telle est la résolution atroce qu'un(e) polyamoureu(x)(se) fusse-t-il(elle) potentielle, doit prendre pour être heureu(x)(se).

En d'autres termes, il faut choisir son camp.

Dans l'amour, il n'y a rien à voir et tout à construire. On ne peut pas construire dans un camp en vivant dans un autre camp.

Quel camp choisir ? Le camp des mono poly-compatibles ? Le camp des monos ? Le camp des poly ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que le camp des nanas qui n'ont pas de camp, n'est reconnu de personne dans la société actuelle, donc n'est pas assez stable pour y construire une maison d'amour (et donc de bonheur).

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Katouchka

le lundi 14 janvier 2013 à 16h53

bouquetfleuri, je ne comprends pas très bien tout ce que tu veux dire. J'ai beau lire et relire.

bouquetfleuri
que te souhaiter d'autres que de continuer à avancer vers une réalité de bonheur parfois bien éloignée du fantasme de bonheur ? J'adore utiliser, le plus souvent possible, ce mot de bonheur dont on ne peut jamais dire ce que c'est. Parfois, quand je veux être plus sérieux, j'emploie l'expression d'idée de bonheur, et si je veux être très sérieux je parle de cheminement. Mais c'est quand je te lis que j'ai l'image la plus exacte de ce que je veux dire quand je parle de bonheur : une lucidité aiguisée qui appréhende à la fois tout ce dont elle dispose et la souffrance qui perce quand des rêves improbables se défont enfin, permettant enfin à l'amour de se reposer sur un socle solide, loin des paillettes oniriques, un socle où s'imbrique deux histoires, maintenant trois...

Bon tout d'abord à propos du fantasme du bonheur, crois-tu qu'avant ce que je ressentais était proche du fantasme? Aurais-je vécu un rêve, et me voilà dans la réalité?
Certes je chemine. Mais ce cheminement, je le voyais plus comme l'élimination une à une des peurs et des angoisses que cette nouvelle situation suscite. Ma vie, s'est retrouvée déstabilisée et je recherche à la rééquilibrer tout en prenant en compte les faits nouveaux en les abordant sans crainte.
Mais comme l'expliquent si bien Tentacara et Wolfram, je vis sous contrainte, et ils mettent, il me semble, effectivement le doigt sur le noeud du problème. D'autres que moi choisissent la manière dont je vis. Avec cet homme nous venons d'avoir un enfant et c'est à ce moment que tout ça arrive et que je crois bien que j'ai minimisé l'impact de cette réalité là. Je veux protéger ma famille et j'ai du mal à prendre des décisions sans tenir compte d'elle, quelque part c'est un handicap.
Wolfram, tes paroles font echo: suis-je faite pour être femme de marin? Suis-je faite pour ce marin-là? Je n'en sais rien mais en tous cas c'est vrai je ne crois pas que je suis jalouse (en tous cas pas trop) mais il me manque, et je n'avais effectivement pas conscience que cette situation allait entraîner ça.
Quant à Eric, je ne comprends décidément pas ce que tu cherches tant à me dire, mais c'est toujours blessant. La dernière fois ça m'a d'ailleurs valu une petite déprime. Mais comme je me sens forte aujourd'hui, alors j'affronte ton jugement:
Pourrais-tu m'expliquer ta définition du mot sainte ni-touche?
Pourrais-tu me dire de quelle situation "bof" exactement tu parles?
C'est quoi le truc mieux que mon éducation m'a appris?
Peux-tu me dire clairement quelles sont les trucs apparemment géniaux auxquels j'ai renoncés?
Ah oui encore une chose, c'est quoi cette histoire de camps? Ce n'est pas comme ça que je vois les choses, pour moi il n'y a pas les poly d'un côté ou les monos de l'autre! Par contre, je distingue comme je peux les cons et les autres, j'essaie d'être plutôt dans le camp des autres mais je suis assez humble pour dire que parfois ça se travaille!

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Goldmund

le lundi 14 janvier 2013 à 21h59

Bonjour Katouchka,

Nous sommes tous portés par ce même désir d’être aimé et reconnu . Ce même désir de nous épanouir dans notre ou nos relations amoureuses. Que celles-ci soient mono ou poly le processus est le même ; Nous avons besoin de sentir que l’on compte pour les autres , devenir essentiel à leurs yeux. Quand les relations atteignent une certaine harmonie, que les amoureux s’accordent sur l’essentiel et se donnent un amour véritable alors peut naître ce sentiment difficilement définissable que l’on nomme bonheur. Mais ces moments paroxystiques ne durent généralement pas , ils vont et viennent comme autant d’orgasmes dans nos vie bousculée par tant d’émotions diverses et paradoxales. Et comme tout ce qui à un effet sublime, intense et éphémère on ne cesse de vouloir le vivre à nouveau.
Oui le « bonheur » agit un peu comme une drogue. Il crée un manque, un vide lorsqu’il s’efface ou s’attenu. Ce « Bonheur » n’est pas extérieur à nous il est en nous et j’irais même jusqu'à dire que c’est nous qui le créons par la force de nos émotions et c’est pour cela qu’il est éphémère, c’est pour cela qu’il peut revenir.
Ton homme n’a changé que dans la perception que tu as aujourd’hui de lui. Son amour pour toi est toujours là, il est même enrichis par celui qu’il vit ailleurs. Si tu l’aimes vraiment son bonheur doit être aussi le tien, laisse-le t’atteindre. Tu n’es pas moins importante à ses yeux qu’avant. Tu restes unique pour lui bien que tu ne sois pas la seule, essentiel à sa vie d’aujourd’hui, tu es un amour de sa vie et cela devrait te réjouir. Vis son autre relation non pas comme une perte mais comme un gain. Je suis sûr que tu peux trouver ton épanouissement si tu changes ton regard. Ton regard seulement car rien ne t’oblige à vivre toi-même le polyamour si tu ne le désires pas. Ton chemin t’appartient, ton épanouissement dépend de la sincérité avec laquelle tu le suivras. Ne laisse personne te dire ce qu’il doit être. Toi seul le sait. Fait toi confiance. Alors Katouchka « le bonheur » pourra à nouveau poindre.

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avelia

le lundi 14 janvier 2013 à 22h21

Bonsoir Katouchka,

Je ne crois pas pouvoir t'aider mais je trouve que tu as recu de belles réponses de siestacorta et goldmund notamment... vous lire me réchauffe le coeur :)

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Katouchka

le lundi 14 janvier 2013 à 22h41

Merci Goldmund pour ce beau message d'espoir. Beaucoup de ce que tu dis raisonne en moi. Seulement je ne crois pas être malheureuse parce qu'il est polyamoureux. C'est vrai que je n'arrive pas encore à me réjouir du bonheur qu'il éprouve à être avec elle (sauf sexuel mais ça c'est surement un autre sujet) mais au moins je suis triste si ça ne va pas avec elle.
J'accepte le polyamour mais la manière dont on le vit ne m'épanouit pas. Peut-être dois-je être patiente.

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tentacara

le lundi 14 janvier 2013 à 23h19

J'ai l'impression que ce qui te gêne, c'est que pour la première fois dans votre relation, il y a un aspect de sa vie, en particulier de sa vie affective que tu ne partages pas, à laquelle tu es totalement étrangère. Je ne sais pas à quel point votre couple était fusionnel avant, mais dans ce que tu dis, ce que j'entends, c'est "j'aurais pu être heureuse dans le polyamour si il pouvait partager son bonheur avec "l'autre" avec moi".
Du coup, ton bonheur dépend non plus de votre relation à tous les deux, mais de la personnalité et des relations que tu as avec la ou les autres femmes de sa vie.
Je ne sais pas bien si cette remarque est très utile, mais je me dis que si on s'approche du problème, on voit mieux sur quoi travailler.
Je continue d'y réfléchir. :)

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Katouchka

le mardi 15 janvier 2013 à 08h54

Oui Tentacara, je pense que le stade que tu décris est celui qui précède de peu celui que je vis et je pensais avoir surmonté cela mais en fait c'est un cercle vicieux.
Je peux accepter le fait de ne pas avoir de relation particulière avec elle mais alors je ressens comme un vide car du coup 2 soirs par semaine à organiser c'est juste triste à mes yeux. Or il est déjà question dans les débats qu'ils passent une nuit de plus ensemble. Mais lui dit qu'il est hors de question que l'on en discute tant qu'il n'existe pas de "collectif". Du coup, elle commence à essayer d'avoir une relation plus sereine avec moi, ce que je trouve extra bien entendu mais sans vouloir paraître chiante je pense que parallèlement il faudrait qu'elle commence à adhérer au polyamour, qu'elle y voit autre chose que le moyen de gagner une nuit supplémentaire avec lui mais qu'elle y trouve elle aussi un moyen de s'y épanouir.
Je distingue en effet un "collectif" qui ressemblerait à une réunion de collègues de travail qui tentent de travailler ensemble. Et un "collectif" qui ressemblerait à une réunion de famille.
Je crois que je suis la seule qui croit au second et cela m'attriste. Mais bon c''est un mauvais moment à passer. Oui comme tu dis j'ai été fusionnelle et la séparation est rude, faudrait peut-être que je l'admette et que je trouve le moyen de continuer à être heureuse avec lui plus simplement. Peut-être ai-je besoin d'une nouvelle passion? d'un nouvel amour? peut-être ai-je besoin de beaucoup d'amours?...en attendant que cette passion renaisse à un autre moment, plus tard... C'est ce que je me dis en vous lisant. Et en même temps, je ne lâche pas l'idée que je veux construire des projets communs avec lui ET elle, et si elle se rapproche de moi alors je vais oeuvrer en ce sens et tenter de la rallier au polyamour comme une araignée tissant sa toile. :) Qu'en penses-tu? Qu'en pensez-vous?

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Goldmund

le mardi 15 janvier 2013 à 11h41

Pourquoi veux-tu rallier l’amoureuse de ton mari au polyamour ? en quoi cela t’aiderais à t’épanouir dans ta relation ? Pourquoi penses-tu qu’elle ne cherche qu’a « gagner » toujours plus de temps avec ton mari et que son adhésion au polyamour viendrait magiquement résoudre le problème ?
Pour moi que tu puisses l’aimer suffirait ; la regarder non pas comme celle qui te « vole » ton amoureux mais comme une amie qui partage un même homme. Y-a-t-il des raisons objectives qui te pousses à être jalouse d’elle et l’envisager comme une concurrente qui ne chercherai en faite qu’a t’évincer ? A lire ton dernier article j’ai l’impression que ce qui te fait souffrir c’est moins l’absence de ton amoureux deux soirs par semaine que l’emprise que tu sens de cette autre sur ton amoureux et cette impression désagréable qu’il t’échappe.
La fusion rend les instants de séparation plus douloureux c’est une évidence. Mais la fusion est-ce l’amour ? Profite de ce que tu es en train de vivre pour te réinterroger sur ce qu’est l’amour pour avancer dans ta manière de l’envisager et de le vivre.
Mais surtout, ne devient pas une araignée Katouchka. Une araignée ça tend des pièges, ça emprisonne, ça dévore, ça n’AIME pas. Soit plutôt un papillon qui déploie ses ailes et qui embrasse le monde. C’est un travail de RENAISSANCE que tu entreprends, c’est beau et courageux de ta part. Cherche, creuse en toi la posture juste de l’amour. Celle qui n’emprisonne pas, celle qui ne jalouse pas, celle qui n’oblige pas, celle qui ne ment pas.

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Katouchka

le mardi 15 janvier 2013 à 12h18

Non je crois que tu ne comprends pas mais peut-être me suis-je mal exprimée. Je ne la vois aucunement comme mon ennemie c'est elle qui me voit ainsi. C'est elle qui jusqu'à maintenant s'est comportée comme une maîtresse. Tous les actes de bienveillance que je lui ai témoignée ont été repoussés. Elle a parfois même été un peu agressive. Elle n'a pas été trop malveillante mais n'a jamais fait de pas vers moi. Elle me l'a dit: "quand je pense à toi, je souffre donc je préfère ne pas y penser." Moi je voulais justement qu'elle devienne plus, je voulais l'aimer comme tu dis. Je suis prête à accepter que cela ne soit pas le cas, de toutes façons on arrive pas à s'entendre mais alors oui l'avenir me parait plus sombre sans cette perspective et j'ai le droit il me semble de le regretter. Mais je ne me sens pas en concurrence avec elle parce que ce qu''elle lui offre est unique et j'en ai conscience.
Pour moi son adhésion serait le commencement d'une construction commune de projets. Ce serait la clé pour qu'elle puisse construire des projets avec lui sans qu'elle me voit comme un frein à cela.
J'ai envie d'une famille au sens élargie du terme et j'ai envie de me battre pour que cela soit possible. Alors effectivement l'araignée qui tisse sa toile est une mauvaise métaphore, je te l'accorde volontiers, mais j'ai envie d'y croire qu'elle pourrait peut-être changer d'avis un jour.

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Katouchka

le mardi 15 janvier 2013 à 12h49

Mais ce que je comprends c'est que je peux peut-être également trouver le bonheur même si je n'atteins pas cette osmose avec lui et avec elle. Et que en ce qui nous concerne lui et moi stricto sensu, ce n'est pas parce que notre amour est déstabilisé que nous ne retrouverons pas un jour cette sensation que nous avions vécue. En attendant, il faut que je trouve comment l'individu que je suis peut au mieux prendre soin de lui.

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Goldmund

le mardi 15 janvier 2013 à 14h57

Je n'avais effectivement pas du tout compris cela en te lisant. Cela change effectivement beaucoup de chose. Ton désir de "famille" est légitime et généreux, mais il se heurte à son désir qui n'est visiblement pas le même que le tien. Malheureusement les affinités ne se décrètent pas, elles existent ou elles n'existent pas. On ne peut obliger personne à aimer ou à apprécier quelqu'un. Mais parfois à force de bienveillance, de signes possitifs, d'élans généreux et sincères, des relations qu'on pensait impossible évoluent et tu as raison de ne pas renoncer trop vite à cette perspective et de te battre. Ton mari peut avoir un rôle crucial dans l'avènement de cette évolution. Penses-tu qu'il pourrait être la personne qui aide à faire le lien entre vous ? Essaye-t-il déjà de le faire?
Si je comprends bien, dit moi si je me trompe, ce que tu aimerais retrouver c'est une certaine fusion ou osmose à trois? pour toi c'est ce qui te permettrai d'être de nouveau heureuse ?
pour moi le "bonheur" ne peut arriver que de la rencontre des désirs. Tu as le tien , ils ont sans doute chacun le leur.Et si vous en parliez de vos désirs respectifs. Penses-tu cela possible? l'avez-vous déjà tenté? ils ne sont peut être pas si contradictoires qu'ils ne puissent se rejoindre en un point. Faire émerger un désir commun qui ne sera sans doute pas totalement le tien, pas totalement le sien, pas totalement celui de ton mari mais qui sera le vôtre. Ce désir commun.n'impliquera pas forcement que chacun s'aime ou s'apprécie seulement que tous se respectent et vivent en bonne intelligence.

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Katouchka

le mardi 15 janvier 2013 à 15h15

Oui voilà, une osmose à trois c'est mon souhait le plus fort.
Nous avons effectivement parlé de nos désirs respectifs.
Lui veut pouvoir vivre ses deux amours. Il veut partager des moments communs parfois et que tout le monde s'entende et que cela soit naturel.
Elle, elle veut une relation "normale" avec lui. (Je la cite)
Moi j'ai déjà exprimé ce que je veux.
Voilà, en gros nous ne voulons pas la même chose.
Les souhaits de mon amoureux et moi, bien que différents ne sont pas contradictoires mais tu vois qu'on est loin de l'osmose!
Le seul désir commun c'est qu'on ne veut pas faire souffrir qui que ce soit. Et on voudrait que ça marche aussi.
Lui, il essaye en effet et je vois que c'est compliqué. En fait, ces derniers temps, elle est plus ouverte par rapport à moi mais j'ai l'impression qu'il lui a mis la pression. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon moyen. Enfin, peut-être je me fais des idées, et puis je dois peut-être arrêter de vouloir tout contrôler et voir un peu si cette approche porte ses fruits.

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Goldmund

le mardi 15 janvier 2013 à 16h13

Oui, même si c'est dur soit patiente. Des choses bougent c'est plutôt positif. Si elle fait des efforts, même si c'est sous pression, accueillent-les et encouragent-les par ton attitude. On a parfois besoin d'être un peu bousculé pour avancer. tant que cela reste de l'incitation et pas de l'abus de pouvoir cela ne me semble pas négatif. Elle a sans doute besoin de comprendre ce qui lui arrive. Etre hors norme n'est pas toujours facile à accepter, ça peut-être déstabilisant même parfois flippant. Elle a besoin d'être rassurer et assurer que votre fonctionnement est juste et sain avant peut-être de le reconnaître. Sa tension viens peut-être plus de là que d'une réelle incompatibilité affective avec toi.
ce qu'elle veut (une relation normale)n'existe pas et n'a jamais existé et ne pourra pas l'être car ton mari semble être un poly convaincu. Le savait-elle lorsqu'il se sont rencontré? où l'a-t-il affirmé qu'après, une fois la relation installée? laissez-lui le temps de s'en rendre compte et d'en faire le deuil.

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coquelicot

le mardi 15 janvier 2013 à 16h14

Pour pouvoir etre bien dans le "nous trois"
il faut avant tout etre en osmose avec le "nous deux ".
Savoir exactement ou l on vas et comment l atteindre.
Pour commencer il a fallu aussi que je sois en accord avec le "moi meme".

Ensuite tentative de "nous trois"
j explique : on se voit on se jauge on s apprend!

Sur une courte duree ca a marché , je ne jette la pierre a personne (meme si l envie ne m a pas manqué)

Les espoirs que j avais fondé ont été salis ,balayés.J ai été blessee et decue.

Je pense tres fortement a la lecture de tout ce qui a été ecrot recement que la vie de groupe est possible mais je doute que certaines femmes y arrivent tant qu elles n auront pas connu_ le coté opposé de la jalousie de l envie et de l ancrage profond de la monogamie.

Quand on arrive a aimer une personne reellement absolument et objectivement on franchit la ligne qui demarque les coincés et les libérés.

On est heureux pour l autre avec l autre quoi qu il fasse (enfin presque)

Je ne m entend pas avec elle soit , je ne la concidere pas comme une ennemie ni une rivale.
Elle est juste l amie de mon amoureux rien de plus......

Je sait exactement ce que je ne veut plus maintenant.

Si par bonheur mon amoureux trouve un nouveau bonheur je suis prete a la recevoir a ce qu on se cotoie a ce qu on s apprivoise MAIS la seule chose que j EXIGE c est d etre respectee.

De plus je pretend que la vie de groupe n est possible qu avec des hommes: les femmes c est bien trop compliqué!!!!!!

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