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Éloge de l'adultère

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bouquetfleuri

le samedi 07 septembre 2013 à 13h46

Les poly-amoureux font souvent de la lutte contre l’adultère leur cheval de bataille. Ils se battent contre une construction fantasmatique qui cristallise tous les paradoxes et toutes les contradictions auxquelles ils doivent faire face pour s’accepter en tant que poly-amoureux.
Pourtant, ils doivent beaucoup à l'adultère.
Tout d’abord, la relation adultérine est une relation amoureuse. À ce titre, elle s’impose, et elle légitime par son existence même tout ce qui fait qu’ils deviennent poly-amoureux.

Les amoureux adultérins reconnaissent la puissance du sentiment qui lie deux personnes, au point de s’affranchir de conventions dans lesquelles ils s’avançaient sans s’engager ou plutôt dans lesquelles ils engageaient leur personne sociale sans engager leur moi profond. Ce qui est d’ailleurs le propre d’une convention. Ces conventions souvent implicites, comment en serait-il autrement, auraient le pouvoir d’abolir instantanément l’évolution naturelle de deux personnes en en faisant socialement une entité nouvelle.
Chacun sait bien, de tous les couples que la terre a porté depuis l’origine, comment promettre fidélité conduit à museler l’expression de son désir, chacun sait bien qu’à la conscience d’une liaison, d’un contrat, s’oppose l’inconscience de sa vitalité. Chacun le sait depuis le début et même avant, quand cette inconscience était encore une conscience heureuse.
Mais voilà, pour n’avoir pas eu de mots pour exprimer cette conscience, cette envie de laisser s’épanouir la vie, l’espace vital a été occupé par les mots des autres ou plutôt s’est restreint jusqu’à ne plus avoir besoin de mots et accepter qu’une expérience sociale, fort belle au demeurant, prenne en charge l’expression de sa vie.

On dit aussi que l’adultère est vilain parce que c’est un mensonge, on accepte du coup de fixer sur une échelle de valeurs morales une situation qui justement essaie d’échapper à cette morale, parce que quand même la première caractéristique d’un adultère est amoureuse, pas mensongère. Et le mensonge dans l’adultère existe peu, rarement dans la durée, pour la bonne raison qu’une relation amoureuse s’offre au public, à tous les publics concernés, par des gestes et des attitudes qui disent mieux que tous les mots, inusités par ces amants, qu’ils s’aiment, et une relation amoureuse a besoin de lumière pour vivre.

Le mensonge (imaginé) n’a pas beaucoup de consistance en l’espèce. Cela change quoi au juste, fondamentalement, que la personne épousée soit au courant que l’autre tombe amoureux d’une tierce personne ?

Ce que l’adultère fait surgir c’est plutôt le mensonge à soi-même, l’ancien mensonge, celui par lequel on prétendait, en toute bonne foi, être capable de contenir ses forces, son envie de vivre, son envie d’être humain, espèce encore mal connue qui participe de ce monde de plus en plus sauvage.
Ce que l’adultère fait naître, ce sont des mots nouveaux qui ne désignent plus la beauté d’un pacte ou d’un sentiment teinté du fantasme collectif mais la merveilleuse essence de l’être humain, celle qui va à la rencontre de l’autre.
Ce que l’adultère met en évidence, c’est justement cette horreur du mensonge, l’horreur de la culpabilité qui ne se fonde pas sur une faute à l’égard du conjoint ou de la conjointe mais sur l’incapacité (soigneusement construite par la société) à exprimer sa sexualité, c’est à dire à poser comme essentiels toute son histoire et tout son sujet animé d’une vie sensible.
L’adultère a ce pouvoir cathartique de détruire le mensonge, de mettre en présence deux êtres en accord avec eux-mêmes et d’ouvrir cet espoir insensé d’être en accord entre eux, ce qui est tout de même la plus belle figure de l’amour.
Évidemment, pour ceux qui pensent que toute relation est en soi un mensonge, l’adultère est une ineptie. Pour ceux qui consomment de la relation en pensant partager un capital vivant, l’adultère est tout au plus une complication inutile, enfermés qu’ils sont dans le modèle qu’ils exècrent, où la relation est d’abord sociale et l’amour divisible au gré des discours. Effectivement, dans ce cas-là, l’adultère est un mensonge parce que l’espace de référence est la collectivité et non leur construction personnelle.
Mais on peut choisir de vivre une relation adultérine si on sait tout cela, si on a eu le temps de ciseler les mots pour faire exister une autre relation amoureuse, si cette relation adultérine permet non pas de mépriser un autre amour mais au contraire de le vivifier, différemment.

C’est à mon sens une autre forme de poly-amour, moins violente qu’un affrontement sur le théâtre social, c’est également une forme de poly-amour qui ne répond pas à des exigences ressemblant à des normes, voire des commandements. Peut-être la plus difficile à assumer, mais sans doute pas la moins épanouissante.

Quand je fais l’éloge de l’adultère, je ne me prononce pas en faveur de cette manière de faire. Je reste persuadé que plus on peut exprimer la réalité des faits, son attirance pour d’autres personnes, son besoin d’aimer autrement, plus on nourrit sa relation principale et que son épanouissement personnel est tributaire de cette dialectique entre plusieurs échanges amoureux.
Mais je dis en même temps que ce n’est pas l’adultère qui constitue un mensonge. Le mensonge est ailleurs.

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Len

le samedi 07 septembre 2013 à 16h00

L'amour, ça va se chercher, ça se construit dans le temps, comme un feu que l’on doit nourrir pour qu’il reste vif et bien chaud.

Le désir oui ça peut amener à un adultère, ce n'est pas de l'amour, c'est du désir et c'est quelque chose qui se contrôle.

Donc le fait de tromper son/sa partenaire est un acte volontaire. Comment peut-on volontairement tromper sa femme/son homme si on l'aime?

À moins que cette même relation ne soit démarrée elle-même sur les bases du désir et non de l'amour. Ou si ce fut bien une base amoureuse, la relation n'a pas été suffisamment bien construite avec le temps pour en arriver à faire mourir petit à petit l'amour. (où faire s'éteindre le feu).

Et laisser la place à un nouveau désir faire son chemin et peut-être un nouvel amour.

Voilà mes réflexions sur le vif, qui sont partie intégrante de mes recherches sur l'amour.

Des profils d'infidèles, les hérétiques au bucher ! :-D

"Charlotte Le Van, au cours de son travail d’enquête, a repéré quatre principaux profils d’infidèles. « Une typologie s’est imposée d’elle-même, en écoutant les témoins », explique-t-elle. Elle a donc recensé les:

« infidélités résultant d’une insatisfaction d’ordre intime » (« Je ne l’aime plus », « Je m’ennuie », « Nous ne faisons plus l’amour », « Il ou elle ne m’écoute pas », etc.) ;

Les « infidélités instrumentales » (vengeance, provocation de rupture...) ;

Les « infidélités comme expérience » (« Nous nous sommes mis en couple trop jeunes, j’ai besoin de connaître autre chose ») ; et

Les infidélités comme composante de la vie en couple » (ceux qui sont infidèles « chroniques » et qui regrettent leurs écarts, ou ceux qui sont infidèles « par principe » car ils adhèrent à une philosophie de vie « entre hédonisme et anarchisme »)."

psychologies.com

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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'Dom (invité)

le samedi 07 septembre 2013 à 17h52

Bonquetfleuri, je vais repartir de ta conclusion disant que le mensonge est ailleurs. C'est à la fois vrai et faux à mon sens. Il faut considérer la relation que l’on a soi-même et à l’autre (sachant que chacune à un impact sur l’autre, mais je pense qu’il est prioritaire d’être en phase avec soi-même pour vivre des relations épanouis avec les autres). Dans l’absolu, je suis assez d’accord que dans sa relation avec soi-même, l’adultère n’est pas forcément un mensonge (ça peut tout de même arriver de se mentir à soi-même), c’est être à l’écoute de soi. Mais dans la relation à l’autre, dans le cas de couples aillant un contrat (tacite ou non) d’exclusivité, il s’agit bien de franchir une frontière dessinée à deux et donc de mentir à l’autre (sur un sujet assez important qui peut mettre en déroute le couple initial si cela est découvert). Préférer mentir, plutôt que de communiquer, est une solution de facilité, dans certains cas dictée par le poids des normes sociales. Maintenant se forcer à respecter cette frontière si elle ne correspond plus à la réalité, ce serait se mentir à soi-même bien sûr. Bref, je pense qu’à partir du moment où on accepte un « contrat », soit on l’honore, soit on le renégocie, soit on le casse, mais tenter de le garder intact alors que l’on a un.e autre « fournisseur/euse de bonheur » remet en question la relation initiale et est malhonnête. En cela, je ne peux cautionner l’adultère, même si je comprends pourquoi elle arrive (pas forcément par désamour).

@Len : sortons du cadre de l’adultère, si j’ai bien compris, pour toi si on en arrive à pratiquer le polyamour, c’est parce qu’on n’a pas trouvé LA bonne personne, ou qu’on a des problèmes à régler avec soi-même ? Si on a de l’attirance pour plus d’une personne, c’est qu’aucune des relations n’est du vrai, bon Amour (parce que si une des relations l’était, on ne serait pas attiré par les autres pas vrai, ou alors on contrôlerait cette attirance ?).

Je vais tenter de t’expliquer (mais ça rendre un peu dans le thème abordé ici donc pas de HS pour une fois) pourquoi je pense que le polyamour est une voie équilibrée, une voie du juste milieu et non une solution extrême, ou bien un pseudo-amour comme tu sembles le penser. Pour commencer, l’Homme est un animal social. Il n’y a pas « les êtres humains » et « les animaux », nous faisons bel et bien partie du même règne. Ce faisant, une partie de notre cerveau (celui qu’on appelle reptilien) est programmé pour la sauvegarde de l’espèce et donc la reproduction. J’aimerais savoir combien de pourcent des espèces (mettons de mammifères puisqu’ils sont assez proches de nous) sont exclusives sexuellement... Je pense que ça doit être très proche de zéro, parce que ce n’est pas naturellement optimal. La monogamie est une construction purement sociale.

Mais il est vrai que nous sommes sociaux, dotés d’intelligence. Cette intelligence nous a amené à superposer à l’attirance sexuelle instinctive, une dimension sentimentale, relationnelle (même si parfois elles sont dissociées, cfr les asexués, ce qui tendrait à confirmer que les attirances sexuelles et sentimentales ne dépendent pas de la même zone du cerveau). La superposition des deux donnerait donc l’amour. La plupart des gens entretiennent des relations diverses (amitiés, connaissances, familiales, amour,…), et la norme sociale (dans nos sociétés) veut qu’on en entretienne UNE qui sera dite « amoureuse » (une personne qui fait plus que nous attirer sexuellement, avec qui on est « socialement »/ « consciemment » compatible).

Je pense que la monogamie nie la nature animale de l’Humain (c’est là que se situe le mensonge évoqué par bouquetfleuri si je ne m’abuse, et la raison pour laquelle tant de personnes trompent leur compagne/compagnon) tout comme avoir juste des plans cul nie sa nature sociale.
Le polyamour, je pense combine les deux, et permet d’être à l’écoute de ce que nous sommes vraiment. Et je ne vois pas l’intérêt de contrôler l’attirance amoureuse que l’on a pour quelqu’un si c’est réciproque et que tout le monde est d’accord, ça ne peut qu’être une source positive d’épanouissement pour les personnes concernées, donc pour ceux et celles qui les entourent. Pourquoi y a-t-il peu de polys ? Simplement parce que s’émanciper de la norme sociale est dur tant le conditionnement est extrêmement fort (même si erroné je le crains) , et qu’il y aura toujours des personnes pour dire que non, cela n’est pas de l’amour (ah, les bons petits élèves qui répètent bien leur leçon sans trop creuser pour voir si les sources sont fiables) ;)

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bouquetfleuri

le samedi 07 septembre 2013 à 18h23

Bien, sûr 'Dom, la mise en place de l'adultère, et c'est bien dommage, nécessite du mensonge au moins par omission, mais c'est la nature du contrat qu'il rompt qui l'exige, comme tu l'as bien compris.
Raisonner en termes de contrat (honorer, renégocier, casser) est déjà une négation de soi pour la raison que justement les "frontières" n'ont pas été dessinées à deux, mais collectivement. Ce que tu nommes la norme sociale.
Je pense sérieusement que le poly-amour est la forme la plus élaborée de l'épanouissement personnel, en ce sens qu'elle permet à la valeur la plus haute de la civilisation, l'amour, de se déployer sans retenue et dans tous les segments de l'exploration humaine.
Mais pas au risque d'une mise à mort brutale (sociale, psychologique) de ceux ou celles qui ne comprennent pas. Et accepter un adultère peut être une solution transitoire.

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Len

le samedi 07 septembre 2013 à 18h28

Oui , je suis d'accord avec toi, de base nous sommes comme tous les mammifères: polygames/affectifs.

Reste que nous avons conscience de la problématique du temps qui passe. Du temps nécessaire pour construire une relation (voir ici: www.bonheur-couple.fr/creer.php).

Pour ça aussi que beaucoup font le choix d'une monogamie et cette citation est pertinente:

Choisir, c’est un acte qui requiert la confiance car « L’Amour est ouverture à l’autre, pari sur ses possibilités sans fin de métamorphoses et de créations » (Garaudy).

Un choix, un pari, le temps qui passe, une ambition aussi de construire. Créer, évoluer, changer ensemble.

C'est peut-être aussi une belle utopie, comme celle de vivre plusieurs amours. :-)

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Anarchamory

le samedi 07 septembre 2013 à 18h43

Je ferai peut-être une intervention plus constructive avec un plan en trois parties et plein de mots compliqués en "-isme" une autre fois :-D mais là j'avais juste envie de dire ceci :

"Ne jetez pas la pierre à la femme adultère. Je suis derrière."

(Georges Brassens, "A l'ombre des maris")

^^ ;-)

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Geraldin-e

le samedi 07 septembre 2013 à 18h51

Ce qui est sûr, c'est que stigmatiser d'emblée des amours adultérins alors que ces personnes subissent déjà de plein fouet la norme sociale de l'exclusivité (qu'ils avaient adoptée, souvent sans se rendre compte), ce n'est pas une bonne solution.
Inutile donc de les traiter de salauds ou salope. Devenir multi-amoureux.se n'est pas un crime.
C'est si l'un des conjoints en faisait ensuite un mode de vie que ça deviendrait hypocrite, méprisant de l'autre. En plus ça empêche à la norme d'évoluer, de disparaître, vu qu'on maintient une façade.

Après, c'est à chaque couple, chaque personne, de trouver le chemin pour se sortir au mieux de la norme/contrat qui interdisait au départ le poly-amour.

A priori, si j'ai bien compris, je suis donc ok avec BouquetFleuri.

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Trillian

le samedi 07 septembre 2013 à 19h15

Ton eloge m'a fait penser à la relation (adultere) entre Hank Rearden et Danny Taggart dans La greve de Ayn Rand. Hank a le même cheminement de pensée, sur la culpabilité, l'hypocrisie de sa relation avec sa femme, sa relation avec Danny qui lui parait tellement plus naturelle, plus sincere et donc paradoxalement moins mensongere que sa relation "officielle". Je plussoie ton éloge, pleine de sincerité et de vérité.

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Goldmund

le dimanche 08 septembre 2013 à 00h38

L’adultère : mot inventé pour désigner l’infidélité conjugale et culpabiliser ceux qui la pratique.
Or qui, aujourd’hui ne la pratique pas ? Ce mot n’a, à mon sens, plus aucun poids ni d’ impact tant la réalité de ce qu’il dénonce est chose commune et admise par la société qui l’a mis en place.

Le mot est vide selon moi. On peut en faire l’éloge comme en dénoncer l’hypocrisie sociale et morale cela me semble vain.
Ce que ce mot inepte met en évidence c’est que l’amour se joue des mots et des interdits, des codes et des carcans où de tout temps on voudrait l’enfermer.
Reste que ces mots et ces carcans blessent où stigmatisent les Hommes qui ne les respectent pas.

Ce sont les lois des hommes interdisant ou réduisant l’expression de l’Amour qu’il faut donc dénoncer et pointer du doigt comme étant méprisables. Car ce sont ces lois, censées « protéger » l’Amour, qui poussent au mensonge, à la dissimulation, et finalement à la perversion de l’Amour. Ce sont ces lois qui font souffrir les hommes et les poussent à nier ce qu’ils sont.

C’est pour cela que c’est de l’Amour dont il me semble important et urgent de faire l’Eloge aujourd’hui.
C’est l’Amour qu’il faut réhabilité dans ce monde de mensonge et de faux-semblant, de morale culpabilisante et castratrice. Un Amour sans définition réductrice et définitive.
Faire l’Eloge de l’Amour c’est faire l’Eloge du respect de l’autre, du non jugement, de la confiance et de la sincérité.
Oui pour moi, L’Amour ne peut être sans cela mais il est bien plus que cela.

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bouquetfleuri

le dimanche 08 septembre 2013 à 08h13

Mais ce texte ne fait que cela, mon cher Goldmund...

Un détail intéressant à propos de ce mot d'adultère : au moyen-âge, il désignait aussi ceux qui pensaient trop à faire l'amour, ceux qui étaient plus obsédés que la moyenne par l'activité sexuelle, que ce soient les couples légitimes ou les prêtres qui avaient en ce temps-là le droit de fréquenter des prostituées (mais pas trop)

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Anarchamory

le dimanche 08 septembre 2013 à 10h23

bouquetfleuri
Mais ce texte ne fait que cela, mon cher Goldmund...

Un détail intéressant à propos de ce mot d'adultère : au moyen-âge, il désignait aussi ceux qui pensaient trop à faire l'amour, ceux qui étaient plus obsédés que la moyenne par l'activité sexuelle, que ce soient les couples légitimes ou les prêtres qui avaient en ce temps-là le droit de fréquenter des prostituées (mais pas trop)

Oui, tout à fait : on pouvait être adultère avec sa propre femme, si on couchait avec elle par concupiscence.

Le mot "adultère" n'a pas de lien nécessaire avec la pluralité amoureuse/sexuelle. Étymologiquement, il signifie "altération", donc "rendre autre" (que ce que la "nature" de l'acte sexuel est supposée être dans l'esprit judéo-chrétien).

La condamnation morale des relations sexuelles extra-conjugales n'est qu'une conséquence parmi d'autres de la vision judéo-chrétienne de la sexualité comme essentiellement à vocation procréatrice.

Pour St Thomas d'Aquin (qui est quand même considéré comme un Docteur de l’Église !), l'adultère est d'ailleurs moins grave que, par exemple, la masturbation :

St Thomas d'Aquin, Somme théologique, Seconda secondae, question 154, article 11
Comme on l'a vu plus haut, il y a une espèce déterminée de luxure là où se rencontre une raison spéciale de difformité rendant l'acte sexuel indécent. Mais cela peut exister de deux façons: d'une première façon, parce que cela s'oppose à la droite raison, ce qui est commun à tout vice de luxure; d'une autre façon, parce que, en outre, cela contredit en lui-même l'ordre naturel de l'acte sexuel qui convient à l'espèce humaine; c'est là ce qu'on appelle " vice contre nature ". Il peut se produire de plusieurs manières.

D'une première manière, lorsqu'en l'absence de toute union charnelle, pour se procurer le plaisir vénérien, on provoque la pollution: ce qui appartient au péché d'impureté que certains appellent masturbation. - D'une autre manière, lorsque l'on accomplit l'union chamelle avec un être qui n'est pas de l'espèce humaine: ce qui s'appelle bestialité. - D'une troisième manière, lorsqu'on a des rapports sexuels avec une personne qui n'est pas du sexe complémentaire, par exemple homme avec homme ou femme avec femme: ce qui se nomme vice de Sodome. - D'une quatrième manière, lorsqu'on n'observe pas le mode naturel de l'accouplement, soit en n'utilisant pas l'organe voulu soit en employant des pratiques monstrueuses et bestiales pour s'accoupler.

St Thomas d'Aquin, Somme théologique, Seconda secondae, question 154, article 12
En tout genre ce qu'il y a de pire est la corruption du principe dont tout le reste dépend. Mais les principes de la raison sont ce qui est conforme à la nature, car la raison, compte tenu de ce qui est déterminé par la nature, dispose le reste selon ce qui convient. Il en est ainsi dans le domaine spéculatif aussi bien que dans celui de l'action. C'est pourquoi, de même que dans le domaine spéculatif l'erreur concernant ce dont l'homme a naturellement la connaissance constitue l'erreur la plus grave et la plus difforme, de même dans l'action agir contre ce qui est déterminé selon la nature constitue ce qu'il y a de plus grave et de plus difforme. Donc puisque, dans les vices contre nature, l'homme transgresse ce qui est déterminé selon la nature quant aux activités sexuelles, il s'ensuit qu'en une telle matière ce péché est le plus grave. - Après lui vient l'inceste qui, nous l'avons dit . est contraire au respect naturel que nous devons à nos proches.

Par les autres espèces de la luxure on omet seulement ce qui est déterminé selon la droite raison, les principes naturels restant saufs. Or ce qui répugne le plus à la raison est d'utiliser le sexe non seulement à l'encontre de ce qui convient à la progéniture qu'il faut engendrer, mais aussi en portant préjudice à autrui. C'est pourquoi la fornication simple, qui se commet sans porter préjudice à une autre personne, est la moindre parmi les espèces de la luxure. Si l'on abuse d'une femme soumise au pouvoir d'un autre en vue de la génération, c'est une injustice plus grave que si elle est seulement confiée à la garde de son protecteur. C'est pourquoi l'adultère est plus grave que le stupre. - L'un et l'autre sont aggravés par la violence. A cause de cela le rapt d'une vierge est plus grave que le stupre, et le rapt d'une épouse plus grave que l'adultère. - Et toute ces fautes sont encore aggravées s'il y a sacrilège, nous l'avons dit.

Évidemment, la plupart des gens — même catholiques ! — qui, aujourd'hui, s'offusquent de l'adultère de leur conjoint ne font pas preuve de la même cohérence intellectuelle que St Thomas d'Aquin... sans quoi ils s'offusqueraient encore bien davantage si leur conjoint se masturbait (violant ainsi, non seulement les préceptes de la "droite raison" mais même les "principes naturels" eux-mêmes !... ^^ ), et seraient plus indulgents envers un adultère sans contraception (qui reste donc ouvert à l'accueil de la vie) qu'envers un adultère avec contraception (qui ajoute le péché au péché...).

Bref, il me semble que les opposants à l'adultère ont le choix entre :
- être cools mais incohérents ;
- être cohérents mais ultra-réacs et ultra-austères.

Au passage, on remarquera que le problème de l'adultère, selon cet homme charmant et délicat qu'était St Thomas d'Aquin, c'est qu'il consiste à abuser "d'une femme soumise au pouvoir d'un autre en vue de la génération". Bref, c'est un peu comme du vol de bétail...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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RobotEtourdi

le dimanche 08 septembre 2013 à 10h30

Tout d'abord, une petite convention de vocabulaire : on dit "une relation adultère" et "un enfant adultérin", ce dernier adjectif étant réservé au produit d'une relation adultère.

Certes il est évident que la relation adultère a très souvent pour origine un sentiment d'amour, un désir ou une envie tout à fait acceptable, voire louable. D'ailleurs, à l'époque de l'amour courtois de Tristan et Iseult, on décrivait l'amour presque exclusivement comme adultère car le mariage était forcé. Mais ce qui est décrié aujourd'hui, c'est plutôt l'acte de tromperie.

Je définis le fait de tromper comme le fait de "dissimuler ou travestir une information qui, si elle était révélée, serait de nature à mettre en péril la relation".

Notez que dans cette définition, ce n'est pas le fait d'aimer ou d'avoir un rapport sexuel avec un/une/des autres qui constitue une tromperie, mais le fait de ne pas en parler à quelqu'un avec qui on est en relation et dont on sait qu'il/elle ne souhaite pas être en relation dans ces circonstances (à tord ou à raison).

Notez que dans cette définition, l'amour et les rapports sexuels hors couple (sur lesquels on se focalise énormément dans notre société) ne sont pas les seules informations concernées par l'acte de tromper. Toute information, de la plus censée à la plus absurde, est concernée. Le fait de juger l'exigence de base comme absurde ou non-pertinente (par exemple : être végétarien, ne pas en aimer d'autres, être de gauche, etc.) ou parfaitement censée (par exemple : ne pas tuer de gens pour le plaisir, ne pas être raciste, ne pas être homophobe, etc.) est une notion subjective et ça ne change rien au fait que vous mentez en prétendant vous conformer à cette exigence.

Dès lors, en ne révélant pas que vous êtes omnivore/amoureux d'un autre/centriste/tueur sanguinaire/raciste/homophobe, vous créez une asymétrie d'information dont votre partenaire est l'otage. Votre partenaire n'a-t-il pas le droit d'avoir toutes les billes pour décider s'il souhaite continuer cette relation avec vous ? Ne l'empêchez-vous pas d'accéder à un autre destin, sans vous, peut-être pas plus heureux mais plus conforme à ses choix ?

Je ne pense pas qu'il faut diaboliser la tromperie. D'une manière générale, je ne pense pas que le dédain et le rejet ait jamais convaincu qui que ce soit. Je pense qu'il faut discuter sans pointer du doigt et simplement présenter ce que l'on croit être juste.

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(compte clôturé)

le dimanche 08 septembre 2013 à 13h24

J'ai pas tout lu. Ben oui, ces derniers j'ai... travaillé. Je n'ai rien contre l'adultère qui est une forme d'amour même si perso elle ne me convient pas. Par contre, je ne souhaite à personne de recevoir un appel téléphonique de la femme de ...
Sincèrement, sur ce coup là j'ai bien gérer mais franchement j'étais loin d'être à l'aise...
L'adultère c'est merdique et ça provoque concrètement des situations merdiques.
Voilà mon idée sur l'adultère. Après je recommande la lecture de Maryse Vaillant "les hommes, l'amour, la fidélité" (livre de poche 32620) datant de 2012. Si mes infos sont exactes, M. Vaillant est décédée depuis. Son livre m'a permis de comprendre beaucoup sur ce comportement (qui n'est pas que masculin, loin de là) et sur l'un des hommes que j'ai aimé et que j'aime toujours tellement...

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Alabama (invité)

le dimanche 08 septembre 2013 à 14h08

Toute relation adultère n'est pas une relation amoureuse. Un homme marié qui paie les services d'une prostituée un soir alors qu'il est en voyages d'affaires - je fais dans les clichés - est adultère, et pour autant on ne peut pas parler d'amour entre les deux protagonistes ou "d'amoureux adultérins". bouquetfleuri décrit donc un cas particulier d'adultère... qui n'est sans doute pas le moins courant, en effet.

Après disons que je ne suis guère réceptive à ces écrits un peu mystico-philosophiques, mais les différentes interventions donnent un éclairage intéressant à la question.

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demeter

le dimanche 08 septembre 2013 à 14h36

Je ne sais toujours pas trop ce que c’est que l’amour. Aimer à la rigueur, je vois un peu mieux. Je doute que l’on puisse réduire un être humain au seul fait d’aimer et d’être aimer. Ma vie s’inscrit dans le discours, dans une histoire. Ce qui m’a fait mal un jour, je peux m’en sortir, je peux le voir autrement, en faire une fierté. C’est le discours, non pas de deux personnes, d’une relation, mais mon discours, celui qui fait que je reste moi. Chaque mot touchent les différentes couches de ce qui constitue mon identité, qui en assure la consistance dans le temps. Ce qui fait que je peux me dire aujourd’hui que j’existais hier. J’existe dans ma relation avec l’autre. Cet autre se doit d’exister, d’être raconté, je me dois d’exister pour lui, de me raconter. Je suis avant tout un être parlé. A la rigueur, je peux omettre une partie de ce que je vis, la réserver à certaines personnes plutôt qu’à d’autres, je peux avoir une intimité avec l’un et moins avec l’autre. Je peux aimer sans en parler au monde entier. Mais quel sens peut avoir pour moi une histoire dont je fais partie et que je ne connais pas, qui nie mon existence parce que l’on m’aurait cachée ? Est-il possible de vivre ainsi, dans un monde dans lequel je ne peux me dire, m’expliquer, me faire entendre et qui me regarde moi au travers d’une vitre sans tain ? Puis-je ignorer indéfiniment ce que je suis dans le regard des autres ? Il ne s’agit pas de norme sociale bonne ou mauvaise dont il se faudrait s’extraire, mais de valeurs sociales auxquelles je ne peux me soustraire si je veux continuer d’exister. Cela ne signifie pas s’y conformer, mais au moins les prendre en compte, en prendre la mesure pour les inclure dans ce que je fais, ne pas les rejeter en bloc avec le reste de mes semblables.
Pour reprendre ce que tu dis ici bouquetfleuri :

L’adultère ne me respecte pas, parce qu’il m’interdit d’être ce que je suis, parce qu’il me prive de ma capacité à être cohérent, pour moi et dans le regard des autres. Je ne suis que cocu et non pas intelligent.

Je ne peux me connaître puisque ce qui fait ma vie m’est enlevé, je ne suis qu’illusion, mensonge. Le mensonge n’est pas « vilain », il est destructeur, improductif ; pour moi et pour l’autre. Ou bien il faudrait un mensonge parfait, indécelable. Mais puis je me mentir en toute bonne foi ? On s’arrange bien un peu avec sa mémoire, mais il y a des choses que l’on ne peut se pardonner, même en courant à l’autre bout de la planète, cette mémoire me poursuit, inlassablement. Le cerveau peut peut-être avoir cette incroyable capacité à gommer, modifier des souvenirs, mais il me manque toujours un bout que je retrouve au hasard de la vie, et que je rejoue comme une pièce sans fin et qui remue les souffrances de mon passé tant que je n’aurai pas été capable d’y donner un autre sens.

Que puis je croire de l’autre, si moi-même ne suis pas capable de me dire ce que je suis. Quelle valeur peut avoir l’intérêt qu’il me porte, l’attention dont il fait preuve, les mots d’amour qu’il me dit, si mes propres mots et mes propres comportements ne signifient rien ?

Je ne suis pas garant du bonheur de l’autre, mais je peux cependant dire ce que je suis pour lui permettre d’en faire ce que bon lui semblera. Je suis responsable au minimum de ce que je dis si je me veux responsable de lui.

Enfin cette phrase me semble fausse : « la première caractéristique d’un adultère est amoureuse, pas mensongère ». Il me semble que c’est bien le mensonge, le plongeon dans un monde que je me suis auparavant interdit qui rend si délicieuse cette relation parfois amoureuse mais pas toujours, mais adultère : c’est le désir et le regard de l‘autre qui m’autorisent à franchir et mettre à bas les interdits sur lesquels je suis construit et qui érotisent la relation. C’est un moyen certes, mais il en existe d’autres qui me semblent plus respectueux et plus cohérents et plus capables de me faire prendre conscience de ce que je suis, plus enrichissant. Je peux vouloir vivre pleinement ma vie sans pour autant ravager ce qui est et a été ma vie, sans transformer mon passé en un tas de ruines.

Ceci dit, sans nul doute l’adultère n’est pas l’œuvre du diable. Il n'est pour moi pas pire que le libertinage ou un film de cul, Il est peut-être parfois un premier pas vers quelque chose qui s’apparente à une tentative désespérée et désespérante d’expression de quelque chose qui ronge et ne peut se projeter sans ambivalence, sans privation, ou un besoin de se rassurer dans un quelque chose qui fait rêver même si l'on a du mal à croire souvent que cela puisse exister vraiment. Le regret de ce moment parfait que l’on s’évertue à faire perdurer comme si il était possible d’arrêter la vie, et pour au moins une heure revivre l’illusion qu’il ne soit jamais défait… Ce n'est pas tant le mensonge en lui même qui me fait peur, mais de finalement me mentir à moi même en mentant aux autres.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 08 septembre 2013 à 15h19

Je suis à peu près sur la même ligne que demeter.
Mentir, c'est pas une question de bien ou de mal. C'est ne pas assumer la responsabilité de ce qu'on fait, et donc organiser les choses pour que ce soient d'autres qui le fassent à notre place.

C'est moins moral que pratique : si je mens, je fais vivre d'autres gens dans le faux, j'oblige et la personne à qui je mens et celle avec qui je vis la relation adultère à s'adapter aux détails concrets de mon mensonge.
J'ai dit que je partais en congrès professionnel, donc je ne peux pas rester avec toi un jour de plus que la date que j'ai donnée.
Ne m'appelle pas chez ma femme.
J'ai dis que j'allais voir des amis que tu fréquentes pas, et puis tu te retrouves à les appeler, ils te mentent à leur tour.
Je te cache la réalité de mes sentiments, donc tu réagis à une réalité fausse : quand tu te demandes pourquoi en ce moment j'ai moins de libido, tu te retrouves à te poser des question sur toi, et moi je m'en pose pas.

J'utilise ceux à qui je mens et ceux à qui je ne mens pas comme des moyens pour l'amour. Il a le dos large, le grand sentiment, quand même.

Je ne nie pas qu'il y a de l'amour dans l'adultère, qu'il y a des gens respectables qui doivent utiliser cette stratégie-là, qu'en soit les besoins amoureux derrière sont légitimes. Je condamne pas les gens qui font ça.
Mais la fin justifie pas les moyens, là-dessus, parce que la fin est dédoublée, une partie est cachée à quelqu'un qu'on aime aussi. C'est pas un problème moral de convenances, mais bien plus concret, parce qu'on peut facilement faire du mal ainsi, sans que l'autre ait eu le moyen de s'en prémunir.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 08 septembre 2013 à 15h27

(par contre, adultère,au départ, c'est juste "en dehors du mariage", hein, c'est une question légale, même avec l'accord du conjoint il y a adultère. Mais bon, le sujet c'est bien l'ignorance du conjoint, ici)

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bouquetfleuri

le dimanche 08 septembre 2013 à 16h02

Je serai toujours et définitivement en accord avec ce que tu écris, demeter.
C'est en même temps difficile de le dire tant je me sens consigné dans le rôle du thuriféraire de l'adultère, ce qui est loin, très loin de ce que j'ai voulu exprimer.

La question que je posais est la suivante : quand se ment-on à soi-même, lorsque l'on franchit le pas vers l'adultère ou quand on accepte contractuellement de dire qu'il n'y en aura pas ? En y répondant implicitement.
Je voulais aussi dire que l'adultère peut être un outil d'expression directe ou une béquille pour trouver les ressources nécessaires au dialogue. Je ne parle que d'un adultère amoureux et j'ai du mal à envisager que le sens de cet acte ne soit pas l'envie d'aimer. Ce n'est pas l'envie de mentir qui plonge les amoureux dans l'adultère.
L'envie d'aimer est plus forte que l'envie de ne rien détruire, l'autre ou soi-même, voilà ce qui se joue. Je ne sais pas quelle est la douleur la plus importante, ni les dégâts que cela peut causer. Et je n'ai pas à en juger.

Je ne crois pas que l'absence de mensonge garantisse la réalité et encore moins la vérité d'un dialogue entre deux personnes. Elle est une base indispensable à la connaissance et au respect, mais elle n'induit aucun résultat.

Enfin pour lever toute ambiguïté, je ne considère pas l'adultère comme une solution quelconque pour des poly-amoureux qui ont développé cette capacité de désigner l'amour comme la force créatrice de tout, du discours à la force d'aimer, mais je crois vraiment que c'est une transition possible vers le poly-amour pour des personnes qui commencent à se questionner tout en faisant une belle rencontre amoureuse. C'est une expérience qui porte en elle les lendemains heureux du poly-amour, avant le travail à accomplir et les conditions à remplir.

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Len

le dimanche 08 septembre 2013 à 16h17

Et puis dans cet histoire on se ment à soi-même, on se raconte des histoires.

Faire face avec la plus grande sincérité, pas seulement dans la parole mais dans l'être dans son intégralité.

Dire une chose c'est bien, et la mettre en pratique concrètement en est une autre.

Alors qu'est ce qui permet donc de respecter cette sincérité, une correspondance exact entre les pensées et les actes ? La fidélité (en latin: foi)

Fidélité à comprendre dans ce sens là:

Nous promettre d'agir conformément à ce que nous pensons, à savoir avoir des actions en accord avec nous-même.

Cette fidélité nécessite un engagement profond pour la Vérité.

En gros, il nous faut découvrir notre idéale spirituel, par un travail, une construction intérieur. Que tout ce qui est contraire à cet idéal qui nous enflamme n'est jamais aucune emprise sur nous.

C'est là aussi qu'on dit de quelqu'un qu'il est authentique :-)

La sincérité demande beaucoup de force morale car il nous faut résister à nos tendances affectives ou instinctives, qui nous pousse bien souvent à faire l'inverse de ce que nous pensons.

Le but étant d'être littéralement un serviteur de la vérité.

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aviatha

le dimanche 08 septembre 2013 à 16h22

J'ai déjà dû le dire une fois ou deux, mais comme c'est mon sujet de recherche quand même, je rappelle que l'idée que les mammifères, et particulièrement les primates sur lesquels on se fixent un peu, et encore plus particulièrement les bonobos sur lesquels on se fixe encore plus, sont polygames, est une légende/fantasme/mythe/erreur, biffez les mentions inutiles.
Un jour, ce serait intéressant que je fasse un fil là-dessus, mais en ce moment je manque d'énergie.

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