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Découverte?

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ERIC_48

le dimanche 11 avril 2010 à 01h31

MelleChat
je pars et je reviens, avec ou sans autre homme à mes côtés.

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Verdad. Ecoute bien MelleChat quand elle explique cela.
Tu ne connais peut-être pas assez bien ta copine.
Pourquoi ? Peut-être que c'est parce que tu te projette dedans, puis tu la regarde, donc c'est toi que tu vois. Pour la voir vraiment, il faut se projeter dedans avec parcimonie seulement, pas en totalité.
Qui serait elle, si elle ne te connaissais pas ?
Et qui serais tu, si tu ne la connaissais pas ?
Voilà, il faut se poser des questions séparées car vous êtes des personnes différentes, collées, fusionnées, si tu veux, mais différentes.

Ce que tu dis me fait penser à quelque chose que je ressens. Lorsque je fais l'amour avec ma partenaire, j'ai l'impression de fusionner, de mélanger les identités pour qu'il en ressorte une identité unique. Mais en sortie de relation sexuelle amoureuse, si je ne dé-fusionne pas avant qu'il y ait séparation, je reste en fusion virtuelle, et je suis perdu sans elle. Lors de la dé-fusion, chacun ne retrouve pas forcément tous ses petits, mais retrouve assez de petits pour travailler. C'est ainsi que j'ai l'impression de "donner" à ma partenaire, la femme qui est en moi, et de récupérer en échange, l'homme qui est en elle. Je suis donc devenu un mélange entre l'homme que j'étais et l'homme qu'elle voit en moi, et elle est devenue un mélange entre la femme qu'elle était et celle que je vois en elle. C'est un peu schématique et idéalisé, mais en gros c'est ça.

Si tu te mélange les pinceaux dans le feu de l'action, tu te retrouve avec la femme qui est en elle, et elle se retrouve avec l'homme qui est en toi. Pas très pratique. Ya plus qu'à recommencer pour remettre les morceaux au bon endroit.

C'est bien de tout mélanger pendant la relation, mais il faut récupérer le grain à moudre, pour pouvoir le moudre correctement en mode séparé, avant de replonger dans la fusion, et ainsi de suite. C'est comme une brasse coulée. On ne reste pas tout le temps sous l'eau. Vois tu ?

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le dimanche 11 avril 2010 à 01h52

Rosalie
Ce que ça t'apportes à toi, même sans amoureuse, c'est une espèce de liberté, d'ouverture d'esprit, un nouveau regard sur les gens, un orgueil face aux couples qui ne savent pas gérer leur jalousie et leurs infidélités, et surtout, une tranquilité d'esprit si un jour tu rencontres une belle.

(+)

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MelleChat

le dimanche 11 avril 2010 à 02h11

verdad76
Re

bon déjà merci pour vos réponses...le pire là dedans c'est que je suis assez d'accord avec vous ^^

eric je trouve pas ce que tu dis trop expéditif...
oui sans doute que je me projette dans ce qu'elle vit, et que j'en suis qqe part "jaloux"...
mais en même temps, je me dis que trouver moi aussi une autre amoureuse...ben je me dis que ce serait en réaction et non pas parce que j'en ai réellement envie...et puis l'amour ne se commande pas de toute façon...

en effet qqe part je me demande ce que moi j'y gagne dans cette histoire....
stop ! je sais ce que vous allez dire...que la discussion, la découverte etc etc sont déjà des gains....et j'en ai conscience aussi !
conscience que je "gagne" une femme, non pas qu'avant elle ne l'était pas...mais une femme plus épanouie, plus ouverte sur elle même et sur les autres...
conscience aussi que notre couple n'a jamais autant communiqué....même si je trouve que nous communiquons bcp sur cette histoire là, et pas forcément sur nous en tant que couple, mais bon, il doit falloir en passer par là sans doute !

et pourtant..je continue à avoir peur...
et pourtant je sais que la peur ne sert à rien !
ah la la...dur dur quand même comme chemin, il est peut-être rempli de plantes et espèces inconnues, il est quand même super glissant !

On y gagne ce qu'on veut bien y gagner. C'est comme pour toute relation plus classique : c'est enrichissant à condition de vouloir s'enrichir. Si on ne veut que détruire, renier, vampyriser, regarder et bien on ne s'enrichit pas.

Certaines personnes ne gagnent rien dans ce genre de relation. C'est leur nature, tout comme d'autres (moi, notamment :)) ne gagnent rien dans une relation classique. Tout ce qu'on y trouve, au mieux, je m'en fous. L'unicité, l'exclusivité, je m'en carre complètement, ce n'est pas ça qui est important pour ma vie.

Qu'est ce qui est important pour toi, dans ta vie sentimentale? Qu'est ce que tu attends de la relation avec ta femme? Est ce que ces fondamentaux sont encore là, sont ils rencontrables dans une nouvelle configuration (par exemple, celle qu'elle te propose maintenant), à quelles conditions?
Ce sont, à mon sens, des questions qu'il est bon de se reposer de temps en temps...Et encore plus par temps d"orage!

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ERIC_48

le dimanche 11 avril 2010 à 02h25

Siestacorta
de tels moments de lucidité - à différencier des moments où tu dis "je ne sais pas ce que je dis, je ne choisis pas mes mots..." - t'apporteront à terme une approche satisfaisante des gens et des choses.

Ce genre d'approche ne me parait pas satisfaisante, du moins quand elle est utilisée avec moi. Là, j'ai juste envie de te dire que je t'emmerde, mais je me demande si c'est ça que tu cherchais, donc je vais juste faire semblant de ne pas l'avoir dit. Heureusement que la suite de ton post est bien, ça fait oublier le début. Si tu as quelque chose à me dire, dit le franchement, qu'on en finisse, et surtout qu'on y voit clair.

Siestacorta
Je renonce à une communauté d'esprit où tout le monde serait tellement comme moi que ça irait tout seul (couple, groupe, tribu...). Etant donné ce que j'aime dans la vie, je ne peux que souhaiter aux gens mes libertés... donc pas leur imposer mon sens de l'harmonie, parce que l'harmonie, comme en musique, c'est un effort et un travail que je ne fournirai pas pour d'autres.
Tu me suis ?

Disons qu'à défaut de te suivre, je te comprend. Mais effectivement, je ne veux pas te suivre. De là à dire que je réussis mieux que toi, je ne pense pas. A mon avis, on a tous les deux tout faux, mais bon, comme on ne connait pas la solution parfaite...


Siestacorta
Oui, elle a l'air bien solide bobonne.
Un amour aussi inconditionnel de la part de quelqu'un, ça me ferait flipper. Je doute d'être capable d'en rendre autant, et je crains les attentes qui viennent avec.

Effectivement, c'est un peu lourd à gérer, mais il y a des compensations.

Siestacorta
ça donne "je reste avec bobonne car j'avais peur de ne pas trouver de poly".

Je suppose qu'il y a quand même d'autres sentiments qui entrent en jeux... Parce que celui-ci me semble "seul" pas assez fort pour rester avec quelqu'un, même si on a très peur...
Je pense qu'il y a moyen d'aimer ses galères aussi.


Si, ça suffit, car ce n'était pas une peur mais une certitude, une fausse certitude qui reposait sur un raisonnement qui reposait lui-même sur des impressions non vérifiées, mais une certitude, donc pas d'hésitation à avoir. Et puis, je voyais aussi ça comme un devoir de sortir les autres de la torpeur de laquelle j'aurais bien aimé qu'on me sorte à une époque antérieure, époque ou j'ai été obligé de me sortir tout seul de mon tunnel en tatonnant, période pendant laquelle je me suis juré d'aider les gens dans ma situation. Oui, la galère, j'aime un peu, mais modérément quand-même, ya des limites, surtout en longueur.

Siestacorta
Est-ce qu'en désirant, plutôt qu'un individu avec toutes ses qualités imprévues et indépendantes de nos attentes, un concept, une façon d'aimer, une harmonie, paysage, idéal... on aime pas un genre de "soi-même généralisé" ?

On aime sa propre façon d'aimer, on s'aime soi. Et on cherche quelqu'un qui remplit cette fonction d'aimer comme nous, donc quelqu'un qui fait comme on veut qu'il fasse, mais de lui-même.

C'est exactement ça, sauf qu'il n'y a pas de véritable raison d'y renoncer, du moins, je n'en vois pas. Par contre, je vois très bien pourquoi le fait de renoncer à ma propre façon de voir, m'a fait perdre des dizaines d'années de ma vie.

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Siestacorta

le dimanche 11 avril 2010 à 09h44

ERIC_48
Là, j'ai juste envie de te dire que je t'emmerde, mais je me demande si c'est ça que tu cherchais,


Heu... effectivement, non, je cherchais pas ce genre de réponse ? Je ne comprend pas ce ressentiment, c'était une des fois où mon message était pas très frontal ?

Siestacorta
On [veut aimer] un genre de "soi-même généralisé". On aime sa propre façon d'aimer, on s'aime soi. Et on cherche quelqu'un qui remplit cette fonction d'aimer comme nous, quelqu'un qui fait comme on veut qu'il fasse, mais de lui-même."

ERIC_48
C'est exactement ça, sauf qu'il n'y a pas de véritable raison d'y renoncer, du moins, je n'en vois pas.

Ben... Si on cherche à s'aimer soi-même à travers les autres, il y a une contradiction à résoudre.
Soit dans ce que je comprend, soit dans les faits.
On va trouver peu de candidats volontaires, qui voudront être nous et notre fonctionnement, et peu de gens nous ressemblant vraiment tant que ça.
Ou, à l'inverse, tout ce monde qui ne nous ressemble pas ne serait pas aimable ? Ca fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde à ne pas pouvoir aimer.
Ca réduit trop les possibilités... Déjà que les gens à qui on a quelque chose à dire ne sont pas hypernombreux.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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lutevain

le dimanche 11 avril 2010 à 10h06

Rosalie
…moi aussi les premières années, je me disais que je devrais bien me trouver un amant pour que ce soit "égal", puis honnêtement, je me disais que comme ça, mon mari verrait ce que c'est, comprendrait combien je l'aime parce que c'est fichument dur de savoir que l'autre a un autre amour etc. Je voulais le tester. Mais avec le temps, je me suis rendue compte que cette attitude n'apportait rien de bon, et que je n'avais pas envie de me trouver un amant dans ces conditions.

Et un jour que je ne cherchais rien, je l'ai rencontré sur le trottoir...

Ce que ça t'apportes à toi, même sans amoureuse, c'est une espèce de liberté, d'ouverture d'esprit, un nouveau regard sur les gens, un orgueil face aux couples qui ne savent pas gérer leur jalousie et leurs infidélités, et surtout, une tranquilité d'esprit si un jour tu rencontres une belle.

Tout est dit!

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ERIC_48

le dimanche 11 avril 2010 à 14h25

Siestacorta
Heu... effectivement, non, je cherchais pas ce genre de réponse ? Je ne comprend pas ce ressentiment, c'était une des fois où mon message était pas très frontal ?

Bon, ya un truc qui nous échappe à tous les deux. Si tu veux qu'on essaye de creuser, essaye par exemple de redire la phrase d'origine autrement, pour que je la comprenne. Moi, j'ai compris que je m'y prenait mal avec les gens, ce qui est peut-être vrai, mais que je n'ai pas vraiment envie de changer si c'est le cas, et encore moins envie qu'on me dise de le changer.

Siestacorta
Ben... Si on cherche à s'aimer soi-même à travers les autres, il y a une contradiction à résoudre.

On va trouver peu de candidats volontaires, qui voudront être nous et notre fonctionnement, et peu de gens nous ressemblant vraiment tant que ça.

Ou, à l'inverse, tout ce monde qui ne nous ressemble pas ne serait pas aimable ? Ca fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde à ne pas pouvoir aimer.

Ca réduit trop les possibilités... Déjà que les gens à qui on a quelque chose à dire ne sont pas hypernombreux.

C'est exactement ça. Les possibilités semblaient tellement faibles que ma certitude s'était forgée (sur des impressions non vérifiées), certitude selon laquelle je ne trouverais pas. D'ou l'utilité illusoire de prendre quelqu'un qui passe et de l'amener à soi.

Peut-être que ça marche de prendre quelqu'un qui passe, mais ça ne marche pas de l'amener à soi.

Mais tu déforme suffisamment ma vision pour qu'elle aboutisse forcément à ta conclusion. Si on reformule correctement ma vision sans lui donner de connotation égocentrique, on obtient un truc du genre :

"On trouvera peu de candidats, qui auront en commun avec nous le trait de caractère qui consiste à aimer la beauté de l'amour".

et on peut aboutir à une autre conclusion :

Il y a peut-être "peu" de personnes comme ceci, mais il n'y en a pas "aucune".

De plus, rien ne dit qu'elles figurent dans la liste de celles à qui on a quelque chose à dire, mais plutôt dans la liste de celles avec lesquelles on a quelque chose à faire.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le dimanche 11 avril 2010 à 15h12

Ah, non, c'est pas sur la façon dont tu t'y prends avec les gens, ma première remarque.

Je disais que souvent, tu réponds du tac au tac, en étant prêt à admettre - et c'est une bone chose - qu'une partie de tes réponses était improvisées, spontanées. Tu dis parfois que tu dis ça tel quel, mais que ça n'est qu'instantané, pas forcément un avis que tu as en permanence.
Or quand j'ai réagi, c'était à une réflexion où tu dis avoir passé une nuit blanche avant, avec une analyse sur toi et un ton qui, effectivement, sonnent un peu différents de d'habitude.

Ce type de réflexion m'intéresse, j'aime l'ancrage de la pensée... Je t'en félicitais et espérais que ce serait une bonne étape pour toi, d'avoir appris sur toi ainsi.

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Siestacorta

le dimanche 11 avril 2010 à 15h23

ERIC_48
Mais tu déforme suffisamment ma vision pour qu'elle aboutisse forcément à ta conclusion.

J'avoue parfois caresser certains cercles pour qu'ils deviennent plus vicieux.
Mais mon raisonnement ne tenait pas particulièrement sur ta vision.
C'est dès le moment où on ne tombe pas amoureux d'une personne, lors d'une rencontre, mais après validation d'un "modus vivendi" que je trouve qu'on exprime une attente égocentrée, moins sensible au monde qu'à nous-même...

Mais ce modus vivendi proposé est égocentrique au même titre que tant d'autres, pas plus. C'est cette dimension de l'attente amoureuse qui me fait travailler du chapeau, et elle est là aussi dans l'attente du monogame qui cherche sa moitié, l'attente du papa qui veut trouver une mère à ses enfants... N'importe quelle attente qui précède la rencontre avec une personne.

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Drya

le dimanche 11 avril 2010 à 16h44

J'ai souvent l'impression qu'avec l'âge et les expériences, la plupart des gens, au lieu de s'ouvrir à des personnes qui leur ressemblent moins parce qu'ils ont constaté (ou non alors?) au cours de leur vie qu'on peut avoir des affinités avec des gens très différents de soi-même parce que l'humain par nature est capable de s'adapter pour profiter de tout au mieux, au contraire se referment et définissent des critères de plus en plus précis et concrets de ce qu'ils attendent chez l'autre...

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LuLutine

le dimanche 11 avril 2010 à 23h14

Siestacorta
C'est cette dimension de l'attente amoureuse [...] N'importe quelle attente qui précède la rencontre avec une personne.

Je me rends compte que de mon côté, je suis toujours tombée amoureuse sans avoir d'attentes particulières par rapport à un amoureux "idéal". C'est peut-être ce qui fait que mes histoires durent et que je suis moins déçue que certaines personnes : je n'attends pas que la personne soit quelqu'un en particulier, qui correspondrait à une préconception que j'ai en tête...

[Ensuite, ça ne fait pas non plus de moi quelqu'un de "parfait" qui n'attend jamais rien de l'autre, il ne faut pas exagérer !]

Drya
J'ai souvent l'impression qu'avec l'âge et les expériences, la plupart des gens [...] se referment et définissent des critères de plus en plus précis et concrets de ce qu'ils attendent chez l'autre...

Ca me fait halluciner aussi de voir certains de mes amis décrire avec force critères la personne qu'ils veulent rencontrer.
Quand l'un me dit : "Elle ne doit pas être blonde, avoir de la poitrine mais pas trop, être rigolote, avoir du caractère mais sans être chiante....", j'ai envie de lui demander : "Tu fais quoi le jour où tu tombes amoureux d'une planche à pain blonde et chiante ?". Parce qu'à mon avis, l'amour ne se décrète pas sur des critères (physiques ou autres).

Il n'y a qu'à regarder, parmi mes amoureux (présents ou passés), il y a du grand, du moyen, du maigre, du gros, du brun, du moins brun (pas encore de blond c'est vrai mais bon je ne les exclus pas volontairement non plus !), certains sachant très bien ce qu'ils veulent et d'autres se laissant porter par la vie....je ne vois pas vraiment de constante si ce n'est que nous avons évolué dans le même milieu (social ou scolaire ou professionnel), ce qui nous a permis de nous rencontrer !

Je pense que c'est la définition de critères qui malheureusement empêche certains de faire de belles rencontres : ils vont écarter une personne et ne chercheront même pas à la connaître simplement parce qu'elle est trop blonde, trop grande, trop bavarde, ou pas assez coquette, etc.
Pour ma part je suis souvent tombée amoureuse de gens après plusieurs mois voire un an ou deux. Parce que je n'ai pas jugé a priori d'une éventuelle adéquation entre eux et moi, et que je me suis donné la possibilité de les connaître...sans forcément envisager une relation amoureuse au départ, d'ailleurs !

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 00h43

Siestacorta
Or quand j'ai réagi, c'était à une réflexion où tu dis avoir passé une nuit blanche avant, avec une analyse sur toi et un ton qui, effectivement, sonnent un peu différents de d'habitude.

Ce type de réflexion m'intéresse, j'aime l'ancrage de la pensée... Je t'en félicitais et espérais que ce serait une bonne étape pour toi, d'avoir appris sur toi ainsi.

C'est beaucoup plus clair et agréable comme ça.
J'en profite pour dire que ce qui fait que j'apprend des choses sur moi, ce n'est pas mes nuits blanches, et mes réflexions, car elles ne sont que les conséquences banales des remarques intelligemment placée des autres. En l'occurrence, la remarque bien placée fut celle de Lisea qui a réussi à me montrer l'endroit ou je ne voulais pas voir ce que Drya avait vu sans problème. Elle m'avait pourtant dit clairement au moins deux fois déjà que j'aimais plus le polyamour que ma copine, mais sans Lisea, j'aurais continué à ne pas regarder.

A mon avis, te connaissant, tu dois être un peu jaloux, là.
Mais tu t'en remettra, car tu es poly, tu sais bien que je prend les remarques venant de toutes parts, à toi de trouver les bonnes pour me faire réfléchir (en profondeur, et non pas juste relever une petite poussière sur mon veston, hum, j'exagère, je te taquine).

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 01h10

Siestacorta
C'est dès le moment où on ne tombe pas amoureux d'une personne, lors d'une rencontre, mais après validation d'un "modus vivendi" que je trouve qu'on exprime une attente égocentrée, moins sensible au monde qu'à nous-même...

Je ne suis pas spécialement convaincu que l'égocentrisme soit plus pré-réfléchis que spontané, mais cela se comprendrait bien.

Il me semble que l'égocentrisme réfléchit, résulte d'une simplification d'un problème que l'on n'arrive pas à cerner. Par exemple, si je n'arrive pas à trouver quelles sont mes motivations profondes, motivations qui auraient un caractère non égocentrique, par exemple, "aimer la beauté de l'amour", je vais avoir tendance à ramener le problème à "aimer quelqu'un comme moi". Comme ça, je suis sûr que mes motivations seront entièrement satisfaites par le paquet cadeau. Bien sûr, il y a deux problèmes. (1) Si l'autre est comme moi, je vais devoir me coltiner mes propres défauts. (2) Je ne trouve jamais quelqu'un qui soit exactement comme moi, donc je vais en revenir à essayer de trouver quelles sont mes motivations profondes, et comme je ne vais pas trouver, je vais simplifier, et nous voilà repartit pour un tour gratuit.

Etre spontané, est très efficace pour se prendre des baffes libres et gratuites.

Il ne reste donc plus qu'à trouver ses motivations profondes pour s'en servir comme guide.

En tous les cas, tu fais encore la même erreur (d'après moi) que dans les posts précédents, c'est de confondre tes motivations profondes avec toi-même. Nous ne sommes pas nos motivations. Par suite, aller dans le sens de nos motivations, n'est pas un acte égocentrique, mais un acte dirigé par le moi. Car il ne faut pas confondre le "moi" (au sens moi j'aime, moi je veux, moi j'ai besoin) avec l'"ego" (je suis le plus fort, je suis le plus beau, je suis le plus intelligent, les autres sont tous des merdes, et surtout, dans le cadre de la discussion qui nous intéresse, je suis le plus important). Je poursuit mes objectifs parce que j'ai un "moi" et non parce que j'ai un "égo". Enfonce toi ça dans la tête si tu veux réellement profiter de mon "ancrage". Dans ton cas, ton "moi" donnerait un truc du genre : "moi j'aime ce qui est complet et exact, moi je veux toujours en savoir plus, moi j'ai besoin de tout savoir avant de me lancer". Je ne parle pas de ton égo, car il pourrait se la péter.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 01h23

Drya
J'ai souvent l'impression qu'avec l'âge et les expériences, la plupart des gens, au lieu de s'ouvrir à des personnes qui leur ressemblent moins parce qu'ils ont constaté (ou non alors?) au cours de leur vie qu'on peut avoir des affinités avec des gens très différents de soi-même parce que l'humain par nature est capable de s'adapter pour profiter de tout au mieux, au contraire se referment et définissent des critères de plus en plus précis et concrets de ce qu'ils attendent chez l'autre...

Je note, mais j'ai un doute.
Dans mon cas, on peut voir que je repousse les personnes qui n'ont pas des comportements compatibles avec mes motivations profondes, mais on peut aussi voir que je m'ouvre beaucoup plus à ceux qui me sont compatibles car j'ai beaucoup plus de temps à passer avec eux. Par suite, il est très difficile de définir la notion de fermeture.

Il me semble que pour ouvrir une porte, il faut laisser s'en refermer une autre, tout simplement parce que l'on ne peut pas passer par deux portes en même temps (dans cette métaphore, il faut imaginer des portes avec groom automatique qui se ferment lorsque l'on ne les tient pas ouvertes).

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 01h46

Lulutine : Je ne sais pas si ce que tu dis là (que je trouve vrai) avait un rapport avec ce que je disais plus haut. Mais les critères que tu site n'ont rien à voir avec le mien. De plus, je me sert de ce critère comme un moyen d'exclure et non comme un modèle à trouver.

Par exemple, je ne peux résolument pas aimer une femme qui m'empêcherait d'aimer la beauté de l'amour. Autre exemple : je pourrais facilement aimer une femme qui n'est pas aussi subjugué que moi par cette considération.

Ce n'est quand-même pas la même chose que de chercher une brune d'1m65 aux yeux marron.

Par ailleurs, il ne faut pas sous estimer l'intelligence de notre inconscient. Ce n'est pas parce que le travail de sélection par rapport à des critères pré-établis, ne se fait pas à découvert qu'il ne se fait pas de façon parallèle. Par exemple, je n'aborde jamais une relation par rapport à mes critères, mais par contre, quand j'ai une intuition, j'essaye de la comprendre pour voir si mon intuition a sélectionné comme l'aurait fait mon raisonnement, mais mon raisonnement est en général impuissant face à la force de mon inconscient.

Autrement dit, les critères que j'ai décris, ne sont pas des critères qui servent à faire une sélection consciente, mais les critères que mon inconscient semble appliquer.

Je sais que
"je perd instantanément et malgré moi le feeling avec toute personne qui se montre insensible à la beauté de l'amour",
et non pas :
"je met au panier toute personne qui est insensible à la beauté de l'amour, même si j'avais le feeling avec elle".

Bref, c'est une analyse de ce qui me guide.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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bobonne (invité)

le lundi 12 avril 2010 à 04h58

apres lecture de tout ca il est une chose qui est claire: bobonne se retire!
le feeling ne passe plus!
Dure constatation du mal qu' un site peut faire!
Donc pour ne plus me "masturber" le cerveau je prefere vous laisser, retourner a ma grotte remettre ma carapace et arretter de croire qu' ici je puisse trouver de l' aide.
Eric je te souhaite de trouver enfin ce que tu recherche!

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Drya

le lundi 12 avril 2010 à 10h41

Eric, à mon humble avis tu oublie là que l'amour ne se commande pas : une fois qu'il est là, on fait avec : à savoir est-ce qu'on se donne la peine d'essayer de s'adapter l'un à l'autre ou bien est-ce plus facile de se faire du mal pour y renoncer parce que la vie ensemble serait trop éprouvante ?
La notion de rencontre n'est pas non plus anodine : elle se fait sous l'influence de l'inconscient qui, avec les éléments qu'il a en main à ce moment-là, nous pousse dans la direction qui lui semble favorable pour obtenir ce qu'on cherche.
Dernière chose, la distinction entre le "moi" et l'"ego" pourrait aussi être vue comme des niveaux différents de la même chose. Et l'ego a aussi besoin d'exister : on a tous besoin de savoir qu'on a une valeur : pour soi c'est bien, pour les autres ça nous réchauffe encore plus. Savoir qu'on est capable d'apporter des choses aux autres et savoir qu'on donne envie aux autres de venir vers nous, c'est un équilibre épanouissant. Ce n'est généralement pas très "moral" de dire que narcisse doit avoir son quota, mais plus j'avance dans mes réflexions, plus je comprends à quel point c'est important ! Difficile d'être accueillant sans être exigeant pour les autres si on se sent un moins que rien.

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 12h50

Drya
Eric, à mon humble avis tu oublie là que l'amour ne se commande pas : une fois qu'il est là, on fait avec : à savoir est-ce qu'on se donne la peine d'essayer de s'adapter l'un à l'autre ou bien est-ce plus facile de se faire du mal pour y renoncer parce que la vie ensemble serait trop éprouvante ?

Je suis d'accord avec toi...

De plus Eric, je ne suis pas si sur que l'on puisse mettre en opposition l'amour que tu as du polyamour et l'amour que tu as pour ta copine. Pour moi cela n'est pas l'un ou l'autre....Même si j'ai inverser ton raisonnement plus haut....

Pour généraliser car je ne suis pas toi, et je ne connais pas ta relation avec ta copine.

Mais on peut aimer quelqu'un, tomber amoureux de lui au delà de toutes nos convictions, même si cette personne ne correspond pas à se qu'on pensait au début.

Et aimer le polyamour, être sur que c'est la meilleurs façon de vivre ses relations et pourtant tomber amoureux de quelqu'un qui n'ai pas dans la même demarche que nous.

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas... facile je sais !

Alors oui, il y a surement quelque chose de rassurant à se dire, elle doit devenir polyamoureuse, c'est plus facile, elle me comprendra quand j'aurais une autre amoureuse, notre vie sera plus simple. Même si c'est qu'une illusion, car dans ce forum, il y a des témoignages de polyamoureux confirmé, sur leur difficulté de relation. Et je dirais c'est normale, on ne peut pas toujours tout contrôler pour que tout soit beau....simple....

Après pour moi quand on aime cela ne veux pas dire : " j'aime tout en lui/elle, mais j'accepte de vivre avec, de vivre et continuer notre relation avec...."

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 13h34

Ne vous inquiétez pas, je connais Bobonne, c'est typiquement ce qu'elle fait juste avant de revenir. A l'heure ou je vous parle, elles est déjà revenue, puis repartie, puis revenu, donc ya pas de soucis. Je gère. Ca ne fait que la millième fois qu'elle me fait le coup. Continuons.

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ERIC_48

le lundi 12 avril 2010 à 13h41

Drya
Dernière chose, la distinction entre le "moi" et l'"ego" pourrait aussi être vue comme des niveaux différents de la même chose. Et l'ego a aussi besoin d'exister : on a tous besoin de savoir qu'on a une valeur : pour soi c'est bien, pour les autres ça nous réchauffe encore plus. Savoir qu'on est capable d'apporter des choses aux autres et savoir qu'on donne envie aux autres de venir vers nous, c'est un équilibre épanouissant. Ce n'est généralement pas très "moral" de dire que narcisse doit avoir son quota, mais plus j'avance dans mes réflexions, plus je comprends à quel point c'est important ! Difficile d'être accueillant sans être exigeant pour les autres si on se sent un moins que rien.

Je suis particulièrement d'accord avec toi sur ce sujet.
Ce qui est en général difficile à comprendre, c'est que lorsque l'égo est malmené, le fait de le chouchouter ou de le défendre ne le rétablit pas.
Pour soigner l'égo, il faut renforcer le "moi".
Soigner l'égo, c'est comme s'attaquer aux conséquences d'un problème plutôt qu'à sa source.
Prendre conscience que l'égo nous fait du bien, n'est pas prendre conscience que l'égo doit être défendu ou chouchouté.
Il n'est pas dupe. L'égo est exigeant, il veut du vrai.
D'ou la notion d'être soi, quitte à laisser l'égo se faire malmener par l'environnement.
Au final, l'égo s'y retrouve (au final seulement, car en attendant il souffre un peu). Qu'il souffre en silence, alors.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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