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Un double couple

Témoignage
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Overgne_a3 (invité)

le dimanche 16 décembre 2018 à 02h09

Il y a quelques années, nous avons emménager dans une nouvelle ville et région avec ma femme et mes enfants. Pour en dire un peu plus sur nous, nous étions en couple depuis plus d’une dizaine d’années et mariés depuis huit ans, moi (Maxime) un brun de 32 ans à l’époque et ma femme (Hélène) brune du même âge. Nous avions deux enfants : un garçon de 4 ans et une fille de 6 ans. J’étais le seul à travailler et mon emploi me permettait de faire vivre toute la petite famille sans excès mais sans se priver non plus.
Les premiers mois, j’étais vraiment à fond dans mon boulot et je ne voyais pas beaucoup ma famille la semaine. Les week-ends étaient courts et principalement consacrés au repos. Ma femme se sentait un peu seule et je la poussais à discuter avec les autres mamans qu’elles rencontrait à l’école de nos enfants ou les voisins, voisines afin de combler cette solitude. Au fil du temps, elle s’est mise à me parler régulièrement d’amie qu’elle se faisait petit à petit notamment la fameuse Julie.
Julie était la maman d’une camarade de classe à notre fils qui habitait à quelques mètres de chez nous, une jeune femme blonde de 23 ans qui élevait seule sa fille. Je l’ai croisé d’abord plusieurs fois chez nous en rentrant du travail ou le week-end, venant prendre un thé et faire jouer les enfants ensemble. Ma femme m’a ensuite dit que Julie avait trouvé un petit ami et qu’il venait d’emménager chez elle. Hélène m’a alors proposé de les inviter à dîner afin de le rencontrer. Le week-end suivant, ils sont donc venus dîner le samedi soir chez nous. Nous avons donc fait connaissance avec Dylan, l’archétype de l’adolescent attardé de 21 ans pensant déjà tout connaître de la vie et incapable de garder un travail plus de 5 jours. Autant dire que j’avais du mal avec lui d’entrée et à la fin de la soirée, j’étais un peu soulagé qu’ils partent.
Les jours puis les semaines ont passés, Hélène était toujours aussi proche de Julie mais je m’arrangeais toujours pour éviter de revoir Dylan. Julie venait presque tous les jours chez nous pour voir Hélène et j’avais le droit à des compte rendus détaillé de leurs conversations au début banales puis de plus en plus intimes. Depuis le début de notre relation, Hélène était plutôt du genre timide et réservée mais apparemment elle se lâchait avec son amie. C’est ainsi qu’Hélène et Julie échangeaient sur des thèmes aussi variés que l’éducation des enfants, les problème de la société, la vie en couple ou l’intimité du couple. J’étais à la fois surpris et content pour elle. C’est donc un soir en rentrant du boulot que j’ai appris que les relations entre Julie et Dylan n’étaient pas idéales et même se dégradaient de jour en jour. Hélène m’a annoncé que Dylan ne respectait pas du tout Julie et commençait même à devenir violent. Ceci ne m’a pas du tout surpris et m’a renforcé dans l’idée que Dylan n’était pas un type bien. J’ai donc demandé à Hélène de ne plus se rendre chez Julie tant que Dylan serait là. Les jours suivants, elle a suivi mon conseille et s’est peu à peu éloigné de Dylan et donc malheureusement de Julie. Elles ont continué à beaucoup échanger mais plus seule à seule ou via les moyens de télécommunications que nous pouvons avoir.
Un soir, un vendredi si je me souviens bien, nous étions tranquillement en train de regarder un film et les enfants étaient couchés. Quand soudain, quelqu’un sonna à la porte d’entrée de l’appartement. J’allais donc ouvrir et je fus surpris de voir Julie et sa fille sur le pas de la porte, un sac de voyage à la main. Je l’ai donc fait entrer et là j’ai vu, des larmes dans les yeux dont un œil au beurre noir. La rage montait en moi mais je savais que je ne pouvais pas y faire grand-chose. Alors j’ai pris la petite, endormie, dans mes bras pour aller la coucher dans la chambre de notre fille et j’ai laissé Julie et Hélène discuter ensemble car j’ai sentie que je serais de trop. Une fois la petite couchée, j’ai commencé à préparer le canapé pour que Julie puisse dormir puis nous l’avons laissé dormir une fois qu’Hélène lui avait remonté le moral (après plusieurs heures de discutions).Un fois couché, Hélène m’expliqua que Dylan avait frappé Julie car elle n’avait pas acheté de pain (ce qui m’énerva) et que depuis plusieurs jours il l’avait frappé à 3 ou 4 reprises (ce qui m’énerva encore plus). Nous nous endormîmes rapidement dans les bras l’un de l’autre.
Le lendemain après m’être occupé des enfants, je me suis attelé à prendre soin des mères en préparant un petit-déjeuner. Nous avons discuté avec Hélène et Julie et nous avons réussi à la convaincre d’aller à la Police et de faire le nécessaire pour se séparer complètement de Dylan. La procédure fut très longue et je vous fais grâce des détails mais pendant plusieurs jours nous avons pris soin de Julie et sa fille. Il faut dire que je suis plutôt du genre gentil et je n’aime pas laisser les gens dans le besoin et encore moins les enfants.
C’est ainsi que pendant plusieurs jours Julie s’est habituée à vivre avec nous et nous à sa présence puis les jours sont devenus des semaines et les semaines des mois. Vous pourrez pensez que j’avais de la chance d’avoir deux femmes à la maison mais je ne voyais pas les choses sous cet angle. Pour moi, rien n’avait changé et Hélène et moi étions toujours aussi proche. D’ailleurs Hélène est tombée enceinte de notre troisième enfant. Julie s’est alors mise à m’aider dans l’entretien de la maison et pour s’occuper des enfants pour laisser Hélène se reposer.
Un jour, lors d’une soirée où les enfants étaient couchés et alors que je finissais de faire la vaisselle pendant que ces dames prenaient une tisane devant la télévision, je les entendis discuter :
- Je me sens seule et moche. » disait Julie.
- Mais non tu n’es pas seule, tu nous as. » lui répondit Hélène.
- Oui je vous ai mais …
- Mais quoi ?
- Mais je veux plus.
- Plus ?
- J’aimerai avoir tout ce que tu as.
- Tu as déjà tout ce que j’ai, on vit ensemble. Je n’ai rien de plus que toi.
- Si tu as Max. » chuchota Julie.
Cette dernière phrase fit un choc et avec le recul ce fut le point de départ d’une nouvelle vie pour nous tous. J’en fit tomber la casserole que j’avais dans les mains.
- De quoi ? » m’interloquais-je.
- Elle veut juste dire qu’elle souhaite à nouveau avoir un copain. » répondit Hélène.
- Non, pas vraiment. » contredit Julie. «  Je veux dire que Max est un mec idéal et qu’en plus il est très séduisant. Je sais qu’il t’aime et qu’il ne m’aime pas mais je préfère rester avec vous deux que de partir car au moins je suis proche de lui. Et puis tu es ma meilleure amie donc je ne peux pas te faire ça. »
- Je … Mais … Euh ... » balbutiais-je.
- Je sais, j’avais compris. » lâcha Hélène.
Je ne savais plus où me mettre. J’avais l’impression de ne plus être là, que mon esprit avait quitter mon corps ou un truc du genre. La meilleure amie de ma femme, qui vivait chez nous depuis plusieurs mois, venait de dire qu’elle avait des sentiments pour moi et ma femme si jalouse d’habitude, disait le savoir.
- J’ai vu que tu regarde Max comme je le vois, avec des étincelles dans les yeux. » expliqua Hélène. «  J’ai vu depuis plusieurs jours que tu es amoureuse de lui mais j’attendais que tu me le dises. Et je dois dire qu’hier, quand tu m’as dit que tu avais un nouveaux coup de cœur, j’ai tout de suite su que tu parlais de Maxime. »
- Je pensais pourtant avoir réussi à le cacher, mais pas assez apparemment. » dit Julie. «   Je vais donc devoir vous quitter. Je vais reprendre un appartement seule et ces sentiments vont disparaître. »
- Ce n’est pas forcément la bonne solution. » répondit Hélène sèchement. «   Max est un mec bien mais tout n’est pas simple avec lui, et tu le sais bien vu que je te l’ai déjà dit. Ce que tu ne sais pas c’est que j’ai déjà réfléchi à une solution qui nous irait à tout les trois. »
- J’ai peut-être mon … » essayais-je de placer.
- Quelle solution ? » me coupa Julie ?
- Je suis prête à le partager avec toi pour deux raisons. D’un, je n’arrive plus à répondre à son appétit pour nos relations et de deux j’ai pas envie de perdre ma meilleure amie. Par contre, il y aurait des règles. » expliqua Hélène.
- Lesquels ? » demanda Julie.
- La première sera que je suis la femme de Max donc votre relation devra être secrète. Un secret juste entre nous trois. Les enfants ne doivent rien savoir. La seconde est que vous ne pourrez coucher ensemble sans me prévenir et que je serais prioritaire. Et enfin la dernière est, bien que logique, primordiale. Vous devrez vous protéger. » énonça calmement Hélène.
- Je suis d’accord. » affirma Julie.
Alors, elles se tournèrent vers moi, m’interrogeant du regard sur mon avis. Je ne savais toujours pas quoi dire. Voyez-vous, j’aime ma femme mais je suis un simple homme. Et quel homme refuserais d’avoir deux femmes sans avoir d’efforts à faire pour le cacher. Surtout quand la seconde est une jolie petite blonde de 10 ans de moins que soi. Bref, j’avais besoin de temps pour y réfléchir et surtout absorber toutes ces informations. Je leur répondit donc : «  J’ai besoin de temps, laisser quelques jours s’il vous plaît. ».
Je ne pouvais pas croire ce que je venais d’apprendre. D’un côté, une jolie petite blonde venait d’avouer vouloir de moi mais de l’autre ma femme disait qu’elle ne voulait plus autant de moi. C’était dur à avaler. Et puis ne serait-ce pas un test de la part de ma femme et son amie ? Probablement qu’elles s’étaient entendu pour me tester et savoir de quoi je serais capable pour du sexe. Non, je ne pense pas, je n’imagine pas ma femme si vicieuse. Je ne veux pas qu’elle le soit. La vraie question était surtout de savoir ce que je ressentais pour Julie. De l’attirance ? Oui c’est sûr. De l’amour ? Plutôt de la tendresse et de l’amitié pour elle. Pendant quelques temps, j’ai réfléchi avant de prendre une décision, de faire un choix.
Après trois jours de réflexion, j’avais choisi et je devais l’annoncer à Hélène et Julie. Mais je voulais d’abord en discuter avec Hélène, seulement entre nous :
- J’aimerai savoir si tu m’aimes toujours ? » lui demandais-je.
- Un peu plus qu’hier et moins que demain. Je t’aime tellement mais je sais que je ne n’arrive plus à te suivre sur le plan sexuel et pas seulement à cause de la grossesse. » me répondit-elle «  Je vois que quand je me refuse à toi , tu es malheureux et je m’en veux mais je sens que je m’épuise physiquement (elle avait déjà une santé fragile). Je pense donc que la meilleure solution est que je te laisse avec une autre femme en plus de moi mais je ne veux pas que tu le fasses en cachette de moi. Depuis le début de notre relation, nous n’avons pas de secret l’un pour l’autre et je veux que sa continue. Je t’aime suffisamment pour que ton bonheur passe avant un pseudo serment de fidélité. »
- Mais ton bonheur là-dedans ?
- Tant que tu m’aimes et que je peux compter sur toi pour tout, je serais heureuse.
- D’accord, je t’aime. Dans ce cas, allons en parler avec Julie.
Cette nuit fut la première que je passais avec Julie et Hélène.
Cela fait maintenant plus d’un an que nous vivons à trois avec les enfants. Hélène a accouché de notre second fils (et Julie en est la marraine) et nous avons emménagé dans une maison en campagne avec plus de place pour tout le monde. Nous sommes heureux, du moins je le pensais jusqu’à ce que Julie nous annonce vouloir un autre enfant.
- Je suis prête à avoir un autre enfant et j’ai envie de l’avoir avec l’homme que j’aime le plus au monde, toi Max.
- Je … Pourquoi ?
- Je sais que je ne pourrais jamais me marier avec toi car tu l’es déjà avec Hélène. Le seul engagement que tu peux avoir envers moi, c’est de me faire un enfant. » me répondit-elle.
- Je ne peux pas faire ça à Hélène. Tu sais à quel point je l’aime même si je t’aime aussi. C’est vrai que je t’aime. Maintenant je me rends compte que je te l’avais jamais dit.
- Maxime, Julie, vous devriez le faire cet enfant. » entendis-je Hélène dire en entrant dans la pièce.
- Hélène ? Qu’entends-tu par là ? » demandais-je.
- Je pense que maintenant nous pourrions supprimer nos règles. Les enfants savent que nous t’aimons toutes les deux, Max. Et je vois bien que tu as assez d’amour pour nous deux donc tu devrais être avec elle comme avec moi.
- Merci Hélène. Tu es vraiment la meilleure amie qu’on puisse rêver d’avoir. » réagi Julie.
- D’accord, dans ce cas, pas besoin de réfléchir. Je vous aime toutes les deux donc je ferais comme vous voulez. » répondis-je aux femmes de ma vie.
C’est ainsi que nous avons décider de faire un enfant Julie et moi avec la permission d’Hélène.

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fyckie

le lundi 17 décembre 2018 à 11h40

Merci pour ton témoignage.
Je ne suis pas encore familière du polyamour, donc pour l'heure je me renseigne, et je t'avoue que certains points de ton récit m'ont tendu, notamment en me mettant la place de ta femme. Mais c'est probablement parce que je ne perçoit pas l'amitié fort avec Julie, ni l'amour rassurant que tu lui transmets, donc je ne la vois que comme une menace

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bidibidibidi

le lundi 17 décembre 2018 à 16h51

C'est fortement romancé, comme récit. De là à se demander ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas...

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Minora

le lundi 17 décembre 2018 à 16h58

bidibidibidi
C'est fortement romancé, comme récit. De là à se demander ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas...

Clairement, j'ai eu l'impression d'être devant un Harlequin...

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pkd

le lundi 17 décembre 2018 à 22h26

Idem, je dois avouer...

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Polyo (invité)

le mercredi 19 décembre 2018 à 13h01

J'ai eu l'impression de lire un roman ... c'est une belle histoire, j'espère que tout est vrai et pas juste imaginé !
Mais pour être honnête , je doute fortement de ce récit c'est un peu trop bien détaillé..

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De passage (invité)

le mercredi 19 décembre 2018 à 14h56

Je me suis personnellement déjà cabré au premier paragraphe, avec la mention du ‘moi, brun, et ma femme, brune’ comme unique description.
Je voyais déjà venir gros gros gros la blonde fantasmée, je n’ai pas été déçu...

Un concentré de cliché et situations aux solutions simplistes qui ne doit pas avoir grand chose de réel...

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