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Difficulté d'être un poly tolérant

Témoignage
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Profil

brigant01

le dimanche 30 septembre 2018 à 20h04

Un message un soir de déprime.
J'avais posté il y a qques temps des discussions.

Que faire quand on n'arrive pas à accepter la relation de sa femme? Malgré tant de discussion, de lecture, de discussions avec elle, elle qui essaie au maximum de me protéger, qui respecte nos règles et qui m'aime tant....

Je voudrais être un poly acceptant, mais je n'arrive pas....

Par amour pour elle, je le 'tolère'....
Mais je n'arrive pas à être heureux pour elle....
Je dois me rendre à l'évidence, je suis possessif : je n'arrive pas à accepter qu'elle puisse être aussi proche de lui , qu'elle soit dans ses bras.....

ET pourtant je la laisse faire et même plus.....
Ce we je suis parti avec mes enfants et quand elle m'a proposé de ne pas le voir (contexte perso/familial difficile avec un ami proche gravement malade) je lui ai dit qu'elle pouvait. Que j'allais gérer... Mais finalement pas si bien que cela.
Toute la différence entre la théorie et la pratique

Elle peut le voir quand elle veut.....
Mais cela a un prix très élevé pour moi....

Mais je tolère ... parceque j'aime ma femme.

Je voudrais accepter, être heureux pour elle, ne plus y penser tous les jours.
Je voudrais être plus que ce poly acceptant, et non pas seulement tolérant, mais je n'y arrive pas.

Un message posté ici car impossible d'en parler autour de moi....
Merci à ceux qui m'auront lu

Amicalement

Brigant

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aimer les autres (invité)

le dimanche 30 septembre 2018 à 21h32

lire tout john Irving , en particuliermariage poids moyen, la femme de papier, odysé du buveur d eau

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Intermittent (invité)

le dimanche 30 septembre 2018 à 21h57

T'es tu fait aider par un thérapeute pour y voir plus clair sur ta situation et tes désirs.

Comme dit dans un post plus bas, où je suis intervenu, un peu de recul avec de l'aide ne serait pas de trop.

Je pense, peut être à tort, que les situations mono-poly sont dans beaucoup de cas déséquilibrées.

La dépendance affective envers le conjoint poly est fréquente et je pense que cela n'est jamais bon car la balance affective est trop déséquilibrée. C'est d'ailleurs valable également dans les couples monogames.

Cela conduit souvent à accepter des situations qui ne rendent pas heureux sur le long terme.

Il faut toujours envisager la séparation comme une solution éventuelle à la souffrance si ton état psychologique ne s'améliore pas.

C'est compliqué d'être poly-acceptant quand on n'est pas à l'initiative de cette ouverture du couple et tu ne dois pas te dévaloriser dans cette situation.

La monogamie n'est pas une tare et parfois la séparation est la seule solution pour aller mieux.
Sinon, il te faut trouver une partenaire de ton côté.

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Well (invité)

le lundi 01 octobre 2018 à 04h12

Bonjour brigant1,

Je me souviens de ton histoire donc cela fait plus d'un an que ta femme a une relation avec son amant ?

Alors que tu espérais que ce soit éphémère, non ?

Pour ce qui est de la polyacceptance, malheureusement il n'y a pas de secret, si 1 an plus tard après autant effort, tu n'y arrive tjr pas c'est peut être que tu ne le peux pas !

J'ai l'impression que tu le supporte à la même intensité qu avant, donc est ce que tu te sens de prendre sur toi encore longtemps ? Ou pense tu utiliser le bouton rouge pour tout stopper que ta femme t'avait donné ?

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Polyarthrite (invité)

le lundi 03 décembre 2018 à 16h30

Ou en est tu brigand1 ?

Bon courage

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artichaut

le lundi 03 décembre 2018 à 16h41

brigand01
Ce we je suis parti avec mes enfants et quand elle m'a proposé de ne pas le voir (contexte perso/familial difficile avec un ami proche gravement malade) je lui ai dit qu'elle pouvait. Que j'allais gérer... Mais finalement pas si bien que cela.

Dis, tu te mettrais pas un trop la pression ?!!

C'est bien d'avoir la possibilité de donner son avis (qu'elle te propose de ne pas le voir), mais du coup, parfois faut dire "ok, ne le voit pas" (mettre à l'épreuve cette possibilité, la faire exister pour de vrai) surtout dans un contexte perso/familial difficile.

Bref arrêter de se croire fort, de penser "qu'on va gérer".

P-être aussi ce serait bien, non seulement qu'elle te propose de ne pas le voir, mais aussi qu'elle décide elle-même, dans de tels contexte, de ne pas le voir.

Dans tous les cas faut que t'ai des temps à toi. Des temps solo, ou avec d'autres certes, mais aussi des temps où la config est agencée en fonction de toi, pas en fonction d'elle.
Il faut que tu trouve ton compte dans le deal, sinon ça peut pas fonctionner (ce sera toujours pour elle que tu le fera, et ce n'est pas suffisant).

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HeavenlyCreature

le lundi 03 décembre 2018 à 21h06

Bonsoir Brigan,
Je trouve ton témoignage hyper touchant. C'est très beau le dévouement et la remise en question dont tu as su faire preuve ces derniers mois, mais j'ai quand même l'impression que c'était au mépris de ton propre bien-être. Comme tu le dis : il y a la théorie et il y a la pratique, ce qu'il se passe dans tes tripes ne peut être ignoré.. Tu pourras tourner et retourner le problème dans tous les sens, tenter de l'intellectualiser, lire tout les ouvrages possibles et inimaginables.. Ton besoin d'exclusivité sera tjs présent. Tes émotions (peur, tristesse, etc.) sont juste là pour exprimer ce besoin fondamental que tu cherches à nier. Ça a été dit plus haut : la monogamie n'est pas une tare !!! Nous sommes tous différents... Alors arrêtes de te culpabiliser, tu as le droit de ne pas supporter cette situation ! Arrête de vouloir être gentil, écoute tes besoins. Malheureusement, ça implique d'en assumer les conséquences... Soit tu apprends à l'accepter (gros travail à faire sur ton sentiment d'insécurité, mais même comme ça, ce n'est peut-être juste pas pour toi), soit il faudra effectivement envisager une séparation. Dans tous les cas, te/vous faire aider serait un bon début... COURAGE

Message modifié par son auteur il y a 8 jours.

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artichaut

le mardi 04 décembre 2018 à 02h01

Je viens de (re)jeter un oeil à tes précédents posts.

Il semblerait que personne ne t'ai suggéré la lecture de "Compersion" le livre d'Hypatia from Space.
Tu y trouvera plein de chose intéressantes.

Sinon, de ce que je lis, (et contrairement à ce que tu dis) je trouve que tu a l'air de plutôt bien gérer les choses. En tout cas si l'on compare à beaucoup de témoignage sur ce forum. Et en tout cas vis-à-vis d'elle (et lui).

Par contre tu ne parles quasi jamais de ce que tu fais pour toi.
Tu es mono, certes, mais encore ?
Que fais tu pour toi ? Ta femme s'occupe t-elle parfois des gosses pour que tu ai une activité rien qu'à toi ?
Qu'elle serait cette activité que tu pourrais faire, sans elle, et rien que pour toi ?
Existes-tu sans elle ? Qui es-tu sans elle ?

Ces questions me semblent +intéressantes que d'envisager une "séparation" de but en blanc, comme certain.e.s le suggère (je ne dit pas qu'il ne faut pas le suggérer, les avis contraires sont intéressants, ils te permettent de te situer).

Si tu ne te construit pas ailleurs que dans son giron, et sauf à atteindre une totale abnégation, tu souffriras toujours, je pense.

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HeavenlyCreature

le mardi 04 décembre 2018 à 23h41

Désolée artichaut si je me suis mal exprimée : je ne dis pas qu'il faut renoncer, car il y a vraisemblablement ici un travail de réaffirmation de soi dont les bénéfices iraient bien au delà de la seule problématique de couple.

Pour autant, envisager la séparation parmi le champ des possibles, c'est aussi une manière de mettre les choses en perspective et d'agir plutôt que de subir. L'amour et toute la bonne volonté du monde ne sont parfois pas suffisants pour sauver un couple...

Parfois, une séparation bien franche, ben ça fait un mal de chien, mais ça vaut peut-être mieux que de se tuer à petit feu tout en se culpabilisant de ne pas "arriver" à accepter la situation. Enfin je sais pas, c'est mon sentiment...

Quoi qu'il en soit Brigant : t'écouter, prendre du temps pour toi, te faire aider aussi. Ça me semble être la clé.

Message modifié par son auteur il y a 7 jours.

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alinea7

le mercredi 05 décembre 2018 à 00h19

HeavenlyCreature
Désolée artichaut si je me suis mal exprimée : je ne dis pas qu'il faut renoncer, car il y a vraisemblablement ici un travail de réaffirmation de soi dont les bénéfices iraient bien au delà de la seule problématique de couple.

Pour autant, envisager la séparation parmi le champ des possibles, c'est aussi une manière de mettre les choses en perspective et d'agir plutôt que de subir. L'amour et toute la bonne volonté du monde ne sont parfois pas suffisants pour sauver un couple...

Parfois, une séparation bien franche, ben ça fait un mal de chien, mais ça vaut peut-être mieux que de se tuer à petit feu tout en se culpabilisant de ne pas "arriver" à accepter la situation. Enfin je sais pas, c'est mon sentiment...

Quoi qu'il en soit Brigant : t'écouter, prendre du temps pour toi, te faire aider aussi. Ça me semble être la clé.
Message modifié par son auteur il y a quelques instants.

Je pense qu'il y a même la question de qui on est individuellement dans ce questionnement du couple. Quand on a été fusionnel ou dépendant affectif (au sens excessif), je pense que c'est une question qui peut permettre de se définir autrement par rapport à soi, de revoir la place qu'on se donne dans notre vie, dans nos relations, dans notre couple. Pour peut-être y rester mais différemment, par choix, pas par dépendance.

C'est peut-être une redite de ton premier paragraphe. Désolée du coup si c'est le cas, j'étais pas sûre. ^^

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artichaut

le mercredi 05 décembre 2018 à 01h39

Oui, oui. Tout à fait. Je l'avais tout de même compris comme ça !
Je préférais juste donner un autre éclairage au champ des possibles…
Mais finalement ça participe de la même idée.

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Intermittent (invité)

le mercredi 05 décembre 2018 à 08h39

Je ne pense pas qu'on puisse parler de "séparation de but en blanc " quand cette difficulté d'acceptation dure depuis un an et demi ......(1er post mi 2017)

Il est indispensable de pouvoir "envisager" cette séparation, comme "d'envisager" d'avoir une autre relation que ce soit dans le cadre du polyamour ou non.

C'est une solution à la souffrance qui n'est pas vraiment satisfaisante, car elle génère également de la souffrance. Mais sur le moyen terme, elle peut être profitable.

C'est le premier pas vers un minimum d'autonomie affective car celle-ci me semble bien déséquilibrée dans ce couple.
On accepte des choses par amour qu'on ne devrait parfois pas accepter.

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LeCielEstBleu

le mercredi 05 décembre 2018 à 20h32

La notion de temps est toute relative, il me semble. Un an et demi, c'est peu quand on a par exemple aussi un travail et des enfants à gérer. Le temps qui reste concrètement pour s'occuper de soi, et de sa ou ses relations amoureuses est maigre. Je ne dis pas qu'il faut s'installer dans la souffrance, mais dans mon cas personnel, nous parlons depuis trois ans et demi du passage à la non-exclusivité assumée et acceptée. Et le processus n'est pas terminé. Y a-t-il vraiment une "date limite de péremption" à partir de laquelle il faut s'avouer vaincu?

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HeavenlyCreature

le mercredi 05 décembre 2018 à 21h29

De toutes façons cette histoire de dépendance affective, de relation (trop) fusionnelle et déséquilibrée que tu décris me semble être assez centrale dans ta problématique de couple et plus largement personnelle. Le passage à une relation ouverte et plus particulièrement cette relation que ta compagne entretient avec un autre homme en a sans doute été le révélateur (extrême, c'est certain.. ).

Je veux dire par là que si ta compagne s'était trouvé une passion dévorante pour une activité, une amitié très très forte ou que sais-je encore...? Peut-être l'aurais tu aussi vécu (toute proportion gardée) comme une forme d'abandon ? A minima te serais-tu senti délaissé ? Enfin je sais pas, c'est une intuition que j'ai en te lisant, et étant moi-même une personnalité abandonique (mais je me soigne !!!).

Une solution peut-être, si tel est le cas, serait donc de lâcher prise sur ton couple, défocaliser et au risque de me répéter (mais bon sang c'est fondamental !), de te recentrer sur toi même : qu'est-ce qui te fait du bien ? Quelles sont tes passions ? Y a-t-il des amis que tu as perdu de vue avec qui tu voudrais renouer ? Peut être un projet de voyage ? Un sport, une activité artistique... Si mon intuition est bonne, il est probable que tu ne saches même plus ce qui te ferait plaisir, ce dont tu as fondamentalement besoin, car tu t'es perdu en route...

Perso, ce qui m'a sauvée au moment de ma séparation avec le père de mes enfants (il est tombé fou amoureux d'une collègue, donc à certains égards je comprends ce que tu vis) ça a été de passer 1 à 2 nuit par semaine chez des copains, faire la fête, avoir des rancards sur OkCupid (même si ça ne débouche sur rien, se réappeoprier sa capacité à séduire et à être séduit c'est salutaire). Et bien sûr : faire un travail sur soi-même avec un psy...

Après le manque de temps, c'est souvent un prétexte, on le trouve (je parle en connaissance de cause je mène de front un doctorat avec 2 enfants à charge) !

Message modifié par son auteur il y a 6 jours.

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LeCielEstBleu

le jeudi 06 décembre 2018 à 07h05

Je me suis mal fait comprendre : je parlais du facteur temps dans le processus de transformation de la relation, du temps que cela peut prendre pour accepter, trouver sa place dans une nouvelle forme de relation. Je ne crois pas qu'on puisse dire après 1 an et demi: ah ben, si ça a pas marché jusqu'à maintenant, c'est mort. Ce n'est pas (ou pas que) la durée qui devrait amener à ce constat.

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Intermittent (invité)

le jeudi 06 décembre 2018 à 14h23

Citation :
"Je ne dis pas qu'il faut s'installer dans la souffrance, mais dans mon cas personnel, nous parlons depuis trois ans et demi du passage à la non-exclusivité assumée et acceptée."

C'est un peu ambigu comme formulation. Vous en parlez seulement ou vous êtes déjà passé à l'acte l'un ou l'autre ?

Parce que ça change tout dans le processus de transformation.

Je ne vois pas Brigand passer trois ans à se ronger les sangs alors que sa compagne est déjà
polyamoureuse dans les actes et qu'il n'arrive pas ,manifestement, à l'intégrer.

Faire des efforts au point de se rendre malade, ce n'est pas de l'amour mais de la dépendance affective ou familiale.

Je parle de dépendance familiale dans le sens ou se séparer de sa conjointe signifie parfois en fonction des situations personnelles, se séparer également des enfants.
C'est d'ailleurs valable pour l'un ou pour l'autre ...

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HeavenlyCreature

le jeudi 06 décembre 2018 à 19h59

LeCielEstBleu
Je me suis mal fait comprendre : je parlais du facteur temps dans le processus de transformation de la relation, du temps que cela peut prendre pour accepter, trouver sa place dans une nouvelle forme de relation. Je ne crois pas qu'on puisse dire après 1 an et demi: ah ben, si ça a pas marché jusqu'à maintenant, c'est mort. Ce n'est pas (ou pas que) la durée qui devrait amener à ce constat.

Haha! Décidément on se comprend pas sur ce fil ! C'était pas du tout en réaction à ton post ma remarque sur le temps, puisqu'on parle pas du tout de la même chose derrière ce mot "temps" . Par contre, que tu parles de temps, ça a dû effectivement inspirer mon message ! :)

Message modifié par son auteur il y a 5 jours.

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LeCielEstBleu

le vendredi 07 décembre 2018 à 12h05

@intermittent:
discussions, passage à l'acte, refus, acceptation - on a fait un peu tout dans le désordre et en boucle... On essaie de mettre de l'ordre. Bon, il y a plein de paramètres qui ont ralenti le processus et c'est parfois difficile de savoir quel est le chantier numéro un quand il y en a plusieurs... à suivre...

@HeavenlyCreature:
on est complètement d'accord du coup !

et @brigant:
dis-nous où tu en es!

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LeCielEstBleu

le vendredi 07 décembre 2018 à 13h06

Une autre piste: mon compagnon (disons qui tente d'être polyacceptant) m'a dit récemment que cela aurait été plus facile pour lui s'il avait rencontré mon amoureux. C'est une démarche qui m'aurait moi-même beaucoup touchée, mais à l'époque, je croyais bien faire en cloisonnant. Brigant, peut-être que se voir une fois à trois ou à deux te permettrait d'avancer?

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bonheur

le vendredi 07 décembre 2018 à 13h33

Aller à la rencontre de la tierce personne est une forme d'acceptation en soi. Et puis, ça rassure si les deux métamours s'entendent suffisamment. On quitte l'inconnu et la défiance. Après, ça peut au contraire compliqué et attiser cette défiance. Quant on a un "rival", ce dernier ne peut jamais être bien et on ne verra que les défauts (considérés comme tel) de cette personne.
Donc, ça peut être bien comme moins bien, mais en aucun cas complètement négatif.

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