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Compagne d'un polyamoureux et jalousie

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Siestacorta

le samedi 27 mars 2010 à 00h37

Lets, je suis curieux d'avoir des nouvelles des suites de ce changement de perception sur le fonctionnement de ton mari.

Je continue à croire que la façon d'agir de ton compagnon est indélicate. Mais je vois que tu as commencé un peu le travail sur tes peurs, et que ça s'ouvre aussi sur comment tu te vois toi... Et cette prise de conscience peut sans doute t'aider à dialoguer constructivement avec lui. Je te le souhaite !

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(compte clôturé)

le samedi 27 mars 2010 à 01h13

Lets, je trouve ça magnifique ce que tu fais. Surtout ne te fais pas trop de reproches. Tu peux te féliciter au contraire.

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lets

le samedi 27 mars 2010 à 09h36

SIESTACORTA : je dirai , qu'à l'heure actuelle, 'il regrette de voir l'ouverture qu'il présentait comme vitale venir en moi uniquement maintenant .
Je lui ai dit plusieurs fois que je pouvais accepter son histoire extèrieure (pas très facilement) mais pas la façon dont il la vivait (pour moi, envahissement de notre vie) ; et lui me dit maintenant que ma souffrance était compréhensible mais pas la façon dont je l'ai exprimée.

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lets

le samedi 27 mars 2010 à 09h41

INSOGNARE : je ne sais pas si je peux me féliciter (mais merci!) . J'ai surtout l'impression d'avoir tout foiré en ce moment.

ROSALIE : vous dites quoi à vos enfants quand vous partez une nuit entière par exemple?
Mon grand a fait pipi au lit cette nuit. Mon deuxième me répète en boucle depuis son réveil " c'est quand midi? c'est quand midi?" Je me dis que faire vivre cette tension à mes enfants est quelque chose d'horrible.
Et en même temps je me dis que j'ai toujours bien vécu que mon ami sorte de son côté avec des copains (ciné, resto ou même vacances en novembre 2008 où il est parti une semaine). La je crois que j'ai un problème avec son partage du temps. Je crois qu'il vit le sentiment d'aimer (plus que d'être aimé) comme une urgence vitale pour lui et que du coup il y consacre 100% de ses pensées, de ses envies. Que reste -t-il pour notre vie ici? Du temps pour ses enfants, d'accord mais MOI, MOI??????

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Siestacorta

le samedi 27 mars 2010 à 11h10

lets
I
Mon grand a fait pipi au lit cette nuit. Mon deuxième me répète en boucle depuis son réveil " c'est quand midi ? c'est quand midi?" Je me dis que faire vivre cette tension à mes enfants est quelque chose d'horrible.

Tes enfants expriment leur relation à lui, à vous, mais pour cela, faut se rappeler que leur matière première, c'est ce qu'on leur montre (volontairement ou non).
Quand un petit enfant tombe, souvent il te regarde avant de pleurer ou de repartir jouer. Il a un ressenti, mais ta perception de l'évênement est primoridiale. Si tu lui fait un sourire et que tu rigoles pour montrer que ça fait partie du jeu, ça va. Si tu t'inquiètes, l'inspectes et le lui pose mille questions, là, il pleurera sûrement...
Donc pour préserver les enfants il faut... avoir travaillé sur ses propre peurs (gotcha !), pour ne pas avoir que ça à exprimer.

Ma situation est très différente, mais peut t'apporter un éclairage... Je suis père satellitaire, je ne vis pas avec ma fille. C'est comme ça depuis qu'elle est petite. Avec sa maman, nous avons fait le pari que, si nous lui montrions notre amour, et qu'on lui montre qu'on aime être ensemble et avec elle, que ce mode de vie où je passe chez elles deux fois par semaines est bien vécu par nous, elle n'en souffrirait pas. En tout cas, pas plus qu'un enfant souffre des périodes où ses parents se font vraiment la gueule... Pas plus qu'une petite fille normale.

Après, en grandissant, elle demande plus par elle-même où je vais, pourquoi, quand je reviens. Et ces questions reviendront toujours ! LE tout est de répondre avec simplicité, en disant ce qu'elle peut comprendre. Il y a des choses qui sont cachées. Mais à chaque fois que je dis quelque chose, que je le répète ou que ce soit nouveau pour elle (par exemple quand je lui dirai que je rencontre une ou d'autres dames), je met en avant ce qui est le plus important : ça ne change rien pour elle et moi, je continue à la voir, à l'aimer, sa vie continue pareil qu'avant. Je ne le dis pas comme ça, j'adapte les mots selon les demandes... Mais en gros, je montre que son univers est stable, que j'en fais partie et que je l'aime.

Le reste... c'est nous, nos trucs d'adultes, qu'ils comprendront peut-être quand ils en éprouveront le besoin, s'ils en éprouvent le besoin.

Pour le grand qui demande à quelle heure c'est midi... la prochaine fois, peut-être qu'il faudra éviter de répéter 100 fois que papa revient comme si c'était grave qu'il parte. Et insister sur le bon côté d'être sans papa ce soir : moi j'aime bien qu'on ait un soir nous trois, et puis ça fait un changement des habitudes, on peut manger des pizzas devant la télé, ou aller au ciné, ou je vous laisse faire des jeux videos plus tard... Maman peut s'organiser différemment de d'habitude, si on profite pas de papa on peut profiter d'autres trucs (c'est valable pour toi aussi, comme tu vas le voir)

lets
La je crois que j'ai un problème avec son partage du temps. Je crois qu'il vit le sentiment d'aimer (plus que d'être aimé) comme une urgence vitale pour lui et que du coup il y consacre 100% de ses pensées, de ses envies. Que reste -t-il pour notre vie ici ? Du temps pour ses enfants, d'accord mais MOI, MOI????? ?

Message modifié par son auteur il y a 10 minutes.

- 100 % du temps pour son sentiment dans l'urgence ? Quand il est avec vous il ne s'intéresse à rien de vous, ne participe pas du tout ?
- Du temps pour toi... Pourquoi toi trouve-tu normal de n'avoir que du temps pour lui ? Même sans devenir polyamoureuse... Si tu avais des temps avec des copines, ou même des loisirs seule, des moments pour te détendre... Si tu sais vivre ta vie pour toi, tu comprends mieux les décisions des autres. Là... sans doute à cause de la situation, mais je le sens aussi beaucoup par ta personnalité, tu fais tout tourner autour de lui, et de tes enfants.
Il y a une part de positif, tu es sûrement une fille bien qui souhaite le mieux pour tout le monde. Mais faire avec ce que tu désires toi t'en donne l'énergie et la logique. Ce que tu donnes, tu ne te le retires plus, et en vivant pour toi, tu apprends à mieux comprendre que ce que ton mari vit pour lui, il ne le vit pas en te le volant.

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lets

le samedi 27 mars 2010 à 13h16

SIESTACORATA et ROSALIE : il est rentré à 11h. J'ai vu à sa tête qu'il n'était pas bien.
Mais là il est ressorti lui téléphoner.

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Siestacorta

le samedi 27 mars 2010 à 13h38

Oké. Comme là dessus tu ne peux rien, qu'y penser ne t'apporte rien, que penses-tu de ce que je disais ?

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ERIC_48

le samedi 27 mars 2010 à 14h18

lets
mais MOI, MOI????? ?

Je pense que toute la question est là, autant pour toi Lets, que pour Rosalie, voire même pour un nombre incalculable de personnes, moi y compris, à certaines périodes de ma vie. J'explique mon point de vue.

Plus on est mal, plus on fait l'erreur que je vais expliquer ci-dessous. Plus on fait cette erreur, et plus cette erreur nous fait du mal, et plus on est mal, plus on fait cette erreur...etc, on en crève.

Mais ou est l'erreur ?

On pourrait croire que cette façon de crier "et moi, et moi" est trop dirigée vers soi, trop égocentrique. Hors ce cri, montre très bien qu'on y pense pas assez, ou plutôt que l'on agit pas assez dans nos intérêts.

On agit contre nos intérêts, puis après, on crie "et moi, et moi" parce qu'on s'est oublié et que l'on voudrait bien que quelqu'un comble cet oubli.

C'est un reste de la vie d'enfant, ou l'on a pas besoin de penser à soi, une époque ou nos parents (ou d'autres) pensent à nous pour nous, car nous n'avons pas les moyens de nous occuper de nous correctement.

Mon point de vue : ça ne suffit pas de penser à soi, ça ne suffit pas de parler de soi, ça ne suffit pas de demander aux autres de penser à nous, la seule chose qui suffit, c'est d'agir dans notre propre intérêt, selon nos propres idées, notre propre façon de voir, de défendre notre propre point de vue, et de nous entourer de notre propre environnement.

La vie de groupe, que ce soit à 2 ou à 10, en bande de copains ou en famille, ou en bandes de familles, est intéressante lorsque les intérêts de tous les membres du groupe sont convergents, et qu'il ne reste plus que des détails pratiques à régler.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Siestacorta

le samedi 27 mars 2010 à 14h23

ERIC_48


Mon point de vue : ça ne suffit pas de penser à soi, ça ne suffit pas de parler de soi, ça ne suffit pas de demander aux autres de penser à nous, la seule chose qui suffit, c'est d'agir dans notre propre intérêt.

Je plussoie vigoureusement.

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ERIC_48

le samedi 27 mars 2010 à 14h24

Excuse, j'ai modifié pendant que tu répondais. Mais c'est pas grave, c'est bien comme ça, car je n'ai pas changé le sens, juste de petits détails.

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ERIC_48

le samedi 27 mars 2010 à 14h30

lets
ERIC : tu n'as jamais été amoureux d'une "mono" comme tu dis ?

Bien sûr que si, mais ce n'est pas ce cas là, qui fait le plus souffrir.
Le cas qui fait vraiment souffrir, c'est le tiens, celui d'un(e) mono, qui est amoureuse d'un(e) poly.

Pour répondre à la question, j'ai été amoureux de nombreuses mono, et elles sont toutes parties parce que j'étais poly. Pas étonnant quand on essaye de se mettre à leur place.

La solution pour moi, c'est d'attirer une mono, semi consentante, vers le poly. Ca prend de nombreuses années, mais au bout de ces années, on a au moins quelque chose.

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Romy

le samedi 27 mars 2010 à 16h50

Je n'ai pas eu le temps de tout lire et je dois quitter dans quelques minutes.
Rapidement, en ce qui concerne les enfants, mon mari et moi ne disons pas aux enfants que nous allons coucher chez une autre personne. Nous essayons le moins possible de discuter de ces choses là devant eux. Si les parents se sentent bien, les enfants n'y verrons rien de reprochable et n'en souffrirons pas. Mon mari est souvent à l'extérieur pour le boulot, fait des voyages d'affaire etc. Moi de même, mon boulot m'ammène parfois à dormir à l'extérieur. Ainsi, lorsqu'un des deux n'y est pas, les enfants demandent: ou est-il? ou est-elle? mais on répond simplement que c'est le travail qui nous retient.

Lets, je comprends que par le passé tu n'as peut-être pas réagi comme il aurait espéré, comme tu aurais espéré... mais je ne comprends pas pourquoi vous revenez là-dessus si les choses évoluent pour toi et pour lui. La première version du livre de Françoise Simpère s'intitulait: 'il n'est jamais trop tard (pour aimer plusieurs hommes)". Ce "il n'est jamais trop tard" est devenu ma maxime préférée.

Je reviendrai plus tard... Je vais marcher avec une copine: il fait si beau!!!

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Romy

le samedi 27 mars 2010 à 19h04

Bon, j'ai pris le temps de lire ce que vous aviez tous écrit.
Siesta, je suis tout à fait d'accord avec ce que tu écris. Mon amant (je reviens toujours à lui!) me disait qu'il n'en pouvait plus de penser toujours à moi, de penser à moi pendant qu'il jouait à des jeux de société avec sa famille, pendant qu'ils écoutaient un film ensemble. Je lui ai fait remarqué que s'il n'était pas en train de penser à moi, il serait sûrement en train de penser à son boulot, à ses tracas, à ses impôts qu'il n'a pas complété... Autrement dit, on tolère quand l'autre a des soucis, stressé par e travail etc... Mais on n'accepte pas qu'il puisse penser à quelque chose d'agréable et de beau qui lui fait du bien! C'est quand même incroyable.

Éric, je suis aussi d'accord avec ce que tu écris et tu as raison de dire que j'en suis encore (parfois) à cette phase du "et moi et moi et moi...." C'est comme une vieille peur bien enfouie qui, lorsqu'on m'invite à en parler, ressurgit à mon grand étonnement. Il faut dire que je parle parfois sans pudeur. Sur ce forum, je dis des choses que parfois je n'ose pas m'avouer à moi-même.

J'espère que Lets va bien.

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Romy

le samedi 27 mars 2010 à 20h21

Éric: Mon point de vue : ça ne suffit pas de penser à soi, ça ne suffit pas de parler de soi, ça ne suffit pas de demander aux autres de penser à nous, la seule chose qui suffit, c'est d'agir dans notre propre intérêt...

Oui. Agir dans notre propre intérêt, ou s'offrir la belle vie comme dit Savater, ce qui ne signifie pas faire ce qu'on veut et se foutre des autres, bien au contraire.

C'est difficile parfois de savoir si on agit vraiment et directement dans notre intérêt. Ce qu'on recherche tous, c'est ce qui nous procure de la joie. Or, pensant agir dans notre intérêt, on se fait souvent du mal plus qu'autre chose. Je pense par exemple à une amie qui bosse comme une folle, qui n'a jamais le temps de faire quoi que ce soit, qui inscrit ses enfants à toutes sortes de cours et activités parascolaires... tout ça, en pensant que de cette façon elle s'offre et leur offre la belle vie. "Je fais tout ça pour eux, pour qu'ils soient heureux et aient tout ce dont ils ont besoin... " Mais d'après moi, elle n'agit pas vraiment dans son intérêt. Crevée, elle n'a plus de vie, elle ne rit plus et elle n'est pas heureuse. Elle croit agir dans son intérêt, mais je ne crois pas qu'elle fasse vraiment ce qui lui procure de la joie.

Quand Lets dit qu'elle voudrait que son compagnon s'occupe d'elle,qu'il l'aime, dans le fond, ce qu'elle recherche, c'est le résultat, l'effet de bien-être que ça lui procure. Il faut donc essayer de prendre ce qui nous fait du bien et laisser de côté ce qui nous fait mal.
Enfin, telle est ma quête :-)

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Romy

le samedi 27 mars 2010 à 21h07

Je solliloque. J'me fais du bien :-)
Ça fait du bien d'essayer de mettre des mots sur des idées qui nous semblent claires dans notre tête.

Agir dans notre intérêt, ça veut aussi dire prendre les choses de la façon qui nous fait du bien ou qui nous fait le moins mal. La jalousie, la colère, la rancune, la violence, ça ne fait pas du bien. Comme a dit Tentacara sur un autre fil: "souffrir, j'aime pas ça!". Bon, peut-être sur le coup, ça défoule, mais je ne crois pas que ce soit la joie. Personne ne nous oblige à réagir avec rage, personne ne nous oblige à nous laisser envahir par la jalousie. On peut se dire: bon, ça suffit... je suis toujours vivante, je suis la même personne qu'avant, j'ai une tête, des envies, des idées, j'aime les macarons, la musique des Rolling Stones.

Autre chose. Et ça c'est quelque chose que je remarque davantage chez les filles. On attend que l'autre s'occupe de nos intérêts plutôt que de nous en occuper nous-même. On voudrait que l'autre ait envie des mêmes choses que nous et que nous ayons envie des mêmes choses que lui. On voudrait qu'il comprenne ce qu'on veut, plutôt que d'aller le chercher nous-même et de faire ce qu'on a envie.

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ERIC_48

le samedi 27 mars 2010 à 22h36

Boucledoux serait là, il te dirait que c'est parce que la société ... la femme ... l'inhibition sexuelle.... Et il aurait un peu beaucoup raison, là, quoique les hommes le font aussi. Mais moi, je suis plutôt branché analyse, alors voilà ce que j'en dit.

Si on attend que l'autre devine, comprenne, ou fasse ceci ou celà sans qu'on lui demande, et qu'il ne le fait pas, alors inexorablement, on va avoir envie de lui reprocher. Lui reprocher de ne pas le faire, mais aussi de nous faire attendre ou de ne rien comprendre à rien.

Lui reprocher, c'est une façon de se libérer de l'attente, une façon de faire ce que l'on a envie, une façon d'aller chercher nous-même ce que l'on veut.

Me trompe-je ?

Alors, autant faire ce que l'on veut depuis le début, et aller chercher nous-même ce que l'on veut.

L'avantage, c'est que l'on passe moins pour un "chieur" ou une "chieuse".

En plus, on est séduisant en faisant celà, du moins pour certaines personnes, celles qui y comprennent quelque chose.

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Drya

le samedi 27 mars 2010 à 23h19

ERIC_48
Boucledoux serait là, il te dirait que c'est parce que la société ... la femme ... l'inhibition sexuelle.... Et il aurait un peu beaucoup raison, là, quoique les hommes le font aussi. Mais moi, je suis plutôt branché analyse, alors voilà ce que j'en dit.

Si on attend que l'autre devine, comprenne, ou fasse ceci ou celà sans qu'on lui demande, et qu'il ne le fait pas, alors inexorablement, on va avoir envie de lui reprocher. Lui reprocher de ne pas le faire, mais aussi de nous faire attendre ou de ne rien comprendre à rien.

Lui reprocher, c'est une façon de se libérer de l'attente, une façon de faire ce que l'on a envie, une façon d'aller chercher nous-même ce que l'on veut.

Me trompe-je ?

Alors, autant faire ce que l'on veut depuis le début, et aller chercher nous-même ce que l'on veut.

L'avantage, c'est que l'on passe moins pour un "chieur" ou une "chieuse".

En plus, on est séduisant en faisant celà, du moins pour certaines personnes, celles qui y comprennent quelque chose.

J'ai un peu un problème avec ça: c'est clair qu'on attend souvent que l'autre comprenne ce qui est très clair pour nous, mais on "attend" aussi le moment où il aura ENVIE de nous le donner, de la façon qui lui convient, plutôt que lui mettre l'obligation "je veux ça" (et dépêche-toi!). Le but étant, non pas de le mettre à l'épreuve, mais de lui laisser la possibilité de montrer quand il a les mêmes envies de que nous.
Le problème est quand ça ne vient jamais: comment dire "ehoh! je suis là et j'aimerais que tu ailles dans ce sens" sans que l'autre se sente obligé, et s'il ne le fait pas de toute façon, y'a un moment où il faut soit imposer, soit aller le chercher ailleurs... (le problème étant souvent le "ailleurs" et selon les envies/projets).

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ERIC_48

le dimanche 28 mars 2010 à 00h42

Drya : Ou là, là, je vois plein de notions intéressantes mais mélangées dans ton post. Je ne peux résister à l'envie de découper et de les trier.

(1) On a envie de quelque chose avec l'autre

(2) On a envie qu'il ait également envie de ce quelque chose ou d'une chose approchante

(3) On peut attendre qu'il ait envie, mais pas trop longtemps.
Lorsque le temps se fait long, on a l'impression que l'autre ne nous voit pas
Au bout d'un moment, le 1 prend le dessus et devient peu contrôlable

(4) Lorsque la limite est atteinte, la première tentation est de se faire remarquer pour résoudre le (3), de forcer un peu le passage pour résoudre le (1) mais sans trop forcer quand-même pour ne pas avoir à renoncer au (2), et pour ne pas devenir impossible à vivre. L'alternative est d'aller voir ailleurs, c'est plus long, donc le (1) n'est pas résolu tout de suite et de toute façon jamais de la même façon que envisagé, donc pas aussi bien. Certains ne peuvent pas envisager cette alternative et préfèrent souffrir ou sont obligés de souffrir. Ceux qui peuvent envisager l'alternative, renoncent au (2) à court terme pour sauver le (2) à long terme.

(5) On oublie souvent que l'autre a envie aussi, mais n'ose pas, par peur de la frustration. On oublie souvent que l'on peut essayer de le mettre à l'aise, de parler son langage, de lui montrer que l'on fait ce que l'on peut pour coller à ses fantasmes. Ou alors, on n'est pas d'accord pour coller à ses fantasmes, on ne veut recevoir de lui que ce qui est compatible avec nos propres fantasmes, et on veut qu'il se libère au moins pour ceux-ci.

Pour résumer, le plaisir est un savant mélange de deux satisfactions : La première satisfaction résulte du fait que nous avons comblé notre envie, et la seconde satisfaction, si possible simultanée, résulte du fait que nous avons comblé l'envie de l'autre.

Dans les deux cas, notre satisfaction résulte du fait que nous avons réussit à réaliser ce que nous voulions. Car vouloir que l'autre veuille, c'est bien vouloir.

Conclusion : le plaisir provient de la réalisation de ce que nous voulons. Refoulons le, et il revient au galop.

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ERIC_48

le dimanche 28 mars 2010 à 01h05

lets
Je crois qu'il vit le sentiment d'aimer (plus que d'être aimé) comme une urgence vitale pour lui et que du coup il y consacre 100% de ses pensées, de ses envies.

Il est clair par exemple dans cette phrase, comme dans la chanson de Balavoine je crois, qui dit "aimer est plus fort que d'être aimé", que notre plaisir ne provient pas de l'amour que l'autre nous porte, mais de la réalisation de l'investissement que l'on a soit-même placé dans l'autre.

Ici, le compagnon de Lets s'investit ailleurs, et uniquement ailleurs, donc il ne peut pas ressentir de plaisir avec Lets. Le problème pour Lets n'est pas de le forcer à l'aimer, mais de de lui donner l'envie d'investir sur elle. Il a probablement cessé d'investir sur elle, suite à des coups de bambou qu'il a reçu et qui lui ont appris à ne plus investir sur elle, je dirais même, des coups de bambou qui lui ont appris qu'elle voulait qu'il n'investisse plus sur elle.

La première des choses à faire je pense, serait de dire à son compagnon qu'il peut de nouveau compter sur elle. Mais on voit tout de suite le problème. Premièrement, Lets est en décomposition et ne peut surement plus lui donner grand chose tant ses besoins se sont accumulés. Il faut déjà qu'elle pense à elle, sinon elle va se perdre. Secondement, si elle l'invite à investir et qu'elle n'est pas à la hauteur, il n'y reviendra plus jamais. Par suite, la prudence imposerait dans une telle situation, que Lets retrouve un équilibre à l'extérieure, pour pouvoir de nouveau assurer l'autre, de son soutient.

Si toutefois elle en a envie. Car la question se pose toujours. Est ce bien cet homme dont elle a envie. D'après moi, elle ne l'a pas choisi par hasard. Je pense qu'à l'époque, elle a sauvé quelque chose en elle, en le plaçant en lui. Maintenant, elle croit qu'il détient ce qu'elle avait sauvegardé à l'époque, mais elle a commencé à détruire ce qu'elle voulait sauver, elle a attaqué le coffre fort dans lequel elle avait mis tous ses biens. Sans lui, elle croit qu'il ne lui reste plus que ses maux. Elle oublie qu'elle a encore tout en elle, que rien ne s'efface, et qu'elle n'a pas besoin de lui pour ressortir ses anciens jouets. Elle ne voit pas qu'il jouerait bien avec elle, si il était sûr qu'elle n'allait pas tricher au jeu.

Enfin, tout ça, c'est dans ma tête, et surement pas dans la leur, donc, le mieux c'est d'aller au dodo.

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Drya

le dimanche 28 mars 2010 à 11h41

Ce que tu dis Eric est très vrai, et c'est bien là le noeud: pour que l'autre revienne vers nous alors qu'il s'est éloigné justement parce qu'on le déçoit et qu'il se sent oppressé par notre demande à laquelle il ne peut répondre plus qu'en se forçant... il faut commencer par ne plus avoir besoin de lui aussi impérativement pour faire disparaitre la tension de l'obligation qu'il ressent et qui justement le tient à distance. Ca demande un vrai effort de volonté pour inverser le courant, mais c'est la première des solutions.
Cela suppose aussi, comme je disais, que l'autre aura effectivement envie un jour de revenir. Si ce n'est pas le cas, il faut envisager une autre stratégie "pour soi".

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