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Metamorie : ce que le lien metamour a à nous apprendre ?

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Bequelune

le dimanche 14 avril 2019 à 21h42

Si je comprends bien @artichaut, cette nouvelle définition déplace l'axe du regard.
Au lieu d'aborder le polyamour, comme on fait le fait souvent, sur l'individu et ses comportements, on aborde le polyamour d'abord sous l'angle des liens - ce qu'il se passe entre les individus.

Le polyamour/métamour comme une configuration particulière du lien dans la société.

Si c'est bien ça, j'aime beaucoup cet angle d'approche. Cela renouvelle la façon de penser le poly en mettant en avant les éléments que je trouve les plus intéressants du poly, ceux qui sont justement politiques en ce qu'ils touchent au "comment vit-on ensemble".

Ca permet au passage d'éviter les écueils du type "je suis poli" asséné comme une nouvelle identité, une nouvelle case dans laquelle s'autoenfermer (cet usage du mot poly m'agace).

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Bequelune

le dimanche 14 avril 2019 à 21h48

Ca me fait aussi penser à l'article d'il y a un an sur ce site, "L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence".

Parler de métamour revient à prendre position clairement pour le parti de ce que l'auteur appelait l'altruisme relationnel, en conflit avec une version individualiste du polyamour.

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artichaut

le lundi 15 avril 2019 à 00h57

Bequelune
Au lieu d'aborder le polyamour, comme on fait le fait souvent, sur l'individu et ses comportements, on aborde le polyamour d'abord sous l'angle des liens - ce qu'il se passe entre les individus.

Oui, c'est bien quelque chose de cet ordre.
Par exemple, une relation meta n'est pas en soi moins importante qu'une relation "amoureuse&sexuelle". Tout dépend ce qu'il se passe entre les individus.
Je voudrais bien savoir par qui le vocable "poly-acceptant" a été inventé (par des "polys" ou par des "monos") et ce que ça raconte du choix des mots.

Bequelune
Ca permet au passage d'éviter les écueils du type "je suis poli" asséné comme une nouvelle identité, une nouvelle case dans laquelle s'autoenfermer (cet usage du mot poly m'agace).

Il peut y avoir de ça aussi en effet.
Combien de polyamour subis aussi ? Et même peut-il décemment y avoir un polyamour subi ?
De même qu'on entend/lit souvent "ce n'est pas du polyamour, c'est de l'adultère", il y a t-il vraiment polyamour sans metamour ? (au minimum souhaité, à défaut d'être vécu)

oO0
Sinon, je ne pense pas qu'une attitude compersive collective et non plus individuelle comme le métamour soit spécifique au polyamour, aux relations non-exclusives.
(…)
Alors, je ne dis pas que toutes les personnes exclusives en sont capables, mais je ne pense pas que toutes celles non-exclusives en soient capables aussi.

Et en effet, ce n'est pas réservé à ce que l'on place généralement sous l'étiquette « polyamour ».

Si l'on nomme pluri-amour le fait d'avoir plusieurs relations amoureuses, alors la metamorie est peut-être une sorte d'intersection entre le mono-amour et le pluri-amour.
Quelque part au milieu avec un peu de l'un et un peu de l'autre… et des spécificités à soi également.

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bonheur

le lundi 15 avril 2019 à 10h01

Je suppose que dans l'invention du mot polyacceptant, j'avais certainement contribué, comme dans l'invention du mot polyaffectivité (polyaffectif... dérivés).

Mon chéri de vie était qualifié de poly car acceptant. Et non, mon chéri de vie accepte mais n'est pas poly... Il n'est pas poly et ne le sera certainement jamais. C'était donc faux de le nommer ainsi. Tout comme c'était faux de me qualifiée de polyamoureuse, alors que trop souvent le terme amoureuse était perçu comme sexuel. Il fallait distinguer. Je dis un grand merci à Metazet (il se reconnaitra) pour m'avoir assister dans ma quête de termes adaptés à ma situation.

A l'époque on disait co-amoureux-se-s mais métamour convient bien. Le tout étant d'avoir lu Hypatia. Je crois que sans l'avoir lu, on ne peut comprendre l'importance de ce lien. Le vivre également. Moi qui défend le "tous ensemble", bien que je prenne avec le temps, du recul. Pas sur le fait lui-même, mais sur les possibilités de mon chéri de vie. Par petite touche et à petite dose, il le vit bien. Ne pas demander l'impossible non plus.

Le fait également de la pérennisation joue certainement. Moi je ressens donc j'y crois à chaque fois. Lui connait la fin avant le début, ça le déroute certainement.

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bonheur

le lundi 15 avril 2019 à 10h54

artichaut
Combien de polyamour subis aussi ? Et même peut-il décemment y avoir un polyamour subi ?
De même qu'on entend/lit souvent "ce n'est pas du polyamour, c'est de l'adultère", il y a t-il vraiment polyamour sans metamour ? (au minimum souhaité, à défaut d'être vécu)

Ca m'intéresserait de savoir où tu me situes dans cette équation. Mon chéri de vie n'est pas acceptant à 100%, je ne le cache pas. D'autre part, je ne concilie pas la sexualité plurielle à l'amour.

Donc, mon chéri "subi" ? Et par conséquent, comme il ne vit le lien métamour que "superficiellement", je suis une adultère affective ?

Ben en fait, même lui ne peut dire dans quelle mesure, suivant quel degré il accepte. Je ne sais même pas s'il pourrait l'indiquer. Après, il y a des constantes (à petite dose, par petites touches) mais il y a mouvance. La compersion non plus n'est pas constante. L'amour non plus d'ailleurs.

Je pense qu'il faut raisonner en terme d'instant T et non en matière de généralité. Sans compter que l'on n'est pas figé nous-mêmes en notre qualité de "poly".

Ce n'est pas si simple :-/

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LeCielEstBleu

le mardi 16 avril 2019 à 00h17

Tout à fait d'accord sur l'idée que la bienveillance envers les co-amoureux.euses est un aspect essentiel du polyamour.
Et il me semble que c'est aussi l'élément le moins bien compris dans un entourage non-poly.
Citation: ben si ça te gêne pas que ton mari ait quelqu'un d'autre, c'est que tu l'aimes plus.
J'enfonce des portes ouvertes, j'imagine que ce genre de remarque est connu de beaucoup...
Dans un cas un peu plus complexe, j'ai moi-même eu eu du mal à faire le tri dans mon ressenti. Mon (ex)amoureux a une chérie dont il ne me parle jamais. Les très rares fois où il l'a évoquée, ca m'a mise dans un état catastrophique et je me suis dit: ben zut alors, je suis jalouse?! Ben non. En creusant, je me suis quand même rendu compte que ce qui me blesse, ce n'est pas sa présence à elle dans la vie de mon ex-amoureux, mais plutôt mon absence à moi. C'est une différence. S'il y avait de la place pour tout le monde, ça m'irait très bien. Par ailleurs, je n'ai aucun sentiment d'animosité envers elle, et au contraire, j'essaie de me faire discrète ... ce serait plus facile pour moi si son existence n'était pas tabou. (Car cela légitimerait la mienne?)
Bon désolée, je suis hors sujet là...

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bonheur

le mardi 16 avril 2019 à 10h29

@LeCielEstBleu : ben non, je trouve ta réflexion en plein dans le sujet.

Moi j'ai eu une fois la réflexion : quoi, tu as quelqu'un d'autre que ton mari et en plus tu le dis (regard horrifié)

Parmi les meilleurs moments de ma vie, il y a des "tous ensemble"... à chaque fois que j'ai senti une complicité entre mes amours ou que l'un se mette en retrait pour laissé de la place à l'autre, c'était beau. Même le "sans moi", je l'ai trouvé beau. L'un d'eux avait fait la démarche de téléphoner à mon chéri de vie car nous traversions une phase difficile avec l'un de nos enfants. Je les avais laissé à leur conversation et au sortir, mon chéri allait vraiment beaucoup mieux. Que s'étaient-ils dit, j'ignore... mais ça avait été un vrai baume sur une blessure. Aussi, comme je le dis souvent, quand ça ne va pas avec un de mes amours, mon mari est toujours présent (il est mon meilleur parachute).

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