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Polybéral #2— le style d'attachement et les metamours

Politique
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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 01h47

Pour la tentative de définition du Polybéral je renvoie ici.

Ce sujet est précédé du fil #1 : "le nombre de relation-s (quantité ou qualité)
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Je dirais que le Polybéral a globalement un comportement évitant, que ce soit à un niveau "pathologique" ou non.

Il met en place des stratégies d'évitement, se déconnecte de ses émotions, est plutôt sûr de lui, mais se livre assez peu, se met peut en jeu, et accepte difficilement de se remettre en question (puisqu'il considère son système de valeur comme stable et pertinent).

Il reste au maximum dans le contrôle (de soi-même et des enjeux de la relation), en espérant tout de même qu'il ne tombe pas dans le contrôle… de l'autre (manipulation, utilitarisme & co).

Et c'est la même chose avec les metamours. Comme le dit @NftR ici :

NftR
Le polyberal fragmente ses relations. Empêchant l'idée même que la somme des relations est plus forte que l'addition de chaque relation.

Il fragmente ses relations, c'est à dire qu'il cloisonne, qu'il fait plutôt en sorte que ses propres relations ne se connaissent pas entre elles, n'entretiennent aucun lien, ce qui lui permet de garder un maximum de contrôle sur la situation ("manquerait plus que 2 relations en viennent à se liguer contre moi !").
Et de même, il ne se préoccupe pas d'apprendre à connaître (et encore moins de prendre soin de) les relations de ses relations, à savoir ses propres metamours.
Chacun chez soi en est le maître mot.

C'est souvent une manière de rester à distance, et ne pas trop "se prendre la tête", soit parce que ça fait peur, soit parce que c'est "une perte de temps".

Selon ses penchants politiques, il peut prôner la liberté et le primat de l'individu de manières très différentes, voire a première vue opposées, tel que affirmer ou au contraire lutter contre le "jeu de l'offre et de la demande relationnelle", dans les deux cas, parce que "l'amour est devenu un produit de consommation". Dans un cas (libéralisme décomplexé), comme dans l'autre ("l'amour c'est mal !"), ça revient à refuser de trop s'investir en relation, à ne pas s'engager, à mépriser le travail relationnel, et le plus souvent à ignorer ou dénigrer la charge émotionnelle. L'efficacité ou la facilité primant sur le « prendre soin ».

Perso, j'ai le sentiment de retrouver ces idées et ces comportements aussi bien chez des personnes se considérant comme poly ou libertin, anarchiste ou libéral.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 02h04

Écrivant/relisant cette dernière phrase, je me demande s'il n'y a pas un lien entre polyamour et libertinage chez le Polybéral : qu'il soit Libertin tendance amoureux, ou Polyamoureux tendance sexuel…

À moins qu'il y ai là un nouveau Type à dessiner : le Polybertin ?

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 13h41

Ta définition contient trop de choses pour moi.
Déjà, quand on la lit, on a l'impression que ton polybéral, c'est un libertin qui se dit polyamoureux parce que ça fait bien mais qui n'en a nullement le comportement. On aurait presque une version polyamoureuse du queutard, avec le bénéfice additionnel de pouvoir revoir le même plan cul plusieurs fois.
Et puis, elle m'a l'air pathologique. Le mec met en place des stratégies d'évitement, pense à lui, ne nourrit pas ses relations, ne se préoccupe pas de ceux qui sont satellites. J'ai l'impression de lire une énième description d'un pervers narcissique.

Les espagnols parlent de polyfake pour ce type de profils : Des personnes qui se disent polyamoureuses mais qui sont en fait dans une logique soit de prédation, soit d'investissement trop faible pour parler de polyamour.

Enfin, au final, de par ta description, ton polybéral ne me paraît ni poly, ni très humain, ni fréquentable, ni sain d'esprit. J'ai du mal à croire que ce soit un profil si commun. Soit il y a plusieurs profils et ton polybéral en est un peu le cas extrême. Soit tu n'as pas proprement défini ses objectifs et sa psychologie.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 14h31

C'est pas vraiment la définition sur cette page, plutôt une tentative de description détaillée (je dis ça juste parce que je me suis demandé si tu parlais de cette page ou de l'intro de l'autre)

C'est sûr que pour définir un "vrai" type sociologique, il faudrais mener une enquête du même nom, choisir un protocole, un échantillon représentatif (comme on dit), fabriquer un questionnaire, etc …et forger les types sociologiques en fonction des réponses. Ça resterai toujours une approximation, mais sans doute un peu moins.

Je n'ai ni le temps, ni l'envie, ni sans doute les compétences pour faire ça. Donc oui c'est forcément un peu caricatural. Je ne sais pas encore si ça le restera (caricatural), en tant que type théorique (qui fait tout de même sens pour moi), ou si ce sera possible d'affiner peu à peu. L'avenir le dira (si je poursuis dans cette voie).

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 14h35

Je me doute bien que le polybéral ne fera pas son apparition dans les documents de recherche avant quelques années, mais on peut quand même en brosser un portrait compréhensible, et tenter, de la maigre hauteur de nos expériences réciproques, d'en mesurer la prévalence.

Après, je suis pas très actif dans le milieu poly en général, ce forum est mon seul lieu d'activité habituel. Donc j'irai pas dire que je connais beaucoup de polys, et de types de poly. Ton polybéral m'intéresse, dans l'absolu, mais j'avoue ne jamais vraiment l'avoir croisé.

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Lili-Lutine

le mercredi 13 février 2019 à 15h01

artichaut


Il met en place des stratégies d'évitement, se déconnecte de ses émotions, est plutôt sûr de lui, mais se livre assez peu, se met peut en jeu, et accepte difficilement de se remettre en question (puisqu'il considère son système de valeur comme stable et pertinent).

Il reste au maximum dans le contrôle (de soi-même et des enjeux de la relation), en espérant tout de même qu'il ne tombe pas dans le contrôle… de l'autre (manipulation, utilitarisme & co).


Il fragmente ses relations, c'est à dire qu'il cloisonne, qu'il fait plutôt en sorte que ses propres relations ne se connaissent pas entre elles, n'entretiennent aucun lien, ce qui lui permet de garder un maximum de contrôle sur la situation ("manquerait plus que 2 relations en viennent à se liguer contre moi !").

Et de même, il ne se préoccupe pas d'apprendre à connaître (et encore moins de prendre soin de) les relations de ses relations, à savoir ses propres metamours.

Chacun chez soi en est le maître mot.

C'est souvent une manière de rester à distance, et ne pas trop "se prendre la tête", soit parce que ça fait peur, soit parce que c'est "une perte de temps".



Perso, j'ai le sentiment de retrouver ces idées et ces comportements aussi bien chez des personnes se considérant comme poly ou libertin, anarchiste ou libéral.

Moi je dirais plus qu'il est manipulateur, et pas qu'il espère avec tout ça ne pas l'être , tout dans ce début de définition le dit et clairement pour moi.... Si cette définition reste celle-ci je dirais à toutEs fuyons fuyons les polylibéraux !!! :-D

Et oui @artichaut on commence à en connaitre un paquet de gens qui ressemblent a ces polylibéraux... et je suis assez troublée souvent par leurs propos et comportements, parfois même effrayée et choquée... sujet délicat non pour ce début de recherche de case et de définition?... et du coup des gens a mettre dedans? ou soi-même y rentrer... ? même si on veut y échapper ça va être dur non ?

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 15h41

…c'est marrant que tu dise ça, car au début j'avais mis "espérons tout de même qu'il ne tombe pas dans…" et j'ai changé pour une phrase à double sens (on peut la lire que c'est lui ou moi qui espère) pour laisser le bénéfice du doute.

oui, c'est peut-être une manière délicate de commencer et c'est peut-être un peu le dilemne entre définir un type repoussoir, ou définir un type assez attractif pour qu'on s'en revendique

sans doute que je ne suis pas très au clair, moi-même, avec ça (et que y'a aussi deux moi qui s'affronte à ce sujet)

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 15h47

artichaut
sans doute que je ne suis pas très au clair, moi-même, avec ça (et que y'a aussi deux moi qui s'affronte à ce sujet)

Ne voudrais-tu pas nous parler de toi ?

Je sais, cette question est plutôt directe, et tu as mon mail si tu préfères à un forum public. Mais ça m'a quand même l'air d'être le cœur du problème, et j'ai tendance à préférer traiter directement le mal plutôt que ses symptômes (si on peut dire, je sais pas si c'est un mal, mais c'est clairement un questionnement).

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alinea7

le mercredi 13 février 2019 à 16h25

Je crois qu'en ce qui me concerne j'aurais tendance à distinguer la façon dont on peut percevoir les comportements du polybéral et ce que perçoit le polybéral. J'ai l'impression que les raisons qui sous-tendent les comportements pourraient amener une toute autre interprétation.
J'ai même vraiment l'impression d'apprendre à parler une autre langue c'est très éclairant !

Par exemple tout à l'heure le post de @bidibidibidi m'a donné l'impression que pour lui c'est important de ne pas se dévoyer par amour. Ça peut donner l'impression de l'autre côté de la relation qu'il ne serait pas prêt à faire des efforts pour sa partenaire, pour la rassurer éventuellement, pour répondre à un besoin spécifique par des comportements qu'il n'aurait pas spontanément.
Ça me donne l'impression d'un doute que l'être aimé n'abuse de son statut de façon toxique. Presque une certitude que ça soit le cas ou que ça le devienne d'une certaine façon, et une vigilance de ce côté.

Je sais pas si je poste au bon endroit, je peux remettre ça sur l'autre fil si c'est plus adapté ?

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 16h52

alinea7
Je crois qu'en ce qui me concerne j'aurais tendance à distinguer la façon dont on peut percevoir les comportements du polybéral et ce que perçoit le polybéral. J'ai l'impression que les raisons qui sous-tendent les comportements pourraient amener une toute autre interprétation.

Ça c'est certain.
Et l'empathie, comme capacité à se mettre à la place de l'autre, peut aider à comprendre, mais c'est sûr que faut aussi avoir des clefs pour comprendre les règles qui régissent l'univers de l'autre.

alinea7
Par exemple tout à l'heure le post de @bidibidibidi m'a donné l'impression que pour lui c'est important de ne pas se dévoyer par amour. Ça peut donner l'impression de l'autre côté de la relation qu'il ne serait pas prêt à faire des efforts pour sa partenaire, pour la rassurer éventuellement, pour répondre à un besoin spécifique par des comportements qu'il n'aurait pas spontanément.

Toutafais. C'est bien là le problème.

alinea7
Ça me donne l'impression d'un doute que l'être aimé n'abuse de son statut de façon toxique.

Et ça arrive malheureusement.
D'où une extrême vigilance nécessaire, en effet.

alinea7
Je sais pas si je poste au bon endroit, je peux remettre ça sur l'autre fil si c'est plus adapté ?

Non, non, c'est très bien ici.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 17h17

bidibidibidi
Ne voudrais-tu pas nous parler de toi ?

Je ne vais pas (ou pas là, pas ici et maintenant) raconter mon histoire, mais disons que :
- d'un côté je constate autour de moi des comportements qui au mieux m'attristent, me semblent peu constructif d'une société "meilleure", me semble reproduire des schémas monogames et normatifs, tout en se revendiquant poly …et que j'ai envie de les cerner et les visibiliser (et pour certains de ces comportements, je les connais bien vu que j'ai moi-même agis de la sorte, donc j'ai une certaine acuité à les repérer), d'éclairer ce que je peux participer à éclairer, et ensemble avancer vers un monde meilleur
- d'un autre côté je n'ai pas du tout envie d'oublier ce que j'ai été, et je n'ai pas envie de stigmatiser aujourd'hui, ce que j'ai pu être jadis (ou alors faut trouver la bonne manière de le faire), voire qui m'anime encore aujourd'hui, et dont je n'ai pas fini de savoir si je veux les déconstruire (car toxique) ou les conserver, ne serait-ce que temporairement (car je n'arrive pas à faire autrement, et/ou parce que que je ne vais pas me faire imploser sous prétexte de recherche de "perfection")

Peut-être c'est du polyfake, comme tu dis, mais dans ce cas il y a beaucoup de polyfakes…
…et pour définir un polyfake, il faut peut-être définir une norme poly non-fake…

Disons que pour moi le polyfake est un menteur (aux autres, plus qu'à soi-même) alors que le polybéral est sincère.
Il peut se mentir à soi-même, mais ça on peut tous et toutes le faire.
Mais il est sincère dans le fait d'être réellement poly, c'est à dire accepter sincèrement que ses partenaires aient d'autres relations.

Par contre là où il peut y avoir divergences entre différentes formes de polyamour, c'est par exemple sur la vraie volonté sincère ou pas, de prendre soin de toutes les personnes impliquées dans les relations que l'on fait exister (voire aussi, d'ailleurs, dans les relations que l'on ne fait pas exister).

Ça ce n'est pas au niveau d'un polyfake ou pas-polyfake que ça se joue, mais au niveau de conceptions différentes (et non forcément définitives, ni inéluctables !) de ce que peut être le polyamour, de ce pourquoi on a envie de le pratiquer, le promouvoir, etc. donc de types de polyamour qu'on peut éventuellement énoncer, auxquels ont peut ou non, s'identifier partiellement, desquels on peut naviguer de l'un à l'autre, etc.

Mais les caractéristiques de ces types ne sont pas non plus exempt d'idéologie, ou de conséquences sur le monde dans lequel on vit (et les personnes qui habitent ce monde), d'où la catégorisation Politique de ces fils que j'ai initié.

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 17h35

alinea7
Ça me donne l'impression d'un doute que l'être aimé n'abuse de son statut de façon toxique.

J'utiliserai pas le terme abuse, parce que, pour moi, c'est principalement inconscient.
Aussi, depuis que je suis poly, j'ai conscience que je ne peux pas me laisser aller dans une relation toxique, parce que l'impact n'est pas que sur moi, mais, indirectement, sur d'autres personnes que j'aime. Ca m'encourage encore une fois à une sorte de principe de précaution, surtout au début d'une relation. Et ça me force à une vigilance plus importante de l'impact de chacune de mes relations sur moi.

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alinea7

le mercredi 13 février 2019 à 17h38

artichaut
Ça ce n'est pas au niveau d'un polyfake ou pas-polyfake que ça se joue, mais au niveau de conceptions différentes (et non forcément définitives, ni inéluctables !) de ce que peut être le polyamour, de ce pourquoi on a envie de le pratiquer, le promouvoir, etc. donc de types de polyamour qu'on peut éventuellement énoncer, auxquels ont peu ou non, s'identifier partiellement, desquels on peut naviguer de l'un à l'autre, etc.

On peut m'opposer qu'étant mono je ne sais pas de quoi je parle, mais pour moi on peut avoir ce type de personnalité et être exclusif. Tu parlais de charge mentale, il se trouve que quelque soit l'activité extérieure pratiquée (amoureuse, sport, pro), ça peut être fait de façon "respectueuse" (faute d'un meilleur mot) ou unilatérale.

Et :

artichaut

Alinea7
Ça me donne l'impression d'un doute que l'être aimé n'abuse de son statut de façon toxique.

Et ça arrive malheureusement.
D'où une extrême vigilance nécessaire, en effet.

Ça me fait drôle que tu dises ça. Moi ça ne me parle pas du tout comme peur. Je ne suis pas vigilante là dessus. J'ai confiance. Je ne saurais même pas dire si c'est en moi ou en l'autre ou en la vie.
Tout d'un coup je me demande si je suis naïve, ou si c'est le genre de chose qu'on ignore tant qu'on ne l'a pas vécu, et qu'on voit partout où en tout cas qu'on ne peut plus ignorer une fois qu'on l'a vécu.
Je vis la même chose pour l'abandon en revanche : une fois qu'on l'a vécu, on ne peut plus faire abstraction du fait que ça puisse se produire. Et manifestement, ceux qui ne l'ont pas vécu, ça ne leur parle pas. Et ils ne voient pas pourquoi ils s'en protègeraient, donc, ni même pourquoi ils seraient vigilants sur ce point.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 17h39

bidibidibidi
Ca m'encourage encore une fois à une sorte de principe de précaution, surtout au début d'une relation. Et ça me force à une vigilance plus importante de l'impact de chacune de mes relations sur moi.

oui, c'est ce genre de vigilance ou principe de précaution que j'inclue dans le prendre soin

je dirais que plus le curseur va vers le polybéral, moins ce genre de vigilance est présente

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 17h49

Tu as posté pendant que j'écrivais.

artichaut
- d'un côté je constate autour de moi des comportements qui au mieux m'attristent, me semblent peu constructif d'une société "meilleure", me semble reproduire des schémas monogames et normatifs, tout en se revendiquant poly …

Je suis totalement d'accord. Et j'estime aussi en reproduire. Avoir le désir de changer la façon dont s'organisent les relations ne rend pas la chose facile. On a l'habitude des relations monogames, on a pas du tout l'habitude des relations polys, donc on part de ce qu'on connaît pour construire ce qu'on connaît pas. Ca prend du temps...

artichaut
- d'un autre côté je n'ai pas du tout envie d'oublier ce que j'ai été, et je n'ai pas envie de stigmatiser aujourd'hui, ce que j'ai pu être jadis

Ca me fait penser au comportement des adolescents (ou jeunes adultes) quand ils découvrent les relations sentimentales. Beaucoup de ces comportements sont en fait hyper violents (notamment vis-à-vis du consentement et du care). Sauf que... ils ont besoin d'apprendre. Rome ne s'est pas faite en un jour, et même si faire un travail d'éducation pourrait aider, au final, en absence d'expérience, on fait des erreurs. Et dans le domaine des relations sentimentales, les erreurs font mal.
Donc je peux comprendre que ta manière de relationner en tant que polyamoureux évolue. Et effectivement, aucune raison de stigmatiser ce comportement, il faut juste le dépasser (si possible).

En fait, tes messages me donnent l'impression d'une forte dichotomie entre ton esprit et tes tripes, entre ce à quoi tu aspires et conscientises et ce que tu vis et ressens. Mais comme tu restes juste un poil à la surface... C'est dur de vraiment savoir.
En fait, ça peut te paraître stupide, mais je t'encouragerai à trouver quelqu'un à qui tu peux parler de ça. Je ne sais si tu as déjà cette personne (mais le fait que tu le postes sur le forum me fait douter de la chose). Je sens un questionnement intérieur qui tourne en rond.

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 17h55

alinea7
On peut m'opposer qu'étant mono je ne sais pas de quoi je parle, mais pour moi on peut avoir ce type de personnalité et être exclusif.

Je suis totalement d'accord. La définition du polybéral ressemble à la définition de l'égoïste. Celui qui consomme et jouit de la relation sans chercher à la nourrir.

alinea7
Ça me fait drôle que tu dises ça. Moi ça ne me parle pas du tout comme peur. Je ne suis pas vigilante là dessus. J'ai confiance. Je ne saurais même pas dire si c'est en moi ou en l'autre ou en la vie.

Je trouve qu'en tant que mono, c'est normal d'en avoir moins peur. Parce qu'on ne fait des dégâts qu'à soit, quelque part. Si on sent qu'une relation n'est pas que positive, ce n'est pas grave, on en a conscience, et on peut "jouer avec le feu". Ca change complètement quand il y a des dommages collatéraux. Je peux pas, par exemple, rentrer chez moi en étant mal sans que ça affecte ma compagne. Et demander à ma compagne de faire du care pour absorber le dommage que me crée une autre relation, c'est pas valable longtemps.
L'autre effet négatif des relations toxiques quand on est poly c'est qu'elles détruisent, potentiellement, plusieurs relations d'un coup. Une rupture, c'est pas drôle. Plusieurs d'un coup, c'est intolérable.

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 19h54

bidibidibidi
On a l'habitude des relations monogames, on a pas du tout l'habitude des relations polys, donc on part de ce qu'on connaît pour construire ce qu'on connaît pas. Ca prend du temps...

C'est certain que c'est plus difficile quand y'a si peu de référentiel.
Enfin, heureusement, y'en a de +en+.

bidibidibidi
Ca me fait penser au comportement des adolescents (ou jeunes adultes) quand ils découvrent les relations sentimentales. Beaucoup de ces comportements sont en fait hyper violents (notamment vis-à-vis du consentement et du care).

Là encore je pense pas que ce soit tant une question d'âge.
J'apprends encore à mon âge sur le consentement et le care.
Le risque du passage à l'âge adulte, ça peut aussi être de croire que ça y est, c'est bon, on sait faire.
Moi je me suis grave planté sur ce terrain là.

bidibidibidi
En fait, tes messages me donnent l'impression d'une forte dichotomie entre ton esprit et tes tripes, entre ce à quoi tu aspires et conscientises et ce que tu vis et ressens.

Hum, je ne sais pas. Je ne dirais pas ça. Mais bon.

bidibidibidi
En fait, ça peut te paraître stupide, mais je t'encouragerai à trouver quelqu'un à qui tu peux parler de ça. Je ne sais si tu as déjà cette personne (mais le fait que tu le postes sur le forum me fait douter de la chose). Je sens un questionnement intérieur qui tourne en rond.

J'ai pas du tout l'impression de tourner en rond. Bien au contraire.
Mais oui, j'aime bien gratter, pour aller chercher toujours plus loin.
Et le forum est une de mes ressources parmi d'autres. J'aime bien justement multiplier les sources et (re)questionner sans cesse ce que je vis.

bidibidibidi

alinea7
On peut m'opposer qu'étant mono je ne sais pas de quoi je parle, mais pour moi on peut avoir ce type de personnalité et être exclusif.

Je suis totalement d'accord. La définition du polybéral ressemble à la définition de l'égoïste. Celui qui consomme et jouit de la relation sans chercher à la nourrir.

Ah oui tout à fait, mais en étant poly c'est bien pire.
C'est un peu comme si, dans ces cas-là, être poly signifiait être mono+mono+mono (un mono par personne impliquée, amour ou meta). Et tu coup ça peut faire carrément plus de mal.
Être poly c'est (ou ça devrait être) accepter d'avoir beaucoup de responsabilité, et donc être bien +vigilant.e.
Mieux vaut avoir un certain goût pour ça, vu le temps ou l'énergie que ça peut prendre.

bidibidibidi
Je peux pas, par exemple, rentrer chez moi en étant mal sans que ça affecte ma compagne. Et demander à ma compagne de faire du care pour absorber le dommage que me crée une autre relation, c'est pas valable longtemps.
L'autre effet négatif des relations toxiques quand on est poly c'est qu'elles détruisent, potentiellement, plusieurs relations d'un coup. Une rupture, c'est pas drôle. Plusieurs d'un coup, c'est intolérable.

Oui.
Autant le poly peut atténuer des situations difficiles en mono (le care en question, par ex), autant ça peut, par ricochets, les rendre bien pires (effet domino).
Faut trouver le bon dosage et accepter les ricochets.
Mais c'est comme pour toutes les relations au sens large.

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Loou

le dimanche 17 février 2019 à 15h54

J’ai un peu de mal avec le rapprochement entre le polybéral et le style d’attachement évitant. Je trouve le rapprochement des deux un peu stigmatisante pour le coup. Pour moi, polybéral ça évoque un choix qui a une dimension politique alors que le style d’attachement n’est pas vraiment un choix et est d’ordre plus psychologique. Même si le style d’attachement n’est pas une fatalité, il est déjà assez difficile de s’en rendre compte du sien si on n’a jamais entendu parlé de ça, encore plus dur d’essayer de le travailler pour aller vers un attachement plus sain. Je me suis beaucoup intéressé au sujet de l’attachement ces derniers temps et il me semble que les comportements insécures sont enracinés à un niveau biologique et peuvent être liés à l’instinct de survie donc c'est pas comme si on avait une super prise là dessus...

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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Profil

Loou

le dimanche 17 février 2019 à 16h29

Ah oui, je voulais ajouter aussi, puisque on parle de style d'attachement, que je crois qu'en termes de reproduction de la norme monogame, je trouve que le style anxieux y est pour beaucoup aussi, si ce n'est plus que l'évitant. Je pense aux stratégies de contrôle du partenaire par exemple ou le fait de mettre les relations romantiques sur un piédestal... Et dans mes expériences personnelles c'est aussi des personnes qui tendent à cloisonner leurs relations, ne pas trop se soucier des ressentis des autres (notamment des métamours). Enfin, une forme d’égoïsme également mais qui s'exprime différemment, en ramenant tout à soi.

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bonheur

le dimanche 17 février 2019 à 16h47

Loou
... ou le fait de mettre les relations romantiques sur un piédestal... Et dans mes expériences personnelles c'est aussi des personnes qui tendent à cloisonner leurs relations, ne pas trop se soucier des ressentis des autres (notamment des métamours). Enfin, une forme d’égoïsme également mais qui s'exprime différemment, en ramenant tout à soi.

???

En terme de "relations romantiques" indiques tu les personnes qui ne veulent pas sexualiser leurs relations ?

Quel lien avec le fait que ces personnes (je me sens concernée) soit égoïstes et ne se préoccupent pas des autres ? Je me sens d'autant plus concernée que je cloisonne en effet ma relation principale (existante depuis des dizaines d'années) et les relations différentes que je vis par ailleurs.

Peux-tu développer ??? Merci

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