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Les relations multiples, entre féminismes et polyamours

Politique

Tribune critique du blog "Les questions décomposent" sur les rapports et conflits entre polyamour et féminisme.

Cet article a plusieurs autrices. Il est issu d’une réflexion collective d’un groupe relativement mixte en orientations sexuelles, en genres et en avis sur les questions abordées. Cette réflexion a été complétée…

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artichaut

le mercredi 06 juin 2018 à 10h30

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Je vais raconter comment j'ai lu ce (long !) texte et en donner ma lecture.

…et vu le sujet je vais préciser ceci : je suis un homme (cis-hétéro), je ne suis pas féministe, encore moins un spécialiste des féminismes, mais le sujet m'intéresse.

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Au début (titre) je me dit chouette un article qui lie polyamours et féminismes.
Je commence donc avec plaisir et je trouve ça intéressant comme démarche : écrire en collectif, prendre la peine de définir les mots qu'on utilise, penser les mots au pluriel, aller-retour entre historicité et cas concret d'aujourd'hui, etc. bref j'accroche plutôt bien.

Ma première interrogation vient avec ce mini sondage (qui fait que le paragraphe s'orne et s'octroie, via son titre, une autorité sociologique). À la fois je me dis c'est intéressant d'ancrer les choses dans une certaine réalité contemporaine (si on accorde du crédit aux sondages), à la fois je me demande d'où ça sort. Du coup, je fais une recherche web et tombe sur le même questionnaire proposé sur FB par un certain Frédéric. Tiens on dirait que c'est la même personne ? Curieux que ce ne soit pas mentionné. Bon mettant ça sur un oubli déontologique ou une pseudo-évidence, je continue passionnément ma lecture.

Et puis là ça se complique. Plus ça va, plus ma lecture devient ardue, confuse, et moins je comprends où le texte veut en venir.

Sans compter qu'au fur et à mesure le texte s'alourdit d'une surenchère de mots et concepts compliqués (pour se donner un aura de sérieux et d'autorité ?). La palme étant atteinte avec ce paragraphe :


Un tel essentialisme ne peut fonctionner qu’en ayant recours à l’opposition apparence/essence. La diversité historique et sociale (difficile à nier) ne serait qu’une apparence, dissimulant l’essence qu’est l’objectification sexuelle. C’est d’une manière semblable que fonctionnent l’argument de la “pseudo-affectivité” ou le recours au concept d’aliénation. Mais que faire des cas où l’“apparence” résiste de manière éclatante à toute réduction à l’essence auparavant dégagée ?

Franchement, est-il vraiment besoin de convoquer tous ses concepts ? Ou ne peut-on chercher à dire les choses plus simplement ?

Alors je me dis : soit ça tourne autour du pot, soit je n'y comprends vraiment rien (ce qui n'est pas exclu non plus).

Les sources me semblent parfois douteuses (pourquoi donner tant d'importance à tel lien de forum ou telle page facebook ?) ou mal utilisée (comme l'article des fesses de la crémière qui semble être cité pour énoncer une chose, que l'auteur de l'article cité, se défend en commentaire d'avoir voulu exprimer).

Et il me faudra attendre la fin de l'article pour commencer à y voir du sens mais avec le sentiment de m'être fait berner :
le début de l'article mentionne "Son but est de recenser différents types d’arguments féministes en faveur ou en défaveur du polyamour." alors qu'arrivé au bout, il me semble flagrant que le but de cet article est plutôt de prôner "un" courant féministe (matérialisme historique et intersectionnel) contre "un" autre (féminisme libéral et radical). Si c'est le cas j'aurais aimé qu'on me le dise dès le départ. Et avec à mon sens (même si je suis mal placé pour m'exprimer au sujet de l'histoire des féminismes), des approximations et généralisations délicates, des inexactitudes (sur ce qu'est le féminisme radical), jusqu'à l'emploi discutable du terme essentialisme…
…tout ça pour énoncer que finalement le polyamour n'a pas grand chose à voir dans l'affaire (du coup pouquoi parler des polyamours ? était-ce juste une façade pour parler de fémnismes ?)

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Au final, même si je pourrais être en accord avec certaines des thèses énoncées, je trouve ce texte inutilement long et pédant (j'texplique la vie et surtout le féminisme !) et pourtant (c'est ballot) confus et généralisant, avec de surcroît un léger manque d'honnêteté intellectuelle. Ça commence à faire beaucoup. Et je me demande ce que cherche "l'auteur" qui à passé autant de temps (?) à écrire un tel article…

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Et rétroactivement, je ne peux m'empêcher de me poser certaines questions :

- rajouter un S à féminisme, avait-il pour seule vocation de mieux en flinguer une partie ? (je sais bien que que c'est pas nouveau de penser les féminismes et que les féministes le font, je parle juste de ce que ça produit ou cache dans cet article)

- la mention de texte collectif (cet article est signé d'un groupe, on voudrait en savoir plus sur le dit groupe), ne sert-il pas à déguiser un texte écrit par UNE personne …et juste relu et annoté par quelques autres (en effet des notes semblent avoir été rajouté après-coup, mais comme pour se justifier et/ou se dispenser de réécrire tout le texte).

- la mention d'autrices (sous couvert d'utiliser le féminin neutre, pourtant ensuite quasi jamais utilisé dans l'article, à l'encontre de ce qui est pourtant énoncé en entête) sert-il a se présenter en femme pour cautionner le fait (en tant qu'homme ?) de parler de féminisme ?

Je ne demande pas forcément des réponses, ni ne prétend en connaître déjà les réponses. Mais juste je me pose sérieusement ces questions.

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(Et désolé pour le pavé après le pavé)

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Siestacorta

le mercredi 06 juin 2018 à 12h22

artichaut

Au final, même si je pourrais être en accord avec certaines des thèses énoncées, je trouve ce texte inutilement long et pédant (j'texplique la vie et surtout le féminisme !) et pourtant (c'est ballot) confus et généralisant, avec de surcroît un léger manque d'honnêteté intellectuelle.

L'honnêteté intellectuelle, je me prononcerai pas non plus ; mais j'ai ressenti aussi un trop grand écart entre l'ambition affichée et la rigueur pratiquée.
C'est frustrant, parce qu'il y a dans le texte des idées que j'ai envie de soutenir...

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FredCLK

le mardi 21 août 2018 à 16h44

Hello,
Que d'accusations :-(
Le texte original a un lien direct dans le texte vers le sondage facebook, mais l'éditeur de texte ici est peu pratique, j'ai oublié le lien (et probablement d'autres) à la retranscription.
L'autrice principale a un utérus, est philosophe féministe (début de doctorat) et militante, elle a (donc ?) un avis autorisé, je suppose. Le style était encore bien plus universitaire à l'origine, mais a été retravaillé, annoté, enrichi par plusieurs personnes. Ce style est vraiment involontaire : c'est juste qu'on apprend à écrire comme ça à l'université. Hésitez pas à visiter mon blog, le style est plus léger ^^
Le manque de rigueur ou brouillon peut probablement être plutôt attribué à l'aspect collaboratif. On a pas mal chamboulé la structure globale au cours de la rédaction.
Niveau objectivité, y'a que sur la conclusion qu'on s'en est librement affranchi (et c'est déclaré). Même si l'objectivité est difficile à approcher, on a essayé de présenter honnêtement les arguments parfois opposés des diverses militantes. On avait une équipe de départ assez mixte (pour recueillir l'essentiel des différents arguments qu'on voulait exposer), et en plus on a posté chaque partie sur des groupes radicaux, intersectionnels, etc. pour recueillir les commentaires et corriger les inexactitudes.

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FredCLK

le mardi 21 août 2018 à 16h53

Je viens aussi de tilter qu'à la retranscription on a perdu le chapô de la conclusion : "Cette conclusion expose le point de vue de l’autrice principale de cette série d’article. Les articles parus sur ce blog se sont largement inspirés d’articles déjà publiés, dont vous pouvez découvrir un sélection dans la section « références » ci-dessous. N’hésitez pas à ajouter vos suggestions de lectures dans les commentaires."

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gillou (invité)

le jeudi 13 septembre 2018 à 12h13

non mais vous êtes sérieux ?

C'est quoi cette politisation du mouvement polyamoureux ?
Vous voulez tuer le mouvement en le rendant ridicule et inbittable pour 98% de la population ?

"Autrement dit, la non-exclusivité serait à l’objectification hétérosexuelle ce que le néolibéralisme est au capitalisme : son expression la plus débridée et complète. Objectification hétérosexuelle et capitalisme peuvent même être confondus en une seule structure socio-historique faisant des corps féminins des objets disponibles et interchangeables : le “capitalisme sexuel” ou l’“individualisme patriarco-libéral”"

hahaha

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