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Polyamour Quantique

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Nicolas_Fox

le vendredi 04 septembre 2015 à 03h58

Siestacorta
Oh, on en parlait avec Vaniel, et il a développé un point important sur la métaphore quantique... faudrait pas la pousser trop jusqu'au bout, jusqu'à dire à quelqu'un, "il y a une infinité d'univers possibles, donc dans l'un d'eux, nous sommes ensemble, que ça te plaise ou non. Donc, on va y aller...".

c'est en effet oublier que dans cet univers la chaîne de causalité aura été totalement différente, donc les personnes sont totalement differentes au final. Ainsi toi et moi ne le sont pas.

Siestacorta
(les anges ont par ailleurs un rapport avec la physique quantique, mais faut connaitre le Docteur).

don't blink !! Sinon tu vas devoir expliquer tu as des relations à divers endroit eloigné dans le temps en plus de l'espace et des dimensions ;)

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LuLutine

le vendredi 04 septembre 2015 à 21h07

Siestacorta
Oh, on en parlait avec Vaniel, et il a développé un point important sur la métaphore quantique...

Ah, ça doit être la mode en ce moment ! :D

Cet été à La Grange on parlait avec Red des relations de Schrödinger. Celles dont tu ne connais pas trop l'état tant que t'as pas ouvert la boîte...ce qui rend pas mal de poly à peu près incapables de compter leurs relations !
(Et si en plus t'es anarchiste relationnel, ben là c'est carrément impossible, puisque tu ne fais pas de hiérarchie entre relations amoureuses, amicales etc.)

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artichaut

le lundi 03 juin 2019 à 20h00

J'aime beaucoup l'intégralité du post initial de 2015 de @centaure77. Et aussi son incontournable conclusion :

centaure77
le polyamour est inobservable et in-quantifiable mais cela ne l’empêche pas d’exister !


Pour une vision plus ressérrée, je rajoute cette citation, qui recentre la quantique, en tout cas schrödingerienne, sur une forme +particulière de relation (pas forcément poly, du reste) :

kill-your-idols
Une relation de schrödinger pourrait être: "on est ensemble. ou pas" (c'est le cas typique de toutes les relations où on ne sait pas où on va)


Et je voulais commenter cela aussi :

Siestacorta
Sauf que, comme le chat de Schrödinger, il y a un moment où on ouvre la boite, et dès lors, on sait s'il est en vie ou non. L'indétermination, ça marche quand on arrête d'observer.

Sauf que, on ouvre pas forcément la boîte…
Il y a des êtres qui resteront toujours plein de mystère.

Et puis même boîte ouverte, pour savoir si le chat est vivant, il faut l'observer. On n'en finit jamais avec le principe quantique.
On aura beau être en relation, on n'aura jamais accès à l'autre dans sa complexion.

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oO0

le mardi 04 juin 2019 à 00h14

@ Artichaut - Merci pour le fil et l'éclairage.

Celui-là me fait bien rire !

Bobcat
Ce commentaire a été approuvé par le C.R.R.A.L.O.C.S*

*Comité Révolutionnaire des Relations Amoureuses Liquides, Organiques et Consensuelles de Schrödinger

L'amour liquide - La fragilité des liens de Zygmunt BAUMAN, j'imagine.

Sa simplicité me plaît :

LuLutine
... relations de Schrödinger. Celles dont tu ne connais pas trop l'état tant que t'as pas ouvert la boîte...ce qui rend pas mal de poly à peu près incapables de compter leurs relations !
(Et si en plus t'es anarchiste relationnel, ben là c'est carrément impossible, puisque tu ne fais pas de hiérarchie entre relations amoureuses, amicales etc.)

Inquantifiable, mais aussi inqualifiable ? Accepter de vivre sans savoir où on va, ensemble ... ou pas. Cela me rappelle Montaigne à propos de La Boétie : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi."

Centaure77
Amitié ? Amour…on répète plutôt la formule « relations consensuelles »…bon en même temps relations consensuelles ça n’engage pas bien loin puisque la définition de consensuel c’est « par consentement des parties », l’opposé c’est relation conflictuelle.

"Est-ce que tu veux jouer avec moi ?" C'est l'enfance de l'art du consentement : tout un art de vivre ensemble, de s'éviter les conflits ou de traverser leur épreuve pour en ressortir avec une confiance mutuelle grandie. Dans l'oubli de soi du jeu le temps se fond dans l'instant, il n'y a plus d'observateur. Et quand la boîte du chat (auquel jouer) s'ouvre à nouveau pour rentrer à nouveau dedans - "Chat es-tu là ?" - il y a ou il n'y a plus de chat. Le jeu ne sais pas où il va, peut s'arrêter et reprendre à tout moment ... ou pas, il reste la joie du temps passé ensemble.

L'amitié n'a pas besoin de se définir, encore moins de projets pour se définir, mais ne s'interdit pas de se définir des projets. Les ami.e.s ne se comptent pas, mais comptent pouvoir se voir et se revoir dès que possible. C'est la joie de compter l'un pour l'autre, le réconfort de pouvoir compter l'un sur l'autre dans les moments de peine. Pas plus qu'ils ne se comptent, les ami.e.s ne se limitent en nombre, il n'est pas nécessaire d'être ami.e pour se comporter de manière amicale. Ainsi, des liens qui s'apprennent à se nouer dans le libre jeu de l'enfance portent des fruits bien plus loin que l'amitié.

L'un des chemins qui m'a amené ici, c'est de ... ne pas descendre en dessous de l'amitié en amour. En amour ?!? Une amoureuse ? En tous cas, pas moins qu'une amie.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Polyamour.info

le mardi 04 juin 2019 à 00h36

@oO0 tu semble avoir un problème de balise dans ton message.

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oO0

le mardi 04 juin 2019 à 00h44

Polyamour.info
@oO0 tu semble avoir un problème de balise dans ton message.

Merci, ce n'est pas que dans mon message d'ailleurs, les problèmes de balise :-D

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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artichaut

le mardi 27 octobre 2020 à 19h49

Je voudrais rajouter une couche dans la réflexion quantique des relations.

Certes il y a le quantique des relations à l'autre. Mais il y a le encore+ quantique des relations meta.

Et s'il est vrai que la polyamorie à surtout à voir avec les relations de l'autre et non la relation à l'autre (cf par ex 1, 2, 3, 4…), à savoir notre rapport meta aux relations, la dimension quantique, ou pour être +précis la dimension non-obervable prend alors toute son importance.

Être en polyamorie, c'est accepter de ne pas savoir, ou d'en savoir infiniment peu.
Et d'ailleurs, comme en physique quantique, toute observation modifierais nécessairement ce qui est regardé : une relation meta se transforme dès que l'on y mets son nez (ou son œil).

Peut-être la compersion est-elle une manière de gérer cette incertitude : puisque je ne peux pas savoir ce qu'est cette relation à laquelle je n'appartiens pas, et pour laquelle "je ne peux donc pas ressentir d'émotions", je choisis (consciemment ou inconsciemment) d'être heureux pour l'autre (la personne avec qui je suis en relation). En fait j'adapte mon émotion à celle de l'autre.

Inversement, ou pareillement, la jalousie serait une émotion directement lié à cet état d'incertitude, et le besoin d'être dans ou de revenir à une physique +classique (réinstaurer la gravité et reposer les pieds sur terre).

Il me semble que sur ce forum, on consacre bien trop peu de discussions à questionner la spécificité de ce lien meta, si particulier, et si intimement lié à la polyamorie (voire nécessaire et suffisant à la définir).

Le lien meta c'est la terra incognita par excellence. À la fois le territoire inconnu au sein de ce-territoire-inconnu-qu'est-la-polyamorie. À la fois ce qui constitue la teneur même de ce lien que l'on ne saurait connaître, puisqu'il ne nous appartient pas (encore moins que tout autre).

Le lien meta c'est le quantique à l'état pur.

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alinea7

le mardi 27 octobre 2020 à 20h50

Ça me parle, merci. Je trouve aussi que la gestion du lien méta pourrait être plus approfondie, ça m'intéresse. :-)

Je vois un lien entre la capacité à gérer l'incertitude (et se sentir malgré tout en sécurité) et l'aisance avec la possibilité d'existence de métas.

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oO0

le mardi 27 octobre 2020 à 21h04

artichaut
Je voudrais rajouter une couche dans la réflexion quantique des relations.

Certes il y a le quantique des relations à l'autre. Mais il y a le encore+ quantique des relations meta.

[...], c'est accepter de ne pas savoir, ou d'en savoir infiniment peu.
Et d'ailleurs, comme en physique quantique, toute observation modifierais nécessairement ce qui est regardé : une relation meta se transforme dès que l'on y mets son nez (ou son œil).

Reconnaître l'autre sans le connaître, l'altérité brute.

Même la compersion me semble invasive, se réjouir de la joie de l'autre ce peut être participer à une joie dont le partage n'est pas souhaité comme tu le suggère très bien avec ce filage de la métaphore quantique.

La bienveillance, vouloir le bien de l'autre ? Une amitié anonyme. Selon Aristote, c'est l'amitié qui nous inspirerait le mieux la bienveillance, la volonté du bien de l'autre. Une volonté qui reste à l'état de disposition intentionnelle, sans action ...

... comme il s'agit de laisser la boîte fermée, de respecter et préserver une intimité où nous ne sommes pas conviés, ce qui n'empêche une attitude conviviale.

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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bonheur

le mercredi 28 octobre 2020 à 09h45

Bonjour @oO0, de retour :-D . Comment vas-tu ? Heureuse de te lire à nouveau :-D

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oO0

le mercredi 28 octobre 2020 à 11h25

Bonjour @bonheur,

ça va, et toi ? (Je te propose de se répondre en privé.)

Je suis sûrement davantage de passage que de retour, car je me sens ailleurs dans le temps de ma vie même si je me sens toujours proches des questionnements partagés ici.

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