Polyamour.info

Drya

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(France)

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Discussion : Je t'aime... je te quitte...

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Drya

le mardi 29 juillet 2014 à 12h59

...alors "je t'aime... je te quitte"? j'ai essayé, pour essayer de retrouver un équilibre face à ce vide, prendre l'initiative du départ pour ne pas/plus le subir.... Finalement, ça change un petit quelquechose, peut-être même que ça va provoquer une réaction, mais sinon ça reste un leurre, car le vide demeure, et en plus on se sent coupable de lui avoir donné un caractère définitif.
Parfois on finit naturellement par se lasser d'attendre que ce vide se comble et on finit par en vouloir suffisamment à l'autre pour se dire que finalement il/elle ne nous mérite pas.

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Discussion : Je t'aime... je te quitte...

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Drya

le mardi 29 juillet 2014 à 12h43

gcd68
Je vois que non, je ne me fais pas du tout comprendre :-( . J'abandonne :-/ C'est pas grave.

Je pense comprendre. C'est toujours une question d'équilibre, mais pas seulement personnel, parce qu'une relation n'en remplace pas (forcément) une autre. C'est pas parce qu'un parent n'a pas assez de nouvelles à son goût d'un de ses enfants que sa relation avec ses autres enfants lui suffira pour se dire "tant pis pour la relation avec celui-là". C'est pareil avec les amours, et ce n'est pas seulement dû au temps passé ensemble, mais plus à la correspondance et l'affinité avec cette personnalité en particulier.

Alors oui, comment se passer de quelqu'un qui est ET représente tant de choses pour soi? Accepter qu'il/elle compte beaucoup pour soi alors que ce n'est pas réciproque, c'est dur aussi, mais on peut apprendre à vivre avec. Mais vivre avec cette absence et cette peur qu'elle devienne définitive, qu'elle devienne une relation morte constituée plus que de souvenirs à ruminer...? c'est une tristesse qui accompagne au quotidien et qui ne s'éteint pas, parce que ça touche bien plus que cette unique relation/perte/personne, c'est sa vie qui est entâchée de ce vide et toutes les autres relations sont conditionnées par cette question: et si cette personne devenait aussi importante, puis disparaissait?

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Discussion : Je t'aime... je te quitte...

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Drya

le vendredi 27 juin 2014 à 17h20

Le manque de réciprocité dont tu parles gcd68, c'est quand même là la question d'une "relation", on peut certes se nourrir unilatéralement, mais encore faut-il que l'autre apporte quelque chose, même si ce n'est pas volontairement pour construire la relation, en tout cas il faut un contact. Sinon ce ne sont que des souvenirs et rien de vivant. Comme on m'a dit justement sur ce forum il y a longtemps, une relation c'est comme une plante, c'est vivant, c'est pour ça que ça s'entretient! sinon ça meurt.
C'est cette mort de la relation qui m'effraye tant dans l'absence ou la mauvaise qualité des échanges. Plus la personne compte pour moi, plus je perds une partie importante de ce que je suis, car je ne peux plus m'y nourrir.

Comme disait lili-lutine (je crois)
"quel sentiment de paix quand vient le moment où je regarde cet autre tel qu’il est, exactement là où il aime être avec moi, quand j’arrive à respecter ce qu’il aime dans notre relation, quand j’arrive à me nourrir pleinement de ce qui m’affamait avant."
C'est bien ce que j'attends au fond, c'est pour ça que je suis encore et toujours patiente, car le fond y est, (pour parler encore botanique) le terreau est riche, encore faut-il trouver comment parvenir à "là où il aime être avec moi" s'il ne laisse aucune porte ouverte, parce qu'il semble qu'il se méfie de moi, de ce que je représente ou ne représente plus. "Là où il aime être avec moi" devient un lieu inaccessible parce qu'il coupe chaque fois les ponts pour y parvenir même quand c'était imminent. Mais je sais bien que ce dont il a peur ce sont MES sentiments, mais ma grande question, c'est comment faire pour que mes sentiments soient vivants tout en n'étant pas "envahissants" pour lui? s'il refuse le contact, comment reconstruire une relation sur un mode différent? on a beau dire que c'est de la lâcheté, de l'incompréhension ou n'importe, le résultat est qu'il me coupe l'herbe sous le pied et que ça me fait souffrir de voir mourir cette relation qui a été si belle et pourrait tant fleurir, même si les fleurs changent de couleur.

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Discussion : Mon bilan… Et ma tristesse

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Drya

le mardi 17 juin 2014 à 14h41

C'est pas forcément constructif ce que je vais dire, mais j'identifie clairement un phénomène que je vis très souvent: à force de vouloir forcer l'autre à discuter ou à avoir l'initiative de la discussion tandis que l'autre prétend ne pas avoir besoin de discuter mais qu'il le fait "pour faire plaisir", ça finit effectivement par donner une impression de dépendance (soi) et de condescendance de l'autre... Rétablir l'équilibre, c'est pas facile, et quand en plus au final on obtient pas les réponses qu'on attend, parce qu'elles restent vagues ou incohérentes et pas constructives, ça maintient dans le cercle vicieux du "c'est toi qui demande à discuter et je suis bien gentil d'accepter de me prêter à ce jeu pour te faire plaisir". Bref, y'a plus qu'à trouver un moyen de lui laisser l'occasion de faire un pas à son tour vers toi/la relation/surtout la construction.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : Des sentiments en trop

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 21h00

C'est bien le problème. Seulement c'est moi qui en souffre et qui n'arrive pas à vivre pleinement ma vie. Pourquoi?
Certaines personnes sont irremplaçables et j'ai l'impression de vivre un double improbable et très fade de ma vie "pleine", comme c'était le cas avec lui. On a beau se dire que c'est comme ça, qu'on a fait du mieux possible, qu'on ne peut pas vouloir pour deux, même qu'on est très heureux avec d'autres, etc. et lui laisser sa vie en évitant de lui demander des comptes... y'a quelquechose qui rend dingue dans tout ça, et surtout qui empêche de se donner pleinement dans le reste de sa vie et de ses relations. 5 ans après je n'ai pas encore trouvé le remède, peut-être que comme tu dis, gcd68, "c'est très frustrant d'être mal écouté. Pour moi encore plus que la déception." et qu'il faut vivre avec. Durdur...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : Des sentiments en trop

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 15h20

Effectivement, c'est toujours le silence radio alors qu'on attend une réaction qui met en colère et rend dingue, même si ma situation est un peu inverse: j'ai passé 10 ans de bonheur et de complicité avec lui, maintenant j'attends un bébé de quelqu'un d'autre, je suis aussi heureuse que possible, mais je souffre en même temps terriblement de vivre ça sans lui parce qu'il est resté muet et indécis au moment où j'avais besoin de lui pour résoudre NOS soucis, me laissant dans le noir à devoir prendre les décisions seule puisqu'il ne me suivais sur rien, quoi que je propose. J'ai dû le quitter parce qu'il me laissais seule, pourtant il en a souffert autant que moi. Alors pourquoi?
Je te souhaite qu'un jour vous puissiez vous accorder, puisque manifestement, vous au moins, vous retrouvez régulièrement.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : Des sentiments en trop

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 13h48

Ca faisait un moment que j'étais pas passée, mais voici un sujet sur THE phénomène à l'origine de ce qui m'empêche toujours de vivre, 5 ans après la rupture!

Je reprends la citation de gcd68, qui cite elle-même un auteur en début du fil:

"Le grand amour est moins lié au besoin de sécurité qu'au fait d'être choisie par quelqu'un qui vous comprend et vous adore. Comprendre qu'on a été choisie gratuitement est aussi important que se laisser aller et donner. C'est une étape paradoxale : il faut d'abord déverser son propre amour et s'abandonner à l'autre pour bien recevoir l'amour de l'autre. Les bienfaits se répondent."

Le hic, c'est quand l'autre ne nous permet pas de déverser notre propre amour et ne nous laisse pas nous abandonner. Si l'autre nous interdit de donner, comment recevoir ? Les bienfaits ne se répondent pas... "

Malgré les amours qui ont suivi une certaine rupture, je reste incapable d'aller de l'avant sans regretter de vivre cette vie sans lui, j'ai du mal à dire précisément pourquoi c'est impossible de m'en remettre, mais l'impossibilité de l'exprimer en étant entendue et comprise, le refus de sa part d'expliquer et de s'excuser de son comportement, ça joue beaucoup je pense, ça reste "sans explication".
On peut se lasser de ce genre de comportement et passer à autre chose, mais pas quand c'est seulement la rupture qui se passe comme ça, alors que le couple semblait si solide et complice, quand on sait que ce n'était pas un trait de caractère "caché" qu'on découvre soudainement.

Je suis pas très claire peut-être, mais par rapport au sujet, je crois que devoir s'imposer de la distance avec quelqu'un pour lui laisser de l'espace pour reconstruire une relation au moins amicale, alors qu'on n'a eu aucune des réponses qu'on attendait pour pouvoir comprendre et accepter, ça rend impossible de vivre pleinement la suite sans regret.

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Discussion : Notre opacité paradoxale

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Drya

le mardi 26 février 2013 à 14h34

..Comme quoi, il est bien plus facile, et parfois constructif, de se confier à des inconnus plutôt que des connus, mais (diantre!) "mon" petit coin de confidence est envahi par des connus surtout pas destinataires, que faire?!!!
Bah déjà on peut reconnaître que si les discussions en arrivent à "y'a trop de monde sur mon forum préféré" et que la proportion de fils "rencontre PA à tel endroit (comme toutes les semaines/mois)" est très majoritaire sur les fils de type "confidences de mes problèmes", c'est que vous avez gagné votre pari de faire connaître ce mode de vie et de faire des émules ;)

Félicitations!! et merci pour votre présence, même si pour vous les "débutants" dans ce questionnement (chaque fois révolutionnaire) sont pour vous du vu et revu "allez voir dans les fils précédents"...
Alors, victimes de votre succès?! Bonne continuation à vous!

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Discussion : Faire souffrir celui qu'on aime parce qu'il en aime simplement une autre

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Drya

le mardi 03 janvier 2012 à 17h32

Bon courage, que 2012 soit apaisante après la tourmente :)

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Discussion : Faire souffrir celui qu'on aime parce qu'il en aime simplement une autre

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Drya

le mardi 03 janvier 2012 à 17h30

Pour avoir été voir un psy un certain temps (sans résultat réel d'ailleurs), je dois dire que j'ai encore honte d'avoir été exposer mes pensées et situations intimes, mes faiblesses, mes larmes, mon problème en plus parfaitement banal etc, à quelqu'un qui finalement n'a pas pu m'aider... Ce que je trouvais surtout frustrant, c'est de ne pas obtenir de réponse, j'avais l'impression de mouliner toute seule pour ressasser seulement des choses que je savais déjà et, en plus, douloureuse.
Mais ça aurait pu marcher, et après tout, "c'est son job" ^^
Ce qui aide, c'est aussi justement de DIRE certaines pensées, raisonnements devant un inconnu, parce que c'est là que ça prend une valeur concrète: là on pèse beaucoup plus ses mots et la vérité de ce qu'on affirme, plus que devant des amis à qui, comme à soi-même, on se permet plus de dire des choses "en l'air".
Faut pas hésiter à changer de méthode (par ex. passer à une psychanalyse) ou de psychologue si on arrive aux limites de celle qu'on avait choisie.

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Discussion : Faire souffrir celui qu'on aime parce qu'il en aime simplement une autre

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Drya

le vendredi 25 novembre 2011 à 15h51

Bonjour lets
je suis tellement désolée de ce résultat, je sais à quel point c'est comme la fin du monde de perdre une telle relation, et rien n'est pire que se sentir si impuissant après avoir essayé du mieux qu'on a pu, de tout son cœur.
Je crois que la seule chose qui aide à surmonter cette culpabilité qui vient de soi-même, pour continuer à vivre, c'est se dire qu'on a fait du mieux qu'on a pu avec les moyens du bord du moment. Tu n'étais pas préparée, tu as essayé différentes solutions en commençant par celles qui te semblaient les plus évidentes ou efficaces, avec tes principes et tes idées du moment, et à force de chercher tu as exploré d'autres voies pour arriver à celle de comprendre pourquoi sa recherche d'une partenaire supplémentaire lui était si nécessaire.
Je me souviens qu'on a longuement discuté de vos parts de responsabilités à chacun et de comment retrouver un terrain d'entente, mais au final, la responsabilité compte peu: c'était pas possible à ce moment-là, car il a fallu du temps pour faire ce chemin et le reste n'a pas cessé d'évoluer pendant ce temps, dont sa lassitude, la difficulté de te soutenir sans pouvoir faire à ta place le travail qu'on peut faire uniquement soi-même.
Ne culpabilise pas, dis-toi seulement que tu as fait tout ton possible et que, malgré la douleur, tu as avancé, tu as découvert d'autres perspectives. Qui sait ce que réserve le futur: comme on ne le connaît pas, tout est possible... ;)

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Discussion : Coup de déprime amoureuse?

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Drya

le jeudi 16 décembre 2010 à 11h46

Je passais juste faire un coucou, j'arrête de cogiter, ça me mène nulle part pour le moment.
Passez de bonnes fêtes :-)

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Coup de déprime amoureuse?

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Drya

le mercredi 15 décembre 2010 à 15h39

Je vois que les passeurs passent et restent (+)

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Discussion : Une sexualité épanouie peut-elle se passer de tiers?

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Drya

le mercredi 15 décembre 2010 à 15h37

titane
je ne me souviens pas de l'inverse...

Je préfère me souvenir des points de rencontre, pas des discordes qui éloignent... à défaut de perspectives, je carbure à autre chose ces temps-ci, fumée et neurones.

Pour revenir au sujet, ça doit être frustrant parfois d'être un tiers... est-ce mieux que choisir d'être un tout (seul) ou un seul à deux têtes? humpfr...

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Discussion : Le doute...

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Drya

le samedi 13 novembre 2010 à 15h42

Juste une façon de voir les choses: toi seule peut comprendre tes priorités et te donner les moyens d'obtenir ce que tu cherches.
J'ai eu une période où j'avais soif de toujours connaître plus de gens différents, ensuite j'étais fatiguée du "toujours nouveau", je me suis concentrée sur l'approfondissement des relations que j'avais déjà, maintenant ces relations ne me suffisent plus, je les garde et je n'ai pas soif de beaucoup de nouveau, mais je dois me donner les moyens de me renouveler, renouveler mon entourage, et ça passe par s'intéresser à nouveau à des personnes encore inconnues, même si maintenant beaucoup d'enjeux gravitent autour de cette démarche qui la rendent moins faciles.
C'est juste un exemple, mais parmi toutes les options que tu garde sous le coude, ce sont tes priorités du moment qui vont t'orienter: ne pas perdre cette personne précisément? continuer à explorer des relations nombreuses et différentes? aller plus loin dans certaines? on en revient à la question du temps disponible, c'est aussi un "espace d'esprit" disponible, on en peut pas tout faire à fond.

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Discussion : Les sentiments par les hommes

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Drya

le jeudi 11 novembre 2010 à 13h25

KIKI
Parcequ'il s'agit bien de cela, non d'une histoire d'amour mais d' une histoire "d'aimer"...

<3 C'est désarmant de simplicité et de justesse, j'adopte autant que Gin!

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Discussion : Amour au naturel ?

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Drya

le jeudi 11 novembre 2010 à 13h22

J'ai pas tout suivi, mais globalement, l'exclusivité et le PA se complètent de manière typiquement humaine, et on retrouve ce "paradoxe" dans toutes les religions et philosophies: c'est d'un côté la recherche sans fin de la perfection et de l'absolu inaccessibles malgré, et même dans, l'imparfait - de l'autre l'acceptation de l'imparfait et de composer avec, "au mieux", sans absolu, pauvres mortels que nous sommes ("Dieu" comprendra et nous pardonnera, c'est très bien comme ça...) le tout EST l'humain.

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Discussion : Souffrez vous d'être polyamoureux ?

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Drya

le mercredi 10 novembre 2010 à 09h31

Quand je parle de projets comme une famille, c'est un exemple (mais sur ce forum je n'ai vu presque que des gens sans enfants ou ayant déjà des enfants avant de passer au PA), et je cherche à comprendre ce qui pose tellement problème dans l'idée de "diviser" les sources? alors que ça permet justement d'accepter plus facilement que quelqu'un ne soit pas complètement comme on aimerait et donc de l'aimer plus entièrement car on peut aller chercher ailleurs ce qui nous manque chez lui.
Mais je ne crois pas qu'il y ait de vraie réponse à ça, mais c'est une question qui revient souvent en filigrane et liée au besoin de stabilité il semblerait.

Message modifié par son auteur il y a 12 ans.

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Discussion : Souffrez vous d'être polyamoureux ?

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Drya

le mardi 09 novembre 2010 à 14h54

Je comprends mieux ce que tu voulais dire, merci pour l'explication :)
J'essaye au passage de comprendre ce qui donne ce sentiment d'insécurité permanente. On a beau théoriser, concrètement sentir qu'on ne vaut pas mieux que d'autres, ça va quand on n'a pas d'envie d'ancrage ou de fonder une famille par exemple...

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Discussion : Souffrez vous d'être polyamoureux ?

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Drya

le mardi 09 novembre 2010 à 14h47

Théoriquement, je comprends bien ce que tu veux dire, mais concrètement, je n'ai jamais eu l'impression de choisir volontairement mes relations: soit je m'y sentais bien et ça passait, soit je ne m'y sentais pas bien et ça cassait, et pareil pour l'autre même si quand l'un se sent pas bien, l'autre le sent aussi. Mais je n'ai jamais "choisi" d'être amoureuse, donc je dépends des sentiments de l'autre, que lui-même ne contrôle pas... donc à tout moment on peut me dire "ça marche plus, j'y peux rien, dégage".

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