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Des sentiments en trop

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(compte clôturé)

le mardi 10 juin 2014 à 20h15

Bonjour Madame la droïde. Bisous Madame la droïde. Une prochaine visite à Madame la droïde. Bip et certainement à bientôt. Point.

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Dreltak

le mardi 10 juin 2014 à 23h04

Sauf que si ça continue, la droïde va choper un cœur en celluloïds.... :/

https://www.youtube.com/watch?v=ewcdKeT8lHU

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 11 juin 2014 à 12h10

Quelque soit la nature du coeur, l'important c'est d'en avoir un. Madame la droïde en a conscience. Comprendre qu'elle se protège d'une humanité trop imparfaite à ses yeux. Patiente, la connexion reviendra entre les yeux et le coeur. Parfois, l'évolution est douloureuse, pour soi mais aussi pour ceux qui nous aiment... Aimer est vouloir le bonheur de l'autre, mais l'humain, s'il n'avait pas de bas, ne s'apercevrait même pas du bien être procuré par les hauts, ou même par ce juste milieu qui constitue notre quotidien habituel.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Alygator427

le mercredi 11 juin 2014 à 14h55

hha pourquoi je suis aussi pessimiste. La patience, c'est bien, je crois que je suis patiente, je suis très patiente même parce que je ne vais mais alors pas vite du tout, alors ça me semble étrange quand je vais plus vite que les autres.
Ok, derrière le métal je crois que j'ai un truc capable de faire du bruit et d'avoir mal. Mais sous trois tonnes de blindage c'est lointain.
Derrière la carcasse de droïde, j'ai des écailles.

Bon je crois que j'ai encore un espoir. Je veux croire que je suscite un peu d'intérêt. Que je ne sois pas seule à ressentir des trucs. Je les ai cacher. Soit, mais tout détruire est-ce réalisable. C'est différent, mais ça existe encore.
Peut être peut on aimer quelqu'un contre son grès. Enfin, après se qu'il en pense, c'est mes ressentis ils ont le droit d'exister, comme les siens en même temps. Et si il ne les respecte pas, et que je ne les respecte pas non plus.... c'est comme si je me remettez en cause. Oui je me remet en cause assez facilement. Et je n'ai pas envie d'attraper une maladie dans dix ans parce que j'ignore ce que je suis.
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Lulutine ce que tu écris, ici et sur d'autres postes me parlent souvent, merci.
et gcd68 j'aime bien te lire aussi.
Alors merci de participer à ces questionnements.
J'écris comme je pense sur le moment, alors c'est très disparate, mais je vais poursuivre le fil et tenter de retrouver ce que j'ai bien perdue.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 11 juin 2014 à 18h08

En amour, nous sommes je crois tous amené à remettre en cause. C'est inutile, souvent, mais je pense nécessaire. Oui, on peut aimer quelqu'un contre son gré, parce que ce sentiment est en nous, qu'il nous appartient, même s'il ne trouve pas de résonance.

Moi, dans ces cas là, je ressens de la colère. Une colère que je suis capable de conserver, sachant qu'elle ressortira un jour, pour faire mal (y compris à moi). C'est mon mode de fonctionnement à moi. Je n'enferme pas, je pacifie pour mieux faire ressurgir le moment venu. Un moment que je ne connaitrais peut être pas, ou peut être que oui, la vie parfois remet sur notre route, de manières inattendues, des personnes surgissant du passé. Je désirerais alors utiliser cette colère pour exprimer ma douleur mais aussi et surtout comme d'une piqure de rappel. En attendant, ma colère est là, latente, faisant partie intégrante de moi. Elle dort, gentiment, alors elle ne me dérange pas. Elle est un élément constitutif de moi, attendant son heure...

Tu vois, je n'ai pas de blindage, de carcasse, ni d'écailles, ça ne me correspondrait pas, mais j'ai aussi un truc capable de faire du bruit et d'avoir mal. Nous avons tous ce truc, c'est aussi lui qui nous fait écrire ici et je pense que ce que tu exprimes n'est pas disparate. Sans doute retrouveras tu un "autre chose" que ce que tu as perdu. L'important est d'être soi.

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Alygator427

le mercredi 11 juin 2014 à 19h35

Je comprends ce que tu dis sur la colère, je crois en avoir ressenti un peu au début, j'était en colère d’être déçu, mal écouter. J'était en colère de m'être fait avoir ou encore d'être triste. Je me sentait ignorer, j'aurais voulu dire des tas de choses. Et puis c'est passer. En prenant du recul, ce n'était pas forcément adéquate et nécessaire de dire ce que je ressentait, mais c'était important pour moi de les ressentir, que je comprenne pourquoi, je ne voulais pas le partager pour blesser ou être maladroit inutilement.
Et puis les choses évoluent doucement, ça s’apaise.
Après tout on ne contrôle que soi (et encore). J'essai de faire au plus simple, mais souvent je m'oublie. Je n'aime pas m'imposer, ni les conflits. Mais je me penche sur le sujet.

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le mercredi 11 juin 2014 à 20h23

Oui, c'est très frustrant d'être mal écouté. Pour moi encore plus que la déception. Je confirme que c'est très difficile de se sentir ignoré et encore plus quand l'autre, enfin je veux dire la personne concernée, fait en sorte de ne pas te laisser t'exprimer. Je crois que c'est cela qui me met le plus en colère et j'ai une relation amoureuse, ayant pour origine un coup de foudre, une passion qui ne s'est jamais estompée, qui a l'art de ne pas vouloir m'écouter et de m'empêcher de m'exprimer. Je l'appelle mon fantôme car il apparait aussi subitement qu'il disparait. Je lui en veux énormément. Ma colère est plus dirigée à son encontre qu'envers moi-même. Si un jour il réapparait, ce sera avant toute chose règlement de compte et reconnaissance du lien, sinon, c'est moi qui jouerait "les filles de l'air". Je me moquerais alors d'être maladroite ou de le blesser. Parfois, trop c'est trop. La colère est le résultat aussi sans doute de ce que tu dis quand tu indique que tu ne veux pas t'imposer, ni toi, ni les conflits. Surtout si ça doit retomber sur une épouse innocente qui verrait ses idéaux s'effondrer, parce qu'un mari ne veut pas faire souffrir inutilement. Il a donc éliminer de sa vie l'objet de la souffrance inutile... moi.

C'est toujours nécessaire de dire ce que l'on ressent et quelque soit la situation c'est adéquate. Par contre, je sais que comme moi, tu es entourée également de personnes bienveillantes qui te comprennent, ou au moins t'écouteront, même si elles ne sont pas directement concernées. Rien que pour elles, l'apaisement de soi est indispensable. On ne peut pas être en perpétuel mal être ou toujours en état de rancœur. C'est la raison pour laquelle je garde en sommeil, pour moi, pour ma sérénité et aussi pour ceux qui n'y sont pour rien et qui veulent me voir heureuse le plus possible. Car en attendant un jour incertain, eux méritent mon attention et mon affection <3 <3 <3

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 13h48

Ca faisait un moment que j'étais pas passée, mais voici un sujet sur THE phénomène à l'origine de ce qui m'empêche toujours de vivre, 5 ans après la rupture!

Je reprends la citation de gcd68, qui cite elle-même un auteur en début du fil:

"Le grand amour est moins lié au besoin de sécurité qu'au fait d'être choisie par quelqu'un qui vous comprend et vous adore. Comprendre qu'on a été choisie gratuitement est aussi important que se laisser aller et donner. C'est une étape paradoxale : il faut d'abord déverser son propre amour et s'abandonner à l'autre pour bien recevoir l'amour de l'autre. Les bienfaits se répondent."

Le hic, c'est quand l'autre ne nous permet pas de déverser notre propre amour et ne nous laisse pas nous abandonner. Si l'autre nous interdit de donner, comment recevoir ? Les bienfaits ne se répondent pas... "

Malgré les amours qui ont suivi une certaine rupture, je reste incapable d'aller de l'avant sans regretter de vivre cette vie sans lui, j'ai du mal à dire précisément pourquoi c'est impossible de m'en remettre, mais l'impossibilité de l'exprimer en étant entendue et comprise, le refus de sa part d'expliquer et de s'excuser de son comportement, ça joue beaucoup je pense, ça reste "sans explication".
On peut se lasser de ce genre de comportement et passer à autre chose, mais pas quand c'est seulement la rupture qui se passe comme ça, alors que le couple semblait si solide et complice, quand on sait que ce n'était pas un trait de caractère "caché" qu'on découvre soudainement.

Je suis pas très claire peut-être, mais par rapport au sujet, je crois que devoir s'imposer de la distance avec quelqu'un pour lui laisser de l'espace pour reconstruire une relation au moins amicale, alors qu'on n'a eu aucune des réponses qu'on attendait pour pouvoir comprendre et accepter, ça rend impossible de vivre pleinement la suite sans regret.

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(compte clôturé)

le vendredi 13 juin 2014 à 14h03

Oh que je comprend ce que tu dis Drya !!! Ca s'appelle l'amour impossible. Je n'ai trouvé qu'un seul ouvrage sur ce thème précis. C'est le livre de Jan Bauer que j'ai trouvé un peu complexe mais qui est au combien pertinent et criant de vérité aux yeux des personnes, qui comme toi et moi, ont eu à faire à ce type de relation. Voici une citation de l'auteure :

"Certains types de liaisons amoureuses sont à la fois impossibles à vivre et impossibles à oublier. Qu'elles durent un mois ou s'étalent sur des années, ces amours "impossibles" marquent nos vies bien au delà du temps passé à les vivre. ... impossibles à vivre, impossibles à abandonner et impossibles à comprendre"

L'auteure parle "d'amours ombres" et indique que dans ce genre de liaisons amoureuses, il se peut que nous devenions des saints ou des pécheurs, mais nous ne serons jamais des "gagnants". Elle affirme également que "tous les amours impossibles nous imposent une discipline d'intériorisation".

J'ajouterai également ici une autre citation de Susan Baur (voir mon précédent post) qui décrit pourquoi certaines personnes n'accueille pas l'amour : "Les gens travaillent très dur pour se prendre eux-mêmes en main... et c'est l'amour qui les prend en main. Ils restent vigilants, généralement lucides sur eux-mêmes. Ils s'efforcent de contrôler au mieux le monde extérieur. Autrement dit, ils travaillent dur pour un peu d'amour et de sécurité. Ils s'attendent à devoir continuer de travailler toute leur vie. Ils ne se sentent jamais vraiment rassurés ni liés. Ils ne se sentent pas encore les bienvenus dans le monde ni choisis comme aimés. Certains renoncent finalement à trouver leur place : il leur faudrait s'abandonner totalement à une autre personne ou à une cause. Or ils ne veulent pas renoncer au contrôle de leur vie. Ils se retrouvent alors piégés, inquiets de leur avenir".

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(compte clôturé)

le vendredi 13 juin 2014 à 14h23

En guise d'anecdote, lors du premier épisode amoureux avec mon fantôme (éternel amour impossible de ma vie, d'épisodes en épisodes, amitié amour mélange des deux à cause de la respectabilité), après plusieurs semaines très très hum !!! J'ai eu le malheur, après nous être embrassés comme nous savions si bien le faire, de le regarder droit dans les yeux et de dire "je t'adore !!!". Et là, j'ai vu la panique s'installer dans ses yeux et il m'a dit "tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?". J'avais 16 ans et lui 18. Ca m'a traversé l'esprit de descendre de ses genoux et m'enfuir en courant. Au lieu de cela j'ai bêtement répondu "oui, parfaitement". C'était en 1985 et je me rappelle de certains moments passés avec lui comme si je venais de les vivre. Pourtant, j'ai une mauvaise mémoire. Cela fait parti des souvenirs qui m'ont marqués et pour lesquels je n'ai jamais eu non plus d'explications.

En 1996, alors que j'étais mariée, avec un enfant d'un peu plus de 5 ans, je revoyais en tant "qu'ami" mon petit fantôme (épisode 3 je crois). Bref, avec mon mari nous avons voulu un second enfant et donc j'étais enceinte. J'ai eu des problèmes avec ma grossesse et ai été hospitalisée. Je n'avais soudain plus de nouvelles de lui. J'évitais de m’angoisser, devant avant tout m'occuper de moi et du foetus. Puis, j'ai fais parvenir un faire-part chez ses parents, son appart étant "à louer", pas de réponse. Bref, ma vie a continuer, sans lui. Au début de l'épisode 4 (si j'ai bien compter) donc en 2008, il me dit qu'il ne supportait pas que je sois enceinte alors qu'il désirait lui aussi un enfant. Cela le faisait trop souffrir et qu'il avait voulu mettre un maximum de distance géographique entre nous pour enfin pouvoir m'oublier (euh, Pekin, le plus loin qu'il est trouvé, et en plus on confisquait son passeport à l'arrivée, et 16 heures d'avion minimum) et "être sûr de ne pas revenir bêtement sur un coup de tête idiot". Wahoo, fallait la digérer celle-là d'information à retardement. C'est vrai, partir en Chine, prendre cette décision en 2 semaines, sans prévenir, c'est rien du tout.

Et pourtant, je lui en veux, pour ça, pour les autres explications qu'il n'a jamais voulu fournir. J'ai une rage intérieure qui surgira à l'épisode à venir (ce sont des cycles, il y en aura un, sans doute même plusieurs). Je la garde afin de ne pas passer l'éponge sur une situation dont on doit enrayer la nature cyclique malfaisante. Jamais il n'a dit "je t'aime", jamais il n'a reconnu l'amour qu'il a eu pour moi, coup de foudre réciproque, instantané et gravé à jamais. J'ai souvent pensé qu'il avait peur de ses sentiments.

Donc oui, Drya, je crois que je te reçois 5 sur 5.

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 15h20

Effectivement, c'est toujours le silence radio alors qu'on attend une réaction qui met en colère et rend dingue, même si ma situation est un peu inverse: j'ai passé 10 ans de bonheur et de complicité avec lui, maintenant j'attends un bébé de quelqu'un d'autre, je suis aussi heureuse que possible, mais je souffre en même temps terriblement de vivre ça sans lui parce qu'il est resté muet et indécis au moment où j'avais besoin de lui pour résoudre NOS soucis, me laissant dans le noir à devoir prendre les décisions seule puisqu'il ne me suivais sur rien, quoi que je propose. J'ai dû le quitter parce qu'il me laissais seule, pourtant il en a souffert autant que moi. Alors pourquoi?
Je te souhaite qu'un jour vous puissiez vous accorder, puisque manifestement, vous au moins, vous retrouvez régulièrement.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le vendredi 13 juin 2014 à 19h51

gcd68
"tous les amours impossibles nous imposent une discipline d'intériorisation".

Ca doit être pour ça que je suis tellement intériorisée...
J'ai commencé ma vie amoureuse par une relation "impossible" (en fait, c'était "juste" par lâcheté de la part de l'autre, mais le résultat est le même).

Depuis, je me demande si je n'y suis pas abonnée ;)

Drya
me laissant dans le noir à devoir prendre les décisions seule puisqu'il ne me suivais sur rien, quoi que je propose.

Lâcheté ? Peur de prendre des décisions ? Alors on décide de ne rien décider, ne pas prendre le risque...mais en faisant ça, on prend un autre risque, celui de ne pas vivre, de passer à côté de sa vie.

On ne peut pas vouloir pour les autres.

S'il n'a pas souhaité te suivre, je crois que malheureusement tu n'avais pas mieux à faire que de le laisser sur le bord du chemin...

On peut porter à bout de bras quelqu'un un moment, mais pas toute une vie. Une relation, des projets, ça se construit à deux.

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Drya

le vendredi 13 juin 2014 à 21h00

C'est bien le problème. Seulement c'est moi qui en souffre et qui n'arrive pas à vivre pleinement ma vie. Pourquoi?
Certaines personnes sont irremplaçables et j'ai l'impression de vivre un double improbable et très fade de ma vie "pleine", comme c'était le cas avec lui. On a beau se dire que c'est comme ça, qu'on a fait du mieux possible, qu'on ne peut pas vouloir pour deux, même qu'on est très heureux avec d'autres, etc. et lui laisser sa vie en évitant de lui demander des comptes... y'a quelquechose qui rend dingue dans tout ça, et surtout qui empêche de se donner pleinement dans le reste de sa vie et de ses relations. 5 ans après je n'ai pas encore trouvé le remède, peut-être que comme tu dis, gcd68, "c'est très frustrant d'être mal écouté. Pour moi encore plus que la déception." et qu'il faut vivre avec. Durdur...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le samedi 14 juin 2014 à 00h31

DryaOn a beau se dire que c'est comme ça, qu'on a fait du mieux possible, qu'on ne peut pas vouloir pour deux, même qu'on est très heureux avec d'autres, etc.

Je crois qu'il ne faut pas seulement "se [le] dire", il faut aussi et surtout l'accepter.
C'est difficile et ça vient avec le temps...

Et, il faut aussi accepter de ne pas l'accepter (du moins pas tout de suite : ça peut venir avec les années...ou pas).

Ne cherche pas à être parfaite. A te dire des choses comme "Je devrais être parfaitement heureuse, il ne devrait pas me manquer du tout, je devrais complètement arrêter d'y penser" etc.
Je crois que c'est en acceptant nos sentiments/pensées/émotions qu'on se sent le mieux.

Oui, souvent je me sens mieux d'accepter que je me sens triste/en colère/déprimée/découragée etc. plutôt que d'essayer de me convaincre que "tout va bien" : ça ne serait qu'essayer de cacher la m..de sous le tapis, pour moi.

Ne pas se sentir toujours au mieux, ça n'empêche pas de vivre globalement heureux(se). (Car oui on peut être heureux(se) et se sentir triste ou en colère ou déprimée ou...etc.)

Enfin, ce n'est que mon vécu.

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(compte clôturé)

le lundi 16 juin 2014 à 12h09

Désolée les filles, j'ai été bien prise ces derniers jours.

@Lulutine : je savais que l'on avait quelque chose de proche en terme de ressenti et maintenant je met le doigt dessus. L'amour impossible qui ne peut être absent... tout en l'étant.

@Drya : ce que dit Lulutine est vrai : "accepter de ne pas l'accepter"

Perso, j'ai souvent comparé notre lien (à moi et à mon fantôme) comme un boulet. Je pense que le boulet est certainement intérieurement plus lourd à porter pour lui que pour moi car s'il prend de la distance extérieurement par rapport à notre lien, intérieurement, je doute énormément qu'il y arrive. Certes, je ne suis pas en lui, mais ça doit être extrêmement difficile à gérer car comme l'indique Drya "pourtant il en a souffert autant que moi".

Lors du dernier épisode, un jour il m'a dit "ben tu vois, le temps est passé, nous avons changé, la vie nous a souvent séparé, et pourtant, ça c'est toujours là". Je lui ai alors fait remarqué que "ça" portait un nom, que ça s'appelait de l'amour. Il a haussé les épaules et dit "si tu le dis". Ce jour là j'ai cru qu'enfin il reconnaitrait le lien... et ben non, c'était pas encore la bonne. Et le pire c'est que je crois qu'il a alors réalisé et alourdi encore plus le boulet, enfin ce que lui porte.

Comme le dit Lulutine, on ne peut pas porter à bout de bras surtout quelqu'un qui se sauve en courant, car il faudrait déjà lui courir après, et perso, j'ai une vie à mener. De plus, l'amour doit se donner, librement, gratuitement, sereinement... alors aimer quelqu'un qui ne conçoit pas ça c'est difficile

J'ai un autre amoureux (coup de foudre également) rencontré 2012. Il est célibataire, n'a de compte à rendre à personne et en plus suffisamment proche géographiquement. Et bien nous ne nous voyons pas souvent. Curieusement il a des origines antillaises (comme mon fantôme) et lui aussi je dois le soutenir (un peu) car il culpabilise énormément d'aimer une femme mariée (éducation, religion...). Il ne dit jamais "je t'aime" (ou équivalent) mais il a au moins le respect d'indiquer que c'est difficile. D'une certaine manière, il m'aide à porter le boulet, donc à deux, c'est envisageable. D'ailleurs, à chaque fois que je me suis dit que sa vie serait plus simple sans moi, que je lui ai tendu une perche pour me quitter, il a paniqué et s'est accroché à la perche très fermement. Aujourd'hui, je l'aide à porter le boulet, n'insiste pas, lui laisse l'opportunité de nos rencontres, sachant qu'elles seront merveilleuses mais ponctuées dans le temps. Il aura des périodes mais au moins, entre les périodes, on reste en contact malgré tout. C'est important pour moi et ça m'aide à y croire !

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(compte clôturé)

le mardi 17 juin 2014 à 21h20

Nombreux sont les ressentis, les émotions et les questionnements que vous décrivez dans ce fil que j'ai moi aussi rencontrés lors de 2 ruptures avec de forts sentiments.
Dans les 2 cas les sentiments étaient également présents chez l'autre mais bien sûr il est impossible de comparer les sentiments.
Je crois que la fontaine d'amour n'est pas facile à stopper de toute façon
c'est un acte contre-nature de vouloir canaliser les sentiments et pour le faire il faut des actes contre l'amour (fuite, prétexte...)
Dans le premier cas j'ai l'impression que ça aurait été plus facile pour moi s' il avait pu trouver le courage de témoigner des raisons profondes de ce choix, en tout honnêteté , sans vouloir me préserver ou soigner son amour propre et surtout laisser un petit espace pour célébrer, ressentir et laisser évoluer cet amour sans relation suivie pour l'entretenir.
j'avais suggéré une forme de polyamour par une à 2 rencontres par an pour la joie de se voir dans la même spontanéité, sans abimer ce trésor que nous avions en commun et sans modifier le cours de nos vies

Dans le 2ème cas, nous avions pu une première fois accepter une rupture en douceur, reconnaissant chacun que la relation ne fonctionnait pas ; nous avions pris un rendez-vous presque un an plus tard pour voir comment chacun aurait évolué et pouvoir décider d'une amitié ou ne pas venir au rendezvous (il était opposé à l'idée d'avoir plusieurs relations). ça a tenu environ 2 mois et je dois dire que pour moi c'était un grand plaisir de pouvoir ressentir cet amour en moi sans devoir gérer une rupture définitive, et je travaillais sur moi pour ne pas nourrir d'attente et faire le deuil d'une suite.
Mais il est revenu, on a voulu ressayer et là il y a eu une rupture moche avec trahison, mensonge...l'horreur ...Oui il avait eu besoin de détruire ses sentiments pour moi parce qu'ils l'empêchaient de passer à autre chose et je crois que la blessure a été double: par le non respect et la destruction de l'amour .

Ben désolée j'ai témoigné d'un vécu perso, j'espère que vous y trouverez de quoi nourrir ce fil

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(compte clôturé)

le mardi 17 juin 2014 à 21h23

Ne surtout pas s'excuser, à mes yeux en tout cas de témoigner d'un vécu.

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Alygator427

le mardi 17 juin 2014 à 21h32

Il n'y a pas de raison de t'excuser, et ton témoignage est important.
En tout cas il me parle.

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(compte clôturé)

le mardi 17 juin 2014 à 22h20

Perso, la fontaine de l'amour, je désire quasiment jamais la stopper. Je préfère m'en accommoder.

Par contre, sentir le lien dévaloriser, voir non respecté ou même bafoué par l'autre, c'est extrêmement difficile à accepter et oui, cela génère, nos témoignages le démontrent de la frustration et de la colère. Perso, je dirais aussi de l'indignation. J'aime l'amour, d'une manière générale. Je dirais que c'est ce que l'on a de plus précieux dans l'existence -enfin à mes yeux, qui ne sont pas ceux de tous- alors mésestimé l'amour, j'ai évidemment du mal avec ça. Finalement, je ne suis pas la seule, sauf qu'ici est un monde à part, qui attache de l'importance à l'amour...

Admettre que d'autres sont différents, même si c'est difficile. Ne pas se laisser humilier ou souiller par le non respect de personnes qui refusent d'attacher le même intérêt à l'amour et qui le bafoue dès que ce dernier devient dérangeant. Moi, l'amour, je le "vénère" (si je puis dire, le terme est un peu excessif, mais bon) alors que d'autres s'essuient les pieds dessus. Voili, voilà...

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Semeur

le mercredi 18 juin 2014 à 02h00

Bonsoir,

un peu tardivement j'apporte mon petit grain à moudre.

Récemment je me suis retrouvé dans une situation où mon désir était antagoniste de celui de «  l'autre », et mes sentiments, non réciproques.

Ça a été très dur : la sensation d'un combat contre moi-même, à devoir tuer ma propre liberté pour laisser la sienne à l'autre.

Étant dans la situation du «  mâle dominant » j'avais l'impression de la double peine, à devoir absolument fermer ma gueule et enterrer mon désir pour ne pas ajouter de fait ma contribution à l'oppression homme/femme.

J'en ai fait un article sur mon blog histoire de ne pas oublier le cheminement qui m'a permis de sortir de l'impasse. Cela ne le rend pas plus facile à parcourir, mais au moins il est clair :

noyaudolive.net/2014/06/06/libertes-opposees/

Ça me semble coller pas mal avec la demande initiale d'Alygator427, même si ça ne répond pas à toutes tes questions. Il rejoint des points de vues déjà exprimés avant, mais avec mes mots.

au plaisir de continuer la conversation à des heures moins indues,

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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