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Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le vendredi 14 novembre 2025 à 13h00
ravi que mes posts puissent attirer ici des personnes depuis un champ +vaste que l'entre-soi du polyamour. alors bienvenu ici Allyah148.
et n'hésites pas à fouiller le forum, ce fil n'en recense qu'une infime partie.
Discussion : Désamour
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 12h53
hypothèse : et si ce désamour dont tu parle, ces pensées moroses, ces défauts pas tout à fait vrais, étaient en réalité… un désamour de toi ? ou un désamour de l'amour ? voire une grande flemme…
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 11h16
L'amour est en soi multiple, infini, sans frontière
- l'amour n'a nul besoin d'être poly il est en lui-même multiple ; penser 'poly' c'est penser avec la grille de la monomagie, et ça mène souvent à la poly-monogamie
- on peut aimer autant que l'on veut, et même s'aimer soi-même
- on peut aimer des humains, des animaux, un travail, des choses, et même des entités ; certaines personne vont jusqu'à aimer l'amour
L'amour ne fait pas mal
ce qui fait mal c'est la possessivité, c'est l'engagement (trahi)
et éventuellement la jalousie résutante (ou +généralement les émotions dérivées de la possessivité, de nos peurs)…
L'amour est écologique, pas économique
(cf Françoise Simpère)
le nombre (de 'relations', de liens validés comme amour·eux) n'a rien à voir avec l'amour, c'est de l'arithmétique ou du capitalisme
L'amour n'est pas une ressource fossille, il est en soi inépuisable, c'est une 'énergie renouvelable'
(idem)
Selon la monogamie l'amour serait unique, exclusif, éternel. Et beaucoup de violences se justifient au nom de cette idée de l'amour.
(cf Brigitte Vasallo)
au contraire l'amour est multiple, sans frontières, renouvelable.
Le capitalisme est né au XVIIe-XVIIIe siècle comme la monogamie, telle qu'on la connaît, telle qu'on la pratique aujourd'hui.
tout ça est très récent …et périssable.
— je ne cherche pas ici à séparer l'amour des conditions matérielles de son existence, et surtout des conditions matérielles de notre existence, mais je trouve qu'on oublie un peu trop souvent ce qu'est l'amour, qu'on le confond avec les symptômes de son abscence et qu'on l'enferme à l'aune de nos blessures et de nos peurs ; ou bien qu'on l'idéalise, qu'on le sanctifie et qu'on l'innaccessibilise —
L'amour pour moi c'est un carburant, inépuisable et toujours à disposition, mais juste un carburant. rien de+.
Et à force de considérer que l'amour est rare, que l'amour fait mal, que l'amour est innaccessible, à force de considérer que l'amour est un bien matériel (qui s'achète, se vend, s'échange, se négocie, se protège), on finit par désapprendre à le convoquer.
Un carburant gratuit et inépuisable, c'est étrange. On a perdu l'habitude. Et c'est vrai que notre muscle d'amour il est bien engourdi parfois.
Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 10h24
…n'hésitez pas à proposer des choses pour compléter cette liste…
Discussion : [Lexique] Amour(s)
Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 10h00
Quelques liens sur le forum :
- Amour, Manque, Amitié, (poly)amour-amitié, par @clown.et.lapin, mars 2009
- L'amour passe par l'amour de soi, par Clementine (compte clôturé), juin 2009
- La confiance, condition de l'amour multiple et de tout amour, est-elle innée ??, par @titane, janv 2010
- La fin de l'amour, par @Romy, sept 2010
Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 09h50
Des outils :
- [Outil] Les langages de l'amour, par moi-même, mars 2029
- [Outil] micro-moments d'amour, l'amour amour comme une émotion passagère (Barbara Fredrickson et Marine Duvouldy), par moi-même, mai 2024
-> voir aussi le fil qui recense les outils pour relations non-normées
Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 09h50
Autres façons de désigner l'amour :
- Les 7 degrés de l'amour, par Patrice van Eersel (compte clôturé), mais 2010
- Le spectre de l'amour
Des concept autour de l'amour :
- Amour libre
- Amours plurielles
- Définition(s) du polyamour et de la Polyamorie
- Monogamie(s) — définition(s) — et Poly-Monogamie
- l'amour®
Des concepts associés :
- Amitié — définition(s) —
- La confiance, condition de l'amour multiple et de tout amour, est-elle innée ??
Discussion : [Lexique] Amour(s)
Discussion : [Lexique] Amour(s)
artichaut
le jeudi 13 novembre 2025 à 09h50
Qu'est-ce que l'amour ? Qu'avons-nous ici à en dire ?
Il m'a paru utile de créer cette entrée et recenser ici ce qui se dit de l'amour sur ce forum. Ranger, classer, pour y voir +clair.
Discussion : Être en couple(s), ça peut être chouette
artichaut
le dimanche 02 novembre 2025 à 15h58
Alabama
Moi je me sens exclue oui, dans une société qui valorise autant le couple, et je me retrouve à faire pareil, (…) on retrouve ce réflexe du couple, qui n’est jamais complètement remis en question.
la NRE est un réflexe de couple.
la relation socle est un réflexe de couple.
l'hétéro-normativité est un réflexe de couple.
…
moi-même, pourtant très loin de la conjugalité et de la couplitude, il m'arrive d'avoir des réflexes duals : aller vers ce que je connaît déjà, interagir avec les/la personne/s avec qui j'ai déjà vécu certaines choses, avec qui de la confiance s'est installée. par confort, par paresse, par facilité. créer des hiérarchies inconscientes, des comparaisons involontaires, qui nous fait petit à petit glisser vers le fait de privilégier une personne en particulier, et en creux d'en dé-privilégier d'autres.
Discussion : Si on aime quelqu'un qui est déjà avec quelqu'un, est-ce du polyamour ?
artichaut
le jeudi 30 octobre 2025 à 14h18
> Si on aime quelqu'un qui est déjà avec quelqu'un, est-ce du polyamour ?
Oui, si tu aime cette personne et que tu aimes que cette personne — non pas tant soit "avec quelqu'un", mais — en aime une autre.
Le polyamour (dans mon idéal) serait : s'aimer soi, aimer une ou plusieurs autre(s) personne(s), aimer que ces personnes aiment d'autres personnes.
Sans ces 3 composantes (et leur réciproques), il n'y a pas pour moi de polyamour (au sens plein du terme).
…sachant que dans 'aimer' j'entends aussi bien et indifféremment l'amour-amitié, l'amour-amoureux, l'amour-sexuel ou toute autre forme d'amour
Discussion : Groupe de parole Liens Affectifs Marseille d'octobre 2025
artichaut
le lundi 20 octobre 2025 à 02h07
j'aime bien ce nouveau nom groupe de parole liens affectifs
ça élargit le champ
ça le précise aussi…
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
artichaut
le mardi 14 octobre 2025 à 16h03
Alabama
Certaines autrices et auteurs (bell hooks mais elle en cite d'autres et j'ai oublié qui) disent qu'aimer est un verbe d'action, et que sans l'action l'amour est une coquille vide.
Autant il y a une part de cette réflexion qui me parle, nottament dans le contexte société hétéro-patriarcale. L'amour comme verbe d'action et pas seulement comme sentiment. Juger quelqu'un sur ses actes et non sur ses paroles.
Autant je sens qu'il y a aussi quelque chose qui me dérange, mais que j'ai encore du mal à cerner.
J'ai l'impression que c'est quelque chose comme le primat du faire sur le non faire (que l'on retrouve aussi en CNV). Une vision assez "américaine" de la vie (do it), une sorte d'exacerbation du perfomatif, voire même un genre de validisme.
Bon j'avoue c'est pas clair. Je pose ces notes, pour si ça évoque quelque chose à quelqu'un·e d'entre-nous. Ou comme prémisses d'une réflexion en construction…
Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —
artichaut
le dimanche 12 octobre 2025 à 21h13
ian.pall
Hello, le polyamour ne m'attire pas personnellement mais j'ai atterri dans ce forum en cherchant la déf de l'amitié.
Super !
Ça me fait plaisir de savoir que ça puisse arriver.
Bienvenue ici @ian.pall
Discussion : Polyamour vs adultère autorisé et dépendance affective
artichaut
le mercredi 08 octobre 2025 à 13h15
Siestacorta
Au fond, on peut parler de "consentement sans réserve".
c'est un peu dommage de le voir/nommer en négatif, mais oui dans le fond c'est ça
Siestacorta
au sens la liberté des autres qui rend la mienne possible.
tout à fait
là ou au contraire les débuts en polyamour procèdent souvent d'un mouvement inverse : je veux ma liberté, donc je concède celle de l'autre.
et même souvent : je me crois capable de concéder celle de l'autre, …et puis en fait… non
Siestacorta
C'est plutôt un enthousiasme dans la motivation que dans son expression.
en quelque sorte, c'est ce que j'appelle compersion cette motivation.
j'aime la liberté de l'autre, car elle m'autorise (pas au sens que l'autre m'autorise à…, mais au sens que grâce à l'autre, je m'autorise à…)
Discussion : Polyamour vs adultère autorisé et dépendance affective
artichaut
le mercredi 08 octobre 2025 à 10h38
LeGrandStyle
Si ma partenaire doit travailler le weekend pour un projet, je ne serai pas enthousiaste
Ton exemple ne me semble pas très parlant. Tu choisis quelque chose que la partenaire a obligation de faire (qui ne lui fait donc pas forcément plaisir à elle non plus…) au lieu de quelque chose qu'elle choisis.
LeGrandStyle
Je n’aime vraiment pas cette formulation,
Merci pour la franchise.
Oui on n'est pas habitué à valoriser, et à regarder, l'enthousiasme. Ni en matière relationnel, ni en matière de consentement.
On croit facilement que parce qu'on est enthousiaste ça suffit. Et que l'autre le soit moins, ou en souffre ce n'est pas très grave.
LeGrandStyle
devrions-nous être enthousiaste de tout ce que fait notre partenaire, et si non, cela voudrait dire qu’on n’est pas consentent?
Pourquoi tout ce que fait notre partenaire ?
Le consentement concerne les choses intimes et sexuelles.
Le consentement relationnel le fait d'être en relation et donc les modalités essentielles de cette relation, incluant généralement la question de l'(la non)exclusivité et du polyamour.
On pourrait dire les modalités contractuelles (comme pour un contrat de pacs ou de mariage) mais le mot contrat, là-encore, peut évoquer un côté négociation/marchandage/consentir_à/j'accepte_ça_mais_en_échange_de_ça/etc… alors qu'a priori quand l'on se marie, ou que juste on se met en relation, c'est (ce devrait être) avec un "OUI" enthousiaste, et pas un "oui, bon, d'accord"…
Le consentement relationnel (et sa révocabilité) c'est s'assurer que l'autre est toujours enthousiaste à relationner avec nous, et donc toujours enthousiate aux modalités relationnelles essentielles de cette relation.
Et comme avec le consentement sexuel, on n'a pas tous et toutes la même capacité à dire Non. Le critère de l'enthousiasme — qui certes n'est pas un critère juridique, mais n'est-on pas censé parler d'amour ici ? — est ce qui permet justement d'y voir plus clair.
Quand l'enthousiasme décroît, on peut déjà franchement se poser des questions, mais quand il y a souffrance on est clairement dans le Non.
En quelque sorte, ce dont il s'agit c'est d'apprendre à regarder.
Et ne pas considérer que parce qu'une relation existe — ou parce que je en a envie — elle doit forcément continuer, et ce quel qu'en soit le coût émotionnel.
Discussion : Polyamour vs adultère autorisé et dépendance affective
artichaut
le dimanche 05 octobre 2025 à 14h28
Depassage
Oui c'est ce qu'elle veut dire
c'est quoi l'intérêt de répondre à sa place ?
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
artichaut
le dimanche 05 octobre 2025 à 12h53
Siestacorta
- spécifique sexuelle... Peut-être pour les RAS, mais pas "comme les candaulistes".
j'ai l'impression que le candaulisme nécessite la présence de la personne candauliste (il s'agit de voir), alors que la compersion est plutôt dans l'abscence : ce qui se passe sans moi.
à ce titre j'aime beaucoup la proposition de @Lili-Lutine :
Lili-Lutine
Je la vis aussi à petite échelle, chaque fois que je me réjouis que quelqu’un·e que j’aime soit nourri·e ailleurs, autrement
Quand je suis touchée, émue, reconnaissante que la vie et les bonheurs de cette personne ne dépendent pas (que) de moi(c'est moi, artichaut, qui souligne)
et du coup c'est pour moi antynomique à ce que @crest tu décris justement :
crest
Il y a un « oubli » de soi fugitif qui peut faire penser qu’on a franchi un cap dans le lâcher prise.
Mais à mon avis cela est permis par un lien très particulier avec la personne dont on se réjouit de la joie qu’elle éprouve, en sachant (et parce que on le sait, pour certaines raisons) que cette personne pense à nous aussi, à tout moment, de sorte que cette personne nous inclue dans son ressenti. On peut s’oublier mais c’est parce que l’autre, précisément, ne nous oublie pas, pense à nous. On n’a plus besoin de l’autre à ce moment-là, mais c’est parce que antérieurement il nous a promis de ne pas nous oublier, et qu’on sait qu’on le retrouvera bientôt.
(…)
La compersion est une peur surmontée de perdre le lien mais le lien est préexistant. J’ai du mal à visualiser une personne flottante se réjouissant de ne pas être indispensable nul part,(c'est moi, artichaut, qui souligne)
pour moi la compersion, c'est justement aussi la joie de n'être pas indispensable. pouvoir mourrir et être rassuré que l'autre ne s'effondrera pas totalement. le contraire de la fusion romantique : si l'un meurt, l'autre meurt avec, ou peu de temps après. je ne peux vivre sans l'autre, l'autre ne peut vivre sans moi. une sorte de prolongation du lien de dépendance parent-enfant appliqué au registre amoureux ?
mais ça (n'être pas indispensable) c'est peut-être mes raisons, mon fonctionnement interne, qui me fait connecter cette émotion, et me sentir ancré et à la bonne place. devenir inutile est quelque chose qui me parle particulièrement, dans mon lien aux autres (en parentalité, en amour, en amitié, en contexte professionnel ou associatif…). c'est mon but à moi.
et libre à toi bien sûr, de penser/vivre la compersion autrement.
nos expériences différentes sont une richesse.
crest
Cela suppose-t-il que la notion de compersion n’est pas si claire
pour moi aucun mot, aucune notion, aucun concept n'est clair. chaque mot à plusieurs défintions dans plusieurs dictionnaires tout autant autorisés les uns que les autres.
a fortiori dans le cas d'un mot nouveau
et nos récits d'expériences permettent de dessiner peu à peu cette notion, forcément plurielle
crest
Je précise cela car il me semble un peu que ce qui tu souhaites décrire ou valoriser est relatif aux logiques sociales du don.
je sais pas. la compersion, étant un sentiment ou une émotion (ressentie, intérieure) ne me semble pas procéder du don (un acte, vers l'extérieur)
mais je pense comprendre le lien que tu fait, dans le désintéressement, la non-attente de quelque chose en retour, la gratuité pourrait-on dire
Siestacorta
- spécifique et d'une autre nature que d'autres empathies, je suis d'accord. Justement par le contexte des "RAS" qu'évoque @artichaut. Comme la NRE est différente de la "lune de miel" : parce que ces émotions se révèlent alors que c'est sur la nature d'un lien à tiers qu'elle arrivent. C'est peut-être les mêmes types d'émotion au départ, mais nécessairement vécues organisées différemment - parce que les liens ne sont pas vécus les uns sans rapport avec les autres.
(…)
Bref, oui, ça me semble spécifique même si ouvrable.
oui, ok, je vois ce que vous voulez dire.
la spécificité de la compersion en contexte RAS, est peut-être de convoquer une empathie à un endroit trèèèès profondément intime, et en contradiction avec ce qui me semble un supposé monogame : aimer c'est posséder.
@Lili-Lutine encore :
Lili-Lutine
Une joie sans possession, sans calcul, juste le plaisir de voir la vie circuler
une joie sans possession est peut-être un oxymore en régime amoureux monogame… ?
et cette une joie sans possession vécue, on peut la retrouver ailleurs qu'en contexte poly, même si en contexte poly elle est particulièrement… intense/étonnante/subversive/transformatrice/inaccesible/difficile/bouleversante*…
(*choissisez l'adjectif que vous voulez)
ma question, l'ayant vécue (ou conscientisée) d'abord en contexte poly, puis l'ayant déplacée ailleurs, c'est peut-être : peut-on faire le processus inverse, s'entraîner à la vivre ailleurs (ou réaliser qu'on la vit déjà ailleurs), pour peut-être l'amener facultativement ensuite en contexte amoureux et/ou sexuel ?
le polyamour propose du saut à la perche, là où j'aurais envie de proposer du saut de haies… (pour gravir potentiellement au final la même hauteur, mais par tout petits bouts)
Discussion : Polyamour vs adultère autorisé et dépendance affective
artichaut
le dimanche 05 octobre 2025 à 12h05
Aureliea
Polyamour vs adultère autorisé et dépendance affective
Je serais curieuse de voir comment vous différenciez les deux.
les deux quoi ? polyamour vs adultère autorisé ?
comment la dépendance affective s'articule dans ta question ?
a priori adultère autorisé est un oxymore, puisque l'adultère est une relation cachée.
quoiqu'on trouve aussi cette définition : Fait d'avoir volontairement des rapports sexuels avec une personne autre que son conjoint.
ensuite l'adultère est souvent dans un seul sens, en tout cas aucune réciprocité n'est incluse de base, alors qu'en théorie, dans le polyamour oui, la possibilité de la réciproque au moins
enfin le polyamour n'est pas censé être autorisé, mais choisi de manière volontaire, consciente et éclairée par toutes les personnes impliquées — en tout cas en théorie —
le consentement (relationnel) ce n'est pas autoriser l'autre à…
c'est être enthousiaste à l'idée de…
*
est-ce que ce que tu veux soulever c'est que le "polyamour" te semble souvent de nos jours pratiqué à sens unique, avec un peu de forcing relationnel pour que l'autre "accepte", "autorise", lié·e par exemple par sa dépendance affective, l'empêchant de partir ou refuser ?