Polyamour.info

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Rennes (France)

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 11h20

artichaut
refuser de voir le mur vers lequel inexorablement on va foncer.

C'est en ce sens là sans doute que l'amour-amoureux, la NRE en tout cas, est très capitaliste.
Ce qui compte c'est l'histoire qu'on se raconte, et les étincelles dans nos yeux.
C'est pas grave si on se mets des œillères, si on fonce tête baissée. On sait qu'on va se planter, mais on fonce quand même, on veut y croire. Moi aussi j'y ai droit. Et puis je kiffe cette adrénaline.
Les dégâts autour ou à venir ? Des dommages collatéraux inévitables.
Et quand on aura épuisé, anéantie cette planète Amour, c'est pas grave, on en trouvera une autre.

C'est peut-être pire en monogamie et en monogamie sérielle, mais ça me semble pas si différent en polyamour sauf que par la collision des planètes multiples, il y a encore+ de dommages collatéraux.

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h58

Et dans bien des cas « Dis moi que tu m'aimes » serait +honnête qu'un « Je t'aime » qui attend son « moi aussi ».

Et souvent entrer en relation amoureuse, avec des "je t'aime ", et tout le tintoin, c'est s'la raconter, c'est vouloir vivre comme dans un film, c'est refuser de voir le mur vers lequel inexorablement on va foncer.
Ça peut faire envie, ça peut faire des papillons dans le ventre, ça peut gonfler notre orgueil et notre confiance en nous… mais ce qui qui est fou je trouve, c'est à quel point ça peut nous rendre aveugle sur nous-même et sur l'autre, à quel point ça peut créer des attentes non dites, et parfois au final nous faire +de mal que de bien.

Dire « Je t'aime » au lieu d'assumer un « Je m'aime à travers toi » ou un « Dis moi que tu m'aimes », c'est comme ne pas se rendre vulnérable, surfer sur la vague de l'amour, sans aller dans la profondeur de nos manques affectifs. C'est croire à la "magie de l'amour" : c'est diiingue, j'ai rencontré quelqu'un, iel pense comme moi, on a tellement de points communs, c'est fou les coïncidences entre nous, iel m'aime et je l'aime, etc.

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h53

J'ai dit ailleurs, par exemple ici, que :

artichaut
«  Je t'aime » est une information. Ce n'est ni un compliment, ni une promesse.

J'ai le sentiment que dans beaucoup de cas —typiquement avec l'amour dit amoureux— au lieu de dire «  Je t'aime », on pourrais dire plutôt :
« Je m'aime à travers toi »
Ça serait +honnête.
Et ça permettrais de mieux comprendre certaines évolutions (jalousie, manque, exigences…)

À une époque je disais «  Je nous aime » . Il y avait un truc +juste je trouve. Bien que pas encore tout à fait assez précis et honnête, je trouve.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h23

L'amour doit-il être réciproque entre deux personnes ?

L'amour ne doit rien.
L'amour est ou n'est pas.
Je peux aimer une ou mille personne à un instant T, et que ce soit tout autre à un instant T'.
« Je t'aime » est une information. Ce n'est ni un compliment, ni une promesse.
Je peux aimer une personne et que l'autre ne m'aime pas. Et inversement ne pas aimer une personne qui m'aime.

Si l'amour que je porte à quelqu'un dépend de l'amour que l'autre me porte, pour moi ce n'est pas de l'amour (de l'autre), mais la tentative de s'aimer soi à travers l'autre.
Est-ce que la tentative de l'amour, est de l'amour ? Perso je dirais que non. Mais ça peut sans doute être un chemin pour aller vers.
Enfin je dirais que la tentative de s'aimer soi à travers l'autre est quand même une forme d'amour (de soi), déguisée, travestie. En tout cas la volonté de s'aimer soi. Et un genre de démarche volontaire pour chercher à s'aimer soi. Mais ça n'a pas grand chose à voir à mon sens avec l'amour de l'autre. Qui pour moi ne peut être que désintéressé.

L'amour de l'autre, c'est à mon sens : aimer l'autre pour ce qu'il/elle est et vouloir son bonheur quelqu'il soit, avec et/ou sans nous.
Ce n'est pas aimer l'image que l'autre nous renvoie de nous-même. Ni aimer l'image que notre duo renvoie au monde.
L'amour n'a rien à voir avec le sexe (le sexe au contraire vient tout brouiller). Ni avec le sentiment amoureux (qui à mon sens est juste une pathologie miroir). Ni avec une quelconque forme de réciprocité.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h10

Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

D'après moi les sentiments ne sont jamais réciproques.
Et heureusement.

Des "sentiments réciproques" c'est juste un leurre. C'est croire que l'autre peut-être notre double. C'est avoir envie que l'autre soit notre miroir (et probablement compense notre manque de confiance en nous, et/ou détermine notre valeur).
Vouloir des "sentiments réciproques" c'est exiger avant de ressentir. C'est vouloir formater l'autre à notre image. Ou vouloir se formater à l'image, ou se définir à l'aune de l'image, que l'autre nous renvoie de nous-même.
C'est refuser l'inaliénable altérité.

J'ai des sentiments, personne au monde n'a les même que moi.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 02h21

Valmon
Dans le polyamour, l'amour doit il être réciproque entre deux personnes ?

Quel rapport avec le polyamour ?
Est-ce que la question est : L'amour doit-il être réciproque entre deux personnes ?

Valmon
Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

Est-ce que la question concerne les sentiments ou l'amour ? J'ai pas compris…

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Discussion : Polys renommé.e.s, personnalités célèbres, etc

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artichaut

le mercredi 10 décembre 2025 à 22h15

Ahès, serait —elle ou Dahut— fille du roi Gradlon, roi légendaire de Bretagne, dans la légende de la ville d'Ys.

Une complainte bretonne décrit ses moeurs :

Ahès la fille du Roi Gradlon,
Le feu de l'enfer en son cœur,
(…)

Fatiguée des reproches de son père,
Et pour quitter son regard,
A construit avec l'aide des mauvais esprits,
Un beau palais près des écluses.

Là, avec ses amoureux,
Il y a le soir des aubades,
Là, dans l'or et les perles,
Comme le soleil, Ahès rayonne.

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Discussion : Est ce qu’on peut ne jamais s’y faire ?

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le lundi 01 décembre 2025 à 23h39

Perdu
j’aimerai essayer le mono-amour et voir si c’est plus simple pour nous 2 (pas que pour moi, l’objectif c’est pas que je gagne en serenite à son détriment). Ou trouver une autre solution ou on serait tous les 2 confortable 🤔

oui, c'est chouette de vouloir essayer des choses, où tu puisse te sentir mieux.

"une autre solution ou on serait tous les 2 confortable" ça fait grave sens.
reste à inventer peut-être…

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Discussion : Est ce qu’on peut ne jamais s’y faire ?

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le lundi 01 décembre 2025 à 17h29

quand il y a de la souffrance c'est qu'il faut arrêter, avant que ça n'aille trop loin. ou a minima changer radicalement des choses.

après la poly-acceptance, voici la poly-souffrance. quand est-ce qu'on arrête les dégâts ?

ta tête peut gagner, oui, mais à quel prix ?

quel est le bénéfice pour toi ?

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Discussion : Renoncements

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le lundi 01 décembre 2025 à 16h51

JonathanS
j'aurais aimé avoir le retour d'éventuelle personne qui ont renoncé au polyamour par amour ou par pragmatisme.

j'ai renoncé au "polyamour" mais pas pour les même raisons que les tiennes. même si 'pragmatisme' pourrait à la limite convenir.

j'ai profondémment renoncé a l'amour monogame, or le "polyamour" a fini par m'apparaître comme une tentative d'élargir le concept de l'amour monogame, pour lui donner un peu d'air. mais ce 'un peu d'air' à la fois m'est apparu insuffisant (pour moi) et à la fois je constate qu'il prête à beaucoup de malentendus et cause beaucoup de dégâts.

j'essaie désormais de vivre les choses autrement. c'est pas facile, mais j'y arrive un peu.

en tout cas oui, un peu de pragmatisme, parfois ça fait pas de mal : tu ne peux pas vouloir vivre une chose est son contraire. et tu ne peux pas imposer à une personne de vivre ce qu'elle ne veut pas vivre. donc à un moment, il faut faire des choix.

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Discussion : Cherche témoignages positifs

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artichaut

le jeudi 27 novembre 2025 à 19h14

bonjour @Youpi3182,

la liberté amoureuse/sexuelle dans le couple, n'est ni postive ni négative. ça dépend ce que tu en fera (ce que vous en ferez).

comme tout projet affectif, c'est d'abord et avant tout casse-geule, mais c'est aussi le propre de la vie.

tout dépendra de la manière que tu auras de la vivre, de ce que tu voudra y mettre, de comment tu est prêt à t'impliquer réellement et à te remettre en question, etc.

ouvrir c'est toujours prendre des risques.

tu peux néanmoins consulter Les avis positifs sur le polyamour

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Discussion : J'ai juste besoin de partager ce moment compliqué

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artichaut

le mardi 25 novembre 2025 à 16h51

ah les joies de la monogamie et de ses petits arrangements !

le mensonge (par omission) a déjà commencé entre W et B
la trahison ne devrait plus trop tarder…
surtout au vu du cahier des charges

et si tu 'participes' il y a fort à parier que tu sera le bouc émissaire de la colère de B
alors qu'en l'état c'est clairement à W de faire ses choix et les assumer.

on a bon dos les "poly", à accepter de tels revirements de situation
et en même temps, je ne vois pas comment agir autrement

celle/celui qui met le+ pression gagne souvent en premier
mais à quoi bon, pour en arriver où ?
à mon sens, on a tout intérêt à s'éloigner des ces dynamiques
tant pis si on y perd quelques relations au passages
on reste dans notre cohérence
et on respecte les choix de l'autre
à lui d'assumer les conséquences de ses choix

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Discussion : Monogame marié en dilemme

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artichaut

le dimanche 23 novembre 2025 à 11h08

Roki
Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas imaginer avoir plusieurs amoureux...

À te lire (pas juste cette phrase) j'ai l'impression que tu as besoin d'une personne qui t'aime pour t'aimer toi-même. une personne qui t'aime.
C'est un peu comme un miroir qui te permet de t'aimer. Là le miroir est brisé, et c'est insupportable.

Aimer plusieurs personnes te semble inconcevable pour toi-même (de même que pour l'autre).
Être aimé par plusieurs personnes te semble inconcevable pour toi-même (de même que pour l'autre).
Peut-être ce serait comme fragmenter ta personnalité, ne plu être un. unique et indivisible. et t'éparpiller en morceaux dans le monde ?

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Discussion : Monogame marié en dilemme

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artichaut

le dimanche 23 novembre 2025 à 10h58

Roki
pour moi le fait de flirter est déjà une trahison.. un coup de couteau en plein cœur.. (…)
je n'arriverai pas à supporter ne serait-ce que ce côté flirt, autre amour, (…)
c'est tellement horrible pour moi à imaginer,(…)
ce qu'elle me demande me brise de l'intérieur, une douleur incommensurable.. (…)
je ne le suis pas et ne veux pas le subir...

En soi tu as déjà toutes les réponses.
Il y a quelque chose en toi qui refuse, qui ne veut pas, qui ne peut pas.

Roki
Elle s'est fait un ami qui l'a emmené au resto ( j'étais au courant bien sûr ), complimenté et avec qui ils ont un peu flirté aujourd'hui.. on en a parlé directement. Le problème c'est qu'en rentrant elle rayonnait, elle était plus heureuse que d'habitude, elle m'a même montré directement beaucoup plus d'amour, elle était comme rechargée...

J'ai le sentiment que le problème c'est qu'elle soit heureuse sans toi.

Roki
Encore une fois je peux comprendre, mais comme je lui ait dit, au final c'est pas de moi qu'elle avait besoin da s sa vie, je peux pas la combler, je ne peux que la freiner et la rendre malheureuse...

Qu'elle puisse être heureuse sans toi, te fait ressentir qu'elle ne t'aimes pas ?
Et peut-être même tu aurais envie qu'elle l'assume et le dise ainsi : elle ne t'aime pas et ne t'as jamais aimé ?
Au moins ça serait clair. Tu pourrais acter la trahison.

Roki
un sentiment réservé à nous deux

Voilà la trahison.
Il y a avait une bulle, un contrat +ou- tacite.
Tu lui a livré ton coeur (tu t'es oublié au passage).
Et là tout à implosé.

Roki
Soit je ne l'accepte pas et je sais que je rendrais malheureuse ou au moins pas totalement heureuse la femme que je veux le plus voir heureuse, soit je me laisse mourir de l'intérieur de la voir s'épanouir dans les bras d'un autre que moi..

Aucune solution n'est satisfaisante. Tu n'as que des mauvaises solutions.
Pour l'aimer elle (la rendre pleinement heureuse), tu dois te désaimer toi (ne plus être aimé par elle, à qui tu as donné ton coeur). Ce qui est insupportable.
L'aimer vraiment revient à ne pas être aimé par elle, ce qui revient à cesser d'exister (à ses yeux, donc vis à vis de toi-même, donc au monde).

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Discussion : Lutter contre une IST : la gale

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artichaut

le mercredi 19 novembre 2025 à 15h57

merci pour ce récap' et partage d'expérience

j'ai beaucoup fréquenté de (mi)lieux où des épidémies de gale sont récurentes.
j'ai eu la chance de toujours passer au travers.
quelques règles d'higiène de base m'ont sans doute aidé.

Aki
- évitez de serrer la main aux inconnu-es qui se grattent manifestement beaucoup et/ou ont des lésions de grattage aux mains.

j'aurais dis "évitez les contacts physiques, a fortiori peau à peau" et pas seulement "évitez de serrer la main"

et j'aurais dit :
- prenez l'habitude de laver vos vêtements à 60°C (pas seulement ceux récupérés d'occasion), c'est valable pour d'autres parasites

tu pourrais aussi ajouter :
- utilisez votre propre serviette de toilette

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Discussion : Les images qui pourrissent la vie

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artichaut

le dimanche 16 novembre 2025 à 10h54

Mouse
J’ai peur ( au moins là il y a une peur 😅) qu’en me recentrant sur moi je me ferme et mettes de la distance. Ce qui serait d’autant plus injuste vers mon amoureux qui est très attentif à mes besoins même s’il ne peut tous les satisfaire.

il y a peut-être un truc genré dans tout ça
avoir peur de disparaître / avoir peur d'être injuste
avoir peur pour soi / avoir peur pour l'autre

je pense que si +de femmes s'autorisaient à penser d'abord à elles
et que si +d'hommes se préocuppaient aussi des autres
le monde s'en porterait mieux
(et le 1er n'a pas à attendre le second pour s'enclencher, car l'un entretient l'autre)

"penser d'abord à soi", n'est pas un égoïsme pour moi (ou alors j'aime l'égoïsme), mais la condition nécessaire pour ne pas s'oublier dans la relation, donc pour vivre de saines relations

l'empathie et l'amour, nous permettant ensuite de penser aussi à l'autre, aux autres

à mon sens, ce n'est pas injuste de se recentrer sur soi, c'est indispensable
et +on le fait rapidement quand c'est nécessaire, +ça peut être court, et on peut revenir au lien
au lieu de rentrer dans des cycles infinis où l'on s'oublie, se raccroche à l'autre, se fait des reproches, et ainsi de suite

que ton amoureux soit très attentif à tes besoins me semble juste normal, et la conséquence de son amour
ce n'est pas le punir que penser à toi, mais au contraire —a fortiori dans un contexte poly— prendre tout le monde en compte y compris toi-même

mais peut-être que mon vécu genré n'est pas transposable…

Mouse
Concernant rencontrer ma meta j’ai peur ( encore une finalement) de l’effet inverse. Tant que je ne la vois pas je n’ai aucun problème de comparaison.

dans mon expérience c'est le contraire
ou disons que rencontrer l'autre, ouvre la porte de la connaissance (de l'autre) et de l'empathie, ce qui endigue la compétition, donc la comparaison compétitive

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Discussion : Les images qui pourrissent la vie

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artichaut

le samedi 15 novembre 2025 à 19h27

Mouse
dès que je sais qu’il va y avoir de l’intimité entre lui et ma meta j’ai plein d’images désagréables qui tournent en boucle dans ma tête

est-ce que tu connais ta meta ?
parfois connaître la personne aide à endiguer nos fantasmes envahissants

Mouse
J’ai beau chercher le besoin ou la peur derrière ces émotions je ne trouve pas.

les fois où j'ai vécu ce que tu décris, c'est des fois où j'étais en fragilité dans le lien avec la personne, ou en fragilité dans le lien avec moi-même (où je me perdais dans la relation)

mon besoin était de me recentrer, de m'ancrer, de me donner de l'auto-empathie, de me faire plaisir, de retrouver l'amour de moi-même (et plutôt pas auprès d'une autre personne, ce qui sinon déplace le problème, et souvent l'accentue)

ma peur était de disparaître (l'autre disparaît donc je disparaît, car je suis trop dépendant de l'autre, de l'image de moi-même par l'autre : s'il ne veut plu de moi, s'il n'est pas avec moi, c'est que je n'existe pas)

ma solution perso, à toujours était de revenir à moi
(au sens propre et au figuré)

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Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)

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artichaut

le samedi 15 novembre 2025 à 19h10

Topper
Tu es une personne extrêmement toxique.

je corrigerais par :
Tu es une (bonne) personne avec des comportements extrêmement toxiques.

on ne peut pas changer de personne
mais on peut changer nos comportements

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Discussion : Violence, rejet, humiliation, trahison : comment un homme se perd… et cherche à se réparer (témoignage sans réserve)

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artichaut

le samedi 15 novembre 2025 à 01h51

Jojodabro
Je précise?: je n’ai pas de budget pour une vraie thérapie classique,

C'est quoi une vraie thérapie classique ?

Aller voir un·e psychiatre c'est remboursé, donc gratuit si t'es inscrit à la sécu.

Et si tu veux pas un·e psychiatre, ben tu payes.

Je suis au RSA, ça ne m'empêche pas de consulter. Tu touches moins qu'un RSA ??

Qu'est-ce qui t'empêches vraiment d'entamer une thérapie ?
La thunes me semble une fausse excuse.

Une amie m'avait dit la même chose. Je lui ai dit "je te paye tes séances" (elle qui gagne plus que moi). Ça a dû créer un déclic, elle a finalement consulté.
Je ne vais pas te proposer la même chose, je ne te connais pas. Mais franchement, je pense que y'a surtout un très gros tabou en France autour de ça.

Tout le monde aurait besoin de séances, psy, pas que toi. Et toi sans doute plus qu'un autre. Et depuis longtemps.
Donc bouges-toi. La violence n'est pas une fatalité. Ni celle qu'on subit, ni celle qu'on exerce.

T'as demandé du sans filtre. Voilà.

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Discussion : L'amour passe par l'amour de soi

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artichaut

le vendredi 14 novembre 2025 à 19h43

— je réponds à ce fil qui date de 2009 —

Clementine
L'amour (en-dehors de celui, "social" qu'on porte aux autres individus) me paraît une chose non-nécessaire, un accident complet et qui apporte de la plus-value à l'existence;

je ne partage pas ce point de vue, du post-initial. mais j'aime bien le titre L'amour (de l'autre) passe par l'amour de soi

pour ma part je ne peux aimer l'autre si (ou tant que) je ne m'aime pas moi-même

et à tord ou à raison, j'ai tendance à le penser comme un trait générique

je ne pourrais pas prendre au sérieux une personne qui me dit "je t'aime" et qui ne s'aime pas soi-même.
on peut être accroc (à une substance, à la présence d'une personne, à ses mots, ses gestes, etc) mais aimer me semble relever d'autre chose

au reste, moi-même il m'arrive de désaimer une personne, si/quand le lien avec celle-ci me fait me désaimer (par exemple suite à un conflit, et notamment si c'est moi qui ai merdé). il me faudra alors retrouver le chemin de l'amour de moi-même pour être capable de re-aimer à nouveau cette personne

c'est très fort chez moi, et ce n'est pas quelque chose sur lequel j'ai le sentiment d'avoir prise

aimer l'autre, un·e autre, voire des autres, pour moi c'est m'aimer suffisamment moi-même pour être capable de ressentir une empathie, une connexion à l'autre et vouloir son bien autant que je veux mon propre bien

sans cet ancrage dans l'amour de moi, aucune connexion à l'autre n'est possible. aucun amour ne peut s'attacher à du vide en moi.

je ne peux aimer l'autre +que moi-même. et la parentalité ne fait pas, pour moi, exception à cette règle.


j'imagine qu'il y a bien des personnes qui peuvent avoir le sentiment d'aimer, tout en ne s'aimant pas soi-même (et je serais ravi que de telles personnes s'expriment ici, plutôt les concernées que celles qui connaissent des concernées), perso j'aurais peur que cet amour ne soit que dépendance affective, que miroir déformé d'un amour de soi que l'on se sait incapable d'avoir seul·e

je me dit qu'à défaut d'aimer, on peut alors au moins être aimé·e


Clementine
La jalousie dans ce contexte peut survenir quand il y a sentiment de déprivation,

et du coup je pense que je peux ressentir de la jalousie de l'autre envers moi-même. je veux dire entre moi-à-l'autre et moi-à-moi. de la jalousie si je sens que je devrais aimer l'autre +que moi-même.

j'ai même l'impression que tout sentiment de jalousie que je ressens, m'indique le danger de moins m'aimer moi-même. et que cette émotion est là pour m'indiquer de ne pas m'oublier dans la relation.

accepter la jalousie et la traverser c'est me reconnecter avec moi et moi seul. seulement alors, après de l'auto-empathie et de l'auto-amour, je peux retourner dans l'amour de l'autre, et l'empathie pour l'autre.


comment s'aimer soi-même ?
et peut-on s'aimer soi-même sans avoir réçu précédemment de l'amour, sans avoir été aimé·e ?

sans doute que non. et il y a donc bien quelque part un cercle (que j'espère vertueux) qui se fait.
de même qu'aimer (au sens de cette empathie gratuite, qui n'attend rien et ne demande rien) provoque bien souvent de l'amour par contagion (pas forcément en retour vers soi-même, mais augmente l'amour dans le monde)

et j'espère qu'une personne qui ne s'aime pas, puisse un jour commencer à s'aimer soi-même. peut-être en arrêtant —dans un permier temps— d'aimer les autres, et de juste receuillir l'amour des autres quand il y en a.

cet "égoïsme" me semble en quelque sorte un chemin obligé avant de pouvoir aimer (les autres) à son tour. et peut-être faut-il renoncer à l'injonction à aimer les autres, pour accéder à cet "égoïsme", donc parvenir à l'amour de soi.

peut-être que je me plante complétement. mais en tout cas, j'ai l'impression que c'est comme ça que ça fonctionne pour moi.

je peux aimer une personne qui ne s'aime pas (donc dans ma logique, une personne qui ne m'aime pas). mais je ne pourrais croire une personne qui dit m'aimer alors qu'elle ne s'aime pas.
c'est du reste ce qui parfois me fait prendre de la distance, ou carrément me faire stopper une relation (si je sens que l'autre s'abîme en moi, s'abîme en ma présence, si je sens que j'accède à un pouvoir sur la personne qui me fait peur).

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