Polyamour.info

artichaut

artichaut

Rennes (France)

Participation aux discussions

Discussion : Changer de paradigme (relationnel)

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 10h29

@Alabama : J'ai beaucoup hésité à mettre ces deux "Pourquoi ?" (pourquoi est-ce si compliqué de vivres des relations ? pourquoi on s'y prend si mal ?) et à proposer des réponses, …forcément parcellaires, personnelles et subjectives.

Je pourrais te répondre par ex. sur la question des "besoins", ou de la relation "romantico-sexuelle". Mais je trouve que tu y réponds toi-même : derrière un soit-disant "besoin" il y a souvent d'autres choses. Accueillir cette idée de besoin c'est comme accueillir nos émotions (jalousie par exemple), c'est finalement, comme tu le dis, aller vers +de compréhension de qui on est et de ce que l'on veut vraiment. Je ne dis pas qu'il faut mettre la relation "romantico-sexuelle" hors de l’expérimentation, mais à ne focaliser que sur ça on oublie tout le reste. On se met des oeillères, on reste in the box, justement. Et on passe à côté tout à la fois, d'un immentissisme champ d'exploration, d'un terrain pédagogique tout trouvé, voire de découvertes affectives innatendues.

Ce qui m'intéresse, bien+ que de donner des explications et trouver des causes, c'est de proposer positivement de nouvelles façon de faire. Car je pense qu'il n'y a besoin de rien pour commencer et que tout le monde peut le faire avec tout le monde.
Comme l'exemple que tu donne avec la compersion et ta super pote.

La question que je propose n'est pas Vers quoi je veux aller ? (ça je ne doute pas qu'elle est là de toute façon, cette question), mais Qu'est-ce que concrétement je peux expérimenter là et avec qui ? Ici et maintenant.

Voir dans le contexte

Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 03h39

Ayna
Mais en même temps, -je ne suis pas à une contradiction près- je me dis que l’amour, c’est un chemin, et que c’est beau de l’arpenter. C’est la sincérité sur ce chemin et le fait qu’on marche réellement, qu’on mette un pied devant l’autre pour avancer qui compte.

Oui, j'aime cette idée du chemin à arpenter.

Et j'ai ouvert un nouveau fil à propos de changement de paradigme.
ce qui n'empêche pas de continuer à discuter ici, bien sûr.

Voir dans le contexte

Discussion : Le polyamour utilisé comme caution morale

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 03h10

artichaut
J'aimerais trouver le temps de mettre tout ça en mots.
Ça commence à me peser de ne pas réussir à le partager simplement.

Bon voilà, j'ai tenté d'esquisser quelque chose.

Voir dans le contexte

Discussion : Consentement en polyamour : stop à l'usage du mot pour des situations qui n'en sont pas

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 03h07

@Siestacorta J'ai répondu .

Voir dans le contexte

Discussion : Changer de paradigme (relationnel)

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 03h07

Préliminaires
Bon, ça fait plusieurs fois (. . .) que je dis que j'aimerais dessiner un changement de paradigme, alors je vais tenter de commencer à grifonner quelque chose. J'ai hésité sur la méthode : tout bien réfléchir, rédiger, relire, re-relire et poster un texte abouti, …ou ouvrir un fil de discussion et y griffoner des bouts. J'ai choisis la 2ème solution, malgré les inconvénients que j'y vois (suis-je au bon endroit sur ce forum ? vais-je être mal compris ? je vois déjà ce qu'on va me répondre, etc).

La problématique
Il me semble qu'on se plante sur la manière de concevoir nos relations affectives, que je me suis planté. Et que l'on complique beaucoup et inutilement les choses, car on les regarde sous un angle biaisé dès le départ.

Précautions
J'ai un regard tendre sur le chemin parcouru, et je ne veux pas oublier d'où je viens. Je sais aussi que chaque chemin est différent. Je n'ai donc aucune "vérité" à apporter. Tout au plus du partage d'expérience.

Le contexte
Nous sommes toutes et tous des handicapés affectifs. Nous sommes toutes et tous frustré·e·s. On trimballe nos traumas et nos casseroles. On galère avec les injonctions contradictoires de ce monde.

Le postulat
En fait on sait toutes et tous globalement s'y prendre relationellement (au moins à certains endroits). Tout le monde vit des relations multiples (au moins dans certains registres affectifs). Tout le monde vit parfois de la jalousie. Tout le monde vit parfois et déjà de la compersion. On sait faire tout ça, juste on ne se sert pas de ce savoir faire.

Mais alors pourquoi est-ce si compliqué de vivres des relations ?
Mon hypothèse c'est qu'on est complétement aveuglé par ce qu'on croit être des besoins vitaux, des passages obligés, des étapes indispensables, ou des minimums nécessaires …et que pour une grande part on se fourvoie soi-même dans ce qui deviendra nos tombeaux affectifs. Et que +on tente d'en sortir, +on s'enfonce (et même on enfonce les autres avec).

Pourquoi on s'y prend si mal ?
Je ne sais pas. Je dirais que c'est comme si on était toujours tendu vers un but (différent selon les personnes) ou des buts, et que ce(s) but(s) primaient sur tout le reste. Des buts comme avoir une relation, perdre sa virginité, se mettre en couple, avoir plusieurs relations, trouver tel type de personne ou de relation, partager de la sexualité, vivre telle expérience, etc. Et globalement ces buts sont ultras formatés par ce monde dans lequel on vit (et parfois les milieux que l'on fréquente). Et on est persuadé qu'on ne peut pas vivre sans.
Et quand c'est pas des buts en soi, notre ego et nos désirs nous incitent à en vouloir toujours+, à vouloir aller toujours +vite, à se foutre du consentement de l'autre, à ne même pas se considérer soi-même… j'en passe et des meilleures.
Et encore et toujours, on s'acharne à vouloir aller vers des choses qui ne fonctionnent pas, des choses bien au delà de nos capacités émotionnelles ou relationnelles, des choses pour faire comme le voisin, ou comme à la télé, etc.

Et je propose quoi ?
Bah rien. Rien de spécial. Juste arrêter de s'acharner inutilement à vouloir essayer d'atteindre d'innacessibles étoiles. Mettre un peu de pragmmatisme dans nos vies. Y aller tranquillement. Aller vers ce que l'on sait déjà faire et/ou avec les personnes avec qui ça fonctionne déjà. Utiliser les compétences qu'on a déjà, et en apprendre d'autres au besoin. Mais cesser de foncer dans le mur, en se disant que Si, cette fois-ci, le mur va miraculeusement se volatiliser.

Concrétement ça ressemblerai à quoi ?
Je ne sais pas. Ça dépend de la vie de chacun·e. Quel est actuellement l'endroit affectif le +sécure dans ma vie ? Qu'elles sont les personnes avec qui c'est le +fluide, le +facile ? Sur quel plan affectif est-ce facile/fluide avec elles ? Qu'est-ce que je sais faire et que je fais bien ? etc. et avancer à partir de là.
À quel endroit suis-je compersif ? Dans quel cas ou cadre j'arrive à accueillir ma jalousie ? Est-ce que c'est avec des "potes", des "ami·e·s", des "amant·e·s", des "amour·s" ?
Si par exemple je suis compersive avec mes copines. Whaou, super ! Travaillons la compersion à partir de là, au lieu de s'inventer je ne sais quel challenge insurmontable pour faire ressembler ma vie à un film Hollywoodien bâclé. Rien qu'avec des "potes" y'a matière à travailler sur soi, à travailler la jalousie, les émotions et la compersion.
Idem avec le tactile. Trouvons les endroits où l'on est sécure et à l'aise, et travaillons le consentement à partir de là. Rien qu'à se coiffer mutuellement, on peut explorer toutes les nuances du consentement, l'affection, la tendresse, la sensualité, voire qui sait quelque chose de l'orde de la sexualité (si bien sûr c'est ok de partager ça).
Il n'y a pas un truc mieux qu'un autre. Tout est sujet a explorations incroyables. Et surtout : tout est sujet à progresser ensemble vers d'incroyables chemins.

Oui mais, avec qui vivre ça ?
Là encore, avec les "bonnes" personnes, c'est à dire celle(s) avec qui je suis à l'aise, et sur les plans affectifs dans lesquels on est mutuellement à l'aise.
Avec une personne qui dit se reconnaître dans des schémas de type "amoureux exclusif" (voire qui se dit "mono"), il n'est évidemment pas question de lui proposer une relation poly, libertine ou que sais-je, mais il est possible d'entretenir une relation "amicale" (sans ambiguité) complétement innovante, où travailler mille trucs émotionnels, voire tactile (tendresse etc).
Si l'on est sincère avec soi-même et que l'on ose demander des choses pour ce qu'elles sont (et rien de +), le champ des possibles peut s'avérer bien+ immensse qu'on a tendance à le penser.
Oui ça peut demander de travailler sur nos attentes, voire sur notre frustration. Ça tombe bien on en aura grandement besoin de ce savoir-faire là, si un jour on se retrouve à vivre avec quelqu'un·e_d'autre un truc mettant en jeu de l'émotionel +intense, typiquement des "amours plurielles".

On ne nous a rien appris, certes. Ni sur le consentement, ni sur les relations, ni sur la gestion émotionnelle, ni sur l'attachement, ni sur les traumas, ni sur rien de tout ça.
Mais c'est comme si on s'obstinait à vouloir ne rien apprendre, comme si on se croyait super fort·e et que l'on puisse se passer d'apprentissage ou d'entraînement dans tous ces domaines.
Pourtant ça tombe bien, on est entouré de novices en la matière. Alors y'a grave moyen d'apprendre ensemble.

Si on arrêtte d'espérer je ne sais quelle relation totalitaire (même en milieu poly on est totalitaires), si on arrêtte de vouloir tout tout de suite, si on arrête de se croire +doué que ce que l'on est, il est possible que tout à coup ce qui semblait un immense désert arride, devienne un joyeux et consensuel territoire d'explorations peuplé de sympathiques personnes voulant explorer également.

Voir dans le contexte

Discussion : Consentement en polyamour : stop à l'usage du mot pour des situations qui n'en sont pas

Profil

artichaut

le mercredi 21 décembre 2022 à 00h44

Siestacorta
penser en dehors du cadre poly pourquoi pas, à condition de pas t'investir avec des monos 😏

Ben justement non, je ne suis pas d'accord avec ça.

Voir dans le contexte

Discussion : Le polyamour utilisé comme caution morale

Profil

artichaut

le mardi 20 décembre 2022 à 19h03

Je viens de retomber sur ces mots que j'ai écris il y a 2 ans :

artichaut
J'ai le sentiment qu'il y a une manière d'entrer en polyamour qui est d'avance voué, sinon à l'échec, du moins aux affres des déconvenues à répétition. Générant souffrance inutile (pour soi-même et/ou pour les autres).
Souffrances et lamentations qui se retrouvent ensuite sur ce forum et dans les café poly.

Une des question que j'ai envie de travailler (et qui peut-être me fait offrir une "disruption" selon les mots de @Toinou) c'est : peut-on changer de paradigme ? Peut-on proposer une polyamorie qui ne soit plu «  vendre du rêve, et refourguer en douce des cargaisons de cauchemars à la pelle ». Peut-on expliquer mieux la polyamorie aux personnes qui viennent ici (ou qui ne viennent pas ici) à la fois :
- pour arrêter de "cacher" la quantité de cauchemars à venir, à celle et ceux à qui «  vend du rêve »
et/ou
- pour trouver une manière non seulement +honnête de dire, mais surtout qui rompt le cercle vicieux ou qui inverse la tendance du désescalator relationnel, bref qui réussisse à proposer de nouveaux paradigmes, pour de nouvelles manières de relationner

…et peut-être qu'il faudra changer le mot même de polyamour/polyamorie, pour y parvenir.

Et j'en suis vraiment là aujourd'hui : changer de paradigme.
Enfin dans le même questionnement, mais avec des bouts de réponses en plus (à savoir que renoncer a l'idée même de polyamour, fait partie du paradigme).

J'aimerais trouver le temps de mettre tout ça en mots.
Ça commence à me peser de ne pas réussir à le partager simplement.

Voir dans le contexte

Discussion : Consentement en polyamour : stop à l'usage du mot pour des situations qui n'en sont pas

Profil

artichaut

le mardi 20 décembre 2022 à 17h49

Caoline
J'aimerais juste qu'on arrête de coller l'étiquette polyamour sur des situations qui n'en sont pas.

Ça a été mon combat ces dernières années. Notamment avec ce texte sur le consentement relationnel. J'ai fini par renoncer.

Quasi toutes les nouvelles persones qui débarquent (ici, en café poly, dans la vie…) viennent avec cette idée que le polyamour c'est juste vouloir avoir plusieurs relations (il faut dire que l'étymologie n'aide pas).
Et il faut être honnête, jadis, j'ai commencé par là également.
Il y a une telle charge anti-poly dans le monde mono ("aimer plusieurs personnes en même temps ça n'existe pas", etc) que pour beaucoup, il y a besoin d'en passer par là : s'autoriser à avoir envie de plusieurs histoires, ne pas se contenter d'une seule, être attiré·e par +d'une personne, etc. Casser l'idée en nous-même que c'est en soi une forme d'égoïsme, ou que c'est malsain, ou pathologique. Et là je parle juste de l'envie ou du désir. Le faire c'est autre chose.

Et définir le polyamour comme une orientation relationnelle (ce que j'ai pu faire jadis) n'aide pas non plus. Être poly c'est (ou ce serait) être attiré par plusieurs personnes, un peu comme être homo c'est être attiré par des personnes de même sexe (qu'on pratique ou pas). Le reste c'est (ou ce serait) comment tu vis ton polyamour.

Et bien en fait aujourd'hui ce polyamour là ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c'est comment tu vis tes relations.
Pour moi de toute façon tout le monde à plusieurs relations. Donc le nombre de relations c'est une fausse question, une vue de l'esprit, un très mauvais point de départ. …même s'il m'a fallut plusieurs années pour m'en rendre compte.

Voir dans le contexte

Discussion : [Val d'Oust, Morbihan] Papotes amimoureuses #05 — vend 17 février 2023

Profil

artichaut

le dimanche 18 décembre 2022 à 14h51

Pour cette Papote on est invité·e·s dans une maison à Val d'Oust (proche de Ploërmel).
Il est sans doute possible de covoiturer depuis Rennes, et même de dormir sur place.

_________
Précédentes Papotes : #0, #1, #2, #3, #4
(avec comptes-rendus dans les pages discussions).

Voir dans le contexte

Discussion : [Rennes] Papotes amimoureuses #04 — vend 20 janvier 2023

Profil

artichaut

le dimanche 18 décembre 2022 à 14h50

Pour ces Papotes on sera à Rennes, quartier du Blosne.

_________
Précédentes Papotes : #0, #1, #2, #3
(avec comptes-rendus dans les pages discussions).

Voir dans le contexte

Discussion : [Outil] Traduction de La Carte des sortes de non-monogamies

Profil

artichaut

le dimanche 18 décembre 2022 à 11h00

On viens de me faire découvrir cette carte : « A Map of the Lands of Human Sexuality »

Si quelqu'un·e veut la traduire… ?

Voir dans le contexte

Discussion : [Questembert] Papotes amimoureuses #03 — 9 décembre 2022

Profil

artichaut

le dimanche 18 décembre 2022 à 09h00

Petit Bilan de ces Papotes #3

Nous étions 10.
Dont 6 personnes qui venaient pour la 1ère fois (et parmi elles, 3 que je n'avais jamais rencontré).

Nous avons entamé par d’inévitables questions sur le polyamour et pourquoi cet événement ne se revendique pas polyamoureux (j’espère un jour ne plus avoir besoin d’en passer par là). Puis, nous avons poursuivi de manière plus informelle, tout en grignotant les victuailles apportées.
Ensuite, nous avons joué au jeu «  Discultons » (en inventant des règles à dix, puisque le jeu est prévu pour être joué à deux), ce qui nous a permis de partager sur nos intimités respectives.

À un moment donné une idée à émergée : …et si les Papotes amimoureuses se déclinaient aussi sous une forme invitant à l’échange tactile ? Cela pourrait s’appeler «  les Papouilles amimoureuses » !
Après quelques départs, l’envie sans doute d’explorer l’idée a amené une dimension inattendue à ces Papotes : pratiquer un massage à plusieurs mains.
La possibilité de dormir sur place a permis de prolonger la Papote et le massage, au-delà de l’horaire habituel. La soirée s’est terminée vers 4 h du matin.

Je ne sais pas ce que seront les prochaines Papotes, mais cette session #3 a soulevé plusieurs réflexions :
- Il semblerait que la forme (moins cadrée et +informelle que d’autres types d’événements) attire beaucoup plus les hommes cis que les autres (c’est quelque chose que je constate empiriquement, et qui ne m’étonne absolument pas) ; ça ne me dérange pas en soi, et même ça m’amuse un peu de voir du coup des hommes —qui peut-être étaient en partie venues en espérant rencontrer des femmes— se retrouver de facto à relationner avec d’autres d’hommes.
- Pour l’instant je cadre très très peu les rencontres (laissant advenir ce qui vient), car j’ai envie d’inciter les autres à être force de propositions et voir ce qu’il peut en sortir. Chaque Papote est donc très différente d’une fois sur l’autre.
- L’idée des « Papouilles amimoureuses » me plaît, et j’ai laissé advenir la proposition de massage qui s’est ensuivi. Mais partager du tactile entre personnes ne se connaissant pour la plupart pas, avec très peu voir pas du tout de cadre posé, sans culture commune du consentement, et de surcroît dans un événement comportant de la consommation d’alcool, me questionne beaucoup. Je ne sais pas encore quelles conclusions je vais en tirer, mais il ne me semble pas du tout possible de recommencer à l’identique.

Bref c’était des Papotes à la fois tranquilles et pleines d’expérimentations.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

Profil

artichaut

le samedi 17 décembre 2022 à 20h12

Siestacorta
Je donne 75% de chances au post de @bonheur d'être un sarcasme

Moi je dirais 95% que non, ce n'était pas un sarcasme.
Plutôt un coup de sang.

Alors @bonheur ?!

Voir dans le contexte

Discussion : Dormir ensemble ou pas (Décortiquons la Monogamie)

Profil

artichaut

le samedi 17 décembre 2022 à 13h11

Un truc que j'adore aussi et que je n'ai pas encore cité ici, c'est changer de lit en cours de nuit.
Perso je n'aime pas trop ça, moi changer de lit. Mais j'aime vraiment beaucoup qu'une de mes partenaires passe une partie de la nuit (par ex, juste le moment du coucher, ou alors juste le petit matin) avec moi et une autre partie (idéalement incluant la +longue partie de la nuit : le sommeil profond) avec un·e autre.

Je kiffe ça pour moi même, je kiffe ça pour mes partenaires qui kiffent ça, je kiffe pour pour ma/mon metamour.
Et je trouve même que ça crée une complicité toute particulière avec mes metamours.

En vrai ça ne m'est arrivé que très peu de fois, mais vraiment j'ai adoré, et ça me manque que ça ne m'arrive pas +souvent.

Voir dans le contexte

Discussion : Dormir ensemble ou pas (Décortiquons la Monogamie)

Profil

artichaut

le samedi 17 décembre 2022 à 13h05

artichaut
ceci pour garantir la possibilité —car vécue en acte et pas juste en paroles— qu'effectivement ne pas dormir ensemble soit une vraie possibilité.

Je me rends compte aussi que pratiquer ça ne pas dormir ensemble, alors qu'on dort dans la même maison, prépare le terrain au fait, un jour de dormir seul·e alors que son/sa partenaire habituel·le dort dans la même maison avec un·e autre de ses relations (et qui est quand même une sacrée expérience du point de vue de la jalousie, de la frustration, et du sentiment d'abandon !).

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

Profil

artichaut

le samedi 17 décembre 2022 à 12h47

bonheur
Perso, je crois que désormais les amoureux, je les quitterai aussitôt qu'ils m'annoncent avoir quelqu'un d'autre.

On peut gloser sur ce qu'est le polyamour (juste avoir plusieurs relations, ou être heureux/heureuse que l'autre en ai plusieurs), en revanche interdire à l'autre d'avoir d'autres relations (ou le quitter, le cas échéant, ce qui revient quand même un peu au même), ça c'est clairement l'épicentre de la monogamie.

Voir dans le contexte

Discussion : Le polyamour est-il objectivement viable ?

Profil

artichaut

le vendredi 16 décembre 2022 à 15h31

bidibidibidi
si j'en crois la pensée dominante, le polyamour n'est dans tous les cas pas viable.

La question était « Le polyamour est-il objectivement viable ? ».
Je ne vois pas depuis qu'elle "objectivité" il pourrait être viable. Si viabilité il y a, ce n'est pas là qu'elle se situe. Et même s'il était objectivement viable, on ne serait pas +avancé.

Par ailleurs on sait déjà que le polyamour ne fonctionne pas et encore moins immédiatement.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

Profil

artichaut

le vendredi 16 décembre 2022 à 10h21

Alabama
je parlais, en-dehors de tout "pb" ou jalousie

Pour moi ça n'existe pas une relation sans "pb" ou jalousie. Donc je préfère anticiper ce qui de toute façon arrivera.

Alabama
Ah c'est intéressant ça, car tu vois, je me faisais la réflexion que quand les métamours meufs se rencontrent, c'est encore elles qui font le taf relationnel et ça me faisait ronchonner intérieurement.

Tu peux le voir comme ça, certes. Mais rien ne t'empêche d'avoir cette vigilance là.
Dans mon expérience (de ce que je vois et ce qu'on m'en raconte) ça me semble beaucoup plus un endroit de plaisir et de solidarité féministe, qu'un endroit fastidieux de taf relationnel.
Il y a une partie du taf que le pivot ne peut pas faire, même avec les meilleurs intentions du monde. Et demander directement les infos aux personnes concernées me semble toujours une bonne idée.

Hawkeye
Il n'y a pas que les hommes pivots qui sont capables de merder.

Personne n'a dit le contraire. Là n'est pas la question (en tout cas pas celle que j'ai soulevée).

Hawkeye
voir en l'autre l'homme et pas l'adversaire.

Oui.
Et perso je dirais même que rencontrer mes metamours hommes est une manière de socialiser avec des hommes, qui a participé à bouger plein plein de choses dans mon rapport à la masculinité.

Voir dans le contexte

Discussion : Le polyamour est-il objectivement viable ?

Profil

artichaut

le vendredi 16 décembre 2022 à 09h41

Le problème que tu pose n'est pas un problème polyamoureux mais celui des sollicitations masculines. Les hommes cis hétéro, dans ce monde sur-sollicitent (et pas que sur les sites de rencontre) les femmes cis (essentiellement celles dans les normes actuelles de "beauté").

Si on suit ton raisonnement il y a +d'hommes hétéro que de femmes hétéro sur terre, puisque sur un site de rencontre une femme reçoit beaucoup plus de sollicitations.

Avant_gout
Le polyamour est-il objectivement viable ?

Non.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

Profil

artichaut

le jeudi 15 décembre 2022 à 16h01

Alabama
- en en entendant parler je me dis que je pourrais bien m'entendre avec
- l'amoureux.se du milieu pense qu'on pourrait bien s'entendre
- ça se trouve comme ça parce qu'on est invité.e.s au même événement de groupe
- la personne passe par là pour rendre un truc par exemple
etc...
- et en cas de problème, pour essayer d'arranger la situation...

T'as déjà trouvé des débuts de réponses !

Alabama
Mon souhait est de transformer mes relations amoureuses pour qu'elles ressemblent plus à mes amitiés, et transformer mes amitiés pour qu'elles ressemblent plus à mes amours, et donc pour moi c'est faire une spécificité là où j'aimerais enlever de la spécificité.

Moi j'aime rencontrer les ami·e·s de mes ami·e·s, ou plutôt les relations importantes de mes relations importantes, et ce au moins une fois. Surtout si la personne avec qui je suis en relation en parle souvent. Tant que je n'ai pas rencontré une personne en vrai je n'arrive pas à coller une image et donc à "créer la fiche personnage" dans ma tête (mémoriser des infos parcellaires et en faire un tout) ce qui n'aide pas dans les échanges ("mais enfin, je t'ai parlé 20 fois d'un·e·tel·le") : j'ai tendance à confondre toutes les personnes que je n'ai pas encore rencontré.

Ensuite rencontrer en vrai permet d'enrayer les projections, les fantasmes, les idées reçues et donc la jalousie (je ne t'apprend pas qu'il y a de la jalousie, aussi entre ami·e·s) et inversement, pour moi, d'augmenter la compersion.

Et perso j'aime beaucoup partager ce lien si particulier, ce point commun précieux, d'aimer une même personne.
Et en cas de coup dur de la vie concernant la personne aimée, il me semble important de pouvoir s'informer, de pouvoir s'entraider, etc.

Être en relation importante (amour, amitié, peu importe) c'est un peu comme un projet de vie, ou un long voyage. J'ai envie de rencontrer au moins une fois, toutes les personnes qui sont sur le même bateau. Ça n'est pas une exigence, mais une demande, ou a minima un désir fort et très clairement exprimé.

Quant ça n'est pas possible, je fais avec. Mais j'en suis toujours un peu triste.

.
Quant tu es une femme en relation hétéro-poly il me semble encore +primordial de rencontrer tes metamours femmes. Car les mecs pivots hétéros, sont réputés pour faire de la merde à répétition. Et être pivot c'est avoir du pouvoir. C'est donc une manière de partager ce pouvoir.

Voir dans le contexte

Retour au profil