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Trop, c'est trop ! La question du nombre et du sens...

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Popol (invité)

le samedi 03 décembre 2011 à 21h44

Perso, non.

Justement. S'ils vont laver leur linge ensemble, faut peut-être leur laisser la buanderie, y'a du boulot... :-)

Et puis, pas mal de choses rétrécissent à la lessive, en plus.

Allez, je vais voir si la mienne est sèche.

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G. (invité)

le samedi 03 décembre 2011 à 23h19

Mais ça fait déjà un moment que je l'ai libérée, la buanderie, Popol. Pour le reste, rien ne rétrécit si on lave à bonne température, et je peux te dire que Z. et moi, on a bossé pour la faire baisser !
Alors je suis confiante. Je suis sure que quoi qu'il arrive, tout le monde en sortira grandi, de cette grande lessive :-) .

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LuLutine

le samedi 03 décembre 2011 à 23h34

J'ai l'impression qu'au final, le "vrai" souci n'est/n'était pas celui du nombre mais plutôt du non-dit...moi non plus je ne réagirais pas bien si tout-à-coup l'un de mes amoureux (en supposant que nous soyons en contact plus ou moins régulier bien sûr) m'apprenait qu'il avait 6 ou 7 amoureuses dont il ne m'a jamais parlé, et certaines depuis plus d'un an....et ce même s'il les voit peu !

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Mezrahi (invité)

le dimanche 04 décembre 2011 à 07h28

Tout-à-fait d’accord avec Lulutine, sur le feeling au sujet de la vérité. Et ce fil me parle de trucs un peu confus, encore indistincts les uns des autres, qui me donnent un tournis peu agréable. Je vais essayer de faire le tour.

Je sens un besoin de Wotan de battre sa coulpe en public pour éponger les dégâts collatéraux, donc quelque chose de pusillanime quelque part ; j’ai l’impression d’une honnêteté polyamoureuse qui a bien besoin de se renforcer pour mériter ce nom.
Je sens aussi un rien de complaisance à étaler son carnet de bal, renforcée par les réponses finalement flatteuses de L. et G.
Un peu comme si les trois personnes concernées avaient besoin d’être vues de l'extérieur.
Je trouve que la lessive serait aussi profitable aux lecteurs qu’à vous trois s’ils n’étaient pas pris à témoin. Sentiment d’être utilisés, pas de pouvoir grandir en vous lisant.
Si « Trop, c'est trop ! La question du nombre et du sens... » vient nous parler en plus des dimensions d’un engin, oui, là, « Encore plus », c’est marre.

Ce fil me met mal à l’aise, en fin de compte, un peu comme si j’avais croisé un exhibitionniste. Et dans ma vie amoureuse, j’ai croisé une personne qui étalait complaisamment ses états d’âme, satisfaisant ainsi son besoin de partager avec moi peines et joies issues de ses autres relations, sans me demander au préalable si ça me convenait ; ça ou la description d’ébats sexuels, ça relève de l’intimité. C’est un des leurres du polyamour, ça, de jeter à la face des gens ses sous-vêtements mentaux. Ca ne marche que si ça répond à une envie d’être voyeur.

Il fallait que je vous le dise, bien clairement, et j’espère, assez poliment. J’en avais besoin, et comme on parle ici des besoins des individus, j’en prends ma part de gâteau ; l’honnêteté en polyamour et la franchise en général, c’est une continuité.

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wotan

le mercredi 07 décembre 2011 à 20h25

Je transmets ce message de K. :
"...Je ne suis pas d'accord qu'il y ait une part de "hasard" dans les rencontres, je pense que chaque relation a un sens, et répond à un besoin qu'il me parait nécessaire d'identifier. Que ce soit le besoin d'assouvir un désir sexuel, un besoin de tendresse qui peut être ponctuel et disparaitre après sa satisfaction, un besoin de complicité, un besoin de partage, d'idées, de gaité, d'informations, de temps, un besoin de se rassurer, un besoin de mieux se connaitre, un besoin de s'évader du quotidien, d'être connecté à un autre univers...........On peut se demander alors quelle est la limite entre relation "amoureuse" et "amicale", puisque cet élan, cette soif de rencontrer l'autre et de se rencontrer soi à travers l'autre, peut aussi se faire dans l'amitié. Mais je remarque qu'on peut cotoyer une personne pendant des années, se voir souvent, et rester pourtant dans une relation amicale assez distante. La sexualité permet par "la mise à nu", de se dévoiler très vite. Il est plus difficile de se cacher derrière un masque, derrière l'image qu'on voudrait donner de soi. Dans le cas où l'on désire se cacher, en général on ne revoit pas les gens, parce qu'une fois qu'on a fait l'amour une fois ou deux cela devient difficile de ne pas être soi. C'est donc la possibilité pour nous de nous révéler et de voir l'autre dans son essence. C'est un outil de communication encore relativement emprunt de vérité, pour nous êtres sociaux complétement enfermés dans notre carcan éducationnel et notre morale judéo-chrétienne et sociétale, qui nous dit qu'il est plus respectable de ne pas nous dévoiler, de cacher nos émotions. Dire "je" est devenu une impolitesse, un signe de narcissisme. On peut tricher aussi en sexualité bien sûr mais c'est plus dur. Et qu'est ce qu'aimer? Aimer vraiment pour moi est dénué de sentimentalité ce qui ne veut pas dire dénué d'émotion. L'amour n'attend rien en retour. Il n'est pas soumis à conditions. La sentimentalité c'est le chapelet de contradictions qu'on croit généralement être l'amour: la jalousie, l'attente, la peur de perdre, la frustration, le désir inassouvi, l'envie d'être l'unique, le manque, les projections....La sexualité n'est pas une condition à l'amour. C'est un outil de communication entre deux êtres. C'est une porte d'entrée à la spiritualité, au divin, car un des rares moments dans nos vies où notre mental omniprésent se relache, où le centre de gravité n'est plus le cerveau mais le corps entier, qui vibre, résonne, émet, reçoit. C'est la possibilité d'être empli d'élan vital, d'être connecté à des strates très profondes, très anciennes, ancestrales mêmes et à d'autres réalités que la partie visible qui nous est accessible, l'envers du miroir. La sexualité c'est le moyen d'exprimer intensément l'amour à une personne, sans mots. Mais cela peut être aussi un outil de pouvoir, d'asservissement, d'assouvissement, de torture....malheureusement.
Oui le sens d'une relation lui est intrinsèque.
Et le nombre de pépins de raisin n'a rien à voir avec une question de sens, bien que ce soit discutable. Dès qu'il y a intentionnalité, la recherche du sens doit être au coeur de la réflexion pour moi. Et celle-ci se fait d'abord par l'identification des besoins. Si pas de recherche de sens, pas d'autoresponsabilité de l'individu, pas de libre arbitre, pas d'esprit critique, et porte ouverte aux frustrations, à l'asservissement, à l'impuissance..."

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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médimoidon (invité)

le samedi 10 décembre 2011 à 20h12

Salut wotan
Ce qui saute aux yeux en lisant ton post, c’est qu’aucune de tes relations ne semblent te satisfaire au niveau affectif, même si humainement et sexuellement tu t’épanouis. Au delà des concepts ou « way of life » de PA ou mono, que t’es une relation ou des dizaines n’est pas la question. Il y a d’autres rencontres à faire que les rencontres amoureuses ;)

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martingale

le mardi 13 décembre 2011 à 14h25

Pour creuser dans le sillon de Médimoidon, qui lève la question de l' "insatisfaction" et propose d'autres rencontres à faire que les rencontres amoureuses j'ajouterais peut être aussi d'autres choses à faire car la relation n'est-elle pas intrinsèquement source d'insatisfaction? Et qu'en la multipliant on multiplie les plaisirs ET les sources d'insatisfaction.
Ce qui tendrait à dire que le polyamour n'est pas non plus un moyen d'atteindre une pleine satisfaction. Toujours cette histoire du manque qui ne se comble jamais.

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martingale

le mardi 13 décembre 2011 à 14h27

A moins que le Pa ne soit finalement qu'une quête déguisée de l'être ultime...

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tentacara

le mardi 13 décembre 2011 à 15h02

Je crois que dans cette quête, l'être ultime, c'est soi-même. Le manque ou l'insatisfaction que l'on ressent parfois, ce ne sont jamais les autres qui sont en mesure de les combler. L'Autre, pour moi, n'est pas un morceau manquant de moi-même, il ne m'intéresse que parce qu'il est autre justement, entier, complet, indépendant et libre. Le PA n'a pas pour but de multiplier les histoires, mais de s'autoriser à vivre les relations qui se présentent à nous. Il ne s'agit pas d'une quête, mais d'une acceptation de ses émotions, de ses sentiments, et de ceux des autres.

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médimoidon (invité)

le vendredi 16 décembre 2011 à 20h44

c'est bien là où je voulais en venir :)

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Mysterhill

le vendredi 16 décembre 2011 à 23h39

J'ai relu plusieurs fois....un peu comme le voyageur perdu qui tombe par hasard sur une boussole...
magnifique ....

tentacara
Je crois que dans cette quête, l'être ultime, c'est soi-même. Le manque ou l'insatisfaction que l'on ressent parfois, ce ne sont jamais les autres qui sont en mesure de les combler. L'Autre, pour moi, n'est pas un morceau manquant de moi-même, il ne m'intéresse que parce qu'il est autre justement, entier, complet, indépendant et libre. Le PA n'a pas pour but de multiplier les histoires, mais de s'autoriser à vivre les relations qui se présentent à nous. Il ne s'agit pas d'une quête, mais d'une acceptation de ses émotions, de ses sentiments, et de ceux des autres.

Vraiment : un bel eclairage.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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