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L'amour selon Scott Peck "le chemin le moins fréquenté"

Bases
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(compte clôturé)

le mercredi 02 juillet 2014 à 21h45

Il m'est venue l'envie de vous proposer la lecture de ce résumé .
L'auteur a choisi de parler d"amour véritable" et je sais que ce choix peut créer à lui seul un débat.

J'aimerais qu'on ne s'arrête pas à cela mais qu'on débatte de cette forme d'amour qu'il décrit.
Alors voilà c'est parti en espérant que cela vous inspire :))
à bientôt

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Cet auteur considère que l’amour est ce qui motive et dynamise la discipline indispensable à l’évolution spirituelle. Il définit l’amour comme la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle ou celle de quelqu’un d’autre. et qu’il est impossible de faire évoluer autrui sans évoluer spirituellement soi-même. Pour l’auteur, " tomber amoureux " est une expérience temporaire car tôt au tard la passion s’éteint.

A nouveau, les amoureux sont des individus séparés et c’est à ce moment là qu’ils vont soit dissoudre les liens qui les unissaient, soit commencer le travail du véritable amour ; celui-ci n’est pas dans le sentiment, mais dans la volonté d’agir toujours avec bienveillance envers l’autre. Cet amour-là est durable contrairement à la passion.

Le mythe de l’amour romantique apparaît à l’auteur comme un affreux mensonge.

C’est la différence entre l’expérience des sommets, lorsqu’on tombe amoureux, et ce que Abraham Maslow appelle l’expérience du plateau. La cime n’est pas aperçue furtivement, puis perdue de vue, elle est atteinte pour toujours. L’auteur lie toujours le mysticisme à la faculté orgastique.

Le Nirvana ou la véritable évolution spirituelle ne peuvent être atteints que par la pratique continuelle de l’amour véritable. On ne peut vraiment que 2 être s’aiment que s’ils sont capables de vivre l’un sans l’autre et choisissent néanmoins de vivre ensemble. La seule façon de s’assurer l’amour c’est d’être digne d’amour. Et ce but ne peut pas être atteint lorsque l’objectif de notre existence est d’être aimé.

L’amour implique un changement de l’individu mais le sens d’un dépassement plutôt que celui d’un sacrifice. L’amour élargit le moi et le remplit plutôt qu’il ne le vide.

L’amour est en même temps égoïste et généreux. Dans le cas de l’amour véritable, le but est le but est toujours l’évolution spirituelle. Pour l’auteur, l’amour n’est pas un sentiment c’est une action. L’amour véritable en revanche implique l’engagement et la sagesse.

L’amour est donc TOUJOURS une forme de travail ou une forme de courage ayant pour but l’évolution spirituelle – il n’y a pas d’exception. Si une action n’est ni du travail ni du courage, ce n’est pas un acte d’amour. L’un des principaux aspects que peut prendre l’acte d’amour est l’attention ; être attentif à l’autre est une façon de l’aimer – il faut pour cela mettre entre parenthèses de façon temporaire ses préjugés, ses références, ses désirs pour comprendre de l’intérieur le monde de son interlocuteur. L’acte d’amour exige de réagir contre la paresse et la peur.

Les formes les plus élevées de l’amour sont inévitablement de libres choix et non des actes de conformisme. C’est notre sens de responsabilité qui nous permet de réussir la transition entre l’amour fou et l’amour véritable. Les enfants ne peuvent évoluer vers une maturité psychologique dans une atmosphère où l’imprévisible domine et où ils sont hantés par la peur d’être abandonnés. Les couples ne peuvent pas résoudre sainement les problèmes universels du mariage sans avoir la sécurité de savoir que l’affrontement de ces problèmes ne les détruira pas.

L’auteur parle ensuite des confrontations incontournables dans les couples. Il définit deux façons de se confronter à l’autre ; la 1ère est celle de l’arrogance : j’ai raison et tu as tort, la 2ème est celle de l’humilité. Des époux qui s’aiment doivent pouvoir s’affronter pour l’évolution spirituelle des deux partenaires. La confrontation provoquée avec amour fait partie intégrante de toutes les relations humaines réussies et importantes. C’est seulement avec l’humilité de l’amour que les humains peuvent oser faire ceci.

Il faut choisir qui on veut aimer véritablement, la capacité du récepteur potentiel de cet amour à répondre par l’évolution spirituelle est un élément de ce choix. L’une des caractéristiques principales du véritable amour consiste à maintenir et encourager la distinction entre nous-même et l’autre. Les grandes unions ne peuvent être construites entre des êtres terrifiés par la solitude et qui cherchent à se fondre dans le mariage.

L’amour est le principal ingrédient nécessaire à la réussite psychothérapique ; la volonté qu’a le thérapeute de se dépasser dans le but d’alimenter l’évolution spirituelle de son patient. La qualité des thérapeutes efficaces est la chaleur humaine et leur capacité à communiquer ; s’ils ne peuvent pas aimer véritablement leur patient, la guérison profonde n’aura pas lieu. En fait, toute relation de véritable amour est une relation de psychothérapie mutuelle.

Tentative de définition : "aimer, c’est désirer faire grandir l’autre", donc ;

Aimer, c’est vouloir : volonté implique énergie, effort, constance,… Voilà qui tranche avec la vision de l’amour dans notre culture, qui se gargarise de romantisme : livres et films entretiennent cette vision d’un amour naturel et passionnel . Mais on voit bien que ça ne va pas de soi et qu’aimer exige des efforts.

Aimer, c’est faire grandir l’autre ; une personne qui aime se consacre au développement et à l’épanouissement de l’autre.

Il y a ici à la fois un gain et un don ; n’ayons pas honte de voir l’amour sous l’angle du gain. Si l’autre grandit, alors il est mieux à même de me faire grandir à mon tour, c’est une sorte de cercle vertueux.

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LuLutine

le mercredi 02 juillet 2014 à 22h16

Que dire si ce n'est que dans l'ensemble, les éléments présentés correspondent parfaitement à ce que je vis lorsque je dis que j'aime quelqu'un ?

A part quelques détails qui ne résident peut-être que dans la formulation (comme l'expression "amour véritable" qui ne me plaît pas), je suis totalement d'accord.

etresoi
"aimer, c’est désirer faire grandir l’autre"

Oh que oui !
Et qu'il est doux de voir quelqu'un qu'on aime grandir et évoluer... <3 !

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Siestacorta

le mercredi 02 juillet 2014 à 23h29

J'admet que l'amour (au sens construire avec/dans la relation) a un fort potentiel vertueux, mais j'ai un peu de mal à considérer que ce soit son essence principale, sa "fonction".

Bien sûr qu'un amour "courageux" sera plus sain qu'un amour fou, mais je crois qu'avoir des attentes d'élévation fortes sur l'amour c'est comme avoir des attentes trop grandes envers des gens : ça peut nous conforter dans l'idée que si ça résiste, c'est que ça va vraiment dans le bon sens.
Et puis, c'est comme si aimer devrait se passer pareil quelle que soit la personne qu'on aime, comme s'il n'y a avait essentiellement qu'un apprentissage de vie à faire de toute façon parce que l'amour ferait la même chose à chaque fois, quand je crois que presque chaque relation et chaque personnes nous offriront des choses différentes...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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MagentadeMars

le jeudi 03 juillet 2014 à 01h04

Que l'amour se définisse par l'envie que l'autre aille bien me plait. Pareil pour le constat qu'un amour qui ne sert qu'à se faire aimer ne vaut pas le nom. Par contre, je ne suis pas sûr que le seul mesure du bien soit le grandissement spirituel : on ne peut pas aimer une personne nihiliste ? Ou bien la définition de "spirituel" est si grande de ne plus avoir sens...

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LuLutine

le jeudi 03 juillet 2014 à 01h37

Siestacorta
J'admet que l'amour (au sens construire avec/dans la relation) a un fort potentiel vertueux, mais j'ai un peu de mal à considérer que ce soit son essence principale, sa "fonction".

Bien sûr qu'un amour "courageux" sera plus sain qu'un amour fou, mais je crois qu'avoir des attentes d'élévation fortes sur l'amour c'est comme avoir des attentes trop grandes envers des gens : ça peut nous conforter dans l'idée que si ça résiste, c'est que ça va vraiment dans le bon sens.
Et puis, c'est comme si aimer devrait se passer pareil quelle que soit la personne qu'on aime, comme s'il n'y a avait essentiellement qu'un apprentissage de vie à faire de toute façon parce que l'amour ferait la même chose à chaque fois, quand je crois que presque chaque relation et chaque personnes nous offriront des choses différentes...

Je suis plutôt d'accord avec toi, je pense qu'on n'a peut-être pas compris/retenu la/les même(s) chose(s) en lisant...?

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Siestacorta

le jeudi 03 juillet 2014 à 13h19

Nan mais j'ai aussi retenu les idées positives, le fait que la relation amoureuse peut donner lieu à un mûrissement "interactif".
Il y a une bonne dynamique, et c'est bien pensé de souligner que les problèmes rencontrés dans une relation sont des enrichissement potentiels.
Ca me semble effectivement utile d'opposer cette vision à un amour "naturel", dont l'attente serait que l'harmonie soit présente spontanément ou revienne naturellement, sinon c'est pas un bon amour, ou c'est la faute de l'un ou l'autre des partenaires.

Mais disons que je me dis toujours que ce qui est bon pour moi, aimer et être aimé par exemple, n'est pas nécessairement signe d'un Bien moral. Si je me sens vivre une relation amoureuse, ça ne veut ni dire que je suis plus en phase avec une harmonie globale que c'est le Monde qui tourne comme ça et moi aussi je vais dans le bon sens, ni que je franchis et fais franchir des obstacle parce que j'ai compris le coup de l'élévation spirituelle.

Je peux être à l'occasion manipulateur, possessif ou égocentrique (ça arrive à tout le monde), et pourtant vivre une relation amoureuse. Si je crois à un Bien moral dans l'amour, je peux me dire que mes défauts sont au service du bien sans finalement travailler dessus. Oui, je suis chiant, mais c'est de l'amour, donc c'est une bonne chose.
Pour faire une comparaison : si la vie est injuste, c'est que Dieu nous met à l'épreuve par amour pour l'humanité. Du coup, pas la peine de se prendre trop la tête quand nos désirs et l'expression de l'amour divin s'opposent.
Ben un peu pareil avec l'idée d'un amour moralement bon.

Ce n'est sûrement pas ce que prône l'auteur, mais je crois qu'avoir ce recul en lisant ces propos est utile.

(et oui, j'avoue que la notion de spiritualité déclenche le scepticisme chez moi, ma curiosité se balade pas loin mais elle s'effarouche facilement dans ce cadre)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le jeudi 03 juillet 2014 à 13h32

Ahhhh, oui mais toi tu interprètes "amour" comme "relation amoureuse"...moi pas du tout ! (Ou alors, on n'a pas le même vocabulaire.)

Je vois ça beaucoup plus large.

Déjà, "amour" n'a pour moi rien à voir avec "sentiment amoureux". Et donc, une relation amoureuse et une relation d'amour ce n'est pas la même chose (même si les deux peuvent coexister).

Une mère entretiendra une relation d'amour avec son enfant, mais pas une relation amoureuse. Je peux entretenir une relation d'amour avec un(e)(des) ami(e)(s), ce ne sera pas une relation amoureuse.

Oui, j'aime pas les étiquettes et j'en mets quand même ^^

Mais je suis une grande incohérente, ceux qui me connaissent le savent... ;)

(En fait, je ne mets pas toujours d'étiquette sur une relation, en particulier les premières années, parce que j'estime que c'est trop tôt pour étiqueter, que c'est avec le temps que les choses se stabilisent et qu'on sait où on en est ; j'ai surtout quelque chose contre les "étiquetages prématurés" en fait, genre les gens qui mettent "en couple" sur les réseaux sociaux alors qu'ils sortent ensemble - et parfois, se connaissent - depuis quinze jours seulement...)

(Et aussi, je peux aimer quelqu'un sans qu'il y ait totale réciprocité - disons, que l'autre ne "donne" "pas autant" que moi - et dans ce cas je ne sais pas si on peut parler de "relation d'amour", malgré tout je peux dire que j'aime...oh pis après tout, la relation mère-enfant, elle n'est pas symétrique non plus !)

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(compte clôturé)

le jeudi 03 juillet 2014 à 13h46

Je m'abstiens

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MagentadeMars

le jeudi 03 juillet 2014 à 13h46

Hé hé, enfin les étiquettes sont incontournables, à moins de donner un paragraphe de définition à chaque fois. Mais puis, il y a plus d'idées que d'étiquettes uniques, voilà tout le problème de communication une fois quittées les voies des pensées habituelles.

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LuLutine

le jeudi 03 juillet 2014 à 13h57

MagentadeMars
Hé hé, enfin les étiquettes sont incontournables

Ben, pas tout le temps. C'est ça le truc.

Dans les premiers temps d'une (éventuelle) relation, je ne peux pas mettre d'étiquette dessus, ça pourrait changer tellement vite, d'un jour à l'autre, d'une heure à l'autre, alors je ne vois pas l'utilité.

Puis, on arrive à une stabilité (au bout de quelques années donc, je dirais, au minimum quelques mois, mais ça varie d'une relation à l'autre), et à ce moment-là je peux étiqueter éventuellement parce qu'il y a cette stabilité : je sais que la probabilité que les choses changent demain est extrêmement faible.

Enfin, il y a le stade ultime, celui où on n'a plus du tout besoin d'étiquette :)
Oui, les étiquettes servent à communiquer, mais elles servent aussi (et peut-être surtout, pour certaines) à se rassurer, et quand on n'a plus besoin de se rassurer, on n'a plus besoin d'étiquettes...!

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Siestacorta

le jeudi 03 juillet 2014 à 14h14

Oui et non : je réduis pas amour à "relation amoureuse", mais je garde cette dimension à l'esprit en général même quand on parle du sentiment ou de l'intention, pour pouvoir désigner mon ressenti, amoureux ou aimant, que je suis seul à pouvoir interpréter (ou à voir comme réalité brute), mes intentions personnelles et bienveillantes pouvant se passer du regard de l'autre pour être réelles, et l'histoire d'une relation à travers les évènements, qui peuvent être interprétés par moi, mon partenaire, toute autre personne - sur lesquelles on pourra vérifier ce que chacun fait en aimant.

Comme j'en parle dans le cadre du forum polyamoureux, où on parle de rapports amoureux, je part de cette expérience-là pour discuter de ces idées.
En comparaison, l'amour décrit par l'auteur est effectivement "plus large", il parle d'un plus grand ensemble qui comprend l'amour d'une mère, l'amour pour le prochain, l'amour entre amants... et c'est en partie ce qui me le fait ressentir comme orienter l'amour vers une notion de Morale, quelque chose qui est censé être valable pour tous, d'autant qu'on le considère comme bienfaisant.

Vu que dans les faits, la vie aimante des gens semble pour autant pas un jardin de roses, je garde "l'histoire des relations où il y a de l'amour" dont la relation amoureuse comme grille de lecture pour discuter des idées sur l'amour. Je confond pas, mais je détache pas !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le jeudi 03 juillet 2014 à 14h24

Siestacorta
je garde "l'histoire des relations où il y a de l'amour" dont la relation amoureuse comme grille de lecture

Sauf que pour moi, il peut y avoir des relations amoureuses qui ne sont pas des "relations d'amour"....ou pas encore, ou en construction...parce qu'une relation amoureuse peut se nouer (et se dénouer !) très vite, alors que pour moi une relation d'amour est une construction.

Vraiment vraiment rien à voir.

Donc je ne prendrai pas en exemple de "relation d'amour" une relation amoureuse, parce qu'à mon sens c'en est pas forcément une. Même si le vocabulaire pourrait le faire croire...

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Siestacorta

le jeudi 03 juillet 2014 à 15h30

hm, je comprend.
Mais une partie de l'objectif du propos semble de savoir comprendre ce qu'est aimer (véritablement en plus mais passons) pour bénéficier de relations amoureuses durables. Ca parle beaucoup de couple, union, mariage, époux, dynamique des échanges...

A partir de là, les deux notions relation d'amour et relation amoureuse sont présentes, même si c'est "l'amour" qui est affiché comme sujet.

Tiens, sinon, je re tombe sur

résumé de Peck donné plus haut
"En fait, toute relation de véritable amour est une relation de psychothérapie mutuelle. "

Et même si je comprend ce que ça veut dire, je trouve que ça va un peu trop plus loin que la bienveillance.
Il y a là une confusion entre l'intention de bien faire, l'intention aimante, et ce qui arrive dans une relation d'amour.
Même sans parler du sentiment amoureux, de la définition romantique de l'amour, il y a du sentiment. Des ressentis, attentes, réactions personnelles, qui font que "aimer" c'est pas toujours penser à l'autre.
Considérer l'amour uniquement sous l'angle de l'intention bienfaisante qu'on met dans une relation me semble... je sais pas... manquer une part sensible de ce genre de questions.

Et ça vient conforter certains rapport de pouvoir... le "c'est pour ton bien". C'est pas que c'est jamais vrai, c'est que parler de relation, c'est parler des deux points de vue, pas seulement du mien dans mon rapport global à l'amour.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le jeudi 03 juillet 2014 à 15h57

Siestacorta
hm, je comprend.
Mais une partie de l'objectif du propos semble de savoir comprendre ce qu'est aimer (véritablement en plus mais passons) pour bénéficier de relations amoureuses durables.

Ouais, je vois..
C'est vrai que je suis partie d'un point de vue bien plus global.

Et aussi, que je ne vois pas l'amour comme un objectif. Dans ton interprétation (qui est sans doute plus proche du texte que la mienne hein), la durabilité est un objectif, en fait.

Or là je dirais qu'on s'éloigne du point de vue qui est celui de beaucoup de polyamoureux (enfin il me semble), qui est que la durabilité n'est pas un critère de "réussite" d'une relation : certaines peuvent s'éteindre sans pour autant qu'on dise qu'elles ont été "ratées".

L'amour tel que décrit dans le résumé de Peck, c'est pour moi sans nul doute un travail (ce qui est dit dans le résumé en question), mais ce n'est pas un travail forcé, c'en est un qu'on fait avec plaisir, parce que ça nous apporte quelque chose comme ça apporte à l'autre, parce que ça nous fait grandir, etc.

Et si on n'a pas envie de faire ce travail dans telle ou telle relation, si la relation s'éteint, c'est pas un problème en soi, c'est pas le signe qu'on a "mal" fait quelque chose.

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Caline

le jeudi 03 juillet 2014 à 18h21

Lulutine a raison, ce texte s’adresse à des couples qui sont dans une relation durable.
En tout cas, il est très intéressant.
Je n’ai qu’une connection momentanée mais j’y reviendrai ...

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(compte clôturé)

le jeudi 03 juillet 2014 à 21h23

lulutine
Déjà, "amour" n'a pour moi rien à voir avec "sentiment amoureux". Et donc, une relation amoureuse et une relation d'amour ce n'est pas la même chose (même si les deux peuvent coexister).

Une mère entretiendra une relation d'amour avec son enfant, mais pas une relation amoureuse. Je peux entretenir une relation d'amour avec un(e)(des) ami(e)(s), ce ne sera pas une relation amoureuse.

Je partage tout à fait cette notion qui différencie "relation d'amour" et "relation amoureuse" et j'aime bien la comparaison avec l'amour qu'on a pour ses enfants...encore qu'il peut être parfois teinté de narcissisme !

Personnellement j'ai adopté l'un de mes 2 enfants et je reconnais dans cette notion d'amour "véritable" un élan de volonté, d'intention qui n'est pas de l'ordre du naturel mais qui peut en prendre assez vite la forme.

Pour le côté spirituel, je me contenterai de la notion de cheminement personnel et j'imagine assez bien que le chemin parcouru ensemble soit plus ou moins long.
Cet amour dit "véritable" ne rejoindrait-il pas l'amitié profonde qui permet d'être soi avec l'ami, de se dire tout ce qu'on a envie /besoin de se dire sans que l'amitié prenne ombrage?
Dans ce que dit Peck j'entends qu'il s'agit d'une disposition de coeur dans une ouverture à l'autre qui se fait dans l'intention volontaire courageuse et non dans une injonction morale. J'ai l'impression que l'effort n'est pas soutenu mais que les échanges dans cette démarche apportent l'énergie (cercle vertueux)

L'état amoureux est peut être l'étape qui précède , là où s'exprime les connexions énergétiques et inconscientes que l'on attribue à la nature parce que l'intensité de leur puissance et leur essence nous dépassent.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Caline

le vendredi 04 juillet 2014 à 11h38

Voilà , je suis connectée de manière satisfaisante., au sens propre comme au sens figuré ... :-)

J’ai lu ce «  résumé » avec beaucoup d’intérêt.
Je dirais qu’il ya plusieurs degrés dans une relation d’amour avec un ou l’autre de ses partenaires.

Avec le partenaire historique, avec lequel j’entretiens une relation depuis 6 ans, j’ai le sentiment d’un amour qui va plus loin que le simple désir amoureux, le sentiment de vouloir partager davantage que des moments... Un exemple concret, il suit , pour le moment, une formation à l’énnéagramme (évolutif) et il me partage régulièrement des informations qui me permettent de réfléchir et de me remettre en cause.
Ces échanges sont très personnels parce que nous discutons énormément de telle ou telle attitude par rapport à une situation et de ce que l’on pourrait faire comme travail sur soi pour améliorer encore nos attitudes. Ces échanges sont très constructifs et très «  boostants » pour notre énergie à chacun. Je n’aurais jamais ce genre de discussion avec mes amis. cette profondeur de relation m’émeut à chaque fois et , bien souvent, je me dis que c’est avec lui que j’aurais été le plus loin dans mon cheminement personnel. Quand je lis «  cercle vertueux » , j’appliquerai cette expression à notre relation. J’ai l’impression d’en sortir a chaque fois grandie.

Avec quelqu’un d’autre, un ami d’enfance avec lequel j’entretiens des relations épisodiques, en ce moment, je dirais que c’est à nouveau un moment fort, j’éprouve de réels sentiments amoureux. nous échangeons des sms régulièrement et ses mots me font chaud au coeur et me donnent une énergie incroyable pour la journée. Mais je prends mes distances par rapport à cette relation re-naissante car il est père de famille et je ne voudrais pour rien au monde priver des enfants de leur père. L’expression «  cercle vertuex » ne s’y applique guère, loin de là. J’ai comme un vague sentiment de culpabilité qui résiste... Résidu d’une éducation judéo-chrétienne stricte? Déliquescence existentielle? Je n’en sais pas encore grand chose. Mais il est clair que en cet instant, je tais ces oiseaux de mauvaise augure .

Je crois que le meilleur de soi est à rechercher dans le meilleur de l’autre. :-D <3

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 04 juillet 2014 à 12h37

Caline
Je crois que le meilleur de soi est à rechercher dans le meilleur de l’autre. :-D <3

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(compte clôturé)

le vendredi 04 juillet 2014 à 12h37

Qu'est-ce que la vertu ?

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Caline

le vendredi 04 juillet 2014 à 16h28

Etre Soi a écrit: Aimer, c’est faire grandir l’autre ; une personne qui aime se consacre au développement et à l’épanouissement de l’autre. Il y a ici à la fois un gain et un don ; n’ayons pas honte de voir l’amour sous l’angle du gain. Si l’autre grandit, alors il est mieux à même de me faire grandir à mon tour, c’est une sorte de cercle vertueux.

Cercle vertueux et non vertu, pour moi, l'amour ne peut pas être considéré comme une vertu mais comme un cercle énergisant qui donne et qui reçoit, dans les deux sens. Comme dans la philosophie du taï Chi Chuan. Tant qu'une relation est bienfaisante pour l'un et l'autre des partenaires, elle peut être considérée comme vertueuse.

À partir de l'instant où elle est source de tension et de conflit intérieur, elle ne l'est plus. Une relation passionnelle ne peut être vertueuse ds la durée. Il y aura tjrs une fin ds ce type de relation car pr moi trop energivore. J'espère que j'ai répondu à ta question, gdc68. :-)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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