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Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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demeter

le samedi 03 septembre 2011 à 11h06

bliss
ça ne change rien, dans le sens où je ne peux pas du tout maitriser mon agressivité, je me regarde faire, je comprends tous les mécanismes, mais cela n"agit" pas.

Peut-être que cela n'agit pas parce que tu ne te contentes pas de regarder ton agressivité, mais tu cherches à la maitriser ?

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(compte clôturé)

le samedi 03 septembre 2011 à 11h55

demeter: bien sur l'autonomie et la confiance en soi existe dans un contexte, mais chacun n'a pas la même capacité d'adaptation de ces deux qualités aux modifications du mileiu (on revient à l'écologie, tiens!).
Quand j'étais petit, je n'osais parler a personne, je mangeais seul, j'avais très peu d'amis tellement je me trouvais nul. j'avais pas confiance en moi du tout. Aujourd'hui, il y a des fois ou j'ai pas confiance en moi, mais beaucoup plus qu'avant. Et je parle, j'ai des amis, même je drague des fois! Le contexte dans lequel je vis n'a pas changé, mais moi j'ai changé et ça a changé ma vie. Ca a aussi changé mon couple et le fait d'avoir un polyA.
Alos vu comme je suis aujourd'hui comparé a mes 20 ans, farnchement, j'ai vraiment pas gaspillé d'énergie à mon avis! Je l'ai utilisée mon énergie.

Et "se faire aider" c'est sortir le nez du guidon parce que quand on est dans une situation on la voit de dedans, pas globalement de dehors. N'importe qui peut aider, mais il a des pro de l'aide: psy, médecins, ... Et aider à quoi? à rien a priori pour celui qui aide. Pour celui qui est en demande, c'est lui qui décide. La réponse est donnée par la question :"tu as besoin de quoi là tout de suite?"

Eulren, tout a fait d'accord avec toi!

Bliss, si tu as le sentiment de prendre conscience des mécanisme mais que ça ne change rien ou très peu a ton fonctionnement, c'est qu'il est probable qu'avec ton psy tu est arrivé au bout de ce qu'il peut t'apporter. Faites le point ensemble de ça et vois vers qui il peut t'orienter, ou va voir un autre psy. Moi je pensais pas que ça marcherai a ce point quand j'ai changé de psy pour la même raison que toi: l'impression de tout savoir et de tourner en rond des fois... Ben là j'ai changé il y près d'un an et j'avance de nouveau a grands pas! Bon, voila, on parle plus de ton psy!... Mais ce serait bien de tenter ne serait-ce qu'une séance de thérapie de couple...

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demeter

le samedi 03 septembre 2011 à 12h46

On dit probablement la même chose salsero. Et je ne remets pas en cause le bien fondé de faire appel à un psy.
Je voulais juste souligner le fait que la terminologie utilisée est source d'échec en elle même. "aider à ne rien faire" reste relativement du n'importe quoi dans les termes et "travailler sa confiance en soi" revient à dire que l'on peut volontairement intervenir dessus, ce qui dans les faits n'est pas le cas, il s'agit uniquement d'une conséquence, mais on ne peut chercher à l'obtenir par la compréhension.

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demeter

le samedi 03 septembre 2011 à 13h52

je suis contrarié quand même parce que je n'arrive pas à dire ce que je voudrais dire : il est facile de constater un changement parce que l'on reconnait cette personne que l'on a été comme différente de ce que l'on est : "quand j'avais 20 ans, j'étais comme ci ou comme ça et en faisant ci ou ça, j'ai changé" mais on ne devient pas plus tard ce que l'on voulait être à 20 ans ou alors c'est qu'on n'a pas changé et que l'on a simplement fait ce que l'on voulait faire, ce qui est très différent. Quand on reconnait ce changement c'est qu'il s'est déjà produit. C'est la pensée de vouloir être autre chose qui nous interdit de changer parce qu'elle génère la peur de perdre ce que l'on était.

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oO0

le samedi 03 septembre 2011 à 21h56

salsero
Quand aux remarques et réponse de Z que tu cites, c'est hardos ! Mon épouse et moi même on s'en est échangé... des encore mieux... :-( et puis après, en thérapie ou quand on pu reparlé ensemble, on a ressorti tout ça tranquillement et on s'est dit là où ça faisait mal. Rien qu'en y repensant là c'est dur ! pourtant on s'est ENFIN compris, et on s'est dit que c'était bien méchant et inutile. Même si les mots ne disparaissent pas, on peut mieux comprendre la trouille qui a poussé a les sortir.

Oui, c'est souvent une question de trouille, de peurs et d'angoisses. Comme n'importe quels sentiments, ils ne se choisissent pas non plus. L'avantage de les exprimer, c'est de briser une atmosphère d'indifférence soporifique et cauchemardesque. Et ce n'est pas le seul.

Je m'explique.

a) Un parallèle important avec les personnes infidèles me semble s'imposer. Souvent, les personnes infidèles se voient coller l'image de personnes égoïstes et indifférentes à la souffrance des autres. Quelque part, tu es dans cette position et l'indifférence qui peut t'être ainsi prêtée peut se retournée en indifférence à ta souffrance car elle l'occulte.

b) D'expérience, pour avoir connu cette position à titre potentiel ou effectif, je sais qu'il m'a souvent été prêté cette indifférence, que les échanges d'arguments ne font que l'entretenir. Par contre, lorsque j'ai simplement exprimé ma souffrance, je sais que les personnes en face de moi ont eu l'impression de tomber de haut. Il était inimaginable pour elle que je puisse souffrir puisque dans leur esprit, c'était moi qui les faisais souffrir. Ce que cette indifférence occultait surtout, c'est l'attachement que je pouvais avoir.

J'imagine que cette situation est en train de réaliser quelques unes des pires peurs que tu peux éprouver. Si c'est le cas, c'est bien d'envisager de le dire, de dire ta souffrance de cette situation tant vis-à-vis de Y que de votre enfant. Y n'en a peut-être même pas conscience aveuglé par sa propre souffrance.

c) L'avantage d'exprimer les peurs et angoisses qui nous torturent, c'est de couper court à tout échange stérile d'arguments qui ne font qu'entretenir une atmosphère d'indifférence aveuglante pour en revenir à une réalité affective brute qui ne se choisit pas. Chacun parle alors de soi plutôt que de l'autre, ce qui coupe en partie court à la possibilité que l'autre se sente accusé et donc, à des échanges d'arguments stériles sur la culpabilité de l'autre. Confier ses peurs, ses angoisses et la souffrance qu'elles engendrent peut réinstaller une relation de confiance. Se confier dans sa vulnérabilité constitue une relation de confiance si cela n'est pas utilisé comme du chantage affectif.

Pour ce qui est du sentiment de culpabilité, j'aurais cependant tendance à adopter une double position. Tu n'as pas attendu le consentement de Y pour vivre ta relation avec Z, ce qui fait que tu as imposé à Y de le subir. Je l'ai déjà fait et je trouve sain d'en éprouver de la culpabilité, non pas pour la tendresse partagée, les sentiments éprouvés, non, c'est beau et respectable, mais pour le fait de l'avoir imposé. Reste qu'il s'agit de situation typiques de doubles contraintes puisque dans le cas contraire, c'est la situation d'exclusivité qui s'impose. Et comme le note Salsero, il n'y a probablement jamais de bon moment. D'une manière ou d'une autre, dans ce genre de situation, une personne impose sa volonté contre le consentement de l'autre. Il est probable que si tu l'avais laisser s'imposer, le fait que tu ne consentais plus à une relation exclusive aurait été occulté beaucoup plus facilement que son consentement, ici.

Cependant, en ce qui me concerne, si je n'avais pas accepté la culpabilité que j'ai éprouvée d'imposer une relation exclusive, j'aurais occulté l'absence du consentement de L et elle n'aurait jamais eu l'occasion d'éprouver le sentiment que sa souffrance était reconnue. Cela ne signifie nullement qu'elle avait le droit de me culpabiliser et lorsqu'elle a été consciente de la souffrance que cela engendrait chez moi, de la situation de chantage affectif que cela engendrait involontairement, L s'est effrayé d'elle-même bien plus que de moi. (Pourquoi ? Au point a) et b), retourner.) S'il n'y que L à qui j'ai imposé une relation exclusive, L n'a pas été la seule à s'effrayer d'elle-même lorsqu'il est apparu que moi aussi je pouvais souffrir de ce genre de situations bien que, en apparence, c'était moi qui faisais souffrir.

Bliss, tu as été honnête avec Y, tu ne lui as rien caché, mais tu n'as pas eu son consentement pour une relation non-exclusive et tu la lui as imposée malgré tout. Certes, tu ne l'aurais pas fait, c'est Y qui t'aurais imposé une relation exclusive à laquelle tu ne consentais plus, en tous cas, pour un temps indéterminé, voire interminable.

Quid ?

La fidélité se situe bien au-dessus de la ceinture, dans les épreuves. D'une manière ou d'une autre, cela aurait constitué une épreuve pour votre vie de couple et l'une des épreuves les plus difficiles consiste à épargner la vie de famille lorsqu'il y en a une, soit éviter de prendre les enfants en otages. En tous cas, pour ma part, c'est dans la capacité de sortir ensemble de ce genre d'épreuves que se situe la réelle fidélité. Et observe, il l'a été tout un temps, c'est juste que cette épreuve semble visiblement actuellement dépasser ses forces. Et, quelque part, il peut se sentir blessé que tu ne lui ai pas fait confiance qu'il avait juste besoin de temps pour s'y ouvrir. Cela n'en reste pas moins son choix de séparer votre vie de couple de votre famille comme le note Lulutine un peu avant. Enfin soit, la fidélité me semble d'autant plus réelle située dans les épreuves que, en cas d'échec, l'humilité s'impose dès lors que chercher des coupables n'apporte jamais le respect mutuel qui s'impose en toute circonstances.

J'ai beaucoup apprécié l'intervention de Salsero parce qu'elle conduit à faire la différence entre ses peurs et la réalité ainsi que la réalité qu'engendre les peurs. Une part importante des épreuves de la vie réside dans les peurs auxquelles elles nous confrontent, y céder, c'est souvent la meilleure manière de leur donne l'occasion de se réaliser et ce, d'autant plus, que les peurs se substituent alors à la confiance qui peut permettre de traverser ensemble des épreuves, engendrant souvent des réflexes défensifs qui sont autant d'attaques de manques de respects mutuels.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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tanguy31

le samedi 03 septembre 2011 à 22h15

Je n'ai pas tout lu de ta détresse et des réponses mais je compatis à 100 %, tu le sais. Cela ne t'aide sûrement en rien. Mais n'empêche.
Pour ceux qui se souviennent de mon post, mon histoire se finit bien (enfin, rien n'est jamais fini). Ma compagne et moi avons trouvé un équilibre. Elle vit une histoire magnifique avec C (après des débuts difficiles, certes), C étant sans doute ce que je nomme une belle personne. Je vis une histoire tout aussi magnifique avec J, 32 ans plus âgé que moi. C et J se connaissent, s'apprécient, ont de l'affection manifeste l'un pour l'autre. Ma compagne a décidé d'être heureuse (ce sont ses mots), de ne plus faire la guerre à J et peu à peu, ils apprennent à communiquer à nouveau. Mais il a fallu traverser l'enfer. Alors ma petite Bliss, ne te décourage pas. J'ai cru mille fois la situation bloquée, définitivement paralysée. Tant de haine, de rejet, de colère... Et pourtant. Mais pour cela, il faut que tu acceptes de vivre ta vie, de te libérer de la culpabilité. Lui te suivra ou... pas. C'est un risque à prendre. Mais cette situation de non-dit, la chape de plomb sur ton histoire avec Z, vis à vis de toi, de ton enfant, non, franchement, ce n'était pas tolérable.
Courage ! Et n'hésite surtout pas, tu sais où me trouver, n'importe quand, jour et nuit.

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(compte clôturé)

le dimanche 04 septembre 2011 à 00h58

demeter
Réfléchir à l'écologie consiste à accepter notre situation comme un fait et la prendre en compte comme une donnée de base de la réalité, pas comme quelque chose à changer.
De la même manière "la confiance en soi", "l'autonomie" supposée n'existe que dans un contexte donné, dans un réseau de relations, croire que l'on peut la modifier en se changeant soi même est à mon sens le même gaspillage d'énergie.

en raisonnant comme ça on ne peut rien changer à rien au motif que c'est trop fatigant.
Je pense qu'on peut changer des choses à condition de fixer des priorités et d'évaluer réellement ce qu'elles nous coûtent et pourquoi on accepte d'en payer le prix.
Il est tout à fait possible d'habiter plus près de son travail ou de travailler plus près de son logement, il faut se demander si on ne le fait pas par flemme ou pour autre chose et si cette autre chose vaut vraiment ça.

De même on peut se contenter de comprendre pourquoi on souffre, mais on peut aussi décider que ça n'a pas d'intérêt et qu'il faut changer. Tant qu’on n'est pas mort on peut changer. Et oui, c'est rentable.

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(compte clôturé)

le dimanche 04 septembre 2011 à 11h05

demeter: ne sois pas contrarié, j'ai aussi bien des fois du mal a m'expliquer clairement parce que via un clavier, c'est pas très simple.
Je pense effectivement qu'on dit la même chose mais qu'on a pas les mêmes convictions sur les fonctionnements en jeu, ce que tu traduits fort bien par ton intervention sur la terminologie. Personnellement, je reste convaincu de ce que je dis (notamment par rapport au changement par rapport à mes 20 ans, parce que je souhaitais j'y suis arrivé mais en me "forçant"... bref...) et toi tu restes aussi convaincu de ce que tu dis! Et je trouve que ça a un intéret énorme, surtout ici, parce que cela permet d'avoir, pour ceux qui nous lisent, deux types d'interprétations ou de solutions (pour parler rapidement... J'ai justement un peu du mal a m'expliquer).

RIP: je trouve que tout ça est très bien exprimé!

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 12h21

En gros, eulren, tu dis à bliss la même chose qu'à moi. Elle est responsable de son comportement, elle doit le modifier pour avancer.

Son compagnon est responsable de son comportement, il doit le modifier pour avancer.

Et forcément, ils reproduisent le comportement de leurs ascendants......

OK, je sors d'en prendre. Et ce genre de raisonnements, j'en ai mangé, mangé et remangé.

On est responsables de ce qu'on est, pas de ce que sont les autres.

Ca, je te suis.

Mais ce genre de raisonnements, ça excuse tout, non ? Les gamins persécutés à l'école, ça vient de leur comportements, les profs que les parents frappent, ça vient de leur sévérité excessive et (en exagérant, je force le trait pour me faire comprendre,) les filles violées n'avaient qu'à s'habiller plus décemment !

Certains comportements viennent juste du fait qu'en face de soit, on a un abruti, un méchant ou une peste.

Et je ne vois pas ce que changer nos comportements changera à l'affaire.

Bliss, je pense que c'est une histoire (encore) de théorie et de pratique. La théorie séduit ton homme mais la pratique le rend malade.

Et on a beau dire et faire, les tripes sont plus fortes que l'intellect !

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(compte clôturé)

le dimanche 04 septembre 2011 à 12h54

ladymarlene
En gros, eulren, tu dis à bliss la même chose qu'à moi. Elle est responsable de son comportement, elle doit le modifier pour avancer.

Son compagnon est responsable de son comportement, il doit le modifier pour avancer.

Et forcément, ils reproduisent le comportement de leurs ascendants......

OK, je sors d'en prendre. Et ce genre de raisonnements, j'en ai mangé, mangé et remangé.

ce n’est pas parce que plusieurs personnes te disent exactement al même chose qu'elles ont forcément tort ;-)

Mais ce genre de raisonnements, ça excuse tout, non ? Les gamins persécutés à l'école, ça vient de leur comportements, les profs que les parents frappent, ça vient de leur sévérité excessive et (en exagérant, je force le trait pour me faire comprendre,) les filles violées n'avaient qu'à s'habiller plus décemment !

Là on parle de comportements chroniques : le fait qu'on est dans une situation et qu'on y reste, rien à voir avec une mauvaise rencontre imprévisible, il me semble.
Mais poussons le raisonnement au bout.
Diras-tu à ta fille de 16 ans "ma fille, nous sommes en république dans un état de droit, donc si tu veux traverser toute seule la banlieue craignos à 2H du matin habillée comme si tu payais tes vêtements au gramme, tu as le droit de le faire et je te soutiens, vas-y!"?
Et s'il lui arrive quelque chose de triste, tu diras donc "c'est 100% de la faute des méchants, nous on est des gentils"? Des gentils d'une naïveté hallucinante!
Les gamins ne sont pas des adultes, déjà que nous on n'est pas finis (sinon on ne discuterait pas), donc ils sont là pour apprendre et n'ont pas de défense, donc ça me semble difficile de les rendre responsables de tout ce qui leur arrive, néanmoins je suis certain que quand tes mômes se disputent, ça t'énerve autant que moi d'entendre "c'est sa faute! non la sienne!", non?
Pour moi, dire à un adulte "tu n'y peux rien à ta situation, on va trouver à qui c’est la faute" c’est infantilisant. Être un enfant c'est confortable parce qu'on n'est pas responsable, mais on est ballotté par la volonté des autres, ce qui au final est bien plus inconfortable.
Et dire à un adulte "tu n'es pas responsable, personne n'y peut rien" c'est sans doute réconfortant, mais à part ça, est-ce que ça aide à s'en sortir?

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 13h13

Bon, c'est ça qui est intéressant avec toi, eulren ! A discuter, on avance, on avance, c'est une évidence on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens !

D'abord l'avantage avec les exemples excessifs, c'est que c'est plus clair.

EVIDEMMENT que si ma fille rentre à deux heures du matin en RER habillée en mini jupe et mini débardeur (elle a 10 ans, hein....) et se fait agresser, je serais furieuse, malade de colère et de chagrin, j'en voudrais aux agresseurs, mais une fois la tension retombée, je lui dirai qu'aussi, elle a pris des risques stupides !

Ceci dit, sauter sur une fille juste parce qu'elle est habillée léger, ça induit tout de même un non contrôle de ses pulsions....dont l'agresseur est responsable AUSSI !

Tu as raison, il ne sert à rien de totalement déresponsabiliser l'individu. C'est d'ailleurs une tare du monde hyper justiciable (je sais pas si le mot est exact) dans lequel nous vivons. Fumer tue, perso, je le sais depuis mes 10 ans et on entend encore des gens se plaindre de ne pouvoir arrêter de fumer à cause des méchantes choses que les méchants pontes de l'industrie du tabac met dans les méchantes cigarettes !

Boire peut provoquer une cyrrose : oui, et alors ? C'est la faute de Ricard si des gens se tapent 6 apéros par soir ?

Là, ce sont des exemples probants de la responsabilité humaine.

Mais j'irai plus loin dans notre raisonnement. Ces histoires de responsabilité humaine tombent quand on a affaire à des comportements sociopathes.

Puisque bien souvent, on a affaire à des "irresponsables...."

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Boucledoux

le dimanche 04 septembre 2011 à 14h35

eulren

Diras-tu à ta fille de 16 ans "ma fille, nous sommes en république dans un état de droit, donc si tu veux traverser toute seule la banlieue craignos à 2H du matin habillée comme si tu payais tes vêtements au gramme, tu as le droit de le faire et je te soutiens, vas-y!" ?
Et s'il lui arrive quelque chose de triste, tu diras donc "c'est 100% de la faute des méchants, nous on est des gentils" ? Des gentils d'une naïveté hallucinante !

mais oui tu as raison eulren, de toute façon les meufs c'est toujours aussi leur faute, elles le cherchent un peu quand même...

NON MAIS CA VA BIEN OUI ??????

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Boucledoux

le dimanche 04 septembre 2011 à 14h39

ah oui pis les viols c'est la banlieue bien sûr, pas les grands hôtels fréquentés par le gratin de la finance internationale, chacun-e sais ça...
dis donc tu en as une grosse collection encore de ce genre de cliché ?

et sinon, oui, je suis fâché vraiment et ça me navre grave de lire ça ici...

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 14h47

Boucledoux, une chose est sure pour les violeurs comme pour les persécuteurs de la cour d'école : il n'y a pas de critères sociologiques pour ce genre de comportements.

Et pour moi, face à des comportements sociopathes, la responsabilité individuelle tombe. Comme je le disais plus bas.....

Alors disons que la responsabilité individuelle s'applique à tout le monde....et ne pas sauter sur une fille sous prétexte qu'elle est légèrement vêtue et "qu'elle l'a bien cherché, la s..... !" (raisonnements tenus aussi....par les femmes.....) c'est aussi faire preuve d'intelligence et de discernement.

Les méchants ? Les gentils ? Bien sur que ce n'est pas si simple. Mais le choix, c'est ce qui détermine ce qu'on est.

Et certains comportements sont inexcusables quelque soit l'individu en face.....
Se mettre à 5 pour se moquer d'un autre sous prétexte qu'il est "bizarre" (entendu à mon sujet) c'est inexcusable.

Violer une fille sous prétexte qu'elle est légèrement vêtue, c'est inexcusable.

Et la responsabilité individuelle se trouve du côté du persécuteur, pas du persécuté !
Ca y est, j'arrive au bout de mon raisonnement !

Ceci dit, boucledoux, je pense qu'eulren a suivi mon raisonnement en employant des exemples excessifs pour se faire comprendre.

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 14h51

Ceci dit, si je me fie à certaines expériences, la victime se pose beaucoup plus de questions sur sa responsabilité que les coupables.....donc, disons que l'exemple n'est pas forcément le mieux choisi.....

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Boucledoux

le dimanche 04 septembre 2011 à 14h55

ladymarlene
Ceci dit, si je me fie à certaines expériences, la victime se pose beaucoup plus de questions sur sa responsabilité que les coupables.....donc, disons que l'exemple n'est pas forcément le mieux choisi.....

non seulement ça mais c'est même l'ensemble du discours social - et même judiciaire - qui culpabilise et délégitime la parole des victimes et déresponsabilise les agresseurs... cf DSK... et les 90% de femmes victimes de viol qui ne portent jamais plainte pour précisément ces raisons :(

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 15h13

DSK ? Il me semble que pour le moment, rien n'a été prouvé....et il faut refaire le système judiciaire car "le doute est toujours favorable à l'accusé." Mais je m'égare.......

Et sinon, on arrive au choeur de ce qui me gêne dans ce que j'ai entendu ces derniers mois et que je retrouve dans le cas de bliss et le mien propre (que je n'aurais pas l'audace de comparer,)

On a fait certaines choses, certains choix qui étaient peut être sujets à caution. Bliss a fait le choix du polyamour, son compagnon a fait le choix d'y être favorable avant de se rendre compte que ses tripes lui disaient non.

Bon, jusqu'ici, tout le monde a droit à l'erreur.

Bliss a fait le choix de poursuivre en espérant que l'intellectuel de son compagnon qui est favorable au PA finirait par comprendre et accepter.

Ca n'a pas marché. Là encore je refuse de juger.

Mais l'accuser, l'accabler de tous les maux, lui dire que tout est sa faute, aller jusqu'à lui dire qu'il regrettait d'avoir fait un enfant avec elle.....là, je pense que c'est LUI qui se déresponsabilise alors que Bliss, elle prend ses responsabilités dans cette histoire.

Donc, la responsabilité, oui.....mais elle est peut être partagée non ?

Et peut être que dans les aspects de la vie, elle est partagée ?

Je me rends compte que j'en reviens à vos raisonnements.

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LuLutine

le dimanche 04 septembre 2011 à 17h10

ladymarlene
Bliss a fait le choix du polyamour, son compagnon a fait le choix d'y être favorable avant de se rendre compte que ses tripes lui disaient non.

Bon, jusqu'ici, tout le monde a droit à l'erreur.

Bliss a fait le choix de poursuivre en espérant que l'intellectuel de son compagnon qui est favorable au PA finirait par comprendre et accepter.

Ca n'a pas marché. Là encore je refuse de juger.

Mais l'accuser, l'accabler de tous les maux, lui dire que tout est sa faute, aller jusqu'à lui dire qu'il regrettait d'avoir fait un enfant avec elle.....là, je pense que c'est LUI qui se déresponsabilise alors que Bliss, elle prend ses responsabilités dans cette histoire.

Je suis d'accord avec ce résumé.

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ladymarlene

le dimanche 04 septembre 2011 à 18h13

En fait, si je fais le parallèle avec mon histoire, green eyes a fait le choix de me faire du charme, j'ai fait le choix de me laisser charmer et de me dire que je coucherai avec lui, ensuite, il a fait le choix de me précher le libertinage tout en faisant également celui de rentrer chez lui retrouver sa femme, j'ai fait le choix d'en parler sur FB et il a fait le choix de se taper l'intégralité de mon mur.....pour s'apercevoir que non, finalement, c'était trop évident ça l'amusait plus....
Et c'était une bonne façon de refuser ce qu'il avait provoqué.
Bref, CO RESPONSABILITE !!!! Même si à la base, je lui ai pas demandé de me faire du charme.....

Je pense que si tout le monde est responsable de tout, lancer une situation vous donne quand même le départ...après, je suis d'accord, l'autre peut dire non.......

Et pour en revenir par un biais tordu à la situation de Bliss, la co responsabilité est certes évidente mais Bliss assume la sienne,non ?

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(compte clôturé)

le dimanche 04 septembre 2011 à 22h19

Boucledoux
mais oui tu as raison eulren, de toute façon les meufs c'est toujours aussi leur faute, elles le cherchent un peu quand même...

NON MAIS CA VA BIEN OUI ??????

commencer par "tu as raison" puis dire quelque chose que je n'ai pas dit est de la diffamation.
Soit tu lis ce que je dis, soit c’est la dernière fois que je prends la peine de te répondre.
Je n'ai même pas prononcé le mot "viol" parce que finalement ce n’est même pas l'éventualité a plus fréquente quand on traverse une zone déserte la nuit. j'ai parlé de "choses tristes" ce qui englobe tout.
Dis-moi, tu as des enfants? tu leur dira d'aller dans des endroits qui craignent à des heures qui craignent? si oui tu es fou, sinon tu es un hypocrite.
je te laisse répondre à ce que j'ai dit et pas au costard que tu veux maladroitement me tailler : tu n'es pas tombé sur le bon gars.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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