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Simon31

le jeudi 01 juillet 2021 à 01h37

Salut à tous,

je voudrais partager avec vous un moment qui met arrivé ce soir.
Je remet le contexte je suis Simon poly acceptant depuis plusieurs mois , s'en autres relation pour l'instant.
Après avoir passé un très belle journée en famille et un soirée des plus sympathique avec  ma belle nous sommes allés nous coucher avec de belles intentions réciproque.
Après quelques douceurs  nous avons pas été plus loin car elle se sentait fatiguée... 15mm ce passe je ne dormais pas et je la vois textoter avec son autre, je prends un peu la quinte.
Je lui explique que ce n'est pas cool de faire ça lorsque je suis à côté d'elle.
Je lui explique que lorsque je me couche avec elle, mon tél ce retrouve en mode avion et si je souhaite écrire ou bien parler avec qlq1 je bouge  je ne reste pas prêt d'elle.
Je sais que j'ai réagi par jalousie cela m'énerve je n'en dort pas .
Ma colère et la jalousie sont mes pires ennemis dans ses moments là .

Comment ceux qui sont en couple gère t'ils se genre de situation.

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PolyPasLeChoix

le jeudi 01 juillet 2021 à 06h55

Bonjour Simon,

Tu n'as que brièvement expliqué dans tes différents messages comment votre couple avait basculé d'un 'classique' monogame au poly.
J'ai le sentiment, mais c'est peut-être simplement une projection de mon vécu, que cela a été un peu à marche forcé pour toi. Tu as écrit avoir accepté que ta femme ait une autre relation afin de ne pas remettre en cause votre histoire commune mais tu as aussi écrit qu'elle avait refusé d'être contrainte dans la manière de vivre cette autre relation. Maintenant tu es coincé! Elle fait ce qu'elle veut, s'investit dans son autre relation sous ton nez, te laisse te débrouiller seul avec vos enfants pour passer du temps avec son amoureux et même quand elle est avec toi n'est pas vraiment là.
Quelqu'un avait écrit ici que l'ouverture dans un couple établi de longue date devrait se faire au rythme du plus lent des deux. C'est surement impossible car cela revient à empêcher celui dont l'envie est la plus forte de vivre ce qu'il desire.
Tu as besoin d'une discussion avec ta femme sur ta place, celle de votre couple et de votre famille dans sa vie. Elle doit comprendre que si vous avez encore suffisamment d'importance pour elle par rapport à sa nouvelle relation, elle doit faire des efforts et vous consacrer également temps et amour.
Tu dis te sentir jaloux mais n'as-tu pas plutôt l'impression d'être abandonné ?
Je pense que vous devriez définir des règles sur votre couple polyamoureux.Définir ce qui est important pour que vous restiez un couple et pas juste des coparents cohabitant. Et ces règles devraient entre autre définir votre répartition du temps ensemble et de la communication avec les autres partenaires. Essayez une première ebauche en faisant l'un et l'autre des compromis et ajustez les à l'usage. Peut-être cela te permettra-t'il de retrouver un peu ta place dans votre couple et de trouver comment vivre une relation de ton côté.

Bon courage à toi sur ce chemin pas simple de l'évolution du couple monogame. Tu as écris avoir déjà bien avancé dans tes réflexions, il va falloir maintenant le vivre au quotidien et le vivre sereinement ce qui est une autre histoire.

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lau93

le jeudi 01 juillet 2021 à 17h32

Bonjour SImon31
Une réaction de poly-acceptante pour qui ce type de situation est aussi une gâchette très réactive. Lui e dit qu'il ne veut pas me cacher qu'il communique avec elle. Moi j'essaie d'abord de me projeter des images positives " c'est bien " "ils s’aiment' ils ont besoin de communiquer" " tout va bien cela ne te retire rien " ... et puis si ça dure je n'y arrive plus alors je change de pièce et je fulmine. Mais je crois qu'il faudrait que j'arrive à le poser comme limite : les textos dans les moments intimes c'est trop durs. Reste a trouver la manière de le demander sans le transformer en chantage . PAs facile tout ça ...
Bon courage!
L

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Intermittent

le jeudi 01 juillet 2021 à 19h42

Je sais que j'ai réagi par jalousie cela m'énerve je n'en dort pas . Ma colère et la jalousie sont mes pires ennemis dans ses moments là .

Pourquoi te culpabiliser, ta réaction est naturelle.

Qu'a t'elle répondu quand tu lui a fais remarquer que son attitude n'était pas correcte ?

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Intermittent

le jeudi 01 juillet 2021 à 19h49

laurence93
Lui e dit qu'il ne veut pas me cacher qu'il communique avec elle.

Ne pas confondre, ne pas cacher , et afficher au vu et au su de son conjoint les conversations ...
Pour moi, c'est un manque de tact et de considération pour le conjoint

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bonheur

le jeudi 01 juillet 2021 à 20h54

@Intermittent. Je constate que tu es toujours aussi expéditif :-/ .

Considérer que l'autre fait contre soi est à l'origine de tout. Certes, il est possible de parler de ce type de divergences. Moi, ce qui me préoccupe, c'est venir ici l'exprimer au lieu de mettre le sujet sur la table, en interne auparavant. Vous avez communiqués ?

Evidemment, ce qui parait comme un manque de respect à l'un-e peut s'avérer comme logique par un-e autre. D'ailleurs, comment prendre en compte qu'elle se lève pour texoter avec son amoureux.

Est-ce le refus de la câlinerie qui est à l'origine de la gène, ou le texotage ?

Je n'exprime pas tout ceci pour "excuser", car il n'est pas question de cela. Juste, ce genre de dérangement doit se gérer en interne avant tout. Une fois la colère apaisée, la digestion entamée ou achevée.

Certaines personnes n'éteignent jamais le téléphone. D'autres, dont je fais partie, l'éteignent finalement plutôt bien avant d'aller au lit. C'est rare qu'à 21h00, le mien soit allumer. J'agi ainsi car je veux de la paix, en soirée. La paix car mon chéri de vie se lève, donc se couche, tôt. Nos jeunes sont dans leurs antres et moi j'ai le salon (TV, livre ou ...) à moi seule.

Ce que je peux indiquer d'expérience : c'est que je tente toujours de prévenir que je vais communiquer. "J'attends un appel de..." ; "Tient un sms de ..., je vais répondre". J'évite l'effet de surprise et comme mon chéri de vie a une grande curiosité, j'annonce aussi pour qu'il sache et qu'il ne soit pas près de moi pour tenter de deviner qui est au téléphone, quand ça arrive. La question conne "qui c'est ?" sera au rendez-vous, c'est plus fort que lui. Il est ainsi, alors j'agi en fonction.

Le tact et la considération ? Ce sont là des notions. Chacun-e a son curseur dans ce qu'il considère par un manque de tact ou de considération. D'ailleurs, s'isoler peut aussi être un manque de tact et de considération (iel me cache..., iel ne veut pas que j'entende, iel parle dans mon dos...). A ce rythme là, on quitte le foyer et on va vivre seul-e. [on = indéfini et non une généralité]

Un désagrément s'exprime. On explique le curseur et la douleur, la colère, ...
Et puis, sincèrement, quand on vit avec quelqu'un, n'a-t-on pas beaucoup de temps commun. @Simon31, vous veniez de passer une merveilleuse journée en famille (donc ensemble). Puis des douceurs (à apprécier pour ce qu'elles sont ?) et en fait, je crois que ta colère vient du fait qu'elle n'ai pas voulu aller au-delà de la douceur. Cette douceur mène-t-elle obligatoirement à davantage ? Tu as subit cela comme un refus. Et ce qui te consterne, c'est qu'elle accorde quelques sms à autrui. Alors que vous aviez passé des heures ensemble ? Tu fais une croix sur cette journée, pour quelques sms ? Toi tu étais encore dans cet instant (avec déception du non aboutissement ?) alors qu'elle était dans son univers. Pour elle, finalement, elle achevait en beauté cette journée. Elle ajoutait un nouveau plaisir, à l'existant.

J'admire la réaction de @laurence93. Oui, elle l'aime aussi et oui, elle désirera communiquer avec lui. D'ailleurs, elle a peut-être exprimer sa belle journée en famille, donc avec son amour historique. Indiquer que l'on préfèrerait que le portable soit éteint le soir, est une chose... qui entraîne qu'elle peut communiquer à d'autres moments en journée. En journée, lors de cette merveilleuse journée, elle aurait pu consacrer du temps à cette correspondance ou alors elle aurait été inconvenante du fait qu'elle soit en famille ? Est-ce une question de bon moment ou alors une question du fait qu'elle communique avec lui ? A quel moment l'instant d'intimité était achevé ?

Je t'invite @Simon31 a réfléchir à la vrai raison de ta colère. Aussi à ta jalousie qui surviendra tant que sa cause n'aura pas été trouvée. Ce n'est en effet pas facile. Ne rejette pas tes inconforts, même si des demandes réalistes afin de t'apaiser sont opportunes. Et oui, éviter le chantage, c'est tellement tentant d'y succomber.

Le coup de la fatigue pour dire non à aller plus loin dans un instant d'intimité est navrant, s'il est inventé (l'est-il ?). Sans doute vaudrait-il mieux exprimer clairement : je n'ai pas envie de davantage. J'ai adoré cette journée et ce câlin :-D Et si elle avait ensuite indiqué "tiens un sms de ..., je vais lui parler de notre belle journée. Tu veux que je te laisse t'endormir ou je peux rester allongée ici, près de toi ?". D'ailleurs, tu faisais semblant de dormir ou elle savait que tu étais éveillé ? Ca compte aussi énormément, d'après moi !

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Simon31

le vendredi 02 juillet 2021 à 08h50

Merci Laurence93

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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bonheur

le vendredi 02 juillet 2021 à 10h16

@Simon31. Vous vous apercevez, ta compagne de vie et toi, que vous avez des disparités (Diversité donnant lieu à des déséquilibres).

Elle te parle d'être là physiquement et tu désires sa présence cognitive. Le seul point sur lequel @Intermittent a peut-être raison, c'est que tu me parais être dans la résignation, faute de mieux. Tu es solidarisé à elle. Tu considères encore "l'autre" comme un intru.

Je te dirais volontiers de "fixer des règles" sauf que je sais d'expérience que ce pourra devenir source de conflits. Elle acceptera par justice. Toi tu seras à l'affut de la moindre "faute" de sa part. Les règles, à petites doses, pourquoi pas. Dans votre cas, j'ai peur que cela devienne pire qu'un contrat de mariage.

Simon31
Des fois je demande je me demande si elle est capable d'être à 100 % avec moi lorsqu'on est ensemble. Si elle serait capable de passer une journée et une nuit sans penser à lui.

Tu désires être le centre unique de son monde intérieur. Est-ce seulement possible ? Qui passe des journées et des nuits entières à avoir une pensée unique, concentrée sur une seule personne. Là, c'est de l'obsession, non ? Il faudrait qu'elle mange par toi, qu'elle dorme par toi, qu'elle pense toi, qu'elle respire toi,...

Simon31
Je pense qu'à ce moment-là ses pensées n'étaient plus porté vers moi mais vers lui.
Elle avait déjà néanmoins communiquer avec lui dans la journée.
D'où la jalousie.

Crois-tu que l'on choisisse la nature de nos pensées ? Tu réfléchis, avant de penser ? Tes pensées sont préenregistrées, notifiées et définies ? Il suffit de se dire "aujourd'hui, et ceci pour 24 heures, je ne penserais qu'à ceci ou qu'à cela" ! Le principe de la pensée, c'est justement qu'il ne se contrôle pas. Enfin, de ce que je vis.

Il est naturel d'être tenté de répondre à un message. Et c'est évident, que si Untel m'envoie un message, que je le lis, ma pensée soit centrée sur le message et son expéditeur -trice. Même en pays de dictature, la pensée est ce qu'elle est. Bon ok, en dictature on conditionne, on bourre le crâne, on utilise des subterfuges pour formater. Ce n'est pas le cas dans votre couple ? La liberté de penser règne encore ?

Simon31
j'ai depuis des années j'ai accepter le "non" sexuel je ne suis pas que porter sur le sexe mais il fait partie de moi.
Il se décuple de plus en plus depuis que je m'apporte de l'amour et qu'elle se rend femme.
Je ne pense pas que le texto soit à l'origine de la gêne mais je sais que cela lui est difficile de passer de moi à lui.

C'est une bonne chose que tu tiennes compte de tes désirs en matière de sexualité sans les imposer. A l'identique pour chacun-e. La frustration engendre des ressentis difficile à vivre. Je ne comprends pas ta seconde phrase ?
Je pensais justement qu'elle passait facilement de l'un à l'autre et que c'était là ton inconfort. Un instant de douceur avec toi, un instant en message avec lui, tout ceci en moins d'un quart d'heure... Je trouve au contraire qu'elle passe de l'un à l'autre facilement. Evidemment, je peux me tromper.

Simon31
Je sais que ma colère n'était pas justifié si ce n'est par ma propre frustration de ce moment charnel non abouti.
Et oui j'en ai fait disparaître tous les beaux moments de la journée mais je ne m'en suis rendu compte que le lendemain.

Un colère est toujours justifiée. Comme la pensée, l'émotion survient et la nier revient à tenir le même discours. Une dictature de l'émotionnel ? Je trouve cela horrible :-( . En revanche, il y a une différence entre ressentir de la colère (parce qu'elle survient) et rejeté l'origine de notre émotion sur autrui (trouver un-e coupable).
https://www.lacoccinelle.net/1381999-julien-clerc-...
https://www.bing.com/videos/search?q=ma+col%c3%a8r...
La colère est une émotion intense, sauf qu'elle ne dure pas. Julien Clerc l'exprime magnifiquement, je trouve. Idem pour la joie, etc. Même l'amour, que je considère comme une émotion n'est pas omniprésente. Il y a des élans amoureux, qui se juxtaposent et forment des souvenirs ainsi que l'attachement. A l'instant que tu as décris, vous étiez dans vos émotions, sans doute l'un comme l'autre. Cela prouve que vous vivez. A mes yeux, l'émotion est le signe du vivant. J'y ajoute la communication, les pensées (la boucle est bouclée). Heureusement, les instants ne sont pas figés !

Simon31
sans un regard vers moi de façon naturelle elle a vu un message de lui et lui a répondu.

Il semble qu'elle ne s'endorme pas si rapidement que cela. Moi je peux passer des heures avec mes pensées (y compris avec mon chéri de vie à côté de moi, qui dort ou non). Celles-ci vagabondent. Cela me permet de relaxer mon esprit. C'est son moment de liberté, il fait à sa guise. Là encore, nous ne sommes pas tous à l'identique.
"Sans un regard vers moi, de façon naturelle..." Euh ! Ben depuis quand elle a besoin de ton attention, de ta permission. C'est naturel de répondre à un message. Après on en revient au fait de se coucher avec un téléphone allumé près de soi. Je ne suis personnellement pas pour cette attitude. Je ne suis pas ta compagne, elle seule sait ce qui bien pour elle. Je considère que mon temps de sommeil est impérieux, car le sommeil est un besoin vital et j'y tiens (que ce soit pour le téléphone ou pour autre chose). Par cela, je respecte mes besoins vitaux et dormir est l'un d'eux.
Comme je l'ai indiqué précédemment, toute sa vie ne tourne pas autour de toi. Aurait-elle dû te demander ta "permission" avant de répondre ? Et si elle t'avait jeté un regard, comment aurais-tu interprété celui-ci ? Tu te serais senti "de trop" ? Bref, dans tous les cas, rien n'aurait été à ta convenance. C'est mon idée, de ce que je lis de toi.
Je ne suis pas psy, sauf que je crois que tu sabotes systématiquement les beaux instants, pour justifier d'avoir raison de considérer son attitude comme mauvaise. Pour remettre en question la véracité de l'amour qu'elle a pour toi.

Simon31
oui nous avons communiqué. Je lui ai demandé si cela ne la choquant pas de lui écrire avec moi à côté. Ça réponse a été direct "je suis seul là".
Je ne faisais pas semblant de dormir je le regardais dormir comme souvent car elle s'endort généralement avant moi .

Je t'invite à t'instruire sur la CNV. Cela te choque toi. Assume tes émotions et ne les rejette pas sur autrui. Ne fais pas endosser aux autres. Être choqué survient comme la colère. Exprimer que cela t'a choqué, oui. Trouver anormal que ça ne l'ai pas choqué, est contre-productif. Perso, je suis instinctivement "rebelle" et j'ai la riposte facile (ou alors, je ne réponds pas pour ne pas faire de vague). Je crois que là, tu aurais une mauvaise réponse dans la figure, du tac au tac. Etre choqué, oui. Sauf que là, à la place de ta compagne, je me serais sentie agressée, et injustement. Et elle a raison : elle est seule là. L'agression n'est pas une bonne communication.

Voici une recommandation de lecture :
www.editions-homme.com/cessez-etre-gentil-soyez-vr...

Mes mots ne sont pas contre toi. C'est au contraire pour que tu prennes conscience que l'autre (ta compagne) n'est pas toi. Elle ne respire pas comme toi, elle ne mange pas comme toi, elle ne dort pas comme toi, elle ne ressent pas comme toi... Elle est elle-même. Va à sa découverte avec une ouverture d'esprit, c'est à dire sans tous ces filtres auxquels tu t'accroches.
Oui, il faut du temps au temps. Un temps à mettre à profit dans l'observation d'elle, pour mieux vivre en osmose.

Je termine sur de l'encouragement. C'est bien que tu tentes l'aventure. Avec l'esprit d'aventure. Observe et ressent sans cette rancune que je ressens du fond de toi. Sache que je tente de t'aider par mes mots sans doute, et j'en ai conscience, dur à lire. Relis moi plusieurs fois, digère doucement. Laisse passer toutes ces émotions que je suscite certainement. Si tu désires que je n'intervienne plus, fais le moi savoir, je me retirerai de cette discussion.

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Franck-63

le vendredi 02 juillet 2021 à 11h43

Simon31

, je me reconnais dans tes difficultés. Je commence juste à en sortir avec quelques rechutes. Chez moi, j'ai identifié une très grosse dépendance affective liée à mon enfance pendant laquelle je me suis senti seul, rejeté, abandonné.
Ma femme et moi ouvrons notre couple depuis 1 mois. Elle était mon tout jusqu'à aujourd'hui et j'idéalise encore son amoureux (plus grand, plus fort, aventurier, spirituel, sensible, affirmé, ...), qu'est ce qu'il me reste, elle va m'abandonner ou pire on va rester ensemble sous le même toit sans qu'elle soit vraiment là (Mes traumas d'enfance encore). J'aime ce qu'écrit

Bonheur
...

, ce sont pour une grande partie des questions que je me pose. J'ai lu quelque part (Probablement sur le forum) que le polyamour entraine une évolution personnelle et je le vis pleinement comme ça. Je travaille sur la compersion et j'essaie d'être positif, c'est la meilleure façon pour que mon couple "socle" et ma relation se portent bien. A bien se rappeler également : elle ne m'appartient pas (J'ai le patriarcat ambiant encore présent !). Pour moi couple c'est finalement de l'amour + un accord mutuel, s'il n'y a pas d'amour c'est vite vu et si on ne s'entend pas, on nuit à l'amour et ça peut rendre la situation invivable.
Je suis tout neuf dans le polyamour donc ceci n'est que mon expérience récente et quelques opinions personnelles qui n'engagent que moi :-)

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

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Intermittent

le samedi 03 juillet 2021 à 22h37

oui nous avons communiqué. Je lui ai demandé si cela ne la choquant pas de lui écrire avec moi à côté. Ça réponse a été direct "je suis seul là".
Si je comprends bien sa réponse, elle est dans le même lit que toi et elle se considère comme seule.
Ou j'interprète mal, ou tu ne pèse pas lourd dans sa vie ....

Tu peux continuer comme ça et accepter les commentaires qui considèrent que quoique dise ou fasse ta femme, tu es responsable de l'interprétation que tu en fais.
C'est le discours habituel sur ce site ...

Ou alors considérer que que son attitude n'est ni empathique ni respectueuse et qu'elle se fout de ton ressenti et du mal que ça te fait.
Depuis le début de ton topic précédent , il est clair que c'est "marche ou crève", à ses conditions et elles seules.

Il n'y a aucun polyamour dans son attitude. Juste un égoïsme relationnel qui fait passer ses intérêts avant l'intérêt de son couple originel.

Tu n'as pas fini de te prendre la tête, sauf si tu crèves l'abcès, lui met ton ressenti sur la table de façon un peu plus brutale en évoquant une possible séparation.

C'est un point de vue qui n'engage que moi, qui suit passé par ce type de dilemme, il y a maintenant longtemps, à une époque où le terme "polyamour" n'existant pas, il ne pouvait servir de prétexte ....

Aussi bizarre que ça puisse paraitre, je crois que le polyamour peut marcher, mais pas dans ce contexte et avec une notion essentielle, le consentement éclairé et la patience d'attendre une évolution lente du conjoint(e).
C'est aussi ça l'amour qui ne se manifeste que par les preuves qu'on en donne à l'autre.

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louluna

le dimanche 04 juillet 2021 à 13h31

Fais un petit peu attention Simon, sous couvert de relation polyamoureuse beaucoup de personnes profitent pour se comporter mal et le justifier, attention car la membrane entre le gros foutage de gueule et la sincérité est tenue...
J'ai été dans ton cas, tant que je suis restée compréhensive mon compagnon n'a cessé d'en rajouter...
C'est quand il est allé trop loin et que de fait j'ai stoppé la relation qu'il s'est rendu compte de tout le mal fait, mais beaucoup trop tard...
C'est peut être lui qui au final a prit le plus cher dans l'histoire, il doit vivre avec ses regrets qui semblent insurmontables pour lui aujourd'hui, finalement je m'en sors peut être un peu mieux, mais enfin on a bien morflé tous les deux, et puis c'est pas fini malgré les mois et même les années passées (la relation est bien morte et entérrée, mais il ne veut pas le comprendre)...

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bonheur

le dimanche 04 juillet 2021 à 14h40

Je trouve triste cette volonté de gagnant-perdant alors qu'il s'agit d'amour. Vouloir trouver en permanence des coupables et des manipulateurs là où la vie juste nous porte dans une évolution. Le rejet de ce que l'on vit finalement mal sur le reste du monde et évidemment, l'ex (ou les ex), responsables de tous les maux.

Alors oui, si on désire vivre sans conciliation, sans l'acceptation de l'autre avec son évolution et sa découverte de lui-même, il faut rejeter. Ca ne nous convient pas, il faut rejeter. Personne ne peut mieux se protéger, que soi-même, contre une nocivité évidente. Au final, l'idéal est parfois s'extraire et délaisser. Aucune culpabilité à cela.

Ne pas faire comme absolue. Aucune situation n'est identique. Ici, il est souvent demandé des éclaircissements, des témoignages (attention à ne pas considérer comme vérité absolue la vie des autres), afin d'accepter et de continuer à vivre, d'une autre façon.

La colère des anti-poly, des non acceptants, n'est pas à ignorer, y compris ici. En revanche, brandir des injonctions façon mise en garde, ne sert qu'à réduire, anéantir, la volonté et le courage de ceux qui échouent ici en voulant avancer, faire perdurer une relation et un commun, mis à mal.

J'invite les personnes qui lisent à piocher dans les discours différents ce qui fait écho en eux. Si c'est la non acceptation du polyamour, alors ne pas hésiter à s'investir intelligemment dans une nouvelle vie en se prémunissant de cela. La franchise étant de prévenir dès le départ : je veux une relation monoamoureuse, sinon je ne pourrai être heureux. Ainsi, on a fait un pas en avant et on sait. La certitude en la matière, celle qui émane d'une réflexion intérieure individuelle est belle. Je me demande tout de même @louluna, comment tu passes d'un profil qui indique ceci

Loulouna
Alors je ne connaissais pas du tout le therme précis de "polyamour", mais mes pensées s'orientent bien dans cet axe je pense, c'est à dire qu'à mon sens l'humanité s'est complètement planté au sujet (vaste) de l'amour, je nous vois alors comme "mal éduqués" depuis des générations, ce qui nous amène à ce point aujourd'hui où beaucoup de personnes sont malheureuses en "amour" parce qu'essayant de s'adapter à des règles qui ne correspondent pas à la nature humaine, en tout cas pas à tous. Ainsi, réinventons l'amour :)

A ce discours :

Louluna
Fais un petit peu attention Simon, sous couvert de relation polyamoureuse beaucoup de personnes profitent pour se comporter mal et le justifier, attention car la membrane entre le gros foutage de gueule et la sincérité est tenue...
J'ai été dans ton cas, tant que je suis restée compréhensive mon compagnon n'a cessé d'en rajouter...
C'est quand il est allé trop loin et que de fait j'ai stoppé la relation qu'il s'est rendu compte de tout le mal fait, mais beaucoup trop tard...
C'est peut être lui qui au final a prit le plus cher dans l'histoire, il doit vivre avec ses regrets qui semblent insurmontables pour lui aujourd'hui, finalement je m'en sors peut être un peu mieux, mais enfin on a bien morflé tous les deux, et puis c'est pas fini malgré les mois et même les années passées (la relation est bien morte et entérrée, mais il ne veut pas le comprendre)...

Je suppose que la disparité est le fruit d'une évolution et de ton vécu. Je ne te connais pas et ton ex non plus (pas que je sache). La mise en garde me parait malgré tout hasardeuse. Qu'aurais-tu pensé si au moment de la rédaction de ton profil, instant de ta vie où tu ouvrais le champ des possibles à la réinvention, quelqu'un t'aurais adressé le même message que celui que tu adresses très individuellement à @Simon31.

Que sais-tu de l'épaisseur de la "membrane" sa compagne ? Uniquement ce que la personne qui en parle ici en dit, avec sa vision et son prisme.

On me demande parfois pourquoi mon chéri de vie n'intervient jamais ici et qu'il refuse de s'exprimer lorsque des personnes en réflexion de polyacceptance désirent communiquer avec lui. Et bien, c'est justement à cause de l'interprétation de ces propos.

Mettre en lumière et poser sur la table des divergences, c'est sain. Si ça oblige à une séparation, alors que celle-ci se fasse en bonne intelligence. Et on s'en fout de qui prend cher, plus que l'autre. Et extrapoler le ressenti d'un tiers, euh ? La rancune est aussi destructrice que l'amertume.

Je suis certaine que @Simon31 saura prendre ses décisions. Il a désormais plusieurs discours différents. Quelque soit son avenir, ses décisions, il est adulte et sait ce qui est bon pour lui.

Quant à l'intérêt du "couple" originel, @Intermittent, il est uniquement celui du duo en question, non ? Tu as également une rancoeur envers le polyamour, j'ignore laquelle et là n'est pas la question. Juste soit honnête dans ton discours. Comment une histoire qui débute dans l'amour, l'entente, etc... classique (sans trop s'interroger ni expérimenter plus qu'intellectuellement) peut ensuite transiter du jour au lendemain.

Finalement, je crois que ce n'est pas sain que des personnes désirant accepter, comprendre... viennent ici chercher du soutien. Elles obtiennent des contradictions, des vérités qui ne sont évidemment pas absolues, de la culpabilité, un mal-être encore plus envahissant. Je remets en question l'utilité de ce forum, sincèrement. Pour ce qui est des infos sans discussions, il existe les livres. Du coup, quel intérêt, si ce n'est un accompagnement. Venir troller ? Mouais...

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

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louluna

le dimanche 04 juillet 2021 à 16h29

Bonheur, désolée mais je ne te lis pas, bien que je vois que tu m'as citée je ne te répondrais pas, tes messages ne me parlent jamais, on ne se comprendra pas de toute façon, et c'est très bien ainsi...

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bonheur

le dimanche 04 juillet 2021 à 18h03

J'apprécie cette franchise. Oui, ça peut être très bien ainsi...

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alinea7

le dimanche 04 juillet 2021 à 19h14

En ce qui me concerne je trouve que les avertissements sur le fait de poser ses limites ont un intérêt. Lorsque le conjoint rencontre quelqu'un cela peut-être assez insécurisant pour le partenaire historique et si on n'est pas possessif on peut être tenté de laisser la personne libre de faire comme elle le souhaite dans une forme de test de l'amour de leur partenaire, en se disant naïvement qu'il ou elle, malgré le feu des débuts, sera capable de faire la part des choses correctement "s'il nous aime encore". Avec à la clé du test, la notion de "ok il.elle m'aime" ou "ok il elle m'aime pas/ plus / moins que l'autre".
Et ça peut difficilement fonctionner, puisque les débuts de relation peuvent être assez obsédants. Les dégâts sur la relation peuvent apparaître trop tard si on n'a pas communiqué honnêtement au lieu de laisser faire et en tirer ses propres conclusions.

D'où pour moi le vrai intérêt d'aller au rythme du plus lent. Et ce n'est pas toujours facile de trouver ce rythme lorsque tout est nouveau pour tout le monde. Je trouve que ça demande une vraie connaissance de soi et une vraie clairvoyance pour faire la différence entre la nouveauté qui chamboule d'une part, et ce qui atteint des choses fondamentales pour nous d'autre part. D'autant plus que parfois nous avons des incohérences et nous ne sommes pas toujours ou pas tout de suite capables de les expliquer.

Et ici sur le forum, ce n'est pas plus simple d'aider les gens à démêler tout ça avec une information tronquée et interprétée. Je crois que l'exercice reste intéressant malgré tout, surtout considérant la diversité des réponses. :-)

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Intermittent

le jeudi 08 juillet 2021 à 14h56

Louluna
C'est peut être lui qui au final a prit le plus cher dans l'histoire, il doit vivre avec ses regrets qui semblent insurmontables pour lui aujourd'hui, finalement je m'en sors peut être un peu mieux, mais enfin on a bien morflé tous les deux, et puis c'est pas fini malgré les mois et même les années passées (la relation est bien morte et entérrée, mais il ne veut pas le comprendre)...

Pour moi, ça s'est terminé de la même façon.

Si j'avais eu le courage à cette époque de mettre des limites, ce que je n'ai pas fait sous couvert de tolérance, ouverture d'esprit et autres subterfuges intellectuels pour dissimuler ma dépendance affective et pour elle, son côté manipulateur, peut être la séparation n'aurait-elle pas eu lieu (il y avait deux enfants en jeu).

J'ai traversé une très mauvaise passe, mais des années après, je ne regrette pas ....

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bonheur

le jeudi 08 juillet 2021 à 16h19

Intermittent
Si j'avais eu le courage à cette époque de mettre des limites, ce que je n'ai pas fait sous couvert de tolérance, ouverture d'esprit et autres subterfuges intellectuels pour dissimuler ma dépendance affective et pour elle, son côté manipulateur, peut être la séparation n'aurait-elle pas eu lieu (il y avait deux enfants en jeu).

Dois-je comprendre que tu penses que les personnes se découvrant poly (parfois tardivement) manipulent ? Qu'en plus c'est systématique ?

Rejeter la faute de ce que tu as mal vécu sur le dos d'une philosophie, que manifestement tu ne vivras jamais bien, parce que ton expérience a abouti à une séparation. Croire que ton schéma de pensées soit l'absolue réalité. Et si au contraire, une séparation rapide aurait-été salvatrice (aussi pour les enfants).

Holà ! Prétendre que la transition mono-mono (le lien se créé banalement, sans interrogation) à mono-poly, se fait obligatoirement dans une fausse tolérance, dans une ouverture d'esprit imposée et aliénante (https://www.bing.com/search?q=ali%C3%A9n%C3%A9&form=ANNNB1&refig=5d350ca72f3e4e0ab8b63befdd5d5352&sp=3&qs=LS&pq=ali%C3%A9&sk=PRES1LS1AS1&sc=8-4&cvid=5d350ca72f3e4e0ab8b63befdd5d5352)...

@Intermittent, tout le monde n'a pas cette possibilité de rester avec un-e compagne-on se découvrant poly tardivement (après un engagement de vie commune traditionnel...). C'est ainsi et c'est humain. En vouloir à un-e ex de ne pas avoir réussi et lui rejeter sur le dos ce qui nous revient, c'est injuste. Injuste en terme de justice et en terme de justesse.

Je te lis depuis déjà pas mal de temps, ce qui n'implique pas que je te connaisse. Je ressens de toi une rancœur envers le polyamour. Elle est issue de ton expérience individuelle. Seulement voilà, l'assumes-tu ?

Certes, les polys optimistes existent et ceux-ci sont généralement dans un vécu (douloureux parfois, plus qu'on ne se l'imagine) de croire que le possible est possible. La transition se fait dans la découverte, donc dans le fait que l'on n'avait pas pris conscience de... La transition permet une éclosion de la personne qui, certes l'exprime (l'impose ???) et ça change tout. Evidemment que c'est un choc. Même les optimistes vivent mal les chocs. La pression est forte de comprendre que c'est mal accueilli, d'aimer à nouveau. Et seul l'amour permet de s'embarquer dans une barque commune, de cette autre vie. Après, on peut recevoir des injonctions. On peut aussi fuir et se trouver dans un célibat salvateur.

Donc séparation avec son cortège de règlement de compte (pas toujours, heureusement) où les enfants deviennent plus des "enjeux" que d'être "en jeu". D'ailleurs, s'il y a séparation, il n'y a pas polyamour.

Je veux bien concevoir que tu es été manipulé (qui a décrété cela, un professionnel comportemental). Alors, penche toi sur cette faille, dont tu parles, de la dépendance affective. Sauf que s'il te plait, cesse de dresser un portrait dégradant de personnes dont tu ne connais pas la situation. Parle en ton nom et indique ton histoire. Merci de ne pas faire une grande cause exutoire du rejet de toi sur la vie des autres. La tolérance, l'ouverture d'esprit, l'évolution intellectuelle liée existent. En quoi c'est mauvais.

Quant à la souffrance, elle fait partie de la vie. Au même titre que les moments merveilleux. Les deux ne doivent pas se nuire, je trouve.

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bonheur

le jeudi 08 juillet 2021 à 16h19

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alinea7

le jeudi 08 juillet 2021 à 16h22

Intermittent
Si j'avais eu le courage à cette époque de mettre des limites, ce que je n'ai pas fait sous couvert de tolérance, ouverture d'esprit et autres subterfuges intellectuels pour dissimuler ma dépendance affective et pour elle, son côté manipulateur, peut être la séparation n'aurait-elle pas eu lieu (il y avait deux enfants en jeu).

Moi non plus je ne suis pas du genre à mettre des limites, plutôt à partir si j'estime que je ne m'y retrouve pas. Mais dans la situation du polyamour ça m'a été reproché. J'ai l'impression que celui qui souffre a tous les torts : ne pas mettre de limite et partir c'est ne pas aimer son partenaire libre, mettre des limites, eh bien, pareil en pire parce qu'en plus donc on est possessif.
De ce que je comprends sur ce forum, ça peut être hyper mal pris qu'on essaie de mettre une limite à un polyamoureux sous couvert qu'il n'appartient qu'à lui même et n'a de compte à rendre à personne. Et en même temps si on le fait pas, comment on peut être pris en compte ? J'ai pas trouvé de réponse à ça. A part la CNV mais c'est pas toujours simple au fil de l'eau de même réaliser ce qui se joue.

En fait quand l'ENR est trop forte y a peut-être rien à faire.

Ou peut-être, et d'où leur importance, des cafés polys pour transitionner en bénéficiant de conseils...

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bonheur

le jeudi 08 juillet 2021 à 17h32

alinea7
De ce que je comprends sur ce forum, ça peut être hyper mal pris qu'on essaie de mettre une limite à un polyamoureux sous couvert qu'il n'appartient qu'à lui même et n'a de compte à rendre à personne. Et en même temps si on le fait pas, comment on peut être pris en compte ? J'ai pas trouvé de réponse à ça. A part la CNV mais c'est pas toujours simple au fil de l'eau de même réaliser ce qui se joue.

Je me place dans une situation de transition. De mon point de vue, des limites se discutent en commun. Personnellement, m'imposer revient à me braquer. Et quand je me braque, je me ferme à tout. J'ai beaucoup pris sur moi et travailler là-dessus. Sauf que des réactions sont parfois spontanées. Des limites, si elles permettent d'avancer, en douceur, dans la bienveillance, dans la concertation, alors oui. Des limites version injonction et chantage, en réponse à l'attentisme et l'exaspération liée, alors non. @alinea7 tu parles de CNV. Excellent !

Une vie commune impose, mais personne ne m'impose. Le tout étant de définir ce que la vie commune impose. En cela, je diverge de ce que je me rappelle avoir lu du livre de Françoise Simpère, dans le sens où elle avait une vie à elle, en dehors de sa vie commune avec son mari. Ce n'est pas un reproche, juste je n'arrive pas à assimiler cette idée. Devenir poly n'implique pas rester en couple à temps partiel. J'ai peut-être mal perçu ce livre d'ailleurs. Si je vais en rando avec un amoureux, une journée durant, je ne me sens pas en dehors de ma vie de "couple" officielle. Ce n'est pas pour moi une échappatoire, une forme de loisirs ou de relâchement de ma vie quotidienne. Juste, je suis amoureuse, aussi, de cette personne avec laquelle je randonne agréablement.

La transition. Qui dit que la personne nouvellement "poly" se sent bien avec sa découverte d'elle-même ? Qui dit que l'élément poly, à l'origine du bouleversement, vit bien cette remise en question ? Qui dit que l'élément devenant poly, ne ressent rien face aux désagréments, aux douleurs, de son amour historique ?

alinea7
En fait quand l'ENR est trop forte y a peut-être rien à faire

C'est vrai. Seul la personne qui le ressent peut nier, se mentir à elle-même, et nommer autrement ce qu'elle ressent (amitié par exemple). Peut-on vivre indéfiniment en se mentant intérieurement et en travestissant un ressenti ? Je suppose que la réponse est propre à chaque personne. Je sais que moi, le jour où cette évidence m'a sauté à la figure, ça m'a fait l'effet d'une bombe qui a explosé à l'intérieur de moi, avec comme évidence cette vérité : je l'aime. Ma transition a débuté ainsi, avec ce déclencheur. Je dirais qu'il y a plus enviable, comme vécu.

J'ai souvent lu ici, et j'ai vécu cela aussi, les montagnes russes émotionnelles. Des instants merveilleux de la NRE. Des instants de culpabilité et de dégoût de soi, au regard de la souffrance du partenaire originel et aussi parfois le mal-vivre de l'autre partenaire (tous ne le vivent pas bien, en polyamour tout le monde compte). Les effets boule de neige émotionnels, dans l'agréable et dans le moins agréable.

Je suppose que dans mon vécu, mon chéri de vie a perçu ceci de moi. Il a souffert et j'ai souffert, aussi du fait qu'il souffre. Une empathie réciproque et forte qui fut un moteur commun pour avancer. Et oui, j'ai imposé, ma liberté émotionnelle. Et oui, j'ai imposé l'expression de celle-ci. C'est sur cela que nous avons ensuite poursuivi notre vie commune. Son choix que j'exprime, y compris si ça lui fait mal (il veut savoir). Un choix pris et arrêté. Mon choix de désormais m'éclore, vivre, ressentir, et ne plus jamais me nier et me renier. L'amour, quel qu'il soit est beau et à vivre. Même dans les moments difficiles que l'amour contraint. Car c'est l'amour qui occasionne la souffrance. Pas une tierce personne.

C'est sans doute cela, personnellement, que je concevrais comme une mise en garde. Tu aimes, tu souffriras et cette souffrance sera en intensité, à la hauteur de l'amour que tu ressens. Etre amoureux c'est s'engager à souffrir. Comme l'amour survient et qu'il n'est pas intellectuel mais émotionnel, alors soit l'acceptation se fait de vivre ses émotions, soit l'enfouissement protège. L'enfouissement, chez moi, est un boomerang qui me revient en pleine gueule et fait largement aussi mal. Des dégâts importants. Autrement dit, a-t-on le choix d'être heureux sans souffrir. Ma réponse est non.

Ce n'est que mon raisonnement, mon "analyse" de mon vécu. La CNV permet justement de ne pas posséder, tout en communiquant.

N'avoir de compte à rendre à personne ? Il faut s'isoler sur une île déserte, seul. L'interaction, l'environnement. Nous avons tous des comptes à rendre, dans ce que l'on peut accepter. Accepter au-delà de ce que l'on peut, n'est sain pour personne. Ni pour soi, ni pour l'entourage. Quand ce n'est pas possible, stopper la situation et regarder en face, les limites, justement. Cultiver la rancœur et la haine ? Trouver un-e coupable ?

On peut venir ici pour dénigrer le polyamour, et évidemment rencontrer des avis divergents et des personnes poly, quelque soit le vécu, qui se sentiront discriminées. On peut venir ici pour raconter son vécu, sur lequel le regard sera suivant les lecteurs-lectrices. On peut exposer des idées et enrichir. Il y aura de l'intellectuel, de l'émotionnel, ... Et puis, il y a les personnes qui désirent faire perdurer une histoire d'amour, sans savoir si elles y arriveront. J'ai tendance dans ces cas-là à être dans la positivité de se lancer dans l'aventure. J'aspire à croire que le monde humain n'est pas manipulation, malversation, possessivité, intolérance, fermeture d'esprit... sauf que le monde humain est aussi souffrance.

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