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"Monoamoureuse" face à polyamoureux : questions (quasi-existentielles) sur la relation à créer

Bases
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MonoA_enQuête-deSoi (invité)

le vendredi 06 août 2021 à 18h57

[Pardon pour la longueur et probables fautes qui se sont glissées ici... je me suis autant adressée à moi qu'à vous dans ces lignes]

En épluchant, une nouvelle fois, les différentes discussions des différents thèmes de ce site, la question « faut-il se sacrifier ? », qui nomme un des fils de discussion, a fait écho à mes propres questionnements, pourtant bien différents. Je ne suis pas polyamoureuse, mais l’homme avec qui je vis et avec qui je suis en couple depuis maintenant plus de 5 ans se considère polyamoureux et aimerait que notre relation évolue dans cette direction.

Ce n’est pas une surprise : je savais, avant même que nous ne formions un couple, qu’il s’envisageait comme un polyamoureux, bien qu’il n’ait vécu que des relations exclusives. Une des premières questions que j’ai posées, au tout début de notre relation de couple a été celle de l’exclusivité. Son étonnement face à ma question et sa réponse, « oui évidemment, on est exclusif », m’ont surprise. Je n’ai pas insisté, ça me convenait.
Il est la première personne que j’ai rencontré à avoir dit que, oui bien sûr, il lui arrivait de tomber amoureux régulièrement, de savoir qu’il pourrait aimer telle ou telle personne, tout en aimant aussi sa compagne (pas moi, à ce moment-là). Je trouvais ça intriguant et, stimulée par nos discussions à ce sujet, je m’étais plongée dans des lectures sur le sujet (déformation professionnelle), sur des sites et des forums que j’avais déjà rencontrés et listés, sans les lire, après avoir lu par hasard un petit mot qui m’avait intrigué, placardé sur un mur de la rue Gambetta « ouverture d’un café polyamoureux à Toulouse : rencontres et échanges ».
J’ai retrouvé ces lectures, et bien d’autres, plus tard quand la proposition de l’ouverture de notre couple a été amenée. Laborieusement, avec crainte : la peur de me brusquer, de me braquer (peut-être) ne l’a pas aidé à m’en parler. De longues discussions ont suivi, parfois calmes, parfois plus difficiles – il faut dire que j’ai la larme facile – et, jusqu’à il y a quelques jours, nous étions toujours en couple mono-amoureux. Formons-nous réellement autre chose aujourd’hui ? Je ne sais pas, mais les limites se sont du moins déplacées. Les relations polyamoureuses sont une chose que j’ai du mal à accepter, d’un point de vue émotionnel.

J’ai lu vos témoignages et vos conseils. Ce qui revient souvent, c’est l’importance de comprendre le blocage, souvent la jalousie et la peur, et de parler. Je crois que, de côté-là, nous nous en sortons bien : j’ai parfois l’impression qu’il est incapable de jalousie, et ce n’est pas non plus un sentiment qui me tétanise. Quand j’en éprouve, je parviens en général à prendre du recul, et les quelques situations où j’ai pu être jalouse ces dernières années sont souvent liée à des situations que je perçois comme injustes dans le cadre du travail. Sans dire que je ne suis pas du tout jalouse à l’idée que l’homme j’aime aime d’autres personnes, ce n’est pas un obstacle à l’ouverture de notre couple.

La raison de ce long message, peut-être, serait que je n’identifie pas vraiment ce m’empêche d’accepter que nous soyons un couple ouvert, ou au moins qu’il entretienne d’autres relations amoureuses.

Vous conseillez de dialoguer et d’identifier les peurs : d’accord, et après ? Une fois identifiées, que fait-on de ces peurs ? J’en ai plusieurs, certaines sont profondes, et si je ne sais pas forcément les nommer, je peux en faire les contours.
Je trouve qu’avoir une relation amoureuse demande un effort de confiance, en l’autre mais aussi en soi, qui me pousse déjà dans certaines de mes limites. L’idée d’entretenir plusieurs relations, mêmes si elles sont toutes différentes, me paraît représenter un effort incroyable, dont je serais incapable.

Accepter qu’il ait d’autres relations, alors que je resterais mono-amoureuse, est une solution éventuelle. Mais je rencontre alors un obstacle, qui n’est cette fois pas lié à mes peurs et à mon insécurité, mais qui est politique. Dans vos conversations, il ressort que le polyamour repose sur le consentement, le dialogue, le respect. Plusieurs femmes se sont épanouies en sortant des schémas imposés et prescriptifs du couple exclusif. J’en suis ravie, et je les admire pour ça. Mais quand c’est un homme qui demande cette ouverture, n’y a-t-il pas une nouvelle injonction ? Sois plus ouverte, ne sois pas réac’, sors des injonctions sociales et de ce qu’on t’a appris, sois libre, vas jusqu’au bout de tes convictions. Tout ça n’a jamais été formulé comme ça, c’est moi qui mets ces mots sur un sentiment que je sens de plus en plus présent, au point que ça finit par me tétaniser. Je ne veux pas tout mélanger, mais aux demandes de l’ouverture du couple, s’ajoutent celles de pratiques BDSM. Là aussi, ces pratiques suscitent ma curiosité et mon intérêt, intellectuellement. Mais elles ne suscitent pas de désir. Quand je vois des menottes et des baillons, je ne vois rien d’autres que des menottes et des baillons, des objets de contraintes qui servent, dans d’autres contextes, à détruire. Quand l’homme que j’aime, ouvert d’esprit et qui partage l’essentiel de mes convictions politiques, qui ne fait rien sans mon consentement, me demande s’il peut m’attacher et/ou s’il peut relationner avec d’autres personnes, ne reste-t-il pas un homme qui profite d’un système de domination bien ancré ? Essayant au quotidien de sortir d’un cadre bien en place – en rappelant que je ne devrais pas rappeler qu’il faut faire une machine, en luttant parfois contre moi-même pour ne pas prendre la charge ménagère et sociale du foyer que nous formons – je n’ai pas envie de prendre une autre charge, celle de faire avec des désirs qui me sont pour l’instant étrangers.

Je ne veux pas inviter les questionnements politiques dans chaque partie de ma vie, mais je ne peux non plus vivre contre mes principes, je ne veux pas remplacer des injonctions par d’autres, au nom de l’amour. Dans l’article sur « La question du choix », c’est la situation inverse qui est présentée, et le polyamour est alors perçue comme une libération. Qu’en est-il quand il peut être perçu comme une forme de domination ?

Moi aussi, j’aimerais être polyamoureuse. La notion de compersion ne m’est pas étrangère et j’y aspire.

Mais je n’y suis pas encore. Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas ?

Il y a quelques mois, il est tombé amoureux d’une autre femme. Pour plusieurs raisons, la situation a été mal gérée, et nous partageons les torts. C’était la première fois, et c’est sûrement normal d’avoir enchainé les erreurs, et aujourd’hui on a su en tirer du positif. Mais sur le moment, je me suis sentie trahie, par les non-dits qui frôlaient aux pieux mensonges, et je crois que lui aussi s’est senti trahi, parce que le jour où il est rentré de sa soirée resto-bar avec elle, son état manifeste de bonheur m’a blessée, vexée, et que je n’ai pas su lui dire avant de fondre en larme. Le passage du bonheur à la culpabilité a surement été brutal – et du coup, moi aussi je culpabilise.

J’ai eu l’impression de progresser ces derniers temps, on a passé un accord pour la période estivale, qu’on passe séparément (mais pas séparé). Cet accord, finalement, ne correspond pas à ses besoins – normal, lui aussi apprend et avance dans la compréhension de ses désirs. Mais quel choc, d’entendre « ça ne va pas assez vite pour moi ».

Pour revenir à la question du sacrifice. Je ne suis pas pour que quelqu’un se sacrifie dans une relation amoureuse. Ce n’est pas ma conception du couple, loin de là. Mais dans les faits, quand on n’avance pas à la même vitesse, comment éviter un sacrifice ? Depuis plusieurs années, s’il y a un « sacrifié » c’est lui, qui accepte une relation exclusive, quand bien même on ne se surveille pas et que je n’ai pas de problème à l’idée qu’il soit amoureux de quelqu’un d’autre tant que ça ne devient pas une relation. Au final, on a changé d’accord, et j’ai accepté « d’aller plus vite ». Ok, construis cette relation avec elle si elle le veut aussi. Mais mes conditions, qui sont pour moi absolument essentielles, pour l’instant je ne peux pas m’en passer, sont vécues comme une frustration par lui. Est-ce une forme de co-sacrifice ? Est-ce une étape nécessaire ? Tous les deux avec nos frustrations, acceptant de faire chacun un pas en direction des besoins de l’autre, tout en sachant que c’est insuffisant pour nous deux ? En gardant toujours en tête que notre relation ne peut et ne doit pas se baser sur du marchandage...

D’un côté, je vois cette étape comme un bond en avant, une progression. Mais, en même temps, ça ne résout pas du tout le problème de fond : on n’avance pas au même rythme. Au-delà de ça, cette idée de progression me pose un autre problème : si on « progresse », ça implique qu’on a un objectif. Or, je n’en suis pas convaincue. Déterminer un objectif (« avoir une relation polyamoureuse ») ressemble trop à une promesse qui risque de ne pas être tenue. Une autre chose qui revient souvent dans vos discussions, c’est que le polyamour n’est pas un idéal à atteindre et n’est ni mieux ni pire qu’une relation mono-amoureuse. Je suis épanouie dans ma relation mono-amoureuse, et même si le polyamour répond à mes questionnements philosophiques et politiques, ce n’est pas un désir sensible ; est-ce alors une progression d’avancer sur le chemin du polyamour ? On aurait envie de répondre, « Oui pour la relation », mais si finalement on devient deux personnes frustrées, essayant tous les deux de ménager l’autre, la progression est pour le moins relative…

Je suis vraiment décidée à ne pas rester dans cette situation, et si notre relation n’est plus épanouissante pour lui, elle ne l’est pas non plus pour moi. Je ne veux pas le voir et le rendre malheureux, mais je ne veux pas que ça se fasse au détriment de mon propre bonheur – ce qui est actuellement une de mes craintes. Je ne souhaite pas me diluer ou disparaitre dans une relation, en allant dans une direction qui n’est pas la mienne. Pour autant, l’idée d’être responsable du malheur de l’homme que j’aime, en le privant de relations qui le rendraient heureux, me fait horreur et m’angoisse.

L’article sur la responsabilité affective me pousse à me demander s’il n’y a pas un problème de responsabilité dans notre relation. Pas qu’on cherche à se déresponsabiliser, mais parce qu’on n’emploie jamais ce terme. Il m’est venu presque naturellement mais un peu comme un cheveu sur la soupe lors de notre récente discussion pour « aller plus vite ». J’ai dit qu’il devait aussi « prendre ses responsabilités » et être capable, dans une certaine mesure, de juger si son comportement avec une autre femme (cas concret, elle existe) allait à l’encontre de notre accord et me blesserait. Evidemment, je sais bien qu’il n’est pas dans ma tête, et même moi je ne sais pas toujours anticiper mes réactions. Mais, comme il y a un « esprit des lois », il y a bien une forme « d’esprit » de notre accord, qui ne peut évidemment pas couvrir toutes les éventualités – heureusement. Est-ce qu’en tant que personne qui souhaite entretenir plusieurs relations, ce n’est pas lui qui doit porter la responsabilité des changements qu’il nous faut opérer pour que ça fonctionne ? Je veux dire par là assumer, endosser, pleinement cette responsabilité et ne pas en être simplement conscient. J’ai l’impression que, pour l’heure, c’est moi qui ai une responsabilité, comme une charge émotionnelle supplémentaire, celle de me dépasser, de changer, de repousser mes limites. Tout ça, je veux le faire, et bien au-delà du cadre du polyamour, non pas comme une responsabilité mais comme un épanouissement personnel.

A tout cela s’ajoute des craintes sur la partie concrète d’une relation polyamoureuse – et pour cela, les ressources et témoignages sur ce site et ailleurs m’offrent plus, non pas de réponses, mais de possibilités et de pistes. Même s’il est établi que notre relation resterait, pour lui, la relation principale, nous devrons faire face à ces situations, et quand j’y pense, je suis submergée par une avalanche de questions sans réponses. Et si elle (parce qu’il se profile qu’il s’agirait de elles plus que de ils) veut passer du temps avec lui quand je prévois quelque chose avec lui ? Et s’il veut passer le jour de son anniversaire avec elle plutôt qu’avec moi ? Et si je la/les rencontre et que je la/les aime pas ? Et s’il va au théâtre, au cinéma ou dans sa librairie préférée avec elle, tous ces lieux qui sont devenus les nôtres, aurais-je l’impression de me faire remplacer ? Et s’il veut partir en weekend ou en vacances avec elle alors qu’on ne le fait presque jamais parce que je n’ai pas le temps, le vivrais-je comme une trahison (actuellement, je crois que c’est simple : oui) ? Et si je sors et que je tombe sur le couple qu’ils forment ? Et s’il veut passer Noël avec elle, faudra-t-il gérer notre planning en ajoutant cette contrainte à celles de nos familles ? Et si une de ses autres relations veut que leur relation évolue vers plus d’engagement, et qu’il se sent coincé, est-ce sur moi que ça va retomber ?
La raison invite à repousser ces questions et à les prétendre au fur et à mesure qu’elles arriveront, en acceptant les conséquences qui en découleraient, assumer d’aller peut-être jusqu’à la rupture s’il le faut, et profiter de tout ce que nous pouvons nous apporter maintenant. Mais alors, et les plans d’avenir qu’on fait ensemble, qui n’incluent personne d’autre ? Me projeter dans l’avenir n’est pas une de mes aptitudes, j’ai mis des années à parler ouvertement de projets d’avenir (« quand on sera vieux », « le PACSE pour faciliter les mutations, ça s’envisage », « quand on aura notre maison », etc.). Maintenant que j’ai fait ce pas en avant, qui représente un vrai travail sur moi, ce n’est pas facile d’avoir un lâcher-prise à la hauteur de ce qu’il faudrait pour accepter de mettre en jeu notre relation en incluant des personnes extérieures qui auront leurs propres désirs, attentes, espoirs.

En me relisant, je crois que c’est bien la question du rythme de chacun qui revient dans ce long exposé de mes réflexions et questionnements. Je n’attends pas vraiment réponse, mais si vous vous avez des conseils ou si vous pouvez me diriger vers des ressources qui pourraient m’aider dans cette recherche, n’hésitez pas ! Je ne sais pas encore où tout cela va mener, mais peut-être que poster sur ce site est une étape nécessaire dans ma démarche.

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31Tolosa

le samedi 07 août 2021 à 03h52

Merci pour cet avis, ô combien intéressant, construit, éclairé et sincère. Je me retrouve énormément dans ton écrit. Ma situation est un peu différente mais très similaire : accord de polyamour dès le départ, impression d’être dans une relation complètement monogame avec une liberté de parole totale, jusqu’à ce qu’il y ait quelqu’un d’autre. Je vais tenter de formuler une réponse, autant à ce post qu’à moi-même car en ce moment je ne me retrouve plus tellement dans le polyamour.

Ici beaucoup te diront « une fois que tu as identifié tes peurs, travaille dessus »… Là encore, une flopée de questions en découle : comment ça « travaille dessus » ? Quelles peurs, pourquoi, comment ?
J’adore ce forum, il respire la bienveillance et la compersion. Mais travailler sur ses peurs est par essence profond, et nécessite parfois un accompagnement. On n’est pas tous prêts à aller voir un spécialiste pour travailler dessus. Désolée pour cette note un peu plus pessimiste. Ce qui fonctionne très bien pour ma part, c’est l’écriture. Ecrire pour moi, pour demander conseil, pour me libérer, écrire à mon partenaire. J’écris tout ce que je ressens, mes dialogues intérieurs, mes peurs. Avec surprise, il m’arrive de répondre à mes propres questionnements qui me paraissaient pourtant insolubles 10 minutes auparavant.*

Tes questionnements sur ta place sont légitimes et je te comprends. On passe tellement de temps à construire une réflexion sur la place et les projets qu’on a en couple, que dès lors qu’il y a une personne de plus dans l’équation… error system. J’avais les mêmes que toi, et je crois qu’il est difficile mais nécessaire de lâcher prise sur certaines de ces questions. Tu ne peux ni anticiper, ni savoir comment réagir à une situation particulière. Car justement c’est le déclenchement de cette situation qui le déterminera. On peut faire des suppositions longtemps… Mais je crois que l’épuisement permanent d’envisager chaque situation tour à tour finira de nous achever d’ici là. Arriver à lâcher prise sur ce point demande un travail immense, surtout que ton esprit semble riche en pensées et dialogues internes. Encore une fois, écrire fait du bien et ramène à « l’absurdité » de vouloir prévoir via ces questionnements.

Tu as l’air tellement instruite sur les problématiques féministes, que j’espère que tu te retrouveras là-dedans : la peur d’éprouver de la jalousie envers une autre femme, d’avoir l’impression de perdre ta place de « conjointe de » est là aussi une des constructions les plus insidieuses à mon sens. On a appris à se jauger, à se comparer entre filles. En grandissant, à essayer d’être plus belle, plus compétitive, meilleure que les autres femmes. Même si cela ne se manifeste pas forcément, c’est parfois intériorisé. Je ne prétends pas que c’est ton cas, c’est à toi de puiser en ton fort intérieur pour comprendre les éléments constitutifs de TA jalousie. Voici un exemple personnel : je réussis très bien dans mon domaine, mon travail me passionne. Pourtant je ne peux m’empêcher de me comparer à l’autre relation de mon partenaire. Parce qu’elle réussit dans un autre domaine qui m’a toujours plu et dans lequel je pense que j’aurais pu avoir une belle carrière. -> C’est tellement rageant d’éprouver cela, je devrais être heureuse qu’une femme réussisse et soit reconnue pour son talent.

J’estime que l’oppression commence lorsque les hommes s’octroient et profitent des droits communément difficiles voire impossible d’accès pour les femmes. A titre d’exemple, la position hiérarchique masculine prédominante dans le cadre du travail.
Bien que le polyamour soit également sujet à des excès, il ne t’est pas interdit de le vivre. Hommes comme femmes, nous subissons tous les affres du carcan fondamentalement monogame et basé sur l’exclusivité que nous inculquent nos éducations respectives. Si quelques-uns ont la chance d’être déconstruits très tôt, plus ou moins facilement, ce n’est pas notre cas. Alors la charge paraît dantesque, ajoutée à tout ce qui nous pèse dans notre condition de femme. La faculté d’être libre de vivre ses relations comme on l’entend doit être revendiquée, indépendamment du genre. Tu utilises ce terme par toi-même : à tout instant, tu es LIBRE de choisir d’aimer autrement, de ne pas le faire, de te détacher de cette relation ou de la nourrir. Ne te sens pas obligée ni coupable de quoi que ce soit.

Tu as également ton rôle à jouer dans l’ouverture, même si ça ne doit pas être une charge trop pesante (les peurs et l’acceptation étant déjà assez lourdes à supporter). Tu as le droit de définir tes limites, une limite n’étant pas nécessairement immuable dans le temps. Faire part de ce que tu acceptes, et ce que tu n’acceptes pas. Je sais que poser cela sur la table ressemble à un moment crispant et que les règles enferment la relation, mais définir un cadre me paraît capital dans un processus d’ouverture. Sinon, on s’impose des choses qu’on n’accepte pas des deux côtés.

J’ai par exemple un véto absolu de mon côté comme du sien pour les personnes qui souhaitent une relation exclusive. Ça parait normal, mais ce n’est pas toujours respecté. Ça rejoint ton point sur une potentielle demande de plus d’engagement d’une autre femme. Là-dessus, confiance à ton partenaire pour gérer cela selon ses envies et les tiennes. Car quoi qu’il arrive, en choisissant de faire de toi sa relation principale, tes besoins rentrent dans cette équation.

Tu as entièrement raison d’émettre tous ces doutes, et surtout d’envisager l’issue possible si tu n’acceptes finalement pas. Il faut une grande maturité émotionnelle pour se dire qu’on n’imposera ni ne s’imposera une situation donnée. C’est douloureux d’envisager la fin, mais de la même manière qu’on ne parvient pas forcément à accepter le polyamour, le polyamoureux n’accepte pas nécessairement l’exclusivité amoureuse et sexuelle. Se forcer des deux côtés au nom d'un prétendu amour, la voilà la vraie rupture.

Si tu es une habituée des podcasts, le « Cœur sur la table » et tous ses dérivés sont un trésor quand on se sent en questionnement. Plus important encore, un trésor non culpabilisant ; il est souvent difficile de trouver des ressources admettant la normalité de vouloir correspondre à ce que la société attend de nous (aussi consciente et éveillée qu’on soit sur les questions féministes). J’aime aussi énormément « Un podcast à soi », et « Balance ta peur ». Ils sont tous disponibles sur Spotify, Soundcloud ou Youtube ! Enfin, si tu as simplement envie de parler ou de partager tes doutes, mes messages privés sont ouverts. Je trouve ton texte riche et je suis heureuse de m’y retrouver, alors si on peut s’aider ce sera avec immense plaisir.

A bientôt !
31Tolosa (mais pas de Toulouse...)

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bonheur

le samedi 07 août 2021 à 10h12

Le consensus et le sacrifice sont différents.

Le travail sur soi ne se fait pas en deux jours. La déconstruction prend tellement de temps. Ce temps est nécessaire.

Se cantonner au couple et à la place principale, ou aimer la vie commune et s'y réfugier, parce que l'on se "rechoisi chaque jour". Je mets des guillemets car ces trois mots ne sont pas de moi.

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MonoA_enQuete-deSoi

le samedi 07 août 2021 à 13h49

@31Tolosa :
Merci pour cette réponse 31Tolosa !
Ce que tu écris me donne de nouvelles pistes de réflexion et travail sur moi, et m’aide beaucoup. Je me permets un nouveau long message pour exprimer tout ça et rebondir sur certains points !

Au sujet de la jalousie entre femmes, je suis tout à fait d’accord. Il est extrêmement difficile de se détacher d’une forme de rivalité, surtout dans les relations amoureuses. Je reconnais que, si je suis fière et heureuse de voir des femmes réussir, j’ai tout de suite eu le réflexe de me comparer à cette autre femme il y a quelques mois, d’autant plus que nous avions des points communs tout en étant différentes. Je crois que je me suis vite sentie en concurrence avec cette femme, intelligente, magnifique – physiquement mon contraire et correspondant beaucoup plus aux canons de beauté en place – qui partageait des centres d’intérêt avec mon compagnon que je ne partage pas forcément. Je me revois chercher un domaine sur lequel j’aurais pu me dire « mais au moins, là, dans ce cas précis, je suis meilleure » et être en même temps dégoûtée de moi, de cet élan trop spontané vers la comparaison pour me rassurer, au lieu de puiser en moi-même des bases saines de confiance. Tu as raison de le souligner, il y a là un point à dénouer, parce que c’est très dur d’admettre ce sentiment de rivalité, qui va à l’encontre de mes valeurs et qui, en plus, n’était surement pas partagé ! Je te rejoins sur ça : difficile de ne pas se comparer, quand bien même on sait qu’il n’y a ni compétition ni calcule de points... On a tellement l’habitude d’exister par rapport aux autres, compétitivement plutôt que par l’empathie.

Suite à ce post, nous avons reparlé de notre situation et de mon point de vue, de mes doutes et de mes attentes. Petit à petit, on clarifie les choses, on réfléchit ensemble. Même si on n’a jamais eu de mal à parler à cœur ouvert, on se rend compte qu’on peut toujours faire mieux et que la parole libère la parole. Je parlais de rythme : dans le travail de déconstruction aussi, chacun à son propre rythme. Je crois que, de ce côté, même si on se déconstruit dans des directions différentes, on arrive mieux à faire profiter l’autre de nos avancées et que nos rythmes sont assez proches.
Encore une fois, je te rejoins sur le rapport à l’écriture. Grâce à ça, j’ai réussi à formuler des choses que je sentais sans totalement les conscientiser. Par exemple, que pour déplacer les limites pour l’instant perçues comme très (trop) restrictives, il faut aussi qu’il me montre le positif – je puisse voir qu’il est heureux pour apprendre à être heureuse avec et pour lui. J’ai pris conscience qu’il doit avoir un rôle de guide, puisqu’il a un savoir (empirique : compersion, amours multiples) que je n’ai pas encore mais auquel j’aspire, pour lui bien sûr, mais aussi pour moi. J’ai compris, et je lui ai dit, que j’avais besoin de ne pas voir que le côté restrictif de mes limites. Que, comme ces limites sont pour l’instant nécessaires, on devait tous les deux réussir à voir le positif – parce que je pense que s’il n’y a pas d’autre point positif que « c’est mieux que rien », on n’arrivera pas à évoluer dans l’immédiat. Pour l’instant, sur ce point, je crois que c’est à moi d’assumer le rôle de guide et de l’aider à trouver le positif et une liberté réelle au sein de mes limites. J’ai l’impression que, sans le formuler ainsi, il a peur que s’il trouve une liberté et un épanouissement dans mes limites, je ne veuille pas les déplacer, alors qu’au contraire, c’est justement en pouvant voir son épanouissement que je voudrais, j’espère, élargir les limites, que l’élan vers plus d’ouverture puisse venir de moi et non uniquement de lui.

Merci de rappeler que, tout déconstruit qu’on soi, il ne faut pas culpabiliser de se sentir bien dans la norme ou d’avoir des limites. Je crois que je laisse beaucoup trop de place à ma culpabilité (celle de me sentir bien dans une relation monogame, celle d’imposer mes peurs à mon compagnon, celle de ne pas avancer assez vite, celle de devoir toujours poser des questions sur des sentiments intimes, etc.). Je suis vraiment heureuse, et rassurée, de t’avoir lu et de me sentir comprise, de pouvoir me reconnaitre dans ce que tu as dit de toi – merci d’avoir partagé des bouts de ta propre expérience. Je viens de me créer un compte (j’ai posté le premier message en compte invité) pour qu’on puisse éventuellement échanger en messages privés si tu préfères. Je parle beaucoup de moi dans ces quelques lignes, mais si tu as envie d’aborder tes questionnements et tes doutes plus en détail, n’hésite pas.

Je connais de nom les podcasts dont tu parles (sauf « Balance ta peur ») sans les avoir écoutés, je suis plus à l’aise avec les ressources écrites. Il est peut-être temps de changer mes habitudes et de les écouter plutôt que de simplement les lister pour « un jour, si j’ai le temps » ! Ils m’apporteront peut-être une forme de soutien pour faire face à mes peurs. Car, comme tu le dis, il n’est pas toujours facile de demander de l’aide, quand bien même on sait qu’il en faudrait peut-être.

@bonheur :
Merci pour ce rappel de la distinction entre consensus et sacrifice ! Je crois que ça va aussi dans le sens de ma réflexion : réussir à trouver tous les deux notre liberté dans les limites, pour arriver à des consensus plutôt qu’à des accords où l’un a l’impression de « lâcher » quelque chose à l’autre, qui évoque alors plus une forme de sacrifice.

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bonheur

le samedi 07 août 2021 à 17h18

MonoA_enQuete-deSoi
... je suis plus à l’aise avec les ressources écrites.

/discussion/-bRf-/-Livre-elaboration-d-une-Bibliog...

Belle lecture !

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lau93

le dimanche 08 août 2021 à 18h53

Quelques mots pour vous remercier pour le bien que m'a fait la lecture de vos message, impression d’être moins bizarre dans mes ambivalences ;-)
Bonne soirée
Laurence

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bonheur

le lundi 09 août 2021 à 12h00

Bonjour à toutes, puisqu'ici il semble que ce soit uniquement des femmes qui réagissent. Il faut savoir que nombre d'hommes préfèrent se ternir à l'écart des discours ou l'on confronte homme et femme. Justement parce que la confrontation est nuisible à toutes discussions. Précision, je suis une femme, enfin de naissance. Ce que je vais indiquer ne concerne que mon opinion, mon ressenti...

Pourquoi vouloir toujours tout ramener à cela. L'homme et la femme ? Je trouve que si l'on veut ne plus se sentir en fébrilité par rapport aux hommes, il faut cesser d'opposer sans cesse. Etre soi implique ne pas se comparer. Les autres sont les autres et comprendre autrui ne signifie pas "faire comme" ou "devenir comme". Pourquoi prendre des repères chez une personne ou pire un stéréotype de catégorie. Je sais que l'on nous répète depuis petite qu'une fille doit être comme ceci ou comme cela. Adulte, il est temps de se départir des stéréotypes qui nous empêchent de vivre vraiment. Devenir qui l'on est, s'avère salvateur.

Pourquoi définir ses peurs ? Pour savoir à qui on a à faire, je dirais. Je crois que des peurs, ça s'affronte. Et affronter sans surprise, c'est connaitre. Tout ce travail de communication sert aussi à cela. Si moi, je n'arrive pas à regarder ma peur en face, alors les personnes que j'aime pourront m'en dépeindre le portrait. Aussi, me soutenir, m'indiquer que je suis capable, que je vais dépasser mes peurs. Ca aide énormément. Attention, l'autre ne fait pas le travail d'affronter à notre place. Personne ne peut le faire. Juste, un regard extérieur, un accompagnement, une présence, une attention. Evidemment, pour ce faire, il faut accepter de se livrer, de s'exprimer. Et l'accompagnant doit accepter d'être présent, à l'écoute. Parfois, ça ne suffit pas, sauf que sincèrement, ça rapproche et ça vaut le coup d'essayer. A minima, si séparation il y aura, elle se fera en bonne entente.

J'ai fait le constat que le polyamour, la polyaffectivité (je connais mieux), ne correspond pas à tout le monde. Et si l'acceptation malgré une volonté d'accepter ne survient pas, alors il faut se séparer, en bonne intelligence. Si le mépris et la rancune subsistent, il y aura des tensions et non consensus. On en revient au sacrifice. Si intérieurement, ce mot revient en boucle, c'est malsain. Qui dit sacrifice, dit martyr (def. grande souffrance, peine cruelle ; tourments ou mort endurés par qqn pour une cause.) Je ne connais aucun polyamoureux-se qui demande à la personne qu'iel aime cela. Lorsque cela arrive, tout le monde souffre.

La compersion : à mon avis (qui n'est que mien), nous ne sommes pas tous naturellement compersif. Le fait que l'être aimé revienne heureux d'un instant amoureux, implique que la compersion n'est pas présente. La compersion c'est se réjouir du bonheur de l'autre, quelque soit la raison de ce bonheur. Qu'il revienne de randonnée, ou de soirée autre qu'amoureuse, ou d'une soirée amoureuse. L'essentiel est le bonheur, et le partage de celui-ci. Ce partage n'est pas possible, alors il n'y a pas compersion.

Je n'indiquerai jamais qu'il faut que tout le monde soit poly, si un membre d'une entente amoureuse le vivrait mal pour lui-même. Là encore, il ne faut pas sortir d'un schéma ringard, pour faire comme les autres. Il faut être soi, et seulement soi. Il faut aussi s'offrir le luxe de vivre. Ce n'est pas parce que dans l'instant personne ne nous sort de notre monoamour, qu'il en sera de même demain. Rien n'est figé. Il suffit d'un instant, justement, pour que tout bascule et que l'on soit amoureux. Un nouveau collègue, une nouvelle personne dans les transports en commun en même temps que soi, les lundis, les mardis, les mercredis, les jeudis... le vendredi on s'adresse la parole, on dépasse le stade du sourire. Et les samedis, dimanches, les pensées sont présentes. Et le dimanche soir, on est heureux car lundi, il y aura cette retrouvaille qui illumine nos journées. L'envie de découvrir, ce déclic qui mène à la discussion, à faire connaissance et cet intérieur qui prend de l'espace. Un espace qui expanse. Là où une personne existait, une autre personne existe aussi. Imprévisible, juste la décision de laisser entrer en soi, cet amour. Si cet amour est honteux, parce que c'est là que le dictat sociétal est bien organisé (la honte), alors on s'éloignera instinctivement. Pour moi, le polyamour, c'est au contraire se réjouir et non donner corps à une honte mal placée. Tout le monde se réjouit de voir une personne amoureuse et le bonheur qui va avec. Alors pourquoi on fustige une personne amoureuse et heureuse, si elle aimait déjà auparavant. Pour le coup, on peut parler de culpabilité, d'autant que la société sera blessante, jugeant le monstre qui aura osé tomber amoureux, à nouveau. Pourtant, l'amour apporte tellement, rend tellement heureux, encore et à nouveau. C'est là que l'on fait le choix : monogamie séquentielle (on quitte et on part à l'aventure), adultère (on ment, on trompe, on cloisonne deux vies distinctes), on partage (polyamour) en une cohésion possible. Clamer son amour et le partager, comme on le ferait avec une personne à qui l'on confie, parce que l'on sait qu'elle nous connait et ne nous jugera pas. Et lui exprimer l'amour pour autrui, en déversant tout l'amour que l'on a pour lui-elle. Y a-t-il une plus grosse part ? De l'amour est suffisant, et sa beauté aussi.

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MonoA_enQuete-deSoi

le dimanche 15 août 2021 à 10h11

Bonjour, merci @bonheur pour cette réponse.
Il ne s’agit en effet pas du tout d’opposer homme et femme, mais d’avoir des relations en adéquation avec les valeurs défendues hors de la sphère intime/amoureuse. Déconstruire les mécanismes d’oppositions et les rapports de pouvoir est, pour moi, nécessaire afin que ma/mes relation(s) soi(en)t épanouie(s).
Je ne comprends pas cette phrase :

bonheur
Le fait que l'être aimé revienne heureux d'un instant amoureux, implique que la compersion n'est pas présente

Pourquoi ne devrait-il pas revenir heureux d’un instant amoureux pour qu’il y ait compersion ? Vous dîtes juste après que

bonheur
La compersion c'est se réjouir du bonheur de l'autre, quelque soit la raison de ce bonheur

mais alors sauf quand c’est un bonheur amoureux ? Je souhaite partager son bonheur quand il revient d’un rendez-vous, mais s’il ne l’est pas ou ne l’exprime pas, comment le pourrais-je ? Pourriez-vous m’éclairer sur ce que vous entendez par là ? Merci !

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bonheur

le dimanche 15 août 2021 à 10h58

@MonoA_enQuete-deSoi

Ma phrase... est en effet pas bonne. Ce que je voulais dire je suppose (j'ai vécu depuis lundi dernier). Je reprends le paragraphe en entier et oui, cette phrase est mauvaise.

bonheur
La compersion : à mon avis (qui n'est que mien), nous ne sommes pas tous naturellement compersif. Le fait que l'être aimé revienne heureux d'un instant amoureux, implique que la compersion n'est pas présente. La compersion c'est se réjouir du bonheur de l'autre, quelque soit la raison de ce bonheur. Qu'il revienne de randonnée, ou de soirée autre qu'amoureuse, ou d'une soirée amoureuse. L'essentiel est le bonheur, et le partage de celui-ci. Ce partage n'est pas possible, alors il n'y a pas compersion.

Je n'ai pas retrouvé le passage où tu expliquais ne pas bien vivre le fait du bonheur de l'autre. Et du coup, il n'y a pas la compersion naturelle.

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MonoA_enQuete-deSoi

le lundi 16 août 2021 à 13h29

Merci, je comprends mieux !
Oui, je disais que j'ai mal vécu le retour de mon partenaire après un rdv amoureux, mais la situation était déjà complexe, et je ne pense pas qu'il s'agissait fondamentalement d'un manque de compersion (ou d'empathie, plus largement). On a très mal communiqué pendant cette période, et il n'a pas su gérer la situation, totalement nouvelle pour lui comme pour moi, en rentrant bien plus tard que prévu, un peu ivre, riant de ses maladresses alors que je me rongeais les sangs à l'attendre sans nouvelle - contrairement à ce qui était convenu. Ce n'est pas tant son bonheur que le fait d'avoir été "mise de côté" (je ne sais pas comment le formuler autrement, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus) qui a été difficile à gérer de mon côté. Je pense qu'à ce niveau, on a beaucoup appris !
Je suis d'un naturel assez empathique, et je pense qu'une fois bien admise l'idée que je ne suis pas abandonnée et oubliée quand il est avec quelqu'un d'autre (ce qu'on nous apprend, ce qu'on voit dans les couples mis en scène dans les romans, au cinéma, etc!), la compersion sera là...
Pour l'heure, on en a reparlé très récemment, et je lui ai demandé d'être prêt à partager son bonheur, en l'exprimant pour que je le comprenne et puisse me réjouir pour lui et avec lui. Car, si on ne parle toujours que de mes limites et peurs, et de ses frustrations, il sera plus difficile de voir le bonheur qu'il éprouve et trouve dans ces relations...
Je suis complètement d'accord : l'essentiel est le bonheur et son partage.

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bonheur

le lundi 16 août 2021 à 15h57

En effet, je n'avais suffisamment de connaissances sur cet évènement. J'avais cru que le fait qu'il rentre heureux t'avait contrarié. Désolée, j'ai fait une mauvaise lecture.

Ce n'est pas aisé d'être précis, surtout que décrire de l'émotionnel demande une richesse de vocabulaire peu commune.

Du coup, je comprends mieux. De toute façon, rien ne vient en un jour. Rentrer plus tard que prévu impose à minima un sms pour rassurer. Quand à l'état d'ivresse, ben s'il ne conduisait pas, ce n'est pas catastrophique. C'est comme ça que l'on apprend (et de soi, également).

Vous avez déjà parcouru du chemin, c'est bien (+)

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