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Du mensonge dans les relations

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patrice-86

le jeudi 15 septembre 2011 à 10h46

Je pense avoir cerné la raison qui me conduit, dans le débat actuel, à mettre une majuscule à Vérité et à parler de pureté. Si l'on analyse une relation sous l'angle du mensonge et de la vérité, on voit bien que ces deux concepts de sont pas de même nature. Prenons l'image d'une porte. Il n'y a qu'une et une seule situation dans laquelle elle est fermée (la Vérité), et une infinité de cas dans laquelle elle est ouverte (de l'information partielle au déni total). Si l'on analyse cette fois la relation en terme d'ignorance et de savoir, la problématique peut être inversée : c'est le fait de ne rien savoir qui correspond à la porte fermée, toute autre situation pouvant être assimilée à un état d'ouverture de la porte (de l'information partielle au savoir absolu).

Mon sentiment, c'est que la première démarche (Vérité ou mensonges) s'inscrit dans une approche idéaliste, atemporelle et pouvant induire un jugement (ça n'est pas par hasard si la notion de "droit" apparaît parfois dans les échanges). Je trouve la deuxième démarche plus réaliste, ouverte à une approche dynamique en un mot, plus humaine.

C'est pour cela que, dès le départ, je faisais un parallèle entre "exclusivité" et "vérité" : fonder une relation sur un "impératif", quel qu'il soit, c'est prendre le risque de juger tout "écart" comme une "faute".

Je préfère aborder mes relations avec la conscience vive de nos imperfections et avancer avec bienveillance, loin de tout dogme, toute morale, tout impératif. Je ne suis pas sûr que cela soit plus ou moins facile que de se raccrocher à un idéal !

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Siestacorta

le jeudi 15 septembre 2011 à 12h28

"Il y a des vérités triviales et des Grandes Vérités. L'opposé d'une vérité triviale est l'erreur. L'opposé d'une Grande Vérité est la vérité." Robert Anton Wilson

Ce que je veux dire, c'est que la vérité est aussi une situation pratique, et parfois tout ce qu'il ya de plus empathique.

Le Mensonge peut être une bonne solution. Vraiment. Ya des tas de moment où mentir est la chose à faire, parce que sinon on crée des situations inextricables.

Mais, à long terme, quand trop de choses se construisent dessus, mentir en amours plurielles, même par omission, c'est je pense un mauvais calcul. L'autre se sent trahi ("tout ce temps tu m'as caché un truc aussi essentiel ?"), ou soi-même on finit par s'emmêler les pattes, le mensonge entrainant d'autres mensonges ("non, là j'étais pas à Disneyland, c'st un sosie sur la photo, et les filles qui m'appellent à deux heure du mat je t'assure je les connais pas")

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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LuLutine

le jeudi 15 septembre 2011 à 23h32

patrice-86
Je préfère aborder mes relations avec la conscience vive de nos imperfections et avancer avec bienveillance

Le fait d'être honnête n'empêche pas cela !

Siestacorta
Le Mensonge peut être une bonne solution. Vraiment. Ya des tas de moment où mentir est la chose à faire, parce que sinon on crée des situations inextricables.

Mais, à long terme, quand trop de choses se construisent dessus, mentir en amours plurielles, même par omission, c'est je pense un mauvais calcul.

+1

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(compte clôturé)

le jeudi 15 septembre 2011 à 23h58

finalement, on pourrait donc mentir à une personne toute sa vie ou encore à tout le monde une fois, mais quand même pas à tout le monde toute sa vie?

Ouf, on retombe sur nos pieds!

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LuLutine

le vendredi 16 septembre 2011 à 00h01

eulren
finalement, on pourrait donc mentir à une personne toute sa vie ou encore à tout le monde une fois, mais quand même pas à tout le monde toute sa vie ?

Ouf, on retombe sur nos pieds !

^^
Ca me fait penser à une citation (je ne sais pas si c'est voulu)
^^

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(compte clôturé)

le vendredi 16 septembre 2011 à 00h08

je ne crois pas au hasard ;)

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LuLutine

le vendredi 16 septembre 2011 à 00h10

eulren
je ne crois pas au hasard ;)

;)

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noone29

le vendredi 16 septembre 2011 à 22h41

Hé bien Hé bien
ces conciliabules sur le mensonge, l'omission,la vérité, la confiance,ne seraient ils pas lancés suite à mon témoignage JAnis ?
J'ai bien compris que les Poly en général ne cautionnent pas vraiment le mensonge.
J'y entends les mots transparence, confiance, dialogue...
je suis hônnete quand je dis à l'homme que j'aime, que je l'aime. Comme j'ai confiance en l'existence et la réalité de son sentiment pour moi mais je ne peux pas dire : Je t'aimerai toute ma vie, jamais je ne pourrais aimer quelqu'un d'autre, je ne te tromperai jamais et encore moins, il est possible que je tombe amoureuse de quelqu'un d'autre mais je ne cesserai pas de t'aimer et j'aimerais beaucoup que tu continues à m'aimer.
Comment peut on demander à quelqu'un de comprendre et d'accepter ce fait là alors que nous ne pouvons pas nous même, savoir ou la vie nous mènera, ce que pourrons ou pas ressentir, vivre ou pas avant d'y être confronté. Comment peut on poser presque noir sur blanc des choses aussi établies,.
Je suis amoureuse dans l'instant, jour après jour, la seule chose que j'ai pu dire c'est "je souhaite ne jamais te faire de mal", parceque lorsque l'in aime quelqu'un (c'est mon opinion) on souhaite que sa vie soit douce.Alors si je peux l'épargner en lui mentant, je lui mentirais, ça l'épargnera lui et moi aussi par lamême occasion oui, certes,et alors ??
Je suis libre de me faciliter la vie, je n'en ai qu'une, et je n'ai pas pour autant l'impression de vivre à côté de ma vie parceque j'ai menti à mon homme, Je l'aime, je le chéris, je suis là pour lui. et je veux m'écouter et être là pour moi.
Le risque est le même pour ceux qui disent et peuvent être incompris ou la relation change. LA relation que je vis me convient comme elle est, je peux lui dire que je l'aime en le regardant dans les yeux, sans problème. Il ne m'a jamais demandé de ne jamais le tromper, et il ne m'a jamais posé la question "me trompes tu "
Pourquoi ? parcequ'il se sent aimé et l'unique, c'est ce qui le rend heureux. Pouquoi lui ferais je perdre sa joie de vivre ??
Le risque à moi c'est qu'il le découvre un jour, soit, mais peut être jamais, alors ???
En attendant, nous somme sheureux ensemble et parfois je suis heureuse sans lui avec un autre...
Désolée mais je préfère cette situation qu'à des discussions interminables avec l'autre pour convenir d'un pauvre consensus sur ce que chacunest capable d'accepter de l'autre. pourquoi l'obliger à revoir son jugement , sa façon de penser. Parceque par amour, il se forcera à supporter, à tolérer la jalousie, il aura mal, il aura peur, qu'on ne me dise pas que la relation, les sentiments sont les m^mes après un coming out de polyamour je ne le crois pas.

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demeter

le vendredi 16 septembre 2011 à 23h16

noone29

Le risque à moi c'est qu'il le découvre un jour, soit, mais peut être jamais, alors ?? ?

Ben le risque à lui, c'est d'en crever. Cela dépend de ce qu'il croit. Il ne peut se construire d'éthique sur la question qu'entre deux personnes, pas seulement sur l'éthique d'une seule personne de la relation, sinon on tombe dans le jeu de la manipulation, de la domination. Même si le langage n'est pas la seule responsable de cette construction, et qu'il ne s'agit pas seulement de dire ou ne pas dire.

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(compte clôturé)

le samedi 17 septembre 2011 à 00h05

demeter
Ben le risque à lui, c'est d'en crever.

oui mais ça serait SON problème à lui, s'il est en sucre.
Personnellement, je n'aurais aucunement l'intention de mourir ou d'être terrassé de chagrin à cause du comportement de quelqu'un d'autre. Surtout s'il a fait quelque chose que j'estime mal. Je me dirais plus poétiquement en mon for intérieur "qu'il crève LUI/qu'elle crève ELLE" et certainement pas moi!

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Boucledoux

le samedi 17 septembre 2011 à 01h23

noone29
Désolée mais je préfère cette situation qu'à des discussions interminables avec l'autre pour convenir d'un pauvre consensus sur ce que chacunest capable d'accepter de l'autre. pourquoi l'obliger à revoir son jugement , sa façon de penser. Parceque par amour, il se forcera à supporter, à tolérer la jalousie, il aura mal, il aura peur, qu'on ne me dise pas que la relation, les sentiments sont les m^mes après un coming out de polyamour je ne le crois pas.

Pourquoi pas noone29, effectivement il y a plein plein plein de gens qui préfèrent cette situation et d'ailleurs c'est un vieux truc connu depuis très très longtemps sous le nom d'adultère. Bon, personnellement je ne porte pas de jugement moral sur le truc en tant que tel, ce n'est pas tellement mon problème en fait. Juste, c'est précisément parce que c'est le genre de relation dont je ne veux pas pour ma part que, comme pas mal de gens ici je pense, c'est dans le polyamour que je me reconnais et que j'ai décidé de chercher une autre voie.

Parce que effectivement, ce qui différencie le polyamour de l'adultère, ce n'est pas le fait d'avoir des sentiments amoureux pour deux personnes, c'est de décider de le vivre de manière consensuelle "honnête et franche" entre les personnes concernées.

Une petite remarque enfin sur l'expression que tu utilises à la fin de ton message, le "coming out de polyamour ". Ce n'est pas la première fois que je la lis ici utilisée dans ce sens et je trouve que c'est tout à fait dévoyé et mal à propos.

Une relation avec plusieurs partenaires ou l'un-e ou plusieurs des partenaires ne sont pas au courant de la non-exclusivité de leur relation, ce n'est pas un "polyamour sans coming-out", c'est un adultère.

Et l'expression coming-out vient du monde LGBT ou elle signifie une "sortie du placard", une affirmation publique (et parfois une revendication politique) de son homosexualité dans le milieu social/familial/professionnel or whatever... pas un aveu d'homosexualité vis-à-vis de ses partenaires (qui à priori sont la plupart du temps au courant ;).

Si j'avoue à ma copine que j'ai d'autres relation ou que je souhaite qu'on envisage la possibilité de la non-exclusivité dans notre relation, je ne fais pas un "coming-out poly", je passe d'une situation d'adultère à un début de situation poly.

Si je viens avec mes deux (ou trois, etc...) copin-e-s à un repas de famille ou au mariage du petit cousin pour les présenter à la grand mère, là je fais un coming out poly...

:)

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Boucledoux

le samedi 17 septembre 2011 à 01h50

Bon pour généraliser un peu ma réponse à noone29, je précise un peu ce qui me gène dans tout ce débat - et dans d'autres qui ont traversés récemment le forum d'ailleurs.

Si on nous explique que finalement, le mensonge c'est très bien, que pourquoi faire du mal à nos partenaires en leur expliquant qu'ils/elles ne sont pas les seuls et uniques alors qu'ils sont très heureux-ses dans l'ignorance et qu'on les aime comme ça tout autant, à quoi ça sert de discuter de polyamour et de faire une différence entre polyamour et adultère ?

Par ce que finalement, qu'est ce que c'est d'autre qu'une justification de l'adultère tout à fait classique et traditionnel, certes un peu enjolivée au nom de "l'amour inconditionnel" et du bien être du partenaire (mais sérieusement, est-ce bien nouveau ?).

Si des gens sont mieux dans leurs baskets dans des relations adultères, grand bien leur fasse, personnellement, je n'ai aucune envie de leur jeter forcément la pierre, en tout cas pas en soi sur ce seul fait (par contre, sur les relations de pouvoir, de domination et les relent sexistes qui découlent souvent de ces situations, oui). Par contre je considère important pour moi de dire que ce n'est pas ça que moi j'ai envie de vivre et que, précisément, le polyamour c'est choisir de le vivre sur un autre mode, celui du consensus et de l'honnêteté entre l'ensemble des personnes concernées...

consensus et honnêteté, ça ne veut dire ni transparence absolue, ni absence de jardin secret. Simplement qu'on considère les gens comme des adultes responsables et des égaux et que chaque personne concernée à les éléments pour savoir où elle ou il mets les pieds sans être ni nié, ni forcé, ni trompé...

désolé ça ressemble à un rappel de B-A-BA mais j'ai la très désagréable impression que ce n'est pas complétement inutile...

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(compte clôturé)

le samedi 17 septembre 2011 à 07h27

Boucledoux (+) et merci pour ce B-A-BA ;-)

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demeter

le samedi 17 septembre 2011 à 08h12

eulren
oui mais ça serait SON problème à lui, s'il est en sucre.
Personnellement, je n'aurais aucunement l'intention de mourir ou d'être terrassé de chagrin à cause du comportement de quelqu'un d'autre. Surtout s'il a fait quelque chose que j'estime mal. Je me dirais plus poétiquement en mon for intérieur "qu'il crève LUI/qu'elle crève ELLE" et certainement pas moi !

Oui, (comme tu le dis aussi) le risque à lui, c'est d'en crever.
Mais pourquoi mettre un "mais..." juste après ?
A l'EVIDENCE c'est SON problème.
Plus je te lis eulren, plus je me dis que tu prends plaisir à te faire l'avocat du diable (là, pour le coup je fais des hypothèses, mais tu m'as l'air réactif :-) ) : tu analyses ce que tu es et tu prétends que c'est ce que tu devrais être. C'est un système qui tourne, assurément. Mais cela semble "excuser" en même temps celui qui serait susceptible de faire du mal à un tiers, puisque tu te te mets à la place de ce tiers et que tu dis pouvoir supporter ce mal. Je ne suis pas sûr qu'en te trouvant toi dans la situation de celui qui mettrait en danger la vie d'autrui par ton comportement, tu puisses te dire que ça serait SON problème à lui, sans que cela devienne TON problème à toi. Me gourre-je ? Loin de moi l'idée de t'en blâmer, au contraire, et tu feras sans doute tout pour ne pas te trouver dans cette situation puisque tu tiens à reconnaître et assumer la responsabilité de tes actes. Mais du coup ton discours semble souvent te poser comme quelqu'un d'immoral alors qu'il te sert de point d'appui pour réaffirmer ta propre éthique, ce que je trouve, ceci dit, tout à fait respectable.

Je maintiens quant à moi qu'il ne peut y avoir d'éthique dans les rapports avec "autrui" en général, mais qu'il y a autant d'éthiques que de relations. Le fait de chercher à en définir une comme étant "la bonne" une fois pour toute et de la comparer avec la réalité, de "vouloir faire en sorte que" la réalité colle avec cette éthique, ne conduit souvent qu'à l'éviction de cette relation. Une relation n'est éthique que lorsqu'elle est écologique, de fait, que lorsqu'elle satisfait chaque personne, qu'elle soit basée sur le mensonge, la souffrance, le masochisme ou le sadisme ou la transparence totale, il n'y a pas d'excuse à trouver : on peut prétendre définir cette éthique à l'avance, mais elle est essentiellement pratique, immédiate, immanente et le discours a toujours un temps de retard et n'est que l'analyse qui en permet le réajustement, la possibilité de prendre la bonne distance dans cette relation là et pour un temps. Il n'y a pas de vérité à trouver, mais à constater dans la mouvance de la réalité. Ne serait-ce pas ça être libre ?

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Lilly

le samedi 17 septembre 2011 à 11h53

patrice-86
On se rencontre, on se plait, on parle de tout et de rien, on évoque nos goûts, nos envies, nos conceptions de la vie... Dans tout ça il y a 2 ou 3 hiatus, mais on se plait et on passe par dessus parce que c'est pas d'actualité. Puis arrive l'autre, qui nous plait aussi ! Là, le vrai problème ce pose. On se souvient qu'on en a déjà parlé, on sait que l'autre ne va pas vivre cela très bien, on sait aussi qu'on ne lui a rien promis, voire qu'on lui a dit qu'on était pas exclusif. Alors on est emmerdé, oui ! On hésite : j'y vais, j'y vais pas ? j'lui dit, j'lui dit pas ? A ce stade il n'y a aucune "bonne réponse" possible. Et puis on dit quoi ? "Chéri(e), demain je vais peut-être croiser trucmuche qui me plait bien, peut-être que je lui plait aussi, peut-être qu'on va coucher ensemble !" Bien sûr que ça ne se passe pas comme ça !
Alors oui, parfois dans la vie on "tourne autour du pot", on tergiverse, on dit des trucs comme ça pour tester l'autre, voire si on peut en dire un peu plus... est-ce que c'est ça ce que tu appelles "établir un dialogue en mentant" ?

Ça c'est un exemple, la situation où on est déjà en couple avec A lorsqu'on rencontre B et qu'on comprend que l'on est aussi attiré⋅e par cette seconde personne. Et l'on va essayer ensuite de vivre ces deux relations. C'est le cas de pas mal de gens qui débarquent par ici, qui veulent "ouvrir" une relation déjà existante et monogame. Parfois monogame par défaut, parce que rien n'a été dit explicitement mais nous vivons dans une société où c'est la norme. Et c'est cette omission qui va risquer de devenir un mensonge... D'où les questionnements sur quoi dire à sa⋅on partenaire et à quel moment : quand on rencontre une autre personne qui nous plait, quand on commence à flirter, avant de faire du sexe, après, quand on tombe amoureu⋅se ? (Tout cela peut se dérouler dans un ordre différent, bien évidemment.) À partir de quand ne rien dire devient mentir ?

J'aurais pas grand chose à dire sur la question, je n'ai jamais vécu ça, ayant toujours su, au moins instinctivement que l'exclusivité ne m'intéressait pas. J'ai d'ailleurs un peu de mal à piger comment on peut "se réveiller" au polyamour un beau matin...

L'autre situation, la mienne, c'est celle de rencontrer quelqu'un⋅e qui me plait et de lui expliquer, le plus tôt possible que ouais, nan, la fidélité et moi on est pas supers copines, que j'ai déjà d'autres relations (si c'est le cas) et qu'il⋅elle est libre de rencontrer d'autres personnes. Et on va aussi se mettre d'accord sur ce que l'on veut révéler à l'autre de ses autres relations, ça peut aller du "T'as le droit de coucher avec d'autres gens mais je veux jamais le savoir" à la vie commune avec tou⋅te⋅s les amant⋅e⋅s en passant parce tout ce que l'on pourra imaginer.

J'pense que la différence de positionnements des un⋅e⋅s et des autres sur la question du mensonge est sans doute lié, en partie, à la différence de vécu sur cette révélation du polyamour. C'est plus facile de dire à quelqu'un⋅e qu'on connait depuis dix minutes "Je suis poly" qu'à la personne qui partage notre vie depuis dix ans et à qui on ne l'avait jamais révélé.

Pour ce qui est de stigmatiser les adultères, well, on est sur un forum de polyamoureux, assez logiquement nous sommes de parti pris. Je jette la pierre à personne, quelques soient les choix que l'on fasse c'est compliqué de toute façon d'être accepté⋅e par la société quand on n'est pas dans une relation monogame exclusive. Mais il me semble que le chemin vers des relations plus égalitaires en vaut la peine...

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Enzo Enzo (invité)

le samedi 17 septembre 2011 à 20h35

Je vous lis avec intérêt, et je me demande quoi faire de tout désir de vivre les choses dans l'honnêteté sur la question amoureuse, quand un nouvel amour poly et propre sur elle de ce point de vue vous cache autre chose?

Par exemple, quatre mois après la rencontre, qu'il va falloir la "partager " avec un choix de vie ne souffrant aucun compromis,et que la relation va être comme elle l'a décidé, un point c'est tout?

Et qu'elle vous a laissé vous attacher, croire à la possibilité de construire ensemble en trouvant un équilibre entre les projets des deux, et tout-à-coup vous dévoile la vérité: tu me suis ou on arrête? Subsidiairement: si tu suis pas, t'es un salaud qui ne veut pas m'aider dans mon projet.

Je trouve ça malhonnête, moi.

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(compte clôturé)

le samedi 17 septembre 2011 à 21h13

Enzo Enzo, quelqu'un qui te pose un ultimatum et qui n'accepte pas de compromis et qui te traite de salaud si tu ne veux pas l'aider dans son projet, est assez néfaste. J'ai déjà vécu ça il y a quelques années, et ne souhaite en aucun cas que ça m'arrive à nouveau.
Je crois que dans ce cas, le dialogue est essentiel (facile à dire mais plus dur à faire) J'espère juste pour toi que c'est parce qu'elle n'a pas réussi à dialoguer avec toi et qu'elle est un peu perdue qu'elle réagit comme ça, et que ça n'est que passager et que vous finirez par vous entendre.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Enzo Enzo (invité)

le samedi 17 septembre 2011 à 21h38

Merci Khany.

Perdue devant la force du sentiment, peut-être... Mais je crois que c'est cuit, quelque chose est pourri. Elle part depuis quelques années pendant 6 mois de l'an en mission au Tiers-Monde, et elle a décidé avant qu'on se rencontre de partir définitivement là-bas, et n'en démord pas malgré notre rencontre, qui est forte, belle, géniale.

Je ne comprends pas qu'elle pense comme ça pouvoir faire pression, et si elle peut faire ça en amour, alors de quoi d'autre est-elle capable? Et moi, j'abandonne mon autre amoureuse, mes études et je la suis, et ça ne discute pas? Je suis en pleine reconversion, j'en ai encore pour quatre ans d'études ici, c'est mon projet à moi, qu'elle a balayé en me proposant un poste auprès d'elle, mais sans qualifs...

Est-ce qu'on peut être poly et penser annexer les gens comme ça?

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Ascheriit

le samedi 17 septembre 2011 à 22h36

Bonsoir Enzo Enzo.

Je pense que t'imposer son projet au mépris du tien est d'un grand égoïsme. Cependant, il est très compréhensible qu'elle veuille t'inclure dans son projet par amour.
Il est parfois très difficile de concilier notre vie amoureuse et nos projets professionnels, et cela devient d'autant plus compliqué avec le polyamour.

J'ai l'impression que vos projets ne peuvent malheureusement pas s'harmoniser et que dans chaque cas, quelqu'un se retrouvera blessé. Votre relation, même très belle, ne pourra résister aux ressentiments qu'éprouvera la personne qui se "sacrifiera" pour l'autre.

Elle doit accepter que tu veuilles réaliser tes propres rêves quitte à la rejoindre lorsque tu auras fini tes études, tout comme tu ne peux pas l'obliger à laisser son projet de côté afin de rester à tes côtés.

Après, il est possible de faire des compromis:
- pour toi partir la rejoindre à l'occasion des vacances;
- pour elle revenir quelques jours de temps à autre te voir.
Ce sont des choses difficiles et coûteux à mettre en place mais si vous pensez que votre amour en vaut le coup, essayez.

J'espère que vous trouverez une façon de traverser cette épreuve tout en respectant et en acceptant le choix de chacun.

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Enzo Enzo (invité)

le samedi 17 septembre 2011 à 23h05

Salut Ascheriit.

C'est pas trop ça le problème...
Tout ce que tu me dis, je me le suis aussi dit, mais ce ne sont que des solutions.

Je reviens au principe essentiel de l'amour, c'est idiot mais j'étais dans la croyance que quelqu'un qui se dit polyamoureux ne pouvait en tous cas pas prendre les gens pour des remorques, ni dissimuler un truc aussi conséquent dans sa vie. Je trouve moche, pas honnête, égoïste, tyrannique. Je sens mon amour comme sali,je me sens très con.

Je reste interloqué par le fait qu'elle puisse simplement agir ainsi, et c'est à ça que je pense quand je pose la question, qui reste entière pour moi.

Ca pourrit la relation, et je pense à cesser de la voir, tout simplement. Que les sentiments deviennent un ressort de chantage, ça me dégoûte.

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