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Acceptation heureuse, ou subie ?

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AttireDailes

le mardi 13 janvier 2009 à 11h17

Bonjour,

Enfin un "vrai" site francophone sur le sujet ! Longue vie !

Présentation pour une première intervention, moindre des politesses ? Certes. Mais bof, qui s'en soucie finalement... Les écrits en disent souvent plus long au fil de l'eau que l'âge, le département ou quelques informations si partielles et souvent sans grande signification. Le sexe^même a-t-il une importance ? (oui, bien sûr, mais c'est un autre débat lol !) Parle-t-on différemment à un homme ou une femme, interprète-t-on différemment ses idées, dès lors que l'on connait son sexe, filtre subjectif ultime ? Bref... Zappons ce poncif virtuel et rentrons dans le vif du sujet, en guise de bonjour tout le monde !

Je lisais dans les FAQ qui, ma foi, ont l'énorme mérite d'exister, quelques lignes qui m'interpellent.

Je cite :
"Ce qui définit une relation polyamoureuse c'est que chaque personne impliquée connaît et accepte l'implication des autres."

Bon. Là, c'est factuel. Quelles que soient les situations de chacun (restons sur un exemple "simple" et somme toute assez "classique", sans polémique, de trois personnes, dont deux en couple iitial auquel s'est greffé un ou une troisième), tout le monde est au courant et n'a ni claqué la porte, ni jeté l'autre dehors avec sa valise.

Je lis la suite :
"Le polyamour est définit par le consentiment informé de tous les participants. Sans ça, ce ne peux être une relation polyamoureuse. Si vous ne pouvez pas inviter votre autre amoureux-se le soir de noël avec le reste de votre famille parce que vous ne voulez pas que qui que ce soit sache ce que vous faites, ce n'est probablement pas une relation polyamoureuse. "

Alors tout d'abord, j'ADORE la coquille (c'en est une, je crois ?) "consentiment", sorte de fusion contractive de consentement et sentiment, elle est adorable !

Le vif du sujet. Je m''interroge sur ce fameux niveau d'acceptation. Il peut être éclairé, voire heureux, mais ausis souvent subi, de mauvaise fortune, à défaut d'être de bon coeur.

Savoir, c'est une chose, accepter en est une autre. Apprécier, voire aimer ou du moins se satisfaire est encore une étape sacrément différente.

Dans des "triangles amoureux" (je zappe de suite les trios sexuels, etc., ce n'est pas l'objet du débat), beaucoup savent, et souvent en souffrent évidemment, ou regrettent la situation de non exclusivité, voudrait la voir se terminer. Jalousie, éducation, tradition, etc. etc. Je ne développe pas le pourquoi comment, très classique.

Dans certains cas, il y a, finalement, une sorte d'équilibre qui s'établit, et surmontant pas mal de préjugés, la situation perdure plus ou moins. Mais si acceptation il y a, elle peut encore être douloureuse bien sûr.

Qu'une femme mariée, pas exemple, accepte la maitresse de son mari, non seulement son existence, mais considère même l'autre, au lieu de ne penser à elle que comme "la femme à abattre", est une chose. De là à l'inviter à Noël... (je passe sur l'image, les enfants n'ont pas forcément le même niveau de compréhension et faut-il les forcer, etc. autre débat, on pourra y revenir). De là même à l'apprécier, la "considérer", c.à.d. lui porter de la considération, prendre des décisions en l'intégrant dans le processus de choix (que sais-je, dates de vacances, ou symboliques, prise en compte de centres d'intérêt, etc.), le chemin est tout autre.

Or donc bref (sic !). Avons nous Polyamour si, et seulement si, l'acceptation est "heureuse" (pour simplifier), ou bien est ce que le cas ou la situation n'est pas nécessairement satisfaisante pour toutes les parties bien qu'elle la supportent, est elle aussi du polyamour "avéré", plus que la simple acceptation de la tromperie, quelles qu'en soient les raisons diverses et variées (mais non contraintes, j'entends, sinon, c'est de la triche, on fausse la situation !) ?

Au delà d'ergotages sur la définition exacte, blabla, c'est plus sur le niveau de l'acceptation que se place mon interrogation.

Alors...

A vos copies ?

Cr.

PS : j'ai mis ce post dans le thème général "Polyamour info", sans trop savoir. Pas de souci pour le déplacer à un endroit plus approprié (engagement ? Jalousie ?).

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(compte clôturé)

le mardi 13 janvier 2009 à 14h22

C'est là l'intérêt du polyamour: chercher l'équilibre du système sans imposer le sien propre. Ce qui signifie que chaque configuration est différente, établit ses propres règles, et que si quelqu'un commence à souffrir, on recherche pourquoi, on se soutient, sans briser (la fuite est commode, affronter ses peurs et ses angoisses, ça c'est plus courageux).

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ibisrouge (invité)

le lundi 23 février 2009 à 06h54

Je suis bien d'accord avec toi Clémentine.
Personnellement je pourrais si je voulais envisager de divorcer . Mais je ne suis pas satisfait
d'une telle idée car les diffcultés sont faites pour être vaincues. J'aimerai en arriver au point ou mon épouse puisse comprendre qu'elle a parfaitement le droit d'avoir des amants.
Qu'il n'y a pas de perversion dans ce type de désir bien naturel.
De plus on n'est libre que dans la mesure ou l'on peut vaincre ses peurs. Vaincre ses peurs à deux( ou plus )c' est plus facile.

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Siestacorta

le lundi 23 février 2009 à 13h57

J'avoue que ma définition du polyamour ne croise pas forcément Noël. En partie, parce que Noël, je sais pas pour tout le monde, mais pour moi c'est la famille... Certaines "petites amies" n'y viennent pas et n'ont pas l'intention de le faire, ni de m'inviter. Le nouvel an me parait plus représentatif, sur la question. Mais gardons le cadre de départ.

Disons idéalement, oui, il faudrait que cela se fasse surper simplement, mais j'ai des réticences comme celles que cite Crackos. C'est pas parce qu'on a accepté, qu'on fait là un geste d'amour, qu'on est honnête.
Disons que le choix moral est bon, on partage l'intimité comme on a dit qu'on le ferait, mais je pense que les sentiments et l'éthique ne sont toujours compatibles. On peut travailler là dessus, mais se contraindre ou contraindre n'apporte pas toujours le mieux.

Tant mieux pour ceux chez qui c'est naturel, d'accueillir les nouveaux ou nouvelles dans leur "constellation" polyamoureux. Peut-être qu'un jour je le ferai.
Mais je crois que le polyamour s'attache à beaucoup d'autres situations. D'abord parce qu'il est encore marginal, ou minoritaire, quand "Noël" symbolise un comportement social acquis. (Symbolique, j'ai bien compris, justement).
Donc, dans une partie des cas, ce n'est pas facile, il y a des membres du réseau polyamoureux qui auront beaucoup plus de difficultés pratiques avec leur entourage mono que d'autres.

Et puis... Moi, en polyamoureux, est-ce que j'ai envie d'aimer au même endroit au même moment ?
Déjà que j'aime pas beaucoup parler devant des groupes, même avec mes amis... Que j'ai du mal à être vraiment à l'aise autrement qu'en petit comité. Je crois pas que j'aurai la capacité de rester aimant avec deux partenaires "de vie".
En présence d'une ou de deux amantes libres, oui. Et même d'un ou deux de leurs amants. Mais avec deux intimes, je crois que je trouverai ma limite.

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(compte clôturé)

le lundi 23 février 2009 à 14h00

Ibisrouge, comprendre qu'on peut faire quelque chose ne donne pas nécessairement envie de le faire. Ne pas confondre...
Tout comme comprendre quelqu'un ne signifie pas adopter son point de vue pour soi-même. Je ne me souviens plus du contexte... se pourrait-il qu'elle te laisse libre de faire à ta guise sans éprouver le besoin de faire comme toi? Cela représenterait-il à tes yeux la preuve qu'elle est OK en entier avec ton PA, si elle faisait de même? Et s'agit-il de sentiments, de liberté sexuelle? De quoi exactement la liberté du PA est-elle l'enjeu entre vous deux?

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