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Les hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie existent-ils ?

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Deville

le lundi 25 avril 2011 à 14h28

Janis
On ne parle pas d'acheter des courgettes, et ça me semble quand même un peu plus nuancé et surtout un peu moins carré "en vrai"...

En effet. J'ai effectivement exagéré en mode catharsique et partiellement provoc' :-).

Janis
Pas nécessairement. On peut aussi prendre beaucoup de plaisir à créer une intimité quotidienne avec une personne avec qui, en plus des sentiments, on partage suffisamment de choses pour arriver à cohabiter sans se marcher dessus.

L'intimité c'est pas seulement les chaussettes sales, c'est aussi le café du matin au soleil, le frôlement de sa cuisse quand il se couche près de moi, son odeur autour de moi toute la journée...

C'est vrai. Mais si on en as les moyens on peut aussi vivre tout ces côtés positifs en s'invitant l'un chez l'autre aussi souvent et longtemps qu'on le souhaite.

Janis
Tout ça a l'air très au point dans ta tête et très "bien rangé" - et donc tu le proposes sur un ton très affermi. Et tant mieux en fait, ça veut dire que ce sont des questions que toi, tu ne te poses plus et que tu as réglées. Mais on peut aussi ne pas les résoudre de la même façon que toi - et s'en trouver bien.

Ce qui parait réglé à un moment donné peut bien-sur se dérégler par la suite. On se surprend souvent à changer complètement d'avis au cours d'une vie sur pas mal de sujets. Et je suis convaincu qu'il existe bon nombre de parents plus heureux que moi et qui réussissent à rendre leurs enfants heureux. J'en suis même arrivé à penser que le simple fait d'être sincèrement et profondément heureux est sans doute le meilleur exemple/cadeau éducatif que l'on puisse faire à ces enfants. Je pense aussi qu'il existe une grande diversité de recettes de bonheur partagés entre parents et enfants (tout comme une grande diversité de recettes de malheurs partagés entre ceux-ci)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Deville

le lundi 25 avril 2011 à 15h47

Boucledoux
Complétement d'accord avec Janis sauf sur cette dernière partie : il me semble que quand les choses sont réglées pour soi, on a pas besoin de les asséner avec un ton que perso je ressens ultra normatif et donneur de leçon...

Très juste. Mais cela peut aussi faire avancer le débat parfois (non?) quand on exprime des points vues sans nécessairement les saupoudrer de pleins de précautions/relativisation politically correct ("a mon avis", "sans doute", "cela n'engage que moi", etc.). Je ne souhaitais aucunement donner des leçons. Je souhaitais à peine exprimer mon manque de compréhension vis-a-vis de la norme bebemaniaque pour savoir à quel point certains d'entre vous, qui se sont (ou songe a, ou tente de) émancipé de la norme monogame, pouvaient le partager ou au contraire m'aider à voir les choses sous un autre angle pour améliorer cette compréhension.

Boucledoux
Néanmoins je trouve très bien qu'on puisse montrer que les modèles sont multiples, ré-inventables, adaptables et c'est très bien qu'il y ait aussi des polys-en-familles, des polys-installés, des polys-(des)engagés, etc... et je ne me permettrais surtout pas de dire ou de sous-entendre que leurs fonctionnements/motivations son moins poly-correctes que les miennes pour autant.

Le mot poly-correct me parait un abominable contresens (bien trouvé rhétoriquement ceci dit), que je ne souhaitais pas sous-entendre.

Boucledoux
Et puis franchement les affirmations du genre entre 95% et 99% des êtres humains font des enfants sans raisons... Ya une stat, une enquête, une source ? Enfin bon bref...

Par ces chiffres au parfum clairement arbitraires-bidons :-) je voulais juste exprimer à quel point la décision d'enfanter me parait minoritairement réfléchie; dire combien sont nombreux les parents qui choisissent de faire des enfants pour ce que j'appellerai de mauvaises raisons:
- combler leurs manque de projets ou succès professionnels ou social;
- donner un sens a leurs vie qui n'en a pour l'instant aucun (vide existentiel);
- sentir qu'il peuvent être vraiment indispensable/utile à quelqu'un sur terre;
- résoudre les problèmes pré-existant de leurs couple;
- combler leur vide affectif (n'aimant personne et aimés par personne);
- échapper à la solitude (actuelle ou projetée future);
- parce dans notre société le simple fait d'être maman (et aussi papa à un moindre degré) est déjà valorisant en soi, indépendemment de sa compétence parentale;
- se soumettre aux injonctions/pressions des parents, des religions, de la norme culturelle;
- simplement faire comme tout le monde;
- ou on simplement négligé d'utiliser une méthode contraceptive et ne souhaite pas avorter.
- etc.

Mais tu a raison, comme je n'ai pas de stats a fournir, c'est peut-être (et dans ce cas tant mieux) un délire négatif/pessimiste non-fondé qui m'est propre et sur lequel j'ai donc besoin de travailler sans embêter personne ici.

Cependant des études récentes donnent des résultats intéressants:
Using data sets from Europe and America, numerous scholars have found some evidence that, on aggregate, parents often report statistically significantly lower levels of happiness (Alesina et al., 2004), life satisfaction (Di Tella et al., 2003), marital satisfaction (Twenge et al., 2003), and mental well-being (Clark & Oswald, 2002) compared with non-parents.
www.thepsychologist.org.uk/archive/archive_home.cf...

En googlant "parents less happy than non-parents" on trouve beaucoup de choses intéressantes sur le sujet.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 25 avril 2011 à 16h19

Là où je suis en tout point d'accord avec Deville, c'est sur l'idée que finalement avoir des enfants est devenu une injonction du même type que vivre en couple mono-exclusif ou acheter un pavillon de banlieue avec break et labrador à l'arrière.
Un idéal de vie universel non questionné - et assez aliénant pour peu que l'on gratte le rose-bonbon qui le recouvre.
Mais ce qui est aliénant là-dedans comme souvent ce n'est pas "la chose en elle-même", mais le fait de la prescrire sans nuance.
Moi j'aime la cohabitation, je suis heureuse d'avoir un enfant et je cultive mon jardin quand vient le week end... Mais je suis heureuse de ça parce que je l'ai choisi, parce que j'ai mis en place un mode de vie qui me laisse à côté de ça pas mal de libertés qui sont réprouvées par le commun des mortels, et parce que surtout je m'écoute moi avant d'écouter les autres.
Et d'ailleurs :
- j'ai un enfant mais justement je n'en ai qu'un - et m... au discours culpabilisateur du "c'est pas bien les enfants uniques"
- je cohabite mais dans une grande maison, avec une pièce rien qu'à moi et la possibilité de faire chambre à part de temps en temps si l'envie nous en prend
- j'ai une vie sociale, amoureuse, professionnelle qui m'entraîne régulièrement loin de chez moi le soir ou le week end, et mon mari aussi, ce qui reste gérable parce que nous organisons notre agenda ensemble et qui nous évite de vivre en vase-clos et d'étouffer.

Tout le monde n'a pas la possibilité de faire ainsi, et tout le monde n'en a pas l'envie. Mais c'est possible.
Je me considère comme une vraie libertaire qui a choisi de mener une vie tout à fait bourgeoise, au moins en apparence. Et si mes choix me conviennent, j'entends tout à fait le raz le bol de ceux qui ont l'impression qu'on veut leur imposer un mode de vie de ce genre alors qu'eux n'en veulent pas. Après je ne sais pas si c'est une question de partenaire, de projet, de désir... Tout cela ça me semble des débats de vocabulaire - ça peut être passionnant les débats de vocabulaire, hein... Est-ce que ce n'est pas plutôt :
- un peu de chance (je rencontre une personne avec qui il est possible de mettre en place un mode de vie qui convient aux deux parties)
- un peu d'introspection (je me connais, je fais le bilan de ce que j'ai et de ce que je souhaite, je découvre mes besoins et j'essaie de les satisfaire au mieux en faisant parfois les compromis nécessaires)
- et comme dit très justement RIP, un peu de lucidité : tout n'est pas possible, il y a le réel et parfois il faut aussi renoncer à certaines choses pour ne pas en perdre de plus importantes...
Alors certains vont renoncer à avoir des enfants pour préserver leur liberté, d'autres vont renoncer à la propriété, d'autres vont renoncer au polyamour faute de partenaire consentant... Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix en soi : il y a ce qui me convient à moi à tel instant et qui est compatible ou pas avec les besoins de celui/ceux avec qui j'ai envie de compagnoner un bout de temps, plus ou moins long...

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(compte clôturé)

le lundi 25 avril 2011 à 18h51

.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Deville

le lundi 25 avril 2011 à 19h11

Janis
d'autres vont renoncer au polyamour faute de partenaire consentant... Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix en soi : il y a ce qui me convient à moi à tel instant et qui est compatible ou pas avec les besoins de celui/ceux avec qui j'ai envie de compagnoner un bout de temps, plus ou moins long...

D'accord avec tout ce que tu dis dans ce message très positif. Mais un doute quand même sur ce dernier point.

Que tu veux dire par "renoncer au polyamour faute de partenaire consentant"?

Si c'est "j'ai en ce moment (qui peut durer très longtemps) un unique amoureux X car je n'ai pas rencontré une autre personne Y que j'aime et qui m'aime comme je suis (cad poly et donc sans me demander ou espérer que je quitte X POUR lui) je suis d'accord. Si c'est parce que "mon désir d'autres amours est pour l'instant curieusement anesthésiée par la passion fusionelle que je partage avec X", OK aussi.

Par contre, si c'est "je me résigne à étouffer ma nature poly pour ne pas perdre un unique amoureux X qui ne m'aime pas tel que je suis (i.e., poly) et me fait du chantage à l'abandon si je me comporte polyamoureusement)" cela me parait une mauvaise décision en soi, car la trahison du soi n'est jamais une bonne décision.

La tolérance des différences tolérantes est une vertue. La tolérance d'une différence intolérante des différences tolérantes est intolérable car suicidaire

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(compte clôturé)

le lundi 25 avril 2011 à 20h51

Deville
Par contre, si c'est "je me résigne à étouffer ma nature poly pour ne pas perdre un unique amoureux X qui ne m'aime pas tel que je suis (i.e., poly) et me fait du chantage à l'abandon si je me comporte polyamoureusement)" cela me parait une mauvaise décision en soi, car la trahison du soi n'est jamais une bonne décision.

Est-ce que c'est toujours de la résignation ? Est-ce que parfois ce n'est pas plutôt un calcul d'intérêt bien compris ?
Poly ou mono, quand on aime, on n'applique pas un principe ou une idéologie : on aime une personne, avec ses qualités, ses défauts, et parce qu'on considère qu'une relation avec elle nous apporte quelque chose - pour reprendre un vieil adage, sans ça va mais avec c'est mieux.
Bref, on peut se trouver très amoureux - et très heureux - avec un-e mono... Qui ne supporte pas l'idée d'un mode de vie poly. C'est sa limite, son défaut, sa faille. C'est comme ça... le fameux "principe de réalité" de RIP.
Et on peut, tout bien pesé, considérer qu'on a plus à perdre à quitter cette personne "par principe", et donc à détruire une relation réelle et qui nous fait du bien, qu'à rester, en faisant son deuil tant que cette relation dure des autres relations "virtuelles" que cela nous interdit.
Ce n'est pas un choix facile. Mais il existe et je connais des gens qui le font. Des monos qui sciemment acceptent de vivre avec des polys sans l'être eux-mêmes, des polys qui sciemment deviennent monos par amour...

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Deville

le mardi 26 avril 2011 à 00h06

Janis
Est-ce que c'est toujours de la résignation ? Est-ce que parfois ce n'est pas plutôt un calcul d'intérêt bien compris ?

Poly ou mono, quand on aime, on n'applique pas un principe ou une idéologie :

Sans principes, on prend des décisions sur quelle base?

The spread of evil is the symptom of a vacuum. Whenever evil wins, it is only by default: by the moral failure of those who evade the fact that there can be no compromise on basic principles. -- Ayn Rand.

Janis
on aime une personne, avec ses qualités, ses défauts, et parce qu'on considère qu'une relation avec elle nous apporte quelque chose - pour reprendre un vieil adage, sans ça va mais avec c'est mieux.

Si ce que la relation nous apporte c'est un pseudo-amour qui vient en petites ampoules contenants toutes avec lui le poison de la réprobation d'être ce que nous sommes au fond de nous même et de la prohibition d'être libre, je ne vois pas comment cela peut être mieux que "ça va sans elle".

If you should go skating, on the thin ice of modern life, dragging behind you the silent reproach, of a million tear stained eyes, don't be surprised, when a crack in the ice, appears under your feet, you slip out of your depth and out of your mind, with your fear flowing out behind you, as you claw the thin ice -- Roger Waters

Janis
Bref, on peut se trouver très amoureux - et très heureux - avec un-e mono... Qui ne supporte pas l'idée d'un mode de vie poly. C'est sa limite, son défaut, sa faille. C'est comme ça... le fameux "principe de réalité" de RIP.

Et on peut, tout bien pesé, considérer qu'on a plus à perdre à quitter cette personne "par principe", et donc à détruire une relation réelle et qui nous fait du bien, qu'à rester, en faisant son deuil tant que cette relation dure des autres relations "virtuelles" que cela nous interdit.

Ce n'est pas un choix facile. Mais il existe et je connais des gens qui le font. Des monos qui sciemment acceptent de vivre avec des polys sans l'être eux-mêmes, des polys qui sciemment deviennent monos par amour...

Aimer sans être aimé en retour tel que l'on est, est-ce un "principe de réalité" ou une auto-trahison?
Très amoureux peut-être quand on a pas encore fait l'expérience de la merveilleuse paix d'un amour qui vous accepte authentique, entier, poly, libre, sans interdit. Mais très heureux, forcé au quotidien dans une camisole de force mono, je n'y crois pas.
A force de faire des compromis, pour obtenir une soi-disant approbation en fait pleine de rejet, on fini par perdre son soi et ça vie.

Contrary to the fanatical belief of its advocates, compromise [on basic principles] does not satisfy, but dissatisfies everybody; it does not lead to general fulfillment, but to general frustration; those who try to be all things to all men, end up by not being anything to anyone. And more: the partial victory of an unjust claim, encourages the claimant to try further; the partial defeat of a just claim, discourages and paralyzes the victim. -- Ayn Rand.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 26 avril 2011 à 09h05

Je crois que sur ce point on est pas d'accord et qu'on ne trouvera pas de consensus. Sur le fond, en plus, j'en parle à mon aise car je n'ai pas ce problème avec mon partenaire principal. Mais je pense à des proches qui ont fait des choix de ce genre... Et qui suis-je pour savoir mieux qu'eux ce qui est bon pour eux ?
Et oui, je me méfie des principes, personnellement j'en ai très peu, le seul dans lequel je me reconnaisse pleinement étant le vieil adage hippocratique : aider, et ne pas nuire.

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oO0

le mardi 26 avril 2011 à 14h17

"Principe" de réalité ?

Je ne pense pas que la réalité soit un principe, même si comme les principes elle a quelque chose de premier. Au contraire des principes, la réalité est incontournable : elle a toujours le premier et le dernier mot.

Concrètement, j'ai eu plusieurs relations que je qualifierais de semi-ouvertes. Je laissais libre, elles ne me laissaient pas libre. La réprobation de ce que j'étais ou la prohibition d'être libre, je connais et j'aimerais pouvoir dire que, dans une moindre mesure, elles connaissent aussi. Dans l'ensemble, même à l'époque, j'y voyais davantage des réflexes défensifs liés à la peur. L'épreuve de la peur ? La tentation de jeter à la figure des autres ses peurs ? Cela ne fait-il pas partie des relations humaines ? La peur n'est-elle pas l'une des épreuves principales de la confiance ? Avoir peur pour sa sécurité ou sa liberté ?

Est-ce que je me suis senti pleinement aimé ? Non, et elles non plus. De là à dire que je n'ai pas été aimé, non. Oui, souvent il est arrivé de se rendre compte que nous nous étions trompé l'un sur l'autre, mais n'est pas ça apprendre à se connaître, connaître l'autre et soi ? Je ne vois pas quoi dire de plus, précisément, parce que j'ai l'impression d'arriver à ce genre de point où ...

... la réalité à le dernier mot, en tous cas pour moi.

Reste le plaisir de s'être accompagné, d'avoir compagnoné dans la connaissance de soi et de l'autre autant que possible. D'un côté, il était possible de continuer, de l'autre, d'arrêter. Deux possibilités, tout aussi apaisantes l'une que l'autre bien qu'aussi difficiles l'une que l'autre. Une question de choix avec leurs incertitudes...

... là, où justement, la réalité reprend le premier mot.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LittleJohn

le mardi 26 avril 2011 à 14h54

2 petites choses :

- "Whatever works !"

- Et sinon, entre intégrité et intégrisme, il faut bien se garder de franchir la ligne jaune (elle est pas épaisse).

PS : c'est bon, j'ai mon point Godwin ? Siouplé ? :D

PPS : je pourrais développer mais j'ai une grosse flemme...

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Profil

oO0

le mardi 26 avril 2011 à 15h32

Siouplé, voilà ton point godwin :-D

Pour ma part, oui, la frontière entre l'intégrité et l'intégrisme est mince. Je me suis quelques fois fait peur à la franchir.

Alors je te le mets pour : "Whatever works" :-/ Woody Allen, un ...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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prince_lutin

le mardi 26 avril 2011 à 16h09

je rejoins ce fil intéressant car je pense également que ce n'est pas une question de sexe mais de contexte.
Une femme peut être poly-acceptante mais dès lors qu'elle désire qu'on s'installe en couple, demander à être exclusive (je l'ai vécu et on m'a quitté pour cela). En même temps, je pense qu'il est bien plus simple de "devenir" polyamoureux après avoir fait des enfants et déjà bien élaboré son projet de vie, que de commencer un projet de vie avec une base polyamoureuse si délicate car, passionnante mais si souvent sujette à des modifications de cadres que l'instabilité amoureuse dans lequel on vit n'est pas, à mes yeux, très propice à la construction d'un foyer (nécessaire à mon sens pour éduquer un ou des enfants).

De plus, même si je me sens clairement polyamoureux, il m'apparait difficile de faire des enfants à une autre femme que celle avec qui je vis, de même qu'il est délicat d'envisager que ma femme porte l'enfant d'un autre homme alors qu'on vit sous le même toit. Mais encore une fois, chaque polyamour se vit selon ses propres envies et ses propres convictions, et la liberté des uns n'est pas celle des autres.

Ma femme et moi sommes déjà immensément reconnaissants d'avoir l'opportunité de pouvoir vivre et connaitre de belles rencontres. Nos "cadres" permettent de ne pas mettre en danger l'équilibre familial qu'on a construit durant nos années monogames et vouloir plus nous apparaitrait "déraisonnable" (même si c'est parfois tentant...).

Je redeviendrais célibataire, je passerais d'abord par la case "monogamie" pour construire un nouveau projet de vie avant d'envisager, après quelques années de repartir sur une base polyamoureuse (et encore, ce ne serait qu'à la condition que la femme que j'aime l'accepte et veuille bien le vivre).

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Deville

le mardi 26 avril 2011 à 23h39

LittleJohn
- entre intégrité et intégrisme, il faut bien se garder de franchir la ligne jaune (elle est pas épaisse).

Exact, tout comme celle tout aussi fine qui sépare le compromis de la compromission :-)

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LuLutine

le mercredi 27 avril 2011 à 18h14

prince_lutin
Je redeviendrais célibataire, je passerais d'abord par la case "monogamie"

Sauf qu'on ne décide pas qui on aime...et puis la case "monogamie", j'y suis déjà restée pendant un certain nombre d'années !

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tony45 (invité)

le mardi 01 novembre 2011 à 14h53

deux belle mere

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tony45 (invité)

le mardi 01 novembre 2011 à 14h58

le polyamour ce n est pas realisable beaucoup de probleme
les hommes et les femmes sont possessif chacun veut l autre
pour soi ou l excluvite sa marche s 'il y a une loi qui donne la superiorite sur l autre comme l'islame le judaisme
l

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eolemuse

le mardi 01 novembre 2011 à 17h48

Non ce n'est pas une maladie subversive (je répète...non ce n'est pas une maladie! Même pas une secte)

Expérimenté au quotidien par beaucoup ici...et avec le libre arbitre de chacun (ce à quoi beaucoup aspirent du moins)...pas toujours facile...pas toujours difficile selon les acteurs et situations. Ce n'est pas le pays des bisounours...comme pour tout le monde ;-)

Cela est donc beaucoup plus répandu que vous ne puissiez l'imaginer au final. (combien de monogames ont ils des aventures extra-conjugales tout en continuant à aimer leurs conjoints?)...

Et rien à voir avec le mode "polygame"! Pas besoin d'imposition sociale externe (norme) ou de religion (à part pour ceux incapables de penser par eux mêmes)

Alors! Qui est le plus "normal" ? Celui qui se voile la face ou souffre d'un mensonge permanent?

Et pour que ça tienne : (sans pour autant accepter tout et n'importe quoi ) il faut une (grosse) pincée d'ouverture d'esprit; beaucoup, beaucoup (oui beaucoup) d'écoute...ou mieux une spontanéité "naturelle" (pléonasme)... et un minimum (maximum) d'amour ...et si c'est trop dur : regarder la télé et ne plus se poser de questions sera plus simple (mouais) ^^

Au final! la jalousie et l'exclusivité ne sont ils pas la forme suprême de l'égoïsme? posséder quelqu'un comme on possèderait un meuble par peur de manquer ou par contrôle... (l'esclavage est aboli parait il en occident...)... pour nuancer ne pas omettre que l'on puisse être jaloux par névrose

L'amour tout court est il un luxe? l'être humain y est il fondamentalement préparé?...probablement un gros boulot de fond à opérer encore avant de préférer s'aimer les uns les autres plutôt que de se balancer des bombes dessus et cesser de comparer ses possessions à celles du voisin ...Pouvoir quand tu nous tient : chimères! :-P

Et en poussant à l'extrême! Le seul amour n'est il pas celui qui désire le bien d'autrui, de ses proches, malgré soi? est ce antinaturel (pente glissante)? Allez! rêvons 1 minute! Rien de plus beau quand c'est partagé .

...ceci dit beaucoup d'égoïstes poly amoureux quand même (quitte à se mettre dans le lot par solidarité) :D

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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ScottBuckley

le mardi 11 mars 2014 à 01h50

bliss
Juste une remarque, une parenthèse, qui va peut être paraitre hors sujet pour certains, mais qui pour moi ne l'est pas tant que ça.

J'ai un souci avec ce mot, "projet", de plus en plus, je n'arrive presque plus à l'utiliser tellement il me semble emblématique de "notre" nouvelle culture du management, qui phagocyte nos vies. Je me sens complétement dépossédé de nos mots, qu'on nous a volé, maquillé... quand on me demande à la mater de faire un "projet de naissance", que je dois avoir un "projet de vie", que je dois développer des projets dans mon boulot, etc... tout est devenu projet et j'ai bien peur que comme le décrivent bien la bande du Pavé, on puisse remplacer projet par produit dans bon nombre de cas. Jetez un œil ici : www.scoplepave.org/ledico/frame_dico.htm , si vous ne connaissez pas, ici : www.scoplepave.org/ledico/hypothese/hypothese%20ge... la présentation de leur cheval de bataille, la tentative de ré-appropriation du langage.

Lulutine, rien contre toi bien sûr, moi aussi je l'utilise souvent ce mot, mais maintenant ça me hérisse le poil,et j'avais envie de partager ça avec vous, parce que j'ai l'impression qu'ici, dans cet espace ouvert où l'on sait être critique, il peut y avoir un écho à mes petites colères:-/

Bonjour,
Oui, tout comme Bliss, j'ai depuis peu un problème avec l'emploi à tout va du mot "projet" en mode dico de la novlangue ( www.scoplepave.org/archives/ledico/frame_dico.htm ) .

En plus c'est hypocrite comme mot, surtout de la part de dirigeants d'une société de surconsommation capitaliste, qui pour la planète & les générations futures, n'ont aucun "projet" soutenable (Fukushima , dont on va tristement commémorer déjà le 3ème "anniversaire" en ce mardi 11 mars 2014, n'en est qu'un exemple immonde, parmi d'autres) . Tous les indicateurs sont ainsi dans le rouge (climat, pollutions, démographie, eau potable, économie, pic de pétrole, catastrophes nucléaires, économie "de croissance infinie"...) .

Quand j'ai vu la conférence gesticulée de Franck Lepage à Lyon en 2013, il me semble même qu'il précisait quelque chose comme (de mémoire, pas objective) : " un projet dès le départ on lui fixe "un début" et "une fin", alors que le désir, lui, est bien plus libre : il peut naître à n'importe quel moment, de façon sauvage, sans subvention-à-la-clef, sans donneur d'ordres étatiques " .

Un projet est fait pour être terminé, il a surtout une fin, prévisible ...
// alors qu'un désir est fait pour être nourri, pour être vivant, il a surtout une naissance, imprévisible .

Si des gouvernements nous obligent souvent à rentrer dans le moule étroit de leurs "appels à projets" (sic), c'est souvent parce que trop sauvages, et non formatés, nos désirs font désordres, à mon humble avis .

En ce qui concerne ma vie et*ou ma libido, il est hors de question d'avoir un "projet avec début + fin prédéterminés" ( ce serait alors plutôt le bide au lit ;) ) .

Mais je conçois bien que des gouvernants, des réacs des "manifs pour tous" et autres religieux ne seraient pas du même avis ;) .
Historiquement, les religions ont très souvent pesé de tous leurs poids pour comprimer les libidos & les désirs des êtres humains, pour les frustrer et tenter de mieux les gouverner, par les peurs, les culpabilités/pêchés, les sacrifices .

> Pour ma part, et pour reprendre cette fois-ci le mot ' projet ' au sens où LuLutine l'emploie : je crois bien faire partie de ces hommes qui ont envie de partager un ' projet de vie ' (y compris avoir un enfant), sincèrement .
Cela dit, pour le coup, c'est le fait d'être un homme poly qui peut-être pourrait faire peur, à des femmes que je rencontre ( surtout si dans leur esprit " poly " signifie non pas ' mâturité & lucidité relationnelle ' mais : " désirs irrépressibles / homme = volage / instable / = adultère qui n'assume pas ", par exemple, ce n'est pas bien rassurant ) .

Bref, continuons d'essayer d'avancer ensemble, pour mieux se connaître, s'écouter vraiment et se faire comprendre, sans préjugés sur les " polys " autant que possible, puisqu'il n'y en a pas un-e qui vivent ses relations plurielles de la même façon !
( c'est trop souvent oublié, caricaturé sous la forme d'un pseudo dogme, et pourtant, il y a vraiment deS polyamourS, et deS manièreS de vivre cela, uniques ! )

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LuLutine

le mardi 11 mars 2014 à 02h46

GreenPixie
Cela dit, pour le coup, c'est le fait d'être un homme poly qui peut-être pourrait faire peur, à des femmes que je rencontre

Oui bah moi c'est le fait que je sois une femme poly qui a posé problème. J'ai le très net sentiment que je n'étais pas la-gentille-femme-qui-resterait-à-la-maison-pendant-que-monsieur-vit-sa-vie, et que l'un des soucis était là !!!

Pour le reste, je crois que j'étais "dans les clous" du "standard" visé par pas mal d'hommes : une femme qui a fait des études, qui a un emploi stable mais quand même moins payé et moins reconnu que celui de monsieur, parce que faut pas exagérer ! :P
(Ces "critères"-là entrent en compte aussi, consciemment ou non, pour beaucoup je pense. Je me suis même vu proposer de "[me] faire entretenir" ! Probablement par quelqu'un qui aurait utilisé cela comme un moyen de pression pour que j'accepte une exclusivité ? A l'instant où j'avais entendu cela, je m'étais hérissée complètement. Et m'étais demandée comment lui aurait réagi face à une proposition de "se faire entretenir" !!!)

Bref, le souci n'est peut-être pas "femme poly" ou "homme poly" au final, mais "poly" tout court, pour la plupart des gens ! Y compris face à des gens qui de leur côté n'ont aucune intention d'exclusivité absolue...(quitte à choisir l'adultère !).

GreenPixie
( surtout si dans leur esprit " poly " signifie non pas ' mâturité & lucidité relationnelle ' mais : " désirs irrépressibles / homme = volage / instable / = adultère qui n'assume pas ", par exemple, ce n'est pas bien rassurant )

.
Oui, et quand pour une femme c'est synonyme de s....
Bref. C'est pas beaucoup mieux hein ? :)

GreenPixie
il y a vraiment deS polyamourS, et deS manièreS de vivre cela, uniques !

Tout-à-fait d'accord avec ça.

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Pour la notion de projet, je ne sais plus, j'avais peut-être répondu là-dessus à l'époque (la discussion est vieille de presque 3 ans quand même, et j'ai pas relu), mais pour moi ça ne veut pas dire "début+fin", avec étapes bien calibrées, etc. Ce n'est pas un projet d'entreprise !
Ca correspondait plus à un désir justement, à une envie partagée. Mais quand ce désir implique par exemple la venue d'un enfant, on ne peut pas évoquer l'impermanence pour dire "Ah désolé j'avais bien envie de faire cet enfant avec toi, mais maintenant qu'il est là, je ne souhaite plus l'élever avec toi"...par exemple ! :P

Je pense que j'avais utilisé le mot projet parce que ça engendre pas mal de responsabilités. Ce n'est pas par exemple comme décider de partir en week-end. Une fois que le week-end est passé, rien n'oblige à réitérer l'expérience. Bien souvent on peut même, avant le départ, annuler le week-end sans que cela ait trop de conséquences (si ce n'est la déception de celui/celle qui aurait toujours voulu partir).

Alors que bon....t'as déjà essayé "d'annuler" un enfant ? Même pendant le début de la grossesse et pendant la période où l'avortement est possible, on ne peut quand même pas dire que ça soit quelque chose d'anodin...et alors après cette période...là ça devient sacrément compliqué...! ;)

En tout cas au bout de 3 ans, même si j'ai été très déçue par l'attitude de certaines personnes, je peux dire que je suis contente de ne pas avoir eu d'enfant avec quelqu'un qui ne l'aurait pas assumé ou bien quelqu'un qui n'aurait pas supporté de vivre avec une polyamoureuse...

#

(compte clôturé)

le mardi 11 mars 2014 à 10h50


Les hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie existent-ils?

Bien sûr, il y a moi! :-)

Pour faciliter la tâche, et voir si ces hommes (ou femmes, ça m'intéresse aussi de savoir par rapport à elles) existent en vrai, et combien il y en a, je lance le sondage: si vous vous reconnaissez dans cette description, rajoutez-vous à la liste!

Hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie
- Le-prince-charmant

Femmes poly et prêtes à se lancer dans un projet de vie

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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