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Les hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie existent-ils ?

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oO0

le samedi 23 avril 2011 à 18h05

Paradoxe ! Paradoxe contrariant, mais amusant :)

Je pense que ce genre de paradoxe n'en fait pas moins partie de l'une des épreuves de la réalité de toute relation, de ce genre d'épreuve où raison et passion ne sont pas nécessairement contradictoires. L'idéal est moteur, mais il doit se mouvoir avec la réalité, se laisser émouvoir par elle, accepter qu'elle ne donne pas éprouver que ce que nous souhaiterions en éprouver : de la satisfaction, de la joie, de la jouissance, du bonheur, etc. L'accepter et, si possible, se réaliser avec.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 18h39

Janis
Celui qui est incapable de se projeter dans l'avenir avec un-e poly, même sans parler d'"engagement", fait passer sa trouille avant son amour et montre que ce dont il a vraiment envie, c'est pas d'une relation avec toi en tant que toi, mais d'une relation "idéale" selon ses propres critères et fantasmes

Je suis bien d'accord...

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PolyEric

le samedi 23 avril 2011 à 18h52

Je ne passe pas souvent ici, et je viens de découvrir ce fil.

Je peux te dire Lulutine, que j'ai la même impression que toi dans le sens contraire. L'impression que dès que c'est sérieux, les femmes ne veulent absolument plus "partager".

Tu t'intéresse plus aux hommes qu'aux femmes donc tu y es plus sensible. Tu te concentre sur eux et tu penses qu'ils sont quand-même bizzarement nombreux à être cons. Alors tu te dis que si tu étais un homme, ça serait plus facile ? Tu pense surement qu'il y a de nombreuses femmes comme toi ? Ben non. Yen n'a pas beaucoup comme toi. Mais alors, pas beaucoup du tout.

Ne change pas de sexe pour si peu, tu serais déçue je pense !!!

A mon avis, t'es juste devant la rareté des vrais polyamoureux. Ca ne te remonte surement pas trop le moral ce que je te dits, mais bon, tu pose une question, alors je te répond.

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 18h59

Eric_49
[...] j'ai la même impression que toi dans le sens contraire. [...]
Tu t'intéresse plus aux hommes qu'aux femmes donc tu y es plus sensible.

Ca c'est possible, et je veux bien croire que le problème puisse se poser aussi dans l'autre sens.
En fait, on pourrait titrer le fil "les personnes poly et prêtes à se lancer..."
Mais comme ce sont les hommes qui m'intéressent, j'ai égoïstement restreint le titre ^^
Je veux bien des témoignages d'hommes par rapport aux femmes, cela dit.

Je pense que quel que soit leur sexe, les personnes qui n'imaginent pas mener un projet de vie en situation de polyamour ont sans doute les mêmes peurs et blocages...

Eric_49
Tu pense surement qu'il y a de nombreuses femmes comme toi ?

Non ;)
Mais l'impression que j'ai, c'est que parmi les hommes qui se disent poly, finalement certains ne le seraient pas "totalement", alors qu'une femme qui décide de vivre en polyamoureuse en tirerait toutes les conséquences, et pas seulement celles qui l'arrangent.

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PolyEric

le samedi 23 avril 2011 à 19h15

LuLutine
Mais l'impression que j'ai, c'est que parmi les hommes qui se disent poly, finalement certains ne le seraient pas "totalement", alors qu'une femme qui décide de vivre en polyamoureuse en tirerait toutes les conséquences, et pas seulement celles qui l'arrangent.

Désolé de te donner un coup de massue, mais même ça m'apparaît faux, et je ressens la situation inverse. Tu fais surement une banale projection de la même façon que je me projette souvent sur les hommes que je trouve plus raisonnables que les femmes. Hélas. Le problème est strictement le même. Les fausses polyamoureuses, ne prennent que ce qui les arrange bien sûr. Apparemment, les défauts n'ont pas de sexe.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 19h24

Eric_49
je ressens la situation inverse.

C'est bien pour ça que je demande des témoignages.
Comme toi, j'ai dit que c'était mon sentiment, pas une vérité universelle.
(Sinon, je n'aurais pas besoin de poser les questions sur un forum.)

Donc non, ce n'est pas un coup de massue, c'est un point de vue constructif et utile ! Merci !

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bliss

le samedi 23 avril 2011 à 20h59

Juste une remarque, une parenthèse, qui va peut être paraitre hors sujet pour certains, mais qui pour moi ne l'est pas tant que ça.

LuLutine
Ben non, ce que j'entends ici par "projet de vie" peut très bien englober d'autres choses.
Mais dans ce type de situation où l'on développe un projet lié au couple et qui engage sur le long terme (ce serait ma définition d'un projet de vie, les enfants ou l'installation ensemble n'en sont que des exemples),

J'ai un souci avec ce mot, "projet", de plus en plus, je n'arrive presque plus à l'utiliser tellement il me semble emblématique de "notre" nouvelle culture du management, qui phagocyte nos vies. Je me sens complétement dépossédé de nos mots, qu'on nous a volé, maquillé... quand on me demande à la mater de faire un "projet de naissance", que je dois avoir un "projet de vie", que je dois développer des projets dans mon boulot, etc... tout est devenu projet et j'ai bien peur que comme le décrivent bien la bande du Pavé, on puisse remplacer projet par produit dans bon nombre de cas. Jetez un œil ici : www.scoplepave.org/ledico/frame_dico.htm, si vous ne connaissez pas, ici : www.scoplepave.org/ledico/hypothese/hypothese%20ge... la présentation de leur cheval de bataille, la tentative de ré-appropriation du langage.

Lulutine, rien contre toi bien sûr, moi aussi je l'utilise souvent ce mot, mais maintenant ça me hérisse le poil,et j'avais envie de partager ça avec vous, parce que j'ai l'impression qu'ici, dans cet espace ouvert où l'on sait être critique, il peut y avoir un écho à mes petites colères:-/

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LuLutine

le samedi 23 avril 2011 à 21h38

bliss
Lulutine, rien contre toi bien sûr, moi aussi je l'utilise souvent ce mot, mais maintenant ça me hérisse le poil,et j'avais envie de partager ça avec vous, parce que j'ai l'impression qu'ici, dans cet espace ouvert où l'on sait être critique, il peut y avoir un écho à mes petites colères:-/

Je comprends bien, d'autant que si j'utilise ce mot, c'est qu'il faut bien en utiliser un, mais il n'a pas du tout pour moi le sens dont tu parles dans ton message....

Faudrait juste éviter qu'on retombe dans des débats stériles sur le sens des mots, comme avec les histoires de "contrat/pas contrat" il y a quelque temps....

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Deville

le samedi 23 avril 2011 à 22h06

LuLutine
J'ai de plus en plus l'impression que sortir avec un homme sans engagement de s'installer ensemble ou de faire des enfants, ça ne pose pas de problème particulier. On peut avoir d'autres amoureux, je n'ai pas le sentiment que ça crée des soucis totalement insurmontables.

Par contre, dès que vous voulez fonder une famille, par exemple, j'ai la très nette impression que "voir ailleurs", ce n'est plus envisageable pour une femme.

Tu parles d'engagement et d'investissement dans une relation, deux mots que je ne comprend pas plus que "monogamie".
Qu'entends-tu par engagement?
Tu donnes deux exemples: (1) s'installer ensemble et (2) avoir des enfants.

Ils soulèvent plusieurs questions.

1) Pourquoi s'installer ensemble?
A mon avis, le seul avantage que l'on peut en tirer, est strictement économique: il est moins cher de louer ou acheter un appartement que deux, or le logement est la dépense la plus importante des salaires moyens et bas et il est certainement avec l'emploi, le facteur le plus influent sur la qualité de vie. Par contre, en terme de favoriser l'éclosion où le maintien de la flamme amoureuse, s'installer ensemble est le plus souvent une autoroute vers la destruction de celle-ci. La routine s'installe, les défauts de l'autre simplement agaçants a temps partiel deviennent vite insupportables à temps complet avec heures supplémentaires, le manque d'espace propre pour être intime avec d'autre amoureux qui eux aussi "ce sont installés avec quelqu'un d'autre" fait que la présence de "l'amant co-locataire" devient un fardeau frustrant au lieu d'une fête, etc. S'installer ensemble revient à faire entrer par la petit porte un bon nombre d'inconvénients pratiques de la monogamie coercitive classique.

Ce genre d''engagement n'est d'ailleurs qu'un engagement de co-locataire où co-endettaire (car la dette est la réalité de la propriété du logement pendant une ou deux décennies pour presque tous) et encore si les deux (ou plus) membre de la "cellule familiale" (notes bien le mot cellule comme cellule de prison) on des revenus de niveaux comparables; sinon il s'agit en fait d'un engagement d'hébergement. Ces types d'engagements sont traités par des bails et des termes d'emprunts.

Qu'est ce que cela à a voir avec l'amour (poly ou mono)? Pas grand chose de plus que les mariages forcés arrangés par les familles pour éviter la dispersion de leurs patrimoines de nobles vers des membres de castes sociales inférieures (roturiers, pauvres, intouchables, etc.).

Et si un homme "s'engage" à "s'installer avec toi" puis au bout de quelques mois a peine préfères vivre de nouveau dans un logement pour lui seul? As-t-il "briser" son engagement? Si oui, pendant combien de temps devrait-il continuer à partager le même toit que toi pour "respecter son engagement" contre son désir intime de vivre seul (même si il est toujours fou amoureux de toi)? Si non, était-ce bien un "engagement"? Un engagement à essayer de voir si la vie sous le même toit que toi était plus enrichissante pour votre amour que la vie chacun chez soi? Mais pour combien de temps? Pour une durée indéterminée? Je trouve que cela ressemble plus à souscrire à un forfait sans engagement qu'a autre chose non?

Donc pourquoi et pour combien de temps "s'engager" à "s'installer ensemble"?

2) Avoir des enfants.

Même question: pour quoi faire? (pieds dans le plats, plouf!)

En tant que child-free, la seule raison valable que je puisse trouver, très polémiquement restrictif je sais, est de souhaiter guider un petit humain fragile, ignorant et perdu dans le dur, cruel, injuste, et plutôt absurde (mais aussi passionnant, souvent agréable et parfois magique OK OK même sans mon Seropram hein) chemin de la vie car:
- (a) on a compris beaucoup de chose sur celle-ci et
- (b) on a plutôt réussi ces autres défis (professionnels, sentimentaux, sociaux, hobbies etc.), et donc
- (c) on aimerait faire partager ces enseignements à quelqu'un qui doit tout commencer de zéro.

Et en plus, être un bon parent étant sans doute beaucoup plus difficile que d'être un bon professionnel, un bon amant ou un bon copain (je ne parle pas de bon fils car si les parents font des enfants pour en obtenir de la satisfaction ou une revanche sur la vie par procuration on court bien évidemment au désastre programmé pour toute la famille) on peut donc le voir comme un grand défi pour s'occuper (hélas surdimensionné pour la majorité des parents).

Je passerai sur le fait que probablement entre 95% et 99% des êtres humains font des enfants sans raisons, sans y réfléchir et pour des raisons la plupart du temps mauvaises, et qu'ils se révèlent donc être des parents largement incompétents, ce qui engendre des enfants à problèmes et/ou malheureux, qui répètent ensuite le schéma pour la génération d'après et le cercle vicieux de l'irresponsabilité, de l'incompétence parentale et du malheur se perpétue ainsi avec la race humaine au seul bonheur des gènes égoïstes :).

Mais bon admettons que nous faisons des enfants comme le dernier challenge de nos vies pleines de succès, de réalisations et d'amours.

Avec qui le faire? Avec quelqu'un que l'on aime? En ce moment? Oui si il parait avoir le potentiel d'être un parent compétent et qu'il est prêt pour cette Everest sans filet ni retour au même moment que nous, non dans le cas contraire.

Les bons amants font souvent de piètres pères et vice-versa. Pas que cela soit antinomique du tout (genre le papa ou le gigolo c'est binaire, il faut choisir), mais comme toute paire de qualités indépendantes il est statistiquement rare de trouver les deux chez le même homme. Bien sur pour un enfant avoir des parents qui sont amoureux est sans doute nécessaire pour les aider à développer leurs propres capacité à aimer, mais pour quoi cet amour doit-il être nécessairement être entre papa et maman, plutôt qu'entre papa et tata(ou tonton)1 et tata(ou tonton)2 et maman et tonton(ou tata)1 et tonton(ou tata)2 et tonton(ou tata)3 etc. Pourquoi ne pas faire un enfant avec son ex ou un simple ami platonique dans lequel on a entière confiance même si il n'est pas exaltant comme amant?

Évidemment faire un enfant et être une personne responsable c'est s'engager pour 18 ans au moins à s'en occuper du mieux que l'on peu, car s'il existe des ex-amours et des ex-résidences il n'existe pas d'ex-enfants.

Il faut donc prendre bien soin de distinguer 3 choses a priori orthogonales:
1) Il y a des gens avec lesquels on partage son corps et son âme par pur plaisir, une activité pour laquelle il est un peu absurde de s'engager, car l'erreur de base de la monogamie coercitive est de forcer a faire de promesses sur quelque chose sur lequel on a aucun contrôle: les sentiments;

2) Il y a des gens avec lesquels on partage son logement pour des raisons économiques, sans nécessairement "s'engager" sur le long terme pour cela, voir faciliter de résiliation de bails;

3) Il y a des gens avec lesquels on partage la responsabilité d'élever des enfants, et la oui on s'engage pour 18 ans ou à perpétuité en fonction de sa conception du "devoir parental".

Le mariage coercitif nous forcent à faire ces trois choses avec une seule et même personne.
Le polyamour nous permet de les faire (ou ne pas les faire) avec des personnes différentes.
Seul le troisième est un authentique engagement sur le long terme.

Donc Lulutine, ce qui t'énerve ne serait-il pas le fait que tu ais du mal a trouver un homme qui accepte de faire 1), 2) ET 3) avec toi maintenant tout en t'autorisant aussi à faire 1), 2) OU 3) avec d'autres hommes?

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Deville

le samedi 23 avril 2011 à 22h23

LuLutine
Maman ou putain, c'est binaire, il faut choisir.

Et non justement, c'est la une erreur tragique source de tant de malheurs.

Les hommes qui veulent des mamans chastes et des putains sans enfants sont en général malheureux, car rapidement impuissants avec la mère de leurs enfants et incapable d'aimer sincèrement du fond du coeur les putains avec qui les excitent. Il ne sont donc pas capable de l'intégration intellect-coeur-libido qui permet d'accéder au plus haut degré d'amour et de bonheur.

Cela me rappelle d'ailleurs une erreur couramment commise: l'idée que les sociétés patriarcales sexistes puritaines seraient une cabale des hommes contres les femmes pour les asservir pour leurs seul bonheurs (aux hommes). En réalité, en imposant des rôles sociaux stéréotypés rigides en fonction de l'anatomie génitale et en frustrant les inclinations et désirs particuliers de chaque individu, le sexisme puritain opprime, déshumanise et excise la liberté des hommes presque autant que celle des femmes et donc leurs capacité à aimer authentiquement, profondément, pleinement et être heureux.
Comme dans tout système totalitaire, il n'y a en fait que des perdants du coté des êtres humains. Le seul gagnant est un complexe mémétique liberticide et parfois homicide qui se sert d'humains comme de simples vecteurs de contagion. Combien d'hommes à l'amour intégrés souhaitent se suicider pour exterminer d'autres hommes (femmes et enfants) pour le simple fait que leur foi religieuse est différente de la leur? C'est très bien expliqué dans le livre du psychologue Brésilien Socrates Nolasco intitulé "Le Mythe de la Masculinité" mais hélas pas traduit.

Si je devais avoir des enfants un jour je préférerais que se soit avec une maman compétente qui soit aussi une "putain" compétente. Mais bon dans la vie les personnes multi-compétentes sont les plus rares, donc celles pour lesquelles la compétition de séduction est la plus âpre. Et comme ne j'ai aucune envie d'être père il s'agit donc d'un pur cas de figure rhétorique, et pas du vécu, donc des mots faciles et finalement pas si intéressants :).

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Deville

le dimanche 24 avril 2011 à 00h31

LuLutine
Ben non, ce que j'entends ici par "projet de vie" peut très bien englober d'autres choses.

Mais dans ce type de situation où l'on développe un projet lié au couple et qui engage sur le long terme (ce serait ma définition d'un projet de vie, les enfants ou l'installation ensemble n'en sont que des exemples), j'ai le sentiment que j'ai décrit plus haut : certains hommes semblent avoir besoin de s'assurer que leur femme ne s'investira pas ailleurs.

C'est quoi au juste un "projet de vie" à deux, trois ou quatre? A part s'endetter pour acheter un logement et élever un/des enfant(s)?

C'est quoi "s'investir"? A part s'endetter pour acheter un logement et faire un/des enfants?

Mon expérience de l'amour se résumât durant de très longues années à subir la litanie double-contraintes culpabilisante (cf. fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte) en boucle de mes exs qui me reprochaient constamment de ne pas "m'investir" suffisamment (en elle je suppose autant que qu'elles avaient eu l'impression "de s'investir" en moi).

L'une d'elle avait au moins le mérite d'être clair: elle souhaitait me convertir au schéma coercitif de la famille qui se marie, achête une maison et a beaucoup d'enfants comme dans les films puritains hollywoodiens. Il s'agissait donc d'une femme qui hélas n'arrivaient clairement pas a formuler un autre "projet de vie" (ahahaha) que d'être "l'épouse de tartanpion" et "la maman de tartenpuche".

Et ELLE dans tous ça ais-je envie de demander?

C'était assez triste en fin de compte, car elle avait déjà un enfant (élevé par sa mère à l'autre bout de la terre) d'un premier mariage qu'elle avait fuis Et aujourd'hui elle est mariée avec deux nouveaux enfants sans paraître heureuse en amour (elle "vis pour ces enfants" et "prie Dieux pour lui donner la force de vivre au quotidien"). Elle ne recherche pas la compagnie d'un nouvel amour, car selon elle, les hommes sont "tous les même", donc les relations affectives "cela ne sert à rien" :(.

Avec d'autres exs, ce reproche de "manque d'investissement" était encore plus épuisant car elle ne parlaient jamais de partager le même toit, de se marier ou d'élever des enfants. Et pourtant l'énorme défaut indépassable qui les rendaient malheureuses et frustrées bien que "follement amoureuse" (de moi) "à l'insu de leurs pleins grès" était ce manque "d'investissement" de ma part.

Je comprend que l'on fasse un projet DE BUSINESS et que l'on investisse dans une ENTREPRISE.
Mais business is business et l'amour c'est l'amour, pas la même chose quand même ... a moins qu'en fin de compte je n'étais pour ces femmes qu'une opportunité d'élévation sociale par séduction et asservissement économique de mâle, au lieu de par mérite professionnel propre? Pourtant je ne gagnait pas beaucoup plus qu'elles.

Et qu'elle était leur mystérieux "investissement" en moi? Du temps passer ensemble?
Si c'est du temps amoureux, cela me parait être un "cadeau", que l'on se fait l'un l'autre ou mieux que la vie nous fait à tous les deux, et pas un "investissement".

Simplement profiter au jour le jour des moments d'amour qui surgissent dans nos coeurs n'est-ce pas finalement le "projet de vie" à la fois le plus humble, réaliste et gratifiant?

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LuLutine

le dimanche 24 avril 2011 à 11h51

Deville
[beaucoup de trucs]

Je ne vais pas répondre en détail à tout parce que je n'ai pas le temps.
Je suis d'accord avec toi (et avec Françoise, qui le dit aussi par ailleurs) que le seul engagement qu'on prenne sur le très long terme, c'est celui de faire des enfants. J'appelle ça un projet de vie, et si le terme ne te plaît pas j'ai envie de dire que...c'est la même chose. Il faut bien des mots pour nommer les choses, et plutôt que de dire à chaque fois "projet du couple qui engage sur le long terme", je préfère dire "projet de vie".

D'autre part, même si je ne la partage pas forcément à 100%, l'opinion de la majorité des gens est que s'installer ensemble (par exemple, acheter ou faire construire une maison) est aussi un projet de vie, mes amoureux a priori le pensent aussi (Le Lutin Vert m'a dit que si j'allais habiter avec un amoureux, dans l'état actuel des choses, il n'envisagerait pas d'autre solution que de me quitter), donc je ne vais pas commencer à leur dire que ce n'est pas important ou que ça n'engage en rien.

Surtout que me concernant, si je m'installe avec quelqu'un, ce n'est clairement pas pour déménager dans les mois qui suivent, donc oui, c'est un projet sur le long terme. Si la personne n'est pas sûre de vouloir vivre avec moi, alors elle a le droit de dire non avant, je ne force personne.
Enfin - même si je ferais avec - ça m'énerverait beaucoup que quelqu'un dise vouloir vivre avec moi pour changer d'avis quelques mois plus tard. J'ai autre chose à faire actuellement que de passer mon temps à déménager.
Donc oui, ça demande un engagement et tant pis si l'idée ne te plaît pas.
Comme dit, je ne force personne. S'engagent ceux qui le veulent.

Evidemment, je n'ai jamais dit que pour moi, c'était quelque chose d'indispensable d'habiter ensemble. Mais d'une part, il n'y a pas que moi dans l'histoire, et d'autre part, au cas où il y ait des enfants, je trouve que le minimum c'est que les parents ne soient pas trop éloignés géographiquement.
Trouver un logement commun, c'est souvent moins difficile (je n'ai pas dit facile !) que de trouver deux logements proches. D'autant plus que comme tu le soulignes si bien, je n'ai pas les moyens d'habiter seule.

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(compte clôturé)

le dimanche 24 avril 2011 à 14h01

Je suis d'accord avec certaines choses mais d'autres me posent un peu problème dans cette démonstration. On ne parle pas d'acheter des courgettes, et ça me semble quand même un peu plus nuancé et surtout un peu moins carré "en vrai"...

Deville
1) Pourquoi s'installer ensemble ?
[...] en terme de favoriser l'éclosion où le maintien de la flamme amoureuse, s'installer ensemble est le plus souvent une autoroute vers la destruction de celle-ci. La routine s'installe, les défauts de l'autre simplement agaçants a temps partiel deviennent vite insupportables à temps complet avec heures supplémentaires, le manque d'espace propre pour être intime avec d'autre amoureux qui eux aussi "ce sont installés avec quelqu'un d'autre" fait que la présence de "l'amant co-locataire" devient un fardeau frustrant au lieu d'une fête, etc. S'installer ensemble revient à faire entrer par la petit porte un bon nombre d'inconvénients pratiques de la monogamie coercitive classique.

Pas nécessairement. On peut aussi prendre beaucoup de plaisir à créer une intimité quotidienne avec une personne avec qui, en plus des sentiments, on partage suffisamment de choses pour arriver à cohabiter sans se marcher dessus.
L'intimité c'est pas seulement les chaussettes sales, c'est aussi le café du matin au soleil, le frôlement de sa cuisse quand il se couche près de moi, son odeur autour de moi toute la journée...

Deville
2) Avoir des enfants.

Même question : pour quoi faire ? (pieds dans le plats, plouf!)

En tant que child-free, la seule raison valable que je puisse trouver, très polémiquement restrictif je sais, est de souhaiter guider un petit humain fragile, ignorant et perdu dans le dur, cruel, injuste, et plutôt absurde (mais aussi passionnant, souvent agréable et parfois magique OK OK même sans mon Seropram hein) chemin de la vie car :
- (a) on a compris beaucoup de chose sur celle-ci et
- (b) on a plutôt réussi ces autres défis (professionnels, sentimentaux, sociaux, hobbies etc.), et donc
- (c) on aimerait faire partager ces enseignements à quelqu'un qui doit tout commencer de zéro.

Tu oublies un paramètre important. Ces petites choses roses qu'on a fabriquées avec son corps, et qui vous font des bisous collants et plein de confitures en disant "maman" ou "papa", et qui ressemblent à celui/celle avec qui on les a fabriqué, et avec qui on les élève éventuellement, ben on les fait par amour aussi.
Le désir d'enfant c'est un truc animal et irrationnel qui te prend aux tripes - ou qui ne te prend pas, d'ailleurs. C'est pas forcément bien malin, c'est pas forcément une bonne idée, mais c'est comme ça, c'est aussi irrationnel que choisir un individu parmi la foule que tu croises tous les jours et lui dire ce truc absurde qui ne veut absolument rien dire : "toi, je t'aime".

Deville
Les bons amants font souvent de piètres pères et vice-versa. Pas que cela soit antinomique du tout (genre le papa ou le gigolo c'est binaire, il faut choisir), mais comme toute paire de qualités indépendantes il est statistiquement rare de trouver les deux chez le même homme.

Je ne vois pas sur quoi tu te fondes pour ce "souvent". Il n'y a pas plus de raison pour ça que pour le contraire. C'est comme si tu disais que souvent les rouquins ont des petites mains, vraiment je ne vois pas le rapport.

Deville
Bien sur pour un enfant avoir des parents qui sont amoureux est sans doute nécessaire pour les aider à développer leurs propres capacité à aimer, mais pour quoi cet amour doit-il être nécessairement être entre papa et maman, plutôt qu'entre papa et tata(ou tonton)1 et tata(ou tonton)2 et maman et tonton(ou tata)1 et tonton(ou tata)2 et tonton(ou tata)3 etc. Pourquoi ne pas faire un enfant avec son ex ou un simple ami platonique dans lequel on a entière confiance même si il n'est pas exaltant comme amant ?

On ne fait pas un enfant avec n'importe qui, mais justement pour tenter cette chose totalement folle et irrationnelle, il faut une sacrée dose de confiance et d'estime envers celui avec qui on va mélanger ses gamètes. Amour ou amitié, je ne sais pas, mais en tout cas il faut quelque chose, et ça va bien au-delà de "bon amant" ou "mauvais amant", c'est même totalement hors-sujet en l'espèce à mon avis.

Tout ça a l'air très au point dans ta tête et très "bien rangé" - et donc tu le proposes sur un ton très affermi. Et tant mieux en fait, ça veut dire que ce sont des questions que toi, tu ne te poses plus et que tu as réglées. Mais on peut aussi ne pas les résoudre de la même façon que toi - et s'en trouver bien.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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LuLutine

le dimanche 24 avril 2011 à 14h09

Janis
ce sont des questions que toi, tu ne te poses plus et que tu as réglées. Mais on peut aussi ne pas les résoudre de la même façon que toi - et s'en trouver bien.

Oui, tout-à-fait.
Je dirais la même chose que Janis.

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oO0

le dimanche 24 avril 2011 à 17h58

Sans vouloir blesser, il y a quelque chose qui me choque dans la question de ce fil : "Les hommes poly et prêts à se lancer dans un projet de vie existent-ils ?" Ce qui me choque, c'est que j'entends - à torts ou à raisons - comme une envie de faire payer à la réalité de ne pas être telle qu'on la veut.

Loin de moi l'idée de te juger, Lulutine, j'ai connu, je connais et je connaîtrai encore cette envie. Affectivement, je pense que c'est dans cette gamme de couleurs émotionnelles qu'a lieu l'épreuve de l'acceptation de la réalité. (Je ne parle pas de soumission, mais d'acceptation.) Là, la question ne respire pas la paix, l'acceptation sereine de la réalité. Personnellement, cela ne m'a jamais trop aider à avancer et, concrètement, cela ne me semble pas le meilleur état affectif pour parler de s'engager. Où est l'acceptation de la réalité dans la question : "Les hommes... existent-ils ?" La référence de ta question n'est clairement pas la réalité puisqu'elle présuppose une attente d'hommes qui n'existent pas. Est-il possible de se débarrasser un jour de la question de savoir si on préfère un idéal de personne ou les personnes réelles ?

Est-ce finalement si, si urgent la question que tu te poses là maintenant ? Je ne doute pas que cette question correspond à une part importante de ta vie, mais est-ce juste de la formuler ainsi ? Le moment pour la résoudre ? Un état d'esprit approprié ?

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bliss

le dimanche 24 avril 2011 à 21h16

LuLutine
Je comprends bien, d'autant que si j'utilise ce mot, c'est qu'il faut bien en utiliser un, mais il n'a pas du tout pour moi le sens dont tu parles dans ton message....

Faudrait juste éviter qu'on retombe dans des débats stériles sur le sens des mots, comme avec les histoires de "contrat/pas contrat" il y a quelque temps....

Ben si, exactement ce sens-là, :-) mais c'est pas grave en effet je fais du hors-sujet.. quoique quand je lis le post de Deville, je suis assez d'accord et je vois tout à fait le lien avec ma remarque.... perso, j'emploie souvent le mot désir à la place de projet... ça remet les choses à leur juste ...valeur.

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LuLutine

le dimanche 24 avril 2011 à 21h35

bliss
j'emploie souvent le mot désir à la place de projet

Sauf qu'au moment où ça devient concret, "désir" n'a plus aucun sens pour moi...mais étant donné que tout le monde a compris de quoi je parle, et que le but du débat n'est pas le sens des mots, le mieux c'est de revenir au sujet en effet.

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Boucledoux

le lundi 25 avril 2011 à 01h24

Janis

Tout ça a l'air très au point dans ta tête et très "bien rangé" - et donc tu le proposes sur un ton très affermi. Et tant mieux en fait, ça veut dire que ce sont des questions que toi, tu ne te poses plus et que tu as réglées. Mais on peut aussi ne pas les résoudre de la même façon que toi - et s'en trouver bien.

Complétement d'accord avec Janis sauf sur cette dernière partie : il me semble que quand les choses sont réglées pour soi, on a pas besoin de les asséner avec un ton que perso je ressens ultra normatif et donneur de leçon...

Pour ma part, je n'ai ni projet ni désir d'enfant et je pense peu probable que ça change un jour (à bientôt 40 piges, je pense que ce serait fait maintenant...) et si je vis un jour avec quelqu-es-'un-es- ce sera probablement plus sur le mode colloc qu'installation.

Néanmoins je trouve très bien qu'on puisse montrer que les modèles sont multiples, ré-inventables, adaptables et c'est très bien qu'il y ait aussi des polys-en-familles, des polys-installés, des polys-(des)engagés, etc... et je ne me permettrais surtout pas de dire ou de sous-entendre que leurs fonctionnements/motivations son moins poly-correctes que les miennes pour autant.

Et puis franchement les affirmations du genre entre 95% et 99% des êtres humains font des enfants sans raisons... Ya une stat, une enquête, une source ? Enfin bon bref...

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jackpot (invité)

le lundi 25 avril 2011 à 10h56

pas d accord avec toi Lulutine, il ne faut pas être si catégorique car bien sur qu il y a des hommes qui
acceptent que leur epouse mère de leurs enfants ait un amant attitré et ils en prennent plaisir aussi, MOI par exemple, quand j'ai su que ma femme flashait sur son boss et que c'était réciproque, je l'ai encouragée a devenir sa maitresse et nous formons maintenant une especed e couple a trois, enfin lui est marié aussi de son cote mais ma femme et lui sont plus souvent ensemble au boulot (et ailleurs) qu'avec leurs époux (epouse) respectifs
Sa femme à lui n'est pas au courant mais moi oui et je les aide quand ils ont besoin de se retrouver end ehors des horaires et meme de certains jours de travail officiel.
Je dis a nos deux enflants que leur mère est retenue au travail très tard certains soirs et d'autres fois qu'elle a du partir en deplacement en fin de semaine pour son boulot incluant quelquefois le WE
ils trouvent même son patron super sympa car il la ramene certains soirs a la maison lui évitant ainsi un long trajet en métro et bus et il vient la chercher pour aller a l'aéroport quand ils doivent partir en déplacements officieusement !!!
tu vois il n'y a pas que des maris profiteurs et goujats, il y a ceux qui aiment et respectent leur epouse et veulent qu elle soit heureuse

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Profil

LuLutine

le lundi 25 avril 2011 à 11h34

jackpot
il ne faut pas être si catégorique

Je n'ai pas été catégorique puisque j'ai dit que c'était une impression personnelle et non une vérité universelle.
Quant au titre du message, il est volontairement un peu provocateur/exagéré, histoire d'exprimer mon état d'esprit.
Je ne mets pas en doute le fait qu'il existe de tels hommes.

jackpot
que leur epouse mère de leurs enfants ait un amant attitré

Alors, amant il semblerait que ça passe pas trop mal, mais que dirais-tu si ta femme voulait un enfant avec un autre homme ?
Et si elle voyait plusieurs amants ? (Tu parles d'"un" amant attitré, mais pourquoi pas trois ou quatre, ou plus ? Pourquoi compter d'ailleurs ?)

jackpot
il n'y a pas que des maris profiteurs et goujats, il y a ceux qui aiment et respectent leur epouse et veulent qu elle soit heureuse

Ah ben heureusement, mais bon entre vouloir le bonheur de quelqu'un et accepter certaines choses qu'on nous a conditionnés depuis l'enfance à justement ne pas accepter....il y a un monde.
Ce n'est pas parce que quelqu'un a des difficultés à accepter la liberté de l'autre qu'il est profiteur et/ou goujat.

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