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Les relations amoureuses sans sexe

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CoffeePint

le lundi 12 juillet 2010 à 14h45

J'apporte pas beaucoup de pierres à l'édifice mais une fois n'est pas coutume, je vais en mettre au moins une ici.

Personnellement, j'ai toujours su très vite si j'étais ou non amoureuse de quelqu'un. Je n'ai pas besoin de temps pour le savoir.
J'ai dis très vite que je l'aimai à mon ex-compagnon avec qui j'ai passé 7 merveilleuses années.
Je viens de fêter notre première année avec un de mes amoureux, pour qui j'ai eu le coup de foudre et avec qui je n'ai pas du tout attendu le 3ème rendez-vous.
Ça, c'est pour répondre au coup de foudre, auquel je fais plus que croire (enfin en tout cas pour moi) puisque ça m'est arrivé, et de nombreuses fois en plus.
J'ai toujours fonctionné à l'instinct, sans jamais prévoir, et je ne corresponds pas tellement aux étiquettes, même parfois chez les lutins.
Comme je sais ce qu'il y a dans ma tête, vu que j'y passe le plus clair de mon temps, c'est probablement pour ça aussi que "je sais" très vite.

Actuellement, je vis avec un de mes amoureux une relation asexuelle (je vous invite à lire les liens fournis par littlejohn). On s'aime, on se plaît, on se connait depuis longtemps, mais on n'est pas attirés sexuellement l'un vers l'autre.
Pourtant, même si comme tous mes amoureux, il est un ami, je ne vis surtout pas une amitié ou autre "amitié amoureuse" (tout ça pour pas avoir à dire relation amoureuse et ne surtout pas reconnaître un rang égal à ce type de relation, je trouve ça léger quand même) avec lui.
Je fais dans ma tête bien la distinction entre mes amis et mes amoureux.
Après, peu importe qu'on me colle une étiquette parce-qu'on ne comprends pas comment je fais ou comment je ressens les choses, mais au fond de moi, je sais ce que je suis, ce que je vis et ce que je ressens.
Et ça, personne n'est à ma place pour le savoir mieux que moi.

Donc, oui, pour le vivre, je sais qu'on peut avoir une relation amoureuse sans sexe.

Je connais également des asexuels qui vivent des relations amoureuses, sans sexe donc. Jamais je n'irai amoindrir ou déformer ou insinuer que leur relation amoureuse n'en est pas *vraiment* une au prétexte que parce-que tout le monde couche, alors ça doit être un principe fondamental d'une relation. Ce serait renier ou ridiculiser leur ressenti et je ne suis personne pour juger de ça. Surtout que je le ressens. Ça me plaît moyen qu'on puisse penser ce que je ressens à ma place, pour être honnête.
Mais effectivement, à moins de le vivre ou d'être doué d'empathie, je peux comprendre (même si ça reste quand même pas très acceptable et ouvert d'esprit) qu'on puisse avoir du mal avec cette notion qui au final ne touche pas du tout la majorité des gens.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Boucledoux

le lundi 12 juillet 2010 à 15h47

CoffeePint
J'apporte pas beaucoup de pierres à l'édifice mais une fois n'est pas coutume, je vais en mettre au moins une ici.
Message modifié par son auteur il y a une heure.

C'est rare mais précieux au moins. ;)
Nan, je blague pas en fait, c'est vraiment construit et intéressant ce que tu dis là.

Je connais également des asexuels qui vivent des relations amoureuses, sans sexe donc. Jamais je n'irai amoindrir ou déformer ou insinuer que leur relation amoureuse n'en est pas *vraiment* une au prétexte que parce-que tout le monde couche, alors ça doit être un principe fondamental d'une relation. Ce serait renier ou ridiculiser leur ressenti et je ne suis personne pour juger de ça. Surtout que je le ressens. Ça me plaît moyen qu'on puisse penser ce que je ressens à ma place, pour être honnête.
Mais effectivement, à moins de le vivre ou d'être doué d'empathie, je peux comprendre (même si ça reste quand même pas très acceptable et ouvert d'esprit) qu'on puisse avoir du mal avec cette notion qui au final ne touche pas du tout la majorité des gens.

Perso c'est très loin de ce que je vis mais je trouve ça super intéressant et important que ce soit dit. Pour les sceptiques, petit jeux amusant : relire le paragraphe ci dessus en remplaçant la première phrase par :

"Je connais également des polyamoureux qui vivent des relations amoureuses, avec plusieurs partenaires donc. Jamais je n'irai amoindrir ou déformer ou insinuer que leur relation amoureuse n'en est pas *vraiment* une au prétexte que parce-que tout le monde est exclusif, alors ça doit être un principe fondamental d'une relation."

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Zajj

le lundi 12 juillet 2010 à 15h55

Boucledoux
Pour les sceptiques, petit jeux amusant : relire le paragraphe ci dessus en remplaçant la première phrase par : ...

Comparaison très pertinente, je trouve (+)
Vu de l'extérieur, l'absence de sexe ou d'exclusivité peut sembler aussi farfelue, et pourtant ...

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Siestacorta

le lundi 12 juillet 2010 à 15h58

Zajj
Siesta : développe ?
L'absence de sexe prendrait une trop grande place ? Même entre deux personnes que ça n'intéresserait ni l'une ni l'autre ?

Je sais que ce n'est pas évident...
L'asexualité m'est trop étrangère pour que ce que ça m'évoque soit bien construit. Je tâte le terrain en écrivant ce qui suit...

En fait, je crois qu'une (première) distinction s'impose : l'asexualité, pas de sexe et pas de désir anyway, et l'absence de sexe... qui a plusieurs autres explications.

Ces autres explications sont nombreuses, et ont plusieurs occasions de mener deux personnes en relation amoureuse à ne pas faire l'amour.
Mettons, la rencontre entre quelqu'un de peu expérimenté, qui ne sait pas trop ce qu'il manque, comment demander, et quelqu'un qui a temporairement la libido en berne. La situation peut s'installer, l'absence de sexe faire partie de la relation. Et cette absence se nourrit de deux non-dits différents mais complémentaire... Ces passés affectifs sont, même en dehors de la question du désir, des fondations invisibles de la relation. Et si une de ces fondations devait être remuée, la stabilité de ce qui a été construit est mise en jeu. Le désir n'a pas de bouton off... On peut décider de ne pas agir, mais décider de ses envies, c'est autre chose. On en revient à si on décide d'être mono, poly, homo... Ou de vivre comme tel.

Par ailleurs, une fois admis qu'il y a des gens qui n'ont pas ou très peu de désirs, en se disant asexuel, on peut être en train de se mettre une étiquette au lieu de faire un descriptif personnel, dynamique, susceptible de varier.
En se décrivant sur une chose aussi mouvante que le désir, on prend le risque de transformer un constat en choix (comme par exemple, à d'autres moment, quelqu'un peu affirmer "je suis mono" jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que sa vie a changé).
Dans ce cas-là encore, c'est un déterminisme, un moment où l'absence de sexe prend trop de place : l'habitude rend l'aspect "décidé il y a longtemps" invisible à nos propres yeux.

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(compte clôturé)

le lundi 12 juillet 2010 à 21h13

Coffee
Je viens de fêter notre première année avec un de mes amoureux, pour qui j'ai eu le coup de foudre et avec qui je n'ai pas du tout attendu le 3ème rendez-vous.

Le coup de foudre "amoureux", c'est de la science fiction pour moi mais le coup de foudre fantasme ou désir, je vois tres bien ce que c'est. Sur ce coup de foudre "initial", tout peut arriver y compris l'amour. Je ne developpe pas car ce n'est pas le theme.
Je precise que j'adore la science fiction (en litterature; au cine, c'est de la bouse).
Tigrelaser.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 12 juillet 2010 à 21h23

Sur l'amour-toucher sans penetration je le pratique par la force des choses (au boulot) et c'est tres chouette et tres frustrant aussi parfois, mais la frustration (dans les limites du raisonnable) est un super stimulant.
"Toucher " l'autre, c'est peut etre meme la quintessence de l'amour, la penetration n'en etant qu'une modalité.

Tigre

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 13 juillet 2010 à 13h23

Ecureuil ?





Mais pour moi si ya pas de sexe ya pas de relation amoureuse.

(+)
Mais le sexe sans amour c'est pas le top!
Alors aimons et nous serons comblées!

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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CoffeePint

le mardi 13 juillet 2010 à 16h15

choupette
(+)

Pourriez-vous Écureuil et toi argumenter s'il vous plaît?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Zajj

le mardi 13 juillet 2010 à 16h40

Siestacorta, la première partie sur les autres raisons de ne pas faire l'amour, je ne dis pas le contraire, mais justement tu parlais d'asexualité et ce n'en est pas ...

Siestacorta
Cela dit... je reste assez sceptique sur l'asexualité. Je crois que si le coït peut occuper une place moins centrale, son absence complète en occuperait souvent trop.

Pour répondre à la suite, l'étiquette asexuelle n'en est pas plus une que l'étiquette polyamoureuse, je ne vois pas pourquoi les asexuels n'aurait pas le droit de se décrire comment ils l'entendent. La communauté asexuelle encourage même particulièrement la remise en question de soi. Et il y a pas mal de "sous-groupes" auquels tu peux t'identifier ou pas, ou en faire ce que tu veux. Ca correspond tout à fait à un descriptif "personnel, dynamique et susceptible de varier" ^^

D'ailleurs on est plus vraiment sur la question des *relations* sans sexe. :)

Tu es sûr que l'étiquette poly ne t'empêche pas de rencontrer ton âme soeur ?

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Siestacorta

le mardi 13 juillet 2010 à 19h53

Zajj
'étiquette asexuelle n'en est pas plus une que l'étiquette polyamoureuse, je ne vois pas pourquoi les asexuels n'aurait pas le droit de se décrire comment ils l'entendent.
(...)
Tu es sûr que l'étiquette poly ne t'empêche pas de rencontrer ton âme soeur ?

C'est vrai que le raisonnement peut mener là...
Je ne nie pas le droit à l'étiquette, j'affirme la nécessité de la penser, de la relativiser...
Pour être honnête, oui, je crains que croire à mon étiquette poly puisse me faire passer à côté de quelqu'un. Justement, c'est pour ça que j'essayais de le souligner : je crains, en situation, de préférer répéter un choix ancien que d'en faire un nouveau dont je ne verrais pas toute la valeur sur le moment.

Je m'en tiens à ce dont je suis responsable, je ne parle donc même pas du choix par habitude de mon éventuelle âme sœur !

Zajj
D'ailleurs on est plus vraiment sur la question des *relations* sans sexe.

Pour clarifier, je comprend très bien qu'on puisse ne jamais ressentir de désir, et qu'on puisse se définir comme asexuel. Il y a nécessairement des gens qui ne sont pas constitués pour ressentir le désir, parce que la nature a tendance à tout essayer...

Disons que des relations sans sexe quand on est pas asexuel, à un moment, c'est quand on oublie le désir, volontairement ou non. Et je comprend qu'on affirme sa relation au désir (mettons en parlant de virginité, d'une abstinence), mais le désir est là quand même.
Dans ce cas de "choix", ne pas mettre de sexe dans une relation, c'est un rapport au désir. Que ce choix soit durable, ça prend de la place...

Et à mon avis, trop : faire le choix de ne pas satisfaire une fonction physiologique, même si elle n'est pas aussi vitale que la faim, ça met notre corps, et les émotions qui en proviennent, dans un état qu'il éviterait sans doute si on lui demandait son avis.
Bon, je vais pas réinventer toute la théorie sur l'inhibition et la libido, hein.

Dans le cadre poly, c'est peut-être un peu différent. On peut avoir une vie sexuelle dans une relation qui fait qu'on peut vivre des émotions qui ne "manquent" pas trop de la satisfaction du désir...
Mais la personne avec qui on vit cette relation sans sexe aurait intérêt soit à être réellement asexuelle, soit à avoir elle-même plein d'occasions d'être satisfaite ailleurs, sans pour autant engendrer une jalousie basée sur "tu fais des trucs en plus avec l'autre".

Voilà.

Maintenant je suis en retard...

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(compte clôturé)

le mardi 13 juillet 2010 à 21h02

CoffeePint
Pourriez-vous Écureuil et toi argumenter s'il vous plaît ?

Message modifié par son auteur il y a 5 heures.

Pour moi avoir du sexe c'est pas compliqué c'est juste de la quantité
Pour avoir de la qualité il faut donner de l'amour pour pouvoir en recevoir
Et ca c'est pas possible das les relations ephemeres;
Ca se travaille ca se construit
D'apres moi un homme heureux et comblé sexuellement est un homme qui est aimé pas pour ses competences au lit
mais par la qualité de l 'amour qu il recoit et la il t' en donne aussi du vrai libre et gratuit.
Il se peut que les performances sexuelles soient liées a ce que tu degage ce que tu donne.
Pour ressentir tout ca il faut arriver a un stade de "fusion" amoureuse que tu n'as pas avavnt d'avoir étudié la chose.
Donc en conclusion pour moi pas de plaisir avec une personne que je n'aime pas et pas de sexe si il n'y a pas de "feeling;

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Profil

kerdekel

le mardi 13 juillet 2010 à 21h51

Alors, choupette, merci pour l'effort d'argumentation. :)

Mais. Humm.

J'ai rien compris. :/

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(compte clôturé)

le mardi 13 juillet 2010 à 21h58

Pas grave l'essentiel est que moi je me comprenne.
En gros:coucher sans sentiments c est juste de la baise:pas epanouissant pour mon moi juste pour mon corps (et encore)
Faire l' amour avec amour c'est ca le vrai amour!
C'est plus clair.
C'est mon mode de fonctionnement !
Par comparaison au libertinage qui pour moi n'est que du sexe de competition .
Du voyeurisme et pas du partage donc pas du poly amour.
Ce qui nous raméne au titre du fil: une relation amoureuse sans sexe c'est juste de l'amitié.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 13 juillet 2010 à 22h22

lulutine, je suis (ou plutot j'étais...) en plein dedans depuis plusieurs mois: une relation amoureuse sans sexe

en vrai, si on remonte au tout début, ça fait même plusieurs années
sauf qu'au début, on avait des sentiments chacun de notre côté, sans remarquer la réciprocité, et sans se le dire, donc là, on en était encore au stade de l'amitié dans notre relation, avec des sentiments plus forts cachés (refoulés ??)

la réciprocité, on l'a remarqué il y a un peu plus d'un an tous les deux
et rien que par les regards, les petites attentions, j'ai envie de dire qu'on était déjà passé à une relation amoureuse

depuis quelques mois, on en a parlé, ouvertement
mais du coup, tout s'est accéléré
sauf qu'on est en couple tous les deux (tu es déjà passée sur le fil que j'ai ouvert...) et pas sur le mode polyamoureux
donc "nécessité" d'être "sages"
on a cherché les moments tous les deux pourtan, mais c'était dur de ne pas se rapprocher
alors, on a évité ces moments, mais pas longtemps !
parce que c'était trop dur !
et qu'on préférait se voir, même si c'est sans rien faire, que de ne pas se voir du tout

mais c'est pas facile de s'en tenir à une relation amoureuse sans sexe, on a dérapé, plusieurs fois, sans aller "au bout", mais dérapé quand même...

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Profil

kerdekel

le mardi 13 juillet 2010 à 23h46

choupette
Pas grave l'essentiel est que moi je me comprenne.

Bah écoute tant mieux pour toi. :)
Mais arrête moi si je me trompe, le but d'un forum, c'est pas d'échanger et d'être compris?

choupette
En gros:coucher sans sentiments c est juste de la baise:pas epanouissant pour mon moi juste pour mon corps (et encore)
Faire l' amour avec amour c'est ca le vrai amour !
C'est plus clair.
C'est mon mode de fonctionnement !
Par comparaison au libertinage qui pour moi n'est que du sexe de competition .
Du voyeurisme et pas du partage donc pas du poly amour.
Ce qui nous raméne au titre du fil : une relation amoureuse sans sexe c'est juste de l'amitié.

Gni? O.o Mais c'est quoi le rapport là?
Pourquoi tu nous parle de libertinage? Je comprends pas où tu veux en venir, ni d'où tu pars, ni par quelle étape tu passe dans ton raisonnement.

Par contre, que tu ne comprennes pas comment une relation amoureuse sans sexe est possible est une chose.
En revanche pourrai-tu ne pas affirmer s'il te plaît?
En faisant cela, tu renie ce que ressente réellement et sincèrement d'autres personnes qui elles vivent une relation amoureuse sans sexe et ce n'est pas très gentil de ta part.
En plus, ça n'apporte malheureusement aucune eau au moulin.

(Et le titre du fil, c'est "Les relations amoureuses sans sexe". Il semblerai que tes idées ne soient pas très organisées puisque tu ne cite même pas le topic correctement. Je t'invite à mettre tes idées au clair, et ensuite seulement, tu viens nous les donner dans ce ticket/ Merci :) )

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titane

le samedi 17 juillet 2010 à 08h08

Kerdekel, tu cherches la petite bête pour rien c'est évident. Concentre toi sur le sujet pas sur la personne.

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Profil

titane

le samedi 17 juillet 2010 à 08h14

Pour moi cette discussion, sexe pas sexe, est une vraie fausse discussion, comme celle entre amour et amitié.

Une fois qu'on efface ces barrières symboliques ou ces distinctions, le sujet perd de sa substances.

Pour moi l'amour n'exclut pas l'amitié et vice versa et une relation amoureuse avec ou sans sexe en reste une.

Ce que j'aime dans mes amitiés amoureuses c'est justement cette liberté de tout se permettre selon les désirs: des périodes torrides, des périodes asexuées, des périodes câlines... Les histoires amoureuses de Francoise sont bien illustratives à cet égard.

Et si on se caresse soi-même en regardant l'autre via webcam? On ne touche pas l'autre!

Des vraies fausses questions je pense.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le dimanche 18 juillet 2010 à 05h17

Titane : kerdekel ne cherche pas la petite bête, moi je suis globalement d'accord avec ses réponses à choupette.
Moi non plus, je n'ai rien compris aux messages de choupette, encore moins à sa "démonstration".

Alors que bon, c'est quand même moi qui ai lancé le fil...mais ça lui est égal d'être comprise, elle préfère se comprendre elle-même ça lui suffit ?
Du coup je ne comprends pas trop pourquoi elle vient répondre à ma question...

Cela étant dit, je suis partiellement d'accord avec ce que tu dis sur les étiquettes (distinctions) Titane : on peut choisir de ne pas en mettre ; malheureusement (ou pas ?), il se trouve que certaines personnes ont besoin de faire ce genre de distinctions, ça fait partie de leur fonctionnement, notamment du mien (en tout cas actuellement). Il se trouve aussi que parfois, pour communiquer avec les autres, on a besoin de ces étiquettes...

Comme tu l'évoques, Françoise explique très bien cela, et comment des relations débutantes (et/ou des polyamoureux débutants) ont parfois besoin d'étiquettes (hypothèse de ma part : peut-être pour se rassurer, savoir où l'on en est, "à quoi s'en tenir" ?), alors qu'après un certain temps, les relations deviennent plus fluides, évolutives, et l'on n'a plus forcément besoin de mettre une étiquette.

Enfin, c'est ce que j'avais retenu notamment d'une de ses interventions orales dans une soirée il y a un an et demi environ.

Dans ce cas, je me dis qu'au bout d'un moment, on a simplement une relation (sans qualificatif !) entre deux personnes, qui peut-être parce qu'elles ressentent le lien qui les unit, n'ont plus besoin de mettre des mots sur ce lien, quel qu'il soit et quelle que soit son évolution.

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titane

le dimanche 18 juillet 2010 à 08h56

Je comprends ta réponse, pourtant je ne suis pas convaincu. Je crois qu'il n'est pas si "utile" de se crisper sur ces distinctions culturelles.

Le poly ou multi ne cesse de "briser ce genre de chaînes" alors pourquoi résister ici?

Pédagogie? Aide au "débutants"? Devrait-on écrire un manuel "le polyamour pour les nuls"?

je ne suis pas convaincu. Je crois que les mots peuvent être des obstacles comme des aides... Certains mots peuvent être des boulets...

Beaucoup de résistants au poly ou multi amour jouent justement sur ces mots qui n'ont comme légitimité qu'une utilisation culturelle. L'utilisation de la langue évolue, cela aussi fait partie de l'évolution et des changements que l'on voudrait promouvoir, non?

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titane

le dimanche 18 juillet 2010 à 09h36

Je ne crois pas que quiconque démontre quoi que ce soit ici. Que l'on dissocie l'amour du sexe est une chose. Reste à savoir si on veut inclure le sexe dans l'amour ou vice versa... Figure de style ou "esthétique"?

J'aime beaucoup l'analyse de Siestacorta: l'asexualité ne serait qu'un rapport comme un autre au désir.

Je dissocie volontiers le désir, en tant que plaisir à part entière, du plaisir sexuel qu'il anticipe. Du coup je peux comprendre que certains décide de cultiver ce plaisir qu'est le désir: avec ses modulations, ses intensités, ses manifestations diverses et variées.

Peut être que ceux là craignent que ce plaisir, ce désir, disparaisse une fois le plaisir sexuel anticipé est assouvi? Il n'ont pas tord à court terme...

Peut être ont ils décidé de coller à ce plaisir une idée de "pureté" imaginaire ou symbolique... Un choix (esthétique?) personnel.

Je cultive moi même cette distinction entre ces deux plaisirs et les savoure chacun "individuellement".

Même en faisant l'amour je préfère mon désir qu'à mon plaisir sexuel. Tant que je désire, je fais plaisir et j'ai plaisir à faire plaisir... Double plaisir donc: mon désir et faire plaisir.

Bien souvent, une fois mon plaisir sexuel assouvi, mes endorphines tuent mon désir et donc mon envie de faire plaisir...

Désir + faire plaisir dure très longtemps... Une éjaculation dure quelques secondes...

Je peux comprendre, sans y adhérer, à une certaine asexualité. Question de dosage!

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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