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Les relations amoureuses sans sexe

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ladymarlene

le samedi 30 octobre 2010 à 22h10

@ gin : et encore, tu n'as pas plongé tes yeux dans ses yeux verts...
@ madeline : cette complicité, je l'ai déjà avec mon mari, on est autant amis qu'amants. Et il est super sexy aussi, drôle, intelligent...oui, je suis une sale veinarde, je sais !
Mais je ne sais pas si ça te faisait ça aussi mais depuis que cet homme me donne des papillons dans le ventre, je suis toujours heureuse, toujours en forme et toujours disponible pour le sexe...avec mon mari. De plus, j'ai perdu 10 kilos dont 5 depuis que mon "crush" me coupe l'appétit.
En fait, je n'ai pas forcément envie que ça aille plus loin, juste que ça dure le plus longtemps possible....

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Anarchamory

le vendredi 26 avril 2013 à 15h54

Bonjour,

Désolé de faire remonter les "cadavres" ;-) à la surface mais ce sujet m'interpelle beaucoup. Oui, je crois qu'il est parfaitement possible d'avoir une relation amoureuse sans relations sexuelles, et même sans désir/intention/volonté qu'il y en ait. Étant entendu que ne pas avoir de relations sexuelles ne veut pas dire "ne pas avoir de relations sexuées et corporelles". Et c'est ce qui distingue ces relations de relations amicales au sens habituel du terme, même si je serais assez tenté, pour ma part, d'y voir pleinement des relations d'amitié. De l'amitié complète, finalement. Je pense que l'on a un peu trop tendance — à cause de la culture monogame ? — à confondre tout. Certaines personnes ne s'autorisent la tendresse qu'avec leur conjoint et dans une moindre mesure avec leur famille. La tendresse et la sensualité (qui n'est pas la sexualité) avec des amis, surtout s'ils sont du sexe opposé et attirants, ça fait bisquer, ça paraît louche.

D'où, je pense, une difficulté, pour nombre d'entre nous, à faire la distinction entre, d'une part, tendresse et sensualité, d'autre part, érotisme et sexualité. Ce n'est pas d'abord une question de procédure, de "ce qu'on fait", mais d'état d'esprit dans lequel on le fait.

Comme dit sur un autre fil, je dirais que la frontière entre une caresse tendre/sensuelle et une caresse érotique/sexuelle est d'abord dans la tête : est-ce que la caresse a pour but l'excitation sexuelle ou est-ce qu'elle a pour but une mise en confiance, un relâchement, un partage de chaleur humaine, un échange de douceur tactile ?

Après, évidemment, c'est sûr que si on caresse des zones érogènes, ça peut difficilement être dans un but non-sexuel à moins de ne pas comprendre grand chose à la vie ;-)

Par contre, à mon sens, la nudité est totalement neutre de ce point de vue. On peut se blottir contre quelqu'un de nu et être nu toi-même, sans qu'il y ait d'intentions sexuelles. Il en est de même des baisers, y compris des "french kiss". Il est clair que ça peut être très sensuel, très doux, mais ce n'est pas forcément sexuel dans l'intention, même si cela peut provoquer un émoi érotique de manière collatérale.

Je dirais qu'un bon moyen d'apprendre à distinguer les deux, c'est de se masturber jusqu'à l'orgasme. Juste après, ce que l'on a encore envie de faire avec une personne que l'on aime ne pourra être que de l'ordre de la pure tendresse et sensualité (puisque sexuellement on aura été satisfait).

Je croyais pouvoir réussir à tabler sur un compromis avec ma femme autour de l'idée d'un polyamour non-sexuel, mais je me rends compte que c'est une idée extrêmement difficile à faire passer. Peut-être est-elle particulièrement hermétique à la chose, mais néanmoins, je crois que bon nombre de nos contemporains sont de véritables handicapés relationnels, incapable d'exprimer ou de goûter une relation de pure tendresse et sensualité, pour elle-même, comme finalité, sans penser "sexe", surtout si c'est avec une personne du sexe opposé et attirante.

Bien entendu, l'émoi érotique collatéral peut survenir et est parfaitement normal. Je ne crois pas, cependant, qu'il rende impossible l'expression d'une tendresse et sensualité non-sexuelles. Il s'agit juste d'accepter cet émoi, et de ne pas se focaliser dessus. L'excitation sexuelle, si elle demeure légère, est parfaitement maîtrisable (*). Aussi étonnant que cela puisse paraître, je crois que la nudité aide en ce sens. J'ai pu remarquer comme dans des sauna naturistes, en fait, l'excitation sexuelle est souvent au plus bas, alors que les préjugés culturels pourraient nous amener à penser le contraire. Le vêtement cache-sexe alimente le fantasme, sinon l'industrie de la lingerie fine n'aurait aucun succès.

(*) et à mon sens, le fin du fin consiste à pouvoir jouir de cette excitation sexuelle, voire même la rechercher, mais sans la consommer ; bref, de rester le maître à bord, de jouer avec cette tension érotique, de s'amuser à la faire monter et descendre... On est alors dans une zone grise entre l'amour non-sexuel et l'amour sexuel, qui est également tout un continent à explorer.

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(compte clôturé)

le vendredi 26 avril 2013 à 16h13

Je crois qu'on aurait intérêt à distinguer un peu plus clairement deux cas de figure un peu différents (même si le résultat est le même) :

- le cas où les amis/amants ne peuvent pas avoir de relations sexuelles (interdiction ou tabou, impossibilité liée à la distance, handicap)
- le cas où l'un des deux ne le veut pas et l'autre respecte cette absence de désir

Quand c'est une impossibilité, évidemment, c'est dans un sens beaucoup plus simple à envisager. On aime l'autre malgré ou avec cette difficulté, on s'en accommode, l'absence de sexe fait partie de l'identité de la relation. Et il y a énormément de relations non sexuelles sur cette terre, et c'est très bien ainsi - et elles peuvent être très riches et très belles.

Quand c'est un refus de l'un des deux - c'est plus délicat. Là il y a une dissymétrie qui brouille la perspective et qui rend parfois la frustration proprement insupportable - et c'est le moment où il s'agit d'être bien au clair soi-même pour affronter LA question : cette relation là, avec cette personne là, dans laquelle je ne peux pas assouvir mon désir parce que lui/elle n'en veut pas, est-ce que je souhaite tout de même la poursuivre ?

La réponse est variable, tantôt on trouve des expédients, on transforme le refus en impossibilité et on s'en accommode - et c'est là que le fait d'avoir d'autres relations peut être d'une grande aide - et on apprend à aimer l'autre autrement.
Tantôt on n'y arrive pas et on s'en va.

La différence que je vois c'est que dans le premier cas (impossibilité), le sexe n'est pas un enjeu de la relation. Elle existe indépendamment de cette variable et la relation ne changera pas de nature, que le sexe finisse par s'y inviter ou non. Ce qui fait que personnellement je n'ai jamais cru que le sexe pouvait "tuer l'amitié" ; une relation amicale n'est pas par nature sexuelle ; ce qui veut dire qu'elle n'oblige pas au sexe, que le sexe n'y est pas un enjeu. Elle peut donc par "accident" ou par glissement accueillir du sexe, mais le sexe n'y jouera jamais le rôle principal et ne la dénaturera pas.

Dans le second cas c'est plus casse-gueule parce que pour celui qui essuie le refus, faire changer l'autre d'avis devient éventuellement un enjeu. La sensualité sera alors vécue comme un pis-aller, et sera vraisemblablement vécue comme un "lot de consolation" en réalité plus douloureux qu'autre chose. Et on espèrera toujours basculer de l'autre côté. Sauf énorme travail sur soi et grandes gratifications non sexuelles trouvées dans la relation (ce qui est possible, mais rare).

Si cette distinction n'a pas été clairement formulée par soi et pour l'autre, s'il n'est pas clair pour chacun que l'on a affaire à l'un ou l'autre cas de figure, la réceptivité à la sensualité court le risque d'être mal interprétée et mal vécue...

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(compte clôturé)

le vendredi 26 avril 2013 à 19h39

A titre personnel, je pense que l'on peut aimer sans sexualité aboutie. Evidemment cela n'engage que moi... comme toujours

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coquelicot

le vendredi 26 avril 2013 à 20h11

Chacun voit midi a sa porte!!!
Pour moi un amour sans sexe c est comme si t allais au resto juste pour lire le menu!!!!!
Tu te prive quand meme de tout ce qu il y a de plus appetissant!!
Si tu appelle ca de l amitié je suis d accord : je ne couche pas avec mes amis!
Par contre je fait l amour avec mes amoureux , on vit quelque chose de fort ; on a l impresssion d etre en vie.
Ne pas consommer cet amour me paraitrait un joli gachis .un non partage .
Je le répéte ca n engage que moi!

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(compte clôturé)

le vendredi 26 avril 2013 à 22h03

Pour moi, tout cela me paraît bien difficile.

En effet, il y a quelques mois j'ai rencontré un beau jeune homme. Nous avons sympathisé. Je pensais que cela en resterait là. Mais voilà ce fameux " désir" a pointé son nez. Et étant bien en couple, c'est là que j'ai commencé à me poser des questions. Car je ne crois plus en être au stade de cette amitié tendre. Je suis amoureuse de sa personnalité et de son corps. Et pour moi quand on aime les deux vont ensemble.

Aujourd'hui, nous n'avons toujours pas eu de rapport sexuel, nous flirtons tout juste. Je me mets des freins à cause de mon conjoint, qui accepte difficilement que je puisse avoir des relations charnelles avec un autre. C'est très dur, même si cette situation est très excitante...beaucoup de fantasmes en tête. Un passage à l'acte permettrait surement de calmer tout ça...

Et effectivement, comme le dit coquelicot, ce serait vraiment du gâchis de ne pas profiter de ces moments... surtout s'ils sont bons.

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demeter

le vendredi 26 avril 2013 à 23h31

Il me semble que notre fonctionnement ne peut dissocier émotion, raisonnement, et perception que l’on a des choses. Si l’on s’amuse à voir dans la sélection naturelle une intentionnalité ou une nécessité de survie qui serait à l’origine de cette pulsion de vie qui naît de la sexualité, on peut être tenté d’y voir un ordre naturel originel qui expliquerait nos comportements. Il est probable que la perception de notre environnement soit organisé par notre cerveau et nos organes sensoriels de manière à satisfaire notre harmonie intérieure ce qui fait que l’on sera plus attiré par ce qui nous ressemble et que l’on aura plus envie de baiser avec une personne de notre espèce qu’avec une roue de bagnole.

Mais la sexualité me semble être une mise en scène de ce que l’on vit par ailleurs. Elle naît de la rencontre entre deux personnes. La fonction génitale, les caresses en elles-mêmes, qu’elles soient des zones érogènes ou non, ne sont qu’une petite (je dirais même une toute petite) partie de la sexualité et elles n’en sont même pas une partie obligatoire, y compris pour déclencher un orgasme. Ce n’est pas la caresse qui est principalement « tendre/sensuelle » ou « érotique/sexuelle », pas même l’intention de la prodiguer, ni la partie du corps qui la reçoit (enfin si mais seulement un peu comparativement). C’est la rencontre ou le rapport entre les deux personnes qui se rencontrent, la situation qui est source de désir, le regard de chacun non seulement dans la relation mais dans ce qu’il vit par ailleurs, dont il se perçoit dans le regard des autres. Personne ne peut prétendre être un « bon amant » ou un « mauvais », cela dépendra pour qui, et ce qui se joue entre les amants, à ce moment là de la relation, du désordre intérieur de chacun. Il n’existe pas de contrôle émotionnel durable fait par la partie raisonnable de notre cerveau, ou alors elle est pathologique et dysfonctionnelle, pas de choses à maîtriser, mais une entente, une harmonie, une résonance entre l’émotion et la réflexion, qu’il faut se permettre de, ou s’autoriser à, vivre. La maîtrise de la durée du rapport sexuel n’est pas une capacité de contrôle émotionnel (qui me parait dans tous les cas un déni de la réalité et un idéal dangereux parce qu’il aboutit à l’inverse de l’effet désiré puisqu’il produit un conflit entre la raison idéalisante et l’émotion qui s’appuie sur l’instant) mais une conséquence de cette harmonie.

Le contexte étant changeant, il modifie la signification, et par conséquent l’émotion, et donc la perception. La nudité dans les saunas naturistes ne prend pas le même sens que lorsqu’elle est un moment, un regard volé, dans un contexte qui se lit différemment. Voir une femme nue sur une plage ne provoque pas la même émotion que lorsqu’elle se situe dans un contexte plus intime. Ce n’est pas que la nudité excite plus un fantasme dans un cas que dans l’autre, ou qu’elle en ôte la possibilité, c’est que d’une part le regard des autres sur nous est plus ou moins présent et nous replace dans un contexte social qui par ailleurs permet la socialisation et que d’autre part, la nudité ne se perçoit plus comme un acte d’intimité individualisant mais comme une norme qui fait partie du rituel social : difficile, même très amoureux, de baiser sur une place publique pour la plupart d’entre nous il me semble (même en dehors de l’interdiction légale j’entends), sauf si le fait de baiser en publique fait partie de l’image que l’on entend donner de nous (dans ce cas je me demande si on ne baise pas plus avec le public qu’avec son partenaire), d’une fonction sociale, ou que le lieu y est dédié. Alors qu'il est possible de le faire dans un lieu public, mais en se cachant plus ou moins du regard des gens.

Il y a parfois des comportements extérieurs (du partenaire) qui briment, que l’on peut percevoir en tout cas comme bloquant, qui s’apparentent au viol. Mais même une situation de viol peut être source de plaisir…à condition justement que ce n’en soit pas un. Et la limite entre les deux ne tient qu’à un fil, à une perception, et quelques rites sociaux que l’on partage ou bien que l’on peut détourner dans un jeu qui nous met en face à face avec nos propres interdictions morales.

Il est vrai que certains ont du mal à percevoir cette limite chez l’autre, et comprennent un « non » comme un « oui » parce que leur histoire personnelle et celle de leur victime ne leur permettent pas de lire et d’interpréter correctement les signes échangés. Dans ce cas cela tourne au drame social et au titre dans les journaux. Mais il est intéressant d’explorer dans une situation partagée le rapport avec nos propres peurs, nos propres névroses que l’on peut dépasser ou non selon le degré de confiance (voire de dépendance) en notre partenaire et la situation mise en scène dans un rituel social que si se rejoue dans « l’intention » sexuelle, dans la reconnaissance de l’autre comme étant à la fois si proche et si différent.

La tendresse serait en quelque sorte une distance qui reste stable entre deux personnes qui s’installent dans un ensemble de comportements qui fait que la rencontre dans leur relation devient plus épisodique, puisqu’elle supprime pour chacun la perception de l’altérité de l’autre et de soi (« tu es belle comme la femme d’un autre »), et le possible affrontement qui fait la relation vivante et si chargée affectivement d’enjeux. Dans le cas de relation fusionnelle, il peut y avoir de véritables viols qui prennent l’allure de comportements normaux et dont les auteurs (et les victimes parfois) n’ont même pas conscience, tant la proximité affective détruit l’individualité et la perception même de notre existence. De ceux là on n’en entend pas trop parler dans les journaux, puisqu’elles ne sont que rarement portées devant les tribunaux par les intéressés eux-mêmes et qu’elle remettent en cause un « ordre » social que l’on préfère taire ou considérer comme étant des exceptions.

Bref, avec cela il me semble vain de chercher à définir la relation sexuelle par un ensemble d’actes, de gestes que l’on pourrait modéliser puis détacher ou non d’une relation amoureuse, mais plus intéressant de comprendre chez moi ce qui se joue dans le désir ou l’absence de désir dans chaque relation.

Enfin voilà...C'était ma page de blabla du soir sur la question…:)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Alygator427

le samedi 27 avril 2013 à 19h14

Les relations sexuelles ne sont qu'une partie dans la relation, heureusement. Dire que c’est du gâchis me parait préjudiciable. On partage différemment. Je comprends bien les points de vu, et je suis d'accords plus ou moins.

Mais au fond, j'en ai marre de cette injonction (qui se retrouve partout car tout est rappelé à ça, donc c'est contre personne, n'y voyait qu'un constat de ma part) qui me fait gâcher la vie parce que je ne peu pas en profiter comme tout le monde, je suis une handicapé des relations sexuelles et je ne l'assume pas vraiment. Je me suis résigné à vivre sans, et la tendresse me suffit et est nécessaire à ma survie ^^ Donc on peu bien sur aimer sans 'consommer', yeurk désolé, je n'aime pas se terme.
Le problème étant (dans mon cas en tout cas) de rencontrer une personne qui le comprenne, car la relation sexuelle dans une relation amoureuse c'est un peu comme l'exclusivité, ça 'va de soi'. Donc à force de cumuler les différences, ça peut faire un peu peur, ou s'auto limiter. Parler toujours parler, et entrer dans des grands débats, je ne vois que ça !

Contribution bla bla itou !

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bodhicitta

le samedi 27 avril 2013 à 20h23

bien entendu il existe aussi de vrais relations, oui amoureuses, sans sexe, avec la tendresse, les regards, la bien veillance, des sentiments quoi et ça méme sans sexe. <3 Dans mon cas c'est le préservatif (que je voulais) qui bloquait ça au début 2 ou 3 tentatives puis du coup la relation c'est instauré comme ça je pense (bon ça fait 8 mois)

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(compte clôturé)

le samedi 27 avril 2013 à 20h25

Oui, c'est difficile de se faire accepter en qualité de polyamoureuse et sans relation sexuelle complète et oui il faut entrer dans des grands débats.
Pour moi le sexe ne "va pas de soi" dans une relation amoureuse. Je veux être aimée pour qui je suis, pour ce que je donne à l'autre et pour ce que je reçois et des caresses, des baisers, de l'érotisme peuvent faire des merveilles. Une sexualité aboutie n'est, à mon sens, pas une fin en soi et encore moins une obligation. Mes "amis" m'embrassent sur la joue (voir sur le front vu que je suis petite) et éventuellement me serrent dans leurs bras, mais ils ne touchent pas mon corps de la même manière que peuvent le faire mes amoureux. J'ai la chance d'avoir une sexualité complète et très satisfaisante avec mon mari et je tire un bienfait de cette "exclusivité" choisie, l'important étant que ce soit un choix de ma part et que chacun respecte ce choix. Je suis restée plusieurs années avec un amoureux qui l'avait compris et avait également une sexualité de couple. C'était un accord et son choix de me quitter fut lié au fait que sa partenaire primaire n'avait pas connaissance de la nature de notre lien que du fait que nous n'avions pas de rapports complets. Avec mon amoureux actuel, la question ne se pose pas dans le sens où il n'est pas demandeur (avec moi en tout cas), c'est donc un point qui n'entre pas en compte dans notre relation, même s'il adore une certaine partie de mon corps. J'avais mentionné ce point dès le départ et nous n'en n'avons pas reparlé mais ce fut respecté. J'ai d'ailleurs besoin de cette mise au point pour être en confiance et pouvoir "me lâcher". Comme Alygator427, je peux aimer sans "consommer" (je n'aime pas ce terme non plus mais il est en effet approprié) et je confirme que c'est également nécessaire à ma survie. Je n'ai donc pas une impression de gâchis puisque je m'épanouis même si c'est différemment. En fait, je le vis très bien. Je conçois par contre que pour d'autres, ma perception de cet aspect des choses soit déboussolant voir paraisse impossible.
Pour moi, la différence entre amis et amoureux est en effet un comportement différent mais pas une sexualité aboutie...

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Anarchamory

le dimanche 28 avril 2013 à 00h45

Je suis avec mon smartphone donc ca va pas être évident d'écrire mais je voulais juste apporter une précision (pour répondre aussi à coquelicot) : une relation amoureuse peut très bien ne pas être sexuelle parce que on n'a pas l'envie, la volonté ou la possibilité qu'elle le soit. Il n'y a que dans le dernier cas, je pense, qu'il y a une frustration du genre "lire le menu et ne rien commander". Cela dit, je pense que la frustration peut être pire s'il n'y a pas du tout de relation amoureuse.

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alps

le dimanche 28 avril 2013 à 01h38

On appelle cela l'amour platonique. Il ne me satisfait pas. Donc je le classe dans amitié.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Anarchamory

le dimanche 28 avril 2013 à 07h52

Je ne sais pas si l'expression est adéquate. Est-ce qu'on touche le corps de l'autre dans l'amour platonique ?

alps
On appelle cela l'amour platonique. Il ne me satisfait pas. Donc je le classe dans amitié.

Message modifié par son auteur il y a 6 heures.

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alps

le dimanche 28 avril 2013 à 08h06

wikipedia
l'amour platonique est une conception philosophique des relations amoureuses qui date de la Renaissance : elle fut en effet mise en évidence par le philosophe humaniste florentin Marsile Ficin au xvie siècle sous le nom latin d'« Amor platonicus » 1. Il s'agit d'un amour chaste, en dehors de toute sensualité, de type intellectuel, et sans que l'envie de relations sexuelles ne se distingue. Il symbolise souvent la perfection de l'appariement de l'homme et de la femme, et passe également pour « le plus poétique et le plus puissant des amours » qui s'oppose à l'amour « vulgaire », destiné à la reproduction de l'espèce humaine.

;)

une petite remise en contexte peut etre interessante

dictynna.revues.org/144

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 28 avril 2013 à 10h49

Donc au menu pour moi, un doigt de platonique (juste ce qu'il faut) et le reste en vulgaire. C'est une recette difficile à réaliser car le mélange est subtile, au final du 100% gcd68.

J'ai lu une fois que le véritable amour était celui qui ne nécessitait pas la présence de l'autre... je suis un peu d'accord avec cela puisque j'aime deux hommes dont je n'ai pas de nouvelles, seulement mes souvenirs et un autre que je ne vois pas souvent mais avec qui je suis en contact. Pour deux d'entre eux, amour sans sexe évidemment... mais les sentiments resteront toujours.

Quelque soit la manière d'aimer l'important c'est l'amour et ce qu'il nous apporte, à titre personnel, ainsi que dans la relation.

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(compte clôturé)

le dimanche 28 avril 2013 à 10h51

Pour MetaZet, je ressens aussi cela comme toi : la frustration est plus grande s'il n'y a pas du tout de relation.

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LuLutine

le lundi 29 avril 2013 à 00h20

MetaZet
Après, évidemment, c'est sûr que si on caresse des zones érogènes, ça peut difficilement être dans un but non-sexuel à moins de ne pas comprendre grand chose à la vie ;-)

Et si quelqu'un te disait que chez lui, TOUT est une zone érogène (disons, avec certaines personnes au moins) ?
Tu serais embêté hein.... ;)

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(compte clôturé)

le lundi 29 avril 2013 à 10h45

Je ressens aussi un peu ça comme LuLutine, chez une personne le seul son de sa voix m'électrise, chez une autre, c'est toutes ces galaxies qui sont dans ses yeux et il y a des zones sensibles chez moi qui ne sont pas qualifiées d'érogène, je suis juste comme ça. Les frissons restent un mystère et ce qui les provoque aussi... (et je ne cherche surtout pas à comprendre en terme scientifique)

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zina

le lundi 29 avril 2013 à 20h38

Je me pose un peu là. D'une part, je tiens à rappeler que pour de multiples raisons, le manque d'envie étant la première, il y a des gens que des relations amoureuses sans sexe comblent entièrement.

D'autre part, (forcément?) je voulais réagir au propos d'alps. J'aime bien l'idée de l'amour platonique, car il porte bien son nom : un _amour_ tout de même. Le sexe ne détermine pas si c'est ou pas de l'amour donc.

alps
On appelle cela l'amour platonique. Il ne me satisfait pas. Donc je le classe dans amitié.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Par contre, entre dire "l'amour platonique ne me satisfait pas", qui est une affirmation de préférence personnelle (chacun ses goûts :) ) et dire "je le classe dans amitié" (qui du coup classe dans l'amitié de manière générale toute relation platonique même entre deux personnes amoureuses) ça me pose un poil problème. Je sais pas si tu vois un peu la nuance alps?

Sinon personnellement, je suis toujours dans mon flou de circonstances. Le fait d'être devenue moins hétéro, jusqu'à me voir plutôt pansexuelle a un peu gommé les limites "claires", et ça a aussi affecté les relations sexuelles. Auparavant je pouvais toujours me référer aux relations que j'avais avec des femmes et me dire "la limite entre platonique et sexuel, dans une relation, c'est le truc le plus intime que j'aurai fait avec quelqu'un du même sexe. Sauf que ce n'est plus possible de prendre cette comparaison là, et du coup, le désir devient la seule mesure de la dimension sexuelle d'une relation. Cette mesure là me va bien, même si certains la contestent. J'ai des amis qui me disent que plein de trucs "ne comptent pas", mais parfois j'ai presque l'impression que c'est de l'hypocrisie.

La dimension sexuelle n'est pour moi plus une mesure de la relation, en tout cas pas une mesure première. C'est un élément parmi d'autres. Bien sûr, un élément qui a ses spécificités, du genre, lors d'un test d'IST ce sont les personnes avec qui j'ai eu des relations sexuelles qui seront mentionnées. De même, j'aime bien me savoir libre d'explorer cette dimension avec plusieurs personnes, et c'est un des points que j'inclue dans ma pratique du polyamour, clairement, mais je serais bien en mal de dire que les relations platoniques ne sont pas amoureuses, au vu de mes relations actuelles et passées.

Dans ma vie personnelle, je rencontre par contre souvent des gens qui mettent ce point là (le sexe) comme limite entre l'amour et l'amitié, et qui sont en relation exclusive. Du coup, c'est plus leurs limites à eux que je respecte, sans toujours bien les comprendre. C'est problématique, et des fois j'aimerais demander un mode d'emploi... J'imagine qu'il en faudrait un par personne avec mises à jour régulières, (mal)heureusement.

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alps

le mardi 30 avril 2013 à 19h36

zina
Par contre, entre dire "l'amour platonique ne me satisfait pas", qui est une affirmation de préférence personnelle (chacun ses goûts :) ) et dire "je le classe dans amitié" (qui du coup classe dans l'amitié de manière générale toute relation platonique même entre deux personnes amoureuses) ça me pose un poil problème. Je sais pas si tu vois un peu la nuance alps ?

Je vois surtout une erreur d'enonciation ;) Que l'amour platonique amoureux qui est un pleonasme au passage existe pour toi. Ne signifie pas qu'il existe pour moi.

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