Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Les relations amoureuses sans sexe

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 18 juillet 2010 à 11h34

titane


Pédagogie ? Aide au "débutants" ? Devrait-on écrire un manuel "le polyamour pour les nuls" ?

Il en faudrait... Et il y en a, dans un certain sens.
Moi je vais jusqu'à penser qu'il faudrait même des exercices pratiques de désapprentissage de la programmation sentimentale acquise...
Le problème c'est que proposer ça, en gratuit ça serait flippant et déresponsabilisant pour les organisateurs, et en payant ce serait contre-productif.

Gnurf.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

titane

le dimanche 18 juillet 2010 à 13h13

On pourrait s'inspirer des bouquins de Christophe André, psychiatre... un "cognifitif" je crois... il propose lui aussi un tas d'exercices quotidiens pour se déprogrammer et se reprogrammer... par expérience, et sans connaître Mr André, je dois dire que c'est ainsi que j'ai apprivoisé ma timidité en sortant de mon adolescence...

Lui aussi parle beaucoup de ces mots "auto-polluants" ou "programmateurs" justement...

Je pense que déjà, en listant des messages-clés du poly ou multi amour on pourrait déjà faire un tri des valeurs fondamentales (éthique ou esthétique...), remonter aux blocages types ou de base et proposer, comme tu le suggères, des exercices de déprogrammation reprogrammation...

Idée séduisante... non ?

Je ne comprends pas trop ta double remarque : Le problème c'est que proposer ça, en gratuit ça serait flippant et déresponsabilisant pour les organisateurs, et en payant ce serait contre-productif.

pourquoi le gratuit serait filppant et pourquoi le payant serait contre-productif ? Pourrais-tu expliquer davantage?

Et un document téléchargeable après un "don" au site?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 18 juillet 2010 à 14h58

(Désolé Lulutine, on est HS, mais je sais pas si le sujet aurait un développement propre... )

Je pensais à une session de "déprogrammation amoureuse" .
Les exercices tourneraient autour des actes identifiés comme amoureux, mais si on va contre la notion du couple, ça se ferait avec des inconnus...
Jeux de séduction, cuddle parties, expression tactile, temps de paroles...

Déjà, le faire dans un cadre organisé, c'est artificiel, l'enjeu sentimental se réduit.
Alors se proposer en animateur d'un truc comme ça... Tu offres ça gratuitement, tu es un peu dans la position d'un prédateur-gourou. Chers amis, venez faire des câlins et découvrons ensemble un sens à la vie... On me la ferait, j'accepterais pas.
En payant, il y a à peine moins cette possibilité. Et s'ajoute tout le côté "développement personnel" de stages où tu raques pour faire quelques jours quelque chose que tu feras pas le reste de l'année. cA renforce l'artificiel du cadre... Puis ça rendrait les exercices accessibles qu'à ceux qui peuvent se les payer.

#
Profil

Boucledoux

le dimanche 18 juillet 2010 à 21h00

Sans même parler du HS final auquel par ailleurs je n'ai pas compris grand chose, il me semble qu'on mélange un peu tout, son contraire et le contraire du contraire dans cette histoire....

**sur l'amour sans sexe** je crois que Françoise puis Siesta soulèvent un aspect important sur la manière de définir la sexualité autrement que par le coït traditionnel. Important parce que effectivement la vision traditionnelle de la sexualité, extrêmement hétéro-andro et phallo-centrée évacue toute une dimension du plaisir, sensualité, touché, et aussi bien sur plaisir féminin, clitoris, etc... Cela dit, cela me semble bien justement entrer en plein dans le domaine du sexe et du désir physique échangé entre amants... donc pas du tout dans le sujet "amour sans sexe" et ça me semble encore moins être opératoire pour répondre à la question de l'asexualité.

Oui, il y a des personnes qui se sentent "asexuel" comme d'autres se sentent et se vivent polyamoureux et/ou libertin, gay, etc, c'est à dire qui ne ressentent pas d'attirance ou de désir physique et sexuel. Et qui pensent que ça ne les empêchent pas d'aimer d'autres personnes. Encore une fois ça ne correspond pas à ce que je vis moi mais ça me semblerai tout à fait déplacé et même pour sortir les grands mots tout à fait oppressif de leur dire "mais non, tu n'es pas vraiment amoureux, parce que le vrai amour c'est ce que je vis moi et c'est inséparable du sexe" (même si, oui, chez moi, mon vrai amour il est inséparable du sexe et même si possible de beaucoup de sexe. Encore que je réviserai peut être mon jugement le jour ou je serai amoureux d'une personne asexuelle) Exactement d'ailleurs comme je trouve déplacé et oppressif quand on (y compris des ami-e-s proches) me dit "mais non tu n'est pas vraiment amoureux, parce que si c'était le vrai amour tu n'irais pas voir ailleurs, je sais ce que c'est moi".

**sur les étiquettes** ben oui, c'est variable les étiquettes, selon les moments, on peut choisir d'en porter de ne pas en porter, d'en changer même sans avoir forcément changé de comportement mais par choix conscient ou parce qu'on réalise quelque chose sur soi même à un moment donné. Surtout ça n'a à mon avis de valeurs que par rapport à un contexte et à une société donnée à un moment donné. Moi je suis pour militer en faveur d'une société libérée des normes de genre, de sexe, etc, c'est à dire dans une société qui ne connaisse d'autre norme que le libre épanouissement de chacun-e sur son propre modèle et ou les étiquettes perdront du coup tout sens et toute signification.

Cela dit, en attendant, dans une société (réelle et concrète celle là) qui martèle au rouleau compresseur la norme obligatoire, hétérosexuelle et monogame, l'étiquette, elle peut enfermer, il faut s'en méfier, mais elle a l'énorme avantage de permettre de dire un minimum collectivement "ého ! on est là, on existe et on a bien l'intention de rester comme on est".

Question subsidiaire : des asexuels polyamoureux, ça existe ?

#
Profil

LuLutine

le dimanche 18 juillet 2010 à 21h26

Boucledoux
Question subsidiaire : des asexuels polyamoureux, ça existe ?

Oui ;)

Et pour le reste, je suis assez d'accord avec pas mal de choses que tu dis. Oui, les étiquettes sont utiles voire parfois indispensables dans notre société, dans le contexte actuel...c'est principalement pour cela que je les utilise.

#
Profil

titane

le dimanche 18 juillet 2010 à 21h27

bref... on dit tous la même chose avec plus ou moins de mots, plus ou moins compliqués... une vraie "révolution"... un vraie fausse discussion...

Donc une relation amoureuse sans sexe? pourquoi pas?...
une relation amoureuse avec sexe? pourquoi pas?...
Du sexe sans amour? pourquoi pas?...

Bref de la "déprogrammation amoureuse" vers une "libre épanouissement de chacun et chacune"... plus de liberté pour plus de spontanéité ?... je m'amuse à imaginer déjà des crispations...

Pour en revenir au HS: je n'imaginais pas sauter directement à des exercices d'actes (poly-) amoureux, mais d'abord par une série d'exercices de véritables déprogrammation autour des "blocages": possessivité, jalousie, peur d'être abandonner, peur d'être "noyé" ou "confondu" dans une masse d'amants au lieu d'être "unique", peur de ne plus "satisfaire sexuellement" l'autre ou d'être "moins bon" que les autres... bref une série de "renoncements", de "deuils" de certaines croyances égotiques qui ont perverti et détourné le mono amour de son "éthique" ou "esthétique" qui en referait un choix et non une norme.

Bref, donner un nouveau "sens" à certains mots comme "fidélité", "tromper", "cacher", "vérité", "confiance", et bien d'autres...

casser des "habitudes" et des croyances...

#
Profil

peche

le lundi 19 juillet 2010 à 09h05

titane
Bien souvent, une fois mon plaisir sexuel assouvi, mes endorphines tuent mon désir et donc mon envie de faire plaisir...

Je profites de cette petite phrase pour poser une question de sexualité ; certains on l'air de pas mal s'y connaître dans le domaine... j'ai encore beaucoup de choses à apprendre...
Je viens de lire le livre de Mantak Shia et autres : Le couple multiorgasmique et les auteurs disent que les hommes peuvent avoir plusieurs orgasmes au cours d'un rapport, indépendamment de l'éjaculation... j'ai été très surprise par cette information... et j'aimerais savoir si des hommes en dehors des auteurs ;) !! ont déjà fait cette expérience... (dans le livre ça a l'air très compliqué d'y arriver et de demander beaucoup de pratique et de motivation...)
Excusez la naïveté de ma question... mais j'aimerais bien en savoir plus sur le sujet.

#
Profil

titane

le lundi 19 juillet 2010 à 09h24

j'ai déclenché cette question... et aussi par hasard j'ai découvert, en effet ce phénomène.

Cherchant à me retenir le plus longtemps possible, j'ai en effet découvert l'orgasme sans éjaculation. Il s'agit, pour moi, de s'approcher de la frontière du plaisir et de demander à ma partenaire de ne plus bouger tout en me concentrant à maintenir ce plaisir à l'intérieur de moi.

Là, j'ai découvert un orgasme plus "profond", plus "global". Comment expliquer?

Il ne s'agit pas pour moi d'un plaisir "explosif" à une extrémité de mon corps mais d'un plaisir plus "interne" qui se répand davantage dans mon corps... moins d'intensité fulgurante mais plus de "profondeur" et plus long (enfin j'en ai l'impression!)... avec parfois des vagues épidermiques...

L'avantage de ce plaisir est justement qu'il ne semble pas anéantir le désir ! double avantage donc ! Le désir reste et l'envie de faire plaisir aussi.

La première fois j'ai été assez surpris de ce qui m'arrivait et surtout du désir qui continuait de m'animer. Certaines de mes partenaires de s'en rendaient pas forcément compte avant que je leur explique: probablement car pour avoir cet orgasme je ne dois pas bouger. Une fois tenues au courant elles ont appris à le détecter et à s'en réjouir aussi.

Un risque toutefois! je ne parle que pour moi of course... parfois "trop de concentration" m'empêche d'y arriver, comme si j'intellectualisais trop la chose... ironique non? Ces orgasmes sont donc possibles lorsque je suis dans un certains état d'esprit de "confiance" et de désir. Autre limitation: après deux orgasmes internes, il devient de plus en plus difficile de provoquer le dernier même externe... le mécanisme s'essouffle!

Il y a donc une part de "jeu": je ne sais jamais comment cela va se passer. Ce qui est mieux! moins automatique!

Puisque j'en suis aux confidences intimes: je préfère bien souvent en effet me priver d'un orgasme externe final (avec éjaculation) et maintenir mon désir pour continuer de donner du plaisir que l'inverse. Me priver de ce plaisir final n'est pas une frustration et bien sûr encore moins lorsque j'ai pu avoir un ou deux orgasmes internes (sans éjaculation).

Voilà

tu sais tout...

La question devient: une relation amoureuse sans éjaculation...

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

peche

le lundi 19 juillet 2010 à 12h49

Un très grand merci Titane pour ce témoignage qui me permet d'en apprendre plus et qui me laisse l'espoir de découvrir ça aussi dans mes relations... Car quand on lit le livre en question, il semble falloir beaucoup de pratiques compliquées et techniques... ça casse un peu la spontanéité... alors que ton témoignage me laisse penser qu'on peut découvrir ça naturellement...

#
Profil

titane

le lundi 19 juillet 2010 à 13h18

De mon côté pas de technique ou d'exercices particuliers! Une découverte par hasard... Après des années de "pratique" libre et spontanée...

Ça ne marche pas à tous les coups... Ma motivation première est de garder ce désir, non mon plaisir...

#
Profil

aime_mi_trente

le lundi 19 juillet 2010 à 20h23

L'orgasme masculin sans éjaculation : ce sujet est traité par Edouard Servan-Schreiber (eh oui, encore un) ici :
www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Desir/Articl...

Je l'ai lu et rencontré, il est assez convaincant. J'aurais été prêt à suivre un tel stage mais ça n'existe pas en Europe. Et puis à vrai dire, je n'en ressens pas tellement le besoin. Il y a un côté mouton à 5 pattes dans cette histoire... Et je n'ai pas vraiment non plus, contrairement à lui avant, de problèmes de "durabilité" (à tous les sens du terme) ;-)

Cela dit, comme toi, j'aime "me retenir", et cela ne diminue pas le plaisir. D'ailleurs, après deux orgasmes "classiques" il m'arrive aussi d'avoir des "orgasmes secs" (désolé d'être aussi "technicien"), mais qui ne sont pas fondamentalement différents, il y juste une sensation supplémentaire un peu "extrême". Mais ce n'est pas ce que tu décris, qui est d'abord basé sur une forme de contrôle du périnée, à la fois musculaire et respiratoire.

Par contre, une relation amoureuse sans sexe, au moins pendant une certaine période, j'y crois bien volontiers. Je pense par exemple au cas des amants séparés par la force des choses. J'ai même inventé pour cela le terme de "chasteté torride".

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

titane

le lundi 19 juillet 2010 à 20h30

Pas forcément besoin de problème de durabilité pour déguster un orgasme sans éjaculation.

J'ai découvert le terme dans un reportage sur arte.

#
Profil

aime_mi_trente

le lundi 19 juillet 2010 à 20h34

@titane : j'ai un peu détaillé ce que j'avais dit d'abord dans le corps du post précédent. J'ai bien compris que je n'avais pas le droit de faire deux posts de suite et je ne savais pas encore que tu alllais poster :-) :-)

Je suis d'accord avec ta remarque sur la dégustation, je voulais juste dire que toi tu avais trouvé une sensation sans vraiment la chercher, mais que je ne me voyais pas pour ma part suivre un stage exprès pour cela : ESS avait d'autres raisons de le faire (c'est sa petite amie qui lui avait demandé... Et ils se sont séparés quand même après).

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

titane

le lundi 19 juillet 2010 à 20h45

Oui j'avais bien compris et je suis d'accord avec toi.

#
Profil

aime_mi_trente

le lundi 19 juillet 2010 à 20h49

Au passage, ta description renforce une vision "mécaniste" du sexe qu'on évoque sur un autre topic en parlant de sa dimension "sportive". Mais toi comme moi, je pense, ne réduisons pas le sexe à cela pour autant. Sinon, je ne parlerais pas plus haut de "chasteté torride" ;-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

#
Profil

peche

le mardi 20 juillet 2010 à 19h25

Merci aime_mi_trente de ces infos, intéressant cette article...

#

ladymarlène (invité)

le samedi 30 octobre 2010 à 14h08

Je pense que les relations amoureuses dites "platoniques" laissent toute la place au sentiment. Mais c'est un sentiment encore plus intense. Je vis ça actuellement à un certain degré. Ce n'est pas une amitié, ce n'est pas une histoire d'amour, c'est....autre chose. Et il n'y a pas de sexe, il n'y en aura peut-être jamais. Et ça laisse place à ce mot divin, tellement oublié le mot "marivaudage."
Amoureux ? L'es t'on ? Franchement, je n'en sais rien. Est ce que ça vous nous mener quelque part ? Je n'en sais rien non plus et franchement, ça n'a pas vraiment d'importance. On verra bien....mais je suis sous son charme et c'est délicieux.

#
Profil

Gin

le samedi 30 octobre 2010 à 14h25

ladymarlène
....mais je suis sous son charme et c'est délicieux.

miam !

:)

#

(compte clôturé)

le samedi 30 octobre 2010 à 14h54

j'ai vécu la même chose pendant trois ans, c'est vrai c'est délicieux.

L'autre est un mystère, mais en même temps il devient notre grand ami, notre confident, notre alter égo, et petit à petit les sentiments changent.... cela devient
un amour que l'on croit impossible, tellement la crainte de le perdre en tant qu'ami, on ne préfère pas se lancer dans une relation autre qu'amicale.

J'ai passé ce cap, parce que tous les deux, nous l'avons voulu, lui aussi avait peur, mais cette crainte a été vite enrayée, et les sentiments ont explosés.

Cela fais maintenant trois ans, et nous sommes beaucoup plus que des amoureux
car nous avons gardé la magie d'être encore des confidents, des alters égos, et des grands amis. J'irais même jusqu'a dire "que c'est encore plus fort chaque jour". Depuis 6 ans que l'on se connais.

Alors n'hésitais pas à passer le cap d'aller plus loin, si l'un et l'autre l'envie vous prends !!! ;)

#

(compte clôturé)

le samedi 30 octobre 2010 à 18h48

titane
j'ai déclenché cette question... et aussi par hasard j'ai découvert, en effet ce phénomène. Cherchant à me retenir le plus longtemps possible, j'ai en effet découvert l'orgasme sans éjaculation. Il s'agit, pour moi, de s'approcher de la frontière du plaisir et de demander à ma partenaire de ne plus bouger tout en me concentrant à maintenir ce plaisir à l'intérieur de moi. Là, j'ai découvert un orgasme plus "profond", plus "global".

! Puisque j'en suis aux confidences intimes : je préfère bien souvent en effet me priver d'un orgasme externe final (avec éjaculation) et maintenir mon désir pour continuer de donner du plaisir que l'inverse. Me priver de ce plaisir final n'est pas une frustration et bien sûr encore moins lorsque j'ai pu avoir un ou deux orgasmes internes (sans éjaculation). Voilà tu sais tout... La question devient : une relation amoureuse sans éjaculation... Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

Merci a toi titane pour avoir décrit ton expérience, d'un orgasme sans éjaculation...
Je te dit merci car, figure toi que mon ami m'a dit qu'il n'avais pas éjaculé et cela m'avait fortement perturbé car je pensais qu'il n'avait plus de désir avec moi.... Donc ton témoignage me rassure, car je pense que c'est ce qu'il a ressenti, sans éjaculation.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion