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Les relations amoureuses sans sexe

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bouquetfleuri

le mercredi 01 mai 2013 à 14h33

La contribution de demeter du 26 avril dit bien les choses.

Je ne circonscris pas ma sexualité à mon zizi ni à la foufoune de mon amoureuse. Quand je fais à manger, j'explore tout autant notre sexualité. Quand je me promène avec elle aussi, nos sexualités s'articulent et continuent de fournir la matière de notre rencontre. De temps en temps, notre quête des plaisirs à vivre ensemble nous conduit dans un lit, ou dans un champ, sur une table, que sais-je pour goûter des sensations éternellement délicieuses.
Avec une telle ce seront des caresses et plus encore. Mais on peut très bien imaginer que dans un champ il ne s'agisse que d'admirer les fleurs et sur une table de déguster un risotto ! À quoi pensiez-vous donc ?

Cela dit, nous adorons faire l'amour dans les champs, sur les tables et dans un lit.
Mais ce n'est pas obligatoire, et heureusement.

J'ai dans l'idée que la sexualité de deux amoureux est un équilibre entre leurs histoires personnelles, leurs envies, leurs contraintes et les possibilités qu'ils s'offrent, dans toutes les configurations possibles. Rien de plus et rien de moins.

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Lili-Lutine

le mercredi 01 mai 2013 à 14h43

:-/

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Cendre

le jeudi 02 mai 2013 à 01h15

C'est le genre de posts que j'aime beaucoup voir remonter. (surtout que 4 pages, c'est encore lisible d'un seul coup)
Parce que, en effet, cette histoire me préoccupe pas mal.

Depuis que je me sais poly, j'ai un nouveau prisme pour réexaminer toutes mes relations, et j'aime beaucoup (mais alors beaucoup) l'éclairage que cela me donne :
J'ai les relations de camaraderie, des collègues, des amis d'amis, un entourage flou. Ce sont les seuls qui n'ont pas changé de statuts dans ma tête depuis que j'ai amorcé ma petite révolution intérieure : ils restent des connaissances.
Il y a mes amours, les grands, ceux pour lesquels il n'y a aucun doute possible sur leur nature, parce qu'il y a complicité, intimité, confiance et sexe (même si pour deux, c'est du passé), et je les aime d'autant plus que je m'autorise à les aimer ensemble.
Et au milieu, ça rentre pas dans les cases. Il y a des amis, des amies, plus ou moins intimes, qui mêlent plus ou moins de désir (certains beaucoup, d'autre pas du tout). Remarque : ça rentrait pas dans les cases avant non plus. Juste, maintenant, je m'autorise à me dire que ces gens là sont important pour moi, et que je peux leur donner une place variable, en fonction du temps et des circonstances, et que les étiquettes ne sont pas obligatoire... Mais quand même, c'est pas tout à fait réglé, cette affaire.

Juste une dernière remarque :
L'acte sexuel est tellement important dans notre symbolique que l'on est capable (depuis le début de cette discussion) de séparer les relations avec des relations sans. Alors que quand on s'y penche de plus près, cette partition mathématique n'est pas si évidente que cela !
Il peut évidemment avoir une tension érotique entre deux personnes qui pourtant ne toucheront jamais les zones érogènes l'une de l'autre. C'est une relation sexuelle ou pas ? A l'inverse, il peut y avoir des amitiés qui batifolent de temps à autre sur la dimension sexuelle, mais n'en font pas le cœur de leur relation. C'est une relation sexuelle ou pas ?
Comment se fait-il que l'on donne tant d'importance à l'acte sexuel pour que sa concrétisation, même une unique fois, suffise à transférer la relation d'une catégorie à une autre ?
Comment se fait-il que je puisse mette la sensualité du coté de la relation sexuelle alors que MetaZet la classe du coté de la tendresse ?
(J'ai deux exemple récents en tête, de première soirée : contacts très rares, on était très clairement dans le sensuel, absolument pas dans l'érotique, et pourtant, dans un cas comme dans l'autre, qualifier ces relations naissantes de simple amitié n'aurait été que de l'hypocrisie)

Je finirais donc par dire que pour moi, tel que je l'ai vécu, il n'y a pas de relation amoureuse sans dimension sexuelle, c'est à dire à minima du désir et du partage d'un certain érotisme, et que justement, l'amour platonique se caractérise lorsque cette dimension sexuelle est présente mais n'est pas consommée.
Après, je ne connais pas les asexuels.
Boucledoux nous a bien montré combien les phrases à l'emporte pièce pouvaient paraître sans fondement, pour peu que l'on remplace asexualité par non-exclusivité.

A la fois, on aimerait s'affranchir des étiquettes, mais en même temps, elles sont tellement pratique pour parler, et même pour révéler ce qui n'étaient que fonctionnements tacites...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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unliz (invité)

le mardi 21 mai 2013 à 01h54

Hello tout le monde,

Je lis ce post, et j'ai envie de partager mon expérience.
Je suis avec cette fille depuis 2 ans, beaucoup plus agée que moi (8 ans). L'age n'est pas un problème car je parais plus vieux et elle plus jeune.
Bref je vous épargne tous les détails, je vais à l'essentiel.

Elle a, depuis quasiment le début, des problèmes aux parties intimes. C'est venu progressivement, je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, ni elle (enfin la gravité). En gros, on ne sait pas ce que c'est, et ca nous empêche toute relation. Au début elle essayait de se forcer, mais ça n'a fait plus que de mal que de bien. Au final, progressivement plus aucun rapport. Cela fait plus de 6 mois.
De ce fait, plus de rapport un temps soit peu érotique, de moins en moins de gestes. Puis le sexe et les pulsions deviennent pour moi une tristesse sans fin, un désir tabou, je suis frustré. Je ne sais pas quand et même SI ça ira mieux un jour, j'ai du mal à avoir de l'espoir. Alors je fais avec, j'attendrai le temps qu'il faut, j'essaie de faire en sorte que ça ne m'affecte pas.

Mais je sais que le fait de voir disparaître ce côté érotique m'a beaucoup affecté dans mon rapport à elle, dans les affections et les gestes. C'est devenu une source de tristesse qui fait beaucoup d'ombre à notre amour, et cela malgrès ma détermination à faire avec.
J'ai pour l'instant fait mon deuil et j'accepte d'attendre. Mais inconsciemment, ça a beaucoup de conséquences sur les autres aspects, que je n'arrive pas à canaliser.

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Trillian

le mardi 21 mai 2013 à 10h08

Unliz, as tu une autre cherie avec qui tu peux combler ce manque? Comme beaucoup le diront ici, le sexe ce n'est pas indispensable dans une relation mais presque impossible de s'en passer à 100% ! Et ce n'est pas parceque tu ne peux pas avoir de rapports avec cette femme que tu ne peux pas en avoir du tout..... Avez vous deja abordé cette possibilité?

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(compte clôturé)

le mardi 21 mai 2013 à 10h46

Unliz, quel genre de "problèmes aux parties intimes"? Si c'est médical, c'est peut-être guérissable, il faudrait consulter. Si c'est psy, inutile de forcer ce refus de la génitalité (quoique ça puisse se guérir aussi, avec un bon psy), mais vous pourriez peut-être tous deux entretenir un côté érotique avec des caresses: les seins, le ventre, le dos... peuvent donner du plaisir, et elle, de son côté pourrait vous en donner, y compris à votre sexe si elle n'a pas de réticence de ce côté.
Sinon, Trillian a raison: vous pouvez vivre cet amour platonique, et connaître des amours plus sexuées ailleurs, si vous abordez sereinement cette possibilité.

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ScottBuckley

le mardi 21 mai 2013 à 16h11

Bonjour,

@ à Unliz : un jour en 2012, j'ai découvert dans le magazine Causette un portrait touchant de (jeune ?) femme qui souffrait de vaginisme.
Je ne sais pas si c'est de cela dont souffre votre partenaire, mais en tout cas, quand on s'y intéresse de près, et que l'on confronte ses douleurs avec celle d'autres femmes, hommes et couples, on peut parfois trouver des pistes de solutions, peu connues du grand public.

Et autrement, Unliz, je vous recommande de passer du statut "invité" à celui de "membre" (c'est gratuit), si vous souhaitez être plus facilement en contact avec nous, et que l'on puisse échanger avec vous, le cas échéant (car un "invité" ne peut a priori pas nous écrire de messages personnels ni en recevoir). Qu'en pensez-vous ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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ScottBuckley

le mardi 21 mai 2013 à 17h41

LuLutine
Je crée ce sujet pour parler des relations dans lesquelles les deux personnes sont amoureuses l'une de l'autre, se parlent et/ou se fréquentent (cela dépendant de la distance qui les sépare), mais n'ont pas de relations sexuelles (quelle que soit la raison de ce choix).

Comment voyez-vous ce genre de relations ? En avez-vous déjà vécu ? Si oui, comment les viv(i)ez-vous ?

Pour ma part je pense que le sexe n'est pas central dans une relation et que l'absence de sexe peut être l'occasion de profiter ensemble d'autres activités, activités qui ont parfois tendance à passer au second plan dans les relations débutantes passionnées : discuter, voir un film, écouter un concert, sortir se promener ou faire une activité sportive...par exemple.

Qu'en pensez-vous ? Trouvez-vous qu'une relation amoureuse doit forcément passer par le sexe ?

Bonjour,

Tout d'abord merci LuLutine pour ce fil de discussion, que je trouve bien intéressant (même s'il est parfois difficile d'y réagir 3 ans après & 5 pages plus tard).

À mon humble avis, l'amour ne doit surtout pas exiger que la relation sexuelle soit "obligatoirement" présente avec chaque partenaire, quelque soit la fréquence de ces relations sexuelles (plusieurs fois par jour, par mois, une fois par an, ou moins...).

On peut tout à fait être amoureux/amoureuse d'une personne qui, pour différentes raisons (distance géographique, choix d'être asexuelle, enceinte d’un bébé, indisposition temporaire, troubles, vaginisme, MST, et autres raisons...), refuse toute relation sexuelle pendant une période plus ou moins longue, et être ainsi davantage libre de s’apprivoiser mutuellement (au sens du Petit Prince de Saint Exupéry), sans cette "obligation", qui me rappelle l'absurdité et la violence permanente de l'expression "devoir conjugal" entre personnes mariées.

Cela n'empêche pas d'être dans une belle relation amoureuse, intense, sensuelle, très tendre, nue, chaude, voire érotique (avec ou sans strip tease coquin, cul’inaire, à croquer, mais sans forcément se dévêtir complètement, et sans relation sexuelle), et surtout cela n'enlève rien aux multiples complicités créatives infinies et aux mille et unes confidences que l'on peut partager avec son amoureuse/amoureux... que l'on ne pourrait sans doute pas partager avec tous ses ami-es (platoniques).

Cela ne peut que nous encourager à redoubler d’imaginaires débridés pour se satisfaire autrement et s’exciter mutuellement, dans les espaces privés et-ou publics !
( ah, la drôle et piquante peur de se faire découvrir en action ! :-D )

Il doit d’ailleurs sûrement y avoir déjà un livre spécifique sur ce sujet, dans l’esprit et la tête musardine d’un “Osez des relations pimentées sans pénétration” (par exemple d’inspiration “safe sex” et prévention des MST).

Sans cette absurde et pseudo "norme" (qui lie culturellement et/ou religieusement l'acte sexuel et l'amour ou le mariage, au sein d'un couple), je suis sûr qu'il y aurait beaucoup plus de belles relations sensuelles et amoureuses, fortes, très intenses et complices, sublimes, entre ami-es, justement sans cette pression de la relation sexuelle "obligatoire".

Et si un jour une relation sexuelle peut revenir et être désirée en même temps par les deux partenaires, elle n’en serait que plus belle, parce que vraiment désirée mutuellement, avec une belle et ardente patience créative.

C'est d'ailleurs justement ce que les relations affectives et amours plurielles permettent (+) : avoir plusieurs relations affectives, plusieurs amours, sans que la relation sexuelle soit obligatoire dans chacune d'elle (amours non sexuelles, amitiés sexuelles...).
Je ne suis pas sûr que tous les couples 'monos' s'autoriseraient autant de libertés, de lâcher prise. J'ai déjà entendu ou lu des témoignages du style : "je fais l'amour avec mon mari, même quand je n'en ai pas envie, par crainte qu'il aille se satisfaire ailleurs, et finisse par me quitter" (sic).
Quelles violences s’infligent les couples à cause de peurs non résolues !

// De la même façon, je ne vois plus pourquoi l'amitié interdirait une relation sexuelle entre deux êtres qui s'estiment et se respectent, et qui en ont expressément envie, ne serait-ce qu'un soir.

Avoir des relations sensuelles ou sexuelles avec l'une de mes amies (non amoureuse) me plaît beaucoup, on s'éclate d'autant plus à dormir ensemble (avec ou sans relation sexuelle) que l'on ne se sent pas obligé de quoi que ce soit envers l'autre (exceptés notre éthique et respect réciproques envers l'autre, essentiels), on n'a pas de "devoirs" à faire à la maison, juste des plaisirs à partager !
On est complice mais on n'est pas "en couple", d'ailleurs cela ne nous viendrait pas à l'idée de se "tenir la main" en marchant ou de "s'embrasser sur les lèvres" du visage, ou de dire “oui” à une question du style “ vous êtes ensemble ? ”.

Bref, les relations affectives et l’amour sont bel et bien à réinventer et à se réapproprier, en y mettant tous les ingrédients et toutes les subtilités que l’on a envie d’y mettre, particulières à chaque relation unique, sans pressions extérieures... et avec beaucoup de plaisirs intérieurs !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 21 mai 2013 à 18h34

On peut aimer sans sexe : POUR MOI la réponse est oui. Ce thème a d'ailleurs été un peu abordé dimanche à la rencontre dijonnaise (succinctement malheureusement).
J'ai d'ailleurs pu en reparler sincèrement avec un invité. La différence entre amour et amitié est-elle le sexe ? C'était son questionnement et nous avons trouvé un début de réponse dans l'ouvrage "Les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" de Y.A. Thalmann. L'on y comprends que la frontière n'est pas si catégorique. Je pense d'ailleurs que dans certains cas c'est plus agréable à vivre. Au fond, qu'importe de faire rentrer une relation dans une case, l'important c'est la relation elle-même, les émotions, les ressentis, les rapprochements et je rejoins GreenPixie sur le fait que l'on puisse intégrer (si j'ai bien compris ces propos) de la sensualité et de l'érotisme dans une relation sans que celle-ci soit "sexuelle". D'ailleurs, si l'on veut mettre des cases, il faudrait commencer par définir ce qui relève du sensuel, de l'érotisme et du sexe. Là encore, les frontières sont sans doute propre à chacun.
Une expérience récente, un peu déroutante pour moi, m'a amener à donner un sens au mot pansexuel et je pense aujourd'hui en avoir une idée assez précise. D'autre part, peut on dire qu'une personne adulte soit asexuée (sauf maladies qui entrainerait à la fois une contrainte physique et une suppression des actions hormonales). D'ailleurs, ressentir un désir, est-ce déjà du sexe ? Quand parle t on de sexe ou pas ? Ressentir une attirance, opérer un rapprochement des corps, prendre plaisir à toucher l'autre, échanger des regards, un simple "piou" etc...est-ce du sexe ou seulement du flirt ? Si oui, ne peut-on pas prendre autant de plaisir à flirter qu'à un acte de pénétration ou de masturbation ? C'est différent évidemment, l'échange n'est pas le même mais l'intensité peut être encore plus vive surtout si l'on sait que l'on n'offrira pas plus (quelle qu'en soit la raison).
J'en arrive à ne plus vouloir consciemment mettre mes émotions, mes désirs, mes demandes, mes attentes et mes besoins dans des cases. J'aspire aujourd'hui à vivre chaque relation sans la qualifiée obligatoirement (sauf évidemment ma relation officielle, ce serait trop compliquée puisqu'elle est ancrée depuis tellement longtemps comme maritale et bien vécue comme telle). J'aime bien X, j'ai envie de le serrer dans mes bras car c'est ce qui me rend heureuse dans l'instant présent, alors s'il le désire aussi... L'on me regarde avec passion, je savoure l'instant présent et je m'offre ce cadeau. Rien de mal à cela et ça me fait du bien et si ça rend heureux d'autres personnes de me voir éclose et resplendissante alors j'emmerde ceux que ça dérange (oups ! là je m'emporte, quoi que... )
Je sais que mon choix de m'imposer des limites de cet ordre et donc d'en imposer à d'autres peut sembler bizarre, idiot, et je ne sais quoi encore... mais j'assure que l'on peut vivre de belles choses sans sexe. Pour moi, le sexe peut être une composante d'une relation affective intense et importante mais pas un fondamental et encore moins une obligation.
COMME TOUJOURS CES PROPOS N'ENGAGENT QUE MOI ET SONT LE REFLET DE MA PENSEE D'AUJOURD'HUI et ce message s'autodétruira dans 30 secondes (humour évidemment)
Euh ! je rassure, j'adore le SEXE

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coquelicot

le mardi 21 mai 2013 à 21h35

une relation sans sexe c est comme une bonne entrecote sans sel!!!!!

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(compte clôturé)

le mardi 21 mai 2013 à 22h36

Ben oui, tout dépend ce que l'on désire : le gout du sel ou celui de la viande. Perso, c'est parfois nature, parfois très épicé. Les deux sont excellents !!! :-D

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Geraldin-e

le mardi 21 mai 2013 à 22h53

Je rejoins GreenPixie et Gcd68 ci-dessus.
Des cases ne me convenaient pas bien (amour/amitié, femme/homme), et pourtant maintenant je me rends compte (grâce, notamment, à mon amoureuse) qu'il faut que je fasse attention à cette tendance d'utiliser les cases, si rassurantes et permettant d'évacuer des questions dérangeantes.

Oui on se porterait bien mieux si on s'affranchissait des modèles (de sexualité, ou autre), souvent très stéréotypés et en plus très genrés, vus partout dans les médias courants.
Il y a une infinité de manière de pratiquer la sexualité, avec ou sans les organes génitaux, avec ou sans notre corps.

Il semble bien que l'amour et le désir sexuel soit parmi les choses les plus puissantes, et les plus positives qui animent les vivants. Donc, au lieu de les restreindre, réprimer, embrigader dans des cases, ce serait mieux pour tout le monde de laisser ces sentiments (?) là s'exprimer plus largement et de toute les manières.
Ce serait mieux que la haine, la peur et la violence.
Au sens large, amour et désirs sexuels participent aux soubassements de la fraternité, empathie, amitié, solidarité, des couples et communautés...Donc c'est primordial.
Pardon pour la minute Peace & Love ! ;-)

En ce moment, je me disais aussi qu'on est peut-être trop obnubilé par le sexe, du fait que c'est quelque chose de puissant certes, mais aussi parce que notre éducation (frustrations, stéréotypes) et les médias en rajoutent des couches. D'autant que l'érotisation de tout sert pas mal la pub et la consommation à outrance. Et on peut avoir tendance à négliger tout le reste.
Par exemple, ces temps ci je suis frustré de vrais amitiés diverses, de collaborations fécondes. Sans doute que c'est aussi important que la sexualité.
Alors qu'on (ce système) nous a appris que ce qui compte c'est le couple mono exclusif, la famille, le travail alimentaire, et que les autres types de relations c'est accessoire.
Ca rejoint ce que vous dites sur le fait que le sexe n'est pas forcément si indispensable, je crois ça d'autant plus si on pratique d'autres formes de relations pouvant être intenses, et créatrices.
Par exemple, une collaboration artistique très créative sera peut-être plus forte, avec plus d'effets, que des relations sexuelles.
Bon, il faut de tout, communion d'esprit, communion de corps, et pas forcément avec les mêmes personnes.

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Anarchamory

le mardi 21 mai 2013 à 22h57

coquelicot
une relation sans sexe c est comme une bonne entrecote sans sel!!!! !

Pas forcément. L'inconvénient d'une relation sexuelle, c'est que ça se termine : post coïtum animal triste :/ Alors que l'expression tendre mais non-sexuelle de l'amour peut durer toute la nuit et même davantage...

Maintenant, on peut aussi essayer de jouer avec le désir et le plaisir et retarder le plus possible l'orgasme. Mais du coup, ce n'est plus tout à fait une relation sexuelle complète dans son processus biologique, c'est plutôt de l'érotisme.

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coquelicot

le mardi 21 mai 2013 à 23h01

MetaZet
Pas forcément. L'inconvénient d'une relation sexuelle, c'est que ça se termine : post coïtum animal triste :/ Alors que l'expression tendre mais non-sexuelle de l'amour peut durer toute la nuit et même davantage...

Pas tout a fait d accord sur l animal triste: on peut etre sur un nuage pendant longtemps ...et la soit on recommence soit on ronfle illico!!
Pas de stress du clap de fin!

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(compte clôturé)

le dimanche 09 novembre 2014 à 19h48

<message supprimé>

Message modifié par son auteur il y a 7 jours.

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titiaparis

le mardi 17 février 2015 à 17h27

Bonjour,

Je tiens à vous faire part d'une expérience récente (il y a 2 ou 3 mois), très intense, dans laquelle il y a eu une réelle fusion de deux êtres, sans aucun aspect sexuel.

J'ai fait la connaissance, via un site de CouchSurfing, d'une personne qui devait venir en France pour un stage (elle habite bien loin de la France, malheureusement).
J'ai proposé de l'héberger (bien que cet hébergement implique que nous partagions le même lit), et nous avons vite sympathisé par mail, par échanges skype ou whatsapp... nous sommes énormément rapprochés durant les 2 mois qui ont précédé son arrivée.
Pour des raisons familiales respectives, nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'entre nous, beaucoup de choses seraient possibles, mais sans relations sexuelles.
Durant les deux mois que nous avons passé ensemble, tout n'a été que tendresse, douceur, sensualité, avec des moments remplis de bisous, de caresses sur le visage, de câlins, de nuits passées dans les bras l'un de l'autre.... tout en respectant sans aucun problème la règle que nous nous étions fixée.
Maintenant qu'elle est repartie, nous correspondons encore de temps à autres par mail, quand nos activités nous en laissent le temps, et nous gardons, l'un comme l'autre, un souvenir très fort de cette "aventure", sans doute beaucoup plus intense que si nous avions "concrétisé"

Voilà..

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douda (invité)

le lundi 06 février 2017 à 01h28

G mon copain ,il me laisse tombe pour ne pas avoir fait le sexe avec lui avant le mariage,est ce qu'il m'aime?

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douda (invité)

le lundi 06 février 2017 à 01h29

J'en doute de cette amour?

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Mel5906 (invité)

le dimanche 30 juillet 2017 à 20h29

Finalement, sexe, sexe sexe.

Pourquoi pas, car j'ai eu 4 mariages qui ont échoués car je n'aimais
pas cela. Aussi, j'ai compris je reste seule mais une vie sans amour sexuel ou pas c'est triste.
J'ai essayé l'amitié homme femme mais ça ne marche pas, l'homme a toujours envie, je n'ai jamais rencontré un seul homme dans ma vie déjà bien assumée qui ne pense pas à cela.
Aussi je déprime seule dans mon coin et j'envie toutes ces femmes et hommes qui s'accomplissent dans une relation amoureuse partagée et forcément sexuelle, c'est la clé du bonheur

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Merlyn

le lundi 31 juillet 2017 à 09h46

On peut-être heureux sans sexe.

Pendant une partie de ma vie, j'étais très porté voir trop porté sur la chose, ça a causé plus de problème qu'autre chose quand ça envahie la vie de l'autre partenaire et que c'est pas gérable pour lui/elle.

Dans ma relation actuelle, je me suis rendu compte que ça ne me manquait pas tant que ça maintenant, je peux m'en passer.

Puis n'oublions pas qu'il y a des personnes assexuelles qui n'ont pas besoin de relations sexuelles pour s'épanouir en amour :-) .

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