Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Grossesse, doutes et dilemme

#

Polyglobulie (invité)

le dimanche 13 février 2022 à 00h16

Après le couplet sur le patriarcat, nous voici avec celui de l'humain animal qui cède a ses pulsions et désirs. Tu es vraiment médecin ? Donc lorsque les tueurs ou violeurs disent céder a leurs pulsions, on fait quoi ? C'est pas grave c'est pas votre faute vous êtes humain ?

Je ne pense pas t'apprendre que l'homme est doué de raison et du libre arbitre, 2 particularités qui permettent de contrôler les pulsions et le désir...

Concernant la paternité, comme tu le dis a chacun sa sensibilité sur le fait de vouloir transmettre ses gênes ou non, il est vrai que le père est celui qui élève l'enfant sauf que chaque homme a le droit de choisir dans des cas comme celui de Jonquilles.

Sauf qu'Il est intolérable de cacher a un homme ou de faire croire a un autre qu'il est le père biologique, de quel droit une femme peut faire cela ?
Un homme a le droit de savoir si il est le père biologique et ensuite si il choisi de rester et de devenir son "père" alors c'est super pour eux mais ça reste son choix.
C'est comme un homme qui forcerait une femme a avorté c'est inacceptable et ne devrait pas exister

#

Legrandjacques (invité)

le dimanche 13 février 2022 à 03h00

C'est rigolo, chez les poly amoureux, qui prétendent pourtant être des amoureux polis, très polis, on censure certains propos....

Pourtant ai-je dis une erreur en faisant remarquer que quand une femme couchait avec plusieurs hommes, on ne pouvait évidemment pas savoir qui était le père...

Ceci est factuel et absolument pas jugeant.

Je remarque d'ailleurs que de nombreuses réponses tournent autour de la question suivante : qu'est ce qu'un père?

#
Profil

Mark

le dimanche 13 février 2022 à 09h45

@Legrandjacques

C'est rigolo, ta propension à ne pas vouloir ou pouvoir mesurer la portée du choix de tes mots.

Serait-ce une erreur de te faire remarquer qu'un homme, lorsqu'il choisit d'avoir des relations sexuelles avec une femme, fait le choix de ne potentiellement pas savoir s'il est à l'origine de futurs enfants à naitre, et si le rôle de père lui est dû?

(non-exclusives étant un facteur potentiellement inconnu dans l'équation, je pose cette remarque de manière globale)

#
Profil

Aki

le dimanche 13 février 2022 à 12h32

Polyglobulie
Sauf qu'il est intolérable de cacher à un homme ou de faire croire à un autre qu'il est le père biologique, de quel droit une femme peut faire cela ?
Un homme a le droit de savoir si il est le père biologique et ensuite si il choisi de rester et de devenir son "père" alors c'est super pour eux mais ça reste son choix.

Ce que les précédentes réponses soulèvent c'est :

Est-ce qu'arrivé à ce point de mensonge (cacher le fait qu'on trompe son conjoint et qu'un enfant soit potentiellement celui d'un autre), on ne pourrait pas s'arranger un peu avec la notion de "choix" et de "droit", tolérer des petits arrangements avec l'honnêteté et la confiance ? Est-on encore à ça près, franchement ?

Qu'est-ce qu'un "vrai" père ?
Qu'est-ce que "mentir" ou "tromper son conjoint" ?
Qu'est-ce qu'une relation "éthique" ?

Quel sens ça a de douter encore que dire la vérité serait la base de relations saines (pour le conjoint, l'amant, l'enfant) ? Comment croire que continuer à mentir serait une bonne solution ?

#

Legrandjacques (invité)

le dimanche 13 février 2022 à 12h50

Cher mark,

Effectivement le choix des mots porte a conséquence .... tout comme le fait d'avoir des relations sexuelles avec une femme qui peut toujours tomber enceinte...

En l'occurrence c'était une réponse au message d'une FEMME qui est tombée enceinte d'un homme.
Vous prenez mon message personnellement et vous placez d'un point de vue masculin... peut être n'êtes vous pas capable de vous mettre à la place de la femme en question.

Les hommes ont bien le droit de ne pas vouloir être père. C'est un choix personnel.
Mais il me semble que ce ne soit pas le cas des compagnons de cette dame.

Je lui conseille d'aller démêler cette histoire auprès d'un professionnel compétent.
Pas auprès de gens qui donnent leur petit point de vue et font du prosélitysme militant.

#
Profil

Mark

le dimanche 13 février 2022 à 12h56

Aki
Comment croire que continuer à mentir serait une bonne solution ?

mode humour grinçant on/
À en croire la popularité des sites de rencontre estampillés adultère, la croyance est aussi répandue que tenace.
Je lis surtout dans les réactions que certains sujets méritent des discussions ante-coïtales qui ne se limitent pas à "tu prends la pilule?"/off

#
Profil

lau93

le dimanche 13 février 2022 à 13h34

@polyglobulie : Eh bien…. Comparer une femme ( ou un homme ) qui cède au désir sexuel que lui inspire son amoureux.se à la pulsion destructrice d’un violeur ou d’un assassin , on frôle le point Goldwin là 😊
C’est quand même assez banal que lorsqu’on est amoureux de quelqu’un.e et qu’on n’est pas asexuel.le on ait des envies de rapprochements physiques allant jusqu’au coït et je crois que ce n’est pas inscrit dans la loi comme un crime odieux ( et si tu me relis je parle de désir et d’amour pas de pulsion). Je pense qu’il est mieux si on décide de vivre en polyamour que ce soit discuté en amont avec son ou ses autres partenaires mais pour ceux qui n’ont pas le modèle poly c’est un peu plus compliqué de l’envisager.
J’ai l’impression que ta colère vient du fait que tu es touché(e ?) par le coté insupportable pour toi du mensonge de la femme qui imposerait d’élever un enfant qui n’est pas de ses gènes à un homme qui n’a pas donné son consentement. Ma colère a moi a été initiée par la lecture des scud simplistes que s’est pris @Jonquille alors qu’elle venait offrir au groupe sa vulnérabilité dans une situation hyper complexe à gérer pour elle.
On pourra convenir que nous resterons en désaccord et que ce n’est pas si grave au final 😊
Sinon je ne vois pas bien ce que mes propos démentaient a propos de ma formation professionnelle mais je te confirme je suis bien médecin

@ Legrandjacques : en effet si une femme a de nombreux partenaires masculins elle peut débuter une grossesse sans savoir qui est le géniteur c’est factuel. En revanche elle peut savoir qui va élever l’enfant qui adviendra , avec le consentement de l’homme ou de la femme chargé de cette tache c’est sans doute mieux. Je me dis que le modèle de l’enfant élevé par un village est moins a risque de violence sociale. IL existe de rares sociétés ou l’enfant n’a pas de père présumé il est l’enfant de sa mère et des hommes de la communauté donc cette vision est possible.
Au bout du compte je suis hyper d’accord avec K Gibran « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu'ils soient avec vous, ce n'est pas à vous qu'ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leur corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n'essayez pas qu'ils vous ressemblent. »
Bonne journée
Lau

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 13 février 2022 à 13h36

Aki


Quel sens ça a de douter encore que dire la vérité serait la base de relations saines (pour le conjoint, l'amant, l'enfant) ? Comment croire que continuer à mentir serait une bonne solution ?

Pas forcément une bonne solution.
Difficile de garantir qu'entre plusieurs mauvaises solutions, ce soit - aujourd'hui - la pire.
On ne connait pas le partenaire historique, on ne peut donc pas savoir à quel point dire la vérité serait une "bonne solution" pour l'enfant et pour la famille.
Potentiellement, les conséquences de dire la vérité ça peut aller de "c'est triste mais à plus long terme ça change rien" à "je me barre et tu de débrouilles et on va plus se piffrer après donc bonne chance pour notre premier gosse".
Je comprend donc quand même qu'on puisse chercher une bonne façon de faire, même dos au mur.

Perso je crois que la vérité simplifie les choses, et que chaque découverte de mensonge peut ajouter au mal qu'on peut se faire. Mais je franchirais pas le pas de faire comme si la vérité sera nécessairement plus bénéfique , ni celui de dire que même si ça fait de bien à personne, la vérité vaut pour elle-même juste parce que. Donc je m'abstiens d'avoir une opinion trop tranchée, là.
Je crois que c'est un problème assez tordu pour mériter d'être traité avec un thérapeute qui fasse du conseil conjugal, c'est à dire, avec un lieu de parole où on s'engage à se parler plutôt qu'à s'affronter.

(je parle pas des conséquences amoureuses avec les partenaires, parce que bon, la priorité qui décide des autres, c'est l'enfant - c'est cette conscience de ça qui peut vaguement donner quelque chose de bien. @Jonquille le voit peut-être, son compagnon, on peut pas savoir).

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

#
Profil

lau93

le dimanche 13 février 2022 à 13h50

siestacorta
En revanche, on ne connait pas le partenaire historique, on ne peut donc pas savoir à quel point dire la vérité serait une "bonne solution" pour l'enfant et pour la famille.

Je comprend donc quand même qu'on puisse chercher une bonne façon de faire, même dos au mur.

merci!!<3 :-) (+)

Lau

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 13 février 2022 à 14h17

Legrandjacques

Je lui conseille d'aller démêler cette histoire auprès d'un professionnel compétent.
Pas auprès de gens qui donnent leur petit point de vue et font du prosélitysme militant.

Heu. D'accord pour l'intérêt de parler avec un professionnel. Mais autant ici on aime croire au polyamour, autant dans ce fil je vois pas des gens militer et parler comme un seul homme ni comme une seule femme.

Et parler d'abord à des inconnus qui se posent déjà ce genre de questions, ça fait un premier terrain d'essai. Pourquoi pas, faut être prêt à entendre les paroles d'inconnus.

La raison pour laquelle les réponses piquent, c'est la distance que chacun prend ou pas face à sa morale, surtout quand on considère qu'elle est forcément mieux partagée que celle des autres et qu'il y a des évidences sur le choix le plus juste.

#
Profil

Aki

le dimanche 13 février 2022 à 15h04

Je me demande bien comment une femme peut garder pour elle des doutes sur la paternité de "son" enfant, toute sa vie. Ca doit être dur psychologiquement de supporter un tel secret, non ? Est-ce pire que de dire la vérité à son partenaire historique : "voilà, j'ai un amant / autre amoureux depuis X temps, je suis enceinte, je ne peux plu' avorter et je ne sais pas si l'enfant est de toi ou de lui. On fait quoi" ?

#
Profil

lau93

le dimanche 13 février 2022 à 15h31

A mon avis la difficulté est de choisir entre uen situation a risque là tout de suite maintenant de la rupture de rester seul a élever son enfant etc et la situation possible a long terme que ça soit un secret difficile à garder.
C'est un peu ( OK j'ai dis UN PEU :-) ) je trouve comme dire a quelqu'un qui fume et n'a aucun symptôme qu'un jour il va le regretter quand il fera son AVC sauf que pour lui la difficulté d’arrêter c'est tout de suite et le pb d'avc c'est pour un plus tard éventuel. Je crois qu’il existe un biais cognitif pour décrire cela
Il n'en reste pas moins que de mon point de vue ce serait plus éthique en théorie pour ses amoureux d’être au courant.

#
Profil

Mark

le dimanche 13 février 2022 à 15h59

@Aki

J'aimerai bien élargir un peu le débat sur la future parentalité en ajoutant ceci:

Comment annoncer à sa/ses partenaire.s qu'une partenaire est enceinte? Quelles sont les réactions dans ce sens là?

@lau93
J'entends ce que tu dis. Je pense que l'éthique peut en prendre un sacré coup quand il s'agit de sa situation personnelle. Parce que poly ou pas, des règles peuvent exister et être, malgré soi, enfreintes. Affronter le risque d'explosion en vol de/des relations.s immédiat, avec l'impact psychologique et concret que ça peut poser pendant la phase enceinte, (rupture, déménagement etc. ) ou le repousser en misant sur une éventualité future plus dans un moment posée, peut-être ressenti comme plus propice à révéler.

@Siestacorta
Et non, c'est bien pour ce que tu évoques que j'ai écrit que c'est un scénario sans gagnants.

#

Polyglobulie (invité)

le lundi 14 février 2022 à 01h51

Bien sûr que ma colère vient du fait que le mensonge d'une femme imposerait d’élever un enfant qui n’est pas de ses gènes à un homme qui n’a pas donné son consentement.

Le pire c'est que ça choque quasiment personne que certaines femmes dans la situation de Jonquilles se foutent complètement du consentement de leur partenaire pour savoir si il serait d'accord d'être pere d'un enfant qui ne serait pas le leur génétiquement, de quel droit une femme se permet de faire ça ?

D'ailleurs quand je fais une comparaison sur l'avortement et le fait qu'un homme n'a pas à forcer une femme a avorté , tout comme une femme ne peut pas tromper des hommes sur leur paternité, personne ne réagit, mémoire sélective ?

Pour le fait d'être médecin, je n'en suis pas un, mais il me semble qu'une mise en garde sur l'importance de la filiation et du bagage génétique serait intéressante, non ?
Au cas où l'enfant serait atteint de maladie génétique héréditaire ou autre, ou même pour les antécédents familiaux concernant certaines maladies qui peuvent aider à être plus vigilant et faire des dépistages précoces ? Mais pour toi Lau ça ne doit pas être important, on parle juste de cancer, maladie cardiovasculaire, diabète, et d'autres que je dois oublié, excuser moi je ne suis pas médecin 😊

Enfin, c'est sûrement pas très important pour un médecin moins qu'une histoire de consentement, enfin de non consentement car d'après les retours sur je lis, ça ne dérange personne qu'on caché la paternité a un homme ou son fasse croire a une faute paternité, ce serait donc ça le fameux néo féminisme ? Moi qui n'y croyait pas...

Et faut arrêter de faire croire que c'est le bien de l'enfant qui est recherché, dans la situation de Jonquilles, sa principale préoccupation s'est de ne pas perdre son amant et si possible son mari, si on rechercherait le bien de l'enfant, on penserait à sa santé avant tout...

Pour les sociétés ou plusieurs père endossent ce rôle ou même un village, c'est beaucoup plus complexe et moins glorieux que ce que Lau décrit, on parle de tribu matriarcale ( ou les hommes ont beaucoup moins de droit que les femmes dans les sociétés occidentales) , d'ignorance de la paternité physiologique et de ses mécanismes ( gênes, sexualité, reproduction ...) , Société matrilinéaire ( qui ne reconnaît que le lignage de la mère), donc avant de faire des comparaisons hasardeuses, il faut commencer par comparer ce qui est comparable...

#
Profil

bidibidibidi

le lundi 14 février 2022 à 09h23

Polyglobulie
Concernant la paternité, comme tu le dis a chacun sa sensibilité sur le fait de vouloir transmettre ses gênes ou non, il est vrai que le père est celui qui élève l'enfant sauf que chaque homme a le droit de choisir dans des cas comme celui de Jonquilles.

Et la femme, est-ce-qu'elle a le droit de choisir ? Si l'enfant n'est pas du père qu'elle souhaite, est-ce-qu'elle peut abandonner l'enfant ?

La paternité biologique est un super outil dans les mains de l'homme : Elle permet de répudier la femme et l'enfant si celle si n'est pas enceinte de lui, mais ça ne l'empêche pas de répudier aussi la femme si celle-ci est enceinte de lui mais qu'il n'est qu'un amant. Est-ce-que la femme a ce choix ? Non.

Si les règles étaient équilibrées, alors on pourrait forcer des pères à vivre avec des femmes et des enfants sous prétexte que l'enfant est d'eux (ce qui est le quotidien de tas de femmes). Mais ça, ça ne verra jamais le jour. Donc en attendant, je critique la paternité génétique, qui est un outil de contrôle de la sexualité féminine qui cause énormément de maltraitances infantiles.

Jonquille n'est pas restée, manifestement. Je la comprends, vu la réception. Donc le débat est un peu inutile. Comme souvent avec tout ce qui touche au féminisme, ça montre juste qu'il y a deux camps sur ce forum. Même si ce sujet est apparemment encore plus clivant que la moyenne.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

#

Polyglobulie (invité)

le lundi 14 février 2022 à 10h08

@bidibidibidi , bien sûr que la femme a le choix, tu connais l'avortement ou la naissance sous X ?

Encore heureux qu'un homme a le droit de repudier une femme et un enfant qui n'est pas le sien si c'est son choix, ça veut dire qu'il y a eu tromperie si il ne l'a pas choisi , on devrait forcer des hommes a élever des enfants qui ne sont pas les siens nés d'une infidèlité ? Tu marche sur la tête.

Et si une femme veut éviter d'être repudier par l'amant alors qu'elle est enceinte de lui alors elle avait aussi le choix de ne pas prendre d'amant ou de se protéger parfaitement.

La paternité génétique un outils de contrôle de la sexualité féminine ? Mdr, Allo faut se réveiller , encore ce genre d'arguments passaient en 1920 mais entre tout les moyens de contraception possible, l'avortement et les naissances sous X, les femmes ont tout les moyens de contrôler leurs fertilités et c'est tant mieux car cela les touches en priorité.

La paternité génétique empêche seulement qu'un homme soit obligé d'élever un enfant qui ne soit pas le sien si il n'en a pas choisi autrement

#
Profil

bidibidibidi

le lundi 14 février 2022 à 10h26

Polyglobulie
@bidibidibidi , bien sûr que la femme a le choix, tu connais l'avortement ou la naissance sous X ?

J'appellerai pas ça des "solutions" quand on les compare au fait qu'un homme peut juste se barrer et ne plus donner de nouvelles. Y a deux poids deux mesures dans tes solutions.

Polyglobulie
on devrait forcer des hommes a élever des enfants qui ne sont pas les siens nés d'une infidèlité ?

Mais c'est normal qu'on force des femmes à élever des enfants nés d'une infidélité ? Et please, pas de "elles ont choisie", se faire avorter c'est pas exactement anodin (et peut rencontrer des résistances culturelle, notamment chez les croyants).

Polyglobulie
Et si une femme veut éviter d'être repudier par l'amant alors qu'elle est enceinte de lui alors elle avait aussi le choix de ne pas prendre d'amant ou de se protéger parfaitement.

Nice. Parce que la charge de la contraception n'est pas à faire porter sur le dos de ces pauvres petits hommes. Et comme la protection parfaite n'existe pas, ça veut bêtement dire que les femmes n'ont pas le droit d'avoir de vie sexuelle autre que celles autorisée par l'homme qui élèvera le potentiel enfant.

Polyglobulie
encore ce genre d'arguments passaient en 1920

Seul point sur lequel on est d'accord.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

#
Profil

Mark

le lundi 14 février 2022 à 10h27

@Polyglobulie

Je t'ai lu. Pour moi, le but du post initial n'était pas une demande d'avis sur la situation, (et encore moins des jugements) mais des pistes de réflexion sur les conséquences de la situation.

@bidibidibidi

Une relation se fait justement très discrète sur le forum because violence des propos et manque de bienveillance..
D'autres amies aussi l'ont lu, à ma demande. Réactions similaires.

Le polyA est comme tout type de relations, avec dans ma vision, les notions d'écoute, bienveillance et féminisme renforcées. Parfois ça me pique d'en constater le manque. En ce sens, ce débat a le mérite de confronter.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

#
Profil

bidibidibidi

le lundi 14 février 2022 à 10h41

@Mark : Je suis triste de n'avoir par réagi plus tôt (et plus souvent) au post de Jonquille. Clairement, elle n'est pas toute blanche, mais mon souci est celui de l'enfant (et je pense que le souci devrait toujours être celui de l'enfant, oser parler de gamètes quand on parle d'une vie humaine a tendance à me faire perdre mon calme). Et aussi de la mère (parce que tant que l'enfant est en gestation, la santé de la mère influe directement sur la santé de l'enfant). Je me pose la question de lui envoyer un message privé de soutien, mais s'il n'est pas sollicité ça peut être mal pris.

Et je suis d'accord qu'il n'est pas vraiment possible de parler de polyamour sans une remise en cause de la paternité. Par définition, en situation de polyamour, il y a incertitude sur le père. Rester accroché à la paternité génétique c'est insécuriser toutes les femmes en situation de polyamour.

De manière assez étrange, j'ai l'impression que cette histoire de paternité génétique est une magnifique lentille grossissante de tout ce qui touche au féminisme. Alors que beaucoup de concepts féministes commencent à passer dans les moeurs, celui-là a l'air de toucher à des choses trop profondes. J'ai la conviction que la monogamie est principalement un outil pour assurer la lignée paternelle dans nos sociétés patriarcales, c'est donc assez normal que quand on attaque ce point là, on génère des réactions extrêmes. Au moins, j'ai un sujet polémique à sortir quand je trouve que quelqu'un a un discours trop policé vis-à-vis du féminisme.

#
Profil

cactus

le lundi 14 février 2022 à 11h41

Mark
Une relation se fait justement très discrète sur le forum because violence des propos et manque de bienveillance..

J'en fais partie. Plus assez de temps et d'énergie pour me battre en permanence sur ces sujets, je préfère concentrer mon attention et mes efforts sur les personnes que j'aime.
Je le regrette beaucoup parce que, sans ce forum, je n'aurais peut-être jamais découvert qui j'étais, ni autant et si rapidement progressé dans ma vie et ma vision des choses. Sans compter les belles rencontres qu'il m'a permis de réaliser.

bidibidibidi
De manière assez étrange, j'ai l'impression que cette histoire de paternité génétique est une magnifique lentille grossissante de tout ce qui touche au féminisme. Alors que beaucoup de concepts féministes commencent à passer dans les moeurs, celui-là a l'air de toucher à des choses trop profondes. J'ai la conviction que la monogamie est principalement un outil pour assurer la lignée paternelle dans nos sociétés patriarcales, c'est donc assez normal que quand on attaque ce point là, on génère des réactions extrêmes.

C'est même pour moi le point principal qui explique pourquoi, dans une société patriarcale, le corps des femmes ne leur appartient pas...

Cette discussion est close, il n'est plus possible d'y répondre.

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :

Cette discussion est close. Il n'est plus possible d'y répondre.


Espace membre

» Options de connexion