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Grossesse, doutes et dilemme

Besoin d'aide
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Jonquille

le mercredi 09 février 2022 à 20h49

Bonjour,
Je viens vous demander de l'aide ou des conseils car je vois que plusieurs personnes ici ont déjà vécu des grossesses avec plusieurs partenaires.
Je ne me prétends pas polyamoureuse : je n'ai pas réussi, pour l'instant, à ouvrir aucune de mes deux relations, même si j'ai essayé. Je les vis en parallèle, à mon grand regret, et je cache des choses à mon partenaire principal qui est pourtant celui avec qui je vis et j'ai un enfant.
Voici le problème : je suis enceinte et je pense que c'est de mon partenaire principal mais je ne suis pas sûre à 100% (accident et date d'ovulation supposée ne coïncide pas exactement avec datation par écho, donc l'imprécision de quelques jours ne permet pas de trancher catégoriquement). Il est OK pour quon garde ce 2e enfant, il ne connaît pas mes doutes.
Je ne sais pas comment annoncer cette grossesse à mon autre chéri, on se voit dans quelques jours. J'hésite surtout à lui parler de ce doute sur la paternité. Il souhaite un enfant de moi mais je lui ai déjà dit que je n'étais pas pour en principe, et si jamais par hasard je tombais enceinte, je voulais l'élever avec le principal qui est déjà père de mon 1er enfant.
Si je lui affirme que le principal est le père, il partira très blessé et en colère. Ce sera un petit mensonge car je n'en suis pas certaine, et je risque de le priver, si finalement c'est lui, de toute relation avec son enfant. C'est sans doute la solution la plus simple en apparence, mais faire le deuil de cette relation, en pleine grossesse en plus, me semble affreusement dur.
Si je lui dis toute la vérité, il sera sûrement déçu par cette incertitude. J'ai peur qu'en réalité, il ne puisse pas accepter la possibilité que son enfant soit élevé par mon autre amoureux. J'hésite à lui proposer un test de paternité à la naissance (illégal en France, d'ailleurs) car si c'est bien le père, j'ai peur qu'il tente de le faire reconnaître et priver mon autre chéri de tout lien avec lui (et faire voler ma famille en éclats). Mais je garde aussi un espoir, qu'il soit content de cette possibilité puisqu'il disait vouloir un bébé même dans ces conditions et qu'il se rende à l'évidence que pour l'enfant, il serait beaucoup plus sain de garder la cohérence de ma famille actuelle (il est étudiant, pas du tout prêt selon moi et surtout il vit dans une autre ville, sous le seuil de pauvreté, donc il ne peut pas vraiment assumer la paternité). Je suis pour qu'il ait une place dans la vie de cet enfant s'il semble ou s'avère être le sien, mais à ce stade, aucun de mes deux chéris n'envisage le polyamour donc il ne peut pas grandir avec deux pères.
Je précise au cas où que je ne veux pas d'ivg et que je viens de dépasser le délai légal de toute façon.
Je ne sais pas s'il est encore raisonnable d'espérer ouvrir ces relations en mode polyamour, pour le moment, je me suis heurtée à deux murs.
Un grand merci pour vos éventuels conseils, pistes de réflexion...

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invitée (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 02h39

"petit mensonge" ???

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Aki

le jeudi 10 février 2022 à 10h18

Un conseil : dit la vérité à tout le monde. Continuer à mentir, avec la vie d'un enfant en jeu semble ingérable (et pas "éthique" du tout).

Ca va probablement être difficile pour tes partenaires. On ne peut pas déterminer qui réagira comment. Mais là, tu t'es mise dans une situation inextricable. Il est peut-être temps d'affronter la réalité avant de risquer de provoquer des drames émotionnels.

Si cet enfant n'est effectivement pas de ton partenaire principal, que ton compagnon s'en rend compte, que ton amant s'en rend compte, tu cours à la catastrophe.

Dans les pays occidentaux, 8 à 13% des enfants ne sont pas de leur père "officiel". On imagine bien quelles conséquences cela peut avoir sur ces enfants s'ils s'en rendent compte un jour : "ma mère m'a menti tout ma vie, mon père n'est pas mon père". A méditer, avec courage.

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bidibidibidi

le jeudi 10 février 2022 à 11h14

La notion de paternité dans notre société est merdique. Cette histoire de paternité biologique me hérisse le poil. Le vrai père, c'est celui qui se lève la nuit, les gènes n'ont que peu d'importance.

Personnellement, j'arrêterai de me focaliser sur l'origine des gamètes. Si cet enfant est élevé par ton compagnon, c'est donc lui le père. Annoncer à l'autre qu'il est le "père" sans pouvoir être le père de cet enfant, c'est cruellement ridicule.

PS : Je suis aussi d'avis de dire la vérité, mais garder tes doutes sur la paternité biologique.

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Polyarthrite (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 13h41

Le petit mensonge c'est une grosse tromperie, appelons un chat un chat. Ensuite, le fait de ne pas se protéger avec son amant alors qu'on peut tomber enceinte, c'est irresponsable au possible.

Un test de paternité est nécessaire, personne ne voudrait élever l'enfant d'un autre sans le savoir et même l'amant mérite de savoir si il est le père biologique ...

@bidibidibidi si pour toi la paternité biologique n'est pas importante, elle l'est pour une grande majorité de père, encore plus lorsque l'on est persuadé d'être le père.

Si en connaissance de cause, un homme choisi d'être pere d'un enfant qui n'est pas biologiquement pas le sien alors c'est super, mais faire croire a un homme qu'il l'est sans lui laisser le choix c'est abjecte et je suis gentil.

En tant que jeune papa, j'ai une immense fierté d'être le père biologique de mon enfant, de voir qu'il me ressemble, je rentre un lien tellement fort.
Je ne pourrais pas être père d'un enfant qui n'est pas biologiquement le mien, c'est mon choix c'est tout et chacun mérite la possibilité de pouvoir choisir

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bidibidibidi

le jeudi 10 février 2022 à 14h35

Polyarthrite
Je ne pourrais pas être père d'un enfant qui n'est pas biologiquement le mien, c'est mon choix c'est tout et chacun mérite la possibilité de pouvoir choisir

Ca, c'est indéniable, le choix, tu l'as : Quitter la mère et l'enfant, congélateur, abandon sur le seuil d'une église, tu trouveras bien une manière de te débarrasser du gamin. Lui, le choix, il ne l'a pas. C'est justement parce que je pense à ce petit bébé que je dis que la paternité biologique est merdique. Parce qu'elle crée une différence entre sa situation et celle que vit ton enfant, et cette différence, elle n'est pas souhaitable.

Ma grand-mère était enfant de la DDASS, toute son enfance on lui a fait comprendre qu'elle n'était pas une enfant "légitime" malgré le fait qu'elle appelle ses parents père et mère. Ca laisse des traces, durables. Et je pense que c'est dégueulasse pour les enfants qui le subissent.

Pour moi aussi la paternité biologique est importante en ce sens où j'aurais pas voulu adopter. Mais il n'empêche que dans les liens familiaux que mon fils crée, j'utilise les termes consacrés (notamment papi) indépendamment du lien biologique. Et je refuse que quelqu'un me sorte une connerie du style : "Mais c'est pas son vrai papi." Parce que c'est son vrai papi. Son grand-père biologique, c'est lui qui n'est pas son vrai papi.

La parenté biologique devrait être secondaire à la parenté effective. Le père, c'est celui qui élève pendant vingt ans, pas celui qui s'est amusé pendant 20 minutes. Et si le choix d'élever un enfant dépend plus des gamètes qui ont participé à sa conception qu'à son bien être, alors je pense que mon message te donne une bonne idée de ce que je pense du père.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Aki

le jeudi 10 février 2022 à 15h10

Polyarthrite
Personne ne voudrait élever l'enfant d'un autre sans le savoir et même l'amant mérite de savoir si il est le père biologique.

Si en connaissance de cause, un homme choisi d'être père d'un enfant qui n'est pas biologiquement le sien alors c'est super, mais faire croire à un homme qu'il l'est sans lui laisser le choix c'est abjecte et je suis gentil.

+1
Que des hommes choisissent d'élever un enfant dont ils ne sont pas les géniteurs n'est pas un problème si c'est fait en connaissance de cause (beaucoup de mes amis le font). Mais imposer (imposer par la tromperie) à un homme d'élever un enfant dont on sait qu'il n'est pas le géniteur c'est juste une immense trahison (dont s'embarrassent peu 10% des femmes).

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Mark

le jeudi 10 février 2022 à 17h19

Polyarthrite
Ensuite, le fait de ne pas se protéger avec son amant alors qu'on peut tomber enceinte, c'est irresponsable au possible.

Tu as lu ça ou?

Jonquille
Voici le problème : je suis enceinte et je pense que c'est de mon partenaire principal mais je ne suis pas sûre à 100% (accident et date d'ovulation supposée ne coïncide pas exactement avec datation par écho, donc l'imprécision de quelques jours ne permet pas de trancher catégoriquement).

Ou alors je ne dois pas avoir la même compréhension du texte..

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Jonquille

le jeudi 10 février 2022 à 18h09

Merci, @Mark, j'allais justement demander à ce que l'on évite de déformer mes propos.
De la même manière :

Aki
Mais imposer (imposer par la tromperie) à un homme d'élever un enfant dont on sait qu'il n'est pas le géniteur c'est juste une immense trahison (dont s'embarrassent peu 10% des femmes).

Jonquille
je pense que c'est de mon partenaire principal mais je ne suis pas sûre à 100% (accident et date d'ovulation supposée ne coïncide pas exactement avec datation par écho, donc l'imprécision de quelques jours ne permet pas de trancher catégoriquement).

Pour tout vous dire, la date de l'écho, qui est censée être la plus fiable, indique clairement mon compagnon. Je pourrais donc clore la réflexion là, il est le père, mais à la fois cette autre possibilité (la date est précise à 2 jours près, ce qui correspond théoriquement à l'ovulation et à un rapport avec l'autre homme) et l'idée que mon amant me quitte me tétanisent tellement que je me focalise peut-être sur une probabilité négligeable. Comme quoi, les données scientifiques sont toujours soumises à interprétation...

Merci à toutes/tous celles/ceux qui commentent, ça permet déjà de dégager une perspective plus centrée sur les hommes de cette histoire et au moins une autre centrée sur l'enfant (ou les enfants en général). C'est intéressant de voir vos manières de hiérarchiser, alors que je tentais en vain de trouver une solution qui puisse contenter, sinon tout le monde, au moins le plus grand nombre de personnes impliquées.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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ErenJ (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 18h39

C'est impossible de contenter tout le monde lorsqu'il y a tromperie et mensonge, sachant que tu es la seule à avoir toute les cartes en mains et que tu choisis a qui et comment les distribuer. Tu énonce toi même une hiérarchie en parlant de relation principale et de ton amant

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Nena (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 18h44

Solution la plus simple : déjà être honnête avec les autres. Là tu peux en envoyer un au-minimum en dépression, alors évite de faire pire.

Ensuite, j'avorterais si j'étais à ta place, mais je n'y suis pas et ça c'est un choix que vous prendrez ensemble.

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Jack Haddy (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 18h46

Sans vouloir me la jouer, j'ai écrit dans un autre sujet que mentir ou cacher des choses est équivalent à refuser une part de liberté à la "victime", ce que je trouve paradoxal lorsqu'on renvendique soi-même la liberté.

Je maintiens.

J.

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Nena (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 19h47

@Jonquille je viens de lire ton dernier message. Sous entendre que nous sommes en train de perpétuer la société patriarcale, je trouve ça franchement gonflé de ta part.
Il n'y a pas que toi et ton plaisir personnel qui comptent dans la vie, mais également la vie des autres. Notamment la liberté de pouvoir décider de ce que tes proches veulent en pouvant prendre un choix libre et éclairé.

Les hommes et les femmes que tu prends dans ta vie ne sont pas tes objets.
J'espère pour ton "principal", ton amant et ton/tes enfants que tu le comprendras rapidement et que tu sortiras de ton égocentrisme.

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Mark

le jeudi 10 février 2022 à 20h00

Je suis navré de lire autant de violence dans certains propos.

Oui c'est le scénario catastrophe et absolument merdique comme situation à gérer. Il n'y a pas de scénario gagnant. Shit happens.

Non, ce n'est pas une situation qui est bien vue d'un point de vue éthique des relations poly. A défaut d'empathie, manque un brin de bienveillance.

Il est compréhensible que les conséquences des actes sont compliquées à admettre, mais elles sont là.
Je me range du coté de la transparence. Oui tu es libre de ton corps, de tes choix, comme devraient l'être tes partenaires.

Je te souhaite du courage et l'énergie pour affronter les discussions qui me semblent nécessaires. Et au dela de cette situation de crise à affronter, une grossesse la plus sereine possible.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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bidibidibidi

le jeudi 10 février 2022 à 20h51

Mark
Je suis navré de lire autant de violence dans certains propos.

Pareillement, tu as répondu plus vite que moi. La situation est loin d'être idéale et j'irai pas défendre le mensonge. Mais il y a un enfant à venir, une mère enceinte, et une famille qui va devoir se construire.

Personnellement, je pense que ta situation ne va pas tenir Jonquille. La grossesse puis la parentalité (de deux enfants) ça prend énormément de temps et d'énergie. Des personnes prêtes à attendre dans ces conditions là, il ne doit pas y en avoir des tonnes. Donc je crains que ta relation avec ton amant ne survive pas. Je serai toi, je penserai à te protéger. Déjà, arrêter ces fantasmes de paternité sur ton amant, il n'y a pas grand chose de pire ni de plus dangereux que de jouer avec ce genre de choses. Ensuite, il te faudra au moins être transparente envers ton amant. Il peut bien réagir, ou mal réagir, il faut que tu sois prête à te protéger et à protéger cet enfant.

Aki
Dans les pays occidentaux, 8 à 13% des enfants ne sont pas de leur père "officiel".

On parle plutôt de 4% : https://en.wikipedia.org/wiki/Paternity_fraud

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Polyamour.info

le vendredi 11 février 2022 à 10h24

@Jonquille est nouvelle arrivante sur ce forum et viens demander de l'aide. La moindre des choses est de l'accueillir dignement.

Merci d'éviter les propos jugeants ou de déballer des généralités, comme autant de pseudo-vérités ("personne ne voudrait…").

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lau93

le vendredi 11 février 2022 à 21h27

Bonsoir @Jonquille
Je trouve ta situation hyper difficile bien que terriblement banale si l'on en croit la littérature romanesque d'une part et le résultat d’enquêtes d'autre part (en effet durant les études de médecine j'ai appris environ 10 % d'enfant non du père présumé) Parce que ça existe et tu es loin d'être la seule n'en déplaise à ceux pour qui le problème ce n'est pas ton dilemme mais qui va donner son génome à ce futur enfant. Qui sera un humain, quelque soient les fameux gênes ...Mais toute la société patriarcale est fondée sur le fait que le "père " doit avoir ses gènes dans l'enfant qu'il élève, tel le lion qui dévore les lionceaux de son rival, à tel point que certains pères se détournent et arrêtent d'aimer leur enfant, celui qu'ils ont bercé, embrassé, nourri, etc. au moment où un test leur apprend que ce n'est pas "le vrai". Quant aux ressemblances physiques mes filles par exemple n'en ont aucune avec moi qui suis pourtant leur mère ça c'est indéniable donc le fait de se reconnaitre dans la ressemblance physique de notre enfant me parait complétement futile.
Voici Donc Jonquille qui est dans la mouise, oui, parce qu’elle n’a pas réussi à être transparente, parce que comme l’immense majorité d’entre les humains en occident, seul l’adultère a été un modèle envisageable à moins de prendre le risque de détruire sa cellule familiale. Rien d’original malheureusement mais les polys parfaits hurlent à la lune… Moi je me dis que Jonquille cherche une solution et que de discuter la possibilité de la transparence a posteriori existe. Rares sur ce forum sont des couples poly qui ont décidé de l’être avant d’avoir été confrontés à l’infidélité de la monogamie. Parce qu’on peut choisir je pense de devenir poly en se disant que ce serait plus éthique et plus bénéfique a chacun. Mais pour ce là il faut avoir été bousculé dans ses certitudes de monogames. Et ça passe souvent cette bousculade par l’infidélité au « couple » puis la déconstruction du modele. Alors pitié ne jetons pas la pierre a celle qui vient demander de l’aide… Pas d e solution idéale mais si tu penses @Jonquille qu’il serait possible pour tes 2 amoureux de t’aimer suffisamment pour réfléchir à l’idée de t’aimer à deux ce serait une première chose. Ensuite décider ensemble de qui serait celui qui se lève la nuit pour donner le bib etc. Ça se parle. Évidemment ça risque d’être mouvementé mais au final ça peut s’apaiser. L’autre solution est d’être capable comme de nombreuse femmes le font de te dire" il n’y a que moi qui sait et voilà". Ma mère a su à 35 ans qui était son père mais il était alors décédé quand elle a cherché à le joindre. Donc mon avis penchera pour la franchise mais je comprends tes craintes...
Plein de courage a toi et désolée pour mon coup de colère mais j’ai trouvé tous ces post super durs
Bonne soirée
Lau

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Polyglobulie (invité)

le vendredi 11 février 2022 à 22h25

@lau93 ah le fameux couplet sur la méchante société patriarcale responsable de tout les malheurs.

Il me semble que l'un des concepts des féministes aujourd'hui est de demander aux hommes de ne pas parler de choses qu'ils ne peuvent pas comprendre car ils ne sont pas des femmes.

L'inverse est vrai, parler de paternité lorsqu'on est une femme s'est malvenu, je ne me verrai pas dire a une femme qu'elle abuse sur son ressenti sur les douleurs menstruelle ou d'accouchement.

Surtout qu'en tant que femme il n'est pas possible d'être incertain de sa maternité, la ressemblance physique te paraît peut être futile mais elle ne l'est peut être pas pour tout le monde

C'est bien beau de prôné la compréhension et l'ouverture pour @Jonquille mais c'est un peu hypocrite, en contrepartie, d'être intolérante aux hommes qui veulent être sur de leur paternité ou qui sont heureux des ressemblances physiques ou comportementale avec leurs enfants

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Nena (invité)

le samedi 12 février 2022 à 02h11

@lau93 lorsque le féminisme a pour but de remplacer une société de domination patriarcale par une société de domination matriarcale, nous reproduisons les mêmes schémas de domination en remplaçant un sexe par un autre et nous dévoyons l'essence et le but qui font l'essence même du féminisme.
L'égalité des droits, l'égalité des sexes, l'égalité des respects c'est pour tout le monde dans ma philosophie de vie. Je ne me retrouverais jamais dans un féminisme qui cherche à nier l'homme.
Quel que soit notre sexe, homme, femme et "3è sexe" (bien que cette appelation de 3è sexe est terriblement limitante), nous avons toustes le droit d'être respecté.e.s et d'avoir nos souffrances limitées aux maximum de façon égales.
Je ne veux pas et je ne voudrais jamais d'une société ni d'une philosophie de vie où des souffrances aussi profondes sont niées.

Pour ce qui est de l'étude qui a donnée 10% d'enfants nés d'un autre père, il me semble qu'elle a été pas mal décriée et que d'autres chiffres sont sortis de contre-études. J'ai la flemme de chercher j'avoue.
De toute façon, ce n'est pas parce que une part importante de la population a un comportement que ce comportement est acceptable et qu'il faille nier les souffrances causées lorsque ce comportement cause des souffrances.

J'ajoute aussi qu'entre 1950 où l'IVG était interdite et 2022, nous avons quand même la possibilité de limiter grandement ce genre d'événements qui peuvent se révéler catastrophiques pour toutes les personnes concernées.

Nous sommes des adultes conscient.e.s et responsables de nos actes, ne l'oublions pas et nos actions peuvent tout aussi bien se révéler bénéfiques que destructrices. A nous de veiller à notre bonheur mais aussi au bonheur des autres êtres humains que nous rencontrons au cours de notre vie.

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lau93

le samedi 12 février 2022 à 19h30

Bonsoir
Mes propos semblent avoir choqué certains et j’en suis désolée mais la colère était telle devant ces inacceptables injonction à l’avortement pour régler le problème, ces jugements à l’emporte-pièce et la non-écoute de la souffrance de cette femme ….
La charge mentale de la contraception est exceptionnellement celle des hommes et rappelez vous que la meilleure des contraceptions ne protège pas les femmes a 100 % d’une grossesse (une de mes patientes par exemple est tombé enceinte 4 mois après la pose de son implant réputé comme la plus sure des contraception ☹) et Jonquille nous parle bien d’un accident et non pas d’une volonté délibérée de compliquer sa vie et celles de ses amoureux. C’est normal qu’elle soit en panique devant le choix de dire ou pas puisqu’à la clé il y a la permanence ou pas de sa cellule familiale. Elle n’est pas dans sa réflexion arrivée à savoir si elle est polyA, mais elle aime deux hommes et n’a pas réussi à être transparente avec les deux. Oui les femmes (comme les hommes) dans notre société (et même d’autres beaucoup plus répressive avec l’adultère), ont des relations hors «  couple » : ce n’est pas une découverte incroyable c’est le quotidien parce que l’humain est un animal de désir et d’amour et qu’il ou elle peut avoir envie de vivre d’autre relation. Donc inutile de s’en offusquer. La question c’est comment arriver à se décider entre dire la vérité et assumer le risque ou ne rien dire et assumer le secret : c’est un vrai dilemme et il ne peut pas y avoir de réponse en noire ou blanc. Comme je l’ai suggéré pour moi le non-dit est plus grave à long terme mais c’est lié à mon histoire et je ne peux prédire ce qui serait mieux pour Jonquille.
Je reste par ailleurs sur ma position : pour moi ( c’est mon avis et je le partage 😊) le fait de réduire la paternité à la transmission des gènes est une construction sociale qui est lié au système patriarcal qui a besoin de savoir à qui irons les biens du père : à ses « vrais enfants » et non pas à des « batards » d’autre mâles. Car dans les faits celui qui est le père c’est celui que l’enfant appelle papa qui l’emmène a l’école, lui apprend à grandir, joue avec lui, le fait rire et le console et lui transmet des valeurs, ce n’est pas le géniteur qui fait tout ça. Sinon quid de la paternité des enfants nés de donneurs de gamètes ? quid des enfants adoptés ? Sans compter les enfants qui ont un contexte où il n’y a pas de père en vue. Alors oui de manière individuelle chaque homme peut avoir une préférence pour la transmission ou pas de son génome pour être en mesure d’aimer « le fruit de sa chair » mais la société elle doit à mon avis permettre à tous les autres d’être tranquille avec l’absence de ce besoin. Ça aiderait certaines femmes ayant « fauté » à ne pas être malmenée ou pire. IL n’y a pas que ans le pays lointains que des femmes meurent d’avoir trompé leur conjoint et de leur avoir fait une « enfant dans le dos ».
J’espère @Jonquille que tu arriveras à trouver des billes dans tous ces messages pour décider de ce que tu vas faire
Bonne Soirée
Lau

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