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[TW Propos homophobes, violents...] Questionnements d'hommes cisgenre, et des autres

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gdf

le lundi 05 septembre 2016 à 10h31

tentacara
Si vous ne supportez pas que les femmes se réunissent pour parler sereinement de leurs expériences sentimentales et sexuelles, c'est que vous faites partie du problème.

À titre personnel, je supporte très bien que qui que ce soit ait des espaces sereins, et je crois avoir continument soutenu le café non mixte.
D'autres ont effectivement pu exprimer leur incompréhension devant ce besoin, et proposé une autre solution, riposter. Cela a généré une levée de bouclier de ceux ou celles qui sont fatigués de riposter. Cette levée de bouclier donne l'impression que certain-e-s ne "supportent pas" l'idée que l'on peut riposter.

J'aimerais pouvoir dire que je suis neutre là dedans, mais en tant qu'homme cisgenre, vous n'allez forcément pas me croire. Je pourrais raconter les harcèlements que j'ai subi étant gamin, mais bien évidemment ils n'ont rien à voir avec le quotidien d'autres catégories opprimées donc ils ne valent rien.

Ce que je veux dire, à ceux qui ne "supportent pas" l'idée d'un espace safe, c'est que cet espace est nécessaire et répond à un besoin.
Ce que je veux dire à ceux qui ne "supportent pas" qu'on parle de riposter, c'est que si, c'est possible. Dire que c'est possible, ça ne veut pas dire que c'est la seule et unique solution, ni que ca marche pour tout le monde, ni qu'il n'y a pas de problème de fond à régler. Juste, c'est possible.
S'énerver et accuser ceux qui en parlent de faire partie du problème, ça donne l'impression d'une mentalité de victime (qui est le pendant naturel de la mentalité d'agresseur). Les hommes sont des agresseurs qui ne veulent pas l'admettre. Les femmes sont des victimes qui ne veulent pas l'admettre (affirmation à prendre avec toutes les précautions statistiques nécessaires, c'est à dire "il y en a" plutôt que "tous")

Si vous lisez l'article, est ce que vous vous dites "ceux qui veulent aider les enfants à riposter font partie du problème"?
Est ce que l'article dit "ca ne sert à rien d'isoler les enfants" ? Non, il est dit que parfois, la seule solution, c'est le changement d'école.

Bref, il y a plusieurs approches, elles sont complémentaires, pas exclusives, et on peut défendre ce qu'on pense être une bonne solution sans forcément démonter celles que proposent les autres (et sans forcément accuser les autres de faire partie du problème puisqu'ils proposent d'autres solutions, et cette remarque vaut aussi bien pour ceux qui ne veulent pas d'espace protégé parce qu'il suffit de riposter qu'à ceux qui s'énervent à chaque fois qu'on parle de riposte)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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KlivLuil (invité)

le lundi 05 septembre 2016 à 10h34

On ne cesse de te répéter que le problème n'est pas forcément tant d'apprendre à riposter[1] que de chercher à, de temps en temps, ne pas avoir à le faire, au moins dans certains domaines.

<hr />

[1] D'autant que des temps en non mixité, justement, permettent d'apprendre à faire ce genre de chose mieux que tu ne saurais le faire.

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 10h56

gdf
Rien à voir avec le sujet (on parle d'enfants a priori égaux entre eux, pas de minorités opprimées), mais tout à voir avec le débat qui agite ce fil. Oui, il est possible d'apprendre à riposter. C'est possible pour les enfants, est ce encore possible pour les adultes ?

Alors.....oui, c'est possible.
Mais non, pas pour tous les enfants.

Et même quand tu apprends à riposter, ça ne garantit pas que le harcèlement cesse.

Surtout quand même les adultes (bah un peu comme toi là, en fait) font comprendre au souffre-douleur que "non mais tu pourrais te défendre quand même, allez riposte un peu c'est pas compliqué".

Et du coup ces adultes ne font rien contre le harcèlement. (Tant que c'est pas des agressions physiques parce que là du coup ils interviennent quand même...tu vas me dire "encore heureux", mais s'ils étaient intervenus au stade précédent on n'en serait pas là ! Et je rappelle aussi qu'il y a des suicides d'enfants ou d'ados suite à de "simples" - sic - agressions verbales répétées, donc l'inaction des adultes dans ce cas, elle tue !).

Pour avoir été la souffre-douleur de la classe tous les ans, toute l'année, jusqu'à la fin du collège*, je sais (et ne suis pas la seule à le dire) qu'on n'en sort pas "comme ça" en claquant des doigts.

Si on considère que ça c'est "bien" passé pour moi à partir du lycée (voir ma précision ci-dessous, je ne suis pas sûre qu'on puisse en fait), alors j'ai mis - malgré tous mes efforts quotidiens - au bas mot huit ans à m'en "sortir".

Je te dis pas l'énergie que ça demande quand tu es harcelé-e en permanence, que les adultes te disent par exemple "t'as qu'à ignorer" (Ouais cool, je les ignore, ensuite iels viennent me taper dessus parce que j'ai décidé de les ignorer, et ensuite c'est moi qui suis punie par la prof, histoire vécue !!! Bon celui qui avait tapé a été puni aussi, mais moi j'avais littéralement rien fait du tout !) et que ça continue, ça continue....

Pendant. Huit. Purée. D'années !!!

Malgré. Tous. Les. "Bons". Conseils. Suivis !!!

------- ------- -------
* voire bien après le collège, mais au lycée j'ai vécu ce que trolldejardin appelle "l'effet plante verte", en gros les gens ont grandi, ils ne te harcèlent plus forcément parce que c'est "un truc de gamins" mais tu es clairement mis-e à l'écart du groupe - et même quand tu fais tout pour "t'intégrer" tu restes "la personne bizarre qu'on met à part, qu'on n'invite pas à nos soirées ou sorties et qui est bien pratique juste pour copier les devoirs qu'on n'a pas fait " - ce dernier point étant valable pour les "bons élèves" - "et dont on va parfois jusqu'à ignorer complètement la présence quand elle est dans un groupe, genre ne pas lui répondre quand elle vient nous parler" etc. etc. (je ne m'étends pas, il y aurait beaucoup à ajouter encore.
------- ------- -------

Donc ouais en fait, ce que je suis en train de t'expliquer, c'est que ton :

gdf(on parle d'enfants a priori égaux entre eux, pas de minorités opprimées)

est complètement erroné.

Les enfants qui sont harcelés sont souvent, par exemple, neuroatypiques. (Même s'il y a d'autres situations d'oppression bien sûr.)

(Pour ma part je sais depuis sept mois seulement que j'ai au moins deux neuroatypies, ah oui c'est drôle parce qu'on diagnostiquait pas à l'époque, et même aujourd'hui on ne le fait pas souvent ! Je connaissais déjà ma première neuroatypie mais comme elle n'avait jamais été "mesurée", je n'avais aucune idée de son "niveau" et je pensais que c'était un privilège mais il se trouve qu'au final non, dans notre société même si ce fonctionnement-là donne certains avantages, y a déjà des tas de "malus" qui vont avec !!!)

Or les autres enfants "sentent" la différence chez l'autre et le mettent à part. Même quand on n'est pas diagnostiqué-e, et c'est ça le pire (tu penses être "comme tout le monde" et tu comprends pas pourquoi toi, t'es à part, et en même temps, oui tu sens que t'es différent-e, mais tu te dis "bah en fait on est tou-te-s différent-e-s, je devrais faire plus d'efforts", sauf que non, pas tou-te-s en fait, enfin pas à ce point-là...).

En plus d'avoir un fonctionnement différent qui ne permet pas à la personne neuroatypique d'être en capacité d'appliquer les solutions prônées par les neurotypiques (et parfois par certain-e-s neuroatypiques qui ont intériorisé ce qu'on appelle la psychophobie), on se retrouve systématiquement mis-e à l'écart (ceci étant déjà un type de maltraitance pour tout être humain) voire souffre-douleur de par notre différence qui est "invisible" (mais très bien "captée" malgré tout par les autres !!!).

Bref. Tout ça pour te dire que ton hypothèse qu'il n'y a pas de minorités opprimées chez des enfants que toi, tu vois comme "égaux", est complètement fausse.

******* ******* *******
Les personnes neuroatypiques subissent une oppression qui s'appelle la psychophobie, et qui est encore très méconnue.
******* ******* *******

Ah oui au fait. J'écris bien "Les personnes". Parce que là on parlait des enfants. Mais ça continue à l'âge adulte : harcèlements et mises à l'écart, dans presque tous les groupes sociaux.

(Mais à part ça, "y a qu'à ignorer"... "y a qu'à aller travailler ailleurs" : facile quand partout tu subis la même discrimination, dans le public, dans le privé....malgré des changements de boulot tous les deux ans maxi...ouais trop facile quoi : "Y'a qu'à faire", hein. Bah vas-y. Marche dans mes chaussures, et fais-toi plaisir.)

------- ------- -------

Heureuse de t'avoir appris quelque chose.

Merci ? De rien.

------- ------- -------

P.S. : Il n'y a pas d'agressivité dans mon message, et ce n'est pas "contre" toi ni qui que ce soit. Il y a peut-être une part d'ironie, ce qui est quasiment un mécanisme de survie face à l'ignorance générale devant ces discriminations, mais pour que ce soit clair je le redis :

Il n'y a pas d'agressivité, je ne me sens pas en colère, juste pas très patiente aujourd'hui, et il se trouve que mon besoin "d'éduquer" est passé avant le fait de me dire : "j'attendrai six mois de ne plus avoir toutes les merdes qui me tombent dessus pour être sûre d'avoir un ton safe à 400% en répondant à gdf".

Prendre le risque de vexer un tout petit peu quelqu'un qui ne savait pas mais dont je mise en fait sur son intelligence pour justement ne pas le prendre contre lui, me semble un faible prix à payer pour informer et ouvrir les consciences.

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 11h00

gdf
l'impression que certain-e-s ne "supportent pas" l'idée que l'on peut riposter.

Comme vu dans mon message ci-dessus : riposter sans résultats visibles pendant huit. Purée. D'années.

(Et en fait devoir se battre toute sa vie, en réalité, car je l'ai dit s'il peut y avoir de légères trêves ça reprend à l'âge adulte.)

Ben non en effet, je ne "supporte pas" cette idée.

Ce serait bien de trouver une autre solution que de laisser les gens souffrir des années parce que "vas-y t'as qu'à riposter, je t'ai montré comment faire".

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 11h20

Pour répondre à la suite,

Tu est peut-être neuroatypique (ou NA - j'ai marre d'écrire le mot en entier), tu as peut-être d'une manière ou d'une autre trouvé un "havre de paix" à l'âge adulte (le fait que tu aies réussi n'impliquant aucunement que "c'est facile, toute personne NA peut le faire", on est bien d'accord ?).

gdf
Je pourrais raconter les harcèlements que j'ai subi étant gamin, mais bien évidemment ils n'ont rien à voir avec le quotidien d'autres catégories opprimées donc ils ne valent rien.

Ils sont différents certes mais tout aussi valides.

Je te crois donc, mais ça prouve juste que les harcèlements subis n'avaient pas pour origine le fait que tu sois homme ou que tu sois cisgenre. C'est parce que tu es NA. (En supposant que tu le sois. Il y a d'autres sources d'oppression bien sûr, qu'un homme cisgenre peut subir, mais pas parce qu'il est homme, et pas parce qu'il est cisgenre.)

Mais de même que je ne vais pas palabrer sur la non-mixité "interdite aux blancs" dans un groupe de discussion anti-raciste (même s'iels ont décidé de discuter de relations poly ou de mécanique ou de la technique du point de croix), sous prétexte que je subis des discriminations en tant que femme pan NA (etc.) mais blanche, de même que je ne vais pas dire aux personnes racisé-e-s comment elles sont censées "riposter", tu n'es pas légitime à venir dire "mais moi homme cis vous invalidez ce que j'ai subi".

Juste : non. Ce n'est pas ce qu'on fait. Mais là c'est un cercle féministe non-mixte; Donc un homme cis même NA handicapé nain albinos noir et pauvre n'a pas sa place. Malgré toutes les autres oppressions qu'il se prend sur la tronche.

Ensuite si on insiste à répondre sur le sujet de la fameuse "riposte", c'est juste que c'est l'excuse facile que 99% des gens balancent :
- aux femmes harcelées dans la rue,
- aux racisé-e-s discriminé-e-s de par leur couleur de peau,
- aux NA subissant le harcèlement (scolaire, professionnel...)
- etc.

Et c'est exactement "l'argument" (celui de la riposte) qui pousse les harceleurs, violeurs, racistes etc. à ne pas se remettre en question. "Non mais elle avait qu'à se défendre, aussi." "Bats-toi, tu ne fais pas d'efforts." (Et quand je suis dans un épuisement extrême à force de me battre seul-e depuis 15, 35 ou 50 ans, j'ai le droit de souffler un jour ? Non ?)

La riposte, c'est un refrain qu'on a toujours entendu et qui n'a pas donné de résultats suffisants.

Excuse-nous de vouloir, tout en continuant à se battre et riposter, parce qu'en fait c'est une question de survie et qu'on n'a pas le choix, mettre en lumière d'autres solutions.

Genre (en plus des espaces safe non-mixtes, à court et moyen terme) changer les mentalités une bonne fois pour toutes (à long terme). Ca, c'est une solution pérenne qui sauverait du monde (oui parce que la philosophie de "ripostez, ok ça suffit pas toujours mais ripostez déjà" elle entraîne des suicides comme je disais).

Donc t'en étais pas conscient, ok admettons, mais maintenant tu sais : la riposte, on a compris, mais à chaque fois que quelqu'un en parle, les harceleurs s'appuient dessus pour ne pas se remettre en question. Donc oui, la mettre en avant c'est malheureusement faire partie du problème sans en être conscient-e, et sans le vouloir. Mais faire partie du problème quand même.

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Ragondin

le lundi 05 septembre 2016 à 11h33

Si vous ne supportez pas que les femmes se réunissent pour parler sereinement de leurs expériences sentimentales et sexuelles, c'est que vous faites partie du problème.

Je trouve ça réducteur. Il y a eu plusieurs opinions exprimées, dont le regret d'être associé à des agresseurs auxquels on ne s'identifie pas, et je ne vois pas en quoi ce serait "faire partie du problème". On entend parfois parler par ici de non-binarité, mais quand il s'agit d'un homme qui tente de se dissocier du stéréotype de l'homme-cis dominant, tout d'un coup il s'agit de maletears, "not all men", en oubliant que ces termes ont un sens un peu plus précis.

Je ne relancerai pas sur la question initiale, mais peut-être qu'on pourrait au moins se mettre d'accord sur le fait que la nécessité d'avoir des activités non mixtes est quelque chose de regrettable sur le principe, comme tout ce qui divise la population arbitrairement, et que souhaiter moins de non-mixité n'est pas nécessairement être un gros lourd qui veut être invité partout, ou bien être un boulet qui n'a jamais entendu parler de féminisme.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 11h53

Ragondin
souhaiter moins de non-mixité

Qui trouve qu'il y a "trop" de non-mixité ?

(Oui, parce qu'en souhaiter moins, c'est trouver qu'il y en a trop...)

Eclaire-moi parce que là, je comprends pas bien.

Pour revenir sur les cafés poly :
- à Paris les événements mixtes existent depuis fin 2008 (à ma connaissance)
- l'espace non-mixte à la Mut a eu lieu quelques mois à peine en 2013, du moins à ce que j'en sais, et a repris seulement depuis septembre 2015.

A quel moment un espace non-mixte ça fait trop ???

(Avec je le rappelle les 3 ou + événements mensuels poly mixtes parisiens....sans compter la banlieue, les événements ponctuels etc. etc.)

Non, vraiment, là je comprends pas trop comment on pourrait faire moins de non-mixité, à moins de revenir à la situation d'avant qui était : zéro non-mixité...

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Acajou

le lundi 05 septembre 2016 à 11h55

LuLutine, le pire c'est qu'avant j'étais comme toi, je me posais 250 000 questions (et encore je suis gentil). Il faut que tu arrêtes de regarder les forums de zèbres, que tu arrêtes de réfléchir, et que tu apprennes à faire des trucs plus cons. Parce que là ça devient débile. Faut arrêter d'être intelligente. Surtout qu'il y a plein de manières de devenir con.

Moi aussi à l'école il y en a qui m'ont saoulé pendant longtemps. Mais un jour j'ai explosé. C'est une voie que je n'avais pas explorée. On m'avait conseillé de me défendre, mais pas d'aller leur casser la gueule. Je n'avais pas envisagé la possibilité d'être con. Et un jour j'ai foutu un coup de pied dans les couilles à celui qui me les cassait depuis des mois. Il a eu mal, j'ai presque culpabilisé. Mais alors après même les racailles du lycée m'ont applaudi. Et puis il est devenu gentil, il me demandait comment ça allait et tout.

Et puis après j'ai arrêté d'être harcelé.

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gdf

le lundi 05 septembre 2016 à 11h58

Merci pour les longues réponses, je les lirai à tête reposée.

Lulutine
Surtout quand même les adultes (bah un peu comme toi là, en fait) font comprendre au souffre-douleur que "non mais tu pourrais te défendre quand même, allez riposte un peu c'est pas compliqué".

C'est ce que tu comprends, ce n'est pas ce que je dis. J'essaie de prendre des pincettes dans mon expression (c'est pas tout blanc ni tout noir, y'a un peu de rouge aussi), sans forcément y arriver toujours, mais ça ne passe pas (si tu dis qu'il y a du rouge c'est que tu comprends rien à rien).
Je maintiens, il y a du rouge. Peut être juste un petit peu, mais il y en a.
Après, je comprends, on en a déjà beaucoup parlé, on est fatigué d'avoir à réexpliquer que oui, y'en a, mais c'est pas ça le gros problème, y'a des sujets plus importants. C'est sans doute vrai, et c'est aussi vrai que c'est énervant d'avoir tous ces boulets qui y comprennent rien et qui ne voient que le rouge.
Mais pour convertir ces boulets, un petit "tu as raison, mais ce n'est pas le coeur du problème" est bien plus efficace qu'un "t'as rien compris, c'est toi le problème" (de même que ce que j'ai dit n'a pas été compris, je suis sûr que ce que j'ai compris n'est pas ce qui a été dit. Je reformule juste pour tenter de faire comprendre où ça coince).

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 12h00

Acajou
"Moi j'leur ai pété leur gueule, trop drôle"...

Et puis après j'ai arrêté d'être harcelé.

Haha on s'amuse bien avec toi !

Tu vas rire aussi, attends !

Petite, le fait d'être harcelée m'a rendue à une époque hyper violente, j'ai réagi comme toi, j'leur ai pété leur gueule.

Résultat les adultes me punissaient et les harcèlements continuaient quand même.

Donc ça n'a pas marché.

T'as vu, trop drôle, hein ?

Qu'est-ce qu'on se marre avec toi ! Si tu n'existais pas, il faudrait t'inv....euh en fait non. Merci. Je vais très bien sans toi. (Du moins, aussi bien qu'il m'est possible)

Oh pardon.

C'était un troll en fait, avoue ?

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LuLutine

le lundi 05 septembre 2016 à 12h08

gdf, en effet ce que tu as compris n'est pas ce qui a été dit.

Enfin, sauf si c'est moi qui te comprends mal bien sûr...

J'ai lu l'article dont tu as donné le lien et....oui, à mon sens la personne qui fait ça fait partie du problème. Sincèrement. (Et je dis ça avec une enfance et une adolescence de luttes et de ripostes diverses + 15 ans de "développement personnel" derrière moi.)

Cette personne met des petits pansements à certains endroits là où il faudrait faire une grosse opération, ailleurs. Elle ne lutte pas contre le problème de fond qui n'est pas modifié.

Les harceleurs vont juste trouver une autre méthode (à laquelle lea harcelé-e ne saura pas forcément répondre sans aide, donc retour à la case départ) ou bien se diriger vers quelqu'un d'autre.

Une fille était le souffre-douleur de sa classe. L'année d'après, ça allait bien. Ah oui, j'étais arrivée dans sa classe. Et c'était à présent moi le souffre-douleur. Le problème était déplacé, mais pas réglé.

Ouais, en faisant ce que fait la personne dans l'article, on déplace le problème, on ne le règle pas. Et parler des pauvres enfants/ados qui n'ont pas les outils de l'auto-dérision mais qu'une fois qu'on les leur donne, ça va (ah ouais, j'avais essayé aussi cette méthode-là, ça marchait pas non plus pour moi, scoop !), c'est a minima psychophobe (probablement par ignorance, mais tout comme on peut avoir des discours ou attitudes homophobes, racistes, sexistes etc. par ignorance aussi).

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Ragondin

le lundi 05 septembre 2016 à 12h20

Non, vraiment, là je comprends pas trop comment on pourrait faire moins de non-mixité, à moins de revenir à la situation d'avant qui était : zéro non-mixité...

Il y a deux sens possibles à "trop". Trop par rapport à un besoin ? Je vous crois volontier quand vous dites que ce n'est pas le cas. Trop par rapport à un monde idéal ? Je pense que oui, je ne sais pas si c'est le cas de tout le monde, mais j'espère.

Je répondais bien spécifiquement à "si la non-mixité vous dérange, vous faites partie du problème". Je n'aime pas la non-mixité par principe (en grande partie parce qu'elle m'oblige à m'associer à une étiquette dans laquelle je ne me reconnais pas trop) sans pour autant nier les problèmes qui la rendent utile. C'est dans ce sens là que je disais qu'on pouvait souhaiter moins de non-mixité. Ou le moins possible, en restant conscient des situations où c'est nécessaire, si tu préfères.

Je sais qu'on n'est pas d'accord sur l'étendue des situations où c'est nécessaire, mais je cherche plutôt un terrain d'entente, là.

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Acajou

le lundi 05 septembre 2016 à 12h21

LuLutine
Petite, le fait d'être harcelée m'a rendue à une époque hyper violente, j'ai réagi comme toi, j'leur ai pété leur gueule.

Résultat les adultes me punissaient et les harcèlements continuaient quand même.

Donc ça n'a pas marché.

Bah c'était que tu n'étais pas assez violente

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 05 septembre 2016 à 12h36

...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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JoktikekHi (invité)

le lundi 05 septembre 2016 à 12h49

Acajou, arrête, je comprends tes erreurs au début, mais là plus ça va et plus tu t'enfonces pour éviter d'admettre que tu à écris des bêtises, alors que je ne te pensais pas de mauvaise volonté à l'origine. Parfois, il vaut mieux apprendre à se taire au bon moment.

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Acajou

le lundi 05 septembre 2016 à 13h09

Bah c'est vrai, à la limite si elle avait été encore plus violente, elle aurait été au pire renvoyée de l'école (ça lui aurait fait quelques jours de vacances tranquille), et au moins les harcèlements se seraient arrêtés. De toute façon elle avait une excuse, et puis on ne lui en aurait pas voulu de se défendre contre le harcèlement.

Je le sais parce que je l'ai fait, j'ai déjà été renvoyé plusieurs fois pour ça, mais c'était pour une bonne cause^^ C'était toujours plus cool que le harcèlement.
C'est vrai que j'étais un petit peu atypique.

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gdf

le lundi 05 septembre 2016 à 13h48

lulutine
Ouais, en faisant ce que fait la personne dans l'article, on déplace le problème, on ne le règle pas

Note qu'en isolant, on ne le règle pas non plus, mais ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas isoler ; ça déplace le problème, mais c'est mieux que rien.
En formant tous les harceleurs pour qu'ils arrêtent de harceler, on règle le problème, mais...est ce qu'on a des exemples où c'est déjà arrivé à grande échelle ? Entre des propositions qui donnent des (petits) résultats en déplaçant le problème, ou une solution idéale qui n'arrive jamais, mon coeur balance...

lulutine
Ton "on parle d'enfants a priori égaux entre eux, pas de minorités opprimées" est complètement erroné.

En effet ! Merci pour l'avoir relevé, ca ouvre un paquet de connexion dans mes idées (note : c'est un merci sincère, même si n'est peut être pas spontané, au sens où je ne l'aurai probablement pas formulé explicitement sans ton message de ce matin. En tous cas, il n'est aucunement ironique)

J'avais en tête, pour illustrer la victimisation, un exemple familial. On joue régulièrement au tarot avec des membres de ma famille dont je tairai les caractéristiques. L'un d'eux est un parfait exemple de victimisation. Il arrive souvent dernier, rarement premier, mais c'est parce qu'il a jamais de jeu. Quand on laisse entendre qu'il ne joue pas bien et qu'il pourrait bénéficier de conseils, il s'énerve.
Les joueurs de tarot sont, indéniablement, égaux entre eux. Sur une partie, il y a des variations. Sur le long terme, les jeux sont équitablement répartis. Mais voilà, il y a ceux qui disent rien quand ils ont un jeu pourri, et foncent quand ils ont un bon jeu, et ceux qui osent pas y aller quand ils ont un bon jeu, et se complaisent dans la plainte quand ils ont un mauvais jeu.

Quand on transfère ce genre d'observation dans la vraie vie, on est tenté de se dire que ceux qui réussissent (par exemple, les hommes) savent utiliser leur jeu, et ceux qui échouent (par exemple, les femmes) ont qu'à apprendre à jouer.
Sauf que, dans la vraie vie, on a pas tous le même jeu...ceux qui ont un bon jeu pensent "on est tous a priori égaux", mais ils sont à côté de la plaque.

Comme je ne peux pas conclure ce post en admettant que j'étais à côté de la plaque, je vais quand même m'en tirer par une pirouette. En parlant des "enfants a priori égaux", je n'affirmais pas que tous les enfants sont égaux. J'avais plutôt en tête que, même en prenant des enfants supposés égaux (par exemple dans une école chic pour garçons avec sélection à l'entrée, dans laquelle on ne trouverait que des petits mâles blancs catholiques avec une intelligence supérieure à la moyenne), on arriverait quand même à avoir des harceleurs et des harcelés. Parce qu'on est pas égaux et qu'il y a d'autres critères que le genre, la couleur de peau ou la religion.
Mon joueur de tarot, par exemple, il a un profil à être harcelé. Peut être est-il NA. Quand je l'entends parler du monde comme il parle du tarot (j'ai pas de chance, j'y peux rien), j'ai tendance à penser qu'il faudrait qu'il commence par travailler sur lui même.
Mais il est dangereux de généraliser cette pensée, et je comprends maintenant pourquoi le "yaka riposter" fait réagir aussi fort. La vie n'est pas un jeu de carte.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 05 septembre 2016 à 14h18

...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Acajou

le lundi 05 septembre 2016 à 14h50

philemon
C'est un mode de raisonnement qui m'est totalement impensable. Et je ne suis probablement pas le seul.
Demander à certaines personnes d'être plus violentes n'a aucun sens, car elles n'en sont pas capables, ne le veulent pas.

Alors comment les aide-t-on ?

Moi je défends l'idée du choix et du libre arbitre.

Effectivement si je choisis de refuser la violence sur moi, d'être une victime par choix, moi je n'y vois pas d'inconvénient, tant que les choses sont claires. Moi j'aimerai savoir quoi...les oppressés disent être victimes mais est-ce qu'illes veulent l'être ?

Et si quelqu'un aime la violence et la choisit en âme et conscience, il n'a pas à vous imposer la violence, par contre vous avez son consentement pour le frapper, et si vous ne le faites pas, vous ne tenez pas compte de ses besoins finalement.

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gdf

le lundi 05 septembre 2016 à 15h13

@philemon, la phrase suivant la citation que tu as retenue est "il est dangereux de généraliser cette pensée".
Ce qui est vrai pour un joueur de tarot (qui a objectivement les mêmes chances que les autres) ne peut pas être étendu à la vraie vie. En généralisant aux femmes, tu me fais dire exactement le contraire de ce que je voulais dire !
Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, mais tu es pris en flagrant délit de citation sortie du contexte.

PS : Je me dois de résister, parce que je suis un incompris, sur ce forum, tout le monde fait exprès de me comprendre de travers et de me faire passer pour un harceleur sans coeur

PPS : et au cas où l'ironie de ce PS ne passe pas, j'ajoute un smiley :
:)

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