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Dialogue au paradis de l'anarchie relationnelle

Politique

(temps de lecture : environ 20 minutes)

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Lili-Lutine

le lundi 20 juillet 2020 à 18h54

Vraiment super ce dialogue à deux, deux points de vues qui s’entrecroisent et réfléchissent pour aller plus loin encore et ensemble !
Cela va ouvrir d’autres voies à explorer et j’espère permettre à d’autres voix surtout de s’exprimer !
Je ne partage pas tous les points de vues énoncés ici dans cet article, mais peu importe, l’idée aujourd’hui c’est bien plus de partager nos expériences comme nos réflexions, peu importe que l’on soit poly ou anarel ou autre chose, je m’en fou à vrai dire, moi-même je change d’avis et d’étiquette pour moi-même souvent, rien de ce qui est dit ne peut être figé, il ne peut pas y avoir de méthode ou de mode d’emploi pour une bonne façon de faire plus qu’une autre.
Ce qui m’importe à vrai dire, c’est que l’on ne juge pas trop vite une idée ou une autre... que des camps ne s’opposent pas, que tout cela nous interroge et que des personnes se disant poly ou anarel ou non-monogame arrêtent de faire de la merde comme dit @Alf_Red....
Mais les violences, abus et bien d’autres mécanismes d’oppressions patriarcales sont bien présentes dans la communauté poly et anarel, comme partout ailleurs, nous ne sommes pas hors du monde....

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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alinea7

le lundi 20 juillet 2020 à 22h10

J'aime beaucoup cet article, le dialogue rebondit bien et allège la lecture.
Je trouve intéressant de discuter des termes et de ce qu'on met derrière, je trouve que la question du care est cruciale dans les relations. Et ça va au delà même de la non monogamie parce qu'on peut (très facilement) faire de la merde relationnelle en couple monogame, et même célibataire.

Et ça m'a posé plein de questions sur mes propres comportements et ce que je pourrais y changer. Sur ma position dans un couple, privilégiée bien que pas du tout assurée de façon permanente.
Mais aussi sur comment mettre en place autre chose.
Typiquement je trouve très intéressant l'idée de ne plus hiérarchiser les relations romantiques vs amicales. Mais en pratique je ne sais pas comment ça se traduit ?

Faut-il donner à chaque relation la possibilité de se développer selon son potentiel ? Le souci que je vois à ça c'est qu'il y a beaucoup de personnes avec qui j'aimerais développer un lien amical. En pratique, développer et entretenir un lien ça demande justement du soin et donc du temps. Qui est une ressource limitée. J'ai déjà l'impression que certaines amitiés bénéficieraient de plus de soin. Du coup : +de relations, moins de soin ?
Est-ce que moins de relations, c'est forcément plus de hiérarchie ?

Une autre question que je me pose par rapport au care c'est celle de la violence.
J'ai l'impression qu'il y a une forme de rejet de la violence. Je suis d'accord avec ce mouvement, je suis pour faire tomber le patriarcat et les privilèges. Je me questionne sur les limites. Peut-on et doit-on abolir toute violence ?
Peut-on : je n'en suis pas certaine. Quid de la personne qui veut relationner avec quelqu'un qui ne le souhaite pas ? Comment mettre une limite sans violence et sans se faire violence ?

En tout cas merci d'apporter des éclairages et tracer des pistes à mon envie de faire mieux que ce qui m'a été appris. :-D

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Erion

le lundi 17 août 2020 à 15h40

Merci pour ce texte. Je trouve qu’il frappe fort et juste sur des comportements d’anarels avec lesquels j’aimerais ne plus être associé − et tant qu’anarel
En particulier, je suis lassé que l’insistance soit sans cesse mise sur l’absence de hiérarchies entre les relations, comme si c’était un graal ou un horizon digne d’intérêt. Moi, c’est l’absence de hiérarchie entre types de relations qui m’intéresse, et que je trouve féconde, dans son invitation à réinventer notre imaginaire affectif.

"Et du coup moi j'ai par exemple envie d'un terme, d'un concept qui met la communication en avant plan, plutôt que le rejet de la hiérarchie."

Moi aussi, j’aimerais avoir un terme comme cela.

Récemment, sur le groupe Facebook Anarchie relationnelle, une personne a écrit qu’il n’existait pas de règles absolues dans les relations (en AR). Je lui répondu fermement que moi j’en vois au moins : prendre soin de son partenaire et communiquer.
J’ai été très content de retrouver ce point de vue dans ce texte.

Je m’en vais le publier dans ce groupe Facebook, en souhaitant que ça conduise à d’intéressantes prises de conscience et des débats constructifs.

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artichaut

le mardi 18 août 2020 à 14h21

Erion
Récemment, sur le groupe Facebook Anarchie relationnelle, une personne a écrit qu’il n’existait pas de règles absolues dans les relations (en AR). Je lui répondu fermement que moi j’en vois au moins : prendre soin de son partenaire et communiquer.

Oui, j'aime bien cette façon de voir les choses.
Il n'y a pas de règles ? Et bien si il y en a. Justement.
Merci pour ça.

"il n'y a pas de règles" c'est bien trop libéral, et sujet à toutes les interprétations

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Vaniel

le mercredi 26 août 2020 à 19h26

Sur la nécessité incontournable du care (du "prendre soin"), communication comprise, je vous rejoins. En revanche, dans ma manière de vivre et de concevoir l'anarchie relationnelle, je préfère dire qu'il n'y a pas de règle (surtout absolue), pas de règle en soi. Et, je n'y vois pas là une contradiction. Dans le TLFi, je lis la définition suivante du mot "règle" : "Prescription d'ordre moral ou pratique, plus ou moins impérative, relative au domaine social, juridique, administratif, idéologique ou religieux." La plupart des dicos vont dans le même sens, à savoir de la règle comme règle à suivre, définie et imposée, ou fortement recommandée, par une entité extérieure à soi bénéficiant d'une légitimité, d'une autorité. Prendre soin ne devrait pas être une règle (loi/norme/règlement/ordre) mais une valeur, c'est-à-dire une qualité intrinsèque. Si prendre soin de l'une de ses relations doit être posé comme une règle, c'est qu'il y a eu un loupé quelque part. Je ne veux pas signifier que le fait de prendre soin ne doit pas être posé et explicité mais que prendre soin est, devrait être, un socle fondamental qui ne relève pas d'une dynamique prescriptive.

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artichaut

le jeudi 27 août 2020 à 11h31

Le terme de règle m'a moi aussi longtemps posé problème. mais aujourd'hui je le vois plutôt comme dans règle du jeu : si l'on veut jouer à un jeu (a l'anarchie relationnelle ou au polyamour par exemple) c'est mieux d'en respecter les règles.
S'il n'y a pas de règle, alors pourquoi donner un nom à ce jeu ?

Après oui, il est en soi dommage que le care ai besoin d'être prescriptif pour être appliqué. Mais je le vois moins comme une injonction (une prescription) que comme une catégorisation par la négative : "si tu n'es pas care, tu n'es pas anarel (ou poly)".

Ça permet de poser les choses clairement.
Tu peux ne pas respecter les règles du jeu, tu peux même choisir de tricher, mais juste dans ce cas tu n'es pas anarel (ou poly).

Parce que le zéro-règle perso je n'y crois plu trop. Et ça me semble la porte ouverte, certes au meilleur, mais aussi au pire.

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