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Il faudrait pas faire de complexe... de supériorité.

Monogamie
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Siestacorta

le mardi 31 mars 2009 à 11h49

Non, il ne faudrait pas.
Sous prétexte qu'on est poly.

Et pourtant...
Souvent, je regarde les monos, et je me dis "mais comment t'as pas encore compris...". Que d'emblée tu te mens là dedans, que tu dis "compromis, consensus" (parfois même tu le fais sans le dire), quand certainement c'est là que ça pourrit, que ça va se casser la gueule. Que tu ne construit pas un projet, tu essayes de conserver un équilibre sur un seul fil...
Que faire porter la majorité de tes espoirs sur les épaules d'un seul partenaire, et ensuite l'accuser de flancher, c'est pas le truc le plus beau de ta vie.

C'est con, soyons honnêtes. Il y a des gens qui sont parfaitement bien dans la monogamie, qui ont trouvé leur vitesse de croisière.
Surtout, si la phrase "le mariage, c'est essayer de résoudre à deux des problèmes qu'on aurait jamais tout seul" est vraie, le polyamour, c'est une multiplication des nouveaux problèmes...
Bref, le poly j'adore, mais c'est pas d'un côté l'enfer du couple, de l'autre le paradis des affranchis.

Mais je peux pas m'empêcher, non seulement de me féliciter chaque jour de mon choix, mais surtout, et c'est moins malin, d'analyser et juger des questions personnelles à l'aune de ma propre attitude qu'est si géniâle.
Bon, bien sûr, je me transforme rarement en grand inquisiteur crachotant, je finis toujours par retrouver un peu d'équité dans mes paroles. N'empêche... on a un coup d'avance, un peu, ou pas du tout ?

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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LuLutine

le mardi 31 mars 2009 à 13h52

Pour répondre à Siestacorta, je vais faire une petite (bon d'accord, une grosse) digression sur mon histoire.

Il y a quelques années, j'ai quitté quelqu'un que j'aimais - et que j'aime toujours d'ailleurs - pour mon ami actuel, parce que je n'imaginais pas qu'on puisse être en relation (amoureuse, j'entends) avec plus d'une personne.

Je l'ai quitté aussi parce que pour moi, être en couple c'était avancer ensemble sur le même chemin, regarder ensemble dans la même direction ; et moi, je regardais l'avenir, mais lui, il regardait ses pieds...

Je pense toujours que c'est vrai : pour former ce que j'appelle "un couple", il faut un minimum d'investissement et d'objectifs communs. Cependant, ça ne veut pas dire qu'il faut forcément tout faire ensemble, forcément habiter ensemble, passer tous ses week-ends ensemble...sur certains points, j'ai donc évolué. Puis, on peut aussi être en relation amoureuse sans former un couple (mais cette idée, notre culture occidentale ne nous y habitue pas vraiment).

Remarque: quand je dis "tout faire ensemble", nous étions très très loin à l'époque de passer ensemble tout le temps que nous pouvions passer ensemble, mais pour moi il y avait certaines choses qui ne souffraient pas d'être faites séparément lorsqu'on était en couple, notamment il était automatique de s'installer ensemble, et aujourd'hui je n'ai plus tout-à-fait la même opinion.

Si je raconte cela c'est pour dire qu'à l'époque j'ai fait comme beaucoup de gens lorsqu'ils rencontrent un problème dans leur couple (en l'occurrence, problème d'investissement de mon ami, que je ne trouvais pas assez impliqué dans notre relation). Ils rompent.
Je n'ai pas rompu immédiatement, j'ai discuté avec mon ami de ce qui me posait problème (son manque d'investissement), et ce n'est que plus d'un mois après cette discussion (sachant qu'auparavant j'avais déjà évoqué le problème, moins précisément je le reconnais) que j'ai décidé de le quitter, ne voyant aucun changement de son côté (il s'était même éloigné de moi, refusant de plus en plus souvent de me voir le soir et le week-end, sans donner de raison ; j'ai appris plus tard qu'il "[voulait] du temps pour [lui]", mais ça, pour que je puisse le comprendre, il aurait peut-être fallu qu'il me le dise...mais c'est un autre sujet).

Il y a un peu plus d'un an, mon ami actuel et moi avons commencé à traverser une crise. J'ai poussé le dialogue au maximum, je ne voulais pas que cela se termine mal (et pour moi, il n'y avait pas de raisons que ça ne marche pas). En même temps, j'essayais aussi de le laisser respirer et réfléchir de son côté, ce n'était pas facile de jongler entre les deux.
Il y a un peu moins de 6 mois, alors que je croyais la crise passée, mon ami me dit qu'il ne veut plus être avec moi. C'est tombé comme ça, sans que je m'y attende. Enfin tout allait bien, alors pourquoi ?
Je passerai sur l'action de certaines personnes extérieures qui selon moi ont exercé une mauvaise influence sur lui...notamment des donneurs de conseils qui n'y connaissaient rien...mais bref j'ai dit que je passerai alors je passe.

Mon ami et moi étions déjà depuis plusieurs années (quasiment depuis que nous nous connaissions) pas franchement exclusifs. Je ne saurai dire comment ça s'est fait (je n'étais pas forcément "partageuse" à la base), mais ça s'est fait.
En fait, c'était surtout moi qui n'étais pas exclusive, car lui avait plus de mal avec ma liberté que moi avec la sienne...
Du coup, j'en étais venue à être quand même un peu possessive (simple question de réciprocité) et à le considérer quand même comme "mon" homme, même s'il pouvait faire certaines choses avec ma "permission"...

Deux semaines après avoir rompu, mon ami me disait qu'il ne pouvait pas vivre sans moi (faudrait savoir...).

Je ne rentrerai pas dans les détails (j'en vois qui s'endorment au fond ;-)), mais pour résumer j'ai compris que, même s'il était évident que nous nous aimions, le mode de vie "couple (quasi)exclusif" ne nous convenait probablement pas.
Lui, parce que visiblement, ça ne lui convenait pas (simple constat) ; et moi, parce qu'il faut dire que si je suis beaucoup plus capable de prendre sur moi (culture familiale oblige), j'ai le sentiment d'avoir beaucoup trop pris sur moi ces dernières années, justement, et fait des choses que je n'aurais pas faites si j'avais eu plus de liberté.

Si je raconte ma vie, c'est en fait pour en venir à la différence des réactions que j'ai eues aujourd'hui et il y a quelques années, avec mon "ex".
Il y a quelques années, j'ai rompu parce que mon "ex" s'éloignait de moi : il ne veut pas s'investir, je le quitte.
Aujourd'hui, j'ai compris qu'on peut s'investir de façons différentes dans une relation amoureuse (ou pas amoureuse d'ailleurs, même si ce n'est pas le sujet ici) et au lieu de rompre, j'ai cherché à évoluer de mon côté. (Bien sûr rien ne se fera sans que mon ami évolue également, mais il faut bien qu'il y en ait un qui commence !)

Je pense qu'une grande partie des monogames sont simplement des gens qui ont le mode de raisonnement que j'avais lorsque j'ai quitté mon "ex" : une relation amoureuse doit être parfaite, ou ne pas être. C'est tout ou rien. Tu es à moi ou bien tu n'es pas avec moi. On vit ensemble ou l'on n'est pas ensemble. Etc.
Je pense qu'il est très difficile d'évoluer à partir de ce mode de raisonnement, et j'irais presque jusqu'à me demander comment moi, j'y ai réussi. (Ouais je sais...je suis trop forte...ah non pardon on a dit pas de complexe de supériorité !)

Je pense que beaucoup de gens ne se remettent pas en question et ainsi réitèrent sans cesse l'erreur (enfin, moi je dis que c'est une erreur, mais c'est mon opinion) que j'ai commise en quittant mon "ex".
Ils n'évoluent pas.

Il y a un peu moins d'un an, un ami m'a gravement manqué de respect et a eu le culot de se comporter comme si c'était moi qui étais en faute (je précise que sur le coup je ne tiens pas compte que de mon opinion mais aussi et surtout de celle de témoins qui ont eu les deux versions des faits...). Cette petite digression juste pour dire que certains ont énormément de mal à dialoguer vraiment et se remettre en question.

Alors, que nombre de monogames (bien que pas tous, parce que certains sont vraiment heureux, et c'est tant mieux pour eux !) refassent sans cesse les mêmes erreurs, finalement, ça finit par ne plus trop m'étonner...

Je pense que le mieux qu'on puisse faire pour les monogames malheureux, c'est de leur montrer que nous sommes heureux dans le mode de vie poly, et qui sait, peut-être qu'on en convertira quelques-uns ! Si des gens peuvent être heureux au lieu de malheureux, c'est tout ce qui compte !

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Eric

le mardi 31 mars 2009 à 15h10

Je me suis déjà posé la même question que Siesta, et voici ce que j'en pense aujourd'hui...

Sur le fait d'être polyamoureux, il serait bien présomptueux de se considérer comme supérieur, puisque nous sommes parti pris dans le jugement que nous opérons sur nos modes de vie respectifs, cependant nous avons quand même mené une réflexion supplémentaire et nous sommes parvenus à nous libérer de certaines entraves culturelles, dont la plupart des autres non même pas conscience...

De fait, nous pouvons nous targuer d'avoir su prendre un recul sur la société, sur nous-même, sur l'amour... du recul par rapport aux influences que nous subissons presque autant que les autres, à la base. Alors ce n'est peut être pas dû à notre intellect où à notre perception, et c'est peut être simplement dû à un évènement fortuit, un coup du sort, mais peu importe, nous avons cette ouverture, nous avons cette liberté, et je considère ça comme un avantage.

Un avantage, pas une supériorité, hein ^^

Être polyamoureux ne vaut pas mieux qu'être monogame, dans "l'absolu" (je met des guillemets à ce mot vu le débat qu'il y a déjà eu à son sujet), car ce qui compte c'est notre acceptation de nous même, notre acceptation des autres et notre recherche du bonheur. Car au final, un monogame vraiment heureux et épanoui, tant mieux pour lui, et bien mal m'en prendrait de le faire changer de mode de vie. J'accepte la monogamie comme une possibilité autant que j'accepte le polyamour comme une autre possibilité (et pour moi-même j'ai choisi "mon camp" en fonction de ma propre personnalité), et c'est peut être uniquement ça qui nous rend un tout peu supérieur à tous les esprits étriqués dont l'intolérance est souvent le reflet de leur ignorance ;-)

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(compte clôturé)

le mardi 31 mars 2009 à 15h52

Pour le moment je suis mono dans la pratique (et lui poly), alors que théoriquement il est mono (vu que sa femme ignore... mais en fait moi-même j'ignore si sa femme sait... c'est pas mes ignores, heuh, mes oignons) et moi poly. Ca y est, vous avez capté?

Bref. Bien vu Lulutine, je pousse un peu plus loin le raisonnement: mono de culture au départ, mais poly après nous être culturées dans la douleur... se pourrait-il que nous ayions simplement ras-le-.bol de nous faire du mal juste pour des prunes? Alors que nous pourrions avoir aussi mal pour tout l'assortiment de fruits! Ergonomiquement vôtre, quoi!

Brèfle. Ceci plus l'évolution des moeurs - merci et salut au passage à tous mes potes gays et potesses lesbos d'avoir probablement enduré ça avant nous - ferait que, ma foi, de "déviant" ou "inverti" qui laissait supposer que l'inclination sexuelle amenait à sauter sur tout ce qui bouge et portait le même sexe que le dit déviant... comme en plus la notion d'adultère légalement punissable a disparu de l'horizon... il ne nous reste plus de barrières que nous-mêmes devant quelque chose qui peut changer.

Et que nous en sommes simplement conscients, un peu plus portés au risky business, du genre "peut pas savoir avant d'avoir essayé" et "késke j'ai à perdre".

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clown.et.lapin

le mardi 31 mars 2009 à 17h27

finalement, je pense que ce que vous appelez le polyamour, dans sa version non "communauté complète où on partage absolument tout à plusieurs" est le seul état cohérent pour ceux que la monogamie exclusive ne comble pas, ou ne comble plus. Et, pour moi, ce n'est pas une recherche de choses ésotériques ou mystiques, c'est une évidence logique, rationnelle : c'est la raison au secours de la vie sentimentale et sexuelle. C'est pour celà que vos discussions m'intéressent. Quand elles se centrent sur le sujet.

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(compte clôturé)

le mardi 31 mars 2009 à 17h28

Ben on va y revenir, je crois. On est en train de se concerter avec les admins pour renflouer le site en matière d'articles, par exemple.

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dido (invité)

le dimanche 05 avril 2009 à 12h30

je trouve aussi un peu présomptueux de dire que les polys sont supérieurs, parce que chacun à son vécu propre, son enfance propre, son existence, aurais tu été le même siesta si tu avais vécu dans d'autres conditions, c'est peut être ton existence actuelle qui a permis à certaines graines d'éclore..le fait est que ce site peut être aussi lu par des monogames qui s'interessent au poly ou par amour pour leur partenaire, ou pour changer délicatement, se remettre en question...etc ...mais la chose extrêmement juste que tu dis et qui est désolant pourles mono c'est " faire peser tous ses espoirs sur une seule personne et l'accuser quand elle flanche." ouais ça c'est un fléau ..un tue- l'amour ..il n'en reste pas moins que certains monogames sont vraiment bien ensembles parce qu'ils s'apportent l'intelligence , la beauté , la sensualité, etc , et ça pond même des gosses, et ouij 'en vois tous les jours, mais je comprends très bien aussi..bref même pour un monogame soulever la questionpoly est très enrichissante, elle devrait se poser toujours, à un moment ou à un autre ..mais certains ne se la posent même pas parce qu'ils vivent ce qu'ils ont souhaité ..ce sont aussi des personnes intelligents, cultivées,sauf que y'en a beaucoup qui croûlent sous leur bonheur , enfin y'a pas que des monogames malheureux , j'en vois tous les jours qui sont totalement épanouis , sauf que le français de base un peu bidochon, tombe dans des écueils abominables, il n'en reste pas moins que le concept de liberté est à la base..
lulutine : j'ai l'impression de faire un peu le même cheminement que toi.. des idées assez conventionnelles du couple, quitter l'ex qui ne veut pas s'investir, qui n'a pas le temps, quitter la relation imparfaite, pour s'apercevoir ensuite que c'était la plus vraie, bref j'ai quitté mon ex polyamoureux parce que ça me tourmentait puis à cause de l'éloignement surtout puisque nous vivions dans deux pays différents, sauf qu'en le revoyant quelques secondes ces derniers jours, j'ai quand même ressenti plus d'amour que je n'en avais jamais eu, et bien qu'il dise le contraire, je peux pas imaginer une personne plus intelligente émotionnellement et plus douce que lui.bref je vois pas beaucoup de monogames qui pourraient encore s'aimer profondément après six mois sans se voir, s'aimer alors qu'ils sont restés deux ans à un millier de kilométres..alors grande en question..grande remise en question, la question qui se pose c'est que le mot polyamour pour un monogame est effrayant ..le but est déjà de le dépasser , de ne le laisser tomber et de ne regarder que les actes, les actes dans le temps ..le fait est que j'ai dis qu'il faisait ce qui lui apporterait le plus d'épanouissement surtout que je suis loin ..et pour un polyamoureux il a pas beaucoup d'histoires non plus, mais bon il a besoin de faire vivre ce concept cette possibilité .d'existence et cela le rend heureux,même si il est peut être encre trop sensible pour le vivre....maintenant y'a d'autres personnes que j'aime dans mon entourage, mais pouh 'y'a toujours des choses qui flanchent pour un épanouissement amoureux, bref j'en suis aux histoires d'un soir, où les corps se parlent et s'apportent la douceur que les esprits en fait ne s'apportent même pas..ouais je suis épatée en ce que les corps de deux inconnus peuvent s'apporter comme douceur, alors que ils restent muets incapables de s'aimer, leur corps semblent s'aimer..naturellement j'expérimente un peu ça ..en attendant de rejoindre un jour la personne que mon esprit aime..enfin si elle est toujours là..je veux dire dont l'esprit sera disponible..

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 12h41

"reviendrai ptêtre dans un jour un mois un aaaaaan
dans son coeur, dans sa têêêêteuh
si encore il m'atteeeee-enwoueeeeeend
tout doucement..." :-)

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 12h43

Sinon, ben, je mets de l'autodérision sur ma pulsion présomptueuse, hein.
Je crois que c'est sensible, menfin si ça va sans dire ça va mieux en le disant...

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dido (invité)

le dimanche 05 avril 2009 à 16h13

je sais siesta je m'excuse!! mais je suis monogame hein! mais je suis pas contre m'envoyer en l'air avec le premier venu hein!! en attendant mon sweety du bout du monde!! mais je sais pas si je pourrais trouver un autre sweety je deviendrais peut être poly, mais y'a qu'un sweety comme lui! j'arrive pas à imaginer qu'il puisse en exister un autre! n'empêche que paris c'est chô chô chô!!mais en province hein y'a moinsde monde donc, on cherche des sweety à aimer!mais si j'etais à paris peut être que je serais plus libertine, n'empêche que par contre je suis pour la discretion sur mes différents rencarts, je la joue éternelle ingénue célibataire, je n'ai pasla sincérité éthique des poly, n'empêche que j'aime bien ce site moi, et que même que j'aimerais bien assister à la prochaine rencontre!

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 19h39

Ca, c'est un débat qu'on avait un peu effleuré avec Guilain. : le rapport au polyamour d'une situation comme la tienne.

Pour moi, ta situation te permet d'apprendre l'éthique polyamoureuse... Quitte à ce que tu n'aies plus de besoins polyamoureux en retrouvant ton Sweety, le passage par la sincérité de ce système peut t'apprendre beaucoup sur toi de façon plus générale, et finalement rendre ta "relation mono à venir" encore plus forte.

Encore une fois, je ne crois pas pour de vrai qu'il y a une supériorité à pratiquer le polyamour, hein...
Disons qu' (+ tard...)

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 22h19

Disons que.
Où j'en étais...

Ah oui, le PA tel qu'on le conçoit ici est un contrat. On explicite une part de notre rapport amoureux. Dans le couple classique, on peut expliciter... mais on est pas obligé : parce qu'on se dit "ben on fait comme tout l'monde, quoi".
Donc la différence, ce n'est pas forcément la sincérité, mais déjà l'effort de communication.

D'accord, les couples ne sont pas nécessairement des entités autistes et abrrrruties par la masse...
Cela dit, les fiançailles ou le mariage sont des contrats, des promesses explicites. Mais c'est basé sur le couple, le "ben c'est le modèle simple, quoi, on va pas finasser". Du coup, l'intimité et l'exclusivité ont des raisons plus fortes de ne pas avoir été interrogées. Et c'est peut-être les couples qui finalement ont interrogé ces limites, sont passés à l'explicite, qui fondent du durable...

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 22h56

dido semble dire que la passion est, à un instant, dirigée vers un(e) seul(e) autre. C'est sans doute vrai. Mais on parle de poly-amour, pas de poly-passion. Et du fait que cette "mono"-passion ne vienne pas tuer d'autres amours (parfois des ex-passions).
L'erreur vient souvent de la confusion amour-passion amoureuse-mariage-exclusivité-jalousie.
siesta : le mariage est, à mon avis (j'en parle après 32 ans de mariage), un contrat de projet de vie, pas de passion (3ans semble être le maximum pour la passion amoureuse, dixit tous les psy...). Projet d'amour donc, et qui entraîne souvent l'éducation d'enfants (compter 20 à 25 ans). Pour celà, je pense que le mariage est forcément mono. Par contre, sa composante amour peut être poly, et chacun y gagne à mon avis. C'est les amours "plurielles" de Françoise Simpère, qui recouvrent (d'après ce qu'elle en dit elle même) une éthique assez rigoureuse de liberté et de respect des autres, mais qui apporte un épanouissement supérieur du couple et de la famille.

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oO0

le dimanche 12 avril 2009 à 03h47

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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oO0

le dimanche 12 avril 2009 à 03h48

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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dido (invité)

le dimanche 12 avril 2009 à 16h48

@ clown et lapin : mais je ne parle pas de passion, au contraire je parle d'amour, et je dirais l'inverse, il ne faut que l'amour tue les passions, les passions naissantes éphèméres, les instants de volupté qui sont aussi importants dans l'existence..pour le mariage, moi je dirais plutôt non pas réellement un contrat conçernant un projet mais plutôt n contrat d'amitié, du style "je veux que tu fasses partie de mon existence", avec une clausse écrite en petit "y'a des chances que dans dix ans je puisse plus blérer ta tronche," donc ouverture du mariage négociable" bref je dirais plutôt un "mariage d'amitié " parce que j'arrive pas à envisager encore l'éducation d'enfants, en commun, mais bref j'en riais avec des amis, les mariages me font penser à des enterrements parfois, tout le monde est sérieux, s'amène avec son costume noir, et sa cravate, à l'heure précise, et pour toute la famille c'est très sérieux, et surtout en plus si dieu bénit le mariage, alors là plus moyen de rigoler sans se faire brûler le derrière par un coup de foudre, bouh, bref un mariage s'est fait pour s'envoler , pas pour etre assommer si pieds sous terre! bref si je me marie ce sera un gros gag, parce que y'a peu de choses pour moi qui ne soient pas un gag, en fait, c'est une catastrophe, quel manque de sérieux, bref j'acheterais volontiers le package, mariage- divorce! allez hop un tour de manège..gratuit! bref c'est terrible pour moi cela n'a tellement pas de sens, que c'est encore un pretexte à une fête déguisée!

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(compte clôturé)

le jeudi 04 février 2010 à 09h35

Reprise depuis un autre fil, où on cause d'une page web d'un site canadien, "Droit de savoir", qui en page d'accueil se présente ainsi:

AVORTEMENT ET CONTRACEPTION CANADA Tout ce que tu as le droit de savoir concernant l’avortement, la contraception et les autres options pour la prévention et la gestion de la grossesse difficile. Également, pour tes travaux de recherche et/ou débats scolaires concernant tout sujet lié à la vie humaine… ou simplement pour ta propre connaissance personnelle.

Drya
Le but à la base n'était pas de se moquer de cet article, mais plutôt de dire que j'étais consternée que cet article soit en ligne parce qu'il reflète manifestement l'avis de pas mal de gens, et c'est ça qui m'inquiète: que la majorité des amoureux préfèrent se voiler la face et faire des promesses qu'ils ne sont pas sûrs de tenir, se donner des dérivatifs et se fermer à la vie sociale, plutôt qu'admettre réellement que ce problème existe de toute façon et qu'il est plutôt dangereux de le nier. Encore une fois, c'est mon avis, c'est le résultat de ma propre expérience.

Donc Drya, tu es consternée que des gens aux opinions différentes, voire contraires, aient droit de cité comme nous sur le web?

Je serais la première à leur barrer la route s'ils venaient militer ici... mais visiblement, ou on a ici des infiltrés très habiles au point de ne jamais nous contredire, ou alors c'est encore mieux, ils ont un chouya plus de visibilité sur le net depuis que l'adresse est rapatriée sur ce site.

A quoi sert de s'indigner des valeurs du voisin, c'est ça que je me demande. Perso, j'ai assez à faire à cultiver les miennes.

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Siestacorta

le jeudi 04 février 2010 à 10h50

Clem : >Bon, au cas où tu passerais pas sur l'autre fil que tu zappes, vile isolationniste que tu es :

Je voudrais rebondir sur ce que tu dis quelque part.
Tu parlais d'un complexe de supériorité qu'on pourrait exprimer en tant que PA, en se disant qu'on est trop fort et que les autres comprennent rien.

En soit, t'as raison... On est pas supérieur.
Mais on peut avoir envie quand même de jouer de notre altérité, de l'affirmer, d'en découdre pour nous payer le plaisir compensateur de la bonne vanne, face aux difficultés qu'on a face au regard des autres, face à nos propres "crampes psychiques".

Tu as raison aussi, quand tu dis (je sais plus où, ou si j'interprète un passage, mais je crois que je suis dans le vrai sur ta position ) que c'est un phénomène de groupe, on exclue en se moquant de ce qui n'est pas nous (il y avait une intervenante passagère qui parlait de ça quand on marquait la différence avec les échangistes).
C'est un comportement identitaire, et donc à surveiller.

Mais pas forcément à complètement dénigrer. C'est un peu too much de comparer ceux qui ont ce comportement identitaire poly avec Le Pen, dans le sens où ce comportement ne peut se retourner que contre une majorité forte, pas des minorités faibles.

Donc, bon, se moquer des monos de temps en temps, c'est pas ce qu'on fait de plus intelligent.
Mais : -ça peut servir un peu (à sentir qu'on est pas un malade, mais quelqu'un qui choisit et vit un certain comportement, comme des tas d'autres, qui revendiquent leur différence),
- ça fait pas de mal à grand monde,
- et au mieux ça peut obliger ces débiles congénitaux de monos à se secouer un peu les neurone une seule petite fois dans leur vie de merde, pour se dire que sur l'intolérance, ils se posent là aussi, ces nazes.

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(compte clôturé)

le jeudi 04 février 2010 à 11h47

Siestacorta
C'est un peu too much de comparer ceux qui ont ce comportement identitaire poly avec Le Pen, dans le sens où ce comportement ne peut se retourner que contre une majorité forte, pas des minorités faibles.

Alors si ça chatouille les susceptibilités, je m'en doute bien, mais il faut l'interpréter ainsi: je parlais surtout du mouvement qui m'est propre (zapper).

Que ce soit Le Pen, que je vomis, ou des propos ici et là, rares heureusement, mais qui me gênent aux entournures même (et surtout) quand ils émanent des forumeurs (pour certains mes compagnons d'échange épistolaire au quotidien et que j'apprécie hautement) sur ce site, où il ne se passe pas un jour sans un vibrant appel à la tolérance et au respect..., il fallait que je le dise: alors que je ne peux pas dénier son droit de parole à quelqu'un que je considère comme un foutriquet, ce serait superbement non-éthique de me retenir de dire que je ressens le même malaise diffus devant certains propos, tenus par des personnes dont je me sens parfois proche à fraternité.

Par ailleurs, que ce soit une majorité forte ou un minorité faible qui fasse la même chose, c'est sur le principe que je quinte. Se tolérer plus parce qu'on se sent maltraité, ça débouche souvent sur la victimisation... et en parallèle, souvent aussi, avec une sanction dont le principe émane de la majorité, hé oui, c'est comme ça.

Débiner pour se rehausser, ça met pas plus haut, on reste à son propre niveau, c'est juste le débiné qui semble passer en-dessous de la ligne de flottaison, par effet de masse.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Siestacorta

le jeudi 04 février 2010 à 11h50

hm, c'est pas mal vu.

Je suis d'accord, le "principe" est pas gégène en soi. Et justement, avec assez de vigilance, je crois que le reconnaître est suffisant pour pas plonger dans la connerie grasse.
Mais je crois, pour ma part, que c'est pas pareil, vraiment, quand on est minoritaire ou majoritaire. Ca n'a pas le même sens, pas les mêmes effets. ET, malgré les effets négatifs que tu cites, les effets positifs psychologiquement existe.
Autrement dit : "frimer, ça fait du bien".
Se reconnaître le droit de frimer, c'est aussi reconnaître ce droit aux autres, et par là, prendre la connerie superficielle avec assez de connivence et de finesse pour savoir la reconnaître de la connerie profonde.

Je dis ça.

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