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Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bonheur

le dimanche 30 septembre 2018 à 10h56

Noe
Pour autant, ce qui me gêne, ce que je ne comprends pas, dans le Polyamour c'est cette histoire d'aimer plusieurs personnes en même temps. Attention, je ne condamne pas, je m'interroge juste. Vu de l'extérieur, aimer plusieurs personnes de façon simultanée, me semble « extraordinaire », au sens d'étrange.

Extraordinaire au sens d'étrange : je me suis sentie ainsi plusieurs années d'une façon à me pourrir la vie. Tu veux dire le monstre qui n'arrive pas à ne pas aimer alors qu'elle aime déjà. C'était le reflet que j'avais de moi (ça a duré 4 ans). J'étais à la fois heureuse d'aimer et à la fois ce monstre. Le sentiment d'être un extraterrestre, inapte à redevenir un humain.

Tu vois Noe, vue de l'intérieur, ça peut ressembler aussi à ça d'aimer ET aimer alors que l'on ne sait pas que l'on est juste humain, avec cette particularité.

Noe
Pourquoi aucune construction n'est-elle possible avec Y ?
S'il n'y a pas de construction, donc de rêve est-ce encore de l'amour ?
Et si j'admets qu'il existe plusieurs sortes d'amours : quelle est cette sorte d'amour à deux équations ?
Et pourquoi ce besoin d'être désiré, admiré, par deux personnes à la fois ? La double équation ne serait- elle pas dans ce cas le remède à sa propre insécurité ? Une façon d’apaiser ses propres angoisses ?

L'amour a obligatoirement besoin de construction ? L'amour est obligatoire pour aller au bout de ses rêves ?

Tout d'abord Noe, qu'est-ce qu'aimer pour toi ?

Personnellement, l'amour est une émotion forte, intense, que je ne peux ignorer, car je la ressens. Ensuite, je ne mélange pas cette émotion et l'interaction avec la personne pour laquelle je ressens cela.

Je ne souhaite pas être admiré, ni désiré. Je conçois l'amour sans sexe. Mes émotions sont simultanées, mes pensées peuvent aussi être simultanée, en matière d'interaction, ce n'est pas obligatoirement simultanée. Si je suis avec une personne, je suis avec elle seulement.

L'apaisement des angoisses ! Disons que j'aime mon indépendance et mon autonomie... du moins savoir que je peux l'être (je partage mon quotidien, mon compte bancaire, mon nid, mes enfants... avec mon chéri de vie). Je ne me sens par contre pas du tout dépendante de ce choix de vie. Je sais que si je me retrouve seule, je m'assumerai.

Devenir poly, c'est aussi cela, pour moi. Prendre ma vie en main et ne pas attendre des autres, tout en étant en interaction la plus heureuse possible avec les autres. Quand je dis les autres, c'est tout mon entourage... y compris les personnes que je côtoie à mon travail et etc...

Ma philosophie de vie n'impacte pas que ma façon d'aimer, mais bien au delà.

J'allais oublier. Tu parles de projection. Je suis de ses personnes qui ne s'obstinent pas à vouloir obtenir, mais ma seule projection en matière d'amour, c'est la durée. Aimer au fil du temps, m'enrichir des autres (pas seulement mes amours). Me projeter tout simplement avec des années de plus, aussi heureuse dans les mêmes bras affectueux. Ca se suffit à elle-même, comme projection.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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alinea7

le dimanche 30 septembre 2018 à 15h08

Je glisse une réponse pour alimenter la réflexion ! ^^

artichaut
Oui on parle de ce qu'on pourra faire +tard (avec les amis aussi), mais le +important c'est quand même ce qu'on construit au présent, non ?

Bon déjà, le plus important ne fait pas disparaître le reste et n'implique pas que le reste ne compte pas.

artichaut
Ou alors on est dans le rêve. Et auquel cas, a-t-on besoin d'autre chose pour rêver que des films, de la littérature, et de tout ce que la société nous propose ?

A moins que ce soit vouloir que ce rêve là, qu'on nous vend à longueur de temps, devienne réalité ?

Et là j'ai tendance à penser que c'est un leurre, un effet marketing, ou nécessairement s'engouffrer dans un "le paradis ce sera pour +tard".

Pour moi il y a une partie imaginaire dans toute relation.

Je ne sais pas si on peut totalement éviter de construire un sens à partir des éléments de notre vécu. Moi en tout cas j'ai bien du mal à ne voir une relation que comme une suite de moments sans lien entre eux ni avec l'avenir. Est-ce que c'est ce que tu fais, toi, artichaut ?
Et ce que je construis influence ce que je vis. J'irai donc jusqu'à dire que 1 + 1 = 4 ou 1 + 1 + 1 + 1 : moi, toi, ma relation à toi, ta relation à moi. Pour être précis ce serait encore plus compliqué ça donnerait "comment je me représente mon lien avec toi" et aussi "comment je me représente ton lien avec moi" pour chacun des membres du couple (sur la base de deux partenaires).

A partir du moment où on entre dans les représentations du lien on reconnaît qu'il y a forcément un écart entre ce qu'on perçoit et ce qui est (peut-on même encore dire que quelque chose est, objectivement, dans ce domaine), et que les quatre perceptions s'inter-influencent au gré du vécu et des comportements qui n'ont pas forcément la même signification pour chacun.
Bref chacun brode son histoire à partir d'un vécu commun. Le rêve est là.

Et donc là où le concept poly entre en jeu pour moi, c'est dans la capacité à croire que le même lien est possible indépendamment de cette envie d'avoir d'autres partenaires. Je crois qu'il s'agit plus de ça, que de rêve monogame.
J'ai l'impression que cette foi là, je ne l'ai pas : je n'arrive pas à me représenter que le même lien est possible. J'ai donc à faire le deuil de la relation de couple telle que je me la représentais. Pour moi, maintenant, je suis célibataire avec bénéfices (indépendamment du fait que mon partenaire ait d'autres amoureuses d'ailleurs). Tout simplement parce que je n'arrive plus à me représenter son lien à moi comme avant, et que ce n'est pas comme ça que je conçois une relation dans laquelle je m'implique.

artichaut
ce que tu décris me semble très épris du rêve monogame (et j'espère que tu ne prendra pas cette remarque comme un reproche) tel qu'on nous le vend à longueur de temps. Donc si c'est de rêve monogame qu'il s'agit, alors oui c'est assez peu compatible avec le polyamour, CQFD.

Non ça n'est pas un reproche mais quand même, il ne me paraît pas anodin que tu précises qu'on nous vend ce rêve tout le temps. Parce que même si c'est un fait, le pointer donne l'impression que si quelqu'un choisit ce rêve là c'est nécessairement par faiblesse d'esprit.
Chacun a un idéal. Oui certes le rêve mono est placardé partout mais à un moment, ce n'est pas la norme qui décide de quoi on rêve, vous en êtes la preuve vivante. Et donc avoir choisi le rêve porté par la norme ne fait pas nécessairement de quelqu'un un mouton docile.
Moi l'indépendance avec bénéfices ça me hérisse. ^^

Et en fait, c'est vraiment cette question de représentation du lien qui me pose problème parce que j'ai l'impression que je gère bien mieux la pratique que la théorie. Mais dès que je mets la pratique en perspective, dès que je construis de l'histoire avec, je m'éloigne.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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alinea7

le dimanche 30 septembre 2018 à 15h22

bonheur
Extraordinaire au sens d'étrange : je me suis sentie ainsi plusieurs années d'une façon à me pourrir la vie. Tu veux dire le monstre qui n'arrive pas à ne pas aimer alors qu'elle aime déjà. C'était le reflet que j'avais de moi (ça a duré 4 ans). J'étais à la fois heureuse d'aimer et à la fois ce monstre. Le sentiment d'être un extraterrestre, inapte à redevenir un humain.

Tu vois Noe, vue de l'intérieur, ça peut ressembler aussi à ça d'aimer ET aimer alors que l'on ne sait pas que l'on est juste humain, avec cette particularité.

C'est intéressant. Je me doute bien qu'on ne fait pas exprès d'être attiré, je suppose qu'on peut être surpris par l'amour.
C'est sûr qu'il est plus facile de faire avec les sentiments de notre partenaire pour quelqu'un d'autre si on accepte qu'il les subit tout autant.
Peut-être que je suis trop fermée à mes ressentis pour en prendre conscience, moi je ne souffre pas des attirances que je peux avoir, je ne ressens pas l'envie de les investir. Elles existent, je n'y fais pas de place dans ma vie, et je ne suis pas triste de rester sans savoir ce que ça aurait donné. C'est juste là comme un élément du décor.

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 10h00

Noe
J'aime X et Y

Je veux construire avec X (1+1 = 3)

Je ne veux pas construire avec Y (1+1 = 1+1)

Mon premier réflexe est : ?????
Déjà, qu'est-ce-que construire ? Parce qu'en général, on met de superbes mots pour ne parler que d'une chose : un couple, une famille, avec des enfants, une maison et un chien. Or, si j'en crois le nombre de divorces, cette construction n'est même plus la norme. La famille recomposée lui fait sévèrement concurrence. Et si on retire le nombre de couples qui ne divorcent pas mais son malheureux ensemble, on découvre que le couple idéal n'est plus du tout la base.
Ensuite, les autres constructions se font à deux, trois ou douze. Si tu rêves d'aller faire l'Atlantique en bateau, tu peux avoir une relation dans laquelle tu construis cela, alors que tu vis en couple avec une autre relation : Tu construis deux choses différentes avec deux personnes différentes. Donc construire avec X n'implique pas ne pas construire avec Y.
Ensuite, il y a beaucoup de polyamoureux qui ont dépassé la notion de couple. Certains y sont passés, ont donné. J'ai remarqué une petite quantité de polyamoureux cinquantenaires et plus qui considèrent la vie de célibataire comme la plus à même de satisfaire à leur bonheur. Et quand on a passé l'âge des enfants (ou qu'on en a déjà suffisamment), aucun besoin de "construction".
Et puis, il y a des gens juste allergiques au couple.

Après, la notion de construction dans une relation me paraît totalement biaisée. Je peux avoir une amoureuse avec laquelle je vis quelque chose d'extrêmement intense sans jamais chercher à m'extraire de cet état de plénitude. Y a des gens avec qui on ne peut pas vivre, parce qu'on est pas compatible dans la vie de tous les jours, mais qui restent hyper importants pour nous parce qu'on passe des moments exceptionnels avec eux. Les monogames font parfois l'erreur de se mettre en couple dans ces cas là. Pas les polyamoureux.

Enfin, tout ça pour dire que, à mes yeux, construire ne veut strictement rien dire. C'est un mot fourre-tout. La réalité, c'est qu'on ne peut pas facilement construire un couple avec plusieurs personnes (même s'il existe les triades, donc c'est possible). Mais c'est la seule chose qu'on ne peut pas "construire" dans plusieurs relations.

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bonheur

le lundi 01 octobre 2018 à 12h26

Alinea7
C'est intéressant. Je me doute bien qu'on ne fait pas exprès d'être attiré, je suppose qu'on peut être surpris par l'amour.
C'est sûr qu'il est plus facile de faire avec les sentiments de notre partenaire pour quelqu'un d'autre si on accepte qu'il les subit tout autant.
Peut-être que je suis trop fermée à mes ressentis pour en prendre conscience, moi je ne souffre pas des attirances que je peux avoir, je ne ressens pas l'envie de les investir. Elles existent, je n'y fais pas de place dans ma vie, et je ne suis pas triste de rester sans savoir ce que ça aurait donné. C'est juste là comme un élément du décor.

Le terme subir est inapproprié. C'est justement l'intégration dans une vie mono, de ces émotions trop intenses pour être ignorées, qui m'ont mené là où j'en suis. Si toutes ces émotions étaient restées en toile de fond... ce qu'elle était avant que j'ai cette peur pour la vie de cet homme... je n'aurai pas fait cette démarche d'évolution.

Je ressens désormais toujours "l'envie de les investir". Je ne le fais pas toujours, plus pour prendre soin de la personne en question que de moi.

Le terme "triste" est trop fort. Je dirai plutôt que je suis attendri par cette vision de moi. Chez moi, une forme de nostalgie, à la fois belle et résignée, peut venir et imprègne mon état d'âme. Par contre, je ne le vis pas négativement... je ne sais pas comment exprimé. Je peux avoir des larmes qui coulent et un sourire béat aux lèvres.

Depuis 11 ans, je n'ai cessé d'ouvrir à mes émotions, mes ressentis. Je refuse aujourd'hui d'enfouir et exclure de ma vie cela. Après, j'ai un intellect, je ne fais pas tout et n'importe quoi. Je ne suis pas une victime, surtout pas. C'est heureux et me fait me sentir vivante, épanouie, belle intérieurement.

C'est un moteur pour moi, pour avancé, évolué, quelque soit la tournure de l'instant présent. Je me sens en phase avec moi-même. Ces émotions en elle-même peuvent m'auto-suffire. Quand une réciprocité s'annonce, l'espace s'agrandit...

Ma façon émotionnelle d'être poly, c'est ma liberté intérieure de mes ressentis puis l'acceptation de faire grandir cet espace... avant tout acte en lien avec mes émotions. Au moins quelque chose que je ne refoule pas du tout !

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Amour

le lundi 01 octobre 2018 à 14h10

LA MASTURBATION INTELLECTUELLE RESTREINT LA JOUISSANCE PHYSIQUE QUE L'ON RECHERCHE ENSUITE DANDES FORMES EXACERBÉES.

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 14h16

Amour
LA MASTURBATION INTELLECTUELLE RESTREINT LA JOUISSANCE PHYSIQUE QUE L'ON RECHERCHE ENSUITE DANDES FORMES EXACERBÉES.

Propos intéressant, mais pourquoi les majuscules ?

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bonheur

le lundi 01 octobre 2018 à 14h23

bof, il y a des bienfaits aux deux.

Que dire de la "masturbation émotionnelle" ? :-D

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Polyamour.info

le lundi 01 octobre 2018 à 16h06

Merci @Amour de lire la charte et ne pas utiliser l'écriture "Tout-Majuscules".

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Noe

le lundi 01 octobre 2018 à 20h04

@artichaut

Alors « toi » + «  moi » = «  toi », «  moi » et «  nous », c'est bien mieux, non ?!

Ça me convient parfaitement d'autant que c'est l'exacte traduction de ma pensée.
Par contre je ne m'attendais pas à voir mes propos être systématiquement pris de façon négative. Donc deux solutions : je me suis mal exprimée ; ou vous avez sur-interprétez mes propos.

Finalement ce que tu décris me semble très épris du rêve monogame (et j'espère que tu ne prendra pas cette remarque comme un reproche) tel qu'on nous le vend à longueur de temps.

Je me suis d'emblée présentée comme «  exclusive » donc non je ne prends pas cela comme un reproche. Non que j'aime les étiquettes, mais il me paraissait plus respectueux de le signaler. J'aurais aussi pu ajouter sapiosexuelle. Pour autant, ce qui me choque un peu dans votre phrase, c'est cette façon de stigmatiser les monogames comme des «  consommateurs » naïfs, un peu niais. D'ailleurs, vous avez même parlé de marketing dans votre réponse. Oserais-je souligner avec humour : qu'en tant que «  Monogame », la sur-consommation est incompatible avec mon mode de fonctionnement. :-)

Enfin à aucun moment je n'ai parlé d'égalité ni même d'équité. Mais je vous accorde, que nulle en mathématiques, mon équation était mal posée et heureusement que vous l'avez reprise avec justesse d'ailleurs. Donc merci !

@bonheur

Que dire ? Votre réponse m'a touchée. Et vos questions ont fait mouche ! Je ne vais pas y répondre maintenant parce que j'ai besoin d'y réfléchir plus avant tant elles sont pertinentes.

Quant aux 6 dernières lignes de votre réponse : «  Devenir poly, […] comme projection ». Je suis complètement d'accord avec vous. C'est ce à quoi aspirent tous les êtres humains, me semble-t-il.

Donc la seule chose que je peux vous dire est «  Merci » pour cette jolie réponse.

@bidibidibidi

Pourquoi lorsqu'une monogame utilise le mot "construire" en faites-vous tout de suite une sorte de caricature du couple monogame  ? En plus, pour étayer votre argumentation, vous ne prenez que des échecs comme exemple. Vous ne trouvez pas cela orienté voire subjectif ?

Si j'ai posé la question «  pourquoi ne pas vouloir construire avec Y ? » c'est parce que j'avais compris que c'était une sorte de règle avec les relations secondaires. Donc pardonnez-moi, pour cette erreur. A ma décharge, je découvre ; raison pour laquelle je pose des questions, afin de comprendre.

Et quand on a passé l'âge des enfants (ou qu'on en a déjà suffisamment), aucun besoin de "construction".

De provocatrice à provocateur : Vous savez qu'il existe même des monogames en âge de procréer, qui ne veulent pas avoir d'enfant ? Si si je vous jure ! Et cela ne les empêche pas de composer à deux une partition. (mince moi qui voulais glisser le mot «  parpaing », voilà que je fais une métaphore musicale... cela va encore être sujet à … interprétation !)

Donc là encore qui est réducteur au sujet de la «  construction ? Pas moi, on dirait. Ai-je seulement évoqué un schéma? Donc je vous laisse l'entière responsabilité de cette autre caricature du rêve monogame : maison, boulot, couple, enfants, chien (et la niche! On l'oublie trop souvent ! :-) ).

Tout est biaisé, tout est un leurre d'après ce que vous et artichaut dites. Faites attention ça sent le complot tout cela ;)

Pour redevenir sérieuse, vous avez été, je pense, exclusif avant d'être polyamoureux. Cela vous rend heureux, et j'en suis ravie pour vous. Pour autant, si c'est la panacée, j'attends juste qu'on m'explique à l'instar de Bonheur ; au lieu d'ironiser et de me déballer des clichés sur les monogames.

Et pardon, si ma réaction semble vive. Je sais ce n'est pas très constructif mais les poncifs non plus.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le lundi 01 octobre 2018 à 20h40

Il est naturel, quand on parle émotionnel, de toucher. Je sais que je peux être perturbante. Si c'est pour provoquer une réflexion en profondeur, car il là, l'amour, alors je me réjouis d'avoir fait "mouche".

J'aurai tendance à dire, réfléchit avec cette profondeur qui remonte à la surface. En fait, laisse remonter, malgré les réactions physiologiques liées. Ne retiens rien, laisse toi porter. On se remet de ces tsunamis, ils aident à avancer, à évoluer, au-delà d'une quelconque idée intellectuelle et projectionnelle. On se sent troubler, mais laisse sortir.

Personne n'est un monstre. Découvre toi, ta profondeur sortira de sa cage dorée, moins protégée mais vivante.

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bidibidibidi

le mardi 02 octobre 2018 à 09h31

Noe
@bidibidibidi

Pourquoi lorsqu'une monogame utilise le mot "construire" en faites-vous tout de suite une sorte de caricature du couple monogame  ? En plus, pour étayer votre argumentation, vous ne prenez que des échecs comme exemple. Vous ne trouvez pas cela orienté voire subjectif ?

Si j'ai posé la question «   pourquoi ne pas vouloir construire avec Y ? » c'est parce que j'avais compris que c'était une sorte de règle avec les relations secondaires. Donc pardonnez-moi, pour cette erreur. A ma décharge, je découvre ; raison pour laquelle je pose des questions, afin de comprendre.

Et quand on a passé l'âge des enfants (ou qu'on en a déjà suffisamment), aucun besoin de "construction".

De provocatrice à provocateur : Vous savez qu'il existe même des monogames en âge de procréer, qui ne veulent pas avoir d'enfant ? Si si je vous jure ! Et cela ne les empêche pas de composer à deux une partition. (mince moi qui voulais glisser le mot «   parpaing », voilà que je fais une métaphore musicale... cela va encore être sujet à … interprétation !)

Donc là encore qui est réducteur au sujet de la «   construction ? Pas moi, on dirait. Ai-je seulement évoqué un schéma? Donc je vous laisse l'entière responsabilité de cette autre caricature du rêve monogame : maison, boulot, couple, enfants, chien (et la niche! On l'oublie trop souvent ! :-) ).

Tout est biaisé, tout est un leurre d'après ce que vous et artichaut dites. Faites attention ça sent le complot tout cela ;)

Pour redevenir sérieuse, vous avez été, je pense, exclusif avant d'être polyamoureux. Cela vous rend heureux, et j'en suis ravie pour vous. Pour autant, si c'est la panacée, j'attends juste qu'on m'explique à l'instar de Bonheur ; au lieu d'ironiser et de me déballer des clichés sur les monogames.

Et pardon, si ma réaction semble vive. Je sais ce n'est pas très constructif mais les poncifs non plus.

J'ai réagi de manière une peu vive en premier, donc je prends la responsabilité de ce glissement.
Disons que je ne lisais pas le doute et le questionnement dans ton message, d'où ma réponse un poil emportée.

Il n'empêche, ça nous ramène à ma case départ : Qu'est ce que "construire" pour toi ? Parce que tu n'y mets pas que le chien et la niche, soit, mais que reste-t-il alors ?

Il y a quand même un drôle de vocabulaire autour du couple : On construit dans son couple, on s'investit, c'est un engagement, des tas de mots qui, pour moi, sont associés au travail ou à mes finances. Alors, le couple peut être sérieux dans certains cas, mais c'est en général la légèreté qui est la base de celui ci. L'amour est quelque chose de léger : Il donne des ailes, il est doux. J'ai du mal à comprendre pourquoi on veut alourdir l'amour...

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Noe

le mardi 02 octobre 2018 à 12h48

Bidi3 vous avez raison : le choix des champs lexicaux pour parler d'amour est parfois hasardeux. Puisque vous parlez de douceur, de légèreté, je vais prendre l'expression connue de «  papillons dans le ventre ». Quand quelqu'un l'utilise, j'ai juste envie de rétorquer : «  et des chenilles dans le.... ? » Ça devient tout de suite moins glamour! :-D
Certains vont même jusqu'à qualifier l'amour de «  maladie », de «  folie ».

Je vais avoir du mal à définir l'amour parce que c'est vrai que je n'ai pas particulièrement envie de conceptualiser un sentiment. Je suis un peu comme Stendhal, j'aime rester dans ce qu'il appelait la cristallisation : l'intensité, l'exaltation . Je décide intentionnellement ici de ne pas parler de tous les travers négatifs : l'obsession, la possession et l'aveuglement etc... L'amour est ce qu'il est, avec toutes ses variantes possibles, ses bonheurs, ses malheurs, ses vérités et ses illusions, et enfin son aspect temporel (qu'il dure ou pas).

Alors oui ! L'amour n'a rien à voir avec une sorte de «  placement affectif », qu'on réaliserait avec Monsieur ou Madame afin d'être «  bénéficiaire » et ce en toute sécurité. Nous sommes d'accord.

Je vais juste me permettre de dire que pour moi l'amour est à la fois un accident et une Aventure singulière !

La construction ? Une expérience de vie nouvelle à deux (ou plusieurs) en utilisant des points communs et surtout des différences qui enrichissent (Pas au sens de thésauriser hein! ;) ), sans règle ni limite.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bidibidibidi

le mardi 02 octobre 2018 à 13h30

Noe
La construction ? Une expérience de vie nouvelle à deux (ou plusieurs) en utilisant des points communs et surtout des différences qui enrichissent (Pas au sens de thésauriser hein! ;) ), sans règle ni limite.

Hé bien, au final, tu es polyamoureuse dans l'esprit !
Tu nous questionnes sur le polyamour, mais en vrai, tu te questionnes toi-même au travers de nos réponses :-)

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Noe

le mardi 02 octobre 2018 à 14h17

Bien vu! :-)

J'en arrive donc à ma vraie question. Celle qui me taraude depuis le début!

bonheur explique être une polyaffective : J'adore ce mot et j'aime l'idée.
Elle parle de son "chéri de vie" : même réaction!

Par contre si j'ai bien compris le polyamour suppose qu'on aime simultanément deux femmes/hommes voire plus. Et qu'on les aime aussi sexuellement.

Et là, mon premier réflexe serait : ????? ;)

Toute taquinerie mise à part, la seule question qui me vient à l'esprit depuis le début est : mais comment y parvenez-vous?

La seule fois où j'ai trompé quelqu'un, j'ai été incapable de me débarrasser de ma culpabilité. En conséquence, je n'ai pas été capable de vivre pleinement mon histoire parallèle. Forcément consciente que je culpabilisais parce que je bafouais l'un de mes engagements.

Raison pour laquelle ensuite je ne me suis plus jamais engagée sur la voie de la "fidélité à l'autre".

Mais depuis, j'ai l'impression que même si je lâchais prise, je serais totalement inapte à vivre deux aventures en même temps et cela en ayant prévenu les deux intéressés.

Donc comment faites-vous?

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bidibidibidi

le mardi 02 octobre 2018 à 15h16

Déjà, il n'existe pas un polyamour. C'est certainement la raison pour laquelle ma réponse va être aussi ouverte : Quel polyamour te convient le plus ?

Le polyamour, c'est plus un état d'esprit. En général, c'est le fait de constater que l'amour et les relations sentimentales sont ce qu'il y a de plus beau à vivre. Partant de là, l'exclusivité est contraire à notre bonheur. Chez certains, c'est aussi le constat que le couple traditionnel ne leur convient pas pour une raison ou une autre (non désir d'enfant, envie de vivre seul), et ils cherchent donc des alternatives dans lesquelles vivre leurs sentiments sans se contraindre. Et ont tendance à tomber dans le polyamour plus parce que c'est une alternative que parce que c'était leur recherche initiale.

Tu vas avoir plusieurs types de polyamour. Dans les plus classiques (liste non exhaustive) :
- La relation primaire, les relations secondaires. C'est un peu le polyamour du monogame, en ce sens où il part d'une situation monogame (un couple) et l'ouvre juste ce qu'il faut. Un genre de beurre + argent du beurre. Mais ça reste très hiérarchisé, donc souvent compliqué à gérer pour les relations secondaires.
- Le trouple. Très souvent, les trouples sont des relations monogames entre 3 personnes, avec exclusivité à l'intérieur du trouple. Encore un schéma très proche du schéma monogame.
- L'éternel célibataire. En général, un polyamoureux averse à la notion de couple, qui a donc un mode de vie proche d'un célibat très actif.

Après, tu as des modes de vie beaucoup plus éloignés de ceux que l'on connaît :
- La communauté polyamoureuse, ou polyfamily. Un groupe de personnes qui vivent ensemble avec parfois des enfants au milieu. Tout le monde n'est pas en relation avec tout le monde. C'est relativement commun aux US, mais en France, c'est dur à former. C'est à mes yeux l'alternative polyamoureuse au couple, qui permet donc d'élever des enfants dans un contexte poly.
- L'anarchie relationnelle. C'est le refus de toute hiérarchie entre les relations. Ca peut ressembler à l'éternel célibataire sauf que l'anarchiste relationnel n'est pas averse au couple, juste, son couple ne sera pas plus important que ses autres relations.

Après, comme tu l'as remarqué, il existe aussi des divergences quant aux types de relations. Bonheur est polyaffective, et refuse donc le sexe avec ses relations (mari excepté). A l'opposé du spectre, tu vas avoir le libertin qui couche avec d'autres mais refuse tout sentiment. Et au milieu, tout un panel de relations, plus ou moins sexuelles, plus ou moins sentimentales. Je parle de libertinage parce que pour moi, les polyamoureux et les libertins se rejoignent dans l'esprit.

Noe
Et qu'on les aime aussi sexuellement.

C'est pas le polyamour qui fait ça, c'est notre société qui lie sexe et sentiments. Le polyamour est d'ailleurs souvent plus inclusif que la monogamie. J'ai une copine ayant une relation avec un asexuel, et c'est beaucoup moins gênant que dans un couple monogame, vu qu'elle comble ses besoins charnels dans ses autres relations.

Noe
j'ai été incapable de me débarrasser de ma culpabilité.

C'est un problème pour nous tous. D'ailleurs, beaucoup plus global que dans le cadre du polyamour. On est élevé dans une morale judéo-chrétienne dans laquelle le plaisir est source de honte. Et la pression est souvent plus forte sur les femmes que sur les hommes. Je n'ai pas de réponse toute faite à cette question. Je pense qu'il faut que tu déconstruises ce qu'on t'a appris. Eprouver de la honte quand on ne fait pas de mal, c'est une aberration, sur le papier, et c'est pourtant très commun.

Noe
Donc comment faites-vous?

Je te retourne la question : Que veux tu ?
Être polyamoureux n'est nullement une obligation. Si tu te sens bien dans le schéma relationnel exclusif, tu n'es pas obligée de passer au polyamour.

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bonheur

le mardi 02 octobre 2018 à 16h01

Noe
Et qu'on les aime aussi sexuellement.

??? qu'est-ce qui oblige ???

Pour le reste, bidi... a parfaitement répondu.

Pour ce qui est des différentes formulation de l'amour, je t'invite à écouter Julien Clerc :

Chansons : "à nos amours" ; "je t'aime, etc" ; "le grand amour"

Comme Julien Clerc l'indique, pour moi, l'amour "le grand amour s'est pas souvent, il ne se croise pas au coin du moindre instant". Cet instant peut être un regard, un sourire, une voix, une silhouette, une expression,... une complicité qui s'instaure irrémédiablement (la complicité de l'instant lui-même). Cet instant qui entraine chez l'individu des modifications physiologiques : bafouillage, chaleur corporelle qui augmente (tout le corps, en particulier les joues), les pupilles qui se dilatent, ne plus trouver ses mots, ne plus arriver à faire des tâches simples sans beug, etc... toutes formes de perturbations ponctuelles et systématiques en présence de l'autre.

Je travaille dans la grande distribution (caisse - supermarché). Je dis un nombre incalculable de "bonjour" quotidiennement. C'est dans une petite ville, donc on voit souvent les mêmes têtes... et quelques-unes (un tout petit "panel") provoque chez moi de plus ou moins grandes perturbations. Toujours des hommes (je n'exclue pas les femmes, mais le phénomène ne se produit pas), en général plus jeunes que moi, mais comme je vais avoir 50 ans, ça peut s'expliquer statistiquement. L'effet est par contre répétitif. Il arrive même que je puisse sentir la présence de quelqu'un sans l'avoir encore vu, entendu... Inutile que je lève le nez de mon travail pour chercher du regard... je sais.

C'est un descriptif de l'amour, pour moi. Celui qui s'imprime le plus en moi, qui vient s'ancré irrémédiablement. Contre ça, je ne peux rien, sauf me réjouir de vivre cet instant et ceux qui en découleront (et je souhaite toujours un renouvellement)

Tu parles Noe de culpabilité. Être poly, c'est s'offrir de vivre l'amour sans se fustiger, car l'amour n'est pas honteux (le ressenti d'amour, ce pouf du coeur qui expanse, offrant un espace nouveau pour ce nouvel amour - jardin secret). Ensuite, si rapprochement il y a, ma polyaffectivité m'incite à évoquer cette émotion, ce rapprochement à mon entourage.

Mes propos ne sont que MON reflet et mon vécu. Je suis dans une branche atypique du polyamour, car mes émotions sont déjà intenses, belles et enrichissantes en soi. L'échange de tendresse et de câlins viennent sublimer, mais sans obligation. Le sexe, je l'exclue pour des raisons personnelles (impossible d'avoir des relations sexuelles rapprochées avec des partenaires différents - je privilégie mon engagement qui existait et qui me convient avec mon chéri de vie)

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Noe

le mercredi 03 octobre 2018 à 17h27

Un grand merci à tous les deux pour vos réponses respectives. Elles ont le mérite de me permettre d'appréhender avec plus de clarté la notion de "polyamour".

Pour répondre à tes deux questions Bidi :

Le couple, je connais et j'en suis revenue. Raison pour laquelle j'ai fait le choix de l'éternel célibat et surtout parce que ce choix me permet de conserver la liberté dont j'ai réellement besoin. Je déteste avoir des comptes à rendre : devoir me justifier lorsque je passe une soirée à rire ou discuter avec un autre homme, devoir prévenir si j'ai décidé d'aller prendre un verre avec des amis et toutes autres formes de contraintes. Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse et épanouie que célibataire.

Qu'est ce je veux actuellement ? Just move on up! (Curtis Mayfield)
Cela a toujours été ma ligne de conduite. Et si possible, gagner de plus en plus en liberté et m'affranchir de toutes contraintes. En gros, vivre en accord avec moi-même.

Une précision cependant quant à la culpabilité : je n'ai jamais regretté d'avoir aimé l'homme que j'avais rencontré alors que j'étais en couple. Je n'ai jamais culpabilisé de le rejoindre quand l'envie se faisait sentir. Si c'était à refaire, je le referais.

Ce qui m'a fait culpabiliser, c'est d'avoir transigé avec l'un de mes principes : le mensonge et donc d'avoir été lâche.

Bref, actuellement je ne veux rien de précis, je n'attends rien de précis. Je laisse le hasard me surprendre.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mercredi 03 octobre 2018 à 21h02

Noe
Bref, actuellement je ne veux rien de précis, je n'attends rien de précis. Je laisse le hasard me surprendre

(+)

Je crois que si un jour ma relation principale prenait fin, pour une raison ou une autre (et elle s'achèvera un jour, d'une façon ou d'une autre), je redeviendrais célibataire, pour toutes ces raisons que tu énonces Noe. Heureusement, en général je ne justifie pas, je fais en sorte que mon chéri ne s'inquiète pas. C'est important que l'on ne se fasse pas de soucis pour moi, surtout si je peux l'éviter.

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artichaut

le lundi 08 octobre 2018 à 20h21

alinea7
Je ne sais pas si on peut totalement éviter de construire un sens à partir des éléments de notre vécu. Moi en tout cas j'ai bien du mal à ne voir une relation que comme une suite de moments sans lien entre eux ni avec l'avenir. Est-ce que c'est ce que tu fais, toi, artichaut ?

Non bien sûr. Ce serait trop facile.

alinea7
Bref chacun brode son histoire à partir d'un vécu commun. Le rêve est là.

Soite.

alinea7
Et donc là où le concept poly entre en jeu pour moi, c'est dans la capacité à croire que le même lien est possible indépendamment de cette envie d'avoir d'autres partenaires. Je crois qu'il s'agit plus de ça, que de rêve monogame.
J'ai l'impression que cette foi là, je ne l'ai pas : je n'arrive pas à me représenter que le même lien est possible. J'ai donc à faire le deuil de la relation de couple telle que je me la représentais. Pour moi, maintenant, je suis célibataire avec bénéfices (indépendamment du fait que mon partenaire ait d'autres amoureuses d'ailleurs). Tout simplement parce que je n'arrive plus à me représenter son lien à moi comme avant, et que ce n'est pas comme ça que je conçois une relation dans laquelle je m'implique.

Et de nouveau je ne comprends pas. Si rêve il y a comme précédemment défini, qu'est-ce qui empêche qu'il soit multiple ?
Tu dis "faire le deuil de la relation de couple telle que je me la représentais". C'est ce que j'appelle monogamie justement.
Ou alors désolé, et décidèment je n'y comprends rien…

alinea7
Non ça n'est pas un reproche mais quand même, il ne me paraît pas anodin que tu précises qu'on nous vend ce rêve tout le temps. Parce que même si c'est un fait, le pointer donne l'impression que si quelqu'un choisit ce rêve là c'est nécessairement par faiblesse d'esprit.

Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Et heureusement qu'on a le droit aussi d'être dans la norme (je le suis aussi dans certaines domaines de la vie). Mais désolé si c'est ce que mes propos te font ressentir.

alinea7
Chacun a un idéal. Oui certes le rêve mono est placardé partout mais à un moment, ce n'est pas la norme qui décide de quoi on rêve, vous en êtes la preuve vivante. Et donc avoir choisi le rêve porté par la norme ne fait pas nécessairement de quelqu'un un mouton docile.

Certes non. Mais le rêve mono placardé partout (et pas que placardé hein) est pour moi une agression bien réelle. En la matière comme en d'autre, j'accuse les agresseurs, pas les victimes, et non plus les non-victimes (celles à qui cette norme convient).
Par ex. il y a une injonction permanente à l'hétérosexualité. Je suis hétéro, je me reconnaît comme tel, et le vis bien. Je ne me considère pas pour autant comme un mouton docile, ou faible d'esprit. Mais ça ne me choque nullement que les personnes qui vivent cette injonction comme une agression (car s'en est une bien réelle !), à fortiori sur un site gay ou lesbien, martellent à longueur de temps que le rêve hétéro est placardé partout (et bien plus que placardé).

Noe
ce qui me choque un peu dans votre phrase, c'est cette façon de stigmatiser les monogames comme des « consommateurs » naïfs, un peu niais.

Bon j'espère avoir précédemment répondu.
J'ai envie de stigmatiser les « publicitaires » pas les « consommateurs ».
Mais encore une fois, désolé si mes propos sont choquants. Là n'est pas leur but.

Noe
D'ailleurs, vous avez même parlé de marketing dans votre réponse. Oserais-je souligner avec humour : qu'en tant que « Monogame », la sur-consommation est incompatible avec mon mode de fonctionnement. :-)

En effet. C'est mignon, comme réponse.

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