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Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le mardi 25 septembre 2018 à 15h05

Non, il y a de la non exclusivité sexuelle.
C'est la norme qui considère qu'il y a infidélité dans la non exclusivité.

Et on insiste à utiliser le bon terme parce qu'on a pas envie d'être qualifiés d'infidèles quand on est juste non exclusifs. Les mots ont beaucoup de pouvoir.

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Caoline

le mardi 25 septembre 2018 à 15h16

gillou
Dans le polyamour il y a de l'infidélité sexuelle. Le contraire de fidélité sexuelle.
Vous avez beau l'enrober de néologisme, tous les plus sucrés les uns que les autres...

fidélité
nom féminin
1. Qualité d'une personne fidèle (à qqn).
Fidélité à, envers qqn.
2. Constance dans les affections, les sentiments, les relations.
Fidélité conjugale.

fidèle
adjectif
1. Qui ne manque pas à la foi donnée (à qqn), aux engagements pris (envers qqn).
synonymes : dévoué, loyal
2. Dont les affections, les sentiments (envers qqn) ne changent pas.
Un ami fidèle.
synonymes : attaché, constant

infidélité
nom féminin
1. Manque de fidélité (dans les sentiments, en amour) ; acte qui en résulte.
Faire des infidélités à sa femme.
synonymes : inconstance, trahison
2. Manque de fidélité (à une obligation).
Infidélité à la parole donnée.

J'affirme donc être parfaitement fidèle, ne faire aucune infidélité dans mes relations amoureuses. Il ne faut pas confondre non exclusivité et infidélité.

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oscarp

le mardi 25 septembre 2018 à 18h55

Caoline
fidélité

nom féminin

1. Qualité d'une personne fidèle (à qqn).

Fidélité à, envers qqn.

2. Constance dans les affections, les sentiments, les relations.

Fidélité conjugale.

fidèle

adjectif

1. Qui ne manque pas à la foi donnée (à qqn), aux engagements pris (envers qqn).

synonymes : dévoué, loyal

2. Dont les affections, les sentiments (envers qqn) ne changent pas.

Un ami fidèle.

synonymes : attaché, constant

infidélité

nom féminin

1. Manque de fidélité (dans les sentiments, en amour) ; acte qui en résulte.

Faire des infidélités à sa femme.

synonymes : inconstance, trahison

2. Manque de fidélité (à une obligation).

Infidélité à la parole donnée.

J'affirme donc être parfaitement fidèle, ne faire aucune infidélité dans mes relations amoureuses. Il ne faut pas confondre non exclusivité et infidélité.

Superbe démonstration ... merci !!!

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Laancelot

le jeudi 27 septembre 2018 à 06h45

solacha
Tu as utilisé infidélité dans ton titre... Ca se pose la. Du coup ce n'est pas du tout la vision du polyamour.

Exact, je l'ai utilisé dans mon titre car je continue à penser qu'il s'agit d'infidélité mais consentie de part en d'autre.

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Laancelot

le jeudi 27 septembre 2018 à 06h47

gillou
Tout à fait d'accord...:-)

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Laancelot

le jeudi 27 septembre 2018 à 06h50

bidibidibidi
Non, il y a de la non exclusivité sexuelle.

C'est la norme qui considère qu'il y a infidélité dans la non exclusivité.

Et on insiste à utiliser le bon terme parce qu'on a pas envie d'être qualifiés d'infidèles quand on est juste non exclusifs. Les mots ont beaucoup de pouvoir.

être non exclusif sexuellement équivaut à être infidèle sexuellement, cela revient au même...la norme est la fidélité et la monogamie, mais ne pas être fidèle c'est toujours être infidèle, quels que soient les mots utilisés, cela dit la même chose, avoir des rapports sexuels multiples implique d'assumer une infidélité..

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Laancelot

le jeudi 27 septembre 2018 à 07h09

Caoline
fidélité

nom féminin

1. Qualité d'une personne fidèle (à qqn).

Fidélité à, envers qqn.

2. Constance dans les affections, les sentiments, les relations.

Fidélité conjugale.

fidèle

adjectif

1. Qui ne manque pas à la foi donnée (à qqn), aux engagements pris (envers qqn).

synonymes : dévoué, loyal

2. Dont les affections, les sentiments (envers qqn) ne changent pas.

Un ami fidèle.

synonymes : attaché, constant

infidélité

nom féminin

1. Manque de fidélité (dans les sentiments, en amour) ; acte qui en résulte.

Faire des infidélités à sa femme.

synonymes : inconstance, trahison

2. Manque de fidélité (à une obligation).

Infidélité à la parole donnée.

J'affirme donc être parfaitement fidèle, ne faire aucune infidélité dans mes relations amoureuses. Il ne faut pas confondre non exclusivité et infidélité.

caoline
belle démonstration mais voilà, la fidélité sexuelle implique pour moi la fidélité du corps, ou/et du coeur. La question est alors celle-ci: peut-on être fidèle à une personne en étant non exclusif? Lorsque j'ai des rapports érotiques, sexuels avec une autre femme que celle que j'aime profondément, suis-je encore fidèle à mes sentiments et aux siens? C'est le degré d'implication émotionnel et sentimental qui fait fonction de curseur. Quoi qu'il en soit, j'estime que se donner à plusieurs partenaires pose inévitablement la question de la fidélité sentimentale à un certain moment, sauf à considérer que se donner n'est pas très important. je pense que celles et ceux qui s'impliquent beaucoup dans leur divers rapports sexuels sont ceux qui ressentent peut-être plus ce que l'on nomme "infidélité".

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bidibidibidi

le jeudi 27 septembre 2018 à 09h35

Laancelot
être non exclusif sexuellement équivaut à être infidèle sexuellement, cela revient au même...la norme est la fidélité et la monogamie, mais ne pas être fidèle c'est toujours être infidèle, quels que soient les mots utilisés, cela dit la même chose, avoir des rapports sexuels multiples implique d'assumer une infidélité..

Heu... non.
Si tu es infidèle dès que tu fais quelque chose en dehors de la norme, alors je suis infidèle sportif (j'aime pas le foot plus que ça), infidèle télévisuel (j'aime pas la télé), infidèle politique, infidèle religieux. Note, là, je pourrais en être fier de mon infidélité :-D

Laancelot
belle démonstration mais voilà, la fidélité sexuelle implique pour moi la fidélité du corps, ou/et du coeur.

Pas pour nous. Tu prends la norme et tu l'ériges en loi. Toute ta démonstration ne se base que sur ta vision du monde, que nous ne partageons pas. C'est comme si je te disais que tu étais infidèle religieux sous prétexte que tu bois de l'alcool, et ce sans que tu sois musulman.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le jeudi 27 septembre 2018 à 16h03

Laancelot
belle démonstration mais voilà, la fidélité sexuelle implique pour moi la fidélité du corps, ou/et du coeur. La question est alors celle-ci: peut-on être fidèle à une personne en étant non exclusif? Lorsque j'ai des rapports érotiques, sexuels avec une autre femme que celle que j'aime profondément, suis-je encore fidèle à mes sentiments et aux siens? C'est le degré d'implication émotionnel et sentimental qui fait fonction de curseur. Quoi qu'il en soit, j'estime que se donner à plusieurs partenaires pose inévitablement la question de la fidélité sentimentale à un certain moment, sauf à considérer que se donner n'est pas très important. je pense que celles et ceux qui s'impliquent beaucoup dans leur divers rapports sexuels sont ceux qui ressentent peut-être plus ce que l'on nomme "infidélité".

Quand tu vis une relation sexuelle ou amoureuse avec une autre personne, tu as moins de sentiments, moins de désir, moins de plaisir... avec la première et tu ne respecte pas tes engagements vis à vis de cette première personne ? Dans ce cas en effet tu es infidèle.

Par contre je confirme que pour moi il n'en est rien. Je respecte toujours mes engagements et j'ai plutôt plus de sentiments, de désir... pour mon compagnon quand j'ai une autre relation amoureuse.

Je ne sais pas ce que tu appelles se donner. Je ne suis pas un objet, l'autre ne me possède pas. Même quand a une époque ça a pu me faire fantasmer, déjà mon compagnon pas du tout et puis je dois bien avouer que pour moi ça n'aurait eu aucun sens en pratique, c'était juste de la fantasmagorie.
Si c'est être totalement dans le partage des moments intenses d'intimité, totalement investie dans le plaisir partagé, sans limite tant dans le partage du corps que des sentiments, dans ce cas on peut dire que je me donne aussi totalement à l'un.e qu'à l'autre et ce faisant, je ne crée aucune infidélité.

Je ne suis pas à chaque instant dans une intensité physique avec les 2 (ou plus) personnes, mais je n'ai jamais vu personne qui le soit même en étant exclusif. Beaucoup de gens travaillent, ont des activités de leur coté, sont ensemble sans partager forcément de l'intensité et personne ne les traite d'infidèle pour cela.

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Xalma

le jeudi 27 septembre 2018 à 16h46

gillou
Dans le polyamour il y a de l'infidélité sexuelle. Le contraire de fidélité sexuelle.

Vous avez beau l'enrober de néologisme, tous les plus sucrés les uns que les autres...

Cherchant depuis plusieurs mois ma conception du polyamour par rapport à ce qui peut en être expliqué, je viens de tomber sur la sapiosexualité, qui me correspond en fait beaucoup plus. Comment cela se combine-t-il avec le polyamour ? La sapiosexualité, donc un amour intellectuel avant d'être sexuel est-elle de fait une expression possible du polyamour ? Peut-on être fidèle intellectuellement et infidèle sexuellement ?

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bonheur

le jeudi 27 septembre 2018 à 17h19

Un retour sur un fil de discussion oublié, qui n'avait d'ailleurs abouti à aucune réaction à l'époque

/discussion/-beG-/Definition-de-la-fidelite/

J'ignore si ça peut aider

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bonheur

le jeudi 27 septembre 2018 à 17h30

J'étudie actuellement "les nouvelles hétérosexualités" de Daniel Welzer-Lang. Voici ce qu'il indique concernant la sapiosexualité
"Un sapiosexuel est une personne chez qui l'intelligence de l'autre provoque une excitation sexuelle"

En fait, si je comprend, c'est l'échange intellectuel qui déclenche une pulsion sexuelle. Les deux seraient liés par définition.

Je me plante peut-être, mais être fidèle à l'intellect de l'autre ne revient-il pas à être en adéquation personnelle avec cela ? Après, est-on toujours en adéquation avec l'intellect de l'autre. On peut l'être parfois, sur certains sujets mais pas systématiquement. Et puis, on évolue. La vie est impermanence et il arrive que des sujets qui nous passionnaient ne sont plus autant d'actualité.

Etre infidèle, ou polyfidèle ?

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Laancelot

le jeudi 27 septembre 2018 à 18h45

bidibidibidi
Heu... non.

Si tu es infidèle dès que tu fais quelque chose en dehors de la norme, alors je suis infidèle sportif (j'aime pas le foot plus que ça), infidèle télévisuel (j'aime pas la télé), infidèle politique, infidèle religieux. Note, là, je pourrais en être fier de mon infidélité :-D


Laancelot

belle démonstration mais voilà, la fidélité sexuelle implique pour moi la fidélité du corps, ou/et du coeur.



Pas pour nous. Tu prends la norme et tu l'ériges en loi. Toute ta démonstration ne se base que sur ta vision du monde, que nous ne partageons pas. C'est comme si je te disais que tu étais infidèle religieux sous prétexte que tu bois de l'alcool, et ce sans que tu sois musulman.




Message modifié par son auteur il y a 9 heures.

heu.. c'est qui "nous"?

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bonheur

le jeudi 27 septembre 2018 à 19h00

Je peux peut être apporté en nuance que la fidélité est avant tout une fausse notion. Si j'aime mon mari et que j'aime également en dehors de mon couple (je parle de coeur, pas de sexe), que je suis super heureuse et que mon mari est en liesse par rapport à mon bonheur. Dois-je m'abstenir ? Quel mal je fais ?

Egalement, l'amour pour une personne est-il honteux ? Dans ce cas, lequel est honteux ? Celui à l'intérieur de mon couple - celui à l'extérieur - les deux ! Qu'est-ce qui fait que ce serait honteux d'aimer ?

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alinea7

le jeudi 27 septembre 2018 à 22h18

Caoline
fidèle
adjectif
1. Qui ne manque pas à la foi donnée (à qqn), aux engagements pris (envers qqn).

synonymes : dévoué, loyal

Je me fais l'avocat du diable : dévoué et loyal, il me semble que ces qualificatifs en prennent un coup lorsqu'on les applique à plusieurs causes...
Si je tend le bâton c'est pour me faire battre car je crois que c'est quelque chose qui me chagrine. Si moi je me laissais aller à une attirance pour quelqu'un d'autre, je me sentirais déloyale, et donc j'aurais le sentiment de trahir un engagement.

D'ailleurs il me semble que c'est un peu jouer sur les mots que de supposer que la constance dont parle la définition ne désigne que les sentiments et pas la personne en elle même. Lorsque quelqu'un a une activité habituelle et qu'il en déroge, il ne sera pas trop littéraire de lire qu'il fait une infidélité à son programme habituel, et ce indépendamment de ce qu'on sait des sentiments de la personne par rapport à ce qu'il a l'habitude de faire. Peut être que ce n'est pas parce que que sa routine lui convient moins qu'il fait autre chose, n'empêche que ça peut être considéré comme une infidélité.

Juste pour bien me faire lyncher, moi je trouve ces définitions, aussi :
1- Qualité d'une personne au service d'une autre, qui s'acquitte de ses fonctions avec dévouement et zèle.
2- Respect de la foi conjugale; p. ext. respect de l'engagement pris envers la personne aimée, de lui être exclusivement attaché
3- Fidélité à soi-même. Caractère d'une personne qui ne varie pas dans ses opinions, son comportement, qui suit sans s'en écarter un certain idéal.

J'ai peut-être des arguments dans l'autre sens mais comme je me sens moins solide dans la défense du poly et que je ne doute pas qu'il y ait des avis percutants pour me montrer comment tout ça s'articule pour lui.elle, je suis impatiente d'apprendre comment en faire autant. Et puis un débat seul.e, c'est moins enrichissant.

Merci bonheur pour le lien sur le post, je vais aller lire ça. :-)

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bidibidibidi

le vendredi 28 septembre 2018 à 10h01

alinea7
3- Fidélité à soi-même. Caractère d'une personne qui ne varie pas dans ses opinions, son comportement, qui suit sans s'en écarter un certain idéal.

C'est pour moi le point le plus important : La fidélité commence par soi-même. Par exemple, si on m'oblige à faire quelque chose, et que je ne le fais pas, je suis pas infidèle, je résiste juste à la contrainte. Je suis infidèle si je ne fais pas quelque chose que j'ai annoncé que je ferai.
Si ma partenaire me demande l'exclusivité sexuelle, et que je la refuse, je suis pas infidèle, je négocie juste la relation. Si maintenant je lui dis que j'accepte l'exclusivité sexuelle et que je ne la tiens pas, là, je suis infidèle.

Par extrapolation, on ne peut pas être fidèle à la norme ou à la loi. Soit on la respecte soit on ne la respecte pas, mais comme elle nous est imposée, on a pas devoir de fidélité à son égard. Donc les polyamoureux ne sont pas infidèles, juste non exclusifs.

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Noe

le samedi 29 septembre 2018 à 17h12

bidibidibidi
C'est pour moi le point le plus important : La fidélité commence par soi-même. Par exemple, si on m'oblige à faire quelque chose, et que je ne le fais pas, je suis pas infidèle, je résiste juste à la contrainte. Je suis infidèle si je ne fais pas quelque chose que j'ai annoncé que je ferai.
Si ma partenaire me demande l'exclusivité sexuelle, et que je la refuse, je suis pas infidèle, je négocie juste la relation. Si maintenant je lui dis que j'accepte l'exclusivité sexuelle et que je ne la tiens pas, là, je suis infidèle.

Par extrapolation, on ne peut pas être fidèle à la norme ou à la loi. Soit on la respecte soit on ne la respecte pas, mais comme elle nous est imposée, on a pas devoir de fidélité à son égard. Donc les polyamoureux ne sont pas infidèles, juste non exclusifs.

La fidélité commence par soi-même

Je suis sans doute, encore, exclusive. Je dis «  sans doute » car surtout très célibataire assumée. Je ne le subis pas, je le veux. Je suis entièrement d'accord avec vous, je reste cependant dubitative sur ce point. Comme nous nous plaisons à le croire, nous évoluons par conséquent, nos opinions, nos comportements changent également. Donc nous ne sommes même pas fidèles à nous-mêmes dans l'absolu. Donc la fidélité à soi-même, est pour moi de l'ordre même de l'idéel.

...Si ma partenaire me demande l'exclusivité sexuelle, et que je la refuse, je suis pas infidèle, je négocie juste la relation...

Donc vous n'acceptez pas les compromissions (pressions) mais vous tentez les compromis avec votre compagne. Pourquoi pas?! Et je plussoie même. Au bout du compte c'est une sorte de pacte, d'engagement, entre deux personnes adultes. Il ne ressemble pas aux autres, la belle affaire!

Donc, j'ose le croire, vous ne lui jurez pas «  fidélité ». Mais le problème avec les exclusifs, comme moi, c'est que l'amour est un engagement ; la constance et la confiance vont de paire avec cet engagement. Nous avons été éduqués ainsi. Raison pour laquelle, les exclusifs ne vous comprennent sans doute pas.

Personnellement, bien qu'exclusive, je ne jure plus fidélité à qui que ce soit. Parce que je suis suffisamment lucide pour savoir, après l'avoir expérimenté une fois, qu'on n'est jamais à l'abri d'une défaillance. Pour autant, je ne me considère pas non plus comme «  infidèle ». Puisque comme vous, je ne m'engage plus à ce niveau.

Donc amis exclusifs, comme moi, comprenez une fois pour toute qu'une personne n'est tenue à être fidèle qu'à ce à quoi elle s'est engagée. Et qu'au final, Exclusifs comme Polyamoureux, nous sommes tous fidèles puisque nous avons une vie en totale cohérence avec nos pensées ! (même si nous devons faire avec nos évolutions, nos propres changements dans nos comportements, et nos «  accidents » de parcours)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le samedi 29 septembre 2018 à 17h35

Oui, nous sommes mouvance et impermanence et surtout imparfait.

Par contre, lorsque l'on met le doigt sur quelque chose qui prend autant d'importance pour nous (je pense que pour bidi... aussi), que ça sonne comme une révélation et le truc qui nous manquait pour justement se sentir bien et s'affirmer... on peut parler de fidélité à soi-même.

Ce ne sera pas dans dix ans, vingt ans... ainsi. J'ignore. Je sais que ça fait plus de dix ans et que j'ai évolué, mais dans le sens de me découvrir et cette fidélité à moi-même est importante. Ma polyaffectivité en résulte.

Je me suis souvent demandée ce qui m'avait "empêché" auparavant de ne pas comprendre tout ça. Ce n'était pas opportun ?

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Noe

le dimanche 30 septembre 2018 à 01h27

Je comprends parfaitement cette idée de «  révélation », ce désir impérieux qu'il y a pour vous (bidibi inclus) de vivre pleinement ce que vous êtes : au delà des apparences, du «  qu'en dira-t-on » et même du discours culpabilisant des «  âmes bien pensantes ». C'est même tout ce qu'il y a de plus légitime.

Ce qui «  empêche » souvent, c'est le regard des autres. Ce sont les convenances sociétales. Peu importe, comment on appellera cela. A ce titre, ce n'est pas plus opportun aujourd'hui, qu'il y a dix ans. Mais, vous avez simplement pris suffisamment de recul pour vous vivre votre vie comme vous l'entendez et non pas comme on souhaiterait vous l'imposer. A cela, je ne vois aucun inconvénient.

Pour autant, ce qui me gêne, ce que je ne comprends pas, dans le Polyamour c'est cette histoire d'aimer plusieurs personnes en même temps. Attention, je ne condamne pas, je m'interroge juste. Vu de l'extérieur, aimer plusieurs personnes de façon simultanée, me semble «  extraordinaire », au sens d'étrange.

Certes, on peut aimer ses amis, tous les membres de sa famille, avoir des goûts divers et variés mais il s'agit là d'autres formes d'amour. Aimer c'est pour moi, désirer, admirer et rêver à deux de pouvoir construire quelque chose ensemble. 1+1 = «  toi », «  moi » et «  nous ».

Or, si je pars de ce postulat, dans un couple dont l'une des personnes est polyamoureuse, cela donne :

J'aime X et Y
Je veux construire avec X (1+1 = 3)
Je ne veux pas construire avec Y (1+1 = 1+1)
Mais j'affirme que j'aime autant X que Y pourtant j'ôte une composante essentielle de l'amour à Y (le rêve ; la construction ; la projection)

Donc plusieurs questions me viennent en tête ?

Pourquoi aucune construction n'est-elle possible avec Y ?
S'il n'y a pas de construction, donc de rêve est-ce encore de l'amour ?
Et si j'admets qu'il existe plusieurs sortes d'amours : quelle est cette sorte d'amour à deux équations ?
Et pourquoi ce besoin d'être désiré, admiré, par deux personnes à la fois ? La double équation ne serait- elle pas dans ce cas le remède à sa propre insécurité ? Une façon d’apaiser ses propres angoisses ?

D'aucuns diront que je sors du sujet qui est «  vaincre les émotions engendrées par l'infidélité ». Pas tant que cela. Parce que pour vaincre ce genre d'émotions, il ne suffit pas de communiquer, d'informer, d'avertir, d'accepter. Il faut comprendre et enfin accepter de transiger avec ses principes, reconnaitre ses peurs et les dompter. Et tout cela au nom de l'Amour! C'est payer cher le bonheur pour le conjoint, non ?

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artichaut

le dimanche 30 septembre 2018 à 08h07

@Noe

Tout ça semble très mathématique…

Le 1+1 = « toi », « moi » et « nous » j'ai le sentiment de le vivre avec toutes mes relations : avec mes ami.e.s comme avec mes amours.

Plus ça va, plus je questionne ce « nous » qu'on oublie trop souvent de questionner (au point qu'on m'accuse presque parfois de faire de la meta-relation = en parler au lieu de la vivre) : qu'est-ce que c'est que cette relation ?, que voulons nous en faire ? que voulons nous partager ? comment qu'on s'y prend ?

Noe
Aimer c'est pour moi, désirer, admirer et rêver à deux de pouvoir construire quelque chose ensemble.
(c'est moi, artichaut, qui souligne)

Pourquoi "rêver de pouvoir construire" ?
Pourquoi pas construire, tout simplement ?
au présent
Oui on parle de ce qu'on pourra faire +tard (avec les amis aussi), mais le +important c'est quand même ce qu'on construit au présent, non ?
Ou alors on est dans le rêve. Et auquel cas, a-t-on besoin d'autre chose pour rêver que des films, de la littérature, et de tout ce que la société nous propose ?
A moins que ce soit vouloir que ce rêve là, qu'on nous vend à longueur de temps, devienne réalité ?
Et là j'ai tendance à penser que c'est un leurre, un effet marketing, ou nécessairement s'engouffrer dans un "le paradis ce sera pour +tard".

Noe
ce besoin d'être désiré, admiré, par deux personnes à la fois ?

hum… quel est ce besoin ?
La notion d'admiration me pose question
Pourquoi faudrait-il admirer, être admiré.e ?
Là encore ça me semble un leurre.
Certes être désiré, admiré peut — un temps — nous aider à mieux vivre avec nous-même, …mais ça me semble aussi un piège bien dangereux : risquer de n'exister plus que par l'autre.

Tu parles de projection.
Et j'ai l'impression en effet qu'il y a beaucoup de projection dans ce dont tu parles.
Soit projection d'une personne sur l'autre (et là il me semble qu'on est dans le pur fantasme relationnel et non dans ce qui se vit, ou peut se vivre, réellement).
Soit projection à deux, et là ça devient plus intéressant (le classique "l'amour c'est regarder dans la même direction"), mais même là, si ce n'est pas directement lié à ce qui se vit, à se qui se construit au jour le jour, je ne peux m'empêcher d'y voir un leurre, un artifice, ou une carotte au bout du baton.

Et encore une fois "regarder dans la même direction" je peux le faire avec mes ami.e.s, amours, amant.e.s, peu importe.

Finalement ce que tu décris me semble très épris du rêve monogame (et j'espère que tu ne prendra pas cette remarque comme un reproche) tel qu'on nous le vend à longueur de temps. Donc si c'est de rêve monogame qu'il s'agit, alors oui c'est assez peu compatible avec le polyamour, CQFD.

Et d'ailleurs ton 1+1=3 ça fait presque peur (= se noyer dans la relation).
A minima, il faudrais 1+1=1+1+3.
(comme quand tu écris "1+1 = « toi », « moi » et « nous »")
Et puis 1+1, ça fait croire que les deux "1" sont identiques ou équivalents.
Alors « toi » + « moi » = « toi », « moi » et « nous », c'est bien mieux, non ?!

Dans polyamours, le poly est important, et à mon sens, il n'est pas à entendre comme la somme de deux choses identiques (deux personnes équivalentes ou deux amours équivalents), mais plutôt comme la somme de choses différentes : chaque être est différent et chaque relation est différente et non comparable. Chaque être ou relation, pour le dire avec une connotation positive, est même incomparable.

Du coup ça donnerais plutôt :
A+B=A+B+AB
A+C=A+C+AC

Quand à la fidélité (sujet du post), pour moi, ce serait de ne jamais oublier A et B dans l'équation (ne jamais dire A+B=AB ni 1+1=3 !).
Et surtout c'est être capable de se remettre en question à chaque fois que A, B et AB changent.

Bref la fidélité… à soi-même, à l'autre et à la relation…, n'est-ce pas justement de ne rien graver dans le marbre, et d'avoir l'intelligence (seul.e et à deux… et à plus !) de faire évoluer la/les relation.s pour qu'elle.s soi.en.t en adéquation avec chaque partenaire…
J'ai pas dit que c'était facile. Mais il y a t-il une autre fidélité que celle-là ?

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