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Entre la tête et les tripes...

Jalousie
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Motoko

le vendredi 08 novembre 2013 à 15h06

Bonjour,

J'ai découvert la notion de polyamour il y a environ 2 ans et je l'ai ressentie comme une libération.

Il m'était déjà arrivé par le passé d'aimer deux personnes en même temps et je m'étais sentie obligée de faire un choix.. qui fut le célibat ! Je pensais (et on me le répétait assez dans mon entourage) que s'il y avait la place pour une 2e personne, c'est qu'avec la 1ere ce n'était peut-être pas si idyllique que ça. Pourtant aimer la 2e n'enlevait rien à mon amour pour la première (passée, bien sûr, la période de "nouveauté" qui tend à occulter un peu la relation plus ancienne).
Je pensais que j'avais un problème, et que si je pouvais aimer 2 personnes en même temps c'était que ni l'une ni l'autre n'était "la bonne".

Autant vous dire à quel point la notion de polyamour est venue chambouler ces clichés dans lesquels j'ai grandi...

Les années ont passé, j'ai rencontré quelqu'un à qui mon cœur s'est attaché, nous avons décidé de tenter la vie commune et ça s'est, et se passe, plutôt bien.
Certaines inclinations naturelles, que je ne lui ai jamais cachées, m'ont poussée à sortir du cadre "couple exclusif" et à ouvrir quelques portes. Avec à la clé de nouvelles histoires de cœur, dans le consentement mutuel.
J'ai vécu pendant plus d'un an une belle histoire en parallèle, avec une personne également polyamoureuse. Et pourtant... Je n'ai pas pu empêcher l'effondrement de cette histoire, prisonnière d'un vilain sentiment d'insécurité et d'une certaine forme de jalousie, que je me suis pourtant acharnée à combattre.

Aujourd'hui je me pose cette question : comment peut-on revendiquer le polyamour pour soi-même et en souffrir lorsqu'on y est confronté par autrui ? Je déteste sentir mes tripes se tordre sous l'effet d'une jalousie que je déteste tant et que j'ai tant de mal à maîtriser.
Bref, comment mettre ses tripes en conformité avec sa tête ?

J'ai lu pas mal de trucs sur le polyamour, sur ce site et ailleurs, et j'ai été quelque peu soulagée de constater que je ne suis pas un cas particulier. Je pense que je suis juste un peu larguée sur le "comment faire" ; fréquenter les autres relations de mes relations, ça a fait du bien sur le moment mais ça n'a jamais détruit ce vilain nuage vert de la jalousie, qui est tellement à l'opposé de la façon dont je veux me construire.

CertainEs ont-illes fait ce chemin ? Ont-illes trouvé des "recettes" pour vivre sereinement le polyamour de leurs amours ?

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Caline

le vendredi 08 novembre 2013 à 18h46

Motoko,

Tu exprimes parfaitement ce que je ressens en ce moment, une lutte sans fin entre la t^te et les tripes!
Je crois que seul un vrai échange et des preuves d’amour de la part du partenaire permettent de se rassurer et de laisser les choses se faire...

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Manwe

le vendredi 08 novembre 2013 à 20h01

Entre la tête et les tripes ? C'est le <3 non ? =P

Être polyamoureux, amoureux au pluriel et autres, c'est plus un chemin qu'un but, une façon de vivre avec des défis particuliers où ne nous est pas épargné notre humanité et nos faiblesses.. C'est aussi une aventure d'amour avec soi, avec les parts dites moins noble de nos êtres, nos peurs, nos doutes, nos tiraillements..
On ne peut forcer ce qui résiste en nous à changer, de la même manière qu'on ne peut forcer quelqu'un à ne plus être jaloux.. Mais on peut être des plus attentionnés, attentif et aimant, pour accompagner.. ce qui a peur en nous..

Tu as bien vu que ton insécurité ne semble pas dépendre des autres relations, alors je t'encourage surtout à laisser émerger ce que tu ressens vraiment, à ne pas trop y résister, jusqu'à peut être l'accueillir et le rassurer (comme l'on prendrait soin d'un enfant blessé?)

Dans mon cas, j'ai bien vu que pour construire ce que je veux vraiment, je ne peux esquiver ce qui n'est pas encore prêt en moi.. On doit y aller ensemble sinon le tiraillement nous tire en arrière comme un élastique.. (https://www.facebook.com/photo.php?fbid=413190925374299&l=392c0352e8)

Ce que m'inspire ton texte c'est juste : continuer de cheminer, d'avancer, de rencontrer autant ton amour que ce qui en a peur en toi.. Un jour peut-être que la jalousie aura complètement disparu de ta vie, mais il y a aura surement d'autres défis.. J'espère juste que tu l'apprécies, être (poly)amoureuse et aimante, quelle aventure de chaque jour !

« Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour. »
Djalal al-dîn Rûmi

[J'm'attendais pas à écrire autant mais je me suis fait emporté]

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(compte clôturé)

le vendredi 08 novembre 2013 à 20h30

Caline
des preuves d’amour

Cette "expression" me dérange énormément. Il est extrêmement difficile d'exprimer l'amour mais je pense que l'on a pas à prouver son amour. L'amour est un ressenti, une preuve est "matérielle" (concrète), donc...

L'insécurité et le doute ne sont pas en l'autre, mais en soi. Aucune preuve ne changera cela. Il existe des livres sur la jalousie, sur l'estime de soi, sur l'amour de soi,... Il faut avant tout avoir confiance en soi. Je rejoins Manwe : apprendre à se connaitre, à se reconnaitre, à s'aimer...

Je le rejoins aussi lorsque je dis (différemment) que pour se débarrasser des tabous... il faut se déconstruire avant de pouvoir se reconstruire. Ca demande du temps. Les livres aident à cela (ou des vidéos comme "oui, mais" avec Gérard Jugnot si tu n'aimes pas lire. Par contre le livre permet le "silence" cher à Marc Vella (vidéo éloge de la fausse note). S'instruire, se découvrir, s'ouvrir différemment, c'est important je crois.

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Manwe

le vendredi 08 novembre 2013 à 20h41

Han Merci gcd ! Je le cherchais mais je ne connaissais pas le titre ! youtu.be/DbW-acYyxlE

Et accessoirement, je confirme aussi pour les tabous, je passe mon temps à me déconstruire plus qu'à construire, tant c'était le bordel dans ma maison, pour s'aimer simplement..

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(compte clôturé)

le samedi 09 novembre 2013 à 12h00

Je crois que c'est le bordel dans toutes les maisons...

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(compte clôturé)

le samedi 09 novembre 2013 à 12h05

Merci à toi Manwe d'avoir trouvé un lien pour partager cela avec tous. Je conseille aussi "nos amis terriens" qui en dit long sur la nature humaine en générale. Je ne sais pas comment trouver un lien mais si tu le trouves...

J'en profite pour indiquer que je vais bientôt changer d'internet. Donc si certains ont mon mail perso mais qu'ils n'arrivent plus à me joindre directement (à compter du 25 en principe) alors ils pourront le faire par le biais du site.

Prochainement, je vais ENFIN pouvoir lire des vidéos ou écouter des émissions radio. Grande révolution :-D (+)

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Caline

le samedi 09 novembre 2013 à 18h22

gcd68
Cette "expression" me dérange énormément. Il est extrêmement difficile d'exprimer l'amour mais je pense que l'on a pas à prouver son amour. L'amour est un ressenti, une preuve est "matérielle" (concrète), donc...

Une lettre, un petit mot doux, un sms avec des mots tendres ne sont-ils pas des «  preuves » que l’autre tient encore à toi?

Oui, tu as raison, le sentiment de jalousie et d’insécurité sont en moi, diffiicile d’effacer les traces d’une éducation catholique bien-prensante en quelques mois Pourrais-tu me donner quelques tires de livre à lire sur le sujet. Je suis sourde donc je ne peux pas écouter des vidéos ni des émissions à la radio.

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(compte clôturé)

le samedi 09 novembre 2013 à 20h09

Tu peux commencer par lire "vertus du polyamour" de YA Thalmann (d'ailleurs tous les livres de cet auteur sont à mon avis intéressants). Sur le polyamour "aimer plusieurs hommes" de Françoise Simpère (je ne l'ai pas encore lu, je l'ai acheté récemment). Il existe aussi "Guide des amours plurielles" du même auteur mais ce livre n'avait pas correspondu (du moins que très partiellement) à mon attente car je ne réfléchis que peu par rapport aux expériences des autres. Je préfère des ouvrages qui m'amènent à la réflexion, à ma réflexion.
Je te joins en mp pour une liste plus complète car le polyamour c'est, je crois, la connaissance, la compréhension de soi et des autres. Je considère que l'amour est complexe, que l'humain est complexe. Donc, il y a beaucoup à lire si on le désire, surtout si l'on en retire ce qui nous convient. Personnellement, je m'accorde le droit de ne pas être d'accord (complètement ou partiellement) avec les propos d'un auteur. Par contre, ces propos peuvent m'amener à comprendre une autre personne. Donc, il y a toujours du bon à prendre.

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(compte clôturé)

le dimanche 10 novembre 2013 à 00h06

Qu'on ne se méprenne pas sur ce qui va suivre : j'aime beaucoup recevoir des signes (plutôt que des "preuves") que l'autre tient à moi et je pense que c'est un élément constitutif d'une relation. Mais il me semble que le problème des preuves d'amour c'est que ça peut vite tourner au puit sans fond.
Parce que demander des preuves d'amour c'est vouloir traiter les symptômes et pas la cause. Je crois qu'on demande des preuves d'amour pour être rassuré(e). Et tant qu'on ne travaille pas sur ce besoin de réassurance (= sur sa propre insécurité affective), on peut recevoir autant de preuves d'amour qu'on attend, on n'aura pas solutionné le problème de base et il finira toujours par resurgir. Donc oui aux signes d'attachement, mais pas tout seuls, faut surtout travailler sur le reste.

Bref, c'était pas la question initiale. Mais ça me fournit une bonne transition avec la question de la tête et les tripes. J'ai vécu la situation que tu décris, Motoko, par exemple quand mon mari a eu pour la première fois une autre relation que moi : aucun problème sur les principes ("les valeurs du PA sont les miennes, c'est le mode de vie que je veux adopter", etc.) mais mes tripes ne l'entendaient pas de la même oreille et hurlaient que la situation ne leur convenait pas, mais alors pas du tout.

La solution dans mon cas a été une question de volonté : à partir du moment où je voulais vivre comme ça, il n'était pas envisageable que mon mari ne puisse pas avoir d'autres relations. Donc il fallait que ça marche et que j'arrive à bien vivre la situation.
Ca a pris du temps (plusieurs mois), de l'amour, de l'attention et du soutien de sa part pour me rassurer, du travail sur moi (pourquoi / de quoi j'ai peur ? comment je peux atténuer cette peur ?) mais au final ça a marché et un jour, de manière aussi étonnante qu'avant je n'arrivais pas à faire coïncider mes principes et mon ressenti, j'ai cessé de souffrir et j'ai vécu la situation plus sereinement. Ca n'empêche pas les rechutes mais c'est comme avec le palu, au bout d'un moment les crises sont moins fortes, voire disparaissent parce qu'on capitalise sur ses expériences passées (et la bonne nouvelle c'est que le processus prend beaucoup moins de temps que dans le cas du palu ;) ).

Et sinon piste de réflexion : le lâcher prise, i.e. le fait d'arrêter de s'attacher à une situation qui n'existera plus. Un peu comme après la mort d'un être cher : c'était vachement mieux avant quand la personne était vivante. Mais maintenant elle est morte et elle ne reviendra pas. Et malgré ça, après une période de deuil, on continue de vivre et on est heureux quand même.
Ou de manière moins extrême, arrêter de se dire que ce serait mieux si la situation était différente. La situation est ce qu'elle est et il vaut mieux consacrer son énergie à voir comment bien la vivre qu'à rêver à ce que ce serait si elle était plus conforme à nos souhaits.

J'espère t'avoir été utile, bon courage en tout cas.

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(compte clôturé)

le dimanche 10 novembre 2013 à 10h48

Merci à Shamal d'avoir exprimer avec ses mots ce que je pense de la "preuve" d'amour qui a mes yeux n'existe pas. Oui, un SMS (ou autres) est un signe, une attention, une manière d'exprimer à distance son amour faute de pouvoir l'exprimer plus directement. Loin des yeux mais pas loin du coeur... Je sais Caline, tu vas dire que l'on joue sur les mots mais il faut avoir à l'esprit qu'un même mot n'a pas le même sens pour chacun.

Par exemple : si j'envoi un sms à mon mari "Tu as oublié d'acheter le pain, je passe à la boulangerie". Il peut interprété cela comme : Ah oui, c'est vrai, j'avais zappé, c'est bien qu'elle y est pensé OU ALORS Madame est parfaite, elle pense à tout, elle. Elle ne se prive pas de me le faire remarqué... Ce n'est qu'un exemple tout bèta mais, en matière de communication c'est important. Dans le premier cas il me répondra : Merci chérie, oui j'avais oublié. (ce à quoi je pourrai répondre, manger sans pain n'aurait pas été bien grave :-) ) et dans le second cas, il ne répond rien et adopte une attitude négative en rentrant à la maison le soir.

Shamal reprend aussi ce que j'ai dit auparavant : se laisser le temps... Le lâcher prise est aussi une solution mais peut être qu'elle peut intervenir qu'après. Certaines personnes peuvent faire les deux à la fois, d'autres pas. Ne t'épuise pas non plus si tu n'y arrives pas rapidement. Je vois l'avancée vers un bon vécu du polyamour comme un marathon, donc si tu sprint dès le départ, tu risques d'abandonné en route.

C'est MA manière de voir les choses, je ne suis pas toi, je ne te connais pas, ni ton entourage... Tu dois prendre mes propos comme des pistes de réflexions et non comme des vérités.

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Motoko

le mardi 12 novembre 2013 à 19h29

Merci à tous pour avoir pris la peine de me répondre.
Ce qu'écrit Shamal fait particulièrement mouche.
Avec le recul, je pense que j'ai voulu aller trop vite. Je n'ai pas su communiquer sur mes moments de peur, sur mes moments de perte de confiance en moi : j'était en déni total, pensant que de balayer ça sous le tapis suffirait. Ca a tenu assez longtemps en effet, jusqu'au jour où un concours de circonstance à soulevé le tapis et tout faire ressortir - avec les dégâts qui ont suivi.
A lire ce qu'écrit Shamal, je m'aperçois qu'il aurait fallu communiquer. Lui dire : "ma tête est 100% d'accord mais mes tripes se tordent de jalousie" plutôt que de dire "tout va bien, pas de souci". Dire "j'ai du boulot à faire, encore, sur mon amour-propre, et ça risque de se voir par moments" plutôt que dire "je suis solide comme un roc".
Ces dernières semaines j'ai beaucoup travaillé à faire le deuil de la relation amoureuse, en prenant garde à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain (ce que j'aurais eu naturellement tendance à faire). Résultat : la relation amicale est restaurée, on se voit, on se parle, on peut encore rire ensemble. Je suis consciente que je risque le "ce serait mieux si la situation était différente" dont parle Shamal : j'y pense parfois. Mais au moins je m'en rends de plus en plus compte quand ça arrive, et je me refocalise sur ce qui compte vraiment : l'ici et maintenant. Ici et maintenant, j'ai son amitié, parce que cette personne est sans doute bien avec moi, et si elle bien avec moi c'est parce que quand on est ensemble je cesse de désirer et m'attache à profiter de l'instant présent.
En bref, je suis certaine d'avoir pas mal progressé par rapport à il y a quelques années... mais j'ai encore du boulot, je dois l'admettre et ne pas chercher à le cacher.
Merci encore pour vos interventions. J'avais je crois tendance à penser que l'acceptation du polyamour coulait de source pour tous les polyamoureux, je vois que ce n'est pas toujours si simple et qu'il est normal, quand on est un peu insécure, que le travail sur soi prenne du temps.

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Profil

LuLutine

le mardi 12 novembre 2013 à 21h06

Motoko
Lui dire : "ma tête est 100% d'accord mais mes tripes se tordent de jalousie" plutôt que de dire "tout va bien, pas de souci". Dire "j'ai du boulot à faire, encore, sur mon amour-propre, et ça risque de se voir par moments" plutôt que dire "je suis solide comme un roc".

(+) (+) (+)

Motoko
Ici et maintenant, j'ai son amitié, parce que cette personne est sans doute bien avec moi, et si elle bien avec moi c'est parce que quand on est ensemble je cesse de désirer et m'attache à profiter de l'instant présent.

(+) (+) (+)

:)

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(compte clôturé)

le mardi 12 novembre 2013 à 21h41

Motoko
J'avais je crois tendance à penser que l'acceptation du polyamour coulait de source pour tous les polyamoureux, je vois que ce n'est pas toujours si simple et qu'il est normal, quand on est un peu insécure, que le travail sur soi prenne du temps.

Très bien vu :-) En fait sois certaine qu'on galère tous à un moment où un autre ; pour ce que j'en sais, le PA n'est facile pour personne. On se dit toujours que les autres doivent y arriver mieux que soi et ben en fait non, on est tous humains, avec nos forces et nos faiblesses ; on a du mal avec des trucs différents mais pour l'instant je ne connais personne qui n'ait aucune difficulté à gérer le PA.

Motoko
[...] je m'aperçois qu'il aurait fallu communiquer. Lui dire : "ma tête est 100% d'accord mais mes tripes se tordent de jalousie" plutôt que de dire "tout va bien, pas de souci". Dire "j'ai du boulot à faire, encore, sur mon amour-propre, et ça risque de se voir par moments" plutôt que dire "je suis solide comme un roc".

Là encore, écrit comme ça ça semble d'une évidence totale et pourtant c'est loin d'être simple. Parce qu'on se sent bête de mal réagir, parce qu'on voudrait pouvoir se réjouir de la joie de l'autre au lieu d'en être malade, parce qu'on veut montrer à tout le monde et à soi-même qu'on gère tout ça très bien et sans difficultés, etc., etc. Et aussi parce que c'est dur d'avoir l'humilité de reconnaître qu'on est mal et qu'on besoin d'aide, parce que ça demande très une grande confiance dans l'autre pour se montrer dans toute sa vulnérabilité, et de la force aussi.
Mais la bonne nouvelle c'est qu'avec un peu de persévérance et de bonne volonté des deux côtés, on y arrive :-)

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Profil

bodhicitta

le mardi 12 novembre 2013 à 22h10

motoko
Je n'ai pas su communiquer sur mes moments de peur, sur mes moments de perte de confiance en moi : j'était en déni total, pensant que de balayer ça sous le tapis suffirait.

en effet être honnête avec sois même et avec l'autre est indispensable

motoko
je vois que ce n'est pas toujours si simple et qu'il est normal, quand on est un peu insécure, que le travail sur soi prenne du temps.

oui on a tous tendance à l'oublier ça...

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Profil

Motoko

le mercredi 13 novembre 2013 à 17h19

En tout cas merci à ce site, j'y vois beaucoup plus clair et d'avoir pu exposer ma situation et recevoir du "feedback" me rend plus sereine.
On avance, on avance.. :-)

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Profil

Yoni

le mercredi 13 novembre 2013 à 21h21

Merci pour ces réponses, très intéressantes. Et il est toujours "rassurant" de voir qu'on n'est pas le seul à avoir les tripes qui n'obéissent pas à la tête !

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dominik

le samedi 16 novembre 2013 à 12h56

la tête et les tripes , où le conscient et l'inconscient ?? ..

la tête qui voudrait et les tripes qui disent NON .. à ce petit jeux, c'est les tripes les plus fortes, vainqueur par KO et sans appel ..
mais avec beaucoup de patience , de réflexion , de travail sur soi , la tête arrive parfois à se débrouiller pour vivre de façon apaisée avec les tripes ..

pas de trucs et astuces à proposer , c'est un chemin exclusivement personnel ... la jalousie prenant corps parfois dans un sentiment (réel où non) de rivalité amoureuse, => je me compare à l'autre => estime de soi => sentiment d'impuissance ....
où encore sur un sentiment d''insécurité... et cela ne peut être qu 'en raison de vécus très perso que l'insécurité s' installe au fond d'une personnalité , et tout autant "uniques" seront alors les raisons et les façons dont les tripes se rappelleront au souvenir de la tête ...
nous sommes des êtres faits d'émotions et tenter de les maîtriser totalement me parait illusoire , par contre , tenter de les comprendre , les accueillir , apprendre à vivre avec en étant indulgent avec soi même quand on a parfois du mal a les canaliser me parait être un chemin de raison ..
certain(e)s se feront aider par un(e) psy machin chouette , on en trouve de vraiment très talentueux , d'autres commenceront pas des lectures ..

sur la théorie de l'attachement ( fonctionnements sécure , insécure etc ) ya un wiki article que j'ai trouvé intéressant
fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l'attachement

j'ai bien aimé aussi le livre d'isabelle filiozat => l'intelligence du coeur , le sujet principal c'est les émotions , c'est chez marabout , facile à trouver et à lire ...
et aussi un livre que j'ai seulement commencé et qui m'a déjà beaucoup surpris en bien => le jeu du Tao, comment devenir le héros de sa propre légende, c'est chez albin michel ..

extraits de la 4ème de couv =>
comment se connaitre soi même , comprendre ses désirs , intégrer ceux des autres , entrer dans une relation d'aide mutuelle ... / .. ce livre est inter actif et nourri par des trésors d'infos et d'expériences tirés des champs psy / spi ( de la psychologie à la spiritualité ) etc etc

et j'y ai déjà trouvé effectivement plein d'infos toutes très intéressantes dont je me suis déjà bien servi pour mes chemins perso ..

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 16 novembre 2013 à 14h47

Oui Dominik, les livres peuvent aider à la fois à réfléchir et à apprendre à se découvrir. Le hic avec les psy machin chouette, c'est qu'il y en a vraiment de talentueux, mais pas seulement... idem pour les coach ou conseillers conjugaux. Pour ceux qui n'aiment pas lire je rappelle la vidéo "oui, mais" avec Gérard Jugnot. Désolée Dominik, je n'ai pas encore lu l'intelligence du coeur, que j'ai seulement parcouru mais oui, ce livre me semble bien et extrêmement complet. J'essaie de ne pas me disperser et de lire dans un ordre suivant mes besoins de compréhension des uns et des autres car mon paysage affectif s'étend et je dois assurer :-D . L'amitié amoureuse demande autant de temps et d'énergie que l'amour, de même que l'amouritié, etc...

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Caline

le dimanche 17 novembre 2013 à 08h38

Shamal


Bref, c'était pas la question initiale. Mais ça me fournit une bonne transition avec la question de la tête et les tripes. J'ai vécu la situation que tu décris, Motoko, par exemple quand mon mari a eu pour la première fois une autre relation que moi : aucun problème sur les principes ("les valeurs du PA sont les miennes, c'est le mode de vie que je veux adopter", etc.) mais mes tripes ne l'entendaient pas de la même oreille et hurlaient que la situation ne leur convenait pas, mais alors pas du tout.

La solution dans mon cas a été une question de volonté : à partir du moment où je voulais vivre comme ça, il n'était pas envisageable que mon mari ne puisse pas avoir d'autres relations. Donc il fallait que ça marche et que j'arrive à bien vivre la situation.

Ca a pris du temps (plusieurs mois), de l'amour, de l'attention et du soutien de sa part pour me rassurer, du travail sur moi (pourquoi / de quoi j'ai peur ? comment je peux atténuer cette peur ?) mais au final ça a marché et un jour, de manière aussi étonnante qu'avant je n'arrivais pas à faire coïncider mes principes et mon ressenti, j'ai cessé de souffrir et j'ai vécu la situation plus sereinement. Ca n'empêche pas les rechutes mais c'est comme avec le palu, au bout d'un moment les crises sont moins fortes, voire disparaissent parce qu'on capitalise sur ses expériences passées (et la bonne nouvelle c'est que le processus prend beaucoup moins de temps que dans le cas du palu ;) ).

Et sinon piste de réflexion : le lâcher prise, i.e. le fait d'arrêter de s'attacher à une situation qui n'existera plus. Un peu comme après la mort d'un être cher : c'était vachement mieux avant quand la personne était vivante. Mais maintenant elle est morte et elle ne reviendra pas. Et malgré ça, après une période de deuil, on continue de vivre et on est heureux quand même.

Ou de manière moins extrême, arrêter de se dire que ce serait mieux si la situation était différente. La situation est ce qu'elle est et il vaut mieux consacrer son énergie à voir comment bien la vivre qu'à rêver à ce que ce serait si elle était plus conforme à nos souhaits.

J'espère t'avoir été utile, bon courage en tout cas.

Ca c’est clair, la vie est en perpétuel mouvement et rien ne ressemblera plus jamais au passé, j’ai franchi le cap de la séparation géographique avec mon compagnon, tout en gardant des relations soutenues avec lui. Il m’a fallu quelques mois pour cela. A présent, je chemine peu à peu vers le deuil d’une relation à sens unique, qui, avec du recul, j’en conviens, nous aurait emmenés droit dans le mur...

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