Polyamour.info



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De la théorie à la pratique...

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oO0

le mardi 31 mars 2009 à 19h38

Quand il faut que ça sorte, il faut que ça sorte ! Reste à travailler la manière de le sortir...

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(compte clôturé)

le mardi 31 mars 2009 à 21h41

Krishnamurti a aussi dit, fermez vos livres, cessez d'acheter les miens et vivez ! La vérité ne peut être dans un livre.
Rien ne remplace l'expérience humaine. Après le livre peut-être un outil de compréhension pour analyser ce que l'on vit (utile, pas utile d'analyser est un autre problème).
Mais je trouve que siestacorta est assez dans le vrai. C'est seulement mon humble et médiocre (oui, complexe d'infériorité) avis.
Les livres aident à tendre vers la vérité, à éveiller notre pertinence d'esprit et à nous indiquer où chercher ce que l'on cherche. Et question ouverture d'esprit, Krishnamurti est un excellent guide.
Enfin, je ne suis pas bon philosophe et je ne ferais que répéter des phrases sans prouver que je les comprises ni aider les autres à le faire. Revenons à nôtre sujet. L'amour, la jalousie et le dégoût.
Le dégoût nait probablement de l'image que l'on se fait de l'autre dans sa relation "extérieure". Les pertes de confiance et des valeurs de l'union dues à une tromperie peuvent aussi nous dégouter. Je ne fais que supposer car j'ai très peu vécu le dégoût en dehors d'actions réalisées contre mon grès (pas forcément sexuelle ici), et de trahisons d'idéaux sacrifiant la cause aux intérêts.
Pour la jalousie. J'ai par le passé été très jaloux. Vraiment beaucoup (influence d'une famille traditionnelle et d'une revendication culturelle du sud), cela entrainait la plupart du temps la fin de la relation.
Puis j'ai rencontré ma première épouse (elle est toujours là seule et unique d'ailleurs mais elle lira probablement ces mots et j'adore la taquiner). Je ne sais pas pourquoi mais avec elle je ne suis pas (plus) du tout jaloux. C'est une allumeuse de première, elle adore regarder les beaux hommes, elle danse comme une antillaise (elle l'est) célibataire en manque d'amour. Mais avec elle, zéro jalousie. Cela aide a apprécier le polyamour, ou plutôt à le vivre puisque ce n'est pas un acte mais plutôt une conception de la vie.
Cela ne s'est pas fait tout de suite mais elle m'a tellement témoigné son amour que la confiance s'est installée dans un ciment solide et plus encore, une complicité fusionnelle en est née. Elle m'aime tellement que cela ne me dérangerai absolument pas qu'elle aime également quelqu'un d'autre.
Bon, là j'aide pas vraiment Red dans son problème, mais je n'ai pas de recette. Peut-être seulement l'évocation d'expériences diverses nous aidera à mieux nous comprendre tous et à évoluer (plutôt que "changer", growing-up est plus à propos ici).
Bon, j'essaie de pas trop être hors sujet mais avec un esprit confus (cius) comme le mien c'est pas évident.

Red, qu'est-ce qui est le plus difficile à appréhender pour toi dans le polyamour ?
Dans sa (ses) relation(s) extérieures à vôtre couple ?
Dans ta (tes) possible(s) relation(s) hors de vôtre couple ?

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LuLutine

le mardi 31 mars 2009 à 21h57

Si une autre femme aime et/ou désire "mon" homme, je ne peux qu'en être flattée (indirectement). Parce que quelque part, ça conforte mon "choix" (même si en réalité, on choisit rarement, j'aurais même tendance à dire que c'est plutôt l'Amour qui nous choisit - hihi - il doit bien s'amuser parfois).
Donc, ça ne me dérange pas !

Si je peux être un peu jalouse, ça serait éventuellement par peur de le perdre, mais pour le reste, je n'ai pas trop de problèmes.

Je ne sais pas si ça peut aider (moi ça m'aide), mais se dire "ben oui, c'est normal, mon/ma compagn(on/e) est tellement génial(e), que forcément, d'autres s'y intéressent", ça peut peut-être générer des sentiments positifs qui aident à contrer la jalousie ?

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Siestacorta

le mercredi 01 avril 2009 à 13h12

Red, tu peux essayer de voir un psy cognitiviste, aussi.

C'est pas des médecins qui prescrivent des médocs (la plupart), ce sont des thérapeutes qui, avec toi, déterminent sur quoi tu veux changer et ensuite, par petites étapes, t'apprennent à faire face à la situation qui te pose problème.

Leur discipline, au départ, était destiné aux phobiques qui voulaient arrêter de paniquer pour une connerie, et s'est étendue ensuite aux autres domaines de la vie.

Maintenant, il faut quand même en rencontrer un qui ne jugent pas la notion de polyamour. Je ne sais pas si c'est difficile ou facile, je sais que le monde psy est encore très attaché à l'amour = couple = noyau de départ de la famille.

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(compte clôturé)

le mercredi 01 avril 2009 à 13h17

En même temps, seuls les psychiatres peuvent prescrire des médicaments. Pas les psychologues, et encore moins les psychothérapeutes.

Le problème, c'est que seuls ces premiers peuvent être remboursés par la sécurité sociale, et ça fait d'ailleurs partie des trucs qui me posent problème pour en voir un. :(

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Siestacorta

le mercredi 01 avril 2009 à 13h33

vivi.. J'implicitais "tous les thérapeutes ne sont pas psychiatres".
En revanche, la plupart des psychiatres sont thérapeutes.
Sinon des psychologues pas psychiatres mais remboursés quand mêmef, ça existe, mais c'est un peu rare.
Et puis bon, tous les psychiatres te jettent pas des drogues à vue, hein. Leur rôle, c'est de soigner ta tête, pas de te doper systématiquement. Ils adaptent leurs services, donc.

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(compte clôturé)

le mercredi 01 avril 2009 à 14h12

Chez moi en Chuiche, bon d'abord un ça dépend de notre assurance-maladie individuelle (n'y a pas de Sécu chez nous, mais c'est obligatoire quand même!)

Et si je peux obtenir une ordonnance du psychiatre qui délègue la thérapie à un psychologue ou thérapeute reconnu, je peux me faire rembourser une bonne partie du traitement. Chez vous, ça marche comment?

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Eric

le mercredi 01 avril 2009 à 14h37

En France, on peut se faire rembourser les consultations d'un psychologue sur deux conditions, il me semble (du moins à ma connaissance) :
- Le psychologue est également psychiatre (certains psychiatres complètent effectivement leur formation médicale par une formation en psychologie clinique),
- Le psychologue fait partie d'un organisme agréé par la sécurité sociale (CMP) et a fait l'objet d'une prescription médicale (par un médecin, psychiatre ou pas).

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gabrielle

le mercredi 01 avril 2009 à 18h19

J'attrape la discussion au vol : j'ai vu mon psy hier... c'est quelqu'un de très bien, en qui j'ai confiance, mais le coup du "j'aime deux hommes de manière différente et complémentaire" ne lui plaît pas du tout. Alors forcément, c'est déjà assez difficile comme ça par moments (je suis encore au stade des 1000 questions par jour...) ; si en plus mon psy n'arrête pas de me dire que la meilleure solution serait de quitter les deux, c'est assez angoissant. Je pense que le PA apparaît pour certains psy, comme pour beaucoup de monde, comme une notion plus proche du déséquilibre et du manque de maturité que de l'inverse... Consulter, c'est une bonne chose, mais le travail est d'autant plus difficile, en tout cas pour moi.

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Siestacorta

le mercredi 01 avril 2009 à 18h29

Pfff.
Ca n'empêche c'est lourd.,.

J'aime bien les psy, mais dans ce genre de cas tu vois qu'il y a quand même une part de moralisme, alors qu'ils sont censés comprendre la neutralité...
La santé mentale est pas basée sur un plan unique, sinon ce serait trop simple (et on aurait probablement pas besoin d'eux :-) )

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(compte clôturé)

le mercredi 01 avril 2009 à 20h12

Je suis justement en train de lire un article destiné aux psys, sur le thème "Comment sortir de l'idée reçue que c'est un problème à soigner".
L'auteur, psy elle-même, dit en introduction que le stress vécu à suivre ce mode de vie est équivalent à celui vécu par les minorités sexuelles gay et lesbienne, donc que le rôle du psy est de les aider à affronter ce stress. Rien d'autre!

Au début d'une thérapie, normalement, on fixe un contrat thérapeutique (ça c'est moi qui le dit, car je l'ai appris de la bouche d'un psy avec qui j'ai fait un pan de travail superbe). Idéalement, le patient devrait pouvoir dire ce qui le dérange dans sa vie, ce qu'il veut changer, et comment il saura qu'il a changé - donc que sa thérapie est terminée.

Je crois que n'importe quel psy compétent, donc assez humble pour accepter qu'il est faillible et que sa pratique peut aussi s'améliorer, peut recevoir cette vraie vérité: le poly amour n'est pas le problème, le problème, c'est de le vivre.

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gabrielle

le mercredi 01 avril 2009 à 23h06

En fait, je ne sais pas s'il n'accepte pas le concept, ou s'il m'estime incapable de vivre ainsi... Il faudra que je lui en parle:). Mais il est vrai que le PA n'est pas une approche "facile" de la relation à l'autre. Ni figée, donc déstabilisante parfois... Qui engendre une constante remise en question de soi, tout au moins lorsqu'on est au stade de la découverte. Par conséquent, le psy peut être un interlocuteur, mais l'essentiel - je crois - réside dans le fait d'être d'abord en accord avec soi-même, même si cet accord consiste à être fluctuant (je n'ai compris que très récemment que la perfection n'existe pas). Et ça, c'est un cheminement de tous les jours, individuel. Mais là, je m'éloigne du thème de la jalousie, à moins que...

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(compte clôturé)

le jeudi 02 avril 2009 à 00h02

Mais faut pas perdre de vue l'essentiel : tu es allée chez le psy parce que ton problème, c'est d'être amoureuse de deux hommes en même temps ? Ou bien ça fait partie de ce qui est bon ? Trier entre le bon et le correctible, c'est juste accepter qu'on soit comme on est.

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clown.et.lapin

le jeudi 09 avril 2009 à 17h15

Gabrielle, je pense que l'on peut vivre des amours plurielles (voir les articles et livres de Françoise Simpère) et que celà peut être épanouissant. Mais évidemment, c'est assez exigeant, c'est une éthique qui n'a rien du "jouir sans entrave". Je suis tout à fait d'accord avec ta formulation :
"j'aime deux hommes de manière différente et complémentaire"
qui explique bien le cas.
Et j'ajouterais bien que cette manière d'aimer ces deux hommes peut varier dans le temps (on peut avoir un, ou deux, (ou plus) amours-affections très profonds et, en même temps, une passion amoureuse)...
Par contre je pense qu'il vaut mieux l'unicité de celui (ou de celle) avec lequel on a, et élève, des enfants.Je rejoins là tout à fait les conclusions de Françoise Simpère.

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 02h08

Red,

j'avais écrit un long, très long message que je résumerais à la phrase clé qui m'a toujours secondé face à l'éventualité ou la réalité de ne pas être l'unique destinataire érotique d'une personne avec qui je suis en relation :

"Si elles sont belles avec moi, pourquoi seraient-elles soudain laides avec quelqu'un d'autres ?!? Pourquoi les miennes seraient belles et celles des autres, laides ?"

Reste que, pour ma part, la question que tu te poses ne ressort pas de la jalousie, mais de la question du pur et de l'impur et, d'ailleurs, les deux questions que je te laisse vont dans ce sens là.

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 02h11

Sinon, côté, psy, la mienne prend la question comme une question parmi d'autres. Il faut dire que je ne consulte pas pour cette question, mais le fait que je m'exprime de manière disproportionnée...

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 02h11

... c'est possible, Clémentine, de proposer à la publication comme article sur .info et .be l'article que tu es en train de lire ?!? Je pense qu'il s'agit d'un article important à faire lire !

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(compte clôturé)

le vendredi 10 avril 2009 à 09h43

Ach Gott, quel article? Je suis perdue dans tellement d'articles, là...

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 16h00

Celui où tu fais référence dans les propos suivant :

"Je suis justement en train de lire un article destiné aux psys, sur le thème "Comment sortir de l'idée reçue que c'est un problème à soigner".

L'auteur, psy elle-même, dit en introduction que le stress vécu à suivre ce mode de vie est équivalent à celui vécu par les minorités sexuelles gay et lesbienne, donc que le rôle du psy est de les aider à affronter ce stress. Rien d'autre !"

Je pense que cela ferait réellement un très bon article, article pour lequel sollicité l'autorisation de l'auteur pour publication me semble davantage un atout qu'un obstacle. Qui sait ce qu'elle peut proposer ?

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oO0

le vendredi 10 avril 2009 à 16h42

Red,

si je te dis que cela ne me semble pas être de la jalousie, c'est que la jalousie tend plus du côté de l'attraction que de la répulsion. Or le mur auquel tu dis faire face ressemble davantage à celui de la répulsion que de l'attraction :

"La simple idée qu'une autre personne la touche me met dans des états d'angoisse terribles. Et jusqu'alors, lorsque le cas s'est presenté une forme de dégout de l'autre a toujours fini par me pousser à rompre.
...
Je suis actuellement dans une réflexion poussée sur la question et je me retrouve face à un mur, un Moi-Même qui m'empêche d'avancer.
...
Quand bien même je suis réaliste sur la question, ça n'empêche pas mon estomac de s'ulcérer sans me demander mon avis..."

Tu exprimes la peur de la rejeter et de rompre avec elle par dégoût et le dégoût ressort davantage de la répulsion que de l'attraction. En tous cas voilà ce que j'ai l'impression de lire, impression que tu as peur de l'offenser de ce dégoût que tu ne contrôles pas, qu'elle se sente rejetée et repoussante alors que ce qui te dégoûte le plus, c'est ce dégoût même. Et si tant est que tu manifeste un comportement possessif proche de la jalousie, cela ne me semble pas pour autant de la jalousie, mais une manière de protéger votre relation de ce dégoût.

Bref, je persiste à pencher pour le pur et l'impur, à ce genre de réaction qui se manifeste lorsque nous constatons qu'un(e) inconnu(e) vient de manger dans notre assiette... même si je trouve la métaphore maladroite. Enfin soit, je reformule mes deux petites phrases clef :

"Si ses intentions érotiques sont belles avec moi, pourquoi seraient-elles laides avec une autre personne ?! ? Pourquoi mes intentions érotiques seraient belles à son égard et celles des autres, laides ?"

Le pur et l'impur, c'est le propre et le sale, le beau et le laid. Tout cela ressort davantage du domaine esthétique, de la perception esthétique des autres relations qu'elle pourrait avoir en dehors de la votre que de la psychologie de la jalousie.

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