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Discussion : Des ressources sur le polyamour...
artichaut
le lundi 18 novembre 2019 à 19h18
C'est chouette tous ces liens.
(par contre pour info, ça ne passe ni sur mon Firefox, ni sur Safari, il me faut utiliser Chrome pour pouvoir le lire).
Quelques remarques :
- le lien pour donner son avis ne fonctionne pas
- Love without limits : non mentionné "(en)"
- je préfère que les "Rencontres à la Ferme" ne soient pas citées comme "évenements récurrents" dans cette liste
- je ne suis pas certain que ce soit judicieux de citer le "Dictionnaire polyamoureux" qui est un travail collaboratif non terminé
Sinon, plein de trucs chouettes. Merci.
Discussion : [Livre] élaboration d'une Bibliographie, commentée, sur le polyamour
artichaut
le lundi 18 novembre 2019 à 18h54
sur lien indiqué par ce message, il est mentionné :
- un Tag “polyamour” sur Booknode
Ah et tiens, on avait oublié de mentionner sur ce fil :
- La Jalousie amoureuse d'Anne Clotilde Ziegler, Solar 2018 (le fil dédié sur le forum)
- Le Contrat universel : au-delà du mariage gay, par Lionel Labosse, À Poil, 2012 (le fil dédié sur le forum)
et l'on peut ajouter :
- En finir avec le couple ! : la méthode miracle écrit par Robert Macia (Les petits matins, 2010)
Et aussi ce fil : Je me lance dans un roman polyamoureux de @kill-your-idols
Discussion : Filmographie sur le polyamour #1
artichaut
le lundi 18 novembre 2019 à 12h15
…et sinon, toujours en référence à Virginia Woolf, quelqu'un·e a vu Vita & Virginia de Chanya Button, sorti en 2018 ??
Vita Sackville-West est une écrivaine britannique à succès et une femme émancipée qui fume, conduit, signe ses livres de son vrai nom et vit une relation ouverte avec son mari, le diplomate Harold Nicolson, lui-même discrètement bisexuel. Vita vient de lire Mrs Dalloway, le dernier livre de Virginia Woolf, écrivaine qu'elle admire et souhaite rencontrer. (…) les deux femmes entament une idylle dans la résidence de la famille de Vita, Knole House, dont Vita n'a pas pu hériter. Leurs maris respectifs acceptent leur relation mais leur conseillent la prudence, car un scandale les ruinerait et les empêcherait de continuer à publier.
Source : wikipedia
Discussion : Filmographie sur le polyamour #1
artichaut
le lundi 18 novembre 2019 à 11h25
The Hours, de Stephen Daldry, 2003
Mots clefs : monotonie conjugale, HBLG.
Trigger warning : suicide, sexisme.
zéro coeur
—SPOIL—
Je cite ici ce film, bien que ce ne soit pas un film poly, selon le Test de Toinou.
Car c'est un film sur la découverte (le trouble) de la bisexualité et surtout sur l'indépendance féminine, et en ce sens on pourrait dire que c'est un film "pré-poly", à savoir que dans cette société patriarcale (celle de l'époque mais aussi celle d'aujourd'hui), l'indépendance féminine semble la condition sine-qua-non à la possibilité du polyamour.
Le polyamour, il n'en sera jamais question dans le film.
Deux femmes mariées (Virginia et Laura) embrassent chacune une autre femme, mais ça ne va pas plus loin, et personne d'autres (que les enfants qui assistent à la scène) ne semblent au courant. Rien jamais n'y est discuté entre partenaires respectifs. Tout au plus, une scène entre Clarissa et Louis (tout deux ex de Richard) ressemble —bien qu'en qualité d'ex— à une scène entre metamours, ou chacun·e reconnaît et accepte l'amour de l'autre pour Richard.
En revanche, même les autres thèmes du film (le suicide, la folie) participent à traiter la question de l'indépendance féminine.
Les souffrances morales incommunicables menant aux suicides (ou tentative) féminins semblent être, tant pour Virginia que pour Laura, le trouble bisexuel (ou lesbien) et l'emprise du patriarcat : « Quand on ne se sent plus du tout à sa place, il arrive qu'on ai envie de disparaître », dit Laura. Bien+ qu'une supposée "folie", c'est l'emprise du mari de Virginia, celle du corps médical, et la norme hétéro-monogame, qui semble la pousser au suicide. En ce sens la lettre laissée par Virginia a son mari (« Je ne pense pas que deux personnes auraient pu être plus heureuses que nous l'avons été. ») ressemble à un énième effort féminin pour faire bonne figure et soutenir au delà de sa mort, son (encombrant) mari, à l'instar de Laura qui jouera la femme modèle jusqu'au bout, maquillant ses pleurs dans des sourires, alors même qu'elle a décidé de quitter le sien de mari.
Laura fait le choix de la vie (ce qui passe par quitter son mari et abandonner ses enfants). Même à la fin de sa vie, elle ne regrette pas son choix (« On aimerais pouvoir dire qu'on regrette, ça serait plus facile, mais qu'est-ce que ça veut dire… À quoi bon dire qu'on regrette quand on a pas eu le choix… Il faut savoir ce qu'on peut supporter. »). Et le moment de tendresse entre elle et la jeune Julia, à la fin du film, sonne comme un message aux générations futures : ne vous laissez pas enfermer dans la norme hétéro-monogame, qui ne peut mener qu'au suicide (suicide social par renoncement à son individualité, ou suicide réel en mettant fin à ses jours).
—fin du SPOIL—
Discussion : [Outil] Le menu sexuel
artichaut
le dimanche 17 novembre 2019 à 20h55
Oui, cet outil ne te convient pas, mais je ne pige pas pourquoi tant insister pour le dire (qu'il ne te convient pas)…
Pis je n'ai rien compris à ton histoire de Y-Men, Z-Men… (j'ai fait des recherches via un moteur de recherche, mais vu que ça ne donnait rien, j'avoue que j'ai eu la flemme de chercher à comprendre +loin…). C'est chouette d'avoir des avis négatif sur un outil bien sûr (quoique je préférerais un avis négatif de quelqu'un qui l'aurais testé), mais là, bon, je pige pas où va cette discussion. Et j'avoue être +enthousiasmé à l'idée d'échanger avec des personnes, qui comme moi, trouvent l'outil super, et/ou auraient envie de le tester.
Discussion : Coming out mono
artichaut
le samedi 16 novembre 2019 à 21h10
HeavenlyCreature
il est sorti du déni et a reconnu qu'à MA place, il aurait pas supporté cette situation.
Dommage qu'il ai fallu en arriver une telle extrémité pour qu'il se mette "à ta place" et admette ta souffrance.
Mais au moins, as-tu réussi à le faire bouger.
Je te/vous souhaite que ça crée de la confiance entre vous et qu'à l'avenir les choses soient +simples (car vécues avec une meilleure compréhension mutuelle).
Qu'importe que vous soyez "poly" ou "mono", ce qui compte, c'est que vous puissiez vous comprendre et vous soutenir mutuellement. Sinon, à quoi bon…
Discussion : Coming out mono
artichaut
le samedi 16 novembre 2019 à 17h30
HeavenlyCreature
Depuis la reprise de notre couple cet été, mon copain a décidé de ne se consacrer qu'à moi, et de mettre des distances avec l'autre fille. Ça m'a rassurée un temps, mais il a continué de la voir en tant que pote ("pote" pour laquelle il a tjs du désir) et à chaque fois, la plaie qu'ils ont laissé en moi s'ouvre de plus belle : peur, tristesse, humiliation, colère...
Une relation est une relation. "pote" avec du désir, c'est une relation. Même juste pote c'est une relation. "Ex" aussi.
Et toute relation quelle qu'elle soit peut provoquer de la jalousie.
Surtout s'il y a du déni sur l'importance de la relation, ou sur le fait qu'elle puisse provoquer de la jalousie.
HeavenlyCreature
J'ai enfin la reconnaissance que j'attendais depuis tout ce temps...
Voilà selon moi le noeud du problème. La question n'était pas tant une histoire de "poly ou mono", qu'une histoire de déni ou de reconnaissance.
HeavenlyCreature
Je me demande, du coup, si j'ai tjs ma place ici. J'ai peut être fait mon temps ;)
C'est toi, et toi seule, qui décide si tu a envie de rester ici. Être "mono" ou "poly" n'a rien à voir dans l'histoire (et heureusement).
Si tout les "monos" du site s'en allaient, on serait bien à l'étroit dans notre bulle autosatisfaite à se regarder le nombril.
Discussion : [Outil] Le menu sexuel
artichaut
le samedi 16 novembre 2019 à 01h43
J'ai l'intuition que y'a un truc qui cloche dans cette discussion, mais je n'arrive pas à savoir quoi.
Bon l'outil ne vous parle pas, ok. Mais est-ce vraiment ça le noeud du problème ?
Discussion : [Outil] Le menu sexuel
artichaut
le jeudi 14 novembre 2019 à 00h07
bidibidibidi
Quant à connaître intimement sa vie sexuelle, encore moins de gens en sont capables.
Faire l'exercice solo, permet de faire le point sur sa vie intime. On ne prend pas si souvent le temps de le faire.
bidibidibidi
Ben si, il faut oser.
Outch. Ce "il faut" est bien injonctif (comme un "le consentement, c'est facile, il suffit de dire non"), c'est bien parce que parfois on ne peut répondre à cette injonction, que le formalisme peut nous aider.
bidibidibidi
Je trouve aussi qu'il y a un côté extrêmement passif d'indiqué dans cette idée de questionnaire, comme si un acte sexuel passait nécessairement par la passivité d'un partenaire et l'activité d'un autre.
Ah ??
On peut aimer… donner/prendre/recevoir/permettre (cf la roue du consentement)
bidibidibidi
En amitié, on remplit pas des questionnaires préalables pour donner tous nos goûts et éviter qu'on se trouve à aller voir un blockbuster parce qu'on ose pas dire "Attends, ça va pas du tout !".
Et je ne suis pas loin de penser que justement, même en amitié… on pourrait se poser ce genre de questions.
bidibidibidi
Autant le questionnaire relationnel me paraît poser une question intéressante, autant le questionnaire sexuel... pas trop.
C'est curieux comment, quand il s'agit de relation (polyamour bonjour) on peut reconnaître l'importance de la communication, et dès qu'il s'agit de sexe, il faudrait que ce soit "magique", plein "d'évidences partagées", etc.
Je pense que la plupart du temps on se trompe (même si j'aime aussi la "magie" et le non-verbal).
Caoline
Il est possible que ça puisse aider des personnes qui n'arrive vraiment pas à exprimer leurs envies ou refus sur le moment
N'est-on pas beaucoup plus incapable qu'on ne le croit trop souvent…
Caoline
c'est impossible pour moi de faire une liste à l'avance tant ça dépend de mon envie du moment ! Il y a des choses que je peux adorer à un moment et n'avoir aucune envie à un autre,
Je pense qu'il ne faut pas confondre ce qu'on aime (objet du questionnaire) et ce dont on a envie (à un instant T.).
J'aime la bière, mais je n'ai pas toujours envie d'une bière.
Grosso-modo j'ai l'impression que ce que j'aime ou déteste est assez fixe (j'aime la bière, je n'aime pas le whisky) ça peut changer mais c'est très long. Et j'accepte qu'on essaie de me faire changer d'avis, mais alors, pas de façon trop lourdaude, et pas avec un whisky 1er prix.
Par contre mes envies sont variables, bien sûr.
La base du consentement quoi : j'aime le thé, ce n'est pas pour ça que j'ai toujours envie d'un thé. (ou relationnellement idem : je t'aime, ce n'est pas pour ça que j'ai toujours envie de te voir).
Caoline
Je craindrais donc que ça fige, soit considéré comme des acquis, limite l'écoute sur le moment.
J'ai du mal à comprendre cette peur de figer les choses. Comme un genre de contrat immuable pour la vie.
Ça me fait penser à ça. Mais ça n'a rien à voir je pense.
Au contraire j'ai le sentiment que les non-dits, les sous-entendus, la pseudo connivence, ou les présupposés, figent bien plus les choses encore. Juste ça fige de manière invisible (comme la monogamie fige l'exclusivité).
Et comme elle (Ovidie) dit dans l'article : le nombre de couples qui croient se connaître au lit… (!)
Alors que commencer à en parler, c'est découvrir l'étendue de la face immergée de l'iceberg : à quel point on se ment à soi-même et à l'autre, à quel point on est pétris d'injonctions paradoxales, etc.
Avec le "menu sexuel" on est pas dans le consentement contractualisé, mais dans la découverte de soi et de l'autre (ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, ce qu'on aimerais explorer).
Bon après je ne force personne, hein.
Et je pense important de ne pas se forcer en la matière.
(et c'est pourquoi je préfère cette proposition ouverte, que les QCM fermés).
En tout cas, ça me semble possiblement aidant. Mais ce n'est qu'un outil. Un outil n'est pas bien ou mal en soi. Tout dépend ce qu'on en fait, comment on l'utilise.
Moi par exemple j'adore faire des cunis, mais je n'aime pas plus que ça recevoir une fellation (ou alors dans certains moments particuliers). Si je ne le dis pas, je ne vois pas comment l'autre peut le deviner. On est tellement épris de "ce qu'il faudrait faire", de "réciprocité", de "clichés issu du porno", etc.
L'écoute c'est bien (et vraiment j'adore ça) …mais au même titre qu'en relation, pour moi, ça ne suffit pas.
Discuter aussi avec les mots, permet à mon sens, de mieux discuter avec les corps ensuite.
Et comme discuter avec les mots de ces sujets là ça peut faire peur (ou "casser la magie"), les discut' papier-crayon me semble permettre une distance, un cadre sécurisant et/ou rassurant.
Discussion : Le Deuil
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 23h15
Alors perso, ces étapes ne me parlent pas trop…
Je ne peux faire remonter mes souvenirs très loin, mais pour tous les derniers deuils que j'ai connu, j'ai commencé par :
- l'acceptation ("whoua, c'est comme ça, OK !" : baffe dans la gueule)
ensuite viens, il me semble
- la reprise de conscience (je me pose, et j'encaisse le coup, de préférence solo : je suis grogy alors je me laisse redescendre, reprendre mes esprits, et j'analyse la situation, je réfléchis, je stoppe tout ce que je fais et me recentre sur moi —ça peut durer une heure, ou plusieurs jours)
puis
- que puis-je faire ? (pour moi, ou pour la situation, toujours solo) suivi possiblement d'actions, et de prise de contact avec d'autres
puis
- la tristesse (ça peut être avant "que puis-je faire ?", ou en même temps)
- le travail (travailler cette tristesse, la laisser exister autant que travailler à la dépasser, ce qui comprend aussi demander de l'aide, me remettre en question, ré-évaluer mes choix de vie, faire de nouveaux choix, prendre soin de moi, etc)
- l'auto-suggestion ("je vais bien")
- vivre avec (ça fait partie de ma vie : phase de "rééducation" +ou- longue : apprendre à vivre avec ça)
enfin…
- sérennité
Voilà, en gros comment ça se passe pour moi.
Je ne sais pas si c'est aidant pour qui que ce soit.
Discussion : [Outil] Questionnaire relationnel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 10h35
bidibidibidi
Le problème du questionnaire, c'est qu'il présuppose que la relation à un instant t a quoi que ce soit à voir avec la relation à un instant t+1. Or, une relation peut évoluer très vite, le plus évident étant ce qu'on dit en général sur le consentement, qu'un oui donné à un moment peut se transformer en non sans préavis. Remplir un questionnaire, ça ressemble un peu à signer un contrat.
Je pense qu'il ne faut surtout pas le voir comme un contrat, mais bien comme un partage d'infos à un instant T. ("ah nos formulaire sont super proche !", "ah tiens t'as mis ça toi ?", etc).
Rien n'empêche de recommencer aussi souvent qu'on le veut.
bidibidibidi
Il existe déjà un questionnaire, si on peut dire. Un questionnaire basé sur l'escalateur relationnel, mais qui fonctionne très bien dans ce cadre :
- Tu me passes ton numéro ?
- On prend un verre ?
- Ca te dirait un resto ce soir ?
- Tu veux venir chez moi ?
etc...
Ben, moi je ne sais pas faire ça. Je ne comprend pas les sous-entendus et je ne maîtrise (ou ne veut pas maîtriser) ces codes là.
bidibidibidi
Quand on veut être clair, il est assez simple de l'être. La vraie difficulté, pour moi, vient de notre capacité à accepter le non. C'est pour ça qu'on tourne autour du pot, parce qu'on ose pas vraiment demander, même si c'est simple. On ose pas parce qu'on saurait pas comment vivre un non. Ca nous touche l'égo, ça peut aussi entacher la relation de réaliser que nos objectifs divergent, mais c'est pourtant ce qu'il y a de plus sain.
Oui !
Moi, un des défauts que je vois à ce formulaire là, c'est qu'il est très orienté relations sexuelles, je trouve. Pas simple de le donner à tous ses ami·e·s. Ou alors faudrais y mettre +de choses.
Inversement pour du sexe, ça ne va pas très très loin dans les questions.
Disons que c'est une sorte d'entre deux, une manière d'aborder le sujet.
Peut-être on peut y intégrer les langages de l'amour (partager des moments de qualité, cadeaux, etc).
En tout cas, j'aime bien les deux dessins, avec le curseur : c'est pas des mots, c'est pas un chiffre, juste une croix et un rond sur une ligne.
J'aime l'idée du baromètre : « on en est là pour moi, et j'aimerais aller vers ( +) ou ( - ) ».
Discussion : [Outil] Questionnaire relationnel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 10h18
J'en ai fait une version française, version 1.0, Nov. 2019 (ou là).
Z'en pensez-quoi ?
Vous voyez des modifs à faire ?
- soit du point de vue de la traduction/adaptation de ce questionnaire
- soit pour en fabriquer un autre (ce qu'il faut garder/changer/enlever)
Discussion : [Outil] Questionnaire relationnel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 09h08
Traduction en français :
Questionnaire relationnel
Salut l'ami·e !
Ce formulaire se veut une exploration de notre relation actuelle.
Notre proximité physiquement est actuellement. (mets un X sur la ligne)
(-)<---------------------------------------------------->(+)
J'aimerais que nous ayons CETTE proximité à l'avenir ! (mets un O sur la ligne)J'aimerais que nous fassions ces choses ! (entoure)
Je ne veux vraiment pas faire ces choses… (barre)
- célébrer des événements
- faire des sorties ensemble
- petits bisous !
- avoir des relations sexuelles
- se tenir par la main
- manger ensemble
- calins
- se rouler des pelles !
- faire la sieste ensembleJ'aimerais t'appeler mon/ma ...............!
J'aimerais que tu m'appelles ton/ta ...............Merci de n'indiquer que les choses avec lesquelles tu es OK et réponds-moi par
Mail / Texto / De visu / Écris-moi
À envoyer à tous ses ami·e·s, rencontrés dans la vraie vie, sur okcupid, etc.
Discussion : [Outil] Questionnaire relationnel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 08h49
Texte du questionnaire sus-cité :
Relationship Request Form
Hello friend !
This form is intended to be a polite suggestion about our current relationship.
Currently we are THIS close physically. (marked with X)
(-)<---------------------------------------------------->(+)
I'd like us to be THIS close in the future! (marked with O)I'd like us to do these things! (circled)
I don't really want to do these things… (crossed out)
- celebrate anniversary
- go out together
- small kisses!
- have sex
- hold hands
- eat together
- hugs
- big kisses!
- nap togetherI's like to call you my...............!
I'd like you call me your...............Please mark the things you are OK with and return me or
Text / IM / Talk to me / Write me a note
Time to start passing these out to my friends (found on /r/okcupid)
Discussion : [Outil] Questionnaire relationnel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 08h33
C'est un fait : on ne nous apprend pas à relationner, encore moins à déclarer sa flamme, ou ne serait-ce qu'un soupçon de flamme, un intérêt, une curiosité, un enthousiasme pour l'autre.
Alors trop souvent, soit on se morfond dans un mutisme en attendant que l'autre fasse le premier pas, soit on n'en finis pas de tourner et retourner autour du pot, soit —comme nous l'apprennent les films— on se jette sur l'autre, par surprise, sans aucun soucis de consentement. Qu'elle tristesse.
Pourtant la solution peut être relativement simple : et si on se mettait à parler de la relation en train de se construire, non pour l'emmener dans une direction particulière, mais pour discuter à deux (ou plus) de où on a individuellement et collectivement envie d'aller.
Parler de la relation, entre personne ressentant une attirance mutuelle, amoureuse, sexuelle, mais aussi bien amicale, ou ce qu'on veut.
Parler de la relation entre potes, entre simple connaissances. Plus on prendra l'habitude de le faire, +ce sera simple.
Et pour en parler, car même ça, ça peut être intimidant, il y a des outils que l'on peut utiliser, comme les questionnaires relationnels.
J'en connais peu, trop peu. Mais en voici un qu'une partenaire m'a fait découvrir dans un tout début de relation : Queer platonic relationship request form (en anglais) et qui semble issu de là.
L'intérêt de tels questionnaires, ce n'est pas de répondre à un QCM et qu'on vous dise "Vous êtes amoureux" ou "Vous êtes amis" ou etc, mais bien plutôt de prendre la température barométrique de la relation, de pouvoir énoncer des envies ou non-envies, sans forcément et pour autant mettre tel ou tel mot (étiquette) sur la relation, et se donner la possibilité d'inventer une relation qui n'existe pas, ou qui n'a pas de mot pour la désigner.
Ce questionnaire-ci à ses qualités et ses défauts.
On pourrait en inventer d'autres. Ça vous dit ?
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Voir aussi le fil qui recense les outils pour relations non-normées.
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EDIT :
- version fr 1.0
- version imprimable fr 2.3
Discussion : [Outil] Le menu sexuel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 07h53
Extraits de l'article d'Ovidie :
L’idée est tellement brillante que j’enrage de ne l’avoir jamais eue. (…)
Soyons honnête, les premières fois sont souvent laborieuses. Autant il est facile de « matcher » sur Tinder avec un/une inconnu(e), autant il est moins évident que cela « matche » au lit. Que celle qui n’a jamais trouvé le temps long me jette la première pierre. D’où l’intérêt d’envoyer son « sex menu », ou plutôt son mode d’emploi, sa liste des « j’aime »/ « j’aime pas ».
(…)
Concrètement, on peut rédiger son « menu » en commençant par faire par trois colonnes : « Ce que j’aime », « Ce que je n’aime pas », « Ce que je serais curieuse d’essayer ». C’est simple, clair, et précis. On peut remplir son tableau de chose finalement assez basiques, du type « j’aime qu’on m’embrasse dans le cou », « je ne supporte pas qu’on me touche les pieds »… Et ajouter des choses très précises sur les pratiques, fantasmes, curiosités. Cela peut sincèrement éviter les situations de malaise. J’ai eu une copine qui aimait qu’on lui pince les seins, une autre qui avait mal dès qu’on les effleurait. J’ai parlé avec des filles qui aimaient prendre des gifles. Moi personnellement celui qui s’aventure à cela risque se fait arracher la tête.
(…)
Parce qu’une fois qu’on est lancé, on n’ose souvent pas interrompre l’autre en pleine action (alors qu’il/elle est parfois plein(e) de bonnes intentions) pour lui balancer à la poire « Attends, ça va pas du tout !« . Résultat la plupart du temps on ne dit rien, on a peur de vexer, on fait comme si de rien n’était alors que dans l’absolu on ne devrait pas poursuivre un rapport qui ne nous convient pas.
(…)
J’entends déjà les voix s’élever contre une approche consumériste de la relation où on passerait commande et ne considèrerait l’autre non plus comme un individu mais comme un prestataire de services. Je vous arrête tout de suite car c’est justement de l’inverse dont il s’agit.
(…)
À titre personnel, et même si cela fait 13 ans que je n’oeuvre plus dans les productions olé-olé, j’avoue que j’ai tendance à conserver ce type de raisonnement : je ne suis pas payée, je ne suis pas prestataire de service, alors je ne vois pas pourquoi j’accepterais une relation sexuelle qui ne me convient pas.
Discussion : [Outil] Le menu sexuel
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 07h43
Le menu sexuel, c'est l'idée qu'avant de pratiquer du sexe, l'on puisse choisir un peu ce qui pourrait advenir, ou au moins savoir un peu ce qu'on aime.
C'est donc complémentaire d'outils ou réflexions sur le consentement.
Contrairement à d'autres types de listes, beaucoup +complexes (de type QCM) et pouvant donner le vertige, c'est très simple à mettre en oeuvre, celle-ci ne prend pas forcément longtemps, ça n'oblige pas à se poser des questions qu'on ne voudrait pas se poser.
Concrètement, il s'agit de faire une liste en 3 colonnes.
- Ce que j'aime
- Ce que je n'aime pas, ou n'ai pas envie d'essayer
- Ce que je pourrais être tenté·e d'essayer
Ça peut se faire solo, ça peut se faire, se partager, à deux (voire plus).
C'est un moteur à discussion (après un temps de réflexion/introspection et d'écriture solo), c'est une manière d'ouvrir des pistes ou de poser ses limites, d'apprendre à mieux se connaître, etc.
Sources :
- Un billet sur le blog d'Ovidie (lien périmé), paru en 2015 (disparu depuis, mais dispo en archive)
- L'idée originelle par Audrey Moore, 2015 (en anglais, et en archive également)
- Et une version +récente sur madmoizelle.
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Voir aussi le fil qui recense les outils pour relations non-normées.
Discussion : [Lexique] Besoin de précisions lexicales.
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 06h06
LuLutine
Ben, mon point de vue personnel, c'est qu'il faut faire une distinction entre "être polyamoureux" et "vivre et agir en polyamoureux". Actuellement cette distinction n'existe pas
Ça ne répond pas à la question, mais je signale tout de même ceci : multi-amour.
Ça ne répond pas à la question, car c'est possiblement presque le contraire : le "multiple" sans forcément certaines dimensions du polyamour.
Mais peut-être qu'un côté de la balançoire donne des pistes pour trouver l'autre côté…
Discussion : Mono et DA : les réponses que le polyamour m'a apporté!
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 05h55
…sur la dépendance affective (DA) j'ai trouvé ce fil (y'en a d'autres) : Amours pluriels ou manques pluriels ?
Discussion : [Texte] L’amour au 21e siècle : Dépendance affective et peur de l’engagement, Gabriel Luneau, 2014
artichaut
le mercredi 13 novembre 2019 à 05h48
Le nouveau lien : https://consciencehumaniterre.wordpress.com/2014/1...
et tant qu'on y est, hop :
Ces temps-cis, on se demande souvent « qu’est-ce qui cloche avec l’amour de nos jours? Pourquoi a-t-on constamment besoin d’avoir quelqu’un avec nous, qui nous apprécie juste assez pour nous embrasser et nous caresser? Pourquoi tant de gens ont peur de l’engagement et feraient tout pour ne pas (vraiment) tomber en amour, par peur de se faire blesser?»
Je pense avoir ma petite hypothèse là-dessus. Je pense qu’on est en manque d’amour tout court, et non pas de vrai amour inconditionnel. Je m’explique ;
Avec le temps, notre société se forme et s’adapte aux différents comportements. Certaines choses deviennent obsolètes, tandis que d’autres deviennent plus acceptables. Oui, certains diront que le sexe est de plus en plus présent partout où l’on va, et je suis entièrement d’accord avec eux, mais ça ne rend pas la chose plus normale ou acceptée. Au contraire, l’acte en tant que tel est rendu tabou à un tel point qu’on n’ose plus montrer un mamelon en public, ou même une paire d’épaules dans une école. On a été conditionnés à penser que la nudité et la proximité ne signifient que sexualité. Mais il n’y a rien de plus faux que cette croyance.
Au tout début, nous étions, tel des animaux, tous à quatre pattes dans l’herbe, à se promener à poil (parlant de poils, merci à l’industrie du porno de les avoir rendus répugnants). Une chose qui n’a pas changé depuis cette époque est que ça a toujours été dans notre nature de chercher des caresses et du réconfort. Plusieurs études démontrent les puissantes propriétés des câlins, qui peuvent aider à réduire le stress où à passer d’une mauvaise à une bonne humeur sans raison apparente.
Mais, comme je le disais plus tôt, on a été conditionnés à voir les câlins comme obsolètes et incitatifs au sexe. Donc, on en est venus qu’à se priver des rapprochements communs, qui étaient autrefois une pratique courante de réconfort naturel. C’est peut-être pour cette raison que c’est si pénible de rester célibataire de nos jours.
Je pense que le fait que l’on ait laissé tomber nos habitudes de réconfort et de chaleur humaine nous ont fait oublier leurs capacités. L’une des propriétés des câlins est la libération d’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour, qui est responsable de l’incroyable sentiment que l’on ressent en serrant un être cher. Puisqu’on ne la pratique plus que dans nos rares moments d’intimité, c’est rendu facile de confondre de l’amour ben simple, que n’importe qui peut offrir à n’importe qui en lui donnant un minimum de proximité, de chaleur humaine et de p’tits je t’aime de temps en temps, avec un vrai amour réel, sincère et puissant. Et, parfois, quand on a connu ce genre d’amour-là, le genre qu’on donnerait notre vie pour l’autre, et qu’on a le cœur brisé, on vient qu’à avoir peur de revivre la même chose et on n’ose plus tenter sa chance.
Je pense aussi que c’est cette privation qui nous rend tous des dépendants affectifs. Bien sûr, l’ère numérique n’aide pas non plus, puisqu’on cherchera toujours à être en contact avec l’être cher et à devoir combler ce manque en cas de simple conflit ou de rupture. Ça fait qu’on n’hésite pas à aller voir ailleurs en cas de doute dans notre relation. À la place de réparer la chose comme dans le bon vieux temps, on se réfugie dans les bras du premier venu qui fera la job, qui nous dira qui nous aime, même si on sait au plus profond de nous que c’est loin d’être du vrai amour.
C’est le meilleur des mondes ; un juste milieu sécurisant entre la solitude et l’amour. Du réconfort et pas de cœur brisé. Et ça, c’est triste. Ça empêche pleins de couples, d’âmes sœurs de prospérer ensemble, d’évoluer et de faire grandir le potentiel de l’un et l’autre, de rêver ensemble à leur futur. Ça empêche aussi plein de gens de s’accomplir à fond, car comme on dit :
“Derrière chaque grand homme se cache une femme encore plus grande”
Tout ça à cause que certains gars ou certaines filles font les con(ne)s et laissent partir ceux qu’ils aiment pour des raisons superficielles, pour un manque d’affection, de proximité ou de présence. Donc c’est ça, je crois que l’on a appris à associer le contact humain avec le sexe, pour les mêmes raisons que deux personnes de sexe opposé peuvent difficilement se côtoyer sans avoir l’air d’être ensemble. En plus de nous priver de bien du réconfort, ça nous force à n’en recevoir d’une seule personne à la fois. On a tellement oublié ce que ce genre de proximité peut nous apporter, que, pour les rares fois qu’on le vit, c’est facile de confondre ce feeling là avec de l’amour.
C’est pourquoi c’est rendu si facile de penser être en amour avec quelqu’un,
C’est pourquoi tant de gens n’osent plus s’engager,
C’est pourquoi les couples qui durent sont de plus en plus rares.
Mise à jour 31 octobre 2014 :
C’est pourquoi les femmes aiment tant embrasser et se coller à d’autres femmes, où à un ami gay.C’est pourquoi les hommes ressentent autant l’envie et le désir de se tremper le pinceau.
Fin de la mise à jour.
À cause de notre dépendance affective, causée par notre manque d’affection, causé par notre crainte du contact humain, causée par… tout ça!
J’espère qu’un jour on retrouvera notre vraie nature aimante, et que l’on s’aimera plus les uns les autres. Que l’on se souciera du bonheur des autres et que l’on apprendra à donner un sourire pour en recevoir. Car j’ai l’impression que notre société occidentale moderne individualiste et ultra-compétitive ne sait faire qu’une chose : créer des individus vides de sentiments et de compassion, qui ne pensent qu’à leur paraître, leur bien-être personnel et n’osent même plus regarder les autres dans les yeux. Des objets, des machines à sexe déshumanisées et rien d’autre.
Faudrait arrêter de juger les gens sur leur apparence et de les percevoir par ce qu’ils ont l’air, selon nos idéaux. Si seulement on pouvait voir l’âme des autres, on réaliserait peut-être à quel point on est tous pareils. Qu’on recherche tous la même chose : être aimé à notre juste valeur.
Mais la peur nous retient d’exprimer notre amour. La peur de ce que ça signifie.
Alors, sois on garde tout notre amour à l’intérieur, pour soi-même, sois on le concentre vers une seule personne, qui souvent, ne le mérite même pas.
C’est pas grave, tant qu’on sent de l’affection… Après tout, c’est ça, l’amour au 21e siècle!