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Berlin (Allemagne)

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Discussion : Quand multiplier les amours multiplie les peines

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le jeudi 13 juin 2019 à 21h06

Marrant (si on peut dire...), cela fait un moment que j'avais envie de lancer un post similaire, sur la difficulté de la perte / de la rupture dans le polyamour. J'ai pensé à 2 éléments qui compliquent la chose :
d'abord il me semble que la multiplication de ce que Bonheur appelle les "pouf" fait qu'en vivant plusieurs relations, on vit peut-être une vie émotionnelle plus intense. Du coup, j'ai personnellement du mal à m'habituer parfois au côté "là, y a personne".
Et puis surtout, mais c'est peut-être plus dû à mon caractère, j'ai l'impression d'envisager plus les relations dans la durée (dans le sens où l'amour pour un autre ne mettant pas fin à une relation, a priori, il y a moins de raison de se séparer si on s'entend bien et si on est heureux ensemble). La rupture est d'autant plus douloureuse.
J'ajoute encore un troisième point: la difficulté que j'ai à cloisonner... quand ça ne va pas d'un côté, ça se répercute assez sur les autres relations...
Tout ça (et bien d'autres choses) font que j'en ai bien bavé récemment - mais ça va mieux : en se recentrant sur soi, en regardant tout ce qu'on a déjà (plutôt que ce qu'on a pas), en souriant aux autres... Courage à toi! Chaque fin est un début...

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Discussion : Recherche conseils pour accepter et bien vivre le ployamour

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le samedi 18 mai 2019 à 11h13

Je ne proposais pas de faire marche arrière, je ne crois pas que ce soit ce que veut thommas ni que cela lui fasse du bien vu sa volonté d'ouverture et son envie de respecter le parcours de sa compagne. Je parlais plutôt d'adapter le rythme.
Pour ce qui est des enfants, j'avoue que j'ai du mal avec la remarque: que disent-ils de l'absence de leur mère? J'essaie d'habituer mes enfants au fait que je mène une vie en dehors d'eux. Ils aiment assez je crois les moments qu'ils ne partagent qu'avec leur père ou qu'avec moi. À condition que nous, adultes, le vivions bien, il y a moins de conformisme chez les enfants, non?

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Discussion : Recherche conseils pour accepter et bien vivre le ployamour

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le samedi 18 mai 2019 à 09h41

Je ne suis pas la meilleure spécialiste pour répondre (ma propre situation n'évoluant pas beaucoup), mais je pense qd même à 2, 3 choses. Tu sembles être quelqu'un d'extrêmement bienveillant, mais l'es-tu suffisament avec toi-même? Tes "tripes" ont besoin de sentir que tu t'occupes bien d'elles. Pour moi, en période de "crise", le raisonnement intellectuel ne m'aide pas trop. J'ai davantage besoin de savourer des sensations: du vent ou du soleil sur le visage, un bon café, nager, marcher entre les arbres... toutes choses qui permettent d'établir une connexion entre soi et le monde, sans passer par autrui. Voilà, tu as dû le lire 100 fois sur le site: fais-toi du bien.
Dans la même perspectives, est-ce si bien de ne rien dire à ta compagne? Vu votre entente, elle doit bien le sentir de toute façon, et dire les choses permet aussi de les mettre à distance. Elle n'est pas aussitôt obligée de mettre fin à sa relation mais pourra agir peut-être plus en fonction de tes besoins.
Ca ne veut pas dire que ce sera toujours comme ça et que tu contrôles ce qu'elle fait. Mais vous êtes actuellement dans une phase de changement, c'est un processus qui prend du temps et qui peut être douloureux aussi... peut-être te faut-il aussi accepter que ça fasse mal pendant un temps.
Beau chemin en tout cas à toi et à ta compagne!

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Metamorie : ce que le lien metamour a à nous apprendre ?

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le mardi 16 avril 2019 à 00h17

Tout à fait d'accord sur l'idée que la bienveillance envers les co-amoureux.euses est un aspect essentiel du polyamour.
Et il me semble que c'est aussi l'élément le moins bien compris dans un entourage non-poly.
Citation: ben si ça te gêne pas que ton mari ait quelqu'un d'autre, c'est que tu l'aimes plus.
J'enfonce des portes ouvertes, j'imagine que ce genre de remarque est connu de beaucoup...
Dans un cas un peu plus complexe, j'ai moi-même eu eu du mal à faire le tri dans mon ressenti. Mon (ex)amoureux a une chérie dont il ne me parle jamais. Les très rares fois où il l'a évoquée, ca m'a mise dans un état catastrophique et je me suis dit: ben zut alors, je suis jalouse?! Ben non. En creusant, je me suis quand même rendu compte que ce qui me blesse, ce n'est pas sa présence à elle dans la vie de mon ex-amoureux, mais plutôt mon absence à moi. C'est une différence. S'il y avait de la place pour tout le monde, ça m'irait très bien. Par ailleurs, je n'ai aucun sentiment d'animosité envers elle, et au contraire, j'essaie de me faire discrète ... ce serait plus facile pour moi si son existence n'était pas tabou. (Car cela légitimerait la mienne?)
Bon désolée, je suis hors sujet là...

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Discussion : Partage d'expérience pour un début de vie dans le polyamour...

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le vendredi 12 avril 2019 à 18h02

Bonjour Titite,
je comprends assez bien ton sentiment d'être remplacé vu les parallèles entre toi et lui, parce que je suis un (tout petit) peu dans la même situation que toi (l'homme que j'aime ayant choisi une partenaire qui a pas mal de points communs avec moi). Mais au fond, c'est anecdotique. Ce n'est pas le coeur du problème, mais une chose extérieure et palpable sur laquelle on se fixe pour expliquer sa gêne (du moins c'est mon sentiment).
Alors, c'est quoi le plus gênant dans ces nuits? Essaie de savoir ce qui te fait mal, pourquoi.
Et d'installer avec ta compagne un dialogue qui permette: toi d'en parler, et elle de prendre aussi en considération ton ressenti. Elle peut par exemple réduire le rythme, y aller progressivement. Si elle veut construire avec toi, il me semble qu'ellene peut pas dire: je le ferai de tte façon.
Et de ton côté, il est important aussi d'être cohérent. Accepter (vraiment) la présence d'un autre, c'est peut-être aussi accepter des nuits. Peut-être pas tout de suite, peut-être pas souvent. Mais poyr te donner mon propre exemple, mon compagnon de vie (monogame) m'a dit il y a quelques mois qu'il pouvait finalement envisager la non exclusivité pour notre couple, et quand je lui ai demandé comment il imaginait cela concrètement, si je pouvais aller dormir chez un amoureux, il est entré dans une colère noire. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut bien rwgarder en soi pour communiquer des choses cohérentes. Et puis, s'engager dans la voie de la polyacceptance, cela va aussi souvent de pair je crois avec l'impression que tout est trop, trop vite, trop souvent... or pour le polyamoureux, ce serait plutôt l'inverse. Mettre donc les compteurs de vitesse au même rythme...

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Discussion : Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

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le vendredi 12 avril 2019 à 09h52

Kalika, tes questionnements font tellement écho aux miens que je ne sais même plus quoi dire... quand on me dit d'investir dans autre chose que le polyamour jugé trop compliqué, trop risqué, trop hors normes etc., je pense au tricot. Je n'ai rien contre le tricot, j'aime assez d'aillleurs... mais faire du tricot ne va pas m'empêcher de ressentir des choses fortes pour d'autres que mon compagnon de vie, de considérer ces sentiments comme légitimes et d'avoir envie/besoin de les vivre... Il n'y a pas selon moi de compensation possible. Pas si ton aspiration à vivre des relations non exclusives fait écho à ce que tu es profondément. Il n'en reste pas moins qu'on peut choisir d'abandonner le polyamour. J'en suis un peu au même point, parce que mon compagnon de vie ne l'a jamais vraiment accepté. Parce que l'homme que j'aime aussi le refuse... bref, je me dis qu'il serait bien plus simple de revenir au modèle classique et tout le monde serait content (ou presque tout le monde). Sauf que je sais qu'au fond, pour moi, c'est illusoire. Je ne peux pas vraiment refermer cette porte qui s'est ouverte en moi...
Plus concrètement maintenant pour toi: je suis adepte du facteur temps: si ton coeur te porte vers ton compagnon, fais ce choix. Essaie de savourer toute la richesse de votre relation (exclusive). Et comme vous avez la chance de bien communiquer, vous pourrez aussi parler de tes craintes de ne pas y arriver comme ça. Mais je me dis qu'il ne faut pas trop se projeter non plus. Pas faire de promesses intenables. Avancer ensemble. Et, pour toi, rester attentive à qui tu es, ne pas se laisser dicter ta conduite par autrui. (On peut se demander si le diagnostic : polyamour parce que dysfonctionnement ou manque affectif dans le passé n'est pas aussi un peu vu par la lorgnette de la monogamie - selon moi, toutes nos relations affectives sont marquées par notre histoire, nos blessures, y compris dans un couple exclusif. Et le besoin d'amour n'est pas l'apanage des polyamoureux.)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : C'est terrible ce polyamour

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le vendredi 05 avril 2019 à 18h12

Je me permets de proposer une réponse à la question qui n'en a pas encore eu de la part de Caoline:
Si la position de L. est vraiment d'attendre égoistement que l'une de vous le quitte, ce n'est pas une démarche de polyamoureux. S'il est polyamoureux, il veut vraisemblablement vous aimer toutes les deux.
Mais, Isabellaa, je crois que ce que tu prêtes ici comme sentiment à L. est surtout le reflet de ce que tu ressens toi, non? "égoistement", c'est ta vision je crois.
Il faut voir si sa démarche à lui est honnête: respecte-t-il l'une et l'autre, est-il attentif à chacune, a-t-il du temps, etc.
Et il faut voir si toi, tu peux imaginer t'avancer sur la voie polyamoureuse - qui impliquerait de travailler sur toi, ton propre équilibre personnel, sur la question de ta jalousie, sur la bienveillance envers l'autre, etc. Et qui pourrait, éventuellement, te permettre aussi d'ouvrir ton coeur pour d'autres (y a pas que du boulot, y a aussi des avantages!!!)
C'est une décision très personnelle. Mais c'est une décision. Tu n'as pas à subir une situation qui te fait souffrir. Ca ne veut pas dire que si tu souffres, c'est que ce n'est pas pour toi. Je veux dire que c'est toi qui est actrice de tes choix. Tu peux envisager de faire le choix d'accepter le polyamour de ton chéri, et il y a plein d'outils pour t'aider: livres, témoignages, cafés, ton chéri, toi-même... Tu es venue ici, c'est un pas! Bonne route à toi

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Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?

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le vendredi 01 mars 2019 à 16h03

Pour ma part, j'aurais tendance à séparer les relations d'amitié des relations amoureuses - sans que ces dernières soient d'ailleurs forcément sexuelles. Je crois que je mets malgré tout dans la relation amoureuse, même non sexuelle, une certaine part de sexualité - disons de désir - que je ne mets pas dans la relation amicale. Bon, ca c'était juste pour dire que je faisais une distinction, mais on peut bien appeler "relations" les deux catégories.
Et oui, je trouve très intéressant le "critère" que tu proposes de temps passé individuellement. Une relation, c'est pour moi créer du lien, et ça passe effectivement par une sorte d'exclusivité (!), dans le sens où je construis avec cet autre un univers, un monde, un nid avec son histoire, ses références, ses perspectives...
Une relation, c'est aussi quelque chose de vivant, à nourrir. Si l'un ou l'autre n'apporte plus d'histoires, de références ou de perspectives dans le monde commun, la relation meurt, il me semble. Et le simple fait de passer des moments rien qu'à deux ne suffit pas à nommer ce qui reste "relation".

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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le mardi 22 janvier 2019 à 11h36

pdp, bien sûr, tu feras comme tu l'entends et nous ne sommes là que pour donner notre point de vue, pas même un conseil... Mais effectivement, j'irais même jusqu'à dire que la vérité est dans l'avenir. Dans mon cas personnel, je crois que le mieux aurait été de dire: "Voilà, j'ai bien réfléchi, je t'en parle depuis longtemps, j'ai compris que le polyamour était une part importante de ma personnalité que je ne peux pas renier. Je t'aime, je suis sûre de mes sentiments pour toi, de vouloir faire mon chemin avec toi ET je vais m'avancer sur la voie qui me convient le mieux en continuant de t'assurer de lon amour, en le faisant même grandir parce que je m'aimerai moi telle que je suis."
Annoncer la couleur, en quelque sorte, et avancer (avec pour conséquence, oui, que la relation en souffre ou ne tienne pas le coup)
Pour moi, ce que tu as vécu n'est que la preuve pour toi de ton propre cheminement, c'est ce qui te permet de te comprendre, toi. Ca ne te concerne que toi finalement. Elle, elle y verra surtout la preuve de la trahison et la rupture de la confiance. Je ne crois pas que cela l'aide à te comprendre, surtout si elle est persuadée que tu tiens tout cela à distance. Parce que c'est ca aussi le problème avec les discussions "théoriques" pendant des années : on en parle, on se montre donc d'une certaine manière compréhensif, mais on met en même temps à distance le passage à l'acte. Mon compagnon s'est rassuré comme ça en se disant que puisqu'on continuait d'en parler comme une théorie, c'était que rien ne s'était passé...

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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le lundi 21 janvier 2019 à 11h00

pdp, ton message m'avait déjà interpelée, mais je n'y ai pas encore répondu parce que j'étais moi-même occupée par les difficultés de ma relation principale...
Chez nous, le désaccord se prolonge depuis 3 ans, à la différence que mon compagnon me dit toujours qu'il aimerait pouvoir être polyacceptant, qu'il voudrait pouvoir m'offrir cette liberté, etc SAUF que, comme ta compagne, il n'a jamais souhaité se renseigner sur le sujet, au contraire même. Il n'y a qu'une fois où il a montré un intérêt positif, après avoir entendu une émission radio sur le libertinage, mais sinon, le mot polyamour lui donne des boutons (je résume).
De mon côté, ma relation secondaire (surtout platonique, cachée dans la brève dimension charnelle qu'elle a eue et avouée il y a peu) est en train de se casser la gueule. Mais ce que ca m'a parmis de comprendre, c'est que cette manière d'aimer faisait partie de moi, que c'était ma manière d'aimer et que ca ne pouvait pas se dissocier de ma personnalité.
Pendant 3 ans, j'ai pris des pincettes avec mon compagnon de vie tout en lui demandant d'accepter un nouveau mode de vie. Maintenant je me rends compte que c'est plus une facette de ma personnalité qu'un mode de vie. Je crois que c'est là tout l'enjeu de nos partenaires: comprendre que la personne qu'ils aiment n'existe pas comme ils la voient. Donc tout à fait d'accord avec Sif: il est important que ta compagne te voie tel que tu es, et ce n'est pas lui forcer la main que de la mettre devant cette vérité.
Après, je vais peut-être choquer, mais je ne crois pas qu'avouer tous tes "forfaits" passés soient forcément utile ou nécessaire. Pour les tromperies qui n'ont plus aucun impact sur votre vie actuelle, bon, je ne sais pas.... Est-ce que ce ne serait pas la blesser inutilement? Poutrquoi revenir sur des choses que tu rejettes de toute façon aujourd'hui? Il y a un danger aussi à la transparence à tout prix, je crois. Même dans une démarche d'honnêteté, il me semble qu'il faut accepter l'idée que chacun a des zones d'ombre et des contradictions.
Nos parcours ont apparemment des points communs, j'aurais plaisir à te lire, et je te souhaite de trouver le chemin qui sera pleinement le tien.

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Discussion : Besoin d'une oreille ouverte

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le dimanche 30 décembre 2018 à 23h47

Bonsoir Lou26,
Je dirais qu'il n'y a pas de recette magique, mais déjà, je suis très admirative devant ta volonté d'avancer avec ta copine sur cette voie qui n'est apparemment pas facile pour toi. Il me semble aussi que c'est une chouette démarche de ta part de faire un pas vers cet homme. Deux choses retiennent mon attention dans ce que tu écris: le fait que tu te compares à lui en l'imaginant mieux que toi. C'est "naturel" de penser comme ça, mais ta copine vous aime a priori l'un et l'autre, chacun pour vos particularités. Et ta valeur ne vient pas du regard de ta copine. Donc prends soin de toi, fais des choses qui te font du bien, comme on me l'a dit un jour et comme je l'ai déjà cité ici: traite-toi comme un prince! C'est ça qui te rend fort, je pense.
Après, l'autre chose, c'est ce voyage de 10 jours. C'est beaucoup et tu as aussi le droit de dire que cela te paraît difficile, qu'un séjour plus court serait plus gérable, etc. Bon, maintenant tu es dedans, donc il faut tenir le coup, mais pour une prochaine fois, rien ne t'empêche de discuter des modalités avec ta copine et l'homme en question. Y aller progressivement, c'est peut-être bien pour le début? En tout cas, exprimer son ressenti et ne pas accepter juste pour faire plaisir à l'autre... bravo en tout cas pour ce cadeau que tu fais à ta chérie!
Courage à toi!

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Discussion : La fausse bonne idée?

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le dimanche 30 décembre 2018 à 14h10

Bonjour SwissCabotine,
Le thérapeute que je suis allée voir récemment me disait que la problématique polyamoureuse apparaissait tant dans les couples qui fonctionnent bien que dans ceux qui ont des problèmes. Comprenons par là que voulour ouvrir son couple ne signifie pas de facto qu'on veuille compenser un manque, fuir une situation foireuse etc. Mais dans ton cas, il y a effectivement deux chantiers en cours:
- d'une part la relation avec ton compagnon: que doit-elle devenir, vos envies sont-elles compatibles à long terme? est-ce que tu te sens bien dans cette relation platonique et avec l'idée que vous partagez désormais de l'affection (si j'ai bien compris)? S'engage-t-il, lui, sur cette base ou bien est-ce plutôt une façon de temporiser?
- et puis d'autre part il y a ton envie de vivre d'autres relations.
Ce sont 2 aspects différents et il faut sans doute veiller à accorder suffisamment d'attention à chacune des problématiques pour éviter justement que le polyamour soit une façon de sauver le couple primaire (parce que ça, c'est pas bon, tout le monde est d'accord là-dessus je crois...)
Et puis surtout, il y a toi. Apprendre à construire sa vie en agissant, non pas en réagissant, se trouver soi en dehors du rapport à autrui, ou plutôt: construire son rapport à soi avec autant de soin, de passion et d'attention que son rapport à autrui, c'est à mon avis primordial pour se sentir bien...
bonne route à toi

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Discussion : Rupture, transition, juste distance

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LeCielEstBleu

le dimanche 30 décembre 2018 à 11h43

J'ouvre ce sujet parce que je fais du surplace dans une relation qui ne trouve pas son équilibre...
Voilà la situation (aussi brièvement que possible...):
- en couple mono, je suis tombée amoureuse d'un autre homme. Cette rencontre m'a permis de comprendre que je me sentais mieux et que j'aimais mieux dans un contexte polyamoureux.
- mon compagnon de vie a du mal à accepter la situation, surtout l'aspect physique. D'un autre côté, il me comprend assez bien. Nous avançons lentement. Je souhaite profondément que nous arrivions à continuer notre chemin ensemble. À suivre...
- avec celui que je vais appeler mon amoureux, c'est plus complexe. Notre relation est devenue quasi platonique depuis un moment et il y a quelques mois, il est tombé amoureux d'une autre femme. Il m'a alors assuré que cela ne changeait rien et que nous continuions à nous voir.
Mais...
Je pense que nous avons toujours eu du mal à trouver la juste distance. C'est quelqu'un de très indépendant et qui se confie peu. Nos échanges étaient très limités par peur de rompre un équilibre (en gros, quand on se voit trop ou dans un cadre trop libre, soirée, bar..., le risque est trop grand de retomber dans les bras l'un de l'autre). J'avais déjà eu du mal à trouver ma place dans ce fonctionnement, mais finalement, il me semblait que cette relation uniquement affective était la meilleure solution pour tout le monde. Même si j'avais dans l'idée qu'un jour, les choses évolueraient vers une relation polyamoureuse. Pour moi, l'arrivée de l'amoureuse n'a pas fondamentalement changé les choses. Cependant, mon amoureux est je pense dans une perspective monogame avec cette femme et veut je crois me considérer comme une amie. J'écris "veut" parce que ça ne fonctionne pas toujours, et je précise "je crois, je pense" parce que nous n'arrivons pas à en parler vraiment ouvertement.
Pour ceux/celles qui auront réussi à aller jusque là, voilà mon problème : j'aurais besoin d'avoir des mots clairs sur le lien qui nous unit (ou pas), mais je crois que ça ne viendra pas de lui. Donc je me dis que c'est à moi de couper les ponts (ce serait logique si la relation telle quelle me fait souffrir, mais franchement ce serait me mentir: j'aime cette personne et j'ai envie qu'elle soit dans ma vie), ou de renouveler les bases de notre relation ou d'accepter ou je ne sais pas.... bref, comment trouve-t-on sa place, comment fait-on évoluer une relation sereinement ? Je suis preneuse de conseils! Merci

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Discussion : Avouer aimer deux personnes

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LeCielEstBleu

le vendredi 28 décembre 2018 à 01h19

Répondre à ta question n'est pas facile... Je me donne l'impression d'être un "mauvais" exemple.

Essayons ! Pour te résumer rapidement 3 années de parcours :
L'annonce à mon partenaire que j'aimais un autre homme l'a bcp déstabilisé et fait ressurgir chez lui des angoisses profondes, des choses non résolues (sans lien avec moi ni même nous au départ, mais impactant évidemment notre relation).
Il y a eu successivement et parfois en même temps de la compréhension, du rejet, de la violence verbale, de l'amour, bref, un chemin très chaotique...
J'ai essayé de faire coïncider mes désirs et ceux de mon partenaire (c'est mal dit), mais je n'y suis pas arrivée. J'ai été adultère (disons: en un sens seulement puisque mon partenaire connaissait et acceptait à peu près l'existence de la relation platonique) en espérant que viendrait un jour où je pourrais lui dire toute la vérité et où la relation charnelle ne lui poserait plus de problèmes.
De son côté, mon autre amoureux n'a plus voulu mentir et nous en sommes vite revenus à une relation platonique.
Récemment, j'ai appris à mon partenaire quelle avait été la nature réelle de la relation avec mon amoureux il y a deux ans et c'est très mal passé...
L'impression de repartir à zéro...
Bon, depuis, avec mon partenaire, on essaie de faire les choses dans l'ordre: apprendre à se défaire de réflexes de dépendance affective qui ont beaucoup marqué notre relation, apprendre à se faire du bien (surtout lui), et pour le reste, c'est encore à voir... Je me sens profondément polyamoureuse, plus apte même à aimer au pluriel qu'au singulier, et je pense que mon partenaire l'a désormais compris. Mais je ne sais pas si nous pourrons avancer sur cette voie ensemble.
La "transition" est chez nous un accouchement difficile avec plein de complications... à ce que je lis ici, ce n'est jamais un cheminement simple, mais ça n'est pas obligé d'être aussi sinueux que chez nous!
(Désolée pour le pavé, et encore, j'ai fait de sacrés raccourcis...)

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Discussion : Avouer aimer deux personnes

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LeCielEstBleu

le mercredi 26 décembre 2018 à 18h50

Bonjour,
Je mettrais pour ma part en garde contre trop de concepts et de vocabulaire "spécialisé" pour annoncer à son/sa partenaire un changement dans la vision du couple / de l'amour. Moi j'avais pas mal lu, notamment sur le forum, et en parlant à mon partenaire, je me suis rendu compte que ces "nouveaux" mots (polyamour, compersion) étaient pour lui un stress supplémentaire. C'est important pour comprendre les notions, oui, pour mettre des mots sur ce qu'on ressent, mais pour celui qui ne vit pas (encore) sur cette planète, c'est peut-être important de garder sa langue... je veux dire: veiller à d'abord rassurer l'autre et à ne pas le noyer dans la théorie polyamoureuse. Bonne chance et tiens nous au courant!

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Discussion : Difficulté d'être un poly tolérant

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LeCielEstBleu

le vendredi 07 décembre 2018 à 13h06

Une autre piste: mon compagnon (disons qui tente d'être polyacceptant) m'a dit récemment que cela aurait été plus facile pour lui s'il avait rencontré mon amoureux. C'est une démarche qui m'aurait moi-même beaucoup touchée, mais à l'époque, je croyais bien faire en cloisonnant. Brigant, peut-être que se voir une fois à trois ou à deux te permettrait d'avancer?

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Discussion : Difficulté d'être un poly tolérant

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LeCielEstBleu

le vendredi 07 décembre 2018 à 12h05

@intermittent:
discussions, passage à l'acte, refus, acceptation - on a fait un peu tout dans le désordre et en boucle... On essaie de mettre de l'ordre. Bon, il y a plein de paramètres qui ont ralenti le processus et c'est parfois difficile de savoir quel est le chantier numéro un quand il y en a plusieurs... à suivre...

@HeavenlyCreature:
on est complètement d'accord du coup !

et @brigant:
dis-nous où tu en es!

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Discussion : Difficulté d'être un poly tolérant

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LeCielEstBleu

le jeudi 06 décembre 2018 à 07h05

Je me suis mal fait comprendre : je parlais du facteur temps dans le processus de transformation de la relation, du temps que cela peut prendre pour accepter, trouver sa place dans une nouvelle forme de relation. Je ne crois pas qu'on puisse dire après 1 an et demi: ah ben, si ça a pas marché jusqu'à maintenant, c'est mort. Ce n'est pas (ou pas que) la durée qui devrait amener à ce constat.

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Discussion : Difficulté d'être un poly tolérant

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LeCielEstBleu

le mercredi 05 décembre 2018 à 20h32

La notion de temps est toute relative, il me semble. Un an et demi, c'est peu quand on a par exemple aussi un travail et des enfants à gérer. Le temps qui reste concrètement pour s'occuper de soi, et de sa ou ses relations amoureuses est maigre. Je ne dis pas qu'il faut s'installer dans la souffrance, mais dans mon cas personnel, nous parlons depuis trois ans et demi du passage à la non-exclusivité assumée et acceptée. Et le processus n'est pas terminé. Y a-t-il vraiment une "date limite de péremption" à partir de laquelle il faut s'avouer vaincu?

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Discussion : Une petite clef?

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LeCielEstBleu

le mardi 13 novembre 2018 à 17h46

Primevère,
J'ai énormément de respect pour la force que tu investis malgré tout dans ton couple. À te lire, moi je crois plutôt que vous avez envie de continuer le chemin...(mais peut-être est-ce parce que, étant dans une constellation similaire, je veux me rassurer?)
Finalement, ton rapport à cette épreuve est sain: tu parles de ton ressenti à ton mari, tu poses tes limites, tu veilles à ton bien-être. Reste le facteur temps: à condition de bien faire attention à tout le reste, je me dis que le temps peut améliorer les choses, apaiser, aider à plus de distance face aux émotions négatives. Je te le souhaite / vous le souhaite.
Encore une remarque sur la notion de choix: je suis avec mon compagnon depuis 18 ans et je l'aime profondément, mais si je devais choisir entre lui et ma relation secondaire, je serais bien embêtée. Parce que le choix ne se situe pas pour moi au niveau d'une quantité d'amour que j'aurais pour l'un ou pour l'autre. C'est le choix d'être ou non la personne que je suis profondément. Donc je ne choisirais personne, je pense que le mieux (le plus honnête plutôt) serait de rompre avec les deux.

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