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Recherche conseils pour accepter et bien vivre le ployamour

Témoignage
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thommas (invité)

le vendredi 17 mai 2019 à 23h51

Bonjour,

Je poste ce message en tant que poly-débutant en espérant que vous aurez des conseils à m’offrir pour arriver à un système épanouissant pour tous, en l’occurrence ma femme, son ami et moi-même.

J’ai la chance que ma femme et son ami sont extrêmement respectueux et l’ont été depuis le début de leur relation. Nous sommes mariés depuis 11 ans, notre troisième enfant a 3 ans. Nous sommes un couple qui fonctionne « bien ». Nous nous sommes rencontrés peu après nos 20 ans, le clic a été immédiat, nous nous sommes très vite engagés pour le long terme. Nous avons traversé ensemble des épreuves assez difficiles au cours desquelles nous nous sommes mutuellement appuyés, nous arrivons à communiquer sur tous nos problèmes et en général à les désamorcer assez vite. Sexuellement, ça c’est toujours assez bien passé (mis à part quelques mois de baisse de libido pour moi lorsque notre premier enfant était encore petit). Depuis 2 ans, je trouve qu’on a passé un nouveau palier, en étant encore plus à l’aise et en profitant bien tous les deux.

Ma femme a toujours été à l’aise au milieu des hommes. Enfant et ado, ses meilleurs amis étaient des garçons. Il y a un an, elle a rencontré à travers le boulot un homme de notre âge avec qui elle a passé beaucoup de temps et avec qui elle a tout de suite cliqué. Elle me l’a présenté, je l’apprécie aussi. Je crois qu’elle aime qu’il lui parle franchement, d’égal à égal. Peu après la fin de leur mission de travail, elle m’a dit qu’elle lui avait demandé de l’embrasser. Il a d’abord refusé, disant qu’ils étaient amis et qu’il ne voulait pas endommager notre couple, puis s’est plié à sa demande. Elle ignorait comment j’allais réagir et était prête à affronter les conséquences de son acte si c’était grave pour moi. Elle était aussi très troublée par le fait que ça lui ait plu. Je lui ai répondu que ça n’avait aucune importance pour moi, que selon moi ça lui avait plu à cause de la qualité de leur relation d’amitié et que je comprenais très bien. Je lui ai aussi dit que si elle voulait un jour faire quelque chose (de sexuel) avec lui, elle pouvait y aller, mais que je ne voulais pas de mensonges, de vies parallèles et je lui ai dit de se méfier des effets du coup de foudre avec un tiers après 12 ans de vie commune.

Pendant 5 mois ensuite, ils ne se sont pas vus car il était loin. Elle me parlait de lui de temps en temps, de manière anecdotique. Au début de cette année, il a re-emménagé près de chez nous et a refait irruption dans notre vite. Ma femme l’a invité à passer des soirées avec nous, des ballades en famille, et ils ont aussi passé quelques journées tous les deux. On s’entend bien, ma femme ne me parlait plus de ce qu’il s’était passé où de ce dont elle avait envie et je croyais soit que la flamme était retombée soit qu’ils avaient décidé que c’était mieux d’en rester là.

J’ai parallèlement passé par une période où j’étais dans une sorte de petite dépression, plutôt pour des raisons personnelles et professionnelles. J’ai mis moi-même du temps à comprendre ce qui m’arrivait, d’où venaient ces angoisses, mais vraiment rien à voir avec cette histoire car même dans mes moments les plus noirs je n’y songeais jamais. Depuis environ un mois, je me « soigne », je lis beaucoup sur le sujet et j’apprends à accepter mes émotions négatives sans les sublimer en idées noires.

Jusqu’à ce qu’il y a deux semaines, voyant que j’allais beaucoup mieux, elle me dise qu’elle ressent vraiment plus que de l’amitié pour lui, et qu’elle souhaiterait si je suis d’accord d’ajouter une dimension sexuelle à leur relation et qu’elle sent que c’est mutuel mais s’ils n’en ont jamais parlé. Que ça n’affecte en rien l’amour qu’elle me porte et ses projets de couple, de famille et de vie avec moi. Qu’elle m’aime, qu’elle l’aime aussi, d’une manière différente mais qu’elle trouve compatible avec l’amour qu’elle me porte. Elle me dit que je peux refuser, qu’elle a elle-même pris beaucoup de temps pour accepter cette situation inattendue, qu’elle a beaucoup lu d’expériences à ce sujet, elle me parle de polyamour. Elle me dit aussi que si je n’accepte pas elle préfère ne pas passer à l’acte avec lui pour pouvoir le garder comme ami, qu’elle est prête à réfréner cette envie si ça me fait du mal mais qu’elle espère que je dirais oui.
J’ai dit oui, car je suis tout à fait d’accord avec son raisonnement. Même si notre relation a été depuis le début assez fusionnelle, je ne me suis jamais cru ou senti capable de combler tous ses besoins relationnels, et j’aime qu’elle passe du temps avec des gens qui la font se sentir bien, et je suis sûr que c’est le cas avec son ami.

J’ai toujours pensé que la fidélité conjugale était un concept surfait, et qu’il était triste que des belles histoires de couple et de famille prennent fin juste parce qu’un des partenaires était passé à l’acte avec quelqu’un d’autre. Pour moi, le fait que mon épouse soit toujours à 100% sur nos projets et qu’elle m’appuie et continue à m’aimer dans des moments difficiles est une preuve de fidélité bien supérieure à ce que signifie la monogamie sexuelle. Mais je n’ai moi-même jusque-là jamais ressenti l’envie ni le besoin d’aller voir ailleurs.

Je lui ai quand même dit que ça me faisait peur, mais que je comprenais que cette peur n’était pas rationnelle et que ma peur n’était pas une raison suffisante pour lui demander de renoncer à ses désirs. C’est pour moi de toute façon la seule solution logique. J’ai exploré mentalement tous les scénarios : je ne compte absolument pas la quitter pour ca (et elle ne compte pas me quitter pour lui), donc soit je la laisse faire, soit je m’y oppose et elle s’y pliera mais avec des remords et un sentiment de non-achevé qu’elle me reprochera, ce qui de toute façon finirait par faire plus de mal que de bien à notre relation.

J’ai demandé à ce qu’on mette quelques règles : mon consentement est révocable si je ne peux pas ou plus supporter cette relation, moyennant quoi je lui ai promis de ne jamais lui demander de renoncer à l’avoir comme ami. Elle me prévient avant d’aller le voir et rentre dormir à la maison, et me raconte ce que je veux savoir. Nous restons la relation primaire, et nous nous sommes aussi mis d’accord pour préserver de l’espace pour cette relation, et avons même programmé des activités juste tous les deux pour préserver cet espace (ce qu’on ne fait plus depuis qu’on a des enfants, mis à part les dîners en tête à tête et les soirées films à la maison).

Elle en a ensuite parlé avec son ami : le mec parfait, il a avant tout voulu s’assurer que cela ne briserait pas notre couple. Elle lui a aussi expliqué qu’elle ne traversait pas de crise conjugale, qu’elle n’était absolument pas intéressé à me quitter, juste qu’elle voudrait vivre leur relation « en plus ». Leurs attentes sont parfaitement compatibles, puisque lui-même ne cherche pas de relation stable ou de long-terme. C’est un profil assez atypique, une personne qui vit dans un grand renoncement matériel, qui est très généreux et ouvert mais qui refuse de planifier quoique ce soit à plus de 2 semaines. Cerise sur le gâteau, lors de leur première fois il est extrêmement attentif à elle, avance tout doucement, avec extrêmement d’amour. Bref, ça lui plaît.

Depuis, il se sont revus une fois sans geste sexuel (alors qu’ils pouvaient), et aujourd’hui c’est leur deuxième rendez-vous galant.

Jusque-là, et d’après ce que je découvre à travers mes lectures sur le polyamour, c’est le scénario parfait : des participants consentants, honnêtes et bienveillants, une grande clarté quant à la nature de chaque relation et à ce que chacun peut en attendre, et beaucoup d’amour. Des règles négociées, acceptées, et re-négociables. Nous sommes tous les trois nouveaux dans l’art du polyamour, et je dirais pour ma femme et moi malgré nous (avant de le rencontrer, ma femme n’aurait pas cru du tout au polyamour !).

Seulement, voilà, si je vous écris aujourd’hui, c’est parce que j’ai beaucoup de mal à le vivre. Je me retrouve dans une situation tout à fait nouvelle pour moi où mon esprit accepte facilement quelque chose que mes tripes n’arrivent pas à digérer. Depuis deux semaines, j’ai le ventre qui se noue des dizaines de fois par jour. Je parviens en général à désamorcer ces débuts de crise d’angoisse en me repassant le film, qui m’amène à la conclusion que tout va bien. J’essaie en vain de savoir d’où vient cette réticence si forte de mon corps ou de mon inconscient à accepter ce que mon cerveau conscient accepte, sans trouver de réponse : je n’ai pas peur que mon épouse me quitte ou que notre relation soit gravement affectée par cela, je ne me considère pas jaloux, je n’ai que faire du qu’en-dira-t-on. Je ne sais pas pourquoi j’ai autant de mal à accepter cette relation, mais ça ne passe pas (pour l’instant).

Je ne veux pas trop lui en parler car je sais qu’elle serait capable de mettre fin à cette belle aventure qui commence dans le seul but de me protéger ou au moins de ne pas être la responsable de mon mal-être. Je ne vois pas à quel ami ou membre de la famille je pourrais en parler sans que elle ou moi soient jugés, et de toute façon je crois qu’ils ne comprendraient pas.

Je voudrais pouvoir en parler à quelqu’un qui puisse me donner des conseils pour pouvoir vivre cette relation dans l’épanouissement pour tout le monde. Vous ne pouvez imaginer un seul instant le soulagement que j’ai ressenti en découvrant ce site. Je sais qu’on me répondra sans doute que tout cela est très nouveau, qu’avec le temps je vais surmonter mes peurs et craintes inconscientes, mais quand on souffre chaque seconde qui passe est longue...

Je voudrais que mon être tout entier accepte cette relation à propos de laquelle je ne trouve pourtant rien à redire. Je sais aussi que mon épouse ne sera pas pleinement épanouie dans aucune de ses deux relations tant qu’elle ne me verra pas complètement à l’aise, et je veux par-dessus tout lui faire ce cadeau. Je sais que c’est avant tout un travail que je dois faire sur moi-même, qui relève plus de la gestion des émotions que du système que nous sommes en train de mettre en place, mais à tout hasard l’un d’entre vous aura peut-être des conseils à me donner ! Merci d’avance, ne serait-ce que de m’avoir lu jusqu’au bout !

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LeCielEstBleu

le samedi 18 mai 2019 à 09h41

Je ne suis pas la meilleure spécialiste pour répondre (ma propre situation n'évoluant pas beaucoup), mais je pense qd même à 2, 3 choses. Tu sembles être quelqu'un d'extrêmement bienveillant, mais l'es-tu suffisament avec toi-même? Tes "tripes" ont besoin de sentir que tu t'occupes bien d'elles. Pour moi, en période de "crise", le raisonnement intellectuel ne m'aide pas trop. J'ai davantage besoin de savourer des sensations: du vent ou du soleil sur le visage, un bon café, nager, marcher entre les arbres... toutes choses qui permettent d'établir une connexion entre soi et le monde, sans passer par autrui. Voilà, tu as dû le lire 100 fois sur le site: fais-toi du bien.
Dans la même perspectives, est-ce si bien de ne rien dire à ta compagne? Vu votre entente, elle doit bien le sentir de toute façon, et dire les choses permet aussi de les mettre à distance. Elle n'est pas aussitôt obligée de mettre fin à sa relation mais pourra agir peut-être plus en fonction de tes besoins.
Ca ne veut pas dire que ce sera toujours comme ça et que tu contrôles ce qu'elle fait. Mais vous êtes actuellement dans une phase de changement, c'est un processus qui prend du temps et qui peut être douloureux aussi... peut-être te faut-il aussi accepter que ça fasse mal pendant un temps.
Beau chemin en tout cas à toi et à ta compagne!

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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4pediem

le samedi 18 mai 2019 à 10h07

je pense aussi d'après ce que j'ai pu lire et comprendre que tu es beaucoup à l'écoute de ton épouse et que tu dois t'oublier dans l'histoire . on peut accepter beaucoup de choses par amour parce qu'on veut que le bien pour la personne que l'on aime , mais parfois à trop vouloir accepter on fini par se rendre compte qu'au final ça nous dépasse .
peut être que tu devrais crever l'abcès avec elle et lui dire qu'au final tu croyais être capable d'accepter naturellement la situation mais qu'aujourd'hui avec le recul ça n'est plus le cas. peut être devrais tu lui demander moins de détails sur cette autre relation
je suppose que ton mal être prends le dessus quand tu es seul et que tu sais qu'elle est avec lui
en tout cas j'admire ton ouverture d'esprit envers cette situation et la facilité de communication dont vous faites preuve..
profite de tes moments solo pour prendre soin de toi . soirées entre potes sorties ciné piscines avec les enfants..... d'ailleurs vos enfants sont ils au courant de cette situation (pas en détail bien sur) , comment gèrent ils l'absence de leur mère..

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LeCielEstBleu

le samedi 18 mai 2019 à 11h13

Je ne proposais pas de faire marche arrière, je ne crois pas que ce soit ce que veut thommas ni que cela lui fasse du bien vu sa volonté d'ouverture et son envie de respecter le parcours de sa compagne. Je parlais plutôt d'adapter le rythme.
Pour ce qui est des enfants, j'avoue que j'ai du mal avec la remarque: que disent-ils de l'absence de leur mère? J'essaie d'habituer mes enfants au fait que je mène une vie en dehors d'eux. Ils aiment assez je crois les moments qu'ils ne partagent qu'avec leur père ou qu'avec moi. À condition que nous, adultes, le vivions bien, il y a moins de conformisme chez les enfants, non?

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bonheur

le samedi 18 mai 2019 à 11h19

Bonjour Thommas !

Wahoo, tu es un sacré bonhomme (+) :-D et un amoureux en or !!!

Tu fais vraiment beaucoup. Sincèrement je suis en admiration, et pas que devant toi, mais devant eux également.

Ce qui a été précédemment dit, je le trouve pertinent. Je vais tenter de ne pas répéter. Le temps... la souffrance... sont liés. Tu dois faire le deuil d'un ancien mode de vie, auquel de toute façon, je suppose que tu ne pourrais plus revenir, ni ta chérie de vie, d'ailleurs. Vous avez fait une avancée et revenir en arrière serait contre-productif.

Quand on découvre, quand on part à l'aventure, ben on est dérouté. L'imaginaire aussi, joue des tours. Et puis l'intellect qui doit construire les ressentis, servirai juste à t'intégrer dans du factice.

Tu dis que vous vous êtes toujours épaulés (je retrouve ma relation de vie, beaucoup dans ton descriptif), et je me ressens dans la description de ton amoureuse.

Le fait est, que de mon côté, j'aime sans sexualité en dehors de mon couple initial. Je ne peux viscéralement alterner des partenaires, pas dans un temps rapproché en tout cas. Je ne cherche pas à expliquer, je fais le constat. Mais je peux indiquer que pour moi, la différence entre amour et amitié ne se situe pas dans l'acte sexuel ou même la libido. J'aime d'une façon tendre et câline, et ils en sont là, d'ailleurs. Je ma qualifie de polyaffective.

Ca se vit bien. Oui, ton temps en solo doit être considéré. Profite des enfants, pour créer un lien unique avec eux.

Si tu te sens de lire sur le développement personnel, je peux te recommander quelques références.

Bravo encore et bienvenu comme polyacceptant dans un monde peu commun et peu connu :-)

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bonheur

le samedi 18 mai 2019 à 11h30

LeCielEstBleu
Je ne proposais pas de faire marche arrière, je ne crois pas que ce soit ce que veut thommas ni que cela lui fasse du bien vu sa volonté d'ouverture et son envie de respecter le parcours de sa compagne. Je parlais plutôt d'adapter le rythme.

Moi je l'avais compris ainsi, mais c'est bien de préciser

LeCielEstBleu
Pour ce qui est des enfants, j'avoue que j'ai du mal avec la remarque: que disent-ils de l'absence de leur mère? J'essaie d'habituer mes enfants au fait que je mène une vie en dehors d'eux. Ils aiment assez je crois les moments qu'ils ne partagent qu'avec leur père ou qu'avec moi. À condition que nous, adultes, le vivions bien, il y a moins de conformisme chez les enfants, non?

Si maman s'absente pour faire du shooping entre copines, l'enfant ne verra pas la différence. Aussi, les enfants ne pensent pas à mal et comme indiqué, à condition que les adultes soient bien dans leur peau.

Cela ne veut pas dire cacher ses ressentis, car les enfants ont cette particularité d'être parfois de bons empathes. Donc, s'ils ressentent une gène de papa alors que maman n'est pas là, et qu'ensuite ils ressentent le bonheur de maman dans les bras de papa, tout va bien. Et puis papa peut dire simplement "je suis un peu perdu, j'aurai aimé que maman passe la soirée à la maison, toutefois je sais qu'elle est heureuse de partager un peu de temps avec XXX. J'ai hâte qu'elle rentre pour la serrer dans mes bras". C'est un discours parfaitement audible pour un enfant et surtout sincère et honnête.

A 3 ans, j'ignore la réaction. Quels âges ont les plus grands ?

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Caoline

le samedi 18 mai 2019 à 12h05

Comme les autres, je t'encourage à en parler avec ta compagne car ça serait dommage d’abîmer ce beau partage que vous avez. Ce n'est même pas nécessairement pour qu'elle change le rythme, juste pour qu'elle sache, puisse être à ton écoute.
Comme l'ont dit les autres aussi te trouver des occupations sympas quand elle est avec son ami. Peut-être que tard le soir n'est pas le meilleur moment sauf si vous pouvez faire garder les enfants et que tu en profites pour sortir. Si tu dois rester seul à la maison, à un moment les enfants dorment et tu n'as plus qu'à écouter tes tripes. Ce n'est pas forcément mauvais d'écouter son ressenti, en faisant de la méditation par exemple, mais si c'est trop douloureux il faut gérer autrement pour commencer. La nuit en plus tout parait toujours plus complexe et insurmontable, pour moi en tout cas donc ça peut jouer pour toi aussi.
Bon courage mais vous êtes vraiment sur le bon chemin je pense, il ressemble un peu au notre il y a 8 ans et on a aucun regrets depuis. Si tu veux y jeter un œil notre témoignage est ici

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tomas

le dimanche 19 mai 2019 à 22h01

Bonsoir, et merci à tous.

Wow! Vous ne pouvez pas vous imaginer le bien que ca m'a fait de vous lire, et je vous en remercie du fond du coeur. Tous vos conseils et remarques sont plein de bienveillance, et me sont d'une utilité incroyable. Merci, merci.

(c'est bien moi, malgré le léger changement d'ortogrpahe du pseudo, je n'avais pas utilisé mes identifants de connexion quand j'ai posté mon premier message).

La soirée où je vous ai écrit a été un étape importante pour moi. Nous avons ensuite passé un super weekend en famille et entre amis, ce qui m'a prouvé une chose: que cela ne change pas ou si peu notre relation à nous. Je le savais, mais j'avais besoin de le ressentir pour rassurer mon inconscient. J'ai aussi décidé d'accepter totalement mes émotions, de ne pas lutter contre elles car c'est contre-productif et anxiogène, de les écouter mais de ne pas leur donner plus de place qu'elles n'en méritent.

Je me sens maintenant vraiment prêt à épouser le changement et à avancer dans cette nouvelle configuration, doucement mais sûrement.

Tous vos commentaires m'ont été utiles, et je souhaiterais rebondir sur quelques-uns en particulier. J’avais fait une première version avec des citations de vos réponses, mais suite à une erreur de manip il s’est effacé donc je vais vous répondre directement.

Pas question de faire marche arrière, je me sens plus prêt que jamais pour continuer à avancer mais j’ai parlé de mes réticences émotionnelles à mon épouse, comme plusieurs d’entre vous m’y invitaient. En insistant sur le fait que je ne lui demandais pas de faire marche arrière mais que c’était plus dur que je ne le pensais. Cela lui permet de savoir ce qui m’arrive, et de ne pas oublier d’avancer doucement !

Quant a moi, j'ai aussi décidé de ne pas demander de détails sur leurs activités et sur ce qu'elle ressent pour lui et avec lui, j'ai conclu que ca ne me servait a rien et me faisait plus de mal que de bien.

Suivant vos conseils, je vais aussi faire en sorte que les soirées passées en solo soient le plus agréable possible (pas passées à attendre son retour !), à prendre du temps pour moi et pour faire des choses qui me font me sentir bien, comme aller voir des amis qui habitent loin par exemple.

Vos commentaires sur le deuil de l’ancienne relation et sur l’acceptation de la douleur passagère ont beaucoup résonné en moi. J’aime cette idée de faire le deuil d’une relation qui existait sous une certaine forme, et accueillir une autre qui a une autre forme. Épouser le changement, aller avec lui et pas contre lui, en laissant le temps à mon conscient et mon subconscient de s’habituer à ces changements. Cela va aussi dans le sens du travail personnel que j’ai fait ces derniers mois sur le fait d’accepter mes erreurs passées et de vivre dans le présent.

Quant aux enfants, cela ne pose aucun problème pour l’instant. On n’a pas l’habitude de leur parler de notre vie sentimentale, c’est un choix comme un autre (et je respecte les autres), cela ne les surprend pas du tout que l’un d’entre nous rentre plus tard certains jours. Nous sommes le reste du temps très présents et ils ne ressentent pas d’insécurité. Cela ne les intéresse même pas de savoir où est le parent qui n’est pas là et ce qu’il fait, tant qu’ils savent qu’il/elle rentrera plus tard. Cela s’est déjà souvent présenté pour d’autres motifs !

Enfin, merci à Caoline pour son témoignage, dont j’ai lu les différents épisodes avec beaucoup d’intérêt !

Et oui, bonheur, je suis preneur de recommandations bibliographiques. Si quelqu’un qui me lit se trouve dans une situation similaire, je peux aussi recommander chaudement « Émotions : quand c’est plus fort que moi. Peur, colère, tristesse, comment faire face » de Catherine Aimelet-Périssol.

Voilà, merci encore à tous du fond du cœur et bon début de semaine !

Thomas

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bonheur

le dimanche 19 mai 2019 à 22h47

C'est à moi de te remercier pour cette référence. Je ne connaissais pas encore (+) .

Je voulais te recommander trois livres de Yves-Alexandre Thalmann :
- vertus du polyamour - la magie des amours multiples
- les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple
- garder intact le plaisir d'être ensemble, prévenir le désamour.

Je trouve que ces trois ouvrages se complètent magnifiquement. D'ailleurs je recommande tous les livres de cet auteur (avec des réserves sur "devenir âme soeur")

Un autre livre d'Hypatia From Space : compersion - transcender la jalousie dans le polyamour.

En fait, le polyamour est souvent déclencheur et révélateur de soi. Du coup, tout ce qui touche au développement personnel peut intéresser.

Bonne nuit !

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tomas

le dimanche 19 mai 2019 à 22h54

Merci @bonheur !

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Chloe974

le lundi 20 mai 2019 à 12h59

Bonjour. ..
Je vis à peu de choses près la même situation que Thomas. En couple fusionnel et libertin depuis 2 ans, j'ai vu entrer dans la vie de mon chéri une femme. Il me l'a dit assez rapidement, en m'expliquant que c'était plus que du sexe, qu'il aimerait que je la rencontre, qu'il avait besoin de se.sentir libre et serein, qu'il m'aimait toujours passionnément.
Je l'ai rencontrée, je l'apprécie beaucoup, c'est une belle personne.
Nous passons tous les 3 de beaux moments, j'ai fini par accepter qu'ils puissent aussi passer seuls des moments intimes sans le harceler de questions. Elle rêve d un tricouple... moi je tiens à mon couple primaire... Et lui me dit la même chose, mais s'affiche avec elle seule en public. Et ça j'ai encore beaucoup de mal...

Mais ça m'a donné envie aussi d'explorer mes envies, de me recentrer, elle m'y encourage. J'ai besoin de savoir que nous avons tous les 3 la même liberté. Or, eux deux vivent cette relation, elle est libre aussi de vivre d'autres relations en dehors de lui, de nous. Mais il n'accepte pas l'idée que je puisse explorer moi cette liberté.. Il est possessif et dominant, et même s'il sait que c'est injuste et égoïste, il pense soit à rompre avec Elle, ce qui le laissera en frustration et nuira à notre couple j'en suis certaine... soit à s'éloigner de moi car il ne supporte pas l'idée de ne plus avoir prise sur ma vie sexuelle et affective. Et pour faire le point dit il... Elle est persuadée qu'il lui faut juste du temps et travaille avec lui pour qu'il accepte que nous ayons tous la même liberté.

J'ai décidé de ne plus avoir peur de le perdre et de prendre cette liberté, pour l'instant sans lui en parler tant que je n'ai rien concrétisé. Mais je ne sais comment, si ce nest avec le temps, lui faire accepter que ce qu'il m'a, qu'ils m'ont imposé et dont je vois aujourd'hui la beauté des sentiments et du partage, doit appliquer le principe de réciprocité. .. au risque de tuer notre relation.

Qu'en pensez vous?.... help!

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Caoline

le lundi 20 mai 2019 à 13h18

@Chloe974 il me semble pertinent que tu crées une autre discussion et supprimes ce message car je ne trouve pas que les problématiques soient les mêmes. Ça éviterait de dévoyer ce fil.

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bonheur

le lundi 20 mai 2019 à 13h24

Chloe974 bonjour !

Je pense un peu comme ta métamour. Le temps peu énormément. Déjà je relativise, vous êtes dans une spirale où l'amour est perçu comme un bienfait (et à mes yeux, c'est l'ultime bienfait de la vie).

Je comprends par contre que l'interdiction, qui va à l'encontre de l'amour, qui pour moi ne peut s'épanouir que dans l'ouverture et la sérénité (peut-on parler de liberté ?).

Chloe974
...il pense soit à rompre avec Elle, ce qui le laissera en frustration et nuira à notre couple j'en suis certaine...

Ca sonne aussi pour moi comme une évidence. Certaines expériences, et surtout si l'émotionnel vient s'insinuer, bouleverse la vie à jamais. Il y avait l'avant et un après, mais un après comme l'avant, je n'y crois pas du tout.

Chloe974
Mais je ne sais comment, si ce nest avec le temps, lui faire accepter que ce qu'il m'a, qu'ils m'ont imposé et dont je vois aujourd'hui la beauté des sentiments et du partage, doit appliquer le principe de réciprocité. .. au risque de tuer notre relation.

Tu indiques qu'ils t'ont imposés et qu'avec le temps tu perçois positivement ce vécu et ce partage. Bravo (+) :-D

Une réciprocité qui demande du temps, sans doute également. Après, je pense, et je peux me tromper, qu'imposer ne te convient pas. Et si ça ne te convient pas, ne le fait pas.

Par contre, soit dans l'ouverture et si une personne te chamboule, déclenche en toi cet émotionnel très particulier, alors la solution t'apparaitra d'elle-même. Suivre son instinct a parfois du bon, même s'il ne mène pas à ce que l'on imaginait. C'est ce qu'ils ont fait d'ailleurs.

J'ignore si mon discours te parle, s'il s'intègre dans la réalité telle que tu la vis ? A toi de me le dire !

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Intermittent (invité)

le lundi 20 mai 2019 à 14h25

Un point que je ne vois pas évoqué.

A-t-il été abordé le fait que tu puisses faire de même ?

Question d'équilibre .....non ?

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