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En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

Monogamie
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pdp

le samedi 19 janvier 2019 à 02h53

(message initial supprimé à la demande de son auteur, merci pour votre compréhension)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Sif

le lundi 21 janvier 2019 à 01h51

Hello pdp,
De ce que j'en lis, tu as toujours été clair avec elle et j'ai l'impression qu'elle était dans le déni (ce que je comprends, l'ayant aussi été dans ma première relation avec une poly).
Je ne pense pas être un exemple mais à sa place, je pense que j'aurais surtout eu besoin d'être rassuré quant à ton amour et de définir des ententes relationnelles qui conviennent aux deux pour que ça fonctionne. Je pense que dans ta deuxième question, tu es simplement franc : tu l'aimes, tu veux continuer de faire un bout de chemin avec elle. Tu lui avais dit pour ta non exclusivité, ce qu'elle savait. Tu lui dis vouloir vivre le polyamour. Soit tu y renonces pour elle (avec les risques que ça implique de renier ce que tu ressens), soit vous y travaillez ensemble pour que chacun le vive au mieux, soit elle ne le supporte pas et ce sera alors à elle de prendre la décision de te quitter. On est selon moi responsable de nos propres blessures, de ce qui nous fait souffrir et il faut se responsabiliser par rapport à leur gestion. Ça peut se traduire par une rupture ou part un nouveau chemin, ensemble.

De ce que tu écris elle n'a pas l'air d'avoir fait la démarche de se renseigner autour du polyamour. Peut-être pourrais tu la diriger vers ce forum ou certaines lectures qui y sont énoncées? Aussi, si tu vis déjà en toi l'amour envers une ou plusieurs autres personnes, est-elle au courant? Peut-être que ça la rassurerait de savoir que cet amour tu le vis déjà en toi depuis longtemps mais que ça n'a rien changé dans votre relation ? (Ou peut être te reprocherait elle de ne pas lui en avoir parlé avant le cas échéant.. Les gens sont tellement différents.)

A ta place, je serais simplement honnête sur ce que je ressens et souhaite vivre. Ce n'est pas lui forcer la main pour moi, c'est être honnête avec toi même. En tout cas, en tant que mono après mon deuxième monopoly pas plu mais pas découragé, c'est ce que j'ai toujours souhaité et attendu de l'autre : franchise, communication et honnêteté!

On aime quelqu'un pour ce qu'il est, pas pour ce qu'on aimerait qu'il soit. J'espère que vous trouverez une solution pour continuer ensemble !

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pdp

le lundi 21 janvier 2019 à 03h26

(message initial supprimé à la demande de son auteur, merci pour votre compréhension)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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bidibidibidi

le lundi 21 janvier 2019 à 10h50

Je n'ai guère de solution pour toi, pdp, mais, clairement, tu as tout mon soutien pour le chemin que tu t'apprêtes à parcourir.
Ca risque d'être dur, et ne pas nécessairement aller dans la direction que tu souhaites, mais c'est courageux et honnête. Disons que tu risques d'être traité d'un peu tous les noms, mais, ceux qui savent, reconnaissent la justesse et le courage de ton acte :-)

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LeCielEstBleu

le lundi 21 janvier 2019 à 11h00

pdp, ton message m'avait déjà interpelée, mais je n'y ai pas encore répondu parce que j'étais moi-même occupée par les difficultés de ma relation principale...
Chez nous, le désaccord se prolonge depuis 3 ans, à la différence que mon compagnon me dit toujours qu'il aimerait pouvoir être polyacceptant, qu'il voudrait pouvoir m'offrir cette liberté, etc SAUF que, comme ta compagne, il n'a jamais souhaité se renseigner sur le sujet, au contraire même. Il n'y a qu'une fois où il a montré un intérêt positif, après avoir entendu une émission radio sur le libertinage, mais sinon, le mot polyamour lui donne des boutons (je résume).
De mon côté, ma relation secondaire (surtout platonique, cachée dans la brève dimension charnelle qu'elle a eue et avouée il y a peu) est en train de se casser la gueule. Mais ce que ca m'a parmis de comprendre, c'est que cette manière d'aimer faisait partie de moi, que c'était ma manière d'aimer et que ca ne pouvait pas se dissocier de ma personnalité.
Pendant 3 ans, j'ai pris des pincettes avec mon compagnon de vie tout en lui demandant d'accepter un nouveau mode de vie. Maintenant je me rends compte que c'est plus une facette de ma personnalité qu'un mode de vie. Je crois que c'est là tout l'enjeu de nos partenaires: comprendre que la personne qu'ils aiment n'existe pas comme ils la voient. Donc tout à fait d'accord avec Sif: il est important que ta compagne te voie tel que tu es, et ce n'est pas lui forcer la main que de la mettre devant cette vérité.
Après, je vais peut-être choquer, mais je ne crois pas qu'avouer tous tes "forfaits" passés soient forcément utile ou nécessaire. Pour les tromperies qui n'ont plus aucun impact sur votre vie actuelle, bon, je ne sais pas.... Est-ce que ce ne serait pas la blesser inutilement? Poutrquoi revenir sur des choses que tu rejettes de toute façon aujourd'hui? Il y a un danger aussi à la transparence à tout prix, je crois. Même dans une démarche d'honnêteté, il me semble qu'il faut accepter l'idée que chacun a des zones d'ombre et des contradictions.
Nos parcours ont apparemment des points communs, j'aurais plaisir à te lire, et je te souhaite de trouver le chemin qui sera pleinement le tien.

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calinou696

le lundi 21 janvier 2019 à 16h26

Oui la transparence a ses limites je suis du même avis.

Bon sinon, ca a été dit à plusieurs fois sur ce forum. Le polyamour, ca doit venir d'une démarche individuelle, une reflexion personnelle, longue et difficile pour la plupart.
Ca peut être, dans de rares cas, initié par le partenaire...
Mais, dans un cas, où, celà fait des années que le problème est sur le tapis, et, que la moindre tentative de communication sur le sujet passe mal... j'y vois honnêtement aucun espoir pour que ca passe. (si en + tu rajoutes des histoires d'infidélités cachées...)
Mon avis.

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PolyEric

le lundi 21 janvier 2019 à 21h16

Ben moi ça a mis 11 ans environ, donc plus que deux pour toi ? Hum pas si sûr.

Ce qui me frappe dans ton exposé c'est que ton soucis d'éthique est plus fort que toi, ou du moins ne s'applique pas à toi comme bénéficiaire de cette éthique. Est ce si éthique que cela de te maltraiter ainsi ? N'es tu pas une personne ? Si ? Alors pourquoi cette personne (que tu es) n'aurait-elle pas le droit à ta propre éthique ? Ton éthique n'est-elle valable qu'au profit des autres ? N'est ce pas une injustice ? Qu'as tu de si invincible qui fasse que tu puisses te passer d'au moins une personne sur terre qui soutienne ton choix de vie ?

Il me parait clair que la situation est déséquilibrée. Ta/Ton partenaire se bat pour pouvoir vivre ses choix, et toi tu te bat aussi pour qu'elle/qu'il puisse les vivre. Personne ne se bat pour que tu puisses vivre les tiens.

La question n'est pas avec ton partenaire. La question est entre toi et toi => Si tu penses que tes choix de vie sont si bons pour toi, alors pourquoi ne les adoptes tu pas ? Il est temps que tu t'occupes sérieusement de tes problèmes car s'occuper des problèmes des autres (sous prétexte d'éthique) n'a pour but que de repousser le moment ou tu t'occuperas des tiens. Tant que tu n'es pas convaincu de tes choix pour toi-même, tu n'a aucune chance de convaincre quelqu'un de t'accepter. Il vaut mieux d'abord s'accepter, puis ensuite, essayer de convaincre les autres de nous accepter (et on a des arguments car on y a déjà réfléchis).

Il ne s'agit pas de quitter ta/ton partenaire, il s'agit plutôt de ne pas la/le perdre. Te demander si tu la/le quitte, te permet de ne pas penser que tu peut la/le perdre lorsque tu mettras tes choix en pratique. Mais ce n'est que reculer pour mieux sauter.

On ne peux pas demander à quelqu'un qui a adopté ses propres choix pour soi-même de renoncer à ses propres choix pour qu'une autre personne puisse profiter de ses propres non-choix (= choix qu'on n'a pas le courage d'adopter pour soi-même au point de demander aux autres de les adopter pour nous !).

Vu que les points de vue sont opposés entre vous deux, seul le passage à l'acte peut éclairer ta/ton partenaire sur la réalité du besoin que tu lui exprimes. Pour l'instant tout laisse paraître que tu peux attendre des lustres donc que ton besoin n'est pas réel.

Certes les choix de ta/ton partenaire ne sont pas clairs puisque tu as été clair (dans la parole) depuis le début, mais bon, contrairement aux apparences, les tiens ne sont pas plus clairs puisque toi aussi tu savais que ce n'était pas sa tasse de thé. Au final rien n'est clair, seuls les actes peuvent éclaircir cette situation.

Enfin, Il faut comprendre qu'un dessert imposé n'a pas le même goût qu'un dessert choisi.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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pdp

le mardi 22 janvier 2019 à 08h01

(message initial supprimé à la demande de son auteur, merci pour votre compréhension)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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alinea7

le mardi 22 janvier 2019 à 08h43

C'est important de s'assumer mais attention quand même, madame pourra légitimement se sentir trahie par tous ces secrets, même s'ils apportent aussi la preuve que tes autres amours ne la privaient pas d'amour elle-même.

Sincèrement je te souhaite que ça se passe bien. J'ai l'impression qu'il faut beaucoup de tact pour ces phases de grand chamboulement.

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pkd

le mardi 22 janvier 2019 à 09h02

Bonjour, pour quelle raison avouer ou parler de relation finies?
Le souci de transparence est bien souvent une envie de se décharger sur l'autre du fardeau du non-dit ou du mensonge.
Comme ça, on peut se sentir plus léger et honnête. Mais en face l'autre prend se fardeau dont il n'est pas responsable.
Je pense qu'il faut vraiment réfléchir à la motivation et ce que l'on attend de la transparence, surtout sur le passé.
Il y a plus de chance de blesser inutilement que d'en retirer un nouvel élan.
Alors que l'on peut penser:"regarde je peux parfaitement aimer plusieurs personnes sans t'aimer moins. La preuve, je l'ai fait à plusieurs reprises et tu n'en as pas souffert." L'autre personne va entendre:"regarde, j'ai eu plein de relations sans que tu t'en rendes compte." Et penser:"Il/elle s'est joué.e de moi et ma berné."...
La conséquence peut être aucune avancée et une personne à qui l'on tient durablement blessée et avec des doutes sur ses propres capacités à voir ce qui se passe avec sa.son partenaire.

Bref, ne parler des faits passé que si cela apporte un bénéfice à la relation, mais pas pour décharger sa conscience sur l'autre...
Attention, je ne dis pas que c'est l'intention. C'est pour contribuer à la réflexion.

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bidibidibidi

le mardi 22 janvier 2019 à 09h36

En même temps, s'il débarque en disant "Je suis ainsi, je le sais, même si je l'ai jamais vécu promis juré.", ça risque de pas tenir 10 minutes.
La vérité, pour qu'elle ne la sache pas, il faudrait qu'il coupe la relation. A partir du moment où il parle, et si elle a ne serait-ce qu'une once de jugeote, elle saura.

L'erreur, elle n'est pas dans le présent, elle est dans le passé. Oui, la probabilité que sa blessure à elle prenne le pas sur son besoin de partager est plus qu'élevée. D'ailleurs, ça risque d'être la principale difficulté, comprendre que, dans la situation qui va arriver, c'est elle qui a besoin d'aide, de soutien, et pas lui. D'abord, ce sera l'honnêteté, ensuite, le "coming-out".

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LeCielEstBleu

le mardi 22 janvier 2019 à 11h36

pdp, bien sûr, tu feras comme tu l'entends et nous ne sommes là que pour donner notre point de vue, pas même un conseil... Mais effectivement, j'irais même jusqu'à dire que la vérité est dans l'avenir. Dans mon cas personnel, je crois que le mieux aurait été de dire: "Voilà, j'ai bien réfléchi, je t'en parle depuis longtemps, j'ai compris que le polyamour était une part importante de ma personnalité que je ne peux pas renier. Je t'aime, je suis sûre de mes sentiments pour toi, de vouloir faire mon chemin avec toi ET je vais m'avancer sur la voie qui me convient le mieux en continuant de t'assurer de lon amour, en le faisant même grandir parce que je m'aimerai moi telle que je suis."
Annoncer la couleur, en quelque sorte, et avancer (avec pour conséquence, oui, que la relation en souffre ou ne tienne pas le coup)
Pour moi, ce que tu as vécu n'est que la preuve pour toi de ton propre cheminement, c'est ce qui te permet de te comprendre, toi. Ca ne te concerne que toi finalement. Elle, elle y verra surtout la preuve de la trahison et la rupture de la confiance. Je ne crois pas que cela l'aide à te comprendre, surtout si elle est persuadée que tu tiens tout cela à distance. Parce que c'est ca aussi le problème avec les discussions "théoriques" pendant des années : on en parle, on se montre donc d'une certaine manière compréhensif, mais on met en même temps à distance le passage à l'acte. Mon compagnon s'est rassuré comme ça en se disant que puisqu'on continuait d'en parler comme une théorie, c'était que rien ne s'était passé...

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PolyEric

le jeudi 24 janvier 2019 à 01h00

J'ai beau relire, il y a quelque chose qui cloche.

Tu écrits :
- A l'inverse, si je lui dis "je veux migrer vers une relation poly et je t'aime et ne veux pas te quitter, à toi de décider que faire" , est-ce que c'est une façon de rejeter la responsabilité sur elle ou pas (ce qui ne serait pas éthique non plus) ?

Dans cette phrase tu nous demandes si c'est une façon de rejeter la responsabilité sur elle. Hors c'est justement dans cette phrase que tu prend vraiment ta part de responsabilité (en lui laissant prendre la sienne, certes, mais ce qui est important dans cette phrase c'est que tu prennes ta responsabilité).

Si ta question est inversée par rapport au contexte de ta phrase, c'est surement parce qu'il y a une inversion dans ta tête sur la notion de "quitter" et "d'être quitté". Tu as l'impression que ce n'est "pas éthique" de la "forcer à te quitter" (d'après toi, tu la force à te quitter vu qu'elle déclare qu'elle n'acceptera jamais ça). Il me semble plutôt que tu as tout simplement peur qu'elle "te quitte" (une peur bien normale vu qu'elle dit "je n'accepterai jamais ça").

Alors probablement que cette peur insupportable pour toi se transforme en culpabilité de la quitter, pour justifier la pression que tu te mets sur toi-même. Tu ne veux pas admettre que tu plies sous ses exigences, alors tu préfères plier sous tes propres exigences éthiques. Tu t'inventes une faute pour justifier auprès de ton "moi intérieur" la nécessite de faire des efforts, encore des efforts, toujours des efforts, attendre, attendre encore, attendre toujours. Bref, ton éthique vise à la satisfaire et à te contraindre.

C'est un rapport de force, et manifestement tu le perd sous le prétexte d'une éthique bidon qui ne tient pas debout. Le dialogue avec insistance de ta part ne sert qu'à faire passer le temps et à te donner l'impression que c'est toi qui mène la dance, mais moi, c'est l'inverse que je vois. Chacun fait ses choix de vie comme il l'entend, point barre. Il n'y a aucune autre éthique fumeuse à chercher pour éclipser la dure réalité des faits.

Les polys ne sont pas aimés par les monos, et inversement. D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. Quant à elle, peut-être qu'elle dit qu'elle t'aime, je ne sais pas trop, mais en pratique elle ne supporte pas que tu devienne "toi-même". Vous formez une sorte de couple basé sur la phrase historique "je t'aime, moi non plus".

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas l'éthique qui changera les choses. Le seul espoir pour toi est qu'elle trouve son compte dans un choix de vie poly et qu'elle l'adopte aussi, d'elle même. Si tu as déjà sortit tous tes arguments, je ne vois pas ce que vous pouvez faire de plus que de vous mettre au pied du mur mutuellement par les actes et qu'il advienne ce qu'il adviendra.

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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pdp

le jeudi 24 janvier 2019 à 07h55

Merci à tous et à toutes pour vos messages. Je suis en plein déplacement pro donc pas du tout dispo pour me poser, réfléchir et répondre de suite mais j'ai tout lu et je vous dis à bientôt :)

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alinea7

le jeudi 24 janvier 2019 à 08h17

J'ai trouvé très intéressante l'analyse de la culpabilité.

PolyEric
Les polys ne sont pas aimés par les monos, et inversement. D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. Quant à elle, peut-être qu'elle dit qu'elle t'aime, je ne sais pas trop, mais en pratique elle ne supporte pas que tu devienne "toi-même". Vous formez une sorte de couple basé sur la phrase historique "je t'aime, moi non plus".

Effectivement ça peut arriver qu'on aime parce qu'on a envie que l'amour soit encore là plus qu'il ne l'est réellement. Mais toujours l'autre est différent et si on l'aime pour certains traits de caractère, ils viennent avec leur pendant moins agréable. On n'aime jamais tout chez quelqu'un, sauf peut-être sous le coup de la passion. On peut même finir par développer une tendresse pour ces défauts qu'on finit par gérer d'une manière ou d'une autre pour qu'ils ne nous affectent pas. Donc ça n'est pas parce qu'il y a un conflit qu'il n'y a plus d'amour. Quand il n'y a plus de contact, il n'y a plus de friction.

Je trouve risqué de se poser la question : "rationnellement, est-ce que je suis sûr(e) que je l'aime ?" voire carrément "Pourquoi je l'aime ?" Quel meilleur tue l'amour que de l'éclairer sous l'angle de la raison, de l'analyse ?

Message modifié par son auteur il y a 8 mois.

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calinou696

le jeudi 24 janvier 2019 à 08h25

Si l'amour meurt sous l'angle de la raison, alors l'amour n'est qu'une illusion.
La vie aussi.

^^

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bonheur

le jeudi 24 janvier 2019 à 08h43

alinea7
Je trouve risqué de se poser la question : "rationnellement, est-ce que je suis sûr(e) que je l'aime ?" voire carrément "Pourquoi je l'aime ?" Quel meilleur tue l'amour que de l'éclairer sous l'angle de la raison, de l'analyse ?

Analyser les incompatibilités, oui. Analyser l'amour ?

Comme pour toute émotion, on peut analyser les conséquences, définir les causes, mais analyser l'émotion elle-même ? Quand la colère est là, elle est là (par exemple). Après l'émotion amoureuse entraine, via sa répétition le sentiment et l'attachement. Qu'y a-t-il à analyser là-dedans ? C'est une caractéristique humaine, plus ou moins prononcée...

Ecouter ce qui se passe à l'intérieur est important, je trouve. Passer par un filtre tel que le raisonnement pour savoir si on aime... est-ce la bonne solution ? Passer par la raison pour comprendre, je rejoins calinou696 (pour une fois).

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calinou696

le jeudi 24 janvier 2019 à 09h44

Tu ne peux pas me rejoindre car je n'ai pas d'avis tranché et suis toujours en pleine reflexion.

Je trouvais ca juste curieux la phrase d'alinea7.

Pour moi, si l'analyse rationnelle de la relation donne un vide, c'est que l'amour se limite essentiellement au côté "hormonal". (phase passionnelle), et n'a pas grand chose de culturel.
Alors oui, l'amour serait une illusion.
Je ne crois pas qu'il soit question de cela ici.

Pour moi, il n'y a aucun "risque" à se poser la question, en toute circonstance afin de savoir où l'on va (pour soi et vis à vis des autres aussi).

Si on ressent un risque c'est qu'au fond de soi, il y aurait quelque chose avec lequel on est mal à l'aise.
Et dire que c'est un "tue l'amour" alors que la relation est déjà bien établi, ca me fait peur.

Après tout dépend de l'objectif de chacun.
On peut choisir de vivre dans l' "illusion" toute sa vie (et ce n'est pas un jugement) en fonction des priorités, des besoins de chacun.

Et je ne suis pas du même avis que PolyEric.
Le "elle t'empêche d'être toi même", qu'on retrouve sur ce forum très souvent, c'est un peu la phrase générique pour se déculpabiliser pour se lancer dans le polyamour.
"et puis si elle n'accepte pas, c'est qu'elle ne t'aime pas" (en résumé). Un peu facile. Moi ca me dérange.
On peut le faire avec n'importe quoi.

Mais pour moi la question ne se pose pas en terme de culpabilité.
En général, on se met en couple, on fait un gamin, et on réflechit après. Donc tout le monde est coupable. C'est à dire personne.
Quand on s'engage dans une relation, personne ne sait de quoi demain sera fait. Et les relations amoureuses, peu de gens peuvent se targuer de s'y connaitre a 25 ou 30 ans.

Et on a le droit de changer, d'évoluer.

Mais si il y a un moment où le sujet devient ingérable pour l'un ou l'autre, ca me parait normal de s'arreter et d'en discuter, de raisonner.
C'est là qu'intervient le polyamour, ou la monogamie (s'abstenir et souffrir, ou tromper).

Mais après tout, le but de la vie c'est d'être heureux, même si on vit dans une illusion..? la transparence est elle vraiment utile si elle n'apporte que du malheur..?
et personnellement je me dis de + en + que le jour où j'ai une nouvelle relation je raisonnerai en gros comme ca : "fais ce que tu veux, ne me dis pas, sauf si c'est impératif ou que ca me ferait plaisir" (donc quelqu'un qui me connaitrait bien et qui aurait beaucoup d'empathie)

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alinea7

le jeudi 24 janvier 2019 à 10h53

Je raisonnement énormément dans ma vie en général. Sur mes comportements et ceux de mon partenaire aussi. Trop parfois peut-être.

Mais le raisonnement neutre existe-t-il ?
Il faut faire attention au biais de confirmation. Tant qu'on croit quelque chose on regarde ce qui renforce cette croyance. Dés qu'on se met à croire l'inverse, on regarde plutôt ce qui confirme la nouvelle croyance.
Ça vaut pour la croyance "je l'aime et je suis bien dans cette relation".

Ce qui m'alerte c'est ces phrases là en fait : "D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. ". Moi j'y lis : tu dis que tu l'aimes en théorie, mais en pratique tu n'aimes pas un comportement qu'elle adopte donc en pratique tu ne l'aimes pas.
Je ne vois pas de lien entre le fait de ne pas aimer un comportement et le fait de ne pas être crédible dans l'amour qu'on a pour la personne. Et on ne peut pas prouver qu'on aime. Donc on peut être amené à douter, puisqu'on ne peut fournir de preuve.

Et si la personne qui entend ça n'a pas confiance en elle, elle pourrait faire le lien directement, se retrouver à confirmer cette idée en faisant la liste des défauts de la personne et en conclure que non effectivement, elle ne doit pas aimer et qu'en tout cas, la relation n'est pas assez parfaite pour mériter de perdurer.

Vous n'êtes certainement pas influençables, tant mieux. :-)
Ou bien je dis des bêtises, c'est pas exclus non plus. ^^

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bidibidibidi

le jeudi 24 janvier 2019 à 11h16

alinea7
Il faut faire attention au biais de confirmation.

Dans le cas présent, le biais de confirmation n'est pas bien méchant. Je l'aime, et après réflexion, je trouve plein de raisons de l'aimer :-)

Le problème de l'amour, c'est que ça "n'existe pas", en ce sens qu'on a pas de définition précise de l'amour. Il y a une pseudo-définition communément acceptée basée sur l'amour romantique et qui, pour moi, fait plus de dégâts qu'autre chose en forçant les gens à aimer d'une façon et à discréditer d'autres manières d'aimer pourtant très valides.
En fait, l'amour est une multiplicité de sentiments et d'émotions. Et donc, polyEric nous donne, quelque part, sa vision de l'amour. Comme toi, Alinea, je n'aime pas l'idée que son amour soit conditionné au comportement de l'autre, mais en même temps, il faut reconnaître que c'est une manière parfaitement compréhensible d'aimer : J'aime qui me fait du bien.

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