Participation aux discussions
Discussion : [Bingo] Moi je pourrais pas !
Siestacorta
le vendredi 04 septembre 2026 à 17h57
Nouna
Par contre quand les gens parle de leur vie monogame je dis aussi, moi je ne pourrais pas... Et vraiment je crois que je ne pourrais pas. Enfin je pourrais je l'ai déjà fait.
Mais c'est triste.
Oué mais ç'a n'a pas tout à fait le même sens quand on parle d'une pratique validée par la norme.
Ça place cette réponse dans la marginalité, la transgression, et esperons-le, la revendication assumée.
Discussion : [Bingo] Les 10 questions à ne pas poser à un.e poly
Siestacorta
le vendredi 04 septembre 2026 à 17h52
artichaut
le Polyamory Bingo traduit par kill-your-idols (j'ai enlevé les réponses)
(y'a pas que des questions, y'aussi des phrases affirmatives)
- Êtes-vous Mormon ?
- Avez-vous peur de l’engagement ?
- Où trouvez-vous le temps ?
- Où dormez-vous ?
- Que se passe-t-il lorsque au lit vous vous trompez de nom ?
- Comment vous faites avec les maladies ?
- Quand allez-vous en choisir un ?
- Vos parents étaient-ils comme ça ?
- Ça ne vous fatigue pas de faire du sexe tout le temps ?
- Je ne pourrais jamais vivre comme ça !
- Le mariage est entre un homme et une femme !
- Donc, vous couchez à gauche et à droite ?
- Donc, vous trompez vos partenaires ?
- Alors vous êtes échangistes ?
- Quel est votre partenaire favori ?
- C’est juste pour les gens beaux !
- Voulez-vous faire du sexe à trois avec moi et mon partenaire ?
- Et les enfants ?
- Donc, vous n’êtes pas satisfait d’une seule personne ?
- J’aimerais pouvoir vivre comme ça !
- Que se passera-t-il lorsque vous voulez fonder une famille ?
- Si ma femme veut coucher avec une autre femme, d’accord, mais surtout pas avec un autre homme !
- Vous n’êtes pas jaloux ?
Message modifié par son auteur il y a 9 ans.
Une sur laquelle je suis déjà tombé, qui précède facilement le "moi je pourrais pas" : "et ça te dérange pas, qu'elle couche avec un autre ?"
Très genrée, on attend de moi que je mesure ma valeur de mec à ça.
Le pire, c'est que j'ai encore plus l'impression de faire une perf de confiance en moi mec de penser "bah non, je me sens vraiment pas en danger de cette situation en fait".
En vrai, ça part peut-être pas d'une confiance folle en ma masculinité mais d'un lâcher-prise : si ça devait éloigner quelqu'une, c'est plus pour ses raisons à elle que pour des choses que je suis moi et qu'elle connait de moi.
Elle le préfère à moi, elle est mieux avec ? Bah chui ptett triste, mais j'apprends pas vraiment que c'était possible que ça arrive, ça, si ?
Ce serait donc déshonorant qu'on ne couche pas qu'avec moi, mais éventuellement dans la même question ya en plus qu'elle elle serait "sale" de voir un autre. Des témoignages de mecs qui disent "non mais maintenant que je sais ça, ça me dégoûte".
Ha oui donc son corps, c'est comme son autonomie, ça dépend beaucoup de l'idée que tu t'en fais, hein.
Message modifié par son auteur hier à 17h.
Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses
Siestacorta
le mercredi 02 septembre 2026 à 23h36
Irulan2450
je regrette d’avoir entraîné mon partenaire dans mes angoisses sur la fin (j’avais tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises mais il ne pensait que chaque discussion sur le sujet rendait le sujet clôt alors que pr moi c’était tjs pas clair) même si mon intention était de ne pas lui mentir en lui faisant croire que tout allait bien
Je tombe sur ton message 5mn avant mon heure de dodo, je peux pas te réponde extensivement, mais... même quelqu'un sans trouble psy peut être angoissé par un partenaire qui ment.
Et quelqu'un avec des troubles psy doit pouvoir compter sur des ménagements de la part d'un.e partenaire quand il galère.
Il y a pas tellement à regretter de ta part, inverse pas les rôles en l'imaginant lui victime de tes angoisses. Ptett ça a un effet dans vos échanges, mais c'est pas du tout symétrique en responsabilités, là. T'es angoisses sont pas l'élément clé, son comportement oui.
Message modifié par son auteur il y a 2 jours.
Discussion : Comment en parler ?
Siestacorta
le lundi 31 août 2026 à 11h34
Lisa05
Je suis perdue, car je veux en parler à L.... Mais je ne sais pas comment m'y prendre ?
Et même, si je redoute ses réactions, comment les accueillir avec douceur er comprehension?
Bonjour
La liberté de vivre d'autres relations, c'est vaste. Pour avoir une grosse conversation, c'est important que t'aies les idées claires sur le plus de choses possibles pour répondre aux questions.
Où t'en es dans la relation avec L. (pour assurer que la relation continue et dure), et en dehors, les idées que tu as sur ce que tu voudrais de différent.
Qu'est-ce qu'L connait de tes besoins relationnels "en général", qui pourrait lui rendre prévisible que tu ne t'encouples pas sur le modèle traditionnel ?
Même si votre relation est jeune, la façon dont tu annonces que vous ne vivez pas ensemble me paraît un indice de ce genre : ça semble assumé, que vos raisons importent plus pour vous deux que "se mettre ensemble".
Comment est L de ce point de vue et qu'est-ce que vous avez projeté et pas projeté ?
Est-il écoutant ? Parle-t-il bien de ce qu'il ressent ?
B. , quelles seraient ses et vos attentes dans un cadre non-exclusif ?
C'est difficile de poser une conversation sur un principe, poser du réel ça rassure pas forcément mais ça cadre aussi une partie de ce que tu as à raconter.
- B. est un ex
- Tu te sens comme ci comme ça envers lui
- Tu aimerais ça ; faire ci dans un avenir pas proche tu sais pas vraiment, mais t'en aurais plutôt envie/pas envie; faire cela t'en aurais vraiment envie /pas envie...
Envisages-tu toi, qu'eux aient d'autres relations ?
Message modifié par son auteur il y a 5 jours.
Discussion : Découverte non choisie du polyamour de ma femme, besoin de témoignages
Siestacorta
le mardi 25 août 2026 à 17h59
GalaxInvader
C'est simplement non négociable de son côté : les billets de train étaient déjà réservés avant même que je sache pour cette relation, et elle ne souhaite ni raccourcir ni reporter.
En réalité, je crois qu'elle a peur que si elle reporte une fois, je finisse par lui demander de reporter indéfiniment, sans jamais pouvoir le revoir.
C'est vraiment irrespectueux...
Et même si humainement je comprends de quelles émotions viennent son forçage, en pratique, si elle a peur de te voir reporter à l'infini, elle fait quoi de ta peur qu'elle fasse que des coups de force et que tu n'aies, privé de consentement éclairé et de participer à l'organisation, preque plus que le choix entre rester malheureux ou partir malheureux ?
Si dans sa tête, que tu partes est triste mais pas si grave... Alors c'est assez cruel de sa part.
Je dis pas qu'elle a l'intention de te quitter, mais qu'elle te donne ni le temps ni des aides de comment rester, elle sabote pas mal la suite.
Donc de base : le début de solution saine, ça passe par une acceptation du dialogue de sa part.
Tu peux aussi décider d'être dans un forme d'amour inconditionnelle, de la laisser faire ce qu'elle veut et de tout porter les efforts, mais :
- cette abnégation n'est pas un dû en amour, ni en polyamour, et certainement pas dans une situation d'ouverture forcée comme la votre. Tu peux décider ça si ça te rend moins malheureux, mais ça n'empêche pas que ce qu'elle fait là a un coût pour votre relation, qui grandira si elle ne fait aucun geste vers toi
- c'est possible de décider de faussement lâcher prise et rester pour de mauvaises raisons, qui vont faire souffrir encore plus qu'une rupture, et arriver quand même à la rupture après. Si c'est pas vraiment ok, tu l'exprimeras, tu vivras des choses que tu rejettes quand même, et ça va continuer à te blesser qu'elle gère pas mieux. Pas la peine de prolonger le lien pour qu'elle souffre aussi de la situation, ça te gâchera pas moins la vie
- c'est très dommage de passer à côté du potentiel de renforcement du lien que pourrait offrir un dialogue. Honnêtement beaucoup de relations poly que j'ai vues durer un peu, c'est après avoir bénéficié du renforcement venu d'un travail commun.
- l'amour inconditionnel ne te garantit pas contre une rupture - juste que tu auras fait le choix d'aimer quoi qu'elle fasse. Ça peut aider d'avoir lâché prise à ce point... mais si tu ne peux pas accepter aussi cette issue de rupture possible plus tard, et que le dialogue est toujours aussi fermé, alors fais pas ça.
Message modifié par son auteur il y a 11 jours.
Discussion : [ia] poliamour.com
Siestacorta
le lundi 24 août 2026 à 12h08
J'avoue être chafouin sur l'IA générative.
Je suppose que pour répondre, le logiciel pompe des infos et réflexions sur le ouèbe, donc ici aussi.
Je sais pas quelles conséquences pratiques ça aura mais ça fait une occasion de voir le web actuel tel qu'il est, avec une mémoire très rapide à remonter sans prévenir.
Par contre j'aime bien la page ressources, assez riche :
https://poliamour.com/ressources-polyamour
Le dico du site est intéressant. J'y trouve cependant un mélange entre le bien utile et le prescriptif. J'aurais préféré que la réflexion sur les concepts se distingue plus clairement des définitions et de l'histoire des termes.
Là, ça se présente comme un "état de l'art" neutre et ça l'est pas et je préfèrerais que le lea lecteurice en soit prévenu.e.
J'ai découvert quelques termes, avec intérêt. Des choix de traduction me font penser qu'il y a beaucoup de sources qui sont strictement anglophones, que le site leur donne l'air d'être acquises pour la communauté quand c'est ptett soit surtout vrai au niveau anglophone, soit un peu trop expert pour être considéré comme une connaissance acquise.
Bref, c'est poly : ça m'intéresse mais j'ai du mal à tout prendre alors que la forme structurée "vulgarisatrice" du site lui donne une portée structurante dont je craint un effet trompeur pour les gens qui tomberaient dessus en pleine découverte de ce choix relationnel.
Message modifié par son auteur il y a 12 jours.
Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
Discussion : Poly acceptant - est-ce que je rencontre le métamour de ma partenaire ?
Siestacorta
le vendredi 21 août 2026 à 20h51
Paramour
L'amoureux de ma partenaire propose qu'on dîne ensemble toustes les trois.
Du coup ça me pose la question, quelle relation est-ce que je souhaite avoir avec lui ?
Bon tu le sous-entends pas, mais dîner une fois c'est pas forcément signer avec ton sang un contrat relationnel d'un genre ou l'autre.
Tu verras aussi selon tes envies à toi, ton goût pour la personne.
C'est a priori jouable d'être cordial, au minimum comme on le serait avec des collègues pas trop relous, mais avec qui on a pas le projet de se voir hors certains temps contraints.
Mine de rien, les collègues, c'est une intimité imposée, et on y arrive... Je sais c'est pas les mêmes enjeux mais t'as pas non plus l'air de stresser pour la partie "c'est quelqu'un qu'a une relation avec ma partenaire", donc je me concentre pas dessus.
Donc être cordial t'engage à rien, même pas au "garden party".
Sauf demande expresse de ta moitié t'as toute latitude pour choisir le rapport méta qui te convient.
Toi, quels échanges avec lui te paraîtraient utiles, agréables ?
Message modifié par son auteur il y a 14 jours.
Discussion : Suis-je en train de devenir "polyacceptante" ? J'ai peur
Siestacorta
le jeudi 20 août 2026 à 13h25
Bravo pour le chemin !
Et je crois que ton côté casanier, le fait d'avoir une base que t'apprécie en dehors de ta relation, c'est un soutien.
C'est intéressant ton passage sur "je veux". Ça me parle. Chaipas si tu t'y reconnaîtras, mais j'ai une mentalité à préférer ne rien faire ou faire un truc qui seulement me dérange pas plutôt que craindre un "non" face à un "je veux". Une intolérance à la frustration que je tends à gérer en ne me permettant pas souvent de vouloir quelque chose.
Alors qu'en fait, c'est pas grave du tout, "non".
Si ça l'est, pas juste symboliquement mais concrètement, sur des décisions centrales (enfant, déménager, vivre ensemble, changer totalement de mode de vie), ok.
Mais pour des moments, des petites choses ? Ya toujours des compromis, des possibilités de chercher à préciser le besoin et la demande. Si on a un.e partenaire pas trop borné.e, volontaire pour prendre du temps à communiquer, alors "je veux"/ ok "je veux A" / pas ok parce que /alors si on fait A' qui te prend plus en compte c'est mieux " , c'est jouable.
Et les "je veux" nous donnent à connaître à l'autre.
Bref, avoir des demandes c'est pas risquer d'abîmer le lien, avec le dialogue c'est qu contraire le vivre pleinement.
Bon courage, j'espère que vos échanges deviendront confortables après ne pas l'avoir été.
Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?
Siestacorta
le jeudi 20 août 2026 à 12h32
Hello,
au conseil d' @artichaut d'envoyer les attentes valser pour que les rencontres épanouissent mais différemment de ce qui te frustre actuellement, j'ajoute une option : faire des trucs intéressants pour toi, sociaux, où il y a un potentiel de Rencontres mais où l'activité+ toutes les autres rencontres + tous les liens tissés et cultivés seront des satisfactions suffisantes en soi.
Randos, sports, jeux de société, pratiques amateurs en atelier... whatever works pour toi. Et pas hésiter à chercher des pratiques où tu débutes, ça te donne une motiv à parler aux autres et créer des liens de solidarité.
Porter là ta part de disponibilité relationnelle avec toi, sans la surafficher ni la cacher, comme d'autres le feraient avec le célibat. Le PA n'est pas connu de tout le monde, mais ton histoire c'est "mon épouse vit sa vie, chui bien content pour elle, après je la retrouve toute épanouiee et c'est trop bien, mais tant qu'à faire j'en profite pour faire un peu ma vie moi, plutôt que tourner en rond chez moi".
(Après perso me mettre les papattes en rond sur le canap c'est complètement assez désirable pour moi pour que je cours pas après autre chose, si tu as ce genre d'épanouissement modeste, bah y reste plus qu'à pas chercher une symétrie avec ton épouse pour avoir l'esprit tranquille).
Trouver tes activités cultivables d'abord parce que ça enrichit ta vie et le temps dont tu disposes. Et juste ça, te donner toi du plaisir et des découvertes, ça te donne un peu plus à partager : t'intéresser te rend plus intéressant, autant sur des goûts que sur une "envie" de vivre.
Ensuite parce que si Rencontre il y a, elle sera construite sur du partagé, du lien. Ça redonne son naturel aux rapports de séduction dans la Rencontre de pas être là que pour elle.
Ça te parle ?
(Le R de rencontre est un peu parodique : c'est pour assumer que c'est dramatisé par rapport aux besoins de liens bien moins catégoriques que ça)
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mercredi 19 août 2026 à 21h21
Miamou
Je ne suis pas sûre.
Ce que je comprends de ce que tu dis, c'est que sans ces espaces, la personne avec qui la relation nouvelle se nourrit, est obligée de fonctionner en fonction du couple socle?
Ha, non - enfin, pas que.
Mais je reviens plus tard, là je suis en visio avec mon amoureuse 😅
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mercredi 19 août 2026 à 19h20
Heu...
J'aimerais bien mais je vois pas encore trop comment paraphraser en étant plus clair.
Ya un bout qui fait vraiment obstacle ?
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mercredi 19 août 2026 à 18h35
J'entends.
Mais pour moi ça correspond à une partie des recherches non-exclusives, et aussi à un des non-dits de l'amatonorme : on "choisit" quelqu'un, en impliquant qu'on va (le faire) signer pour une façon spécifique, en temps notemment, d'être ensemble.
Tout le monde n'a pas besoin de cette marge de manœuvre en temps non-partagé, mais je crois que nombre de relations poly vont l'exiger (pas toutes, mais je crois souvent celles où les relations supplémentaires sont régulières et suivies sans unité de lieu)
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Ma femme est bi-curieuse et veut ouvrir notre couple
Siestacorta
le mercredi 19 août 2026 à 16h46
zut, ce fil est déjà vieux d'un an.
Lors du message critique du 29/08/25, j'aurais voulu répondre @Nekfeu que si sa femme se permet d'explorer, c'est peut-être avec un mélange de besoin d'aérer un peu et une bonne confiance dans la relation actuelle. Et que c'est ressentir et nourrir cette confiance (avec plein de gestes concrets, de temps "rassurants") qui va aider à résister aux gros coups de vent des commencements sous NRE. Un travail aussi important, je crois, que la partie communication/transparence.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mercredi 19 août 2026 à 16h14
Miamou
Je trouve intéressant ce lien. Ce qui me semble dommage, c'est le terme de détachement.
La codépendance qui est présente dans un couple n'est pas (forcément) liée à l'attachement, l'inverse me semble vrai aussi...et tenter de travailler la codépendance, ne devrait selon moi, pas passer par un détachement à l'autre.
Et s'épanouir et s'affirmer comme individualité...non plus.
Bref, je n'aime pas l'association des termes. Vraiment pas.
Le texte semble être une traduction, c'est possible que le terme de départ en anglais soit moins chargé.
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mardi 18 août 2026 à 22h20
Ah si vous avez déjà cette autonomie, c'est pas mal aidant.
J'utilise mon superpouvoir d'anticipation anxieuse pour projeter dans le sens inverse, du coup : est-ce que vous êtes pas dans une relation de coloc' amicale, et que si tu retrouves les intensités émotionelles d'une vie amoureuse, vous risquez pas de vous demander ce qui vous tient encore ensemble ?
Je suis partisan d'une polysémie du mot amour, où la version romantique n'en est qu'une parmi d'autres.
J'ai pas de soucis à décrire votre relation comme amoureuse, et la considérer comme belle même sans qu'il soit encore besoin d'en dire autant.
Mais tu sortirais d'années très calmes et un peu frustrantes, sentimentalement.
Un des autres effets secondaires d'avoir été là personne qui gérait le blocage (qui faisait les efforts pour que ça n'empêche pas d'être heureux), c'est que c'est beaucoup de toi aussi qu'elle attendra que tu gères
Ce qui est par ailleurs normal, hein, quand on est la personne qui amène la non exclusivité et qui va se retrouver en "pivot" du triangle amoureux, c'est assez nécessaire d'avoir plus d'efforts et de responsabilités que les deux autres.
Mais de ton point de vue, ça peut être une dissonance importante d'avoir une nouvelle flamme et de l'autre côté une dragonne stoïque qui va pas t'aider à savoir à quoi t'en tenir.
Bon, d'un autre côté, si votre relation laisse la marge à ta dragonne de copiner avec la nouvelle et juste être contente que tu vives ta vie, tant mieux.
Discussion : Questions sur ma période d'ouverture
Siestacorta
le mardi 18 août 2026 à 19h48
Merci pour tes confidences souriantes et bravo pour ta bonne volonté et ton écoute.
Je peux imaginer un monde où une personne a juste besoin qu'on lui fiche la paix sur le sexe, et où en échange elle fiche la paix sur ce que font les autres et/avec son partenaire.
Honnêtement, pourquoi pas, je crois même que ça peut parfois une des situations plus favorable au polyamour que certains points de départ normés.
Mais envré, comme d'autres l'ont dit avant, le manque de parole et de compréhension sur le sexe laisse un impensé qui a un énorme potentiel préjudiciable sur la relation, avec ou sans exploration de non-exclusivité.
Impensé pour elle parce que si elle communique pas avec toi, elle parle ptett pas non plus à cette part d'elle-même et donc sait pas ce qui peut déconner face à un changement.
Et impensé pour toi, parce qu'en conséquence tu sais pas plus qu'elle les éventuels triggers à dramas.
Si tu te heurtes au même mur sur le poly que sur le reste de la vie sexuelle, il te restera deux options : renoncer ou tenter avec un consentement peu explicite dont la contradiction dans les termes en fait un avatar du "don't ask don't tell".
Dans le monde dont je parle au début "j'veux juste qu'on en parle pas et tout ira bien", que j'estime peu probable (parce que si ya déjà un travail de connaissance de soi, un discours construit sur l'asexualité assumée serait dans doute présent), ça passera peut-être.
Mais j'y crois pas trop. Si tu tentes une ou des rencontres non-exclusives sans que ce silence intime n'ait pas été suffisamment levé, comme dit, tu pourrais retrouver le potentiel de retour de bâton des expériences d'ouverture de monos mais redoublé - et en fait leur impensé est le même, leur regard sur sexe-sentiments est juste coincé dans une pratique différente mais toute aussi rigide.
Sauf que tu risques de re te buter au même mur qu'avant l'essai, et que la simple implication d'une personne tierce fera que tu ne pourras pas comme d'habitude prendre sur toi de patienter pour dialoguer et comprendre : une deuxième relation multiplie les occasions de devoir parler concrètement des relations, on peut avoir une impression (parfois c'est plaisant d'ailleurs) que le temps accélère.
Dès lors, aux warnings que t'as déjà reçus, j'ajoute une option. Pas envisageable pour toi, j'imagine bien, mais elle a le mérite de mettre un autre bout de réel. Il se peut que ton initiative non-exclusive aie la fin de votre relation comme conséquence.
Comme pour beaucoup de cas où les partenaires n'ont pas pu se construire de nouvel équilibre, hein, ce serait pas spécifique à la question de l'asexualité, juste au changement de contrat qui ne convient finalement pas à un couple.
Avant de te lancer, envisage cette issue et cette responsabilité éventuelle.
Parce que renoncer au polyamour, après s'être lancé, c'est renoncer à une troisième personne qu'avait ptett commencé à espérer autre chose.
T'as l'air d'être un mec ultra-sensible, délicat, respectueux... Je doute pas du tout de tes bonnes intentions ni de tes qualités.
Mais dans cette situation, cette difficulté à parler de désir pourrait revenir faire des secousses comme un boomerang.
Enfin, sur un thème différent, histoire d'éprouver la liberté de mouvement et ses questionnements, je te recommande cette lecture :
https://www.vennvibe.com/thought/l-etape-la-plus-o...
A tantôt
Discussion : Film "à trois on y va"
Siestacorta
le vendredi 07 août 2026 à 07h53
Pas vu, mais quitte à te faire une culture sur la non-monogamie par le ciné, jette un œil là
Discussion : Comment me définir ?
Siestacorta
le vendredi 07 août 2026 à 07h44
Bonjour @Valmon
Pour répondre ça rapidement : non.
Avoir des sentiments et/ou de l'attirance pour plusieurs personnes, ça arrive ptett pas à tout le monde, mais c'est très commun.
La transparence , le dire aux personnes concernées, c'est bien mais pas forcément significatif de ce qui sera "désiré" par chacuns ensuite...
Le polyamour, ce sera donc surtout quand tu seras à l'aise au moment où l'une d'elle (ou les deux) te demandera si c'est ok pour toi qu'elle ait une autre relation, et que sur le plus long terme, chacun puisse continuer à dire que cette forme de la relation lui convient Généralement c'est la communication et les efforts pour de bons compromis qui montrent qu'on est pas juste en train de faire ça juste pour soi-même.
C'est à dire : tout comme dans une relation monogame, sauf qu'il y a encore plus de monde qui peut avoir des ressentis, des besoins et des demandes, et qu'on peut pas, puisque de nouvelles rencontres sont possibles,se persuader que ça va se simplifier avec le temps comme dans les histoires d'amour et de relation dont parlent la plupart des gens.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly
Siestacorta
le mercredi 29 juillet 2026 à 17h55
Salut @Xaltar
Si on voulait un peu forcer, tu pourrais facilement te définir comme "monogame non-excluant".
Le polyamour est, dans sa définition la plus partagée, une non-exclusivité éthique.
Il y a d'autres non-exclusivités, restreintes comme le libertinage, ou non-éthiques comme l'adultère (juste pour donner des cas très différents).
Effectivement, c'est la personne à plusieurs partenaires qui est non-exclusive : elle ne donne pas d'exclusivité à un.e partenaire.
Le cas du poly est un peu différent, puisque ce qui importe le plus dans la définition, c'est le consentement informé de chaque partenaire. C'est plus ça qui va dire que quelqu'un est poly ou non.
Dans ton cas, tu es informé et consentant. Le fait même que tu réfléchisses et communiques sur la question, c'est très poly :-)
Polyacceptant... Ça marche bien, mais ça souligne la situation de beaucoup de partenaires qui avaient commencé "par défaut" dans le cadre monogame, et à qui un.e partenaire annonce son besoin ou sa demande de non-exclusivité. Et cette "acceptation" marque une histoire : on a pas cherché cette forme, mais on fait avec. Le problème, c'est que ça dit pas à quel point c'est heureux ou non.
Donc je dirais : si tu te sens partie-prenante, que ne pas demander d'exclure d'autres personnes de la vie de ta partenaire est facile et heureux, tu peux choisir ton terme, "poly" pour dire que tu as fait tout ce qui est nécessaire pour l'autre, ou "polyacceptant" si tu trouves important de raconter ton histoire.
Et non-excluant si, comme je l'aurais fait dans ton cas, tu te sens d'affirmer à un entourage que hm, en fait, c'est un choix plus ouvert que d'autres, quand même.
@artichaut a part ailleurs raison de souligner que pour définir non pas toi, mais la relation comme polyamoureuse, c'est plus juste que ta partenaire ne t'impose pas d'exclusivité pour toi, et ne vit pas sa relation comme un début d'autre relation monogame mais avec une complication de départ.
Elle ne s'en rendrait pas forcément compte, ce n'est pas facile d'être clair avec soi dans ce moment-là (désolé si ça fait peur dit comme ça), mais c'est néanmoins sa part de travail relationnel à elle de définir ça, puisque c'est elle qui s'engage dans une nouvelle relation.
Message modifié par son auteur il y a un mois.