Participation aux discussions
Discussion : Film "à trois on y va"
Siestacorta
le vendredi 07 août 2026 à 07h53
Pas vu, mais quitte à te faire une culture sur la non-monogamie par le ciné, jette un œil là
Discussion : Comment me définir ?
Siestacorta
le vendredi 07 août 2026 à 07h44
Bonjour @Valmon
Pour répondre ça rapidement : non.
Avoir des sentiments et/ou de l'attirance pour plusieurs personnes, ça arrive ptett pas à tout le monde, mais c'est très commun.
La transparence , le dire aux personnes concernées, c'est bien mais pas forcément significatif de ce qui sera "désiré" par chacuns ensuite...
Le polyamour, ce sera donc surtout quand tu seras à l'aise au moment où l'une d'elle (ou les deux) te demandera si c'est ok pour toi qu'elle ait une autre relation, et que sur le plus long terme, chacun puisse continuer à dire que cette forme de la relation lui convient Généralement c'est la communication et les efforts pour de bons compromis qui montrent qu'on est pas juste en train de faire ça juste pour soi-même.
C'est à dire : tout comme dans une relation monogame, sauf qu'il y a encore plus de monde qui peut avoir des ressentis, des besoins et des demandes, et qu'on peut pas, puisque de nouvelles rencontres sont possibles,se persuader que ça va se simplifier avec le temps comme dans les histoires d'amour et de relation dont parlent la plupart des gens.
Message modifié par son auteur il y a 9 jours.
Discussion : Est ce que accepter le polyamour en tant que monogane fait de moi une personne poly
Siestacorta
le mercredi 29 juillet 2026 à 17h55
Salut @Xaltar
Si on voulait un peu forcer, tu pourrais facilement te définir comme "monogame non-excluant".
Le polyamour est, dans sa définition la plus partagée, une non-exclusivité éthique.
Il y a d'autres non-exclusivités, restreintes comme le libertinage, ou non-éthiques comme l'adultère (juste pour donner des cas très différents).
Effectivement, c'est la personne à plusieurs partenaires qui est non-exclusive : elle ne donne pas d'exclusivité à un.e partenaire.
Le cas du poly est un peu différent, puisque ce qui importe le plus dans la définition, c'est le consentement informé de chaque partenaire. C'est plus ça qui va dire que quelqu'un est poly ou non.
Dans ton cas, tu es informé et consentant. Le fait même que tu réfléchisses et communiques sur la question, c'est très poly :-)
Polyacceptant... Ça marche bien, mais ça souligne la situation de beaucoup de partenaires qui avaient commencé "par défaut" dans le cadre monogame, et à qui un.e partenaire annonce son besoin ou sa demande de non-exclusivité. Et cette "acceptation" marque une histoire : on a pas cherché cette forme, mais on fait avec. Le problème, c'est que ça dit pas à quel point c'est heureux ou non.
Donc je dirais : si tu te sens partie-prenante, que ne pas demander d'exclure d'autres personnes de la vie de ta partenaire est facile et heureux, tu peux choisir ton terme, "poly" pour dire que tu as fait tout ce qui est nécessaire pour l'autre, ou "polyacceptant" si tu trouves important de raconter ton histoire.
Et non-excluant si, comme je l'aurais fait dans ton cas, tu te sens d'affirmer à un entourage que hm, en fait, c'est un choix plus ouvert que d'autres, quand même.
@artichaut a part ailleurs raison de souligner que pour définir non pas toi, mais la relation comme polyamoureuse, c'est plus juste que ta partenaire ne t'impose pas d'exclusivité pour toi, et ne vit pas sa relation comme un début d'autre relation monogame mais avec une complication de départ.
Elle ne s'en rendrait pas forcément compte, ce n'est pas facile d'être clair avec soi dans ce moment-là (désolé si ça fait peur dit comme ça), mais c'est néanmoins sa part de travail relationnel à elle de définir ça, puisque c'est elle qui s'engage dans une nouvelle relation.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Difficile de gérer la jalousie au début — vous avez des conseils ?
Siestacorta
le dimanche 26 juillet 2026 à 14h18
L'IP de PaulineM ?
Parce qu'une autre personne sur la même IP, ça peut se faire.
Un.e partenaire bien stressos qui croit plus au coup de force qu'au dialogue, par ex ...
Bon après, créér un compte pour accumuler plus de data et merdoyer, ça peut aussi être le plan.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
Siestacorta
le samedi 13 juin 2026 à 13h56
Or donc, j'ai relevé :
narsil
Ce qui est parfois plus difficile pour moi, c'est
lorsqu'elle rencontre de nouvelles personnes.
: l'asymétrie des rencontres.Je crois même que la phrase qui me correspond le mieux est celle du personnage de "Pauvres Créatures" qui explique ne pas être jaloux des autres hommes, mais du temps qu'ils passent avec la femme qu'il aime. C'est assez proche de ce que je ressens.
Certains jours, je vais même jusqu'à me demander, avec humour mais pas seulement, si je ne ressemble pas à un ragondin pour recevoir aussi peu de réponses.
Je sais que cela touche probablement davantage à mon estime personnelle qu'à mes possibilités réelles de rencontre. Mais la souffrance est là malgré tout.
Ce qui m'inquiète surtout, c'est de laisser cette frustration abîmer quelque chose de précieux.J'aimerais simplement réussir à dénouer ce nœud que je sens parfois dans ma poitrine.
J'ai et je souffre encore de dismorpho, donc la situation actuelle ne m'ai pas vraiment.
vide dans le ventre et un mauvaise estime de ce que je suis.
- Existe-t-il sur Paris des groupes de parole, cafés polyamoureux ou événements permettant d'échanger avec des personnes vivant des situations similaires ?
Déjà, oui, il y a des café poly. Certains IRL, certains en ligne. Je ne sais pas si le forum est encore un bon lieu pour suivre leur actualité. Tente facebook et reddit, aussi.
Ici, ce genre d'info c'est la rubrique évènements.
/evenements/
Sinon, si je surinterprète pas la situation sensibilise les questions d'estime de soi.
Part ailleurs, tu ne dis pas "c'est bon de vivre plus de relation symétriquement à ma compagne", tu ne décris pas vraiment ton besoin en relation, mais "ce serait bon de séduire". Ca additionne deux manques différents, pour moi.
Quand je t'ai fait ma réponse "générique" sur l'asymétrie, je suis parti de ce sentiment dans ma lecture diagonale que tu voulais "égaliser le score" avec ta compagne.
C'est pas ça, j'ai compris ; mais il en reste une trace : en fait, ça me donne l'impression tu cherches à compenser la ressource de confiance que la discontinuité (vécue et/ou perçue) de la relation historique ne permet pas de fournir.Le manque d'échanges irrite ta blessure narcissique. Tu es renvoyé à une question de séduction.
On te renvoie chez le psy... et c'est pas forcément un mauvais conseil, mais je suppose que tu connais tes options, puisque tu parles de dismorpho. J'abonde dans le sens de ce conseil : ta confiance ou son manque, c'est en grande partie intrinsèque.
Si tu insistes plus sur plaire que sur explorer une relation, c'est en grande partie parce que tu es à cet obstacle là des vies non-exclusives : avant la possibilité d'y accéder soi-même.
Mais "frustration / ragondin/ dismopho" : ça me donne l'impression que c'est en soi important, cette séduction.
@artichaut, d'une certaine manière, te le dit : est si la séduction c'est pas ça qui allait valoir la peine ? Si l'important, c'est pas de sentir mieux qu'un ragondin sur un site de rencontres, mais de remplir ce temps sans ta relation avec soit des satisfactions sociales, relationnelles, qui ne tiennent pas forcément aux attirances, soit avec un rapport à toi-même simplement (juste du temps pour toi où t'as pas peur d'être bien pour toi, sans qu'une relation te rassure) ?
Je veux dire, et ça reste cohérent avec ce retour sur soi psy (et/ou le soin de toi en général), l'intérêt est-ce de séduire, ou de vivre quelque chose avec des gens ?
Les deux se croisent quand ça se passe bien, mais en vrai, si tu t'intéresses plus aux gens et donc aux femmes sans que l'enjeu numbeurre ouane soit de séduire, mais juste de découvrir des personnes et de passer du temps, je pense que le potentiel de rencontres satisfaisantes augmentera.
Donc oui, chercher où il y a des poly qui se croisent, ça peut être réconfortant. Sans y aller pour scorer, juste pour être bien avec des gens. Tu poses des questions, tu écoutes des histoires, tu affines tes goûts. Et en vivant bien ces temps sociaux (et ça vaut aussi pour tes loisirs persos), un jour, t'es dispo sans être stressé par le score, le courant passe sans que ç'ait été que tu aies voulu vivre.
Bref : au lieu de te mesurer à une recherche qui frustre, cherche à aménager le temps pour que la recherche soit pas la seule chose que tu fais dans cette situation, voilà l'approche que j'ai en tête.
NB : j'utilise "score" pour un peu souligner le côté "mauvais angle du problème" de l'asymétrie. C'est pas ma façon de voir les rencontres, ça va sans dire mais mieux en le disant.
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?
Siestacorta
le jeudi 11 juin 2026 à 11h47
Aki
Bon, pour la fin de l'histoire le gars l'a largué.
Il s'avère qu'il a aussi des positions masculinistes, anti-féministes, etc.
Bonne nouvelle, dans un sens.
Il a dû se dire "oulah elle, elle a des opinions et tout, c'est chaud"...
Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
Siestacorta
le mardi 09 juin 2026 à 20h25
Ok !
Sorry pour l'arrosage gratuit.
Si j'ai une seconde je tente un truc plus perso mais j'ai moins le temps que naguère
Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?
Siestacorta
le mardi 09 juin 2026 à 18h33
Le sujet est récurrent. Ça veut pas dire alorcévré cétrohinjust, mais il y a une asymétrie.
Déjà parce qu'on veut pareil, on estime qu'on aurait l'air bête d'avoir autre chose que l'autre, alors que bon. On peut ne pas...
Mais on veut, la même histoire fois deux, ou des bonus cools.
La vraie asymétrie avant "ma copine elle a eu deux fruits sur sa part de tarte et pas mouhiiin", elle est sur comment ça se passe une rencontre, et ce qu'on en attend.
Sur les sites d'annonces comme ailleurs, en exclusivité ou non, beaucoup d'hommes demandent une rencontre qui soit plutôt rapide et paprizdetêt.
Une expérience à faire pour comprendre : faire un profil de meuf, presque vide pas de photo, et juste trainer sur le site d'annonce.
LE type de rencontre qui va déferler, c'est ce que les femmes se voient beaucoup proposer. Et c'est lourd.
Donc elles vont pas forcément se montrer disponible.
Donc yaura plus d'hommes à mettre la pression sur celles qu'il reste... Et donc plus à se plaindre après.
Certains, en disant que bah zut, pas leur faute si les autres sont des enfoirés, moi chui pas comme tous ceux qui mettent la pression je fais pas exprès de faire partie du lot des messages et abordages nuls, je vois pas ce qui va pas, bah ya ka manger son seum et devenir soi-même un enfoiré comme ça au moins on sait à quoi s'en tenir et ya pas de gros taf en plus.
Bon.
Ou bien, on change, pas forcément ses besoins, mais ce qu'on se propose à soi-même en allant vers des rencontres.
On peut choisir d'être celui qui cherche à tout prix, du moment que j'ai dieumengarde pas à me considérer capable d'être seul je fonce, ou d'être un gars qui s'intéresse aux gens, à ce qu'il ressent de varié, et qu'a un peu de disponibilité.
(pardon, réponse un peu pas personnelle, mais comme je disais : le sujet est récurrent, ya des bases communes)
Message modifié par son auteur il y a 2 mois.
Discussion : Je découvre le polyamour et... J'ai peur
Siestacorta
le dimanche 07 juin 2026 à 14h12
Ya une question de contrôle.
Pas forcément au sens autoritaire du terme.
Les incertitudes yen a toujours, en relation - même en monogamie, c'est juste que le script leur donne moins d'occasions d'y faire face.
Les relations qu'on noue soi-même, on sait un peu ce qu'on fera selon les situations, on peut projeter.
Sur les relations dula partenaire, c'est pas la même.
Je vois deux axes pour se repérer :
- savoir sur quels aspects d'une relation on peut faire avec des incertitudes (le temps sans nouvelles, le sexe, les détails pratiques, le temps ensemble...), et éventuellement tenter d'apprendre à lâcher prise sur le plus possible d'entre elles. Ça c'est le côté solo du travail.
- mettre en place avec l'autre des pratiques qui remettent en confiance malgré les moments durs : beaucoup de dialogue, des échanges tel pendant les temps de non-exclusivité, être sûr qu'un temps prévu ensemble sera pas annulé... Etc.
Discussion : Fin de la NRE, début possible de l'intimité ?
Siestacorta
le samedi 02 mai 2026 à 14h39
Oué : pour moi, le côté "lune de miel" de la NRE, je comprends que ça s'applique bien en monogamie, mais je pense que dès qu'on l'applique en polyamour, ça recouvre plus d'enjeux, de prise de conscience et de recul nécessaire.
Je suis embêté quand je lis "nan mais j'ypeux rien j'ai NRE", quand en fait le principe c'est plutôt de dire : ce qui se passe là c'est lié à une NRE, ça ne définit pas les personnes impliquées ni la qualité de la relation, c'est ce que les personnes vont choisir de faire pour que les relations se maintiennent et s'épanouissent en tenant compte des aspects intoxicants et passagers de cet état qui compte.
Et oui, la nouveauté en général a un effet stimulant un peu de cet ordre, mais je pense que les impacts sont différents quand l'investissement concerne une autre personne, et donc encore plus plusieurs.
Et ça recoupe toute l'ordinaire absence d'éducation sentimentale : tous les impensés sur l'hamour et le fefque viennent spécifiquement muscler ce qui concernera des découvertes relationnelles amoureuses.
Message modifié par son auteur il y a 3 mois.
Discussion : Fin de la NRE, début possible de l'intimité ?
Siestacorta
le vendredi 24 avril 2026 à 13h14
J'ajoute pour utilité ultérieure : l'ENR, c'est un concept poly fait pour prendre sa distance avec le phénomène.
Dans le script mono-normé, bah on peut se plaindre de la fin des paillettes, mais ça n'a pas la même conséquence sur la suite de la relation.
Dans la non-exclusivité, ça existe surtout par une comparaison entre relation historique et nouvelle relation.
C'est fait pour penser à tous les gens impliqués, donc à autre chose qu'à son nombril et à ses hormones, de base. C'est une incompréhension d'en rester à l'interprétation "han c'est plus fort que moua". C'est au contraire une situation qui appelle à sa propre déconstruction, au bénéfice des relations et des gens.
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : Fin de la NRE, début possible de l'intimité ?
Siestacorta
le mardi 21 avril 2026 à 11h38
Alabama
Justement j'emets des doutes sur cette théorie "hormonale". Je pense que oui y a des hormones en jeu mais que le construit social autour de l'amour romantique a une influence sur ce cocktail hormonal
Je crois que tu confonds le niveau émotionnel et le niveau sentimental.
Une émotion, des émotions, simples ou complexes, c'est sur le moment.
Un sentiment, ici un attachement amoureux, ça se construit, sur à la fois la rencontre, les émotions et l'histoire qui se fait.
La NRE est une période où tu as des émotions fortes de façon récurrentes et puissantes.
Parce que ça peut durer un peu, les gens croient et veulent croire que c'est la réalité de leur sentiment.
(Sur les trois ans je sais pas.
Juste, que ce tissus d'émotions tienne plus d'un an et soit différent en nature d'un investissement amoureux de beaucoup plus long terme, j'y crois assez)
Oui, la NRE est aussi construite et renforcée culturellement.
Dès sa version mono (coup de foudre, Hamour, passionh, halchimie spontahnay) ...
Mais son contenu émotionnel est bien réel de toute façon.
C'est un peu comme la douleur en médecine.
Meme si en vrai ce qui va faire que le patient sera en bonne santé, c'est de traiter la cause, t'es bien obligé de traiter la douleur. Même si elle est psychosomatique : juste dire "tout ça c'est dans la tête", meme à quelqu'un qui le comprend bien, ça fait pas allzr bien, et ne pas faire avec le symptôme peut entraîner d'autres aggravations.
Donc : pas de souci pour déconstruire la NRE, une NRE de une personne à un moment.
Ce recul est aidant, on prend conscience de où on en est, et la responsabilité c'est justement de prendre des décisions informées plutôt que d'être asservi à des pulsions.
Mais chui pas d'accord de dire que ces pulsions peuvent être proprement et raisonnablement rangées avec les croyances superstitieuses et les obscurantismes.
Pas plus qu'on doit s'y abandonner, hein.
Et par ailleurs, comme face aux autres toxicomanies, on est pas égaux fasse à ces ressentis.
Et justement : le fait qu'on soit pas tous constrtuits pareils comme "émotionnels" ne signifie pas qu'il y a une déconstruction idéale, que mettre tout à plat, émotions, sentiments, vécus, soit souhaitable.
Dans le sens où on peut sans doute pas faire l'économie de l'expérience amoureuse comme ça.
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : À propos de responsabilité dans la rupture.
Siestacorta
le lundi 20 avril 2026 à 18h25
J'ai l'impression que pour le moment, il y a un équilibre entre ton engagement intense mais limité dans cette relation et ses ressources affectives actuelles à lui.
Dans un cadre mono-poly plus typique, on a un.e mono plus dépendant.e de saon partenaire et un.e poly avec plusieurs sécurités.
Ya t'il souffrance dans votre asymétrie sentimentale ? Ou une éventualité forte de souffrance ? C'est plus ça qui pose la question d'une responsabilité de rupture pour une personne qui a plus de sécurité qu'une autre.
Votre équilibre pourrait changer, si lui cherche à s'engager plus vers toi en se détachant ailleurs.
Si cela était, ta responsabilité ce serait de l'en dissuader (envers lui er envers d'autres amantes pour lesquelles la relation aurair de l'importance).
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : Besoin de conseils difficultés dans couple libre
Siestacorta
le lundi 20 avril 2026 à 12h39
@Nouna :
Santéamoureuse a répondu à une personne qui postait en 2021.
Ça empêche pas de discuter, mais c'est plus pour nous-mêmes, a priori
Discussion : Envisager la rupture
Siestacorta
le mardi 07 avril 2026 à 18h38
Bonjour @Tsigane67
Tsigane67
Conscient du travail sur moi pour nous épanouir dans une relation non-exclusive mais je ne suis pas complètement fermé
Quelles seraient les premières étapes?
Il y a une étape qui devrait arriver en amont d'une décision d'ouverture de couple.
Cela demande de prendre des initiatives pratico-pratiques, et en les préparant ou les faisant, on commence à comprendre à quoi on se confronte, avant même de parler d'un.e nouveaulle partenaire.
C'est : vivre déjà régulièrement des soirs, jours, aléatoires, sans l'autre, sans que ce soit "déjà dans les vieilles habitudes" (pas pour une belle-famille par exemple), mais pour des envies personnelles.
Se poser la question de faire ça, s'organiser pour, le vivre assez souvent, c'est déjà beaucoup, ça soulève pas juste des envies passagères mais des choix de vie.
Si on est déjà pas à l'aise, si on sait déjà pas informer l'autre, alors la non-exclusivité va être d'autant plus une galère.
Clairement, c'est pas une question de principe, "oh ça va on est des adultes".
Vraiment, les gens pratiquent pas vraiment ça, ou dans des manières qui leur rendent pas visible ce que ça veut dire cette autonomie-là.
So va voir
https://www.vennvibe.com/thought/l-etape-la-plus-o...
(ça parle de couple enthousiaste dans le changement, mais je trouve que le principe de réalité dedans est valable même dans ton contexte)
Par ailleurs : la non-exclusivité que demande ton épouse... C'est comme ça par principe, ou il ya quelque chose de commencé/sur le point de ?
SI c'est le second cas, elle trouvera peut-être l'étape de l'autonomie individuelle non-amoureuse frustrante.
Mais il faut qu'elle se rende compte que si cette étape se passe bien (avec le côté aléatoire, régulier, un peu radical), alors ce sera nettement plus facile après.
Et si c'est impossible, c'est pas la même discussion que vous aurez, donc autant qu'elle ait lieu pour que vous puissiez faire vos choix sans qu'en plus vous ayez sur le rable un "non mais maintenant ya a malédiction de l'autre Hamour, déchirons-nous sur de la jalousie passionnée plutôt que de prendre des décisions d'adultes informés sur nos choix".
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : Où situez-vous la transparence en contradiction avec le privé ?
Siestacorta
le vendredi 03 avril 2026 à 16h46
Bonjour !
awawa
Je pose donc la question ici : quel est votre rapport à ce qui relève du privé dans un couple, et à ce qui doit/peut être partagé à l’un.e des autres partenaires ?
Bonne question.
Au départ, tu ne "dois" pas la transparence à un second partenaire... ni même à un partenaire historique. J'entends qu'il n'y a rien à exiger "parce qu'évidemment c'est comme ça qu'on fait".
Où on place la transparence dépend des besoins de chaque personne concernée, et même si d'une histoire à l'autre, certains besoins sont récurrents, c'est aussi toujours un peu spécifique.
Donc c'est bien une question d'ajuster en fonction des besoins et des demandes.
Et c'est à ta place de "pivot" que la responsabilité est la plus lourde, dans le sens où c'est toi qu'est décisionnaire.
Ya des questions de pouvoir dans cette question, autant quand on refuse de parler de l'autre relation que lorsqu'on demande une transparence totale : on conditionne la viabilité de la relation à une demande d'information.
Théoriquement, tu pourrais faire ce que tu veux sans te prendre la tête.
Yen a qu'ont essayé, ils ont souvent eu des problèmes :-D
Tu ne sembles clairement pas de celleux-là, vu là où t'en es de ta réflexion.
Je fais ce détour pour dire que vu ta façon de poser la question, il y a déjà de quoi retirer un peu de confiance pour la suite, tu te donnes de bons outils pour que ça se passe bien ! Et c'est pas le cas de beaucoup de gens qui commencent.
Et justement, c'est bien de construire de la confiance dont il s'agit.
Je comprend autant ta première réaction de "tout dire" que ton après coup.
Je pense qu'avoir été beaucoup transparente dit à quelqu'un qui s'est ouvert sur ses failles, c'est plutôt une bonne façon de mettre en confiance.
Je trouverais entendable que tu dises à Ethan "bon, je t'ai posé ça, mais maintenant je crois qu'on doit réfléchir ensemble, à trois, sur la transparence".
Faire cela, c'est (commencer à) préciser la place qu'il va avoir dans vos vie, ça fait plusieurs enjeux.
Vous voir tous les trois pour évoquer le sujet et d'autres, ça s'envisage ou non ? (c'est plus facile que d'être messagère entre deux demandes, et potentiellement, ça peut faire qu'eux deux se fasse pas une idée abstraite (souvent plus menaçante) de l'autre).
C'est pas obligatoire, mais c'est pour dire que tenter de répondre à ta question de la transparence en posera sans doute d'autres (et la question se reposera sans doute dans le temps et pourra trouver une réponse différente, personne ne signe tout ça avec du sang pour toujourajamé ((si quelqu'un te le demande, ce n'est pas bon signe !)).
Message modifié par son auteur il y a 4 mois.
Discussion : Avis des non-jaloux
Siestacorta
le mercredi 18 mars 2026 à 19h44
Ça dépend d'où on place la jalousie, aussi.
Qu'une amoureuse ait d'autres partenaires sexuels, je m'en fous un peu.
Qu'elle me quitte à cause d'une npuvelle rencontre, ça me terminera pas ; mais c'est plus de ça dont j'aurais peur. Et c'est cette peur qui me mettrait dans de l'inquiétude jalouse - alors que je sais pas si ça va arriver.
Non, j'ai pas une confiance en moi ultra-solide.
Mais elle est pas centrée sur ma qualité d'amoureux unique.
Je sais que je suis pas extraordinaire (juste unique... comme tout le monde). Et ça m'arrange pas, hein ?, mais c'est pas une révélation que la non-exclusivité me dévoilerait.
Et je sais aussi que si une amoureuse rencontre quelqu'un, et me quitte, comme je peux le craindre... Ça peut ne pas dépendre de moi du tout. Ça peut me faire souffrir sans que ce soit une question de confiance en moi, juste que c'est pas joyeux de se sentir moins aimé qu'on a pu l'être, de ne l'être presque plus après l'avoir été très fort, longtemps.
Alors je le prends comme un deuil, comme il y en a forcément à faire, plus que comme une preuve que je suis désormais moins "aimable" qu'un autre.
Il y aura donc bien besoin d'être rassuré si c'est un moment dur, ou consolé si c'est une fin.
La confiance se cultive en soi et avec l'autre dans le premier cas, mais ne sera pas anéantie dans le second, on l'a nourrira de nouveau.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Quand le toucher devient plus qu’un massage
Siestacorta
le mardi 17 mars 2026 à 16h24
Ça ne répond pas totalement à ta question, mais ce lien toucher-dialogue est important et enrichissant avec cet outil
Discussion : Pas facile de s'accorder du temps "off" !
Siestacorta
le mercredi 11 mars 2026 à 13h22
Certain.es appellent cela polysaturation !
Mais en vrai j'ai vécu des aspects de ce ressenti social même en célibataire 😅
C'est une de mes raisons fondamentales pour mon choix de fonctionnement solo-poly : je connais mes réserves d'endurance relationnelle.
Être présent à l'autre - me même à distance - ça me prend de l'énergie.
Et si j'en manque, la ou les relations en pâtissent.
Alors je me considère comme en relation avec moi, j'ai des temps, limite des RV, où je me consacre à cette relation.
As solo-poly, c'est même la relation principale.
Le temps que je prend pour cela, j'y ai drou-at, na, c'est pas pour d'autres.
Donc dans ces temps-là, pas de messages, d'autre relation qui s'impose. C'est prévu pour.
C'est le "prix" pour que ça se passe heureusement ailleurs.
Après trouver les personnes avec qui ça se goupille bien, avec des équilibres persos qui permettent d'ajuster les siens, c'est sans doute pas donné..
J'envie celleux qui se posent pas la question et se sentent cap de vivre sans se ménager autant... ou pas, je sais pas.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : « …L’intuition du sacré semble persister dans les relations amoureuses » - article du Monde des religions, par Marc Bonomelli, février 2026
Siestacorta
le jeudi 05 mars 2026 à 16h54
Je peux comprendre que l'enthousiasme amoureux puisse être interprété comme une expérience spirituelle.
A titre perso, la relation comme micro-religion, ça me fait tout de suite penser que toute expérience en-dehors du crédo adopté sera vécu comme une chute et une trahison.
La part d'élection "cosmique" des "flammes jumelles" (je crois que c'est un mythe new-age, je sais pas si c'est à ça que l'article fait référence) comme la plus commune exclusivité (Tu es important.e donc Nous sommes importants donc Je suis important.e donc les autres rencontres ont moins de sens) me semble avoir trop de pouvoir de promesse, donc de déception.
L'autre n'est pas aimé pour lui-même, mais parce qu'il incarne un Sens à une existence.
C'est beaucoup, beaucoup, demander !